15 départements en alerte sécheresse : doit-on s’inquiéter ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 22 %Défensif 41 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:44OuverteRéponse directe
Alain Dupuis, sur ce que dit notre ami Paul : les agriculteurs ont besoin d'eau, mais c'est compliqué de faire sans.
- 5:40OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a des bonnes et des mauvaises bassines ?
- 8:50OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a de la bonne et de la mauvaise bassine ?
- 10:50RelanceRéponse directe
Pourquoi lui il arrose et pourquoi moi non ?
- 13:26OuverteRéponse directe
Est-ce que les sécheresses d'aujourd'hui sont différentes de celles de 76 ?
- 18:57OuverteRéponse directe
Quels sont les impacts possibles sur les nappes phréatiques d'une utilisation plus raisonnée de l'eau ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09InvitéChiffre
« Entre 15 et 18 départements en alerte sécheresse »
- 0:39InvitéFait
« 30 degrés début mai c'est quand même beaucoup »
- 0:42InvitéChiffre
« un déficit pluviométrique de 40% »
- 1:44AuditeurFait
« sans l'irrigation, mon père a grégué avant moi dès 1976 suite à la sécheresse il avait maintenu une exploitation familiale et moi je n'aurais pas pu transformer mon exploitation en bio en 2015 sans l'irrigation »
- 3:27AuditeurFait
« on a besoin pour irriguer les blés sinon on ne va pas sauver nos cultures »
- 5:19InvitéFait
« M. Votard nous l'expliquera le changement climatique va nous amener à de nouveaux changements »
- 7:14PrésentateurFait
« peut-être que le maïs qui aujourd'hui par exemple est cultivé dans le sud-ouest une région très sèche et bien on ne pourra plus faire de maïs en 2050 »
- 8:38InvitéChiffre
« dans ces grandes bassines il y a beaucoup d'évaporations c'est 20% d'évaporations »
- 13:34InvitéFait
« 2020 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée »
- 15:27PrésentateurChiffre
« 90% des réserves d'eau douce disponibles sont en fait utilisées par l'agriculture »
- 28:42InvitéChiffre
« 30% des pluies permettent de recharger tous les ans la nappe dans le bassin de la Seine. »
Temps de parole
- Invité31 %
- Invité 222 %
- Invité 321 %
- Présentateur7 %
- Invité 46 %
- Auditeur4 %
- Présentateur 24 %
- Invité 52 %
≈ 1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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France Inter 18-20 Fabienne Synthès
Entre 15 et 18 départements en alerte sécheresse et le problème c'est que la sécheresse est très inéquitable elle ne touche pas les régions évidemment de la même manière dont certaines sont protégées, d'autres non dont certaines ont la chance de bénéficier d'une nappe phréatique profonde, d'autres moins donc plus vulnérables aux aléas Chaque solution qui marche dans un département n'est pas forcément adaptable dans tous les autres et c'est le cas des fameuses controversées retenues d'eau par exemple dont on parlera probablement dans un tout petit instant ce mercredi c'était la journée la plus chaude de la semaine 30 degrés début mai c'est quand même beaucoup un déficit pluviométrique de 40% en moyenne c'est beaucoup aussi et nous le savons encore une fois les sécheresses vont se multiplier, elles se multiplient déjà l'impact il est pour l'agriculture évidemment l'impact il est pour la faune l'impact il est pour l'homme l'impact il est sur la production d'électricité également les questions que nous nous poserons ce soir parlent de notre modèle agricole des méthodes de rétention d'eau des choix de culture nous parlerons de notre rapport à l'eau de nos usages et merci de nous rappeler de nous appeler donc si vous êtes des agriculteurs je sais que vous êtes déjà nombreux si vous faites ces choix là quels choix sont les vôtres est-ce que surveiller l'eau que l'on dépense arrêter les bains, préférer les douches toutes ces méthodes là est-ce que ça suffit réellement à pallier le manque d'eau qui nous guette faut-il craindre à terme pour notre production électrique c'est le téléphone sonne de ce soir et soyez les bienvenus le téléphone sonne 01 45 24 7000 et le premier c'est vous Paul, bonsoir