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interviewBLAST (sur YouTube)· 22 juillet 2025 59 min

PROPAGANDE DE GUERRE : LES MÉDIAS AU GARDE-À-VOUS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, bonjour à toutes et bienvenue dans ce nouvel épisode de 4e pouvoir à Crimè chez Blast. La guerre, les guerres ne se mène pas que sur les champs de bataille, elles se mènent aussi sur le front médiatique afin de mobiliser l'opinion. Car pendant qu'on envoie des armes, des soldats ou qu'on bombarde, il faut convaincre.

Dans un ouvrage collectif édité chez Agon, l'opinion ça se travaille. On peut lire ce que disait un général de l'OTAN lors du conflit au Kosovo, je le cite. Pour les bavures, nous avions une tactique assez efficace.

Le plus souvent, nous connaissions les causes et les conséquences exactes de ces erreurs. Mais pour anesthésier les opinions, nous disions que nous menions une enquête que les hypothèses étaient multiples. Nous ne révélions la vérité que 15 jours plus tard quand elle n'intéressait plus personne.

L'opinion, ça se travaille comme le reste. Fin de citation. Dans un échange récent entre Emmanuel Macron et Volodimir Zelenski, diffusé dans le dernier film de Bernard Henry Lévi Notre Guerre, le président français dit, je le cite, "L'esprit de résistance est très important pour nous français.

Nous avons subi l'épreuve de l'occupation." Ce à quoi répond son homologue ukrainien, je le cite aussi. "Je suis d'accord, Emmanuel, mais nous devons travailler sur l'opinion." L'opinion, ça se travaille.

Oui, et les grands médias y contribuent quotidiennement comme nous le montrons dans les publications d'Acrimè et comme l'ont montré nos précédentes vidéos sur Blast. À chaque mobilisation sociale, à chaque conflit militaire, à chaque élection, le constat ne varie pas. Les grands médias sont des médias de parti prix.

Alors, redisons-le, ils ne sont pas tous semblables. Mais certains événements fonctionnent comme des verrs grossissants où les biais du traitement médiatique et son absence de pluralisme se donne à voir de façon spectaculaire. En période de conflit militaire, le premier réflexe est de s'aligner sur la version et la lecture officielle et de relayer la propagande de l'État ou à défaut du camp occidental.

L'autre invariant, c'est la dépolitisation, une simplification du conflit qui opère par une forme de présentisme. On se focalise sur l'instant en oubliant ou en sélectionnant ce qui s'est passé avant par la bipolarisation aussi le bien contre le mal ou encore par l'émotion lorsque les chefferies éditoriales choisissent de mobiliser les affects souvent à géométrie variable. Enfin, une fois les hostilités ouvertes ou en cours de préparation, les grands médias sont au garde à vous.

Le doigt sur la couture. Les experts multicartes défilent en plateau pour prescrire les bonnes recettes capables de financer la guerre. Et bien souvent, les journaux acclament les militaires du camp occidental dans leur colonne.

Le 22 juin dernier, par exemple, quelques jours après l'agression de l'Iran par Israël, alors que les bombardements étaient toujours en cours, le quotidien Le Monde ne cachait pas sa fascination pour l'aviation israélienne en décrivant, je cite, sa chorégraphie opérationnelle audacieuse s'appuyant sur une qualité de renseignement à couper le souffle. Bref, on l'a compris, aujourd'hui, il s'agit de revenir sur le traitement médiatique des conflits armés parce que la presse est libre et la presse n'est pas contrôlée par 10 milliardaires. Vous êtes sérieux là ?

Sérieux ? Qui dans ce pays défend les boîtes du C4 à part moi ? Rémi qui ?

Je pense qu'on est d'une d'une objectivité et d'une impartialité totale. Un journaliste de la pédagogie qui donne à réfléchir mais qui ne vous dit pas ce qu'il faut penser tant en penser. La mal, pas la mal.

Allez, un petit indice. Tout le monde rêve de savoir ça. Ça les journalistes sont des contrepouvoirs dans une société.

C'est une planterie. Tout de suite là, ça a commencé. L'émission a commencé.

On est à l'antenne depuis 5 minutes. Pour qu'il y ait une guerre, il faut un ennemi. Et pour justifier une guerre et les dépenses militaires qui vont avec, il faut montrer que l'ennemi est dangereux et cruel.

De tout temps, la propagande d'État a régulièrement trouvé ses relais dans les médias, souvent par le biais d'une propagande de masse. Dans son ouvrage intitulé Propagande silencieuse, le journaliste Ignacio Ramon montre, je le cite, comment sur des questions politiques grave ou à des moments historiques forts, la télévision et le cinéma de masse ont élaboré des images spécifiques ajustées à un dessin idéologique et destiné à accompagner comme une prothèse symbolique la sensibilité collective, soit en dramatisant les préoccupations dominantes, soit au contraire en euphorisant la conjoncture et Puis il ajoute "Les images des médias audiovisuels de masse sont des machines ressassantes où s'épanouissent et triomphent. Superb et bête ! stéréotypes.

L'angoisse que ces images suscitent née de leur abondance même multipliée à Noséam par les industrie culturelle. Cette propagande grossière et violente dans les régimes autoritaires est aussi présente dans les démocraties libérales. Récemment, par exemple, on a vu sur les chaînes d'information en continu Bernard Henry Lévi et d'autres justifier les bombardements israéliens contre l'Iran, en servant les éléments de langage du gouvernement de Benjamin Netanyahu qui affirme depuis des décennies que l'Iran est à deux doigts de posséder l'arme nucléaire.

Vous vous pensez que malgré tout, il fallait passer par là, que cette intervention, cette attaque israélienne était nécessaire ? Je crois qu'elle était qu'elle était non seulement nécessaire mais inévitable et depuis d'ailleurs de nombreuses années. Sur le dossier iranien, je pense que la le la direction enfin le gouvernement euh israélien euh est à peu près dans le droit international et euh relève d'une son offensive relève d'une véritable logique. pays occidentaux n'a condamné véritablement ou en tout cas a réaffirmé le droit d'Israël à quand même aujourd'hui moi j'entends un certain nombre de gens m'expliquer que c'est Israël qui agresse l'Iran.

Ça ne me choque pas. En tout cas je comprends que Israël a pris cette initiative. Nous n'assistons pas à une déclaration de guerre d'Israël.

Cette guerre dure depuis 44 ans. C'est une nouvelle bataille dans une guerre et peut-être pas la dernière d'ailleurs. Il s'est passe 6 jours et en fait la bombe nucléaire n'est toujours pas disparue.

Nous sommes tous israéliens pour rappeler qu'Israël est la seule démocratie dans cette région du monde et chacun peut y vivre comme il l'entend. Après, il y a les principes du droit international. Mais en contrebalance des principes du droit international.

Cette politique de la peur, les États-Unis mais aussi la France l'ont beaucoup alimenté durant la guerre froide. en produisant de nombreux clips et films de propagande anti-soviétique. L'un des plus célèbres est le film Le cauchemar rouge, produit par le département américain de la défense et largement diffusé aux États-Unis qui montre comment serait la société américaine sous contrôle communiste.

