Hantavirus : alerte pour le tourisme ? – 11/05
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BFM Business et la Tribune présente 8-19 d'Edwis Chevrillon. Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19. Mon invité, premier invité, ça sera Serge Papin. Il est ministre des PME, il est ministre du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. Évidemment, on va savoir est-ce qu'il faut élargir ces aides ciblées, à quelle profession ? Est-ce qu'il faut soutenir le pouvoir d'achat ? Des Français répondent, donc ça sera dans quelques minutes. Et puis ensuite, c'est Michel Picon, le président de l'UDP, qui sera avec moi, avec Ludovic de Sotel, le directeur délégué de la rédaction de la Tribune. D'abord, on demandera ce qu'il a pensé des déclarations du ministre.
Et puis, on reviendra aussi sur le nombre de défaillances, malheureusement, qui est en légère hausse au mois de mars. Mais tout de suite, Le Journal avec Stéphanie Collot. Il est même pas 18h. Bonsoir Stéphanie. Bonsoir Advice. On va commencer par les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis. C'est toujours l'impasse.
Oui, Donald Trump qualifie de totalement inacceptable la réponse iranienne à la proposition de Washington pour mettre fin au conflit. Il promet d'aller récupérer la poussière d'uranium en Iran. Il va falloir creuser, dit-il. Le cessez-le-feu ne tient qu'à un fil, ajoute Donald Trump. Une impasse qui fait repartir les cours du pétrole à la hausse. 103 dollars le baril de Brent, 97 dollars le WTI. La guerre au Moyen-Orient a déclenché le plus grand choc énergétique jamais connu, selon le PDG d'Aramco. En attendant, Donald Trump compte sur la Chine pour faire pression sur l'Iran.
Le président américain est attendu jeudi à Pékin, où il sera question de la guerre au Moyen-Orient, mais aussi des droits de douane. Les deux dirigeants pourraient aussi se mettre d'accord sur un pacte de non-agression concernant l'intelligence artificielle. Pendant ce temps, Emmanuel Macron est en Afrique. Le chef de l'État participe au sommet Africa Forward au Kenya et annonce 23 milliards d'euros d'investissement pour le continent, dont 14 milliards strictement français. Ces derniers émanant d'acteurs privés et d'opérateurs publics comme l'AFD. Et justement, à trois semaines du sommet Chose France, on apprend par Bloomberg qu'Emmanuel Macron discute avec le fondateur de SoftBank.
Le groupe japonais pourrait investir jusqu'à 100 milliards de dollars dans un grand projet de data center en France. La BCE déplore l'hypocrisie de l'Allemagne sur le dossier Unicredit-Commerzbank. Le vice-président de l'institution regrette que Berlin s'oppose au rachat de Commerzbank par sa rivale italienne, alors que le gouvernement allemand prétend soutenir l'union de l'épargne et de l'investissement en Europe. Et puis, la succession d'Armani se précise. Le groupe envisage finalement de céder une participation de 15% en trois parts égales entre L'Oréal LVMH et Essilor Luxottica, les trois entreprises citées par Giorgio Armani dans son testament. 18h01 sur BFM Business, le marché.
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Les marchés avec Antoine Larigauderie. Bonsoir Antoine. Bonsoir Stéphanie. Bonsoir Antoine. Et le CAC termine en baisse ce soir ? Oui, même si on limite un petit peu la casse. On sauve les 8000 points. 8 056 points. On a terminé sur un repli de 0,69%. Une séance bien active. On était à 4 milliards d'euros d'actions négociées. Plus 0,24% pour l'Euronext Tech Leaders qui finit en hausse. Comme le DAX à Francfort. Plus 0,05%. L'Eurostock 50. Moins 0,27%. Non, ça n'a plus particulièrement pesé à Paris parce qu'il y avait des détachements de dividendes de pas mal de groupes. Ça a touché notamment le secteur du luxe. LVMH termine. Plus forte baisse de l'indice. Moins 4,4% à 452 euros.
On a Pernod Ricard aussi. Moins 3,5. 61,48 euros. A la hausse, c'est la tech qui s'est donc distinguée. ST Micro. Plus 2,6. 50,30 euros. Et plus 2,36 pour Orange. A 18,25 euros. A signaler les très fortes hausses de Valneva. Plus 14%, 2,74 euros. Nanobiotics. Plus 14,5% à 42,24 euros. Réaction un petit peu épidermique des marchés à l'actualité épidémiologique. On va dire en ce moment. A travers le monde avec l'antavirus. Le CAC 40. Moins 0,69. 8 056 points. Et le pétrole. 104 dollars pour le baril de Brent.
Merci Antoine. Merci Stéphanie. Stéphanie Colot que vous retrouvez bien sûr. 19h, 19h30. pour son grand journal de l'écho. Tout de suite, c'est Serge Papin, le ministre des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat qui est notre invité. BFM Business et la Tribune présente... Le 18-19 d'Edvie Chevrillon. Vous êtes bien dans le 18-19. Mon premier invité, c'est Serge Papin, ministre des relations, des PME, des commerces, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. Bonsoir Serge Papin.
Bonsoir Serge Di Chevrillon.
Merci d'être avec nous. Il faut effectivement... C'est un long intitulé. Donc il y a beaucoup de questions à vous poser. Évidemment, on reviendra sur la question des aides, le calendrier. Peut-être que vous ne pouvez pas tout nous dire ce soir. Ça reviendra peut-être au Premier ministre. Mais quand même, on va essayer un peu de séquencer ce qui va se passer. Je voudrais... Et puis il y avait cette réunion tout à l'heure sur est-ce qu'il faut ou pas rouvrir les négociations commerciales. Mais d'abord, une première question, puisque vous êtes ministre du Tourisme dans un mois, c'est l'été.
Lorsque vous voyez un peu les craintes qu'on a autour de l'antavirus, est-ce que vous vous dites que ça tombe mal parce que le tourisme était en train, avec ce qui se passe dans le contexte géopolitique, le tourisme allait plutôt se concentrer sur la France. Donc c'était plutôt une bonne nouvelle. Et là, il y a l'antavirus avec des contaminations.
Ça ne jouera pas. Écoutez, le tourisme se porte bien et le tourisme a de bonnes perspectives. On a beaucoup de visiteurs qui sont attendus cet été en France parce que la France est un pays sûr, est un pays qui a plein de pépites. Et donc, je suis très confiant pour ça. Pour ce qui concerne la crise de l'antavirus, elle est actuellement prise avec sérieux, en toute transparence. C'est pour ça qu'on est au courant. Il y a une réunion, d'ailleurs, en ce moment, sur cette question-là à Matignon. Les cas, vous avez vu, sont isolés. Donc, voilà, moi, je n'ai pas d'inquiétude. La ministre de la Santé, Stéphanie Riste, en parle avec les ministres pour tenir au courant.
Et donc, la situation est prise avec sérieux.
D'accord, ok. Donc, pour l'instant, vous dites pas d'alerte ?
Non.
Pas d'alerte rouge, ni vert, ni orange.
Et au contraire, on a des choses, pour répondre en tant que ministre du Tourisme, qui vont plutôt dans le bon sens pour cet été.
C'est quoi ? Des indicateurs ? Vous avez des indicateurs ?
Oui, parce que, par exemple, les réservations, au niveau, parce qu'il y a la controverse sur les billets d'avion. Donc, la billetterie des avions fonctionne bien. Les réservations vont bon train. Donc, on attend, on est prêt à avoir, à accueillir des touristes.
Et pas de problème sur le kérosène, c'est ça que vous avez annoncé.
Pas de problème sur le kérosène.
On est d'accord.
Voilà.