bienvenue Paul bonsoir on vous écoute oui, moi je voulais juste le témoigner je suis agriculteur séréalié en bio, en Charente touché par la sécheresse et je voulais dire que sans l'irrigation mon père a grégué avant moi dès 1976 suite à la sécheresse il avait maintenu une exploitation familiale et moi je n'aurais pas pu transformer mon exploitation en bio en 2015 sans l'irrigation et je voulais dire que entre l'irrigation que j'ai utilisée l'eau que j'ai utilisée dans les années 90 certainement un peu n'importe comment sur la monoculture de maïs et aujourd'hui on l'utilise différemment on a choisi des cultures moins gourmandes en eau on fait attention mais cette eau elle doit être partagée on en est conscient mais je pense aussi que les citoyens doivent comprendre que notre agriculture a besoin dans des régions comme la nôtre d'irrigation oui il faut faire des réserves moi je n'ai pas besoin de réserves je suis sur des forages en eau profonde mais des collègues ont besoin de réserves alors on ne peut pas faire des réserves n'importe où n'importe comment avec n'importe quelle eau pour irriguer n'importe quelle culture mais il faut réfléchir à ce partage de cette eau elle est essentielle dans nos régions et elle est essentielle pour garder une agriculture rigoureuse Est-ce que j'entends dans votre question Paul également dans votre intervention c'est que vous avez le sentiment qu'on tire un peu à roue sur les agriculteurs en fait dès qu'on parle d'eau c'est aussi le sens de votre intervention c'est ce que je sens chez vous en tout cas Oui parce qu'effectivement nous on a démarré l'irrigation il y a déjà deux semaines parce qu'on vit cette sécheresse et forcément ce sont des grands enrouleurs avec les gens voient une quantité d'eau que l'on déverse dans nos champs alors d'un seul coup on est stigmatisés parce que on consomme beaucoup d'eau à un instantier c'est vrai mais il faut entendre que si on veut en ce moment avec la guerre en Ukraine où on risque d'avoir des marchés tendus pour ne pas dire autre chose et bien on a besoin pour irriguer les blés sinon on ne va pas sauver nos cultures alors on est stigmatisés on est montrés du doigt mais bon peut-être aussi que les citoyens doivent regarder aussi comment nous tous on consomme l'eau au quotidien nous c'est impressionnant parce que c'est c'est beaucoup de volume en peu de temps mais tous les jours on consomme de l'eau et je crois aussi qu'il faut apprendre à la gérer aussi nous citoyens au quotidien merci pour cette intervention Paul merci vraiment et vous avez raison sur un point qu'on abordera surtout probablement effectivement on est dans une période très particulière autour de la guerre en Ukraine avec un problème sur un certain nombre de céréales notamment avec des phrases qui nous parlent de souveraineté alimentaire et dans le même temps on sait que les prix sont en train d'augmenter donc on veut booster la production chez nous et dans le même temps on dit aux agriculteurs oui mais attention avec votre eau donc ce paradoxe là on le comprend et on l'entend pour discuter ensemble jusqu'à 20h Alain Dupuis est avec nous bonsoir monsieur Dupuis bonsoir vous êtes hydrogéologue directeur de l'école nationale supérieure en environnement géoressources et ingénierie du développement durable de l'institut polytechnique de Bordeaux Robert Vautard est avec nous également bonsoir monsieur Vautard bonsoir directeur de recherche au CNRS météorologue et climatologue et puis Célia Quiré nous accompagne aussi journaliste spécialisée environnement à France Inter c'est vers vous que je vais me tourner d'abord Alain Dupuis dit vous l'hydrogéologue sur ce que dit notre ami Paul c'est-à-dire rappeler que les agriculteurs l'eau ils en ont besoin et évidemment que cette eau est partagée c'est compliqué de faire sans pour ce qui les concerne alors oui c'est compliqué de faire sans pourquoi parce que l'agriculture telle qu'on l'a développée sur le territoire national est une agriculture pour partie irriguée et l'irrigation ça a été dit a fait de gros progrès le monde agricole s'est déjà adapté mais malheureusement je pense que M.
