Canicule, présidentielle 2027, Marine Le Pen face à la justice... Le "8h30 franceinfo" de Jean-Philippe Tanguy
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France Info. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour. Bonjour Paul. Bonjour à tous. Merci d'être avec nous sur France Info, Jean-Philippe Tanguy. Alors que dans six petits jours, vous saurez enfin qui de Jordan Bardella ou Marine Le Pen sera votre candidat à la présidentielle. Pouvez-vous démontrer, comme vous dites, que le bardellisme est un marinisme malgré les différences de fond et de forme ? Vous nous le direz dans un instant. Mais d'abord, vous êtes envoyé sur tous les plateaux et vous avez donné une conférence de presse hier pour expliquer ce qui était annoncé comme le grand plan clim du RN, annoncé il y a un an, mais que vous aviez encore un peu de mal à expliquer ces derniers jours.
Alors, est-ce que vous avez compris votre propre plan, Jean-Philippe Tanguy ? Vous êtes mis d'accord entre vous ?
Ça commence bien, madame Lambré. Oui, écoutez, j'ai compris notre propre plan. Alors ça, il faut nous comprendre. Mais non, c'est-à-dire que parfois, c'est paradoxal, c'est que le RN est régulièrement accusé d'être démagogue, d'avoir des solutions simplistes.
Et quand on essaie, d'une manière générale d'ailleurs, de mon point de vue, mais en tout cas, quand il y a une conférence de presse avec de la complexité, parce que c'est un problème compliqué, la climatisation doit couvrir à la fois le cadre de la rénovation globale des bâtiments des particuliers, de tous les secteurs publics, de secteurs différents entre l'établissement de santé, évidemment, et les écoles, les collectivités territoriales, l'État, les particuliers, les entreprises pour le transport public, par exemple, où il y a beaucoup d'entreprises comme Veolia ou d'autres, qui sont des prestataires.
Oui, le plan est plus compliqué, c'est plus compliqué, puis il y a surtout une énorme contrainte qui est les finances publiques. Et peut-être que c'est parce que, comme vous l'avez dit en introduction, ça m'a fait plaisir, d'ailleurs, ça m'a interpellé, il n'y a pas d'argent magique.
C'est ce que je dis dans le teasing, parce que c'est ce que vous dites, mais peut-être que ce qu'on peut vous reprocher aujourd'hui, c'est d'avoir, vous dites, on n'est pas démagogique, est-ce que vous n'avez pas présenté ce plan avec un peu de démagogie dans un moment pour mieux cibler le gouvernement, alors que la réalité, c'est que votre plan, finalement, ce sera des prêts à taux zéro et ce n'est pas un État stratège qui va financer de la clim pour tout le monde.
Si, mais parce qu'on finance via un prêt à taux zéro, mais financer, aider, ce n'est pas tout payer, tout subventionner, prétendre que tout va apparaître miraculeusement. Par exemple, oui, il y a un premier mandat pour les urgences, comme avaient dit Marine Le Pen et Jordan Bardella, sur les écoles, sur les établissements de santé, sur les EHPAD. Le reste de la fonction publique, ce serait le deuxième mandat ou un plan en dix ans. Vous projetez sur dix ans ? Oui, mais parce qu'on ne peut pas faire tout en cinq ans. Malheureusement, la France a beaucoup de retard. C'est difficile d'avoir le taux réel de climatisation.
Selon les chiffres, on est à 10% pour certains établissements publics, les écoles, 20% pour les ménages. Et pareil dans les maisons de retraite ? Pardon ? Pareil dans les maisons de retraite ? Oui, absolument. En maison de retraite, il y a souvent une salle climatisée. Climatisée depuis la canicule de 2003. Mais les chambres individuelles ne le sont pas. Les pièces aussi pour les soignants et les autres soignants. Parce que quand vous aidez des personnes dans les EHPAD à se déplacer toute la journée, c'est encore plus fatigant et exténuant. Et donc, vous avez aussi besoin de vous reposer, d'avoir des pièces climatisées. Donc, ce plan, il est là.