Ça continue. Alors, maintenant, je voudrais qu'on revienne, évidemment, sur ces aides ciblées sur le pouvoir d'achat des Français, qui sont confrontés à ce choc énergétique. J'imagine que vous avez vu cette déclaration, quand même assez inquiétante, du patron d'Aramco, groupe saoudien, qui dit qu'on est en train de connaître le plus grand choc, je cite, énergétique jamais connu dans le monde. Donc, effectivement, ça fait quand même un peu peur. Surtout qu'il dit, à supposer même que ça reprenne dans les prochains jours, en tous les cas, on en paiera les conséquences jusqu'à 2027.
Et puis, de l'autre côté, vous avez un responsable de l'ONU qui a dit que le blocage d'engrais dans l'étroit d'Hormuz risquait de provoquer une crise humanitaire majeure. Serge Papin, si je vous dis ça, c'est parce qu'on sent quand même que, pour reprendre l'expression du Premier ministre, on rentre un peu dans le dur. Là, on se dit, ça y est, on prend un centime, deux centimes, trois centimes. Là, on rentre vraiment dans le dur.
Vous êtes d'accord ? Écoutez, si on dézoome un peu, ce qu'on est en train de vivre, c'est une espèce de bifurcation. En fait, on est dans un vécu et il faut qu'on passe dans un souhaité. Entre les deux, il y a une transition. Le vécu, c'est le thermique. C'est la fin d'un modèle. Il faut qu'on s'affranchisse de ses dépendances. Le souhaité, c'est l'électrique. Entre les deux, il faut qu'on vive cette transition. Et là, on est, s'il y a une urgence, en effet, c'est d'aller vers l'électrification. On est un des seuls pays d'Europe à pouvoir le faire de cette façon-là. Parce qu'on a une production électrique.
Oui, on a une dépendance à 60% des énergies fossiles. Donc, si vous voulez, et depuis des années, ça n'a pas bougé.
Alors, on peut, là, on va beaucoup plus vite regarder. Je prends un exemple. Les véhicules automobiles électriques sont bons de 48%. Alors, en attendant, il faut qu'on aide.
Voilà. Excusez-moi, il y a quand même quelques mois, voire deux, trois années, il y a une urgence.
On oscille entre le court terme, je vais vous répondre, et puis un peu plus le moyen terme. Mais c'est important parce que c'est vraiment un changement d'époque. Alors, les aides, nous, on a fait le choix stratégique, puisque cette crise, comme vous l'indiquez, elle va malheureusement durer, probablement durer. Elle s'enquiste un peu, voilà. Même si tout s'arrêtait, comme le dit le patron d'Aremco, bon, il faudra sans doute un petit peu de temps, il y aura de la traîne, comme ça. Donc, ça veut dire que nous, on a fait le choix de soutenir les activités, de soutenir les travailleurs. Et on raisonne au mois. Donc là, il y a eu, en avril, un paquet d'aides.
Transporteurs, agriculteurs, pêcheurs, c'est reconduit. On a élargi aux grands rouleurs et aux BTP. C'est important, le BTP, les entreprises du BTP, les artisans de moins de 20 salariés. Hier. Hier, oui. Le décret, je l'ai publié hier. Et donc, 20 centimes pour le BTP de moins de 20 salariés. Et puis, ce qu'on appelle les grands rouleurs. Donc, les grands rouleurs, c'est les aides familiales, les aides soignantes, les infirmières libérales. Et puis, le Premier ministre va s'exprimer la semaine prochaine. On regarde, pour le mois de juin, comment les choses peuvent aussi évoluer avec d'autres. Mais voyez qu'on n'est pas... Ce n'est pas parce qu'il y a une crise qu'on est figé.
On n'est pas les deux pieds dans le même sabot. On est en mouvement. On accompagne. Et cette stratégie-là, c'est un cap. Et soutenir l'activité, c'est vraiment ce que l'on fait.
Oui, alors, on a compris le calendrier. Finalement, ça ne sera pas cette semaine. Mais en même temps, les taxis sont reçus mercredi par votre collègue des transports. Les VTC ont été reçus ce matin. Donc, les taxis, ils auront quelque chose. On est bien d'accord.
C'est sur la table. C'est sur la table. Voilà.
Qu'est-ce qui pourrait empêcher que ça ne soit pas sur la table ?
Non, mais c'est en discussion. C'est en discussion. On parle du mois de juin. Je vais laisser le Premier ministre s'exprimer sur ce sujet-là. Puis moi, il y a quelque chose. Il y a les entreprises aussi qui peuvent peut-être prendre des initiatives et faire des choses. Vous savez qu'il existe, ça ne se sait pas. Il existe une prime carburant qui est défiscalisée de l'ordre de 300 euros. Ça existe, ça. Donc, les entreprises qui ont des grands rouleurs dans leurs salariés et qui peuvent dire, quand il y a 15-20 kilomètres pour venir au travail, c'est quelque chose qui peut être activé aussi.
Donc, ça veut dire que vous pourriez monter le montant de cette prime ?
Ça existe. Je ne sais pas. En tous les cas, ça existe.
Mais c'est en discussion. Est-ce que c'est sur la table pour reprendre votre expression ?
Et là, pour le coup, ça dépend de vous. Non, mais je profite de ma venue chez vous pour le dire aux chefs d'entreprise qui nous écoutent. Parce que parfois, ils se disent, tiens, nous, on pourrait faire aussi quelque chose. Ce dispositif-là, il n'est pas connu. Mais cette prime carburant, elle existe. Elle est de 300 euros aujourd'hui. Est-ce qu'elle pourrait être déplafonnée ? C'est un autre sujet. D'accord. Mais est-ce que c'est une discussion ? C'est une discussion.
D'accord. Sur les déplafonnements. Et tout ça, ça sera au mois de juin ?
Le paquet d'aides pour le mois de juin sera annoncé la semaine prochaine. Donc, voilà, c'est des discussions avec le Premier ministre, avec les parties prenantes, avec les autres ministres. On est en cellule de crise permanente en ce moment.
Alors, il y a la question du financement, on va y venir. Mais est-ce qu'il y a d'autres professions liées à les infirmières libérales qui ont été reçues ? Maintenant, on voit bien que les syndicats sont aussi un peu...
Et les infirmières libérales, les grands rouleurs. Je tiens à dire deux choses. Il y a l'aide, là, qui a démarré au mois de mai. Il y a aussi de réserver 50 000 véhicules électriques en location, en leasing social. Donc, qui permet, pour 100 ou 200 euros par mois, d'avoir accès à un véhicule électrique. Voilà, ça, c'est opérationnel.
Et est-ce que vous pourriez... Les dettes qui sont déjà existantes, comme pour les grands rouleurs, est-ce que vous pourriez rehausser un peu ce plafond de 50 euros ?
Ça fait partie aussi. Voilà. Évidemment, bon, 50 euros, c'est de l'ordre de 20 centimes. C'est calculé sur 15 km par jour.
Certains disent, j'ai un témoignage devant moi qui dit, c'est tellement bas que... Bon, voilà.
Non, mais c'est pareil, c'est des discussions qui ont lieu aussi, parce qu'on est en échange permanent sur les enjeux d'accompagnement.
Est-ce que les entreprises pourraient être aussi soutenues de manière ou d'une autre ? Je recevrai après vous Michel Picon, qui est le président de l'UDP, des petites entreprises, mais pas que. Est-ce qu'ils pourraient...
Alors, il y a un dispositif que j'ai vraiment poussé, c'est l'accompagnement des entreprises. On a créé ce qu'on appelle une charte de confiance qui permet, à la demande des entreprises, quand il y a un sujet de difficulté, de différer les charges salariales, de différer aussi le paiement de la fiscalité, etc. Donc, ce dispositif, il est coordonné par la Direction Générale des Finances ou par le médiateur des crédits ou le médiateur des entreprises. Et on coordonne les commissaires aux comptes, les experts comptables, l'État. Et à chaque fois qu'on met ça en place, c'est 70% des entreprises. On évite la défaillance à 7 entreprises sur 10. Donc ça, c'est opérationnel.
