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interviewJordan Bardella· 6 février 2026 17 min

Jordan Bardella au World Impact Summit : « La question écologie n'appartient pas qu'à la gauche »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci beaucoup monsieur Bartella d'être avec nous dans le World Impact Summit. J'ai commencé avec tous les leaders de parti donc il y a pas d'exception à faire sur une question politique. C'est compliqué pour le RN en ce moment après la décision les les réquisitoires.

Quel est votre état d'esprit ? Comment vous voyez les choses pour votre parti ? Bien, bonjour à tous.

Merci pour votre invitation. euh commence très loin de la question environnementale et question politique éc monsieur Bard. Euh écoutez, nous affrontons une période judiciaire qui est une période difficile euh dans laquelle nous efforçons de de nous battre, de prouver notre innocence dans le cadre de cette procédure d'appel.

Euh et de toute manière, quoi qu'il arrive et et quoi qu'il advienne à l'issue de de ce procès, nous serons évidemment présents sur la grille de départ de de l'élection présidentielle. Je souhaite que Marine Le Pen puisse porter nos nos couleurs parce que nous sommes aujourd'hui donnés gagnants à la fois d'une potentielle élection présidentielle, à la fois d'élection législatives. Je crois que les Français ont besoin d'une d'une alternance et que le le courant d'idées que qu'on porte en France s'impose chaque jour dans le cœur des Français.

Je crois qu'il y a un besoin de d'apaisement, d'unité dans le pays, que ça doit se faire autour de cette cette fierté française. Le pays a besoin de changement sur la politique économique, sur la politique sécuritaire, sur notre capacité à mieux nous défendre sur la scène européenne et sur la scène internationale. Et nous nous efforçons nous de porter ce combat.

Donc nous sommes sereins. Le combat judiciaire, ça fait partie du combat politique et et nous nous travaillons activement à préparer les prochaines élections. Voilà, je ferme la parenthèse politique parce que vous n'êtes pas venu pour parler politique parce qu'on a beaucoup envie de vous entendre au RN parler d'écologie hein.

A priori c'est pas c'est pas un domaine où on vous entend tout le temps sur ce sujet. Alors Pierre peut-être on commence aussi par le sondage et on fait réagir monsieur Bardella sur le notre sondage auprès de 5000 personnes fait en France. Le World Summit a commandé un sondage sur les territoires auprès de 5000 français et euh on a des résultats et un des résultats les plus intéressants est que 35 % des Français estiment que euh la protection de l'environnement et ce qu'il y a de plus important c'est le premier enjeu.

Qu'est-ce que ça signifie la protection de l'environnement pour vous ? Alors, je vais répondre à vos deux observations. D'abord, l'observation de monsieur Revel sur notre rapport à l'écologie et puis évidemment je vous dirai un mot de ce de ce résultat.

D'abord, je pense que l'écologie est dans le cœur des Français une valeur universelle. Je pense qu'on a tort de considérer que le le défi environnemental que la question écologique, elle n'appartient qu'à un seul camp politique et en l'occurrence qu'elle n'appartient qu'à la gauche. Je pense que le peuple français est écologique.

Je pense que l'écologie c'est d'abord et avant tout l'amour l'amour du beau. la science par laquelle d'abord on a conscience de la fragilité du monde, du monde qui nous entoure et l'envie de transmettre notre notre pays, nos paysages, notre patrimoine vivant encore plus riche et encore plus beau aux générations futures. Et c'est vrai que cette conscience écologique, elle est encore plus prignante dans le contexte du réchauffement climatique que que nous vivons et qui n'en est évidemment qu'au début du du commencement.

Donc je crois que les Français sont profondément attachés à la à la valeur écologique. Ils sont profondément attachés à leur environnement. La France est l'illustration même de la richesse de ce mot de patrimoine vivant.

Parce que nous avons un pays qui est riche de ces de ces de ces paysages, de ces de ces champs agricoles, de ces montagnes, de ces dunes, de ces villes, de ces villages a créé un lien particulier entre les Français et leur et leur territoire. Et donc, il est bien naturel que les Français y soient attachés et qu'ils aient envie de le transmettre aux générations futures et notamment à leurs enfants et à leurs petits-enfants dans un contexte où le monde paraît de plus en plus de plus en plus incertain. Vous avez l'impression que c'est une sensibilité nouvelle au au RN, l'écologie ou bien peut-être même à vous à titre personnel, comment vous vivez, j'allais dire au quotidien cette façon de votre sensibilité à l'écologie ?

Parce qu'encore une fois, je vous remercie d'être là parce que c'était pas si simple de vous entendre sur ces questions-là, me semble-t-il. Donc est-ce que c'est nouveau et comment vous au quotidien vous vivez de manière plus écologique ? Peut-être d'abord moi j'ai 30 ans et donc par conséquent je j'appartiens à une génération qui est peut-être plus soucieuse et plus sensible à cette question du réchauffement climatique.