Extrait. our free way of life these communs are studing the economic political andigater [Musique] le thème de la menace soviétique qui trouve donc ses racines dans la guerre froide lorsque l'URSS incarnait un contre modèle idéologique va aussi être usé jusqu'à la moelle par les médias français. On se rappelle par exemple de cette émission diffusée sur FR3 en 1985 dans laquelle Yve Montan rejouait la peur un an après la fameuse émission Vive la crise où il chantait les louanges de l'économie de marché.

Cette fois-ci, comme l'écrivait le monde diplomatique à l'époque, le traitement de choc de la télévision ne visait qu'une seule et même conclusion. Je cite l'article. L'Europe doit renforcer indéfiniment ses armées qui doivent se situer bien entendu dans l'ensemble atlantique et sans qu'à aucun moment elle remettent en cause les choix stratégiques de l'OTAN, c'est-à-dire des États-Unis.

Si dans les grands médias la menace russe a été ravivée dès 2008 avec la guerre en Georgie et surtout après l'annexion de la Crimée en 2014 bien avant l'invasion de l'Ukraine en 2022, le traitement de la peur et par la peur et le registre qui domine. On témoigne par exemple l'ouverture du JT de France I en avril 2016. Bonsoir à tous.

Dans l'actualité, ce soir, le réarmement de l'Europe face au réveil de la menace russe, les dépenses militaires font un bon en Pologne, en Slovaquie ou dans les pays-Baltes. On raison d'avoir peur ? C'est un virage pour l'Europe.

Après des années de baisse continue de l'effort militaire, le réarmement est en cours. C'est le cas de la France ou du Royaume-Uni dont les budgets repartent à la hausse, mais c'est le cas bien davantage encore pour l'Europe centrale en cause le réveil de la menace russe. Bonsoir Étienne Lénard.

David. Ces pays d'Europe centrale ont-ils raison d'avoir peur ? Oui, cette inquiétude, elle se comprend.

Et bien oui, il y a de quoi être inquiet. On peut effectivement parler d'une menace russe. La Russie de Poutine a atteint l'un de ses objectifs.

Elle fait à nouveau peur. Ce registre de la peur, il est mobilisé à géométrie variable en fonction de l'acteur et des populations visées. On n'entend jamais par exemple parler de menaces israéliennes pour ses voisins alors que les violations du droit international par l'État d'Israël et ses agressions contre différentes populations de la région sont légion et ce depuis plusieurs décennies.

Mais la peur ne fait pas bon ménage avec l'information de qualité et peut même conduire certaines rédactions à perdre carrément leur sang frroid. Exemple lorsque dans la nuit du 3 au 4 mars 2022, l'armée russe a pris le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporia située dans le sud-est de l'Ukraine. C'est toute l'Europe qui frissonne s'inquiète-ton sur France interre.

Vladimir Poutine utilise la stratégie de la peur nous prévient France I. Il menace l'Europe d'un désastre atomique, s'arme même le Figaro. Si ces craintes peuvent de prime à bord sembler légitimes, cette stratégie de la peur a surtout touché les médias répercutant leur angoisse en boucle et en continu.

La chaîne TF1 annonce des bombardements sur la plus grande centrale nucléaire d'Europe et Francin consacre une émission de sédir à la centrale attaquée affirmant que Poutine joue avec le feu. Cette vague de panique médiatique se traduit par les choix de une des quotidiens nationaux et régionaux du lendemain et des vidéos diffusées dans tous les JT. En réalité, tous les médias reprendront la même image.

Cette image inquiétante donnant l'impression d'une explosion dans la centrale. Or, cette image parfois présentée comme un bombardement par le monde est en fait l'image d'une fusée éclairante. Et si l'attaque a bien eu lieu, elle s'est produite à plusieurs centaines de mètres des réacteurs nucléaires.

Ce que signal d'ailleurs les contenus des articles moins alarmistes en général que les titres et les images choisies. Enfin, si l'on avait pris le temps d'écouter les quelques experts invités à des heures de faible écoute sur France info ou France 24 le jour même, le niveau d'inquiétude serait redescendu d'un cran dans les rédactions. La vraie question de la sécurité du nucléaire civil en temps de guerre méritait certainement mieux.

Cette politique de la peur prépare l'opinion à la guerre quitte à tordre la vérité. Comme pendant la guerre du Kosovo quand Jean-Pierre Perna au journal de TF1 de 13h du 20 avril 1999 parle, je cite, de 100000 à 500000 personnes qui auraient été tuées alors que le bilan du conflit s'avérera 10 à 50 fois moins meurtrier. Jolie découverte quitte à tordre la réalité donc voire même à fabriquer des mensonges.

Revenons sur une affaire vieille de 35 ans. Le 14 octobre 1990, soit 2 mois après l'invasion du Kit par l'armée iakienne de Saddam Hussein, une jeune kthétienne que les médias désigne alors comme l'infirmière Naira témoigne en larme devant une commission du Congrès américain. Elle était présente à l'hôpital Dal Hadan au Kuwait où sont soigné de nombreux nouveaux nés et dit-elle, elle a vu des soldats iraakiens pénétrer dans l'enceinte hospitalière pour y commettre le pire.

Ils ont tiré les bébés des couveuses, ils ont pris les couveuses et ont laissé mourir les bébés sur le sol froid, affirme-elle. La séquence qui dure 6 minutes a été reprise par les médias du monde entier sans conditionnel. Durant des semaines, des mois, cette histoire servira d'arguments pour justifier une intervention militaire des forces occidentales et pour montrer, s'il était encore nécessaire, les horreurs du régime de Saddam Hussein. 4 mois plus tard, invité par Anne Saintclair sur le plateau de 7/7 sur TF1, Anna Min rapporte cet épisode en disant qu'il n'existe pas d'image des atrocités commises.

Depuis qu'il a envahi le Cette, on sait qu'il y a eu des milliers de morts, il y a eu des exactions, il y avait des couveuses dont on débranchait les tuyaux. Mais ça évidemment Saddam Husin n'a pas fourni via son agence de presse favorite, je veux dire CNN, les bandes pour qu'on les passe au journal de 8h. Alors évidemment, il y a deux poids de mesure.

D'un côté, il y a ce qu'on sait intellectuellement et de l'autre, il y a ce qu'on voit. Le raisonnement devient alors circulaire et par là irréfutable au service d'une idéologie. Ce que l'on vous dit, on ne peut pas le prouver mais imaginez-vous que c'est bien pire.

Mais quelques temps après, tout s'effondre. On apprend qu'il s'agissait en réalité d'un tissu de mensonge et que Naira a tout inventé et qu'elle n'est pas infirmière mais la fille de l'ambassadeur du Kuwait exilé à Washington. Coaché par des proches de Ronald Rean, elle a par son témoignage contribué à ce que l'opinion soutienne l'action des puissances occidentales contre les armées de Saddam Hussein lors de la guerre du golfe.

Une douzaine d'années plus tard, le 24 septembre 2002, Tony Blair, premier ministre britannique affirmé devant la chambre des communes à Londres, je le cite, "L'Irak possède des armes chimiques et biologiques. Ces missiles peuvent être déployés en 45 minutes." De son côté, Coline Powell déclaré devant le conseil de sécurité de l'ONU, je le cite, Saddam Hussein a entrepris des recherches sur des douzaines d'agents biologiques provoquant des maladies telles que la gangraine gazeuse, la peste, le tifus, le choléra, la variole et la fièvre hémorragique.