Pardonnez-moi, ça veut dire que ce n'est pas forcément très efficace lorsqu'on a les chiffres qui sont sortis. Tout à l'heure, sur les hausses de défaillance au mois de mars, c'est en hausse de 5%.
Oui, mais ça ne s'oppose pas. Ça ne s'oppose pas de faire quelque chose. Et puis, au contraire, il y a les prêts flash, qui sont ceux de la BPI, qui sont disponibles aussi, qui commencent à être utilisés.
Il y en a combien ? Est-ce que vous avez le nombre d'entreprises qui ont utilisé ces frais flash ?
Il y a beaucoup de demandes. Je crois qu'il y a 3 000 dossiers en demande. Et il y en a pas mal d'activés par la BPI. Et c'est beaucoup des entreprises de transport qui ont des transitions. Parce que le transport, ils peuvent refacturer en pied de facture. Mais le temps que ça se mette en place, donc là, pour faire des passerelles de trésorerie, parce que c'est la trésorerie qui compte, pour faire des passerelles de trésorerie, la BPI a mis en place ces prêts flash et qui seront sans doute aussi ouverts à d'autres au fur et à mesure.
Est-ce que vous avez demandé à l'URSSAF, aux impôts, de mettre un peu la plaie de la dose ?
Oui, à partir du moment où ils rentrent dans la coordination dont j'ai parlé, ils peuvent même utiliser des mandataires ad hoc. Il y a tout un dispositif d'accompagnement qui est très utilisé et qui évite beaucoup de défaillances d'entreprises, encore une fois.
Une question qui va être, évidemment, comment finançons-nous tout ça ? Mais juste avant, est-ce que vous dites aussi à... Puisque je dis, il faut que l'État en fasse plus, enfin, en tous les cas, on sent que la pression, vous êtes d'accord, la pression sur le gouvernement, les Français attendent une réponse. Vous êtes d'accord, Serge Papin, là, il faut une réponse supplémentaire. C'est un changement d'échelle, pour reprendre l'expression du Premier ministre.
Écoutez, on le voit, ce qui compte, c'est notre souveraineté et notre indépendance. Donc, je pense que l'État, à la fois, est sur une stratégie d'aide, telle que j'ai définie, et en même temps, sur une stratégie d'investissement. Et l'investissement, c'est sûr que ça va plutôt aller sur la partie électrification. C'est pour ça, par exemple, qu'on a maintenu surtout les C2E, puisque c'est ce qui finance l'électrification...
C'est 15 centimes qu'on pourrait supprimer pour que ça soit moins cher à la pompe. Oui, et vous voulez supprimer, parce que... On pourrait le supprimer pour 2-3 mois. Ça ne changerait pas le cours de l'histoire.
Oui, et les artisans, vous allez avoir le représentant de l'UDEP qui va venir tout à l'heure, vous allez expliquer que les artisans, ils sont larmes aux pieds en attendant que le guichet de ma prime Rénov' s'ouvre. Vous allez expliquer qu'on ne peut pas changer les pompes à chaleur, etc. Il faut savoir ce qu'on veut. Toujours pas question. Non, mais il faut savoir ce qu'on veut. Où on a une stratégie d'aller vers l'électrification, pour aller vers notre indépendance, pour aller vers notre souveraineté, ne plus dépendre, c'est quand même le plus important.
Non, mais bien sûr. Ce qu'il y a, c'est que la question, c'est comment les Français peuvent assister qui se passent, ils ne sont pas tellement responsables non plus. On fait les deux.
On fait les deux. On aide et on va vers notre indépendance.
Est-ce que vous dites à Total Énergie, maintenant, c'est quand même bien, vous avez fait un premier pas avec ce plafonnement, est-ce que vous dites, là, il faut aller plus loin, M. Pouyanné ?
Il faudrait durer, déjà.
Durer ? Durer dans les aides.
Enfin, dans les aides.
Dans le plafonnement.
Dans le plafonnement.
Vous demandez un engagement sur combien de temps ? Au moins jusqu'à l'été ?
Je ne me permettrais pas. Ah bah si, vous êtes ministre après tout. Non mais, si M. Pouyanné avec Total, par compensation, puisque c'est une grande major qui produit du pétrole, qui le raffine, qui l'importe, qui le vend, et donc, on l'a vu, ils ont tant mieux, ils ont des bons résultats, s'ils pouvaient, évidemment, continuer le plafonnement, moi j'en serais ravi.
Jusqu'à la rentrée, au moins pendant l'été, quoi.
Voilà. Ça, ça serait très bien.
Oui, c'est le ministre du Tourisme qui dit que ce serait une très bonne idée. Aller un peu plus loin dans son plafonnement ?
Écoutez, Non, pas plus loin, au contraire, on verra le contexte. Ça dépend du prix du baril au moment où on se parle. Là, je sais que le plafonnement qu'il a fait à 2,09 pour le pont en gasoil, bon bah, c'est quand même un plafonnement qui permet de garder quelque chose, je le dis avec beaucoup de précaution, mais qui est quand même plus réduit, le prix quand même plus réduit de ce qu'on peut voir par ailleurs.
Alors maintenant, la grande question, c'est bien, on a compris qu'il y aura des aides supplémentaires, élargies, qu'il y en aura d'autres sur la table, vous dites oui, c'est bien, vous confirmez ce que je dis, Serge Papin. Maintenant, c'est bien, mais tout ça, il faut financer. Il y a 6 milliards d'économies à trouver. Comment fait-on ? Alors, il y a plusieurs scénarios sur la table, vous allez me dire oui, non, je sais que je vous vois sourire en me disant je ne peux pas répondre avec le Premier ministre, mais enfin quand même, on va essayer d'aller un peu plus loin. Est-ce que c'est vrai qu'il y aura moins d'allégements de cotisations sociales pour les entreprises ?
Ça pourrait être un milliard et demi. Il n'est pas question de faire disparaître les allégements. Non. Moi, je n'ai pas... Non, moins de. Oui, les allégements, il y a une hausse du SMIC qui est prévue, 2%. 2%. Oui. Ce qui, au passage, va apporter 400 euros à peu près de plus par an. Ce n'est pas rien quand même. Je le dis en plus parce qu'on a un dispositif social. Vous savez que ça existe dans aucun autre pays du monde. On a les primes d'activité, 600 euros de plus par an. On a le chèque énergie. Donc, on a des dispositifs qu'aucun autre pays n'a comme nous. Moi, je le dis parce que c'est quand même des choses qui soutiennent le pouvoir d'achat. Moi, je ne vais pas défendre.
Arrêtez de faire. Non, je ne dis pas ça, mais ça existe. Moi, je n'ai pas d'écho concernant les allégements. J'ai entendu, je vois, je n'ai pas, voilà.
Vous avez entendu quand vous regardez du côté du patronat, quand vous regardez les déclarations. J'ai entendu. Écoutez, les discussions
avec le patronat, on était la semaine dernière avec le MEDEF, l'UDEP.
Et vous n'avez pas entendu parler de ça ? Ça vous m'étonne ? Si, on en a parlé.
On en a parlé. Pour l'instant, il n'y a pas de... Il y a des discussions. C'est normal qu'on discute. Il y a des finances publiques qui sont ce qu'elles sont. Il y a un budget qui est comme ça. Donc, on discute. Mais il n'y a pas de décision prise.
Non, il y a... Ça, c'est sur les baisses des allégements de charges, de cotisations sociales. Mais il y a aussi la possibilité, comme vous l'avez dit, comme il y a cette augmentation de 2%, c'est qu'en fait, ces exonérations, elles pourraient être désindexées par rapport à la hausse des 2%.
