Hantavirus: la déclaration rassurante du directeur de l'OMS sur les risques d'une nouvelle pandémie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le patron de l'OMS a pris la parole ce soir. Et il a notamment parlé de la France parce qu'il y a donc cette patiente dans un état grave du côté de l'hôpital Bichat ce soir, ce que dit le patron de l'OMS ce soir, aux Français. Ce n'est pas d'inquiétude.
Je souhaite que les citoyens français ne s'inquiètent pas de cette situation. Le risque est faible et nous ne prévoyons pas de pandémie. Et le danger pour la population est également faible.
C'est ce que nous avons toujours dit et c'est ce que montrent nos analyses. Je souhaite que les Français le comprennent. Le risque pour eux est faible, je le répète pas d'inquiétude voilà ce que dit le patron de l'om s abf mtv je le précise on voit quand même yves tréhard et on voit ce soir sébastien lecornu qui durcit le ton qui décide que que les 22 cas contacts au-delà des passagers sur le bateau seront tous envoyés à l'hôpital justement pour préserver une certaine quarantaine.
Ça ne durera pas forcément 40 jours, mais pas forcément très loin non plus. Il y a une vraie...
Comment dire ? Il y a une sensibilité extrême parmi la population à ce sujet. C'est normal, vous avez l'expérience et le précédent de la Covid-19 qui a quand même mis, il faut le dire, la France et l'Europe et le monde par terre et des économies par terre.
Parce qu'il y a eu des morts, mais il y a eu aussi, si vous me permettez, des conséquences économiques absolument très graves. Et je pense que le Premier ministre aujourd'hui et le Président de la République, parce qu'ils se sont parlés à distance, puisque le Président est en Afrique, prennent ça très au sérieux. Beaucoup plus au sérieux qu'il y a 3 ou 4 jours.
On a vu qu'aujourd'hui, il y a une accélération de la prise en charge des cas contacts et des Et puis il y a quand même quelques inquiétudes. J'entendais le patron de l'OMS là, mais il faut savoir que deux pays qui sont très concernés par ce virus ont quitté l'Organisation mondiale de la santé, ce sont les États Unis. Les États-Unis, où il y a des cas contacts, où il y a des voyageurs qui étaient sur le bateau ont été rapatriés et le président Trump à la tête tout à fait ailleurs.
Il s s'occupe pas du tout de ça. Et le service de santé américain est complètement désorganisé, il faut le dire. – C'est très rare parler du ministre de la Santé de M.
Trump, M. Kennedy. – Oui, c'est ça. – Sur la vaccination et tout le reste. – C'est ce que je dis, c'est ce que je suis en train de dire.
C'est que le ministre de la Santé qui s'appelle Kennedy, effectivement, est quelqu'un qui est plutôt d'une tendance complotiste. Et pareil en Argentine. – Oui, alors justement, le souci qu'on a ce soir, d'une certaine manière, les ADEF, c'est qu'on a bien compris qu'on avait un seul et même virus, l'antavirus face à nous, et tous les cas dont on parle ce soir.
Sauf qu'en fonction des pays, le protocole pour prendre en charge des patients n'est pas exactement le même. Clairement, c'est la nationalité qui détermine la durée et les modalités du confinement. L'Organisation mondiale de la santé recommande précisément une surveillance active et un suivi de tous les passagers et membres d'équipage pendant 42 jours. 42 jours, mais ce n'est pas pour autant que cette règle est respectée à la lettre.
En France, le protocole initial prévoyait 45 jours de confinement, d'abord à l'Institut Pasteur, puis à domicile si le patient était asymptomatique. Et si des symptômes apparaissent, le patient qui est chez lui redevient cas suspect et donc il réintègre la procédure de confinement dans une structure de santé. Mais Sébastien Lecornu a annoncé tout à l'heure que la procédure changeait pour se renforcer.
Pour tous les cas contacts, dit-il, sans exception, c'est la quarantaine renforcée en milieu hospitalier. On a aussi le Royaume-Uni, 45 jours d'isolement, les 3 premiers jours à l'hôpital, le reste de l'isolement, 42 jours se fait à domicile. Aux Etats-Unis, 42 jours d'isolement au total, 3 jours de moins mais tout l'isolement se fait dans un centre du Nebraska, spécialisé dans les maladies infectieuses.
Ce sont des centres spécialisés qui doivent ensuite préciser quel suivi adopter et pendant combien de temps ? En Espagne, 42 jours obligatoires à l'hôpital militaire uniquement pour les Espagnols, ceux qui n'ont pas et la nationalité doivent être rapatriées dans leurs pays respectifs sans quarantaine imposée. D'ailleurs, l'un des patients a été testé positif ce soir, on vous l'a dit.
En Suisse, les cas confirmés sont hospitalisés. Sinon, c'est une procédure classique de traçage de cas contacts comme pendant la Covid-19 avec un auto-isolement à domicile. Et aux Pays-Bas, 6 semaines d'isolement à domicile s'il y a une forte suspicion de maladie.
Le service municipal de santé concerné doit rerouter le patient vers un hôpital et on a aussi appris ce soir qu'il y a eu des erreurs de procédure puisque le personnel d'un hôpital ou un patient infecté est traité et donc mis en quarantaine c'est 12 personnes. Et en un mot, pourquoi autant de différence ? Parce que chaque pays adapte la directive de l'OMS en fonction de ses protocoles sanitaires, de ses capacités d'accueil et de ses moyens logistiques.
Comme en France où certains médecins préconisent, et je parle sous votre contrôle, que les cas contacts soient confinés pendant six semaines à l l'hôpital et pas à la maison, même s'ils sont asymptomatiques. On pense peut-être que c'est pour cela que le protocole a été adapté, comme l'a annoncé Sébastien Lecornu tout à l'heure. Mais il y a quand même un compromis qui a été fait puisqu'un décret publié hier donne le droit au préfet de contrôler les personnes cas contacts qui sont confinées et chez elles.
Et si elle déroge à cette règle, trois fois en un mois, c'est très précis, elle risque, vous le voyez, jusqu'à 10 000 euros d'amende et jusqu'à six mois de prison. On va revenir dans une seconde.
Stéphanie Rist