C'est quand même deux encours de prêts de 20 milliards. 20 milliards pour les collectivités territoriales et tous les établissements de santé sur dix ans. Donc, 20 milliards également pour les particuliers, pour avoir une clim à 20 euros, en plus qu'à 20 euros par mois. Donc, c'est quand même des aides très avantageuses.
Oui, ce ne sont pas des aides de Philippe Tanguy, ce sont des traites aux zéros. On prend les intérêts.
Les intérêts, quand même. Les intérêts, c'est beaucoup d'argent.
Les intérêts, 2 milliards par an, vous disiez, pour l'État.
C'est 170 millions d'euros pour le public, le premier mandat. Et pour la clim à 20 euros, c'est aussi entre, sur le premier mandat, 140-150 millions d'euros par an, lycée. Et 450-500 millions d'euros sur le deuxième mandat par an, lycée. C'est quand même des sommes importantes. Parce qu'il faut savoir que, globalement, climatiser un pays, ça ne coûte pas très cher. C'est une technologie abordable. Maintenant, si on arrive à déployer 40 milliards d'euros sur 10 ans pour climatiser la quasi-totalité des établissements publics et 10 millions de ménages, vous vous rendez bien compte que ce n'est pas des éléments très importants.
Justement, dans vos 20 milliards de prêts à taux zéro pour les particuliers, pour un montant maximum de 20 euros par mois pendant 10 ans, ça fait donc 2400 euros. J'ai regardé le budget de la clim. Pour climatiser un appartement ou une maison, ça coûte beaucoup plus cher que ça.
Oui, alors nous, pas plus. On avait dit qu'on ne peut pas financer la climatisation de tous les juments, de tous les particuliers. Par contre, garantir avec jusqu'à 2400 euros la climatisation d'une ou deux pièces, c'est à peu près la climatisation de 20 mètres carrés. C'est important, c'est un geste important. Mais si vous voulez tout promettre, c'est impossible. Par contre, ne rien faire, c'est aussi impossible et intenable pour les gens parce que la climatisation, c'est aussi important que le chauffage.
J'ajoute, moi j'aimerais bien pouvoir être plus généreux, par ailleurs je ne vais pas être généreux avec l'argent public parce que l'argent des politiques, c'est toujours évidemment l'argent des Français et des Français d'une manière générale. Mais vous avez vu aussi les alertes, les innombrables alertes sur la dette, l'emballement de la dette, 75 milliards d'euros pour le dernier trimestre d'emballement de la dette. Donc c'est aussi ça l'héritage du social omacronisme pour les partis d'opposition.
C'est pour ça qu'on vous pose la question parce que Sébastien Chenu qui était à votre place il y a quelques jours, mercredi dernier, voici ce qu'il disait, on l'écoute sur le financement de ce plan.
Sur ces 20 milliards d'euros, vous n'avez pas les mêmes démarches selon que ce soit le privé ou le public. Il y a d'un côté des prêts à taux zéro qui permettent aux Français de s'équiper et de l'autre côté de la ressource à mobiliser. Vous avez 3 milliards d'euros qui sont les gains de la fameuse journée de solidarité. Vous divisez ça sur 3 ans. Je vous dis, ça fait 6 milliards d'euros, 6 milliards et demi sur 3 ans. Et vous regardez, l'ADEME c'est 1,2 milliard de mémoire.
En fait, Jean-Philippe Tanguy, il n'y a pas de fonds à mobiliser, ce sera des prêts à taux zéro pour tout le monde. Il n'avait pas compris le plan Sébastien Chenu.
C'est les poupées gigognes, il y a un plan dans le plan.
Ah, il y a un plan dans le plan.