Oui, c'est une hypothèse.
Oui, mais c'est une hypothèse sérieuse. Ce n'est pas une certitude. Où est-ce que vous allez trouver ? Moi,
je ne sais pas. Je n'ai pas eu de discussion avec le ministre des Comptes Publics sur cette question. J'ai entendu qu'il en a été question à ce qu'on appelle un conseil de suivi avec les entreprises. On discute de tout. On se voit tous les mois. On discute de tout. Cette question, naturellement, elle est venue sur la table. Voilà. D'où, c'est normal que notre boulot, c'est de tenir la baraque.
Est-ce que vous nous dites là, ce soir, Serge Papin, vous nous dites mais vous avez en entendu parler mais sans plus. Ce n'est pas la même chose. Je n'ai pas en entendu. C'est sur la table.
Je suis conscient qu'il y a cette demande. Je ne vais pas vous répondre là sur quelque chose. Ce n'est pas moi qui vais prendre la décision. Voilà. Pas moi qui vais prendre la décision.
Non, mais c'est quand même une hypothèse sérieuse.
Il faut qu'on... Écoutez, il y a les comptes publics. Il faut qu'on s'en occupe. Il y a d'autres possibilités que celle-ci. Mais ça en fait partie. Donc ça en fait partie. Ça fait partie d'une boîte à outils.
Parce qu'au début, vous avez l'air de dire j'en ai entendu parler mais sans plus. Donc là, vous allez un peu plus loin quand même. Vous nous dites oui, c'est sûr. On étudie la question.
Je n'ai pas dit sans plus. Je n'ai pas dit sans plus. J'ai dit j'en ai entendu parler, bien sûr, parce que j'en ai discuté. Bien sûr. Mais voilà, il n'y a pas de décision de prise. D'accord. Et j'entends. J'entends. Et c'est tout à fait normal.
Vous avez vu le tweet de Jordan Bardella, le président du Rassemblement National qui a dit ça y est, ils veulent allourdir encore le coût du travail des entreprises sachant que le coût du travail est un des plus élevés d'Europe.
Non mais, il faudrait... J'adorerais moi que M. Bardella nous dise quelle idée il a dans la tête pour baisser le coût du travail. Ça va être un vrai sujet pour les présidentielles. Non mais, le budget de la sécurité sociale au global, c'est plus de 600 milliards d'euros qui sont payés sur les salaires. Alors, il y a un vrai sujet. Si on veut baisser le coût du travail, je vous rappelle que ça finance les retraites, ça finance la sécurité sociale. Donc moi, j'attendrai qu'ils disent c'est facile de dire voilà, parce que comment on finance ça ? Vous pouvez faire des économies ? Oui. L'État peut faire des économies ? L'État, alors ?
L'État peut faire faire des économies ? Pourquoi ? C'est les entreprises ? Ou nous, les Français ? Non, non, attendez.
L'État en fait des économies. Je suis bien placé. Non mais attendez, je suis bien placé pour le savoir, je suis ministre depuis sept mois et dans tous les ministères, on a des dépenses qui sont beaucoup moins importantes que l'année dernière. Donc, on fait des économies à tous les étages au niveau de l'État. Mais là, c'est beaucoup plus qu'il faut trouver. Ça n'a rien à voir. C'est changer complètement l'organisation de la structure du budget qui se mouillent, M.
Bardella, qui disent moi, voilà comment je vois pour financer la sécurité sociale où il y a une population vieillissante et des budgets de sécurité sociale qui sont importants, les dépenses de santé, les retraites où je rappelle qu'il disait à un moment on est pour la retraite à 60 ans. Non, non, mais attendez, c'est facile de dire allez, voilà, on va raser nous, on va raser gratis.
Alors, il y a un autre sujet puisque vous sortez de cette réunion justement, c'est est-ce qu'il faut rouvrir la question des négociations commerciales ? Alors, c'est un serpent de mer mais là, le serpent de mer, il a quand même des choses importantes à manger, j'ai envie de dire, c'est l'inflation. Pour l'instant, on voit que ce n'est pas encore en les coupes et en plus qu'on voit en magasin, c'est ce qui a été négocié avant. Mais l'inflation, elle va rentrer dans le dur à partir du mois de juin. Donc, est-ce qu'il faut rouvrir les négociations commerciales ?
Est-ce qu'il faut ou en tous les cas faire en sorte que, c'est ce que demande l'industrie agroalimentaire, l'ILEC, enfin la voie des marques et tout ça ?
Elle ne demande pas ça. D'abord, l'inflation alimentaire pour l'instant, zéro, d'accord ? Il n'y a pas d'augmentation des prix au niveau de l'alimentation. En ce moment, oui. Je le précise, en ce moment. Ce qu'on vient, je sors de Réunion. Bon, ce qu'on a vu, c'est qu'ils sont conscients, le secteur agroalimentaire, que, voilà, les gens arbitrent, ils n'ont pas envie non plus que les ventes au motif de l'inflation baissent. Alors, ce qui est demandé, ce sont des ajustements. Ce n'est pas l'ouverture des négociations, ce sont des ajustements.
On a pris date avec des arguments, bien sûr, pour pouvoir, compte tenu d'une logistique qui peut augmenter, compte tenu des emballages qui peut augmenter de certains intrants pour le milieu agricole. Donc, on va regarder la possibilité de faire des ajustements. Ces ajustements, ils sont prévus dans les contrats. Ça s'appelle des clauses de revoyure. Oui, absolument. Donc, soit elles peuvent être déclenchées, surtout, voilà. Donc, il y a des discussions qui ont commencé à avoir lieu entre les distributeurs et le secteur agro. Moi,
j'ai vu chez Édouard Leclerc, il dit qu'il n'en veut pas, de manière des discussions. Non, mais,
écoutez, moi, ce que je suis en train de dire, c'est qu'il faut qu'on trouve un compromis entre, on ne va pas ouvrir les négo, parce que là, on rouvre des choses, on n'est pas du tout dans la configuration de 2022, où il y avait une grosse dynamique, il y avait une inflation à deux chiffres. En revanche, qu'il y ait des ajustements, ça paraît logique. Alors, on verra, j'ai prévu qu'on en fasse un point d'ici un mois, avant l'été, on verra. D'ici là, il y a des discussions, la FCD a été représentée ce soir, elle a dit, bien sûr, il faut qu'il y ait des arguments, et c'est normal que les distributeurs reçoivent les industriels qui le demandent pour voir si ces ajustements sont argumentés.
Oui, et l'Agnat, donc, la Société Nationale a dit les agroalimentaires, parce qu'eux, ils ont l'emballage en plastique, ils ont la question de les encrées, eux, ils vont se prendre de plein fouet les conséquences de ce choc énovatif.
L'Agnat a demandé exactement la même chose. Ce qu'ils demandent, c'est qu'ils ne veulent pas non plus qu'il y ait une ouverture des négaux comme avant le 1er mars. Ça, non, mais par contre, il y a des discussions pour ajuster le tir, c'est ce qu'a dit le président de l'Agnat, ce qu'a dit le président de l'ILEC, et tous ceux qui étaient autour de notre table tout à l'heure.
Il ne s'est rien dit tout à l'heure, on se retrouve. Si, c'est dit ça,
et puis les discussions sont ouvertes. On peut, bien sûr, échanger. Écoutez, ce n'est pas parce que les négoces sont refermés le 1er mars qu'il n'y a plus de discussions, c'est bien normal. Là, on a des conditions de gestion d'une guerre, pas rien.
Ça, je ne m'appelle pas encore deux questions. D'abord, c'est la question des petits colis de Chine. On sait que le Chine a quand même remporté une manche. Enfin, vous a marqué deux buts contre vous. Pas du tout.