Et puis comme responsable politique et notamment comme député européen, on est confronté à la réalité économie économique notamment sur le terrain. On voit chaque jour dans nos échanges avec les agriculteurs que par exemple la question de l'eau, la question du stockage de l'eau, la question des sécheresses dans un certain nombre de département français notamment dans le sud-ouest est désormais un enjeu préignant. Il suffit de regarder la multiplication des épisodes de canicules chaque année pour se rendre compte que on est encore une fois, comme je viens de le dire, au début d'un commencement qui est aussi le défi de notre de notre génération et la France doit évidemment y prendre y prendre sa part.

On a la chance de vivre dans un grand pays, dans une grande économie qui s'appelle la France. qui a fait euh de par le temps des efforts considérables euh pour réduire son empreinte carbone, pour réduire ses émissions de CO2. On l'a fait notamment sur le plan de l'énergie avec le le nucléaire.

Euh les émissions euh pour l'énergie, c'est 10 % euh de la totalité de nos émissions, c'est 25 % en Allemagne, 25 % aux États-Unis et et ça, on le doit en grande partie euh aux efforts qui ont été faits après la Seconde Guerre mondiale pour nous doter d'un système d'un d'un parc nucléaire qui nous permet d'avoir une énergie non seulement décarbonée et donc il faut évidemment aller beaucoup plus loin dans l'électrification de nos de nos usages mais qui nous permet aussi d'avoir une électricité qui est parmi les moins chères. Jordane Bartela, avant que Pierre vous j'ai une question un petit peu entre tout cela. La transition écologique, c'est le thème de notre entretien.

Ça coûte de l'argent. Ça coûte de l'argent au à l'État, aux entreprises, vu le niveau d'endettement du pays, vu parfois les difficultés pour les entreprises aussi, hein, pour les plus vertueuses à lever de l'argent sur les marchés financiers. Est-ce que cette transition écologique pour vous, elle est avant tout liée à l'assainissement aussi des finances publiques française ?

Non mais on va pas se mentir, tout est lié à l'assainissement des finances publiques. Ça fait 50 ans que la France vit au-dessus de ses moyens et si on veut demain remettre le pays sur le chemin de la croissance et en l'occurrence de la croissance verte qui nous est permis par l'énergie nucléaire, il faut évidemment qu'on fasse des efforts considérables pour euh réduire la dépense publique, pour dépenser beaucoup moins, pour ensuite prélever beaucoup moins d'impôts sur nos compatriotes et notamment sur nos entreprises. Moi, je crois profondément que l'écologie et le progrès sont des combats qui sont parfaitement conciliables.

Le problème, me semble-t-il, est que la perception que beaucoup de nos compatriotes et que beaucoup de nos concitoyens ont de l'écologie est une perception à la fois punitive et décroissantiste. C'est-à-dire que quand on regarde les combats écologistes des dernières années, on se souvient que par exemple la multiplication des des plateformes des des portiques éco écox sur le territoire français sous le quinquena Hollande a amené à des révoltes très importantes avec les bonnets rouges. À l'époque, on a eu le mouvement des gilets jaunes qui a démarré sur l'augmentation de la fiscalité sur le carburant et puis on voit la gronde notamment d'un certain nombre de de gens et notamment des automobilistes sur la question des desfe en fait à exclure les automobilistes qui n'ont pas les moyens d'acheter des véhicules électriques des des grandes villes.

Et donc tout cela est non seulement mal fait mais donne le sentiment d'une vision politique décroissantiste et et négative de l'écologie. Or moi je crois dans une écologie qui est raisonnable, qui est praticable et et il faut regarder les faits, il faut regarder la science. Un exemple très concret, la moitié des émissions de CO2 de la France et 1/3 de l'empreinte carbone de l'Union européenne est lié à nos importations.

Il y a 600 tankers qui traversent la planète. Un super tank, c'est l'équivalent en terme de particules fines émises de l'intégralité du parc automobile français. On en a 60000 qui traversent la planète.

Donc pour moi, on ne peut pas dissocier l'écologie de la croissance verte. Et donc on a besoin de relocaliser, de recréer des conditions notamment sur le plan normatif et sur le plan fiscal pour rapatrier les usines et pour rapatrier les les lieux de il faut non seulement réindustrialiser, il le faut avec du nucléaire mais je ne crois pas moi à un pays sans usine. On a besoin de produire et pour produire il faut le patriotisme économique, il faut le recours au circuit court.

Et moi par exemple, je défends et je l'ai défendu pendant les élections européennes la possibilité de faire du du patriotisme économique dans les marchés publics. Aujourd'hui, je vous donne un exemple très simple. dans la restauration collective, c'est dans les cantines, des collèges, des écoles ou des lycées, on a plus de 60 % du bœuf qui est consommé par nos enfants qui est d'origine importée.

