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interviewTélé Matin - France Télévisions· 6 septembre 2025 9 min

Vote de confiance, budget 2026… L’interview 4V d’Astrid Panosyan-Bouvet, ministre du travail

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et bonjour Astrid Panien vous. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Comment vous vivez vos derniers jours au gouvernement ?

Alors moi je les vis en continuant à travailler comme ce qui était prévu de faire. Un ministre du travail et de l'emploi. C'est aussi beaucoup de relations, beaucoup de dialogue avec les partenaires sociaux.

Donc j'ai vu en début de semaine Force Ouvrière, la CFDT. Je me suis rendue euh à l'invitation de la CFDT et du MEDEF à aux universités d'été pour des tables rondes, pour des échanges. Je continue le travail qui doit être fait, c'est-à-dire le dialogue social, notamment sur un texte d'orientation sur lequel on est précisément en train de discuter avec les partenaires sociaux qui concerne à la fois le marché du travail, les conditions de travail et comment est-ce qu'on améliore le dialogue social en France.

On va y revenir. Mais est-ce que vous y croyez encore ou est-ce que c'est plié ? Moi, j'y crois encore parce que la question la question et c'est ce que fait le premier ministre comme le président de de la République au conseil franco-allemand hier, c'est de dire la question c'est pas stop ou encore Baou, c'est de dire est-ce qu'on est d'accord aujourd'hui avec le constat qui est fait et les principes sur le plan financier qui est proposé qui je le rappelle est simplement de dire que c'est la première marche pour nous permettre de stabiliser la dette dans 4 ans.

Voilà, il est là l'enjeu. Toutes les oppositions ne voteront pas la confiance, sauf énorme coup de théâtre, ça ne devrait pas changer. Donc il faut négocier.

Donc il faut s'adresser aux oppositions. Con je pense qu'il faut d'abord se mettre d'accord, Myiam Mankawa sur ce constat, sur le quantum et sur quelques principes quand même. Quelques principes avant qu'il y ait des discussions techniques sur les concessions.

C'est le quantum et c'est aussi le mix entre prélèvement obligatoire, hausse des impôts. Ouais. et euh baisse de la dépense publique sur lequelle nous sommes principalement attendus par nos concitoyens qui nous disent on paye trop d'impôts, c'est aussi au pouvoir public de baisser maintenant les dépenses parce qu'on en a pas assez pour notre argent.

C'est toute la question de la justice de ce budget. Euh c'est votre portefeuille. Les deux jours fériers ne passent pas clairement à l'assemblée et dans l'opinion.

Est-ce que ça peut bouger ? Il faut quand même regarder mesure par mesure. C'est impossible d'éviter ce débat là.

Bien sûr et et c'est pour ça aussi que une fois qu'on se met d'accord sur ce constat, tout est modifiable, amendable, discutable. Moi je comprends, moi je comprends moi je comprends en tout cas cette crispation autour de cette mesure parce que les gens qui bossent les gens qui bossent, ils bossent déjà dur et ils bossent en plus avec le sentiment de ne pas avoir la reconnaissance. C'est d'ailleurs une grosse différence entre les travailleurs français, les travailleurs britanniques, les travailleurs allemands.

On sait que le sujet Non, mais ça ça fait une crispation parce que les gens bossent déjà dur et c'est vrai que tout salaire mérite tout travail mérite rémunération. simplement, il faut aussi euh avoir en tête que euh dans ces principes qu'il faut discuter sur la baisse des dépenses, il y a aussi d'autres augmentations de certaines dépenses, notamment la dépense militaire dans le contexte géopolitique. Donc parlons de ces sujets, parlons de ces sujets.

Mais moi, je comprends cette crise passion. D'autant plus que le la question aujourd'hui sur la question de l'activité, c'est pas que les Français qui bossent bossent pas assez, c'est qu'on n pas assez de Français qui travaillent aujourd'hui malgré eux. l'insertion euh des jeunes et on y travaille avec Ellisabeth Borne parce qu'il faut que travail éducation nationale plus d'actifs sur le marché plus de jeunes plus de femmes qui sont empêchées par des gardes d'enfants qui ne sont pas à la justice madame la ministre c'est essentiel pour que cette voix de passage aussi tenue soit-elle soit possible les retraités dans ce budget doivent contribuer davantage.

François Bairou a-t-il raison de pointer les boomers, cette génération du baby boom de l'aprègerre qui l'accuse d'avoir endetté le pays pour son confort ? Alors moi je ne rentre pas dans moi je fais quand je quand je pense quand le le premier ministre parle de confort, il parle de confort intellectuel de refus du statut quo. Je le pense fondamentalement pas on n'est pas ça en tout cas ça prête à confusion donc effectivement et ensuite moi je fais partie de celles et ceux qui disent qu'il faut pas qu'on voit les retraités comme un bloc homogène.

Parmi nos concitoyens qui sont retraités il y en a 10 % qui veuvent en dessous du seuil de pauvreté. Donc soyons quand même très réalistes. Mais je pense que la condition sinéquanon pour que on puisse aboutir à un quantôme d'économie, c'est que la le le le poids enfin que le l'effort soit très justement réparti.

