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interviewPublic Sénat· 2 juillet 2025 26 min

Nucléaire iranien : « Un accord robuste, vérifiable, et durable, est indispensable » François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, nous sommes là ce soir pour débattre de la politique étrangère de notre pays parce que nous avons été à la fois spectateurs et parties prenantes d'un basculement historique parfaitement caractérisé que nous avons pour quelques-uns d'entre nous analyser exactement dès le jour où il s'est produit et ce jour c'était le 24 février 2022 lorsque les trouples les troupes de Vladimir Poutine ont franchi la frontière ukrainienne à Carkive et que nous avons constaté que le monde dans lequel nous vivions depuis la fin de la deuxème guerre mondiale que ce monde là avait profondément changé. Ce monde était fondé sur l'idée et certains diront peut-être l'illusion que ce qui constituait le principe des relations internationales, la protection de tous y compris des plus faibles, c'était le droit. Et nous savons depuis 30 siècles, depuis Amourabi que le principe du droit s'énonce dans le prologue suivant : "Pour empêcher le puissant d'opprimer le faible, j'instituerai dans la contrée le droit et la justice." Et au 20e siècle, la charte des Nations Unies dont nous célébrons, nous avons célébré cette semaine le 80e anniversaire à repris et consacré ses principes au niveau international.

On y retrouve gravé l'intangibilité des frontières, le respect des droits fondamentaux des personnes et l'égalité souveraine des nations petites ou grandes. Et dès cet instant, dès l'instant du de la de l'invasion ou de la tentative d'invasion de l'Ukraine par la Russie, nous avons tous senti que le risque c'était qu'il y aurait un effet de contagion, que cette violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine par la Russie déclencherait et libérerait Je sais pas ce qui se passe. Il y a de l'agitation au pied de la tribune.

Non, poursuivez monsieur le premier ministre. Vous voulez pas m'expliquer ce qui se passe ? Tout est bien.

Très bien. Nous avons donc tous senti que cette violation risquait de déclencher et de libérer les volontés de puissance et qu'une lâme de violence risquerait de frapper d'autres terres. La Russie a fait naître et a animé l'axe de la force et du désir de domination au mépris du droit.

Les bruits de bottes se sont multipliés. Le 47e président des États-Unis en a fait entendre au Grenland et au Mexique, le président du Venezuela au Guyana. Et ces bruits se sont en plusieurs endroits amplifiés jusqu'à l'affrontement comme entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan avec l'offensive au Carabar.

Et puis une détonation supplémentaire est venue ébranler le monde le 7 octobre 2023 à Israël, à Rim, Karaza, Niros et Béi où s'est perpétré le plus grand pogrome depuis la choix 1200 victimes et parmi ces victimes, 49 de nos compatriotes, 14 autres blessés et h enlevés. Un de ceux-là, comme nous le savons, est mort peu après, dans les conditions abominables de sa détention. Les coupables de ces actes sauvages, il faut les nommer, c'est évidemment le Hamas.

Cette sauvagerie était un acte terroriste délibérément choisi, nous le croyons, pour atteindre un but politique qui était de rendre la haine inexpiable, de rendre à jamais impossible toute réconciliation entre Israël et ses voisins, entre Israël et la Palestine, entre Israël et Gaza. Le 7 octobre a détruit l'espoir qu'avaiit fait naître les accords d'Abraham, qui liait déjà Israël à des puissances du monde musulman, les Émirats arabes unis, le Maroc, le Soudan et Baragne et dont on pouvait espérer qu'à force de dialogue et de travail, ils incluraient même le pays qui garde les lieux les plus sains de l'Islam, l'Arabie Saoudite. Cette tentative de paix ouverte, patiente et réaliste.

Voilà ce qu'était voilà quelle était la cible réelle des attaques du 7 octobre. Et qui a immédiatement profité de ce crime pour semer plus de guerre et de haine encore ? Et bien dès le 8 octobre, les affidés de la République islamique d'Iran, désigné par les termes d'axe de la résistance, ont décidé, sur instigation de leur parrains, de se saisir de cette situation soudaine de faiblesse d'Israël pour se lancer à l'assaut de celui qui est pour elle l'ennemi désigné.

Après le Hamas en Palestine, le Esbola au Liban, les ministres armé chiit en Syrie et en Irak, les outils au Yémen et dans le Golfe Persique. Et oui, nous avons dit dès la première minute qu'il était légitime qu'Israël se défende contre ces attaques. Puis la succession des événements a suivi le cours que vous savez ayant sans jamais faiblir défendu la sécurité d'Israël, nous sommes d'autant plus fondés à dire notre désarrois face à ce à quoi nous assistons depuis plusieurs mois à Gaza à dire que la situation humanitaire heurte nos consciences.