Enfin, le vice-président Dick Chîné assuré en mars 2003, je le cite aussi, "Nous croyons que Saddam Hussein a en fait reconstituer des armes nucléaires." Comme le rappelé Ignas Amonna dans le monde diplomatique, toutes ces dénonciations ont été reprises et amplifiées par les grands médias bélicistes transformés en organes de propagande. Elles ont été répétées à Noséam par les réseaux de télévision, Fox News, CNN et cetera et même des journaux prestigieux comme le Washington Post ou le Wall Street Journal.

À travers le monde, ces accusations mensongères ont constitué l'argument principal de tous les vates en guerre. Le New York Times a aussi participé au bourrage de crâne. À sa une, on pouvait lire les titres suivants : arrsenal secret de points, la chasse aux bactéries de la guerre.

Autre titre, un déserteur décrit les progrès de la bombe atomique en Irak. Encore, un irakien parle des rénovations des sites d'armes chimiques et nucléaires ou aussi des déserteurs confortent le dossier américain contre l'Irak. En France aussi hein, les partisans des guerres justes se relaisent sur les plateaux télé ou sur les ondes.

André Gluxman, Pascal Bruckner, Alexandre Adler ou Romain Goupil sont partout pour promouvoir la propagande de l'administration Bush. Ce qui est en train de se passer en Irak, c'est effectivement il a des armes de destruction massive. Il est en train de dire que sa dame n'a pas d'armes de destruction massive.

Mais même les inspecteurs, les inspecteurs l'ont prouvé, les inspecteurs l'ont montré. Dans le documentaire de Robert Greenw Encovered sorti en 2003, un ancien officier de la CIA a révélé comment fonctionner ce système de fabrique des fake news officiel extrait. Iraqi con if you don't believe us Iraqi national con the pentagon.

So you had the circular reporting and you've had the New York Times admitting that it was using one source for all of its information weapons of mass destruction and it was you know self-affirming by going to the Pentagon which put the stuff on paper and a lot of these stories the journalist didn't want to look into because we're going to be supportive tout cela n'était que propagande. Ces deux affaires liées aux deux guerres du golf ont sérieusement entamé le crédit des médias dominants et c'était avant l'explosion d'Internet et l'émergence des réseaux sociaux numériques. La dernière grande fake news reliée par les médias, c'est celle des 40 bébés décapités par le Hamas.

Le 10 octobre 2023, 3 jours après le massacre de plus de 1100 personnes dont 700 civils, l'armée israélienne autorise des journalistes de la presse étrangère à pénétrer dans le kibout de KFAR A. proche de la bande de Gaza. Sur I24 News, une journaliste annonce que je cite "L'un des commandants présents a déclaré qu'au moins 40 bébés avaient été tués et ajoute que", je cite, "Certains d'entre eux ont eu la tête coupée.

Il a dit qu'il n'avait jamais vu de tels actes de brutalité." L'information est ventilée par les autorités israéliennes durant de longues semaines et relayé par différents ministres de pays occidentaux. Lors d'une conférence de presse, Joe Biden affirme même avoir vu ces images.

Quelques heures plus tard, la Maison Blanche dément les propos du président des États-Unis, expliquant qu'il n'a pas vu les images, mais qu'on les lui a rapporté. Entre-temps, la fake news est reprise en boucle sur les réseaux sociaux et fait le tour des médias traditionnels. Donc, c'est un plan média vraiment organisé par Tal par l'armée israélienne pour montrer l'indicible.

Écoutez, je je vais vous dire ce qui est ce qu'on ce qu'on dit les reporteurs qui ont vu les images. Les enfants et même les bébés ont été tué également et de quelle manière ? Des femmes, des enfants, 40 bébés décapités.

Exemple parmi trop d'autres exemples, des dizaines de morts décapités parfois dans la localité de Kfar Hatsa dont de nombreux bébés. On reverra dans quelques minutes l'émotion du journaliste D24. On dénombré pas moins de 40 enfants qui ont été exécutés, ventrés parmi eux des bébés.

Une forme de dachisation euh du du Hamas, hein, des méthodes en tout cas du Hamas, ils sont ils ont même franchi un un cap parce que même Daesh, moi j'ai consulté un centre d'experts spécialistes de l'État islamique, euh ils m'ont confirmé que Daesh n'a jamais décapité les nourrissons. Ce ce qu'a fait le le Hamas, les bébés ont été massacrés, ont été même décapités. La presse sur place a vu l'étendue des ravages et l'étendue de de du crime de masse qui a été commis sur place.

Ça pas été déventi du tout. On a même hier le porte-parole de l'armée israélienne qui s'est rendu sur place et qui l'a dit, "J'ai ces propos là, dit je viens de voir moi-même, je tenais à voir moi-même des personnes décapitées, également des bébés. Ils m'ont dit avoir découvert le corps d'un bébé, il a été brûlé vivant, je crois dans un four." Ça vient de d'être confirmé aujourd'hui par, je crois une source des autorités israéliennes.

Il y a bien 40 enfants qui ont été tués et des soldats ont vu quelques enfants décapités. Même dans les moments les plus euh déconcertants et les plus troublants et les plus horribles, on a besoin de se raccrocher à des faits en commun. Il est important qu'on garde des faits en commun qu'il nous arrangent ou qu'il nous dérange.

Des gens qui vont être plutôt pro palestiniens vont avoir du mal à accepter que ces crimes ont été commis. Mais voilà, c'était faux. Au 5 décembre 2023, notre libération, selon les données de l'Institut national des assurances israéliennes, on trouve un seul bébé parmi les victimes du 7 octobre où 37 mineurs ont été tués dont se enfants de moins de 10 ans.

Et il n'y a eu aucun bébé décapité malgré l'assurance de toutes celles et ceux qui ont propagé ce mensonge. Du côté des médias français, l'autocritique n'a jamais vu le jour. Non seulement les démentis n'ont pas été médiatisées dans des proportions égales à celles qui avaient massivement accompagné la fake news, mais à l'heure où nous diffusons cette émission, de très nombreuses vidéos mensongères sont toujours en ligne.

On l'a vu avec le 7 octobre 2023, quand l'Occident et ses alliés sont réellement touchés sur leur sol, alors l'information devient un événement total au sens où il mobilise tous les canaux et occupe tous les espaces médiatiques. En dehors de l'événement, plus rien n'existe. En février et mars 2022, l'attaque russe contre l'Ukraine est de fait devenue un événement total.

À titre d'exemple, Annes Sophie Lapix a délocalisé le 14 mars 2022 la présentation du 20h de France 2 en Ukraine sur le parvis d'une gare. Un dispositif rarissime pour une mise en scène sans grand valeur ajoutée sur un plan informatif. Bonsoir, merci d'être avec nous pour cette édition spéciale du 20h en direct de Liv en Ukraine.

Nous sommes sur le parvis de la gare de Lev. qu'il y a quelques instants, les sirènes retenties. Nous avons dû nous réfugier dans un des souterrains de la gare.

L'alerte a été élevée il y a quelques minutes à peine car il faut dire que plus encore qu'ils informment massivement, les médias s'engagent. Les directions de chaînne passent des partenariats avec des ONG dont les campagnes de solidarité couplées passent à l'antenne. L'ensemble des rédactions de BFM TV et de RMC s'associe au secours populaire français pour soutenir les victimes de la guerre en Ukraine.