Et pendant ce temps-là, vous avez des milliers d'agriculteurs qui n'arrivent plus à vivre de leur travail parce qu'ils subissent une concurrence desloyale et un excès de donc il faut évidemment que ceux qui produisent sur le sol français puissent avoir une priorité d'accès dans les marchés publics. Et donc moi, je milite pour que on s'appuie sur les faits. L'effet c'est que aujourd'hui une grande partie de nos émissions vient de nos importations et donc il faut relocaliser et il faut avoir un un mot d'ordre pour notre économie, c'est produire, produire et produire.

Au milieu de tout ça, il y a la question du prix parce que est-ce que ça permettrait de de garder les mêmes prix ? Est-ce que vous pensez que la transition écologique serait accessible au Français avec cette cette approche et cette méthode ? Mais les Français, ils sont d'abord les Français, ils sont prêts.

Mais il faut se rendre compens mais je vais vous donner un exemple très très concret. Euh euh moi je me suis battu au Parlement européen contre le pacte vert parce que je considère que le pacte vert euh est très loin de l'idée que je me fais de l'écologie et en réalité en multipliant les normes sur les entreprises françaises et sur l'industrie européenne, non seulement euh on empêche nos agriculteurs et nos entreprises de produire, on se rend dépendant des importations à des produits qui viennent du bout du monde et qui sont fabriqués dans des standards sociaux économiques qui ne respectent aucun des standards qui sont imposés à nos chefs d'entreprise et et à nos salariés sur le sol français et sur le sol européen et ensuite ça renchérit le coût des produits. Euh regardez par exemple le le la décision qui a été prise de bannir la la fabrication de moteur thermique neuf à l'horizon 2035 sur le continent européen.

On s'est aperçu que c'était tellement dur pour l'industrie européenne que non seulement c'était pas crédible qu'on a perdu 40000 emplois dans la filière automobile mais qu'on se rend dépendant des véhicules chinois qui sont fabriqués dans des conditions là encore écologiques qui sont très éloignés du niveau qui est aujourd'hui appliqué à l'économie française et à l'économie eurée. Donc je veux juste dire que la politique écologiste telle qu'elle est menée, elle contribue précisément à affaiblir le pouvoir d'achat de nos compatriotes parce qu'elle renchérit les prix des carburants, parce qu'elle renchérit le prix des voitures, parce qu'elle renchérit le prix de ce qu'on a dans dans nos assiettes. Donc c'est là où je vous dis que l'enfer est pavé de bon là sur la question du mix énergétique, c'est important aussi me semble-t-il.

Vous avez commencé à aborder la question du nucléaire. Comment est-ce que vous voyez l'évolution de ce mix énergétique entre l'éolien, le solaire, peut-être même l'hydrolien ? On a aussi des barrages entre quel est le mix énergétique optimum euh pour vous ?

Bon, d'abord, je pense que le la on ne peut pas faire sans assumer une conviction et un engagement très fort dans le nucléaire parce que le nucléaire est aujourd'hui l'énergie la plus décarbonée qui permet à la France d'avoir en matière euh énergétique un des systèmes les plus propres au monde. Donc le mix énergétique, il faut arrêter de raconter n'importe quoi aux Français. C'est ce qui est fait depuis des années.

On a sous-investi dans le nucléaire, on a fermé Fessonheim, on a abandonné le projet Astrid qui était un projet innovant pour promouvoir une nouvelle génération de matériaux nucléaires et notamment avec des déchets qui soient beaucoup plus propres et beaucoup plus respectueux de l'environnement. On a besoin de renouer avec l'innovation. Je pense que l'économie française meurt en réalité du principe de de précaution à outrance tel qu'il est en pratique depuis plusieurs années.

Et donc dans notre mix énergétique, on a besoin d'un engagement très fort sur le nucléaire. Moi, je suis favorable à ce qu'on prolonge la durée de vie de nos centrales nucléaires à 80 ans un peu sur le modèle américain et qu'on passe immédiatement ensuite derrière sur des réacteurs de nouvelles générations qui sont beaucoup plus efficaces, beaucoup plus propres et beaucoup plus pertinents pour permettre à la France de retrouver une industrie et de faire baisser la facture de nos compatriotes. Vous approuvez donc depuis le discours de Bfort du chef de l'État la relance du nucléaire dans notre pays.

Non, mais le chef de l'État, il a changé 25 fois d'avis sur le sur le sujet du nucléaire comme sur beaucoup de sujets. Et encore une fois, les choix qui ont été faits sous le quinquena 2017-2022 ont fait beaucoup de mal au système énergétique français, je le crois. Ensuite, il faut évidemment du du renouvelable.