Votard nous l'expliquera le changement climatique va nous amener à de nouveaux changements et il est temps d'y songer de manière très très réelle tangible et les économies d'eau c'est-à-dire des comportements hydroéconomes comme ça a été précisé sont à mon avis un élément dont il faudra tenir compte obligatoirement on va donner la parole à M.
Votard dans un instant dans les changements quand même qui apparaissent Alain Dupuis que notre auditeur a évoqué aussi il y a effectivement une irrigation qui est faite très différente je sais qu'on fait des rotations sur les cultures qui sont beaucoup plus importantes aujourd'hui on limite le labour par exemple enfin il y a beaucoup de choses quand même qui ont énormément changé ces 10-15 dernières années est-ce qu'on est d'accord avec ça M. Dupuis ?
Oui oui tout à fait le monde agricole s'est adapté à créer à implante aussi du couvert végétal pour éviter de perdre ce flux d'eau recouvre le sol irrigue avec des tensiomètres qui contrôlent l'humidité pour ne pas en amener trop et en amener la bonne valeur au bon moment donc oui l'ingénierie agronome a fait là aussi de gros progrès et ça a pour effet de limiter enfin ça réduit en tout cas la pression sur la ressource ça c'est un état de fait Après est-ce que ça veut dire Célia Célia Célia qu'à un moment il faudra dire à des gens comme Paul pour ce qui vous concerne et à cet endroit cette culture là c'est terminé en fait est-ce qu'à terme alors on ne veut pas faire peur à Paul c'est pas pour demain mais est-ce qu'à terme oui c'est ça qu'il faut dire et changer radicalement
en fait on est vraiment au coeur du problème avec cette histoire de bassines c'est-à-dire des retenues d'eau pour les agriculteurs certaines bassines ne posent pas de problème tout simplement parce qu'elles sont assez petites partagées de façon vertueuse entre quelques agriculteurs c'est peut-être le cas de Paul d'ailleurs ce qui pose problème c'est ces méga bassines qui elles sont utilisées pour l'agriculture intensive après ce qu'il faut bien voir aussi c'est que c'est sans doute pas la seule solution surtout dans un contexte de changement climatique si on se place à 10, 20, 30 ou même 40 ans peut-être que le maïs qui aujourd'hui par exemple est cultivé dans le sud-ouest une région très sèche et bien on ne pourra plus faire de maïs en 2050 et certains climatologues du GIEC le disent déjà on peut déplacer ces cultures il va peut-être falloir anticiper aussi des changements qui sont sans doute douloureux pour des familles d'exploitants ou d'agriculteurs c'est pareil pour l'élevage d'ailleurs
je vois Robert Vauter qui fait oui avec la tête c'est peut-être déjà le cas d'arrêter de faire du maïs en tout cas pour l'alimentation animale préférer le sorgo etc il y a déjà beaucoup de choses qui sont mises en place en tout cas envisagées on va dire en fait l'eau elle est un peu à la croisée de toutes les pressions qui se produisent à la fois une augmentation de la demande une baisse de l'eau disponible du fait de l'augmentation des températures principalement et puis de diverses consommations et on arrive dans une zone qui est relativement critique et il faut vraiment investir dans des solutions qui sont les bonnes solutions les grandes bassines ne sont pas les bonnes solutions je pense qu'il faut le dire très clairement parce que d'une part elle pompe pour la plupart l'eau dans la nappe phréatique donc on ne crée pas voilà quelque part elle privatise un petit peu l'eau pour certains usages pas tous les usages mais aussi parce que dans ces grandes bassines il y a beaucoup d'évaporations c'est 20% d'évaporations c'est ça j'allais vous demander ce qu'on en perd mais je me demandais si est-ce qu'il y a des bonnes et des mauvaises bassines c'est-à-dire certaines qui pompent d'autres qui qui vont chercher l'eau de pluie donc qui ne la pompe pas mais qui vont la chercher directement si je puis dire enfin est-ce qu'il