Pourquoi nous on serait toujours ceux qui sont les plus faibles, les plus mauvais ? Je me bats, moi, contre Chine depuis que je suis arrivé.
Vous voulez faire condamner Chine et la justice a dit il n'y a pas de quoi.
Je me trompe. On a d'abord passé au niveau de l'Europe une taxe, 2 euros pour la gestion. Edwige Chevrillon, vous ne trouvez pas ça normal qu'il y ait 2 euros pour gérer ? On mobilise la douane, on mobilise la DGCCRF, on mobilise nos infrastructures. Qu'est-ce qu'a fait Chine alors qu'ils étaient venus devant la représentation nationale en disant on respectera nos engagements, taxe 2 euros et nous contourne. C'est pas normal.
Ça nous prouve l'état d'esprit.
Maintenant,
on a perdu le flux. C'est transitoire
puisque au mois de novembre, c'est dans pas longtemps, au mois de novembre, toute l'Europe est à 2 euros auxquels s'ajoutent 3 euros de taxe de douane. à partir du mois de juillet. Donc, à partir du mois de novembre, on a 5 euros qui seront affectés à une taxe. Je rappelle qu'un colis moyen par catégorie, il y a 3 catégories de produits. Par exemple, vous avez un tee-shirt, une ceinture et un pull. Ça fait 15 euros en moyenne et de nouveau, on remet 15 euros puisque ça va commencer à se voir. en plus, juste pour vous ayez une idée, j'ai demandé au service de faire des prélèvements trois fois plus que d'habitude. 700 prélèvements. Sur 700 prélèvements, on vient d'avoir des analyses.
Il y en a 70% qui sont non conformes vis-à-vis de notre code de la consommation. Donc, 40% sont dangereux. Je vais vous dire, par exemple, dans des jouets avec du sable, il y a de l'amiante dans le sable. On a un devoir. Il faut éveiller les consciences. J'en profite aussi pour le dire. Il faut être attentif quand on commande sur Chine ou Témou parce que, bien souvent, c'est des produits dangereux. Donc, on va continuer de se battre et il y a une enquête de la Commission européenne qui a été lancée, qui va aboutir et il y aura sûrement une condamnation et puis, je voudrais qu'on donne les moyens à l'administration française. Il y a une PPL qui est en cours et que je veux soutenir.
Une proposition de loi, oui. Et on pourrait, s'ils ne respectent pas nos normes, mettre la balle dans le camp de la DGCCRF qui pourrait débrancher s'ils ne respectent pas nos normes. Comme un commerce physique, par exemple, on le fait fermer s'ils ne respectent pas les règles sanitaires.
Au moins, c'est clair. Puis, on se sent que là, ça vous énerve ce sujet. Ah oui ? Non, parce qu'on dit qu'on fait... Excusez-moi, j'ai juste une petite précision. On va élargir les aides. Il faut revenir juste un instant sur les aides qui vont être élargies aux taxis, aux infirmières libérales, etc. C'est le Premier ministre. On a bien compris qui fera les annonces. Mais donc, il faudra économiser plus parce que pour l'instant, ça coûte 150 millions. Mais on voit bien que ce que vous rapporte la hausse des prix du pétrole avec la TVA qui rentre dans vos comptes, eh bien, ça diminue parce que la consommation diminue. C'est pas une bonne affaire. Comment vous allez financer ?
C'est pas une bonne affaire pour l'État. En effet, on finance, on est en train de regarder. Ça fait partie des choses.
D'autres économies ?
Effectivement, ce sont des arbitrages qu'il faut faire sur le budget de l'État. Si on veut tenir nos 5% de la dette du PIB par rapport au PIB, on s'est engagé là-dessus, il faut qu'on tienne la baraque là-dessus. Bien sûr, on va trouver des économies supplémentaires. Les frais de fonctionnement font partie, je vous ai parlé des ministères tout à l'heure, les ministères au plan national font un gros effort. Je tiens à le dire, j'en suis témoin. Moi, je le vois, moi qui avais un peu la dent dure quand j'étais de l'autre côté de la barrière. Maintenant, je vois, je peux vous dire, on fait très, très attention.
D'accord, donc il n'y a plus de 6 milliards d'économies à faire visiblement. Oui, ce n'est pas impossible. Merci beaucoup Serge, Mappin, merci. On voit bien que la situation est quand même difficile. Merci en tous les cas d'être venu et de nous avoir indiqué qu'est-ce que peut faire le gouvernement, qu'est-ce que vous pouvez faire. Voilà, c'est la fin de cet entretien. Dans un instant, Michel Picot, justement président du UDP, lui, il a peut-être aussi des idées. On verra comment il réagit à ce que vous avez dit, notamment sur les BTP et sur d'autres entreprises. Face à lui, ce sera Levic de Sautet, qui est le directeur délégué de la rédaction de la Tribune. A tout de suite.
BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwis Chevrillon. Retournons le 18-19 avec deux invités. Michel Picot, qui est le président de l'UDP. Bonsoir, Michel Picot. Bonsoir. Je vous ai demandé d'être là. C'est intéressant déjà que vous réagissiez au propos du ministre de Serge Papin et puis aussi, de voir quelle est la situation des entreprises, sachant qu'on a eu ce chiffre ce matin de la Banque de France qui montre que les défaillances d'entreprises sont encore en hausse, légère hausse, plus 5%. Enfin, c'est quand même beaucoup. C'est le chiffre de la Banque de France. Et puis, face à vous, c'est Ludovic de Sautet qui est directeur délégué de la rédaction de la Tribune.
Bonsoir Ludovic. Merci d'être avec nous. Vous allez nous aider aussi peut-être à comprendre qu'est-ce qu'on peut faire, qu'est-ce qu'on ne peut plus faire. Michel Picot, d'abord sur les propos. Est-ce que tu es rassuré par les propos du ministre Varsèche-Papa ?
Non, je ne suis pas rassuré par rapport à la situation économique que connaissent les petites entreprises. Vous soulignez le nombre de défaillances. Sur le premier trimestre 2026, c'est près de 19 000 entreprises qui sont parties malheureusement au tapis. Et la majorité de ces 19 000 entreprises, ce sont des petites entreprises. Donc, le ministre Serge Papin ne me rassure pas sur la situation, mais à la fois, compte tenu de l'état des finances du pays, qu'est-ce qu'on peut attendre si ce n'est quelques mesures pour ceux qui sont véritablement en difficulté. Je pense qu'il faut qu'on fasse ce travail de cibler véritablement sur ceux qui en ont besoin.
Oui, mais ça a toujours été votre discours. C'est de dire, attendez, on a un déficit qu'on connaît tous, donc il faut que des mesures ciblées. Il ne faut pas faire le quoi qu'il en coûte, c'est terminé, on n'a plus les moyens. Ça, ça a toujours été votre discours. Ici même, vous l'avez dit, vous l'avez encore répété ce matin chez le confrère d'RTL, mais bon, bref, on voit que voilà votre position. Aujourd'hui, la situation est de plus en plus dure quand même. Donc, vous voyez les déclarations des uns et des autres, je rappelais celle du patron d'Armco qui dit que c'est le plus grand choc énergétique qu'on n'a jamais connu.
Est-ce que là, vous ne vous dites pas pour les entreprises françaises, d'accord, il faut tenir la ligne des 5%, mais là, il en faut plus.