Que des femmes et des enfants gazaouis allant chercher de quoi se nourrir soient pris pour cible. C'est insupportable. C'est insupportable pour tous les citoyens et c'est insupportable pour la République française.

Cette situation est intolérable et nous affirmons et réaffirmons que l'aide humanitaire doit pouvoir être distribuée sans entrave. Ces derniers jours, le séisme qui a débuté le 7 octobre a connu de violentes répliques avec la campagne intensive de frappe menée par Israël contre le programme nucléaire et balistique iranien. Et ça a débuté le 13 juin dernier.

La République islamique d'Iran qui n'a jamais cessé de clamer son intention de je cite entre guillemets exactement de rayer de la carte l'État d'Israël. Cette République islamique qui a affiché son soutien au massacre du 7 octobre était pour l'État hébreu une menace existentielle. Qu'un pays aussi voisin et aussi hostile soit presque parvenu à disposer du matériel nécessaire pour fabriquer 10 bombes atomiques et soit doté de de missiles balistiques nécessaires pour les transporter et atteindre leur cible.

C'est évidemment un danger mortel pour toute la population israélienne mais aussi pour les grands pays sunnites de la région et aussi pour une partie de nos territoires européens étant donné la portée des missiles balistiques qui ont été ainsi produits. Suffit de rappeler que l'Iran disposait avant les frappes américaines de 409 kg d'uranium enrichi à 60 %. Un taux que ne peut en aucune manière justifier une simple production pacifique d'électricité.

Faut rappeler que l'uranium utilisé comme combustible dans une centrale électronucléaire nécessite un enrichissement à hauteur de seulement 5 à 7 %. Notre première préoccupation pendant les 12 jours qu'a duré le conflit a été le sort de nos ressortissants. Immédiatement, nous avons déployé des moyens civils et militaires pour rapatrier ces ressortissants, ceux qui ont formulé la demande et ces moyens mobilisés ont permis à plus d'un millier de Français de quitter l'Iran et Israël.

Nous avions aussi, faut-il le rappeler, de grandes inquiétudes pour nos deux ressortissants détenus en Iran de manière arbitraire depuis plus de 3 ans dans des conditions indignes. Cécile Coler et Jean-Jacques Paris dont nous n'avions plus de nouvelles depuis les frappes sur la prison d'Évine. Et nous pouvons, monsieur le ministre des affaires étrangères, si je ne vous dérange pas dans votre communication, nous n'avions plus de nouvelles depuis les frappes sur la prison des villes et nous pouvons vous rassurer ce soir en vous disant qu'hier ils ont reçu une visite consulaire et qu'ils sont sains et sauf. qu'ils sachent, que leur famille sache et tous ceux qui les soutiennent que nous que nous mobilisons tous les moyens disponible avec un seul but obtenir leur libération immédiate.

Un cess le feu a été établi il y a maintenant 8 jours et la France appelle la République islamique d'Iran à revenir à la table des négociations car la seule réponse valable au danger que représente le programme nucléaire iranien sera et ne peut-être qu'un règlement négocié. Les frappes américaines ont sans doute eu une réelle efficacité, mais comme le soulligne le directeur de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, Raphaël Grossi, l'Iran a toujours des capacités résiduelles. Nous exhortons la République islamique d'Iran à respecter l'accord de Vienne de 2015.

Il est essentiel que Teran permettent aux agents de l'Agence internationale pour l'énergie atomique de reprendre leurs inspection sans délai. Vous voyez bien ce qui se joue, c'est que face au retour des empires qui déchirent le paysage mondial, face au retour des volontés dominatrices, de la violence désinhibée, nous avons nous à définir par notre politique étrangère une attitude et une direction qui soit sans ambiguïé. Alors, comment la France va-t-elle appliquer aujourd'hui les principes qui la guident depuis 1945 ?

Je commence par le front le plus brûlant, c'est le soutien permanent qui doit être sans faiblesse et sans manque à l'Ukraine. Soutien sans faille sur tous les aspects et aussi profondément que possible pour soutenir la résistance de ce pays héroïque à Vladimir Poutine. Dans ce soutien commun avec plusieurs de nos partenaires, la France a un souci particulier, mettre en garde infatigablement contre le risque de lassitude de l'Occident.

Empêcher que s'insinue parmi les peuples, les États-majors et les gouvernements cette fatigue de soutenir nos alliés et ceux qui se battent d'une certaine manière au nom de notre idéal européen et de liberté. Nous pouvons d'autant moins relâcher nos efforts que la Russie fait preuve d'une détermination qui paraît inflexible, qu'elle redouble de violence. L'Ukraine a subi pas plus tard que dimanche une des attaques aériennes les plus massives qu'elle est eu à connaître depuis le début de la guerre avec plus de 500 drones parti de Russie et comme nous savons, une partie de ces drones est fabriqué en Iran.