y a de la bonne et de la mauvaise bassine la bassine vertueuse et de la bassine non vertueuse alors je vais répondre dans un domaine qui n'est pas vraiment le mien mais on va demander à notre hydrologue aussi la bonne bassine c'est celle qui va récupérer l'eau de pluie essentiellement mais qui ne va pas empêcher sur des grandes surfaces l'eau de s'infiltrer dans la nappe parce que si on prend l'eau de la nappe et bien on n'a rien gagné à la fin est-ce qu'il y a des bonnes et des mauvaises bassines Alain Dupuis parce qu'effectivement c'est le sujet en ce moment il y a des endroits où il y en a énormément beaucoup dans la région de Paul d'ailleurs d'autres beaucoup moins donc est-ce qu'on dit qu'il y a des bonnes ou des mauvaises ou est-ce qu'on se dit que c'est vraiment pas la bonne solution du tout alors je serais moi je serais moins catégorique parce qu'en fait ça va dépendre du contexte justement hydrologique et hydrogéologique ça a été dit la disponibilité en eau va diminuer par contre il y a des endroits où les bassines enfin les retenues de substitution parce qu'en fait c'est ça on les remplit en substituant d'autres prélèvements on efface des prélèvements pour utiliser ce qui va être stocké il y a des endroits notamment au sud de Sèvres où la nappe et le cours d'eau sont interconnectés de manière quasi instantanée c'est-à-dire que il n'y a pas de différence à prélever dans un cours d'eau en cru ou dans la nappe qui elle aussi sera en cru à ce même moment je ne tiendrai pas du tout le même langage ailleurs dans d'autres constitutions configurations hydrogéologiques et c'est là où c'est difficile il faut et ça a été dit dimensionner correctement la retenue de substitution pas aller vers du trop grand qui va avoir des problèmes d'évaporation ça a été très très bien dit mais il faut aussi avoir quelque chose de rentable de partager et d'accompagner et c'est compliqué parce que malheureusement l'hétérogénéité du sous-sol alors l'hétérogénéité du sol de France c'est quelque chose mais l'hétérogénéité du sous-sol beaucoup plus fait qu'il y aura peut-être des solutions comme vous l'avez dit bonnes à un endroit et moins bonnes voire pas bonnes à un autre endroit très proche on va rester autour du même thème et de la même culture si j'ose dire avec Pierre bonsoir oui bonsoir on vous écoute
voilà j'habite en Alsace et puis en fait c'est une terre dans la plaine d'Alsace où il y a des milliers d'hectares de maïs qui sont cultivés chaque année ça fait des années qu'on voit les sècheresses devenir de plus en plus longues et on voit de plus en plus de systèmes d'irrigation qui sont mis en place et qui arrosent ce maïs en pleine journée au moment où l'évaporation est très forte et à côté de ça on a une très belle forêt la forêt de la Arte et d'autres forêts qui sont en train de dépérir en été on a l'impression qu'elles sèchent sur pied donc est-ce que c'est parce que les arbres n'arrivent plus à atteindre l'eau qui se trouve dans la nappe phréatique et donc j'ai l'impression qu'on va en avant et qu'on va droit vers le mur et moi je suis un petit arboriculteur donc je vois la souffrance de mes arbres qui n'ont plus d'eau et puis surtout je sais que l'Alsace était autrefois une terre où on cultivait énormément de chanvre et c'est une plante qui demande très peu d'eau qui pousse rapidement en 120 jours qui a beaucoup d'usage en industrie mais aussi pour ses graines et son huile et donc je me dis qu'il y a quand même des alternatives qu'on peut pousser qui seraient utiles à l'industrie mais aussi à l'alimentation et qui pourraient rendre peut-être notre plaine d'Alsace plus adaptée aux cultures qui demandent moins d'eau et qui pourraient nous apporter pas mal de choses