Oui, je vais vous répondre. Pour les établissements pour la climatisation des services publics, pour tout ce qui relève de l'État, donc la deuxième partie du plan, le deuxième mandat, là c'est de l'argent de l'État, ce n'est pas des prêts à taux zéro. Pardon, mais si vous regardez le deuxième mandat, ça veut dire qu'il y aura encore 5 ans dans beaucoup de canicules, c'est loin, non ? Ah bah malheureusement, on a pris beaucoup de retard. Mais M. Larouto, si je venais vous voir, parce que là où je n'étais pas d'accord, c'est de dire qu'il n'y a pas de stratégie industrielle. Il y a aussi une stratégie industrielle, c'est la dernière page du plan.
Ah, mais j'ai pas dit qu'il n'y avait pas de stratégie industrielle.
Ah, j'ai cru comprendre ça, excusez-moi, alors j'ai cru entendre ça. Il y a une stratégie industrielle derrière. On ne peut pas, ne serait-ce que physiquement, installer la climatisation dans tous les services publics de France, tous les bureaux des fonctionnaires, en seulement 5 ans. C'est-à-dire que même les bras, c'est-à-dire les personnes qui installent ces climatisations, qui sont capables, les techniciens, les entrepreneurs, ne sont pas en nombre assez présents. Et d'ailleurs, c'est un problème pour la transition écologique en général.
Parce qu'en fait, quand vous parlez avec les filières professionnelles, les artisans, du bâtiment, de la rénovation, il y a un vrai problème de plan de charge, ce qu'on appelle en industrie, en économie, un plan de charge. Il y a la capacité de ces secteurs économiques à suivre. Je vais vous donner un exemple. La première année de mon mandat, à l'Assemblée nationale, la gauche l'avait fait voter, on l'avait voté sur le principe, mais en application, ça ne fonctionnait pas. Une augmentation de ma prime rénov' de 8 ou 12 milliards, je n'ai plus le chiffre exact. Et en fait, ce n'était pas opérationnel. Parce que les 12 milliards, par exemple, ils ne sont pas absorbables par l'économie.
Vous pouvez mettre une enveloppe de 12 milliards sur la table, il n'y a pas les entrepreneurs ou les artisans pour la dépenser, ou alors, ça voudrait dire que les factures augmentent, c'est-à-dire qu'en nombre de travaux, ça stagne. Parce que vous ne pouvez pas inventer des ouvriers, vous ne pouvez pas inventer des entrepreneurs du bâtiment comme ça. Mais par contre, s'ils savent qu'il y a trois fois plus de budget, ils peuvent augmenter de manière opportune les factures.
On entend ce que vous dites, et on entend que vous voulez présenter un plan sérieux budgétairement. Vous dites qu'il n'y a pas d'argent magique. La question que l'on se pose, en revanche, c'est comment les communes qui n'ont pas d'argent vont financer ces prêts et comment les particuliers. Parce que pour un particulier, pour quelqu'un qui a des revenus modestes, emprunter plusieurs centaines d'euros ou milliers d'euros, ce n'est pas rien. Tout le monde ne le fera pas. Donc, en fait, vous assumez que ceux qui sont le plus en difficulté, peut-être, seront mis de côté par votre plan ?
Alors, on n'isole pas, évidemment, comment dire, cette politique, ce plan global, du programme du Rassemblement National. Quand on veut rendre aux Français, en particulier les plus modestes, 15 points de TVA sur l'énergie, sur le fuel, le gaz, l'électricité, le carburant, évidemment, ça augmente le pouvoir d'achat pour dépenser autrement.
Mais ça, ce n'est pas écologique.
Mais si, c'est écologique, parce que vous voyez, ça, c'est très étrange aussi. C'est ce point de vue que j'entends beaucoup, expliquant que baisser les taxes sur la consommation d'énergie ne serait pas écologique. Moi, j'inverse la question, mais vous allez voir, ça y répond. Est-ce que la taxation des carburants énergiques, qui sont des biens de première nécessité, a permis la transition écologique ? Non. Je consultais encore cette nuit les chiffres de la consommation d'essence et de gazole depuis les années 90. On arrive à peine, depuis l'augmentation des taxes, à augmenter de 1%. Et en fait, cette baisse de carburant et de gazole, elle est inférieure au progrès technologique.