Je pense très justement réparti et je pense que oui, exactement. Je pense que très justement réparti, je pense que c'est là-dessus que c'est très largement améliorable, que notre copie est très largement améliorable. Si on ne fait rien, le bateau va couler.

Vous savez qui a dit cette phrase ? Le premier ministre, est-ce qu'il en fait pas trop ? Vous êtes ministre aussi de l'emploi.

Si on ne fait rien, quelles conséquences sur l'emploi très concrètement, est-ce que vous le savez ? Non, mais très très concrètement, aujourd'hui, on a 67 milliards d'euros qui partent en charge d'intérêt. Si si on ne fait rien, en 2029, ce sera 100 milliards d'euros.

Ce sera notre premier poste de budget supérieur à celui de la défense, supérieur à celui de l'éducation nationale qui se traduit dans l'économie. défaillance d'entreprise par le fait que il y aura une augmentation des taux qui empêche à la fois les ménages d'investir et les entreprises d'investir. Enfin, je pense que un ménage comme un état, tout le monde comprend que ce n'est jamais bon quand on est dans un cycle de surendettement qui fait que la création de richesse, elle part d'abord dans le remboursement de la dette.

Le bateau va couler. Vous reprendriez l'expression si on ne fait rien ? Moi moi je j'ai j'ai l'optimisme de la de la volonté.

Donc donc je pense qu'on a tout à fait les ressorts aujourd'hui. On n' jamais eu un taux d'activité aussi élevé en France. Simplement, il faut avoir la lucidité de comprendre la gravité de la situation.

Alors la voix de passage, elle est peut-être du côté des socialistes et pourtant ils ne voteront pas la confiance. Olivier Fortit hier à Blois. Il est même volontaire pour être le suivant à Matignon.

Comment vous jugez l'attitude des socialistes ? Moi, j'ai le plus grand respect pour les socialistes. C'est un parti, ça a été un parti du gouvernement.

J'étais hier en conseil franco-allemand euh avec des homologues euh dans une coalition qui sont travaillistes, qui sont socio-démocrates. Moi, je suis pas là en train de donner des brevets de responsabilité. Je sais que euh parmi les syndicats et parmi les partis politiques, il y en a qui sont tout à fait conscients de la la gravité et de l'urgence de la situation.

Mais avant de se mettre d'accord sur la route, le moyen de circulation et la vitesse, il faut se mettre d'accord sur la destination. Et je pense que les socialistes ont été déjà dans leur passé euh dans les années 2010 confrontés à des situations d'endettement et je pense que c'est ensemble qu'on doit pouvoir résoudre la situation. Vont-ils entendre l'appel de Bernard Cesneœuv, l'ancien ministre de François Hollande qui appelle les forces de gauche de gouvernement hors Lfi à trouver un accord avec le gouvernement sur le budget avant le vote de confiance du 8.

Vous y croyez ? C'est possible. Vous le souhaitez Moi je le souhaite, je je souhaite je souhaite encore une fois qu'on puisse avoir un accord sur le constat, les principes et après on pourra discuter de toutes les mesures techniques, de toutes les vitesses, mais je pense que c'est absolument indispensable.

Vous êtes d'accord avec Bernard Casneu ? Je suis d'accord avec Bernard Casneu comme avec d'autres qui disent qu'il doit on doit trouver un accord pour que la la vulnérabilité financière à la vulnérabilité financière ne s'ajoute pas aujourd'hui une crise politique parce que ces deux ces deux sujets s'alimentent vulnérabilité financière crise politique et sans doute crise sociale. L'intersyndical s'est réuni et décide d'une nouvelle journée de mobilisation.

Vous consultez très régulièrement les syndicats. Est-ce que vous êtes surpris ? l'unité n'avait pas eu lieu depuis euh la contestation sur les retraites.

Moi je préfère une intersyndicale, comme je l'ai dit à Marie Léon en début de semaine à la démonstration du 10 novembre parce que du 10 septembre parce que les les syndicats sont des partenaires institutionnels parce qu'il y a une canalisation, il y a des revendications précises, il y a aussi des services de maintien de l'ordre qui ne sont pas ce qu'on a dans le 10 septembre avec une espèce de nébuleuse dont on sait pas tout à fait d'où elle provient avec des interférences étrangères. Donc moi, je préfère avoir effectivement des interlocuteurs avec lesquels on peut travailler. D'autant que il faut bien avoir conscience, il y a euh des interférence entre les discussions politiques et les discussions sociales.

Les agendas sont liés. Un mot euh la sortie de crise peut être la dissolution d'un mot. Elle est jugée inéluctable par Édouard Philippe.

Moi, je pense que il y a rien de pire d'ajouter à la situation financière très fragile une situation de crise politique. Les deux choses s'alimenteraient. Donc je pense qu'il faut trouver un chemin, une voie de passage en partageant le constant et en discutant ensuite des mesures à prendre.

Merci beaucoup Astrid Penosien Bouvet. Merci.

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