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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 16 décembre 2025 9 min

Narcotrafic : "Les consommateurs ont aussi du sang sur les mains" (Éric Naulleau)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

repas, on avance. Emmanuel Macron est à Marseille en ce moment même. Nouveau déplacement dans la cité faocéenne.

Il a pour lutter contre le narcotraficer annoncé que l'amende forfaitaire va passer de 500 € contre 200 aujourd'hui. On l'écoute très brièvement et je vous passe la parole savoir si c'est la solution, une des solutions pour lutter contre le narcotrafic. On a mis en place, c'est une innovation des dernières années, une amende forfaitaire délicuelle. tout de suite, on peut vous mettre l'amende.

Ça a permis de commencer à avancer les choses. Mais maintenant, on va changer drastiquement sur deux trucs. Un, les procédures de recouvrement.

On va mettre des commissaires de la République pour aider les finances publiques, la justice à les recouvrer parce qu'on a des taux de recouvrement qui sont pas satisfaisants. De on va le passer à 500 € l'amende. 500 € parce qu'il faut taper au portefeuille ce qu'on attrape avec de la drogue en vie.

Parce que ça n'est pas festif de se droguer. C'est pas la même chose que des choses qui sont licites. Il y a ce qui est licite et illicite dans une démocratie.

Il faut juste que toute personne qui consomme de la drogue se dise qu'elle alimente aujourd'hui le narcotrafic qui fout nos villes et nos quartiers en l'air. Si on dit pas ça clairement aux gens, on se trompe de cible. Bien.

Euh alors est-ce que c'est une des solutions ? Moi je pense que et Nol a souvent dit sur ce plateau, il faut taper sur les consommateurs. Est-ce que 500 € à l'in c'est de nature elle est dissuadé ou pas ?

Alors il y a plusieurs sujets dans le trafic de stup. Je suis désolé de reprendre ça. On a déjà eu cette discussion avec Rick.

Je m'excuse auprès de lui, je lui présente mes excuses par avance de reprendre ce débat mais un il y a le consommateur. Il y a un le producteur de le distributeur et trois le consommateur. Le premier problème s'appelle producteur.

Producteur c'est tu détruis les lieux de production. Le deuxième sujet s'appelle distributeur, celui qui gagne beaucoup d'argent qui est un danger pour la société qui doit être éliminé pénalement en général Donald Trump a d'autres méthode plus définitive sur lesquelles je ne m'aventurerai pas. Troisièmement, il y a le consommateur.

Depuis 70 ans, on sait très bien pourquoi un consommateur consomme que ça soit n'importe quel produit addictif quel qu'il soit. La science médicale a traité de cette question. Science médicale, même la science psychiatrique.

L'interdit ne marche pas. La dénonciation ne marche pas et la punition ne marche pas non plus. Le traitement si le traitement et même le traitement obligatoirement.

Alors je vous dis ça parce que j'appartiens dans ma catégorie au rang des répressifs contrairement à ce que vous pourriez imaginer. Je suis pour réprimer les alcooliques. Ceux qui consomment les produits addictifs.

Moi je suis pour la libération des individus et pas pour leur addiction. Mais je concerte le code de la santé publique qu'on utilise jamais en obligeant au traitement obligatoire. Je parle pas de salle de shoot he, on s'entend bien.

Je ne je ne dis pas qu'il faut aider les gens à se droguer. Je dis qu'il faut leur expliquer que et donc aujourd'hui la quasi-totalité des opérations de distribution ne se font plus dans les tours ou les fours, ce qu'on appelait comme ça, mais en distribution à domicile. Le marché a totalement changé.

Ces mesures ne fonctionnent pas. et l'amende forfaitaire dlicuelle qui a fait l'objet d'une étude récemment sur la valeur ancienne qui était même pas à 200 € d'ailleurs un peu moins montre que ça ne fonctionne pas d'abord parce que on a le plus grand mal à leur faire payer comme les contraventions et le reste he il y a un sujet de la capacité de l'État non seulement à dire je te donne une amende mais à la récupérer et vous savez que le taux de de retrou de de recouvrement merci des amendes est extrêmement bas en France parce qu'elles sont pas assez importantes pour que ça intéresse le trésor public et même quand elles sont à 200 ou 500 ou 1000 € c'est pas assez par rapport à l'extraordinaire lourdeur de la machine bureaucratique. Brave gens qui payent en vrai.

Oui, c'est à peu près ça. Et donc je pense que le sujet central, il est d'abord la saturation du territoire mais pas l'opération coup de point ou coup de point exiciel. la saturation, c'est-à-dire le moment où le niveau d'impossibilité pour ceux qui tiennent encore les tours et les fours de fonctionner devient tellement insupportable que effectivement ça ira probablement à une forme de confrontation parce qu'il y aura une reconquête et que la reconquête sera mécaniquement brutale.

Je le dis sans sans ostentation mais parce que c'est un sujet dont on peut parler d'ailleurs. Monsieur Joron n'est plus là mais on aurait pu en parler avec lui ou ses collègues. Ils savent très bien ce qu'est la nature de quand on voit une voiture de police fuir parce que cinq individus lui jettent des pierres c'est qu'il y a un problème.

C'est pas eux qui devraient fuir, c'est les autres. Et donc, il y a un sujet là très important de reconquête territoriale et de saturation du territoire et deuxièmement de traitement des malades. Les consommateurs sont d'abord des malades et la question pénale, elle ne vient qu'à la fin de ce sujet.

Voilà. Moi, j'ai une objection votre honneur producteur, distributeur, consommateur. Il y a pas de producteur qui vous dit moi je suis rien dans cette pour rien dans cette situation.

Distributeur, le consommateur vous le dit. Le consur dit mais moi je su pour rien. Les meurtres qui ont lieu, les victimes collatérales, une gamine qui prend une balle.