Par exemple, la consommation moyenne par litre du diesel, on est passé de 6 litres à 4 litres pour 100 kilomètres. L'essence de 7 à 5 litres pour 100 kilomètres, grâce au moteur, à la motorisation, ça n'a rien à voir avec les taxes. Donc en fait, cette punition, c'était une thèse, quand on a fait nos études, Mme Landray, il y avait cette idée, appris à l'école, que ce qu'on appelle les externalités négatives, qu'augmenter le prix des énergies allait favoriser la transition, ça n'a pas fonctionné. Et les gens, ils n'utilisent pas leur voiture pour s'amuser, ils utilisent leur voiture parce qu'ils n'ont pas le choix.
Donc cette vision de l'écologie punitive, ça ne fonctionne pas, et cet argent, il aurait pu être utilisé ailleurs.
Vous accusez l'État de ne pas avoir anticipé, vous dans les villes... C'est un constat. Et vous dans les villes à Rennes, comment vous anticipez ce qu'annonce Météo France, à savoir potentiellement une nouvelle canicule dès ce week-end ?
Écoutez, il y a eu beaucoup d'élus, d'éploie, des moyens, Carpentras, ils ont réussi à arrêter de l'épinot à installer des rafraîchisseurs dans les écoles. À Hénin-Beaumont, ils avaient accéléré l'isolation de leurs écoles. Voilà, ils font effectivement ce qu'ils peuvent, avec des moyens qui ne sont pas adaptés. Mais je vous rappelle, et c'est un plan important aussi, du plan du Rassemblement National, qu'on simplifiera énormément les normes. La réglementation environnementale 2020 d'Edouard Philippe, presque 2000 pages de contraintes et de règlements et qui interdisent ou découragent fortement la climatisation, on s'en débarrassera.
Les mécanismes de ce qu'on appelle le DPE, qui font que si vous avez climatisé votre logement, vous êtes dégradé et vous avez, soit disant, une passoire énergétique, on l'enlèvera. Voilà, il faut changer la vision des choses. Et pour nous, la climatisation, j'ai fini, la climatisation, c'est comme le chauffage. Ça va devenir bien aussi basique que le chauffage. Et Mme Lambret, les gens se sont équipés en chauffage sans que l'État subventionne les radiateurs.
Vous dites que subventionner le carburant, ce n'est pas incompatible avec le fait de sauver la planète. Vous voulez aussi arrêter de soutenir l'éolien. On entend ce que vous disiez à l'instant sur les normes environnementales auxquelles vous voulez mettre fin. Vous vous opposez aussi à la vente des voitures thermiques en 2035. Qu'est-ce que vous faites dans votre programme pour faire baisser les émissions de CO2 ? Ce n'est pas que l'inverse.
Non, mais pas du tout. Nous, si vous voulez, on souhaite la transition des voitures thermiques vers les voitures propres au pluriel. Différents modèles de voitures propres, hybrides, hydrogènes, biocarburants, c'est ce qu'on appelle la neutralité technologique. D'ailleurs, dans le plan Marie Curie, on avait projeté une hausse très importante de la consommation électrique pour électriser le parc. Donc nous, on n'était pas contre l'électrification. Ce qu'on dit, c'est que les contraintes autoritaires, les plans faits sur un coin de table sans consulter les constructeurs automobiles, ça se retourne contre l'écologie.
Et vous voyez bien, d'une manière générale, le protocole de Kyoto, c'est les années 90, que toute la façon dont la transition écologique a été pensée, a été imposée au peuple, n'a pas fonctionné. Donc moi, je veux bien qu'on continue ce qui n'a pas fonctionné. Je veux bien qu'on continue à voir les températures augmenter tout en faisant la morale sur les plateaux télé. Moi, je veux, on veut, Rassemblement National, des méthodes qui fonctionnent. Donc, pourquoi la transition nucléaire et hydroélectrique, ça a fonctionné ? Parce qu'on a augmenté la quantité d'énergie disponible pour le peuple, pour l'économie, à bas coût, décarboné. Ça, ça fonctionne.
