Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 23 mars 2023 11 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Les nouvelles dingueries de Macron sur TF1 et France 2

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 90 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 33 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteÉludée

    Il y a une chance qu'ils disent une énorme dinguerie.

  • 5:53RelanceÉludée

    Vous n'avez pas totalement… Vous n'avez commis aucune erreur ?

  • 6:54OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous répondez aujourd'hui aux Français qui sont inquiets ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:25InvitéFait
    « Les meutes ne l'emportent pas sur les représentants du peuple. »
  • 3:47InvitéFait
    « On aurait pu dire on baisse les pensions. »
  • 3:52InvitéPromesse
    « On va même relever celles des plus modestes. »
  • 4:08InvitéFait
    « Les retraites, c'est des cotisations des actifs pour les retraités. »
  • 9:21InvitéPromesse
    « je vais demander au gouvernement de pouvoir travailler à une contribution exceptionnelle pour que cet argent, quand il y a des profits exceptionnels d'entreprises qui sont prêtes à racheter leurs propres actions, que leurs travailleurs puissent en profiter. »
  • 10:03InvitéFait
    « les méchants chômeurs qui touchent le RSA alors qu'ils n'en foutent pas une. »

Temps de parole

  • Invité48 %
  • Invité 238 %
  • Invité 35 %
  • Présentateur3 %
  • ?3 %
  • Présentateur 23 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Chers auditeurs du Média, vous aimez nous écouter ? Vous êtes la garantie de notre liberté et de notre indépendance et nous avons besoin de vous pour continuer. Devenez sociaux et abonnez-vous sur lemédiatv.fr. Dès maintenant, pour tout nouvel abonnement au Média, le premier mois est reversé à une caisse de grève. Grâce à vous, on bloque tout.

0:26
Invité

Ce mercredi 22 mars à 13h, alors que la France bouillonne et qu'une insurrection larvée secoue les grandes villes, Emmanuel Macron a parlé. Beaucoup parlé. Et la prophétie de notre chroniqueur Paul Elex est accomplie. Une prophétie prononcée hier soir dans notre émission Toujours Debout.

0:44
Présentateur

Moi, je pense qu'il faut tirer à pile ou face. Il y a une chance qu'ils disent une énorme dinguerie. Désolé du terme, mais enfin, il est dans une capacité de dire quelque chose qui enflamme le pays. Et je n'aimerais pas être à la place de ses conseillers en communication aujourd'hui et toute la nuit où ils vont essayer de trouver les formules.

1:02
Invité

Eh bien, Emmanuel Macron n'a pas dit une dinguerie. Mais des dingueries. Déjà, il a fait le service après-vente de sa dinguerie précédente. On rappelle que la communication de l'Élysée ou du gouvernement avait fait fuiter des propos prononcés lors d'une réunion avec les parlementaires de la majorité. Des propos sur la foule, c'est-à-dire celles et ceux qui manifestent leur polaire actuellement. Une foule non légitime par rapport au peuple souverain qui s'exprime à travers ses élus. Les meutes ne l'emportent pas sur les représentants du peuple, a ainsi déclamé notre grand président, décidément bien lyrique.

Mais voilà, c'est une manière bien singulière de calmer la colère, car au final, il a surtout dénoncé les factieux, aimablement comparés aux fous furieux trumpistes qui ont envahi le Capitole pour protester contre le résultat des dernières élections en criant au complot. Mais monsieur le Président, ce ne sont pas des propos qui sont à même d'apaiser ce qui se passe aujourd'hui dans les rues. Non, ce sont des propos qui clarifient. Ce sont des propos qui clarifient.

Quand les États-Unis d'Amérique ont vécu ce qu'ils ont vécu au Capitole, quand le Brésil a vécu ce qu'il a vécu, quand vous avez eu l'extrême violence en Allemagne, aux Pays-Bas, ou parfois par le passé chez nous, je vous le dis très nettement, il faut dire, on respecte, on écoute, on essaie d'avancer pour le pays, et je vais y revenir parce que je veux qu'on parle du fond de cette réforme, mais on ne peut accepter ni les factieux ni les factieux. Mais à côté de ça, il y a des millions de Français qui manifestent. Oui, mais ceux-ci, il faut les écouter, il faut écouter leur colère et y répondre.

2:27
Présentateur

C'est cela.

2:28
Invité

Macron est donc le garant de la démocratie et le héros du peuple, le bon peuple, celui qui ne fait pas foule, mais qui va sagement voter quand on l'appelle aux urnes. Surtout qu'au final, on n'est pas tenu de le représenter, on n'est pas tenu de le respecter, surtout qu'on est au second mandat et qu'on ne se représentera pas. Je vous le dis en responsabilité, moi je ne cherche pas à être réélu, je ne peux pas constitutionnellement. Mais entre les sondages et le court terme et l'intérêt général du pays, je choisis l'intérêt général du pays. Et s'il faut derrière endosser l'impopularité aujourd'hui, je l'endosserai. Ça ne vous fait pas penser au fameux « qu'il vienne me chercher » ?

