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interviewSud Radio (sur YouTube)· 30 juin 2026 3 min

Périco Légasse :"Le bac participe désormais à la fabrique du crétin"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et ben qui lui cru ? Mais le bac, vous savez cet examen qu'on passe en fin de scolarité, ben il participe désormais à la fabrique du crétin. Alors que le ministre de l'éducation nationale, monsieur Jeffrey, s'était montré intraitable au mois de mai, une première fois sur la qualité d'expression écrite, les inspecteurs n'ont pas répercuté ses consignes au correcteur.

Il s'agit pas de bousculer l'établissement. Dans la mesure où une maîtrise imparfaite de l'orthographe et de la syntaxe ne gêne pas la compréhension du propos du candidat ou de la candidate, on sera attentif à ne pas pénaliser ses copies. Voici les propos tenus par un inspecteur de l'éducation nationale le 18 juin dans le cadre de la traditionnelle réunion d'entente, vous savez que académique qui a lieu tous les tous les ans et cette réunion est chargée de fixer les consignes de correction pour le bac. chaque année, attention qu'on aille pas bousculer quoi.

Vous souvenez hélas Jean-Pierre Chevénement avait dit faudrait que 80 % d'une classe d'âge et le bac et ben je peux vous dire que la consigne a été appliqué à à la lettre. Face à lui, quelques 500 correcteurs d'histoire géo des académies de Paris de Versailles de Créteil étaient connectés en visio. Nous avons donc un ministre qui rappelle le corps enseignant à l'ordre en exigeant que l'orthographe soit prise en compte dans la notation.

Considérant qu'une copie n'étant plus écrite en français ne peut être acceptée pour avoir son bac. Et puis rivé sur ces principes euh la partie la plus réfractaire du mammouth dont parlait Claude Allègre, le ministre de l'éducation nationale de Lé Jospin qui entendait le dracer le mamouth décrète ni plus ni moins et ben et ben que ça sera la fronde. Euh il fallait nous en parler avant répondent-il euh en temps tentons ici et là dans le camp des pédagogues et façoyeurs de l'éducation nationale qui ont transformé l'école en fabrique du crétin car nous avions mis en place des codes de notation qu'il n'est pas question de remettre en cause à quelques jours de l'examen.

Vous savez, on acceptait les fautes. C'est pas maintenant qu'on va les remettre en cause. Imaginez un ministre de la justice qui appelle la magistrature à juger conformément à la loi pour appliquer le code pénal dans toute sa rigueur et qui se verrait répondre par des présidents de tribunaux.

Ah non, nous appliquons le surcis systématiquement et pas d'incarcération au-dessous de 2 ans de condamnation. On imagine le traumatisme pour la justice. [raclement de gorge] Le problème c'est que c'est déjà comme ça que ça se passe dans la justice.

Donc effectivement l'éducation nationale prend le pli. Donc en fait, les recteurs d'académie réfractaire à la consigne gouvernementale ne font qu'appliquer une sorte de jurisprudence des gens en vigueur dans les tribunaux. Je chus comme ça me convient et puis moi prof, je corrige comme ça m'arrange.

Donc qu'une copie ne soit pas écrite en français n'a aucune importance pourvu que l'on comprenne ce que l'élève a voulu dire. Certains recteurs ont même suggéré de lire le texte à voix haute pour s'assurer de la cohérence du propos. Si la phrase tient la route, alors la copie est bonne.

À ce stade-là, pourquoi ne pas supprimer les l'éprav écrite et se contenter de l'oral ? Voilà où nous en sommes. Le bac qui est une étape censée indiquer si la scolarité a porté ses fruits en javant le niveau de connaissance acquis n'est plus qu'un protocole de routine ouvrant systématiquement la porte de l'université à ceux qui n'en ont pas le niveau.

Hallucinante trahison de ceux dont la responsabilité première est de former des citoyens lettrés par la transmission du savoir et qui est désormais et qui désormais consacre l'ignorance de la jeunesse par la destruction de la langue française. Ne doutons pas que cela se pint, mais que comme d'habitude, les responsables de ce massacre éducatif n'auront jamais à en rendre compte.

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