Merci beaucoup Pierre Alain Dupuis on comprend la question de Pierre qui dit en creux pourquoi lui il arrose et pourquoi moi non pourquoi c'est important pour lui pourquoi ça ne serait pas plus pour moi est-ce que là aussi on se dit qu'il va falloir remettre un certain nombre de choses à plat effectivement pour comprendre et je vais le dire comme ça entre guillemets ce qu'on sauve et ce qu'on ne sauve pas en fait c'est ça que ça veut dire alors oui tout à fait je pense qu'élargir le cercle des discussions pour savoir quel territoire ou quel est le projet d'un territoire c'est-à-dire mettre vraiment tous les acteurs et toutes les parties prenantes autour d'une même table c'est à mon sens essentiel pour l'instant on a vécu sur une abondance relative une disponibilité en eau qui était qui pouvait paraître sans trop de limites et là on commence à toucher cette limite là et maintenant il est temps de revenir autour d'une table de discuter de faire des choix et comme vous l'avez dit si des choix sont faits il y aura peut-être des gagnants et il y aura certainement des perdants Robert Votard dans sa question Pierre nous dit et ça c'est des choses qu'on lit partout il y en aura d'autres des sécheresses il y en a de plus en plus il y en aura à chaque fois on va rappeler quand même que 2020 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée enfin il y a tous ces phénomènes évidemment on les voit est-ce que oui vous le climatologue vous dites de toute façon en effet on doit faire désormais avec le variant sécheresse et on doit faire tous les ans avec le variant sécheresse oui alors même si aujourd'hui la sécheresse qu'on voit n'est pas nécessairement liée au changement climatique directement c'est une fluctuation météorologique qui fait qu'il a très peu plu pendant la saison hivernale et c'est pas directement lié au changement climatique par contre on sait que et particulièrement en été on sait que les sécheresses dans le futur vont être en augmentation en fréquence notamment notamment du fait de l'augmentation des températures et pas des changements de pluie les changements de pluie sont relativement faibles vous allez vous demander le corollaire entre sécheresse et température en effet oui alors c'est un jeu c'est un cercle vicieux en quelque sorte puisque plus les températures sont élevées plus ça a sèche les sols et plus les sols sont secs plus les températures s'élèvent encore davantage et les températures plus élevées vont créer plus d'évaporation et de transpiration des plantes donc ce qui augmente les sécheresses du sol et est-ce que ça veut dire que des précipitations maintenant sur le sol tel qu'il est nous promettent éventuellement des inondations je me souviens que l'année dernière ça avait été le cas dans l'est de la France en Allemagne etc.
parce que le sol trop sec ne pouvait plus absorber les pluies est-ce que c'est ce qui peut nous attendre aussi alors absolument c'est un deuxième je dirais effet c'est que les sols secs n'arrivent même pas absorber le peu de pluie qui peut provenir du ciel parce que les sols sont trop secs et le ruissellement est beaucoup trop important donc c'est là aussi où il y a des leviers d'action avec l'utilisation des sols les pratiques agricoles pour que l'infiltration soit meilleure
c'est bien et justement on parle ici d'adaptation au changement climatique et finalement quand on dit il faut faire évoluer certaines cultures en fonction de ce changement climatique ce qui est intéressant avec les bassines c'est aussi que c'est que c'est pas la seule solution finalement c'est-à-dire qu'une des solutions c'est par exemple préserver les zones humides ces marées ces marres qui permettent d'éponger l'eau quand il y en a trop et de la relarguer quand on en a besoin voilà la réutilisation des eaux usées aussi peut-être qu'on peut en parler une minute c'est beaucoup utilisé en Espagne en Israël pour la culture des fruits et des légumes très peu en France alors que ça va être une solution d'avenir certainement dans les années qui viennent donc c'est intéressant de voir aussi que dans cette question du partage de l'eau il faut penser à d'autres solutions