Moi, j'ai très grande réticence sur le renouvelable intermittent parce que par définition, vous ne pouvez pas le maîtriser et c'est la raison pour laquelle je considère que l'éolien qui est aujourd'hui sursubventionné n'est pas un gage d'efficacité dans le mix énergétique parce que par définition vous dépendez du vent et que l'énergie ne se stock pas. Donc on est obligé de la la brader à Bakou à nos partenaires européens notamment en qui commence à paraître qui ne sont malheureusement pas des solutions souveraines et des solutions françaises. Mais grâce au deuxème espace maritime mondial on peut réfléchir évidemment à de nouvelles formes d'énergie.

Vous avez cité l'hydrolien, je pense que c'est un chantier qui mérite d'être d'être poussé qui avait été développé un temps par EDF. En revanche, je suis résolument opposé aux éoliennes offshore et euh et je crois qu'il faut monter en puissance aussi sur l'hydraulique et notamment sur la la montée en puissance de nos barrages en refusant d'abord la la privatisation qui est proposée par la Commission européenne et ensuite en défendant des solutions qui soient plus. Pierre, dernière question sur l'agriculture parce qu'on est à quelques 14 le photovoltaïque.

Vous êtes vous êtes pour ou cont c'est d'ailleurs une solution qui est de plus en plus utilisée avec l'agroécologie par les agriculteurs pour avoir des compléments de revenus. Absolument. Et alors les mesures en matière d'écologie de transition, d'abord les agriculteurs sont euh en tout cas ceux que j'ai pu rencontrer sont euh euh très euh frant de ce de ce type de de système puisque ça vous permet en fait euh euh moyennant une installation euh de panneaux photovoltaïques sur le toit notamment de vos fermes euh d'avoir d'ici à 10 ans en fait des revenus qui soient des revenus c'est la moyenne d'amortissement des revenus complémentaires.

Encore une fois, le photovoltaïque aurait dû être soutenu. Or, en laissant la concurrence chinoise, en refusant tout droit de douane sur les produits chinois qui sont rentrés dans notre économie sur le sol européen et sur le sol français à entraîner la mort des filières de photovoltaïque. Donc moi, je veux juste que dans le cadre de la mondialisation, on utilise pour protéger nos entreprises, pour aller vers le progrès, pour aller vers la croissance verte les mêmes armes que celles qui sont utilisées par nos partenaires.

C'est vrai sur la défense, c'est vrai sur le commerce, c'est vrai sur la question environnementale. Si on avait mis des droits de douane comme nous le proposions à l'époque sur le photovoltaïque pour protéger les filières françaises comme le font toutes les grandes économies du monde, on aurait aujourd'hui une solution souveraine en la matière et malheureusement aujourd'hui sur cette solution, on est dépendant de la Chine. Très rapidement Jordan Bardella sur l'agriculture, on a quelques semaines du du salon de l'agriculture.

Euh on entend les agriculteurs qui disent "Nous, on nous laisse pas nous battre à égal. Nous on emploie plus de pesticides que d'autres emplois. On importe des produits qui sont produits avec des pesticides.

Quelle est votre position sur l'agriculture plus verte ? Je vais attendre que la musique s'arrête. Oui, ça ça veut dire qu'on a dépassé de 29 secondes.

Ça va ? Non, mais très rapidement euh euh il faut avoir conscience que ce qui est en train de se passer sur l'agriculture, c'est un choix de civilisation. C'estd que dans 10 ans, il y a un agriculteur sur deux qui va arriver en retraite.

Si on ne change pas la politique agricole aujourd'hui, dans 10 ans, il y a plus une seule exploitation euh agricole en France. Or, moi je tiens à la souveraineté alimentaire. Pour ça, il faut se donner les moyens évidemment de produire.

Je pense qu'il y a beaucoup trop de normes sur l'agriculture et que en réalité, on est en train de se tirer deux balles dans le pied, notamment à cause des réglementations européennes mais à cause du zel que fait la France. Le bon exemple, c'était sur l'accétamide. C'estàd que on a là un produit qui est autorisé dans tous les pays de l'Union européenne, tout, tout sauf un, la France.

Donc on voit bien que même là, en est en essayant d'être euh euh plus propre que propre, et bien en réalité euh euh on crée les conditions d'une décroissance sur le sol français. Donc nos agriculteurs, ils veulent pouvoir vivre de leur travail, ils veulent pouvoir être protégés de la concurrence des loyales, ils veulent la paix fiscale et ils veulent surtout qu'on les laisse bosser sans les asphyxier de papr parce quea aujourd'hui quand vous êtes un agriculteur, vous passez 2 jours de la semaine à remplir des papiers et à remplir des formulaires et ça c'est plus possible. Merci beaucoup Jordan Bardella.

Merci beaucoup.