Parce que déjà à l'époque, Macron savait que les institutions de la République et accessoirement la garde républicaine, lui, offraient une barrière de protection infranchissable. Aujourd'hui, qu'est-ce que cela lui coûte d'endosser l'impopularité ? Rien. Il s'en fout, il l'a dit, il ne sera pas candidat en 2027. Emmanuel Macron peut donc se lâcher et parler de son propre fonds, encore plus que lors de son premier mandat. Il peut aussi s'offrir le luxe de dire n'importe quoi, notamment sur le financement des retraites. Qu'est-ce qu'on peut faire face à cette situation démographique qui est la nôtre ? On aurait pu dire on baisse les pensions. La réponse est non.

Nos retraités n'ont pas trop de pouvoir d'achat. On ne peut pas baisser leurs pensions. On va même relever celles des plus modestes. La deuxième solution, ça aurait été d'augmenter les cotisations des actifs. Nous avons un problème de pouvoir d'achat en raison de l'inflation. Ou des entreprises, monsieur le Président. Et de mettre les entreprises à contribution, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui dans le financement. Non, parce que je vais venir, ce n'est pas comme ça que marchent les retraites. Les retraites, c'est des cotisations des actifs pour les retraités. C'est vraiment vrai ce mensonge ?

En réalité, les retraites sont financées par des cotisations qui sont composées d'une part salariale et d'une part patronale. Donc oui, la contribution des entreprises peut être sollicitée déjà tout simplement par des augmentations de salaires et un peu moins de fantaisie dans les exonérations tous azimuts de cotisations auxquelles nos dirigeants procèdent depuis plusieurs décennies déjà. Mais revenons à la démocratie. Peut-on vraiment en parler quand l'exécutif piétille le Parlement et se dresse contre l'opinion publique dans son écrasante majorité ? Plutôt gentil avec le chef, les journalistes qui l'interviewaient l'ont quand même un peu titillé à ce sujet.

Peut-on avoir raison contre 70% des Français ? Écoutez, d'abord, je pense que... Ce n'est pas votre conviction, monsieur le Président. Mais peut-on avoir raison seule contre les autres ? Je pense qu'on peut prendre ses responsabilités dans un système démocratique où les élections ne sont pas très tardives, ni celles des parlementaires, ni celles du Président, et où, sur les fondamentaux d'une réforme, après, il faut la compléter, il faut entendre ce qui se dit, je vais y revenir. Et je pense que beaucoup de choses qui se sont dites ne sont pas sur les retraites, y compris les colères qui s'expriment aujourd'hui.

Nos pêcheurs, par exemple, s'expriment à rien, ce n'est pas les retraites le cœur de leurs problèmes. Une fois de plus, notre valeureux élu du peuple nous partage sa conception de la démocratie, selon laquelle, en gros, dès lors que vous êtes élu, vous êtes affranchis à vie des électeurs. Mais très vite, il change de sujet et il nous parle de la colère des pêcheurs. Pratique. Mais le moment le plus anthologique de cette interview, c'est quand ses interlocuteurs sollicitent de lui une sorte d'autocritique, là, il nous sort un argumentaire façon entretien d'embauche, dans le style, « Ah, mon plus gros défaut, c'est que je suis perfectionniste. »

5:51
Présentateur

Vous n'avez pas totalement… Vous n'avez commis aucune erreur ?

5:55
Invité

De ne pas réussir à convaincre. Mais en même temps, je constate qu'il y a aussi une tendance dans nos démocraties à vouloir s'abstraire du principe de réalité. Et ça, c'est aussi sans doute les conséquences d'une situation après le Covid, ou pour beaucoup de nos compatriotes, mais aussi des forces politiques, syndicales. Je note que le secrétaire général de la CFDT, pour qui j'ai estime et respect, était allé devant son congrès en proposant d'augmenter les durées. Il n'a pas été suivi par son propre… Mais il avait cette volonté de faire travailler davantage. Là, on a l'exemple typique de la dinguerie stoppée en plein vol.

Parce que je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais il ne nous a pas dit ce qui est arrivé à nos cerveaux après le Covid et qui expliquerait le fait que nous ayons perdu le principe de réalité. Et hop, pour sortir de la NAS, enfin, NAS, façon de parler, il nous dit à quel point le patron de la CFDT est un chic type, même si sa base syndicale n'a rien compris. Puis Macron nous refait le coup de la différenciation entre les gentils syndicalistes qui manifestent et les vilains, mais vraiment très, très vilains, moqueurs. Qu'est-ce que vous répondez aujourd'hui aux Français qui sont inquiets aussi de cette situation et qui la subissent ? Bien sûr.