Ce que nos adversaires appellent le technosolutionnisme, la solution par la technologie. Eh bien, Marine Le Pen, elle est technosolutionniste. Jordan Bardella, il est technosolutionniste. Donc, on croit que la technologie va nous sortir de cette affaire avec de la sobriété, évidemment, mais de la sobriété choisie. Parce que les gens auront choisi leur vie et pas parce qu'on les aura contraints.
Oui, mais Jean-Philippe Sangui, il y a ces mesures, effectivement, qu'il faut expliquer. Vous dites aussi que le Rassemblement National n'a jamais été climato-sceptique. On vous renvoie régulièrement aux propos passés de certains membres de votre parti. Pas les vôtres, mais par exemple, Julien Audou, votre député, qui est en 2019, en pleine canicule, dénonçait la communication hystérique, je cite, du gouvernement. Et il disait, moi, je préférais que le gouvernement s'intéresse à d'autres sujets beaucoup plus importants comme le réchauffement islamiste. Comment vous appelez ce type de déclaration ? Et est-ce qu'aujourd'hui, vous reconnaissez, est-ce que vous faites votre mea culpa ?
Est-ce que vous reconnaissez qu'il y a eu des erreurs, des maladresses dans les positions ?
Non, mais qu'il y ait des phrases, isolées ou pas, qui ne correspondent pas à une certaine réalité, c'est une chose, mais le programme du Rassemblement National, ce qu'on a proposé aux Françaises et Français, et en particulier ce qu'a proposé Marine Le Pen, n'a jamais été climato-sceptique.
Mais sur les mots, est-ce que vous faites votre mea culpa comme Marine Le Pen aussi ? Non, mais moi, je ne suis pas là pour donner le bon point. Minimiser la responsabilité humaine
dans le changement climatique. Mais non, mais elle n'a pas jamais minimisé la responsabilité humaine dans le changement climatique. Le programme, par exemple, de Marine Le Pen, dès 2012, c'est ce qu'on appelait le localisme. À l'époque, un certain nombre de gens se moquaient de nous, la démondialisation, arrêtée avec le grand déménagement du monde. L'empreinte carbone de la France, c'est 45 à 50% d'importation. Les voitures diesel et essence, c'est 6% individuels. Donc nous, on s'est attaqué aux 50% d'émissions. Il y en a qui sont obsédés par les 6%. Je ne vous dis pas qu'il ne faut pas s'attaquer aux 6%.
Mais quand dans l'ordre programmatique, quand dans l'ordre des arbitrages politiques, vous faites passer les voitures individuelles de manière plus importante que les importations, c'est vous, enfin vous, c'est nos adversaires qui sont hypocrites. Il faut s'attaquer aux premières sources d'émissions, aux deuxièmes sources d'émissions, aux troisièmes sources d'émissions en priorité. Et en France, depuis 30 ans, c'est l'inverse. Les Verts ont été obsédés par le nucléaire qui participe à la lutte contre le réchauffement climatique. Ils ont été, on n'a jamais parlé de l'hydroélectricité qui permet de résoudre beaucoup de problèmes.
Et ils ont été, ils ont été silencieux, pardon, sur les importations qui ont continué à s'aggraver puisque depuis 20 ans, les importations, les émissions liées aux importations ont augmenté d'un tiers. Donc vous voyez, en fait, il y a beaucoup d'hypocrisie. D'ailleurs, souvenez-vous du débat entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Emmanuel Macron avait dit à Marine Le Pen, vous êtes climato-sceptique. Elle avait dit qu'elle n'était évidemment pas climato-sceptique mais elle avait dit qu'Emmanuel Macron était climato-hypocrite parce que parler d'urgence climatique depuis 30 ans et avoir un bilan aussi minable, aussi dangereux. Jean-Philippe Tinguy.