Pour faire un don, rendez-vous sur secoursopulaire.fr. D'autres revendiquent l'affichage du drapeau ukrainien incrusté sur les écrans jusque dans un épisode de Pékin Express sur M6. ou en une des journaux.

Des journalistes s'autorisent soudain à partager à l'antenne leurs émotions. Sur France Interre, Nicolas de Morand réagit par exemple à une chronique de sa consœur Sonia de Villerre à propos d'une photo de presse où figure deux femmes enceintes fuyant la maternité de Mariou. L'une a accouché, l'autre est morte.

Extrait. Mariana vivra-t-elle avec le fantôme de cet inconnu qui ne s'est jamais relevé ? La petite Veronica avec celui de cet autre bébé qui n'est pas né.

étrange existence, étrange coexistence de ces femmes, de ces hommes, de ses enfants dont la photographie de guerre a mangé les visages à un instant t et les a figé dans leur universalité. On est écrasé dans ce studio et tous les larmes aux yeux. Sonia de Viller, merci.

France Interre, ce ne sont évidemment pas l'émotion des journalistes, leur campagne de solidarité ou la polarisation de l'agenda qui interroge en tant que tel la gravité de la guerre en Ukraine, le tournant qu'elle représente au niveau européen et ses conséquences sur le plan international ne sont plus à démontrer. Il s'agit plutôt de constater la force de ces choix journalistiques et le niveau d'engagement éditorial et politique que peuvent atteindre unanimement des rédactions quand elles le décident, quand elles estiment que l'enjeu le mérite et partant de constater que ces choix éditoriaux sont à géométrie variables. Il ne s'agit pas de hiérarchiser les guerres et leurs victimes comme le font ces médias, mais de prendre acte des possibles journalistiques et de souligner leurs usages différenciés à l'œuvre ici plutôt que là.

On ne peut en effet s'empêcher de penser à la quasi indifférence médiatique face aux centaines de milliers de victimes des guerres au Yémen, en Irak ou en Syrie. On ne peut s'empêcher de penser au bombardement systématique des hôpitaux de Gaza rasés par l'armée israélienne ou à la destruction en décembre 2023 de la plus grande clinique de fécondation invitro et de près de 4000 embryons qualifiés en mars 2025 par les enquêteurs de l'ONU, je cite d'actes génocidair autant d'événements qui n'ont jamais bénéficié d'une couverture médiatique digne de ce nom. aussi lorsque le 24 février 2022, on entendait Gill Boulot déclarer à juste titre dans le 20h de TF1 que sur le papier cette guerre entre l'Ukraine et la Russie, c'est un peu David contre Goliath, ont songé immanquablement au bombardement israélien en Palestine ou au Liban qui émaillait déjà l'actualité depuis des décennies sans jamais avoir été analysé sous cet angle celui de l'asymétrie du rapport de force entre les différents acteurs en présence.

Mais s'il y a bien un événement que l'on peut classer comme événement total, c'est l'attaque du 11 septembre contre les États-Unis et la destruction des tours du World Trade Center. Cet attentat hors norme, près de 3000 morts sur le sol américain dont 2700 quelques heures à New York a bouleversé autant par son ampleur que par l'identité de ses victimes. Ce n'est pas minimiser cette attaque que de constater que sa médiatisation et la place qu'elle occupe encore dans l'imaginaire collectif français et occidental dépasse celle de toutes les autres attaques ayant eu lieu depuis la fin de la 2è guerre mondiale.

Le bombardement de Haiong en Indochine par l'armée française le 23 novembre 1946 qui fait état d'environ 6000 morts principalement des civils en une journée n'est qu'un exemple des événements dont sont remplis les oubliettes de l'histoire. Tomba aussi dans les oubliettes médiatiques, l'attaque iraakienne contre les Kurdes le 16 mars 1988 faisant plus de 5000 morts civiles en quelques heures dans la ville d'Alabja. Cette attaque a eu lieu durant la guerre Iran-Irak et à ce moment-là Saddam Hussein était encore un ami des occidentaux.

Si les médias relatent objectivement cette attaque grâce aux correspondances sur place, il se contente du service minimum. France I antenne 2 à l'époque il consacre un sujet de 2 minutes et 30 secondes dans son JT de 20h le 23 mars 1988 et puis n'en reparle plus. Durant le mois qui a suivi le bombardement, le monde y a consacré moins d'une dizaine d'articles plus ou moins longs dans ses pages internationales.

À titre de comparaison, durant le mois qui a suivi les attentats du 11 septembre, le monde a publié près de 1000 articles sur l'événement, lequel a fait la une 7 jours de suite. Puisque le monde alors quotidien de référence a accordé une telle place à ses attaques, notamment en donnant le avec le fameux éditorial de Jean-Marie Colombie Nous sommes tous américains. Il n'est pas surprenant que le 11 septembre est occupé l'ensemble des médias et des rubriques à l'intérieur même des médias, des pages politiques des journaux aux émissions culturelles des radios en passant par les talk show des télévisions.

Les attentats du 11 septembre étaient sur toutes les lèvres et dans tous les cerveaux. France Interre déplaçait alors sa matinale à New York quelques jours après les attaques. Mais pour y faire quoi ?

Pour y dire quoi ? On écoute les meilleurs échanges de l'émission animé à l'époque par Stéphane Pauli. France Inter est en effet à New York.

Il est ici 1h16 7h16 à Paris et en studio avec nous et merci parce qu'il est tard pour vous Bill CL. Vous avez traversé New York pour venir nous rejoindre dans ce sudo d'Inter. Il y a toujours beaucoup de monde même à cette heure-ci dans les rues encore.

Non, il y a pas beaucoup de monde ce soir. D'habitude il y en aura beaucoup beaucoup d'avantages. Ouais.

Ben alors vous ça vous vous dites pour vous c'est pas beaucoup. Nous on est frappé de voir encore tellement de gens dehors à cette heure-ci avec les bougies. C'est ça devient presque une un rituel maintenant.

La bougie le soir à la main dans les rues de New York. Oui, ces jours-ci. Oui.

On m'a raconté une histoire mais c'est formidable. Après le premier après le premier choc sur la première tour, il paraît qu'il y avait des gens qui continuaient à aller s'acheter en bas des hot dogs et du Coca-Cola. Alors, il paraît qu'il y a des gars qui continuaient, vous voyez, à avoir leur leur way of life d'habitude.

Bon ben, un accident, je vais quand même m'acheter mon Coca et cetera. Il y a des trucs si dérants. C'est ce que disait d'ailleurs Bertrand Vanier qui rentrait tout à l'heure d'une d'un petit tour dans dans le centre de New York.

Partout par terre, on vend des photos de du drame mais on les vend, on les donne pas, on vend la tour en flamme et on dit c'est selon la taille de la photo entre 10 de je sais plus combien il m'a dit 2 et 10 dollars je crois. Enfin, on vend des t-shirts aussi. leue sur les questions internationales, les grands médias relaient l'agenda politique des dirigeants occidentaux amplifiant leurs priorités et légitimant leurs décisions.

Il se contentent souvent de reproduire les discours officiels sans offrir une analyse approfondie et encore moins souvent une critique étayée. Interrogé par le monde en mars 2000 sur le caractère moutonnier qu'il prête au journalistes, le porte-parole de l'OTAN de l'époque répond, je le cite. Dans ce genre de situation où 400 journalistes sont enfermés dans un lieu clos, il y a le danger que les journalistes soient un peu trop dépendants d'une seule source d'information.