Alain Dupuis il y a une rafale de questions sur franceinter.fr notamment celle de Frédéric qui dit lavage des voitures des routes piscines privées arrosage des pelouses des pelouses bains la place de douche etc on arrête tout ça et on sauve en partie l'irrigation des sols afin de préserver la biodiversité et l'agriculture raisonnée on a un autre auditeur qui dit quel est l'impact possible sur les nappes phréatiques d'une utilisation plus raisonnée de l'eau dans nos maisons bonjour nous dit Elodie à quand les taxes sur la construction des piscines hors sol façon pollueur payeur est-ce que nos gestes à nous dans notre utilisation de l'eau au quotidien Alain Dupuis peut changer aussi la difficulté aujourd'hui qu'on a à s'approvisionner correctement en eau alors ben oui bien sûr nous sommes nous aussi des consommateurs et si on refait le bilan de la consommation ce qu'on appelle de l'eau potable ce que l'on nous consomme réellement nous en tant qu'humains pour satisfaire notre épanchée notre soif ou notre repas c'est je crois que c'est 5 à 10% des volumes que l'on va consommer sur une seule journée autrement dit tout le reste va être effectivement renvoyé dans un réseau souvent de collecte d'eau usée ça a été dit la réutilisation des eaux usées oui c'est peut-être une bonne idée il y a peut-être des endroits où la station d'épuration et donc l'eau traité va être le seul débit réservé qu'on va avoir pendant l'été donc attention si ce débit là on l'utilise pour faire autre chose mais oui pour revenir à votre question nos petits gestes à plus de 60 millions on va arriver quand même à donner un degré de liberté donc à enlever de la pression sur la ressource et donc à aider à passer les moments difficiles donc oui c'est essentiel c'est appréciable et en tant que gestionnaire de ressources on apprécie beaucoup qu'est-ce qui se passerait est-ce que c'est dangereux si on décidait qu'on se lave par exemple à de l'eau qui ne serait pas potable traité certes qui ne serait pas potable c'est possible ça ou pas ?
non ? faut pas la boire d'accord non mais c'est pour ça que je posais la question parce qu'on a une question dans ce sens là je me disais est-ce que c'est une très très mauvaise idée on risque de se retrouver avec des effets secondaires absolument terribles ou est-ce que est-ce que ça s'envisage ?
déjà l'eau potable en tant que telle a différentes définitions en fonction du pays dans lequel on se trouve dans le monde il y a des endroits dans le monde où une eau considérée comme potable chez nous ne le serait pas donc voyez bien qu'on a quand même quelques marges après on entre dans un autre domaine qui est la sécurité sanitaire un réseau de distribution d'eau potable qui arrive chez vous la loi française dit que l'eau doit être sanitairement saine on entre sur d'autres considérations on peut avoir aussi des seconds réseaux pour économiser de l'eau mais il faut que les réseaux soient vraiment disjoints déconnectés sans quoi il y a des risques de contamination et après ça a d'autres incidences mais oui les gestes pour dire les petits gestes peuvent améliorer la situation bien entendu
il y a déjà des expérimentations pour ce qui concerne l'agriculture de réutilisation des eaux usées pour le maraîchage en revanche pour l'eau potable il y en a très peu aujourd'hui en France alors que ça existe dans d'autres pays il y a un projet par exemple au Sable d'Olonne où certaines entreprises travaillent avec les gestionnaires de l'eau justement pour transformer les eaux usées en eau potable il suffit de l'assainir il y a des règles pour ça mais sans doute que ce sera une solution d'avenir
Robert Votard pourquoi est-ce que cette sécheresse aujourd'hui les sécheresses sont différentes des sécheresses qu'on a pu connaître précédemment par exemple celle de 76 dont on a tous un souvenir même enfant ou est-ce que ce sont les mêmes au fond sauf qu'elles se répètent ?