L'été qui vient s'annonce déterminant en raison de la menace que fait peser une nouvelle offensive russe dans les prochaines semaines. Plusieurs milliers de soldats russes attendent non loin de soumis au nord-est de l'Ukraine le meilleur moment pour déstabiliser leur adversaires. Les Ukrainiens se battent chaque jour un contre trois au moins pour éviter la rupture du front.

Et nous devons nous promettre à nous-mêmes que nous ne laisserons jamais l'Ukraine qui est comme une part de nous-mêmes succomber à cause de notre découragement. Peut-être est-il important de rappeler que les démocraties, contrairement à ce qu'on croit général généralement savent se battre sur 31 guerres. Les historiens ont fait le calcul sur 31 guerres impliquant des démocraties contre des autocraties. 31 guerres survenues entre le Congrès de Vienne en 1815 et l'année 2020. 84 % ont été remportés par le camp des démocraties.

Car nous croyons que les démocraties savent faire preuve de résilience. Comme on dit, elles peuvent trouver dans leur développement économique et technologique ainsi que dans leur capacité d'union les forces indispensables pour l'emporter. Donc, notre soutien à l'Ukraine doit rester ferme et résolu tout autant que notre volonté de trouver une issue conflit.

Et comme vous le savez, comme le président de la République l'a rappelé, la France appelle de ses vœux le lancement de négociation pour un règlement solide et durable du conflit. La deuxième application de nos principes est le soutien en faveur de la stabilité aux proches et au Moyen-Orient, ce qui signifie évidemment la solidarité envers qui continue d'être la cible d'attaque balistique menée par les outils, par exemple au Yémen. La France réaffirme que face au pogrome que nous avons vécu, la première des solidarités de ne pas oublier les victimes a commencé par les ressortissants français de ne pas oublier les otages, ceux qui sont morts en détention, de ne pas oublier ceux qui aujourd'hui encore sont gardés comme otage qu'ils soient israélien ou d'autres nationalités et de ne jamais oublier qui a armé le détonateur, qui est le premier est responsable de l'horreur et de ses suites.

Ce soutien constant au droit, à l'existence et à la sécurité d'Israël n'enlève rien à notre liberté de parole, rien au désaccord que j'évoquais avec la politique du gouvernement israélien. Par exemple, en ce qui concerne la situation de la 6 Jordanie et surtout le sort terrible terrible que connaissent les civils à Gaza. La France soutiendra les efforts en cours pour obtenir un cesser le feu immédiat à Gaza et la libération de tous les otages.

Afin un règlement politique du conflit israélo-palestinien, la France prône, comme nous savons, une solution à deux États en sachant les conditions sur lesquelles elle repose. des garanties données aux deux peuples et en particulier des garanties de sécurité donné par l'ensemble des acteurs à Israël et la possibilité donner au peuple palestinien de disposer de l'État auquel il aspire légitimement. Nous ne pouvons pas parler de la stabilité au Prochrient sans évoquer la situation au Liban que le Esbola a entraîné dans un conflit dévastateur.

Le mandat de la force intérimaire des Nations- Unies au Liban, la finule doit y être renouvelée, consolidée afin de garantir la sécurité notamment dans le sud du Liban. Le Liban est aujourd'hui au défi de sa reconstruction politique et économique et la France espère voir ce pays frère retrouver sa pleine souveraineté. De même pour la Syrie, dont la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale doivent être respecté, la levée des sanctions économiques européennes à l'égard de ce pays a été possible moyennant le respect de solides garanties en matière de transparence et de bonne utilisation des fonds internationaux, mais aussi en matière de prise en compte des enjeux prioritaires comme la lutte contre l'État islamique et les groupes armés incontrôlés.

Les attaques terroristes ont encore récemment fait des victimes sur le sol syrien parmi les chrétiens d'Orient, visé horriblement lors d'une attaque contre une église chrétienne à Damas le 22 juin dernier. Nous ne pouvons rester impuissants et silencieux face à la persécution dont ils font l'objet et qui fragilise la transition politique à Damas en heurtant profondément les convictions qui sont les nôtres. À quelles conditions notre politique étrangère pourra-t-elle atteindre ses objectifs et permettre d'ouvrir un chemin de paix et de stabilité en Ukraine au proche au Moyen-Orient ?

La première condition, mesdames et messieurs les sénateurs, c'est que nous construisions la puissance européenne. À l'heure du retour des impérialismes, si nous voulons continuer à défendre le droit et la justice, nous devons aussi comprendre que la justice sans force est impuissante. La France plaide pour la puissance, sa propre puissance et la puissance de l'Europe.

Construire la puissance européenne, c'est non seulement s'intéresser aux moyens, mais surtout forger la volonté européenne d'organiser sa propre défense et de bâtir son autonomie stratégique. C'est aussi faire de l'Europe une puissance économique, financière, commerciale et industrielle, ce qui exige qu'elle défendre le principe de règles équitables également respecté par les autres puissances. Ce qui exige également que nous unissions nos efforts.