J'étais un peu gêné d'être dans la situation où des journalistes qui ne pouvaient pas être sur le terrain au Kosovo voyaient en moi une sorte de source universelle d'être omniscient. Les journalistes avaient un peu trop investi sur ma personne et ce n'était pas sain. Et c'est ainsi qu'en diffusant les discours officiels, les grands médias racontent l'histoire officielle avec ces conséquences qui n'ont presque jamais de cause car les causes et les enjeux sont décrits comme ennuyeux, compliqué et fatiguant.

Ainsi, le 11 septembre, semble-t-il avoir surgi de nulle part ? Exit les réflexions et l'information sur le soutien américain au fondamentalisme islamique en guerre contre les armées soviétiques. Oubliez le bombardement d'une usine soudanaise et de camp afghan par l'aviation des États-Unis en août 98.

Récemment dans le conflit ukrainien, le simple fait d'interroger sur un plateau les conséquences des politiques occidentales et l'extension de l'OTAN vers l'est notamment va aller au choix des rappels à l'ordre ou des accusations de complicité avec Poutine. Ce présentisme, on l'a bien sûr aussi retrouvé avec la guerre coloniale menée par Israël en Palestine. Les médias ont souvent présenté l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023 comme le point de départ des violences occultant des décennies d'occupation en 6 Jordanie et de blocus à Gaza.

Ils ont alors réactivé avec vigueur la vulgate cher Emmanuel Vals et consor postulant je cite qu'expliqué serait justifié. Rien n'est plus monstrueux que de vouloir expliquer la barbarie et de se donner l'air en plus de mieux la comprendre en le faisant. indexer ce qui s'est passé en Israël euh sur une politique qu'on désapprouve, que je suis le premier à désapprouver.

Déduire l'abominable de la politique, c'est monstrueux. Ce raisonnement est monstrueux. Vouloir raisonner ici, c'est monstrueux.

Cette focalisation sur le 7 octobre 2023, présentée comme un événement monstrueux, coupé de tout contexte, a permis de légitimer les bombardements israéliens. Tout en stigmatisant les appels au CC le feu et en marginalisant les voies qui dénonçaient les violations des droits humains à Gaza. C'est de cette couverture sélective que découle hiérarchie des vies et des victimes.

Les morts ukrainiens, new yorkaais ou israéli suscitent plus d'empathie médiatique que les morts palestiniens iraakiens ou aujourd'hui iraniens. Quant aux voies monstrueuses dont le sol tort consiste à restituer historiquement la séquence, elles sont logiquement disqualifié ou mise en sourdine. Le présentisme et la simplification à outrance de la lecture des conflits conduit les grands médias à piocher sans cesse dans le registre enfantin des maléfices personnalisés et des sauveurs providentiels en opposant de façon binaire le camp du mal contre le camp du bien de la barbarie contre la civilisation les méchants Saddam Hussein Milozevic les taliban Ben Laden le Hamas Poutine contre les gentils.

Emmanuel Macron, Zelanski, les soldats israéliens. Comme le note Pierre Rimbert dans le monde diplomatique, je cite à monsieur Volodimir Zelenski, héros de la liberté, les éditorialistes opposent un paranoïque avec ce visage réchappé au botox qui lui donne une fixité inquiétante et cette phobie proprement hyléroïde des microbes et des virus. Même souci de la mesure dans les colonnes de l'OPS.

Une anomalie neurologique et des modifications du LOPs frontal indurrait chez le président russe un comportement proprement aberrant au regard des critères de santé mentale de l'domadaire. Je cite "Dans la guerre de l'image et de la communication, le maître du Kremelin, bientôt 70 ans, chauve, boursoufflé, ne fait pas le poids face au sémiant président ukrainien 44 ans. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les médias raffolent de ce type de récit des politisants.

Le champ lexical de la psychiatrie n'a pas manqué pour sonder le cerveau de Vladimir Poutine. Quand il n'est pas comparé à Hitler, le dirigeant russe fait l'objet de rumeurs et de diagnostic à l'emporte-pièce sur les plateaux télé ou dans les colonnes des journaux. Comme lorsque le midi libre improvisait à peu de frais une liste des symptômes du je cite syndrome de toutepuissance.

Autant de pratiques qui tendent à dépolitiser et à évacuer les enjeux géopolitiques réels privilégiant la psychologisation d'un seul homme ou l'analyse des traits de son visage plutôt que l'information sur le fonctionnement structurel d'un régime autoritaire. Je crois que cet homme perd le sens des réalités pour rester poli. Comment pouvez-vous dire ça ?

Mais écoutez, vous vous dites hyper le sens des réalités et je vous ai interrompu pour rester poli. Vous alliez dire qu'il devient fou, c'est ça ? Nous nous sommes tous posés la question suivante tout à l'heure.

Vladimir Poutine est-il fou ? On va essayer de se mettre dans la tête de Vladimir Poutine parce que une des questions qu'on se pose ces derniers temps, oui, c'est Vladimir Poutine est-il devenu fou ? A-t-il la maladie de Parkinson ?

La rumeur est très relayée. Certains se demandent s'il est malade. Pourquoi revient-on à se poser ce genre de question ?

C'est une espèce de d'excité complet. Il prend énormément de médicaments, il n'est pas en bonne santé et ça n'aide évidemment pas à sa santé mentale. C'est peut dire que le journalisme a complètement perdu les pédales.

De l'autre côté de la balance, les médias dressent le portrait des héros du commandant Massou en Afghanistan à Volodimir Zelenski en Ukraine en passant par les soldats israéliens. Les médias aiment faire des portraits sans ombre et sans tâche des combattants du bien. En temps de guerre, alors qu'il faut meubler des journées entières d'infos en continu et moutes éditions spéciales, ce genre de sujet se révèle bien utile.

Et peu importe au fond que la gravité et des enjeux contraste avec la légèreté et la superficialité du propos. Parallèlement, journalistes et éditorialistes n'ont pas manqué de qualificatif pour vanter la gestion de la guerre en Ukraine par Emmanuel Macron en mars 2022. quitte à suivre tel désombrication de l'Élysée.

Père de la nation, chef de guerre, pacificateur en chef. Revenons sur ce cas d'école de journalisme de cours. Si n a vu que par tant de guerre, le suivisme exacerbé de la communication gouvernementale est loin d'être une nouveauté, il a revêtu ici une double dimension.

Le traitement du candidat Macron alors président engagé dans sa campagne présidentielle s'est superposé à la couverture de ses orientation politique vis-à-vis de la guerre en Ukraine. Un couplage que les récits journalistiques ont mis en scène à outrance, notamment à travers la cofabrication de la figure du chef de guerre dont la réélection n'était presque qu'une formalité. La guerre en Ukraine, un tremplin pour la réélection d'Emmanuel Macron.

En tout cas, le costume de chef de guerre endossé, malgré lui par le président de la République, semble séduire les Français. C'est par exemple ce qu'écrivait la dépêche avant de théoriser un effet drapeau dans les sondages d'intention de vote. Du monde à l'opinion en passant par la quasi-totalité de la presse quotidienne régionale et sans oublier la radio, le journalisme de révérence faisait la une.