Non comme je disais il n'y a pas de vraie différence des sécheresses particulièrement sur ce type de sécheresse aujourd'hui hivernale il y a un assèchement de plus grande sécheresse peut-être dans le sud de la France c'est ça qu'on voit mais le comment dire le signal n'est pas très fort la tendance n'est pas très forte il n'y a pas de tendance particulière dans le nord de la France donc les sécheresses sont à peu près les mêmes en revanche ce qui compte vraiment c'est pendant la période de transpiration des plantes c'est-à-dire l'été essentiellement là l'augmentation des températures va faire que les plantes vont puiser plus d'eau dans le sol donc les sécheresses vont être beaucoup plus importantes pendant l'été et donc vont impacter certains types de cultures et certains types d'usages Bastien bonsoir Bastien vous êtes là ?
est-ce que Bastien est là ? je pense que Bastien est en train de faire autre chose pendant qu'il écoute la radio et il a bien raison en attendant
bonjour je suis là
allez-y Bastien on vous écoute
oui bonsoir allez-y écoutez moi je vous appelle parce que je suis un peu désespéré de voir ce qui se passe autour de moi j'habite sur la commune de Loire-Otion dans le Maine-et-Loire et j'avais des champs autour de moi qui étaient des petits champs avec des haies qui abritaient des animaux avec des fossés qui retenaient l'eau et depuis deux ans tout a été ratiboisé on a enlevé les haies on a rebouché les fossés on a enlevé tous les animaux ces prairies étaient vertes et belles et aujourd'hui c'est des champs de maïs et chez nous c'est plutôt du maïs de plantation plutôt que du maïs de consommation et je ne comprends pas pourquoi aujourd'hui en 2020 ou 2022 on reconduit les mêmes erreurs qu'il y a 60 ans concernant le remembrement on avait plein de sources plein de sources naturelles qui retenaient l'eau et la biodiversité et encore aujourd'hui on supprime tout ça et je ne peux pas dire je ne peux pas incriminer les paysans les agriculteurs qui ont besoin de vivre et tout ça mais je ne comprends pas pourquoi on laisse encore des semenciers ratiboisés des belles zones naturelles qui retiennent l'eau pour en faire des champs de maïs qui sont des lessiveuses en fait d'équipe le haut de l'eau s'en va et rien ne reste
Bastien merci beaucoup Célia Kigri moi je suis toujours étonnée en fait quand on entend ce genre de témoignages parce que je pensais effectivement probablement naïvement et comme Bastien que de moins en moins on faisait ce genre d'erreur
ça dépend des volumes ça dépend des proportions quand on regarde les chiffres du ministère de la transition écologique 90% des réserves d'eau douce disponibles sont en fait utilisées par l'agriculture c'est quand même les agriculteurs sont à la fois les premières victimes et les premiers responsables de ce problème de l'eau mais c'est une question de modèle agricole c'est à dire que l'agriculture intensive aujourd'hui puise trop d'eau et c'est vrai que quand on enlève les haies enfin tous les spécialistes des modèles agricoles le disent quand on enlève les haies quand on enlève les zones humides finalement on crée aussi une pénurie d'eau et c'est un cercle vicieux c'est à dire qu'après les agriculteurs en sont encore une fois les premières victimes
les agriculteurs au debout de la chaîne en voici un qui est dans le Cantal bonsoir Alain oui bonsoir on vous écoute bonsoir France Inter merci de m'accorder un témoignage un témoignage qui est qui a le pied sur terre des parcelles qui ont eu des nitrates des parcelles qui n'ont pas eu de nitrates celles qui ont eu elles sont restées nature sans être bio je dis qui sont restées nature elles supportent la sécheresse celles qui ont eu des nitrates genre agriculteurs intensifs ou demi-intensifs il leur faut 30% d'eau en plus donc supprimons les nitrates nous aurons des je dirais des cultures qui vont peut-être moins produire mais elles tiendront le coup et je dirais une alimentation plus saine des sols moins pollués et des sources pas polluées c'est tout simple Alain merci beaucoup est-ce que c'est aussi simple que ça Alain Dupuis monsieur l'hydrogéologue oui alors effectivement je pense que déjà là on évoque le problème de la teneur en matière organique dans les