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interviewCNEWS· 28 avril 2026 3 min

David Lisnard : «Il est normal d'être contrôlé surtout quand on utilise de l'argent public»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Enfin, tout est dans votre question. Alors, moi, je suis ni parlementaire ni voilà, j'ai vu les bribes de ce rapport, j'ai vu tout ce qu'il a accompagné. Euh ce que je sais, c'est que dans ma vie, quand j'étais dans le privé, dans le commerce et encore plus quand depuis que je suis maire, je suis tout le temps contrôlé.

Euh alors, c'est normal d'être contrôlé quand le contrôleur lui-même est compétent et impartial, hein, ça c'est une évidence, mais il est normal d'être contrôlé quand on de sur croix lorsqu'on utilise de l'argent public. Enfin, c'est une telle évidence. Donc le service public, l'audiovisuel public qui était l'objet de ce rapport doit être contrôlé lorsque plusieurs milliards d'argent des contribuables français sont utilisés.

Il est normal de vérifier qu'il n'y ait pas de conflit d'intérêt. Si vous saviez dans un conseil municipal le nombre de précautions que vous devez prendre parfois un peu stupide parce que vous pourriez avoir un lien très indirect et moral dans sur une décision et cetera, c'est très contrôlé. Et là, on se rend compte qu'il y a une alliance du privé et du public quelque part avec des intérêts privés qui sont qui sont alimenté par de l'argent public.

Donc le service public audiovisuel doit être contrôlé. Il l'aime bien d'ailleurs par certaines émissions donner des sentences morales. Je vais pas citer de nom parce que ça pourrait me porter malheur prochainement. [rires] Enfin, il suffit de me lire sur les réseaux pour pour voir qui je peux viser.

Et donc la suite, c'est qu'est-ce que l'on en fait ? C'est ça. Qu'est-ce que l'on en fait ? et comment on retrouve une ambition d'un audiovisuel public et d'un d'un audiovisuel au sens large.

Donc premier élément, il faut du pluralisme. Vous en êtes une expression. Je peux ne pas être d'accord avec votre ligne éditoriale.

Je suis pas forcément la première cible à ne pas être d'accord mais en tout cas vous devez pouvoir le dire à partir du moment où il y a du pluralisme, c'est de l'argent privé, c'est la responsabilité de ceux qui financent, de ceux qui regardent et cetera, de ceux qui parlent. Donc, il faut du pluralisme. Il y a pas une vérité révélée.

La seule façon d'assurer une société démocratique et la la plus saine possible, c'est le pluralisme. Deuxièmement, un service public peut avoir sa place, mais aujourd'hui, il est évident que il consomme trop d'argent public et parallèlement, beaucoup d'équipes du service public que je connais bien manquent de moyens sur le terrain. C'est à l'image du reste du pays.

On dépense plus qu'ailleurs mais on ne met pas les moyens où il faut. Donc il y a peut-être des chaînes qui ont une valeur commerciale et qui ne font que du paracommercialisme, je pense à France 2 par exemple qui pourrait être privatisé. Garder une ou deux chaînes publiques concentré sur une offre culturelle artistique neutre.