Non, il faut arrêter avec cette complaisance. Ils ont du sens sur les mains. Il faut être un peu dram.

On peut leur dire mais mais je n'ai aucun problème avec le fait de leur dire. Je suis je suis pour la la pratière don on les partie du problème a été la complaisance et l'autocomplisance. [rires] surtout sur la cocaïne surtout sur la cocaïne alors qu'elle est devenue la principale drogue en valeur consommée en France et qui n'est plus une drogue des beaux quartiers comme certains se complaent avant compter.

Alors maintenant elle est très largement répandue partout pas cher. On en a jamais consommé autant on a jamais produit autant et a jamais si peu cher l'inverse de tout processus de prohibition fonctionnelle. Gautier et Latitia.

Alors déjà, je conseille à chaque auditeur et téléspectateur qui nous écoute ou nous regarde d'écouter euh en podcast les l'éditau de Laurentessier ce matin dans la matinale de repile de tous les discours d'Emmanuel Macron à Marseille. Franchement, c'est savoureux, rien n'a bougé. Le président vient, vous avez vu, il s'énerve là, il s'énerve, il a un tom martial, il tape du point sur la table, même s'il y a pas de table.

Franchement, c'est très efficace et à mon avis très dissuasif. Moi, je pense évidemment qu'il faut s'en prendre au consommateur, mais je pense que c'est facile ce qu'il dit et ce qu'il fait. C'est amende à 500 €.

Pourquoi pas 1000 ? Pourquoi pas 1500 ? Le problème c'est la volonté politique pour aller à la confrontation comme l'a dit Alain Ber.

Est-ce que vous êtes capable d'assumer la confrontation ? Oui ou non ? Aujourd'hui, il y a pas un ministre de l'intérieur qui assumerait cela.

Il y a pas un président de la République qui assumerait cela. Et qu'est-ce que vous disent les policiers en ce moment ? Policier et gendarme, vous savez, depuis la vague d'attentat qu'on a vécu, policiers et gendarme, ils ont le droit de sortir avec leurs armes de service quand ils sont en civil.

Ils vont au cinéma en famille, ils vont au restaurant, ils ont le droit de prendre leur arme. Vous avez énormément de gendarmes et de policiers qui ne la prennent plus une fois qu'ils ne sont pas en service. Pourquoi ?

Parce qu'il y a un président de la République tiens à Marseille d'ailleurs qui a lâché un policier avant tout procès, avant toute procédure, avant toute mise en examen, avant toute garde à vue. Vous voyez évidemment l'affaire à laquelle je fais référence. Et donc aujourd'hui, il y a beaucoup de policiers euh qui ne sortent plus avec leur armes quand ils ne sont pas en service.

Donc évidemment que ces policiers se disent "Si demain il y a une confrontation très importante avec les narcotrafiquants, je ne serai pas soutenu, je serai lâché et ensuite je serai lyché". Voilà. Donc le jour où il y aura un un état et un gouvernement capable de soutenir sa police parce qu'ils n'attendent que l'ordre et parce que BNOR, on cite à chaque fois BNOR, qu'est-ce qui s'est passé ?

C'est eux c'est eux qui se sont retrouvés en prison et une histoire vraie. ces policiers qui sont intervenus dans les quartiers nord, c'est eux qui se sont retrouvés en prison. C'était sous euh euh l'époque Manuel Vals, ministre de l'intérieur et et donc François Hollande et Jean-Marcot.

Voilà. Donc on n' pas des gouvernants capables d'assumer cette confrontation. Donc ils s'en prennent au consommateurs, c'est simple hein, 500 € 1000 € 1500 € comme ils veulent mais il y a personne pour s'en prendre au narcos.

Latitia Guinan sur le narcotrafic, la façon de lutter contre le narcotrafic et gangrain de notre pays. Moi je pense que de toute façon on va devoir arriver à une confrontation parce que à un moment donné, on le voit bien avec la DZ mafia, il y a une volonté vélité d'expansion sur le territoire français et donc il y a un rapport de force qui forcément que que un un dirigeant va devoir empoigner parce que parce que c'est un peu marche ou crève enfin et donc quand les les narcotraficent dans les quartiers ça va. Mais là aujourd'hui, on voit qu'effectivement, il rentre dans un bras de fer en disant "Nous, on est plus fort que vous." Et donc forcément l'État français va devoir répondre et forcément il va répondre avec effectivement du sang des larmes, beaucoup de moyens euh et pas seulement sur les consommateur.

Pour les consommateurs, je trouve qu'il y a quelque chose de symbolique. C'est vrai que jusque-là dans la drogue récréative, on se disait voilà c'est c'est sans problème sans un donc culpabiliser un petit peu les consommateurs, c'est bien, c'est pas efficace parce que de toute façon l'offre crée la demande. Le narcotrafic il a pas existé de tout temps hein.

Ça a commencé effectivement avec l'opium, les guerres de l'opium. On a on a vu effectivement et notamment les les Britanniques, il y avait un fabuleux marché et que euh c'est pas parce que les hommes se sont toujours drogués un petit peu que ce marché-là, il existait de tout temps. Non.

Et donc, il y a cette mane économique formidable contre laquelle l'État doit lutter. Elle lutte depuis de siècles contre cette man, enfin contre ce rapport dans ce rapport de force là. Elle le gagnera probablement pas jamais parce que parce qu'il y a trop d'enjeux financiers en en en sur la table. mais euh de rétablir le rapport de force, ça elle va être obligée de le faire et notamment en en s'attaquant à l'offre et pas seulement à la demand

Narcotrafic : "Les consommateurs ont aussi du sang sur les mains" (Éric Naulleau) — Marina Ferrari · Pourquijevote