Un exemple, le rédacteur en chef de l'OPS, Sylvain Courage ne savait plus comment décliner les courbettes. Le 3 mars 2022, il qualifiait Emmanuel Macron, je le cite, de Solennel et fédérateur ayant plus souvent dit nous que je et il célébrait l'un des boulonnables père de la nation, un gardien de la démocratie, Emmanuel le rassurant avec cette phrase d'accroche qui donnait le ton : "C'est en président que l'on redevient président." Tiens mon fidèle.

Ah grand merci seigneur partout les commentateurs ont fusionné avec les communiants jusqu'à la nausée la médiatisation des clichés d'Emmanuel Macron lors d'un coup de téléphone avec Vladimir Poutine nous dit-on diffusé sur Instagram par la photographe officielle du gouvernement. À cette occasion Samuel Gontier a porté pour Téléama une séquence de communication propagandiste entendue sur BFM TV. Cette alternance de couleur de noir et blanc d'un président tête dans les mains, c'est que la situation est grave, c'est qu'il ne compte pas ses heures, apprécie Vincent de Rosier de RTL.

Avec ces photos, on a toute la démonstration que le président est au travail 24h sur 24 sur ce dossier la nuit s'il le faut. Ou encore Pierre Servant, l'expert médiatique en chef. Si Macron a la barbe, c'est qu'il a un autre dossier sur le feu, le Mali.

Il a de quoi passer ses weekends dessus et être un peu fatigué. marqué physiquement. Des pratiques qui sont loin d'être l'apanage des chaînes d'info.

Une autre livraison du même Akabi par la même photographe le 13 mars 2022 a de nouveau fait les chou gras des journaux pipol et féminins bibonnés aux réseaux sociaux. Avec la capuche du oodi, le cheveux peu voire pas du tout coiffé et le jean marine, la barbe de 3 jours complète le look start-up nation. Lisait-on par exemple dans le magazine L qui poursuivait ?

À vue d'œil, le président a dû dormir une douzaine d'heures en de semaines et la mobilité de sa paupière supérieure s'en ressent. Message implicite, Emmanuel Macron, comme les Français n'a pas trop le cœur à rigoler ces jours-ci. Ainsi, une nouvelle fois, les rédactions ont suivi le pas de la communication gouvernementale construisant la figure d'un Macron chef de guerre et ventant sa gestion de la guerre en Ukraine.

Conquis par ce père de la nation gardien de la démocratie, ils en auraient presque annulé les élections. Si des récits de ce type semblent totalement normalisés dans les grands médias, c'est aussi parce qu'ils s'inscrivent dans un climat ordinaire favorable à la chose militaire. Outre l'omniprésence du commentaire militaro-stratégique sur les antennes, on ne compte plus les articles de promotion de matériel militaire, tout particulièrement au Figaro dont le groupe propriétaire d'assaut figure parmi les plus gros vendeurs d'armes du pays.

Ordre, autorité, nationalisme, sécurité. Ces mots d'ordre saturent régulièrement l'agenda médiatique. Et sur les plateaux, les représentants de l'armée disposent de rond de serviett quand ils ne sont pas portés au plinacle. et même envisagé comme de potentiels candidats à la présidence de la République.

Rappelons par exemple cette incroyable séquence de promotion de l'ex-chef d'État des armées Pierre Deviler encensé par les médias en 2020. Extrait. Ce que vous venez de dire là, c'est un programme politique.

Oui, mais vous savez bien que la France, la droite en l'occurrence cherche un homme providentiel à un besoin d'autorité. Vous pourriez formidablement les incarner ? Donc euh vous pourriez vous projeter dans un poste, dans une carrière politique.

Un militaire en général ça prend ses responsabilité. Non, il y a beaucoup de gens qui vous demandent de rentrer dans l'arène politique. Et vous sérieusement, est-ce que par exemple sur la présidentielle, je vais pas vous taquiner tout ça, vous dites oui, vous dites peut-être ou vous dites non ?

Je vous écoute attentivement général, c'est pas la première fois. jusqu'à présent, j'avais sur on vous avait reçu lors de votre précédent livre, j'avais l'impression d'entendre un général à la retraite toujours très haut gradé dans l'esprit. J'ai l'impression de d'entendre aujourd'hui un un homme politique qui se prépare à une campagne et pas une campagne militaire.

Je me trompe ? Dans une telle ambiance, on ne s'étonne pas que les éditorialistes n'aient pas besoin d'être convaincus pour envoyer des soldats, armer des avions et augmenter les dépenses militaires. Comme les escargots lorsque tombent les premières gouttes de pluie.

À chaque projet de guerre humanitaire et à chaque intention de lâcher quelques bombes, les vates en guerre sont de sortie. Guerre du Golfe, Kosovo, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Ukraine, Gaza, Iran. Les médias aiment donner la parole au G Jo de la pensée géopolitique ou de la grande cause du réarmement.

Guerrier de l'univers. [Applaudissements] Avec l'allocution d'Emmanuel Macron à propos de la guerre en Ukraine le 5 mars 2025, ils se sont mis en ordre de marche mené tambourbattant. Le SAV du discours présidentiel s'est accompagné d'une nouvelle séquence de matraquage contre le modèle social et pour travailler plus au nom prétendument de l'effort de guerre.

Pension ou munition, les canons ou les allocations signé Dominique ce et Étienne Jernel. Les deux slogans donnent le ton et les haut-parleurs médiatiques s'en sont donnés à plein poumon. Faire le tri des dépenses budgétaires et sociales au profit de l'impératif militaire sermon Nicolas Betou dans l'opinion dont la une s'enthousiasme pour cette rigueur qui vient.

Concrètement, je cite encore il pourrait s'agir de travailler plus longtemps, de ne plus indexer les retraites sur l'inflation, de supprimer les dépenses sociales les moins utiles. Et c'est peut dire que le quotidien entend peser sur les réformes envisagées par Emmanuel Macron. Pas d'échappatoire, il faut réduire les dépenses publiques prescrites de nouveau Nicolas Betou 2 jours plus tard.

Même tonalité aux Échos ou Dominique affirme que, je le cite, travailler plus est le meilleur moyen de financer l'effort nécessaire pour nos armées. Par intérêt bien compris, le Figaro ne prend quant à lui aucune pincette dans cette vaste opération de propagande. Tous ces lieutenants sont d'ailleurs sur le pied de guerre.

Le 7 mars, Guillaume Tabar et Gaetan de Capel parlent d'une seule voix. Il n'y a pas d'autre solution que de s'attaquer enfin sérieusement aux dépenses de l'État, écrit le premier avant que le second enjoigne de, je le cite, dire la vérité crue telle qu'elle est en cessant de tourner autour du pot. La voici, notre sacross modèle social ruine conscienceusement le pays et le prive de toute marge de manœuvre financière.

Le 9 mars, c'est autour de l'IGénarable Nicolas Bavré de rédiger modestement le mode d'emploi du réarmement, sans surprise, je le cite aussi, réorienter les dépenses de l'État providence vers la défense et ainsi de suite. De son côté, le monde ne résiste pas au plaisir de sonner l'heure d'un douloureux réveil budgétaire. Le réarmement du pays, bien plus endetté que ses voisins, place l'exécutif dans la situation très délicate d'avoir à remettre à plat les dépenses de l'État, des collectivités locales et de la sécurité sociale pour trouver des gisements durables d'économie.