Oui, bien sûr, le patron d'Armco nous dit en même temps que ses profits ont augmenté de 25%, ce qui est le cas pour lui, mais c'est le cas aussi des autres. Ce n'est pas le cas pour nous, c'est sûr. pour Total Salé, moi je suis très heureux que Total soit une entreprise française parce qu'au moins elle protège un peu avec un prix plafondé. Non, moi je crois que ce qu'il faut que le gouvernement fasse, c'est véritablement, bon, il faut qu'il ouvre ses réserves, qu'il fasse des économies dans son budget. le ministre n'avait pas l'air de dire qu'ils allaient en faire davantage pour tenir les 5%.
Un petit peu à la fin quand même, un petit peu à la fin quand je lui ai dit mais attendez, tout ça, ça va coûter plus cher si on élargit le nombre de Français ou de professions ciblées par ces aides, forcément ça coûtera plus cher. Il a dit, il faudra peut-être faire plus d'économies.
Oui, il faudra faire plus d'économies, mais déjà, sur ce qui plombe notre pays, 50% du budget et des pertes de notre pays, elles sont sur la protection sociale. Bon, moi quand je vois les reculs systématiques que le gouvernement fait sur ce qui nous coûte le plus cher, la réforme des retraites qui a été gelée...
Ah ben là, vous, d'accord, mais là, on part loin, on devrait qu'on reste un instant sur ce qui se passe.
Si on veut chercher des économies pour pouvoir faire face à un choc pétrolier comme on l'a, il va bien falloir s'attraquer à ceux qui plombent le plus
notre budget. Non mais d'accord, je ne vais pas faire ça demain matin, à Ludovic de Sauté.
Ce qui me marque dans les propos de Serge Papin, c'est cette politique un peu de... à la petite semaine, en fait. Là où une situation quand même est en train de s'installer et de durer dans le temps parce qu'au début, tout le monde jouait l'effet calendrier et maintenant qu'on a dépassé quasiment les 60 jours puis les 80 jours, on voit encore que l'effet calendrier c'est quelque chose sur lequel on ne peut plus miser. Donc il y a un peu ce travail quand même du mois par mois qui en dit long sur la faible marge de manœuvre au plan... Visibilité,
il faut dire qu'à l'heure des charges honnêtement, c'est compliqué d'avoir quelques certitudes avec Donald Trump.
Ce qu'on découvre aussi, c'est pour reprendre l'expression de Sébastien Le Cordu qui disait qu'il va falloir changer d'ampleur et d'échelle.
Changer d'échelle, oui.
C'est que l'échelle n'a pas beaucoup de barreaux en fait. C'est ça qu'on est en train de voir, très sincèrement. Donc du coup, comme elle a très peu de barreaux, le gouvernement il va vraiment pas à pas au coup par coup par des petites aides mais sans jamais donner un peu ce choc en disant on va vous aider. C'est-à-dire que c'est vraiment à chaque fois ces mesurettes on dirait coup par coup. Le problème, c'est qu'il y a un deuxième front qui est en train de s'ouvrir et là, Michel Picot peut en parler. Il y a un front pétrolier qu'on est en train de plus de vivre mais il y a le fond des matières premières qui est en train de s'ouvrir.
C'est-à-dire qu'on voit une à une des matières premières flambées avec des proportions parfois folles. Il y a eu le rapport de la Banque mondiale il y a 15 jours qui parlait à minima. Déjà, si on s'est arrêté si le détroit d'Hormuz réouvrait tout de suite le patron d'Aramco nous dit d'ailleurs que c'est jusqu'en 2027.
Même si ça rouvre maintenant.
Et derrière, déjà les matières premières en moyenne sont à plus 16%. Et ça aussi ça va commencer à étrangler les entreprises.
Oui, le responsable de l'ONI que je citais aussi tout à l'heure qui disait qu'on avait le blocage d'engrais dans le détroit d'Hormuz risque de provoquer une crise humanitaire majeure parce que là effectivement après c'est la conséquence à l'agriculture et donc sur la nourriture. Du point de vue des entreprises Michel Picon d'abord ça y est il a signé le décret Serge Papin sur les aides au BTP. Ça touche ça j'imagine que dans votre au sein du DTP vous êtes plutôt content une partie ceux qui sont la CAPEB
les niveaux CAPEB et aussi CNATP les entreprises des travaux publics et paysagistes.
Moi je voudrais donc ça c'est une bonne c'est une bonne chose parce que souvent entre les annonces et le moment où elles sont mises en place je pense à tous ceux à qui on a dit si vous avez moins de 18 000 euros de revenus fiscales si vous faites plus de 8 000 kilomètres vous avez droit à un chèque la plateforme pour recueillir les dossiers elle n'est toujours pas en place on me dit bah oui mais c'est long dans les transports routiers les gens non plus n'ont pas leur aide il y a 83 dossiers vous posiez la question tout à l'heure au ministre sur le pré-flash carburant il y a 83 dossiers qui ont été qui ont été débloqués parce que parce qu'on est il y a mais 3 000 demandes oui il y a 3 000 demandes en instance nous dit-on mais depuis un mois et demi un peu plus où les choses ont été annoncées ça ne s'est pas encore mis en place alors quand ça avance et qu'un décret est signé moi je m'en réjouis ce que je voudrais dire c'est que depuis le début nous nous disons ça ne peut pas être un effet d'aubaine pour personne pas plus pour l'état avec la collecte d'une TVA qui augmenterait sur le mois de mars la consommation s'est tenue de carburant et donc l'état a rentré des recettes supplémentaires personne ne peut contester ça donc il est redistribué aux français ça me paraît légitime sur le mois d'avril la mécanique de la fiscalité avec la TICP qui est sur le volume il semble que la consommation ça appelle l'assise maintenant mais en fait c'est la même chose vous avez raison utilisons le bon mot donc en tout cas l'état ne peut pas faire du bénéfice sur cette affaire là on va y veiller et je pense que ça ne sera pas le cas mais je m'adresse aussi à tous ceux qui fournissent moi quand je vois des artisans du bâtiment qui reçoivent de leurs fournisseurs alors là vous parliez tout à l'heure des renégociations mais le pauvre artisan du bâtiment lui il a subi la majoration quand on lui dit il va y avoir 15% de plus sur la facture parce que la crise de carburant pour beaucoup dans beaucoup de cas ça a bon dos et moi je demande à ce que l'état prenne tous les moyens qui sont en sa possession pour aller vérifier alors est-ce qu'il faut bloquer les prix je ne crois pas qu'il faille en arriver j'ai envie de dire
qu'est-ce que vous demandez on comprend votre raisonnement après l'U2
je demande à ce qu'il y ait un peu de civisme de la part de tout le monde ça ça n'existe pas pardonnez-moi c'est peut-être très cynique non pas civique moi je m'emploierai dans les semaines qui viennent à dénoncer tous ceux qui abusent lorsque le pétrole joue sur votre produit fini à hauteur de 10 ou 15% vous ne pouvez pas annoncer des hausses de produits des hausses de matière dont ont besoin les entreprises de 15, 18 voire 19% ça c'est pas possible quand on me dit que sur la fabrication d'un produit la main d'oeuvre représente 50 ou 55 ou 60% c'est pas 10% d'augmentation du pétrole qui peut impacter de manière aussi significative donc ça je pense qu'il faut qu'on le dénonce et que l'on rappelle à chacun un civisme à une solidarité c'est la même chose pour les primes alors on parle de la prime carburante 300 euros dans l'année dans l'année si on divise par 2
il a fait un appel en disant un on pourrait la déplafonner et deux
on peut aller plus loin elle est compliquée à mettre en place en mise en oeuvre il faut des conditions il ne faut pas qu'il y ait une prime mobilité en même temps etc nous ce que nous disons c'est que c'est inadmissible si une entreprise et elles sont des centaines des milliers à faire ça en fin de mois elle donne 100 euros de prime à son salarié pour l'aider à passer cette période qu'il y ait des cotisations sociales à payer là-dessus ce n'est pas acceptable donc nous nous demandons une disposition d'accord sur la prime carburante oui alors cette prime carburante on va la regarder depuis prime mais en tout cas il faut l'élargir 300 euros c'est un peu plus de 20 euros par mois ça ne suffit pas on n'est pas sur Ludovic de Sautel symboliquement c'est ce que dit Michel Picon on n'est pas sur des montants qui sont à la hauteur du préjudice ressenti aujourd'hui c'est-à-dire par les entreprises mais même par les particuliers