Parce qu'échouer sur le réchauffement climatique, c'est mettre en danger évidemment l'humanité. Jean-Philippe Tinguy. On est quand même au-delà de la polémique politicienne.
Vous êtes engagé au Rassemblement National pour Marine Le Pen. Vous êtes ce qu'on appelle un mariniste. Vous allez nous dire dans un instant dans quel état d'esprit vous êtes alors que dans six jours vous saurez enfin si Marine Le Pen peut-être votre candidate ou non. Mais pour l'instant il est 8h48 et c'est l'info en une minute avec Marine Sunard.
Six départements du pourtour méditerranéen sont en risque très élevés pour les feux de forêt aujourd'hui. Ce nombre est exceptionnel pour un 1er juillet. C'est préoccupant, affirme même sur France Info le représentant de la Fédération Nationale des sapeurs-pompiers de France. De possibles incendies après la vague de chaleur, les océans sont aussi surchauffés et ont aussi enregistré un record pour un mois de juin avec près de 21 degrés selon l'Observatoire européen Copernicus. Plusieurs changements aujourd'hui en ce 1er juillet. Les prix repères de vente du gaz augmentent de 7,4%. Les septuagénaires ne sont plus exonérés de cotisations pour l'emploi d'une aide à domicile.
Les étudiants non européens non boursiers ne perçoivent plus d'APL. Les secours s'activent toujours au Venezuela près d'une semaine après les deux séismes qui ont frappé le pays. Le bilan humain continue d'augmenter 1900 morts et plus de 10 000 blessés mais hier c'est un enfant de 3 ans que les secours ont pu extraire des décombres en vie. Il faut déjà se projeter. Les Bleus vont jouer face au Paraguay en 8e de finale de la Coupe du Monde de football. Ce sera samedi à partir de 23h. Les Bleus ont battu hier la Suède 3 buts à 0. France Info Le 830 France Info Agathe Lambret Paul Larouturou
Avec Jean-Philippe Tanguy député Rassemblement National de la Somme dans 6 jours la justice se prononcera sur le sort politique et judiciaire de Marine Le Pen.
Avant de vous interroger sur l'autre affaire qui a éclaté hier soir déjà dans quel état d'esprit êtes-vous sur cette affaire et sur le fait que dans une petite semaine vous serez fixé ?
Dans l'espérance que la justice reconnaisse l'innocence de Marine Le Pen et des autres prévenus qui sont aussi nos amis. Nous au fond de moi-même je sais que Marine Le Pen est innocente je vous l'ai toujours dit je n'ai jamais changé de position donc j'espère que mon intime conviction sera suivie par la justice. Quel est le plan ?
Le plan est très simple d'ailleurs je suis vraiment admiratif de Marine Le Pen parce que si vous voulez une femme politique avec un grand F ou un homme politique si vous préférez aussi influente que Marine Le Pen qui était légitimant et qui l'est toujours d'ailleurs aujourd'hui la grande favorite pour cette élection présidentielle et même s'il faut garder évidemment beaucoup d'humilité face au sondage choisissent alors qu'elle était aussi favorite de favoriser de permettre l'émergence de quelqu'un d'aussi talentueux de Jordan Bardella qui a pris un espace politique très important tout le monde sait dans les sondages ça ne sert à rien de se cacher derrière son petit doigt Jordan Bardella est régulièrement par exemple au-dessus de Marine Le Pen sincèrement quoi qu'on pense de Marine Le Pen quoi qu'on pense de notre programme politique je mets au défi ceux qui nous écoutent de penser à une autre figure politique qui a partagé si je puis dire le pouvoir et préparer sa succession
elle n'a pas encore le pouvoir mais juste au sein de notre parti mais avant de parler de politique dans quelques instants sur cette affaire donc on entend l'espérance mais il y a une autre affaire qui a éclaté des perquisitions ont été menées hier soir au siège et au domicile personnel des prestataires de communication ayant travaillé avec votre parti dans le cadre d'une enquête sur l'usage de fonds européens par un ancien groupe politique du Parlement européen et vous dites que vous trouvez le timing troublant c'est-à-dire ?