Nous croyons qu'ensemble nous pouvons aller plus haut et plus loin. Il y a par exemple, monsieur le ministre des armées, des domaines militaires dans lequels c'est ensemble que nous devons construire. Soutenir l'industrie européenne de défense, privilégier une préférence européenne en matière d'acquisition d'armement.

Nous ne pourrons assurer notre autonomie stratégique si nous ne sommes pas à même de nous équiper nous-mêmes. Or, l'année dernière, les Européens ont acheté 79 % de leur équipement militaire hors de l'Union européenne dont 63 % aux États-Unis. Ces chiffres disent à eux seuls la dimension du défi que nous avons devant nous.

Nous devons renverser ces logiques d'approvisionnement. et de premières étapes ont été franchies sont sur le point d'être franchis au niveau européen avec l'adoption par le Parlement européen d'un programme européen de l' de l'industrie de défense. cette volonté.

La situation oblige à conclure que parmi les grands responsables politiques de notre continent, il n'y a que le président de la République française qui l'it défendu de manière continue, constante, jamais découragée avec une idée et un idéal de construction du projet européen. Souvenons-nous que déjà en 2017 dans son discours de la Sorbonne, il affirmait la nécessité de bâtir une Europe forte, doté de cette autonomie stratégique en matière de défense. Il appelait alors tous les dirigeants européens, tous les parlementaires à retrouver l'ambition de bâtir une Europe souveraine, disait-il, souveraine, unidémocratique.

L'Europe seule, nous le croyons, peut en un mot assurer, nous assurer d'une souveraineté réelle, c'est-à-dire garantir notre capacité à exister dans le monde actuel pour y défendre nos intérêts matériels et moraux. La seconde condition, c'est que la France continue de jouer le rôle singulier qui est le sien, d'affirmer l'importance de la loi et la nécessité du dialogue. Dans le cas du programme nucléaire iranien, depuis le début, la France a joué un rôle de premier plan dans les négociations de l'accord de Vienne en 2015, qu'elle a contribué à renforcer.

Le programme nucléaire a reculé dans le passé grâce à la diplomatie française et c'est Donald Trump, il faut le rappeler, qui a choisi d'en sortir en 2018. La France l'a regretté. Elle en a été amèrement déçue et elle a déployé tous les efforts pour faire revenir les États-Unis et inciter l'Iran à se conformé à ses engagements.

Avec ses partenaires allemands et britanniques. Dans ce cadre européen, elle est restée à l'initiative pour une solution négociée, pour garantir à long terme que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire et pour que le régime mondial de non prolifération continue d'être au moins plus ou moins respecté, un accord robuste, vérifiable et durable est indispensable. Des engagements clairs et concrets doivent être pris dès maintenant par l'Iran pour démontrer à la communauté internationale que ses dirigeants acceptent de s'engager dans cette voie et que des résultats rapides pourront être atteints.

La France se tient prête à apporter ce qu'elle a de compétence, ce qu'elle a de constance sur un dossier qu'elle suit depuis 10 ans. Nous voyons bien la situation à la mondialisation des problèmes, le séisme géostratégique que je viens d'évoquer, mais aussi ses répliques dans le champ industriel, commercial, peut-être financier demain, qui déséquilibre des économies entières. À cette mondialisation des problèmes doit répondre une mondialisation des solutions.

Ce qui ne veut pas dire qu'un pays imposera ces solutions à tous, mais c que ces solutions seront le fruit des discussions menées en commun. C'est pourquoi nous défendons sans cesse ce qu'on appelle le multilatéralisme. Chercher la paix par le dialogue, insérer nos intérêts dans des espaces partagés où la puissance des uns s'accorde à la puissance des autres.

Les trois principaux membres permanents du Conseil de sécurité hélas, la Russie, la Chine, les États-Unis, semblent aujourd'hui renoncer chacun à sa manière, à cette règle et à ses principes. La vocation singulière de la France, vous le savez bien, c'est refuser la logique des blocs, œuvrer à bâtir ce que le président de la République a récemment appelé la coalition des indépendants. Et vous retrouverez dans ces principes une vision cohérente avec celle que le général de Gaul avait établi dans le dans les décennies qui sont les nôtres afin de rassembler tous les pays prêts à garantir un ordre international fondé sur le dialogue.

Seul moyen d'assurer l'équilibre des puissances. Notre principe en politique étrangère et nous visons chaque jour à le faire appliquer, c'est l'équilibre. La France est au rendez-vous que l'histoire lui impose.

La situation que nous vivons nous permet de réaffirmer et de retrouver l'inspiration et le rôle qui sont ceux de notre nation depuis 80 ans. Je vous remercie. Merci monsieur le Premier ministre. [Musique]