Marine Le Pen réagit face à l’alerte écologique | Archive INA
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
1974, vous aviez 6 ans, première campagne présidentielle de votre père et aussi celle d'un drôle de candidat en pullover rouge.
Et vous savez ce qui va se passer ? Eh bien nous allons bientôt manquer de l'eau. Et c'est pourquoi je bois devant vous un verre d'eau précieuse, puisque avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera. A lundi, je vous dis au revoir et j'espère vous revoir pour vous expliquer notre projet global d'avenir. Merci mes amis.
Il n'avait pas complètement tort à noter.
René Dumont, le premier candidat écologiste qui a fait un peu plus de voix que Jean-Marie Le Pen d'ailleurs à cette élection, mais qui n'a pas été beaucoup entendu à l'époque. C'est dommage ?
Oui, enfin c'est dommage. La réalité c'est que c'est le modèle économique qui a été développé plus tard, qui est le vrai modèle qui tue notre planète. C'est le modèle ultralibéral, c'est le modèle fondé sur le libre-échange, sur le moins-disant social, sur l'utilisation, le pillage en fait de la planète. C'est ça auquel il faut mettre fin pour pouvoir retrouver, pour pouvoir défendre l'environnement véritablement.
La pollution existait et comment ?
Non mais la pollution existait, mais tout nous dit là d'ailleurs depuis cette période-là que c'est par la technologie aussi qu'on arrive à résoudre les problèmes qui sont la conséquence de l'activité humaine. Vous voyez, c'est grâce au progrès en fait qu'on arrive à faire en sorte que les industries polluent moins, que le nucléaire pollue moins, que c'est grâce par exemple aux usines de désalinisation de l'eau qu'on peut demain, on règle déjà, mais on réglera encore plus demain le manque d'eau dans le monde parce qu'il avait raison, il y a des endroits qui manquent d'eau aujourd'hui au moment où nous nous parlons.
Donc moi je crois beaucoup au progrès, je ne pense pas que les choses soient fixes et qu'il faille faire indéfiniment siècle après siècle avec les éléments technologiques que nous avons. Non, on va trouver, on découvre des choses tous les jours pour pouvoir améliorer la situation. Mais il n'en demeure pas moins que le modèle économique, lui, s'il continue, si on continue à le choisir au lieu du localisme, au lieu de la proximité, eh bien on finira par mal vivre. Ce n'est pas tellement la planète qui souffre, ce sont les hommes qui souffrent.
Donc vous n'êtes pas écologiste canal historique, on l'a bien compris en vous écoutant. Jean-Marie Le Pen disait, parlait de l'écologie comme la nouvelle religion des bobos gogos, ça a longtemps été une expression dans le parti.
Oui, non, mais ce n'est pas ça, non, non, moi je suis plutôt attachée à ces problématiques écologistes, mais j'essaie de les regarder par le vrai bout de la lorgnette, pas par le mauvais bout de la lorgnette, vous voyez.
Marine Le Pen