c'est-à-dire que M. Mélenchon il rentre en campagne l'affaire des assistants parlementaires que connaît M. Bérou ou le Rassemblement National pour M. Mélenchon elle s'est close comme par miracle sans aucune information particulière c'est pas comploté de dire ça ? non, je le constate je n'ai pas dit je n'ai pas eu d'information particulière et je n'ai pas trouvé de communiqué de presse pour expliquer pourquoi une affaire une fois plus quoi qu'on en pense qui a eu une ampleur quand même très importante soit close sur un coin de table au début de la campagne de M. Mélenchon il n'y a peut-être rien mais je pense que ça méritait une explication parce que quand vous avez M.
Bérou et le Modem qui ont été suivis et condamnés pour cette affaire M. Bérou n'a pas été condamné mais les coprévenus ont été condamnés pour une affaire importante et quand M. Mélenchon pour la même nature d'affaire s'est classé sans suite sans aucune information alors qu'il commence sa campagne je trouve ça anormal de ne pas avoir d'informations
mais qui essaye de nuire les journalistes
à qui j'en ai parlé n'en ont pas eu comment ?
il y a quelqu'un qui essaye de vous nuire vous dites c'est quoi ? c'est pas l'éluge
c'est l'association assez corruption c'est une association qui revendique vouloir nuire au rassemblement national donc moi je fais confiance à la justice pour clore cette affaire le plus vite possible et qu'on ne soit pas encore pollué pour une énigme fois parce que toutes les campagnes électorales sont polluées par ces affaires d'ailleurs vous avez des magistrats qui prennent la parole de différentes obédiences pour dire que c'est quand même un problème que la justice enfin en tout cas les procédures judiciaires qui sont très longues quoi qu'on en pense à chaque fois parfois plus de 10 ans soient aussi présentes dans la vie politique française et il y a une troisième affaire puisque j'adresse évidemment mon soutien à tous ceux qui ont été parquisitionnés parce que c'est très difficile
et il y a donc une troisième affaire disais-je l'association Anticorp va porter plainte contre Jordan Bardella elle le soupçonne d'avoir occupé un emploi fictif d'assistant parlementaire européen et produit de faux documents pour le justifier comme un agenda et une revue de presse qui aurait été fabriqué ou annoté deux ans après la période concernée est-ce que vous pouvez entrer en campagne avec vos deux principales figures sous cette pression judiciaire ?
On le fera vous savez la politique c'est aussi un combat un combat pour prouver parfois son innocence donc moi je soutiens totalement Jordan Bardella dans cette épreuve et puis vous savez c'est quand même toujours un peu particulier parce que quand vous êtes patriote une fois plus de gauche, de droite républicain toute obédience quand vous vous engagez par amour du pays et que vous êtes sali dans le commentaire humainement c'est pas facile voilà
Jean-Philippe Sangui vous dites que le bardellisme est un marinisme alors que par exemple sur le retraite ils n'ont pas tout à fait la même vision des choses Jordan Bardella il a rencontré les patrons et depuis il insiste sur la soutenabilité du système il dit que l'âge légal ne sert plus à rien quand Marine Le Pen elle répète son attachement à un âge légal à 60 ou 62 ans est-ce que c'est pas la preuve que bardellisme et marinisme c'est pas la même chose ?