Les ordures qui s'amoncèlent, les stations essence avec des queues considérables, les blocages ? D'abord, je vous le dis, il y a différentes formes de contestation et vous m'avez permis de le clarifier à l'instant. Qu'il y ait des manifestations organisées pour dire on est contre, c'est légitime. Et je salue d'ailleurs l'esprit de responsabilité de l'ensemble des syndicats qui, je l'ai dit, n'ont pas proposé de compromis, mais ont été contre avec clarté, je le respecte, mais ça a été fait de manière calme, organisée, le front de main, c'est normal. À côté de ça, il y a des blocages, il y a des violences. Les violences, il faut les condamner.

Je l'ai dit, ni les factions, ni les factions dans la République. Et il y a les blocages et les blocages, il faut pouvoir les lever quand ils empêchent l'activité normale. Et c'est pourquoi d'ailleurs, c'est pourquoi j'ai demandé au gouvernement d'essayer au maximum de négocier et ensuite de réquisitionner ce que nous avons pu faire sur les ordures ménagères, par exemple, dans certaines grandes villes.

C'est à ce moment du film qu'on a envie de lui dire que ce qu'il appelle les blocages, c'est d'abord et surtout la grève, que le droit de grève est constitutionnel et que les grèves des raffineurs ou des éboueurs, elles ne sont pas votées par de vilains zadistes, mais bel et bien par des travailleurs et des travailleuses bien comme il faut. Et surtout, on est frappé de l'aveu en creux du président. Pour lui, le syndicalisme, la démocratie sociale ne peuvent s'exprimer que sous des formes qui se caractérisent par leur impuissance. Les manifs merguez qui vont de nation à république.

S'il voulait plaider pour le débordement, les grèves et les blocages et les manifs sauvages, il ne s'en serait pas pris autrement. Et puis que dire quand pour calmer les gens, Emmanuel Macron agite la carotte de la taxation des super-profits que son exécutif et ses parlementaires rejettent avec constance depuis bientôt un an. Enfin, ils parlent des super-profits sans parler des super-profits et en nous prenant pour des gens bons. En gros, Total et Compagnie seraient déjà en mode taxation des super-profits.

On voit des entreprises qu'on a aidées et on continuera cette politique pour l'entrepreneuriat, pour l'attractivité parce que ça permet de réindustrialiser, de payer, de nous rendre plus forts. Mais il y a quand même un peu un cynisme à l'œuvre. Quand on a des grandes entreprises qui font des revenus tellement exceptionnels qu'ils en arrivent à utiliser cet argent pour racheter leurs propres actions, là, je vais demander au gouvernement de pouvoir travailler à une contribution exceptionnelle pour que cet argent, quand il y a des profits exceptionnels d'entreprises qui sont prêtes à racheter leurs propres actions, que leurs travailleurs puissent en profiter.

Donc, c'est une taxe sur les super-profits ? Non, parce que cette taxation des super-profits, nous l'avons déjà fait pour les énergéticiens. C'est ce qu'on a construit au niveau européen. C'est ce qui nous permet d'ailleurs de financer le bouclier face à l'augmentation de l'énergie et c'est ce qui fait que vous payez par mois une augmentation de 20 euros environ, entre 20 et 30 euros sur votre électricité et votre gaz, au lieu de 180 ou 200 euros. Ça, on l'a financé en taxant les super-profits des énergéticiens. Bref, pour Emmanuel Macron, on l'a dit, il y a les bons syndicalistes et les mauvais bloqueurs.

Il y a aussi, encore et toujours, les gentils travailleurs et les méchants chômeurs qui touchent le RSA alors qu'ils n'en foutent pas une. C'est qu'aussi, beaucoup de travailleurs disent vous nous demandez des efforts, il y a des gens qui ne travaillent jamais, ils ont quasiment la même vie, eux, ils ne vont jamais travailler, ils auront le minimum vieillesse. C'est pour ça qu'il faut très vite engager pour aller chercher toutes celles et ceux qui sont au RSA et les aider à revenir vers l'emploi, les aider et les responsabiliser.

Et ça, ce sera dans les réformes les plus importantes à venir, c'est-à-dire droits et devoirs renforcés pour les bénéficiaires du RSA, mieux les former et les accompagner, régler parfois les problèmes de logement, de garde d'enfants, de transport, mais faire revenir à l'emploi des gens aujourd'hui qui n'y sont pas parfois depuis des années ou des dizaines d'années au moment même où on a des besoins.

10:45
Présentateur

C'est ce que vous avancez aujourd'hui pour remettre de l'apaisement, pour apaiser ?

10:49
Invité

Ça, c'est les chantiers que je veux qu'on ouvre parce qu'il y a un besoin de justice. Traduisons-le, dans les prochains mois, j'essaierai de briser le bloc populaire par tous les moyens, notamment via une petite loi immigration, une nouvelle loi travail et des éléments de langage bien dégueulasses. Sans être prophète, on peut dire que l'ère des dingueries n'est pas finie. dégueulasses.

11:12
Locuteur

As connerie de briser ils ne voient pas y verseraient directement quand on œuvre la même revelation qui n'est pas au travail mais peut-être comment passer au cacher Seal il à tr rappel almoré en et Bald il it