sols lorsqu'on remplace cette matière organique par des ajouts de nitrates par exemple effectivement le sol change sa structure et on sait on sait qu'une proportion de matière organique élevée est plus favorable à la rétention d'eau et donc à la rémanence de ce sol par rapport à la fourniture d'eau alors c'est peut-être pas aussi simple que ça mais on le sait le monde agricole et les agronomes le disent maintenant redonnons au sol une fonction et de transfert et de stockage ça passe par de la matière organique il faut le faire intelligemment je suis surpris du dernier témoignage aussi la suppression des haies c'est typiquement ce qui accompagne la construction de retenues de substitution donc on demande aux agriculteurs de remettre des haies des bains enherbés et là entendre qu'à côté on continue à enlever c'est effectivement difficile à entendre et moi pardon de le dire encore Robert Votard mais j'avais le sentiment que c'était de plus en plus rare en fait parce qu'on a appris beaucoup de choses notamment sur le fait d'enlever les haies quand on parle de sécheresse quand on parle d'écoulement quand on parle de biodiversité quand on parle de beaucoup de choses il y a quand même mille choses qu'on a apprises non rassurez-moi ces dix dernières années quinze dernières années mais oui il y a même enfin il y a des principes de base dès qu'on perturbe l'environnement on a des impacts ils nous le rendent bien on a des impacts de toute façon et il y a je pense un principe pour les questions qui sont liées à l'eau qui prévaut c'est ce principe enfin il y a plusieurs principes d'ailleurs il y a un principe de sobriété bien sûr on l'a évoqué mais il y a aussi un principe d'essayer de ne pas artificialiser les terres les sols et de les voire de les désartificialiser aujourd'hui c'est bien de ça dont on parle voilà on a besoin de faire ça aussi autour des villes dans les villes il faut désartificialiser pour que l'eau pénètre mieux dans les nappes sinon on perturbe le fonctionnement du cycle de l'eau simplement Alain Dupuis on a cette question d'Emmanuel sur l'appli France Inter qui nous demande ceci les récupérateurs d'eau individuels chez les particuliers pourraient-ils changer notre mode de consommation si tout le monde en avait ?
Alors les récupérateurs d'eau vont très bien fonctionner lorsqu'ils vont être bien alimentés le problème ça va être de la qualité de l'eau à l'intérieur de votre cuve de récupération qui va si elle n'est pas contrôlée se détériorer assez vite et ensuite va limiter l'usage que vous allez pouvoir en faire donc c'est une solution mais c'est une solution qui est là aussi partielle on n'a pas de solution globale d'ailleurs c'est une solution partielle oui ça peut être ça peut bien marcher si vous avez encore des puits régulières et que vous récupérez ça et que vous avez un taux de renouvellement intéressant après attention je vous dis à l'évolution de la qualité de cette eau et aux usages qu'on va en faire Pierre est avec nous au Standard bonsoir Pierre
oui bonsoir
on vous écoute Pierre
je me pose la question est-ce qu'on ne pourrait pas attribuer à chaque personne dans un foyer une quantité d'eau celle qui serait jugée indispensable pour la vie pour les besoins courants à un prix bas et ce serait je trouve une bonne mesure sociale et en contrepartie est-ce qu'on ne pourrait pas facturer beaucoup plus cher le surplus consommé ce qui ferait prendre conscience de la nécessité d'économiser l'eau
merci pour cette question Pierre c'est compliqué Robert Votard ça créerait c'est marrant parce qu'on a fait un sujet pouvoir d'achat hier et on parlait justement de toute la difficulté de savoir ce qu'il faut attribuer et à qui en fonction des familles etc un taux incompressible d'eau par famille ça paraît compliqué quand même oui là on touche vraiment dans le domaine du politique je veux dire ça c'est vraiment ça appartient au domaine du politique ça veut dire si vous venez chez moi vous n'avez pas droit de vous doucher par exemple parce que j'aurais atteint mon quota d'eau voilà donc là c'est des arbitrages c'est des questions d'arbitrage qui sont éminemment politiques donc qui sont qui n'appartiennent plus aux scientifiques voilà mais à l'endupé quand on y