Non sincèrement je pense que comment dire la phrase qui a été isolée de Jordan Bardella sur le fait que l'âge de départ ne servait à rien qui était une réponse à la proposition de réforme d'Edouard Philippe a été mal interprétée parce que ce que Jordan voulait dire c'était que pour en avoir discuté longuement avec lui d'ailleurs immédiatement j'ai fait un commentaire sur Twitter disant que les propos avaient été déformés et étaient déformés par les commentateurs depuis il les a précisés on voit bien qu'il y a deux lignes différentes non je ne crois pas je crois que la seule ligne c'est que la justice sociale doit inclure évidemment la durée de cotisation et la réforme du rassemblement national de Marine Le Pen c'était mélanger les deux critères l'âge de départ et la durée de cotisation conditionne l'âge de départ donc c'est vrai que la durée de cotisation est plus importante dans notre système que l'âge de départ mais il y a quand même un âge de départ
Jean-Philippe Sangui pourtant Louis Alliot qui est le maire rassemblement national de Perpignan et qui nous voit qu'il porte au RN il a reconnu notamment sur les retraites que si Jordan Bardella est candidat il aura son propre programme et sa propre vision des choses pourquoi vous ne dites pas tout simplement ils n'ont pas le même programme
sur les retraites Louis Alliot il le dit bien
Jordan Bardella aura son propre programme
Louis Alliot a parfaitement raison d'ailleurs Marine Le Pen l'a dit elle-même à Macron pour le 1er mai dans notre grand meeting ou en conférence de presse enfin off ce qu'on appelle off de la presse mais il y avait tout le monde et c'était des propos quasiment officiels elle a dit évidemment que le candidat si c'était Jordan aurait sa propre marge de manœuvre sa propre identité que dirait-on si Jordan Bardella était un clone pur et parfait de Marine Le Pen mais quand je lui dis que le Bardelliste est un marini c'est que Jordan s'est engagé pour Marine Le Pen il a défendu il a milité pour elle il s'est reconnu dans ses valeurs et son programme et dans le binôme qu'il forme aujourd'hui il est premier ministre d'une éventuelle candidature de Marine Le Pen donc ce binôme il fonctionne est-ce que ça signifie que Jordan Bardella
sera sous la tutelle de Marine Le Pen parce que Philippe Ballard qui est député rassemblement national a dit sur France Info Canal 16 que Marine Le Pen serait la tutrice de Jordan Bardella
on peut avoir vous savez on fait beaucoup de plateaux avec Ballard on est loin d'être parfait en tout cas moi je suis très très loin d'être parfait ça m'arrive d'utiliser un mot qui n'est pas forcément heureux qu'il peut mal interpréter vraiment alors que la campagne va commencer j'invite tout le monde y compris les porte-parole du Rassemblement National à un peu de bienveillance entre les journalistes et les adversaires politiques il ne faut pas surinterpréter est-ce que le bardellisme existe pour vous c'est très simple il y a des chaînes d'infos tout le temps on parle tout le temps tous les mots parfois on utilise un mot sans avoir réfléchi à son sens il ne faut pas non plus surinterpréter mais à propos du mot
bardellisme qui est clos est-ce que le bardellisme existe pour vous aujourd'hui ?
mais non non non parce qu'il est dans un binot avec Marine Le Pen il devait appliquer la politique de Marine Le Pen mais je n'ai jamais d'ailleurs plutôt les commentateurs les journalistes qui suivent le Rassemblement National souvent concluent plutôt que justement le bardellisme n'existe pas puisque c'était un marinisme moi ça me paraît parfaitement normal
Jean-Philippe Tanguy juste un mot selon Politico le Rassemblement National envisagerait de supprimer l'âge d'annulation de la décote c'est-à-dire l'âge auquel les cotisants peuvent partir à taux plein même s'ils n'ont pas atteint les 42 ans de cotisation est-ce que vous nous le confirmez ?
non je ne vous confirme pas cela
merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy d'avoir répondu aux questions de France Info merci à demain bonne journée
et bonne fin de saison c'est fini
merci Jean-Philippe Tanguy l'info continue et ne s'arrête jamais sur France Info merci
Jean-Philippe Tanguy