Quant à l'audiovisuel, c'est un véritable festival. Faudra-t-il choisir entre les canons et les allocations ? C'est vrai, oui, en partie.

Regardez Dimitri comme nous sommes encore englués dans le caprice d'un débat d'arrièregarde pour un retour sur la réforme des retraites. Déjà le conclave là sur les retraites avec toutes les histoire de on va revenir sur la réforme et cetera, on oublie, on ferme. Je me suis posé la question si c'était pas un petit peu devenu lunaire hors sol ce ce débat sur l'âge de l'âge légal qu'on veut refaire revenir à 63 ou 62 ans.

Non mais lunaire le mot est faible. Je considérais que c'était irresponsable avant les événements de ces dernières semaines. Donc là je pense que c'est même plus irresponsable en fait.

Je pense que c'est complètement anachronique revenir à un âge de départ de retraite de 62 ans si on risque de se prendre un missile sur la tête, le calcul y compris pour les salariés n'est pas le bon. Moi, je pense que il faudrait plutôt inquiéter euh inquiéter un petit peu les inquiéter les Français effectivement pour justement euh euh préparer une forme d'acceptation des de des des sacrifices nécessaires. Si la mobilisation du printemps 2025 a occupé un temps les médias, celle-ci devient frénétique quand l'armée française est réellement sur le point d'intervenir militairement.

En 2011, la fureur s'est emparée de tous les canaux d'information juste avant les premiers bombardements en Libye. Lorsque l'éventualité d'une guerre s'est précisée, la plupart des grands médias ont manifesté un certain empressement comme si une guerre n'était pas avant tout une guerre. Dès le vote de la résolution de l'ONU, le 17 mars 2011 au soir, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre.

La guerre approche. Dans les médias, le bruit des bottes se fait entendre. Le 18 mars, l'agence de presse Rutters publie une dépêche compte à rebour pour une intervention en Libye.

Le point, l'Express, le Nouvels et cetera la reprennent et font-leur l'image du compte à rebour. Le lecteur est averti qu'il se tiennent prêt. L'attente ne sera pas longue.

La déclaration d'Alain Jupé, alors ministre des affaires étrangères, selon lequel tout est prêt pour déclencher les hostilités, est- elle aussi reprise en boucle le même jour en une des sites internet ? Et sur un ton temps encore un peu plus béliqueux que ses confrères, le site de 20 minutes titre Libye. Malgré le cessé le feu proclamé par le pouvoir, les occidentaux sont prêts au combat.

De toute évidence, les médias le sont aussi. Et certains sont même un peu trop près. C'est ainsi que dans l'après-midi du 18 mars, la chaîne Itélé, sans doute un peu trop impatiente, ose le scoop frappe en Libye.

Pourtant, aucune action militaire n'a alors été menée. Il faudra en réalité attendre le lendemain avant que soit annoncé le premier tir français. Cette impatience peut difficilement se prévoir de visée exclusivement humanitaire.

Elle traduit aussi une toute autre préoccupation, être le premier sur le coup. Ici, la concurrence journalistique se double même d'une compétition commerciale. Toutes les méthodes sont bonnes pour vendre et faire vendre.

Et la palme du cynisme revient à Libération qui, en raison de la double actualité, Libye plus tsunami au Japon, a proposé à ses lecteurs un numéro spécial le vendredi 18 mars avec une double une. Le communiqué de presse annonçant cet événement est des plus révélateurs. Je cite : "Vendredi dans Libération, un numéro exceptionnel consacré à la Libye et au Japon." Citation de Nicolas de Moran, directeur de la rédaction. de libération.

Au moment où une série de catastrophes au Japon bouleverse chacun de nous, la communauté internationale semble enfin se mobiliser pour empêcher le colonel Kaddafi d'écraser l'insurrection du peuple libyen. Nous avons voulu donner toute sa mesure à cette actualité d'une incroyable densité où se télescope ces deux événements. Ce numéro collector de libération sera disponible en kiosque vendredi 18 mars 2011.

Pour de mors, les morts, c'est collectors. Mais la guerre en Libye, c'est surtout celle d'un homme, Bernard Henry Lévi. Le 22 février 2011, sur Europin, Bernard Henry Lévi s'exprime publiquement pour la première fois à propos de la Libye.

Il incite l'ONU, je cite, à parler d'une voix ferme et unie pour obliger Mohamar Kaddafi à s'en aller. Il faut que l'ONU lui dise Kaddafi, dégage à Saint-il. Débute alors un véritable marathon.

Bonjour Bernard Henry Lévi, vous nous entendez bien ? Bonjour Bernard Henry Lévi, philosophe engagé et le philosophe Bernard Henri Lévi est en direct avec nous. Bonsoir Bernard Henry Lévi.

Bonjour. Bonjour. La révolution libne appartient au peuple libien.

Bonjour Bernard Henri Lévi. Bonjour. Bengazi ville de 1 million d'habitants qui fut le point de départ de la révolution libne, s'attend à être reprise par l'armée de de Kaddafi désormais toute proche.

Est-il encore temps d'intervenir ? Oui, je crois qu'il est encore tendu. Le marathon de BHL a presque été invariablement agrémenté d'un rappel de chacun de ses faits d'armes au point de faire oublier qu'un autre que lui, Alain Jupé, exerçait les fonctions de ministre des affaires étrangères.

Les journaux multiplient les articles à la gloire du nouveau Malerot, faisant ce succéder portrait flatteurs et interview éblouis. Dans le flow des articles, on pouvait vivre en direct les conversations privées entre le président de la République, Nicolas Sarkozy et BHL. Exemple avec le Figaro magazine du 26 mars.

Malgré les difficultés d'une communication régulièrement coupée, BHL téléphone au président français. "Tu dois recevoir les massoues libiens." De retour à Paris, BHL rencontre Nicolas SarkoZ.

Lors de leur tête à tête à l'heure du déjeuner, le philosophe trouve les mots justes. Le sang des libiens éclaboussera le drapeau français qui flotte sur Bengazi se trouve, ce drapeau sera leur lin seul. Ce lundi, à l'Élysée, BHL plaide pour un bombardement des trois aéroports principaux de Libye et cetera et cetera.

Sans cesse, ces moindres faits et gestes sont rapportés au grand public. Autre exemple dans le même journal, Bernard Henry Lévi mobilise ses réseaux intellectuels en France et voit Daniel Conbendit aux flore pour qu'il fasse d'eux-même avec ses amis allemands. Depuis l'hôtel Raphaël où il loge, BHL organise une rencontre entre des représentants du CNT, les opposants libiens à Kaddafi et des leaders d'opinion français parmi lesquels André Gluxman, Harlem Dézir, Bernard Cochner, Pierre Berger et Laurent Jauprin.

Le point joue un rôle plus spectaculaire encore, retraçant sur quatre pages les mouvements de la vals orchestré par son indéboulonnable chroniqueur. Présenté comme l'autre ministre des affaires étrangères, BHL voit son arrivée en Libye décrite avec un comique sans doute involontaire. Il marche en équilibre sur des gravas, console une femme éplorée, interpelle des jeunes garçons qui portent sur le dos des drapeaux aux couleurs de la Libye d'avant l'arrivée de Kaddafi.

Voici venu, le sauveur tant attendu. Afin d'être certain que l'histoire ne perde pas une miette de son épopée, Bernard Henry Livi compte deux fois encore ses pérégrinations. Quelques mois après le début de l'aventure libne, il publie un livre et sort un documentaire au cinéma.

Et les grands médias ont couvert avec la mesure qu'on leur connaît les deux événements. Pour terminer avec cet épisode, le chroniqueur multicarte Claude Askolovic résume involontairement dans le JDD du 20 mars 2011 les dérives médiatiques du traitement des conflits armés. Je cite "En portant la France contre Kaddafi, Nicolas Sarkozi nous a épargné un remord.

Il y avait l'Espagne républicaine, la Tchécoslovaquie, Sbrenica, le Rwanda. Il n'y aura pas Bengazi. Cela n'annule aucun grief, mais cela peut aussi justifier un mandat.

Un homme de pouvoir à l'arrivée, ce sont quelques gestes, quelques choix qui vous plaur ou du regret. Et ce n'est pas un hasard si Sarkozi dans l'honneur a retrouvé Bernard Henry Lévi. Le philosophe trmbale ses rires et ses scories, mais quand vient l'essentiel, il est du bon côté.

Ça justifie une vie. Il y a tout ici. La complaisance à l'égard du pouvoir, le soutien d'intervention militaire, l'absence de compassion pour les victimes et surtout la grandeoquence que Manie, parfois avec dextérité les vat en guerre quand il s'agit de partir au combat.

Costume et chemise blanche ouvert au milieu des tréis, le philosophe médiatique dispose du reste d'un véritable muséum photographique à sa gloire. Quel art que celui de toujours se trouver aussi proche du photographe et des dirigeants politiques. Alors pourquoi ?

Pourquoi les médias occidentaux reprennent-ils avec tant d'emphase les discours béliqueux des dirigeants occidentaux ? Il s'agisse des bombardements israéliens ou américains au proche et Moyen-Orient ou du réarmement de l'Union européenne face à la fameuse menace russe. Cette tendance, loin d'être anodine, reflète une combinaison de facteurs structurels, économiques, politique et culturel qui façonnent les lignes éditoriales.

Tout d'abord, on le répète assez souvent, la concentration des médias entre les mains de grands groupes industriels constitue un facteur clé. En France, des groupes comme Boloré avec Canal Plus, C News ou BUIG avec TF1 LCI contrôle une part significative des médias influençant directement ou indirectement les lignes éditoriales. Cette concentration limite la pluralité des voix.

Les rédactions sous pression financières privilégient des contenus peu coûteux comme les commentaires d'éditorialistes récurrents qui reprennent les récits officiels sans investigation. Ensuite, on l'a bien vu, l'influence politique est un autre moteur puissant. En France, les médias mainstream s'aligne souvent sur les priorités du gouvernement, notamment le soutien à l'OTAN et à ses alliés.

Cette convergence s'explique par l'accès privilégié des médias aux sources officielles. Les communiqués de presse des gouvernements occidentaux, de l'OTAN ou récemment de l'armée israélienne sont souvent repris tel qu'elle, sans vérification. La baisse de qualité journalistique liée à la précarisation des rédactions joue également un rôle déterminant.

Les réductions budgétaires ont conduit à des effectifs restreints et à une dépendance croissante aux agences de presse qui standardisent de fait l'information et privilégie les récits des capitales occidentales. Les journalistes souvent en contrat précaire ou pigistes sont plus vulnérables aux pressions éditoriales et au récits préfabriqués des gouvernements. Par ailleurs, l'éditorialisation des médias où les chaînes d'information continue se transforment en tribune d'opinion amplifie le soutien aux interventions militaires occidentales.

Je dis bravo. Oui, évidemment c'est moi je me suis réveillé de bonne humeur ce matin. Pour une fois, je trouve que le monde allait mieux.

Voilà pourquoi parce que ce régime des mola est quand même le le régime le plus atroce qui soit sanguinaire, les pendaisons, les femmes torturées, assassinées et cetera. Euh c'est c'estime le le pire qu' soit depuis depuis la chute du communisme et la la chute de de du nazisme. Voilà.

Bon, parler de désescalade comme le font nos dirigeants européens et et singulièrement le ministre des affaires étrangères est totalement ridicule. Euh il est c'est pas le moment de désescalader surtout pas. Donc il faut aller jusqu'au bout.

Maintenant on peut pas rester on peut pas être au milieu du gay. Sur les plateaux de C News, LCI ou BFM TV qui ressemblent souvent à des salles de meeting, les débats sont réduits à des confrontation polarisé sans analyse factuelle et s'accompagne d'une dramatisation des récits qui privilégie l'émotion et l'urgence au détriment des faits. Les réseaux sociaux comme X ou TikTok jouent un rôle ambivalent.

D'un côté, ils permettent une contre-information en diffusant des images brutes comme celles des destructions à Gaza ou des victimes civiles iranienne. Ces contenus, souvent produit par des citoyens ou des médias indépendants, obligent parfois les médias traditionnels à aborder des sujets qu'ils auraient autrement ignoré. D'un autre côté, l'accélération de l'information sur les réseaux sociaux favorise les approximations et la désinformation.

Les médias sous pression pour rester compétitifs reprennent souvent des contenus viraux sans vérification. Et aussi, disons-le, les médias occidentaux sont influencés par des biais culturels et idéologiques profondément enracinés. L'idée d'une supériorité morale de l'Occident plus ou moins explicite conduit à faire une hiérarchie des vies et des victimes.

Enfin, la censure imposée par certains gouvernements alliés comme Israël limite l'accès à une information contradictoire. Depuis mai 2024, Alzira est interdit en Israël et le quotidien Aaret a été sanctionné pour ces critique du gouvernement Netaniaahu et de poids de mesure puisque la chaîne russe RT est interdite en Europe sous prétexte justifié d'être au service du Kremelin. Tandis que la chaîne de propagande franco-israélienne I24 News qui fabrique des mensonges comme l'affaire des bébés décapités n'est pas inquiété par les autorités françaises.

Si la communauté internationale, si l'Union européenne ne sont pas contents de notre réponse qui doit être impitoyable et si on va reprendre Gaza, ben tant pis pour eux. On doit pas se se soucier ni des droits de l'homme, ni de la pensée progressiste, ni du mondialisme. Nous sommes un pays avec une bombe atomique.

Voilà, j'ai rien à dire. Personne ne doit habiter cette terre. D'accord.

Personne d'accord ne doit habiter cette terre si ce n'est pas le peuple juif. Pour conclure, saluons quand même le travail de ces nombreux journalistes dans le monde qui s'extirpent comme ils le peuvent de ces pressions et qui vont à contre-courant de leur rédaction et de l'histoire officielle tenter de rapporter des faits vrais et de révéler les mensonges de leur gouvernement. Saluons aussi Julian Assange et son média d'information Wikileak ainsi que tous les lanceurs d'alerte qui ont permis de révéler au monde entier des crimes de guerre, des intrigues géopolitiques et des espionnages de grande ampleur.

Merci d'avoir suivi ce nouvel épisode de 4e pouvoir, une émission de critique des médias de Blast en partenariat avec Akrimed. Pour celles et ceux qui le souhaitent, vous pouvez retrouver notre travail sur le site acrimed.org et le soutenir en faisant un don à notre association.

Vous pouvez également soutenir le travail de Blast pour financer cette émission et toutes les autres. On se retrouve pour une nouvelle saison à la rentrée. Bon été à toutes et à tous. [Musique]