comme les aides sur les gros rouleurs c'est-à-dire que ce n'est pas suffisant
après il y a un discours à titre j'allais dire en observation que je supporte de moins en moins c'est aussi le discours un peu culpabilisateur c'est-à-dire que finalement profitons de cette crise pour changer d'énergie mais qui a arrêté la prime sur les achats de voitures électriques qui a capé le leasing social qui a cassé la machine de l'électrification de l'automobile c'est bien l'État donc aujourd'hui les citoyens et les entreprises parce qu'il y a un gros enjeu sur les parcs professionnels des véhicules professionnels aussi sur l'électrification qui est un enjeu énorme et sur lequel beaucoup de petites entreprises ont vraiment besoin d'un coup de pouce sur un parc qui est extrêmement roulant beaucoup diesel en plus et sur lequel il faudrait les accompagner les grandes déclarations c'est sympa mais aussi l'État manque de jugeotes sur ce dossier-là depuis l'Ukraine c'est-à-dire la crise énergétique on en croise une deuxième
c'est des allers-retours c'est des allers-retours
mais c'est-à-dire que ce manque de constance ne peut pas prendre les entreprises et les citoyens en otage de choses sur lesquelles une entreprise un artisan qui change un véhicule c'est pas chaque année c'est des décisions qui se prennent sur plusieurs années s'il n'a pas le coup de pouce au moment où il fait cette réflexion il ne le fera pas
D'accord Ludovic mais vous savez ça mieux que moi autant que moi on a un problème de déficit donc la lésine sociale on l'a arrêté ça avait tellement de succès que ça coûtait trop cher
Je suis d'accord avec Edwige mais ça montre finalement et ça montre c'est la hauteur du médiocre débat budgétaire qu'on a eu entre la rentrée et janvier c'est-à-dire que quand il y a peu de marge budgétaire il y a peu d'intelligence aussi et c'est une réalité c'est-à-dire qu'on a eu vraiment un bricolage politique pendant des mois et des mois il n'y a pas eu d'ambition portée que ce soit sur l'énergie que ce soit sur l'électricité que ce soit sur des choix même l'éducation et là on croise aujourd'hui ces impasses-là avec des marges budgétaires qui sont extrêmement faibles une fois de plus
Michel Picon justement on parlait d'allègement enfin vous en parliez d'allègement de cotisation on sait que c'est sur la table je n'ai pas réussi totalement à comprendre à quel point c'était sur la table je ne sais pas vous quelle interprétation vous avez retenu de Serge Papin c'est vrai que ça ne dépend pas de lui mais quand on interroge les gens le patronat et donc le MEDEF et bien vous vous êtes devant moi donc vous allez répondre est-ce qu'effectivement il y aura des allégements une diminution des allégements de cotisation sociale
oui c'est à craindre c'est pour ça qu'on s'est mobilisés les MEDEF mais il y a des discussions
et où est-ce que ça en est est-ce que ça sera sûr ou pas
nous on a dit qu'on n'était pas d'accord et que ça serait grave de conséquences grave de conséquences sur toutes les petites entreprises toutes les entreprises qui sont en difficulté aujourd'hui on va leur mettre le coup de grâce avec ça bon ensuite après le gouvernement fera bien malheureusement ce qu'il veut et nous on réagira
oui mais jusqu'à présent on en est où
on en a parlé le ministre l'a dit on a fait valoir notre désaccord moi j'en ai parlé avec le ministre du travail est-ce que j'ai l'impression qu'il recule un tout petit peu et l'indexation de ces allégements de charges sur une augmentation du SMIC qui pourrait être autour de 2% c'est à dire que ces 2% d'augmentation ne bénéficieraient pas d'exonération de charges ça représente pour le gouvernement 1 milliard et demi ils en cherchent 2 dans la sphère sociale ils en ont déjà trouvé 1 milliard et demi avec mais ce milliard et demi il n'est pas magique souvent le gouvernement dit il n'y a pas d'argent magique mais moi je vais leur dire que dans les entreprises non plus nous n'avons pas d'argent magique ça veut dire que c'est dans notre poche qu'ils vont venir chercher ce milliard et demi qui vont se rajouter au poids des cotisations sur le travail parce que c'est bien ça le sujet ça a été évoqué tout à l'heure en réaction aux déclarations un peu électorales de M.
Bardella mais c'est le sujet le sujet vous m'avez dit on ne peut pas en parler ici évidemment ce n'est pas l'objet de votre invitation on ne peut pas parler
de quoi aussi on parle de tout ici
du poids
du financement de la protection sociale sur le salaire des aides pour le mois de juin et vous me parliez de la réforme des retraites donc si vous voulez vous avez peut-être raison c'est juste c'est un peu plus tard c'est ça qui nous fait de manoeuvre
c'est ce qui nous a amené dans une situation budgétaire impossible où nous ne pouvons plus supporter la moindre
mais est-ce que Jordan Bardella il a raison le président du rassemblement national lorsqu'il dit écoutez voilà
il fait de la politique il fait de la politique effectivement il annonce des choses il ne propose pas comment il les compense mais ce que je pense sur ces allègements de charges c'est qu'il faut que le gouvernement cherche d'autres pistes et d'abord des économies dans le fonctionnement voyez-vous on a travaillé pendant des mois et des mois sur les arrêts de travail moi j'ai dit ici même sur votre plateau que c'était une plaie dans nos entreprises c'était une plaie d'abord parce qu'il y a la double peine souvent pour nos conventions collectives on doit payer ces trois jours et ensuite c'est une autre plaie parce que c'est une désorganisation qu'on paie dans un salon de coiffure quand vous avez quelqu'un qui vous dit je ne viens pas ce lundi matin vous annulez vos rendez-vous c'est une perte de chiffre d'affaires donc c'est un coût pour la nation des mesures devront être prises tout le monde recule on est dans un pays où on recule dès que ça crie regardez l'affaire du 1er mai les gens sont en difficulté ils ont besoin de travailler ils veulent travailler ils sauront payer double
c'est aussi un symbole quand même le 1er mai c'était aussi argité un peu à chiffon rouge
dites ça aux infirmiers qui sont dans les hôpitaux dites ça à l'hôtesse et qui est sur un avion
vous-même journaliste oui mais bon Ludovic revenons sur les allégements
oui sur les allégements et après je vais provoquer un peu Michel Picon mais c'est vrai aussi que ce débat traduit malheureusement où on est la France c'est à dire qu'il y a tout un volet social et je ne le renie absolument pas dans le budget mais c'est l'habitude qu'on a dans le pays dans lequel on est de se tourner vers l'État c'est à dire que sinon on parle du social mais il y a un premier réflexe à la première crise les entreprises aussi vont chercher la subvention donc il y a quand même une culture aujourd'hui qu'il va falloir remettre farouchement un plein pour s'entendre c'est de se dire qu'on ne peut pas sauter de la dépendance énergétique à la dépendance des subventions et ainsi de suite il faut qu'on remette à place ce dialogue là parce que c'est un dialogue qui a à nouveau politisé des choses et pas très très constructif il y a des vraies urgences il y a des enjeux à financer il y a des virages technologiques à prendre il y a des virages on parlait tout à l'heure sur les flats automobiles je pense qu'il y a plein plein plein de dossiers à ouvrir qui sont des dossiers structurels sur lesquels il faut accompagner les entreprises ce dialogue là on ne l'a pas pendant ce temps là c'est à dire qu'on est en train une fois de plus de gérer à la petite semaine et à la petite semaine on ne va pas très loin
