Dr Stéphanie Rist, Rhumatologue : Polyarthrite Rhumatoïde et travail
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:37Chiffre
« 75 % d'entre eux étaient en activité. »
- 2:21Chiffre
« un patient sur deux avait au moins un arrêt maladie de 2 mois dans l'année qui précédait l'étude »
- 2:21Chiffre
« Seulement 35 % d'entre eux avaient un aménagement du poste de travail. »
- 2:21Chiffre
« Seulement 32 % d'entre eux savent qu'il existe des aides. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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La polyartrite rumatoïde est une maladie inflammatoire fréquente puisque ça concerne 0,3 % de la population en France. C'est une maladie qui se caractérise par un gonflement des articulations, par des douleurs, par des raideurs. Le matin, il faut dérouiller pour que les articulations puissent fonctionner. Il s'agit donc d'une maladie qui peut être handicapante et qui entraîne aussi une fatigue importante. Les symptômes d'une polyarthrite rumatoïde, c'est la douleur en premier lieu, mais c'est aussi la fatigue et la raideur, l'anchylose, la difficulté à se mobiliser, les mains, les genoux, les pieds. Donc une difficulté dans la vie de tous les jours qui entraîne une qualité de vie un petit peu diminuée. L'évolution de la polyarthrite rumatoïde, elle se fait sur
plusieurs dizaines d'années. L'évolution sans traitement est une évolution assez catastrophique avec la destruction des articulations. Avec les traitements, heureusement, on peut éviter cette destruction des articulations. C'est une maladie qui évolue par poussé, qui entraîne donc des douleurs fréquentes, mais pas forcément avec des destructions si les traitements sont bien conduits depuis le début. Par contre, il existe une fatigue liée à cette maladie qu'on retrouve tout au long de la vie. Le diagnostic de cette maladie de la polyartrite rumatoïde se fait entre 40 et 60 ans en moyenne. Donc chez des gens jeunes en âge de travailler avec comme on l'a dit des douleurs importantes, une fatigue importante, donc un retentissement sur le travail qu'on peut
comprendre facilement. L'étude prêt est une étude intéressante sur le retentissement de la maladie de la polyarthrite rumatoïde sur le travail. C'est une étude conduite sur environ 500 patients qui concernait une centaine de rhumatologues français. une étude nationale chez ces patients qui étaient en âge de travailler puisque moins de 60 ans, 75 % d'entre eux étaient en activité. Il s'agissait des patients pour la plupart qui avaient un traitement par biothérapie et qui avaient un activité de la maladie plutôt faible, un score fonctionnel assez faible. Dans cette étude, chez ceux qui ne travaillaient plus, 68 % d'entre eux considéraient que la perte de leur travail était liée à la maladie, aux symptômes de la maladie. Pour ceux qui
travaillaient dans cette étude, un patient sur deux avait au moins un arrêt maladie de 2 mois dans l'année qui précédait l'étude, ce qui montre donc un retentissement important de cette maladie sur le travail. Chez ceux qui travaillaient encore, seulement 35 % d'entre eux avaient un aménagement du poste de travail. Elle montre aussi qu'ils ne connaissent pas forcément les aides associées à leur handicap. Seulement 32 % d'entre eux savent qu'il existe des aides. Elle montre d'autre part que certains ne retrouve pas d'emploi du fait des symptômes de cette maladie, la fatigue, la douleur. Le rhumatologue a un rôle important à jouer dans le handicap lié à la maladie et notamment dans le retentissement de ce handicap au travail. Il faut poser la
question au patient du retentissement de sa maladie au travail comme on le fait de plus en plus sur la fatigue. On on s'interroge de plus en plus, on interroge le patient de plus en plus sur la fatigue liée à sa maladie. Il faut aussi interroger le patient sur la prise en charge de sa maladie au travail. éventuellement essayer de contacter le médecin du travail en tout cas en laissant le patient au centre de la démarche.