oui je suis d'accord mais là quand même le gouvernement là c'est vrai que c'est compliqué parce qu'il n'a aucune marge de manoeuvre le matin on se réveille Donald Trump a dit qu'il allait attaquer l'Iran et on se couche le soir en disant finalement je n'attaque plus l'Iran donc vous voyez c'est vrai que pour le gouvernement les conséquences que ça a sur ce choc énergétique c'est un peu compliqué de suivre donc là c'est sûr qu'il n'avait qu'à vue oui
probablement il n'avait qu'à vue mais c'est à dire que ce monde d'incertitude et ce que je vais dire c'est absolument pas en soutien par rapport à Donald Trump on est entré dedans depuis 10 ans c'est à dire qu'il faut arrêter de faire semblant de le redécouvrir tous les matins que ce soit le Covid le Venezuela le Groenland la liste elle est longue comme le bras depuis 10 ans donc il va falloir accepter collectivement que c'est très dur d'avoir de la visibilité ce qui est un poison économique mais ce qu'on est en train de subir aussi c'est que j'avais mis année particulière en ayant 18-19% de taux de taux d'épargne ont montré l'intérêt dans une période comme ça ils l'ont déjà compris il faut que l'État aussi comprenne et qu'il est important qu'il y ait des marges de manœuvre budgétaire dans une période sur laquelle la visibilité le manque de cohérence et le fait d'avancer au coup par coup devient une façon aujourd'hui de piloter un pays ce qu'on appelle la résilience non mais parce qu'en plus
on n'a plus aucune c'est vrai qu'il n'y a aucune vraie il n'y a aucune réforme mais il n'y en aura plus aucune avant 2027 il n'y a plus de plan oui mais il n'y a plus de direction et surtout il n'y a plus de marge de manœuvre c'est ça en fait tout à fait
mais moi je ne suis pas en opposition avec vous on a bien conscience tous et d'ailleurs on l'a montré depuis le début de cette crise que les aides d'aujourd'hui c'est les impôts de demain et évidemment depuis le début vous le soulignez tout à l'heure nous on dit il faut vraiment aider les gens pour qui c'est vital parce que s'il n'y a pas un soutien que cette crise va les emporter voilà est vraiment très ciblé d'ailleurs quand on regarde finalement ça ne s'est pas trop trop mal passé 150 millions quand l'Espagne a décaissé 4 milliards mais ils ne sont pas dans notre situation et il faut vraiment qu'on se recrée des marges des marges de manœuvre et tout ça ça passe par des réformes structurelles de fond dans notre pays moi je suis d'accord que ces allègements de charges d'abord quand on dit que c'est des aides c'est des aides au patronage je suis désolé c'est la mécanique que l'on a construit où on prend trop de charges sur les cotisations sur le travail et dans le même temps on met en place des allègements simplifions tout ça supprimons les allègements et descendons les charges au moins les choses seront plus claires cotisation absolument sinon je vais me faire gronder par les partenaires sociaux
oui mais quelque part ils ont raison parce que c'est vrai que ce sont des charges mais maintenant c'est dans la cotisation c'est du salaire différé
moi chef d'entreprise c'est prélevé sur le compte de l'entreprise
pour leur charge juste un point vous vous êtes donc aussi sur la position de Patrick Martin qui est un peu échaudé par le fait qu'on lui dit toujours les aides des entreprises c'est 210 milliards c'est 220 milliards c'est dit ok banco on supprime les aides aux entreprises à ce moment là nous on nous supprime les cotisations sociales vous êtes sur la même longueur donc oui c'est à dire que si les entreprises on supprime toutes les aides qu'on vous donne
si on est sur le même pied d'égalité de prélèvement que les autres que les autres pays on supprime les aides qui nous sont données qui sont données le solde entre ce que reçoivent les entreprises et ce qu'on leur prélève il n'est pas à l'avantage des entreprises c'est pas vrai mais après quand on dit il faut baisser les cotisations sociales il faut être capable d'avoir le courage politique de dire comment je compense et là il y a des débats parfois philosophiques sur l'héritage sur la consommation sur ce qu'on a appelé la flat tax c'est à dire la taxation des revenus du capital après il appartient aux politiques d'arbitrer mais l'arbitrage se fera avec courage c'est ce qu'il manque aujourd'hui courage et en fait ne pas se coucher chaque fois que ça crie
ça peut être vrai dans les deux sens ça peut être vrai aussi des cris de l'autre côté cette remise à zéro
qui est prônée par le MEDEF qui revient sur le tapis elle a un mérite ceci dit c'est aussi de simplifier la tuyauterie c'est à dire qu'aujourd'hui entre ce qui est prélevé et ce qui est renvoyé Edwige on en a parlé ici assez régulièrement d'abord il y a un problème de suivi personne n'est capable de vous dire aujourd'hui les montants dans un sens dans l'autre pilotage on l'a même vu sur le pack du trail la capacité à chiffrer les choses était compliquée donc déjà cette simplification à minima sans juste d'être dans un jeu d'euros constant serait souhaitable pour le bien-être de ce pays et des entrepreneurs et déjà ça serait une grande économie de ceux qui contrôlent les cas de ministres et qui font ces tuyauteries qui les dépassent
oui mais même les aides d'entreprise je pense que même Bercy ne connaît pas toutes les aides aux entreprises qui sont versées parce qu'il y en a ils ne savent même plus à quoi ça correspond tellement il y en a et qu'ils ne servent plus à rien et puis ça coûte dans l'entreprise et juste en fait ce qui est compliqué c'est la prévisibilité aujourd'hui pour l'imprévisibilité pour les chefs d'entreprise
bah oui depuis ce matin il y a une nouvelle actualité qui est celle de ce virus bon il y a deux personnes qui sont contaminées une je crois même une française trois autres supposées qu'à contact tout s'arrête les annonces du premier ministre seront reportées à la semaine prochaine pour ce qui concerne le carburant
déjà ça leur fait gagner un
les médias sont remplis de ce truc là on est en train de terroriser les gens j'ai vu tout à l'heure des gens qui commençaient à mettre des masques oui vous avez raison une actualité chasse l'autre et c'est difficile de prévoir ce qui va se passer
c'est vrai et il y aura de nouveau des réunions quotidiennes sur cette question d'intervirus et j'ai interrogé le ministre parce qu'il se disait c'est formidable pour la France et qu'au moins les touristes toutes les réservations sont en hausse mais là ça peut être un peu l'alerte rouge
pour l'instant les hôteliers restaurateurs ne disent pas que la situation les favorise beaucoup
je ne sais pas ce qu'il avait de dire le ministre des touristes
les retours que l'on a ne sont pas excellents regardez le nombre de restaurants qui disparaissent ça reste tout de même encore très préoccupant et puis vous savez oui on va faire j'imagine un gros mois de juillet un gros mois d'août parce que les français iront un peu moins à l'étranger mais quand vous avez un hôtel qui est plein au mois de juillet il reste plein les français
et les européens aussi
beaucoup d'attentisme je confirme ce que dit Michel Picon
merci Michel Picon d'être venu ici le président de l'UDP merci Ludovic de Sautet que l'on retrouve régulièrement sur BFM Business voilà c'est la fin de ce 18-19 tout de suite vous retrouvez Stéphanie Collot j'en profite pour vous dire que demain je recevrai le chef économiste du FMI du Fonds Monétaire International intéressant de savoir quel regard il porte sur les Etats-Unis la Chine l'Europe et la France à demain 18h le 18-19 d'Edwish Chevrillon sur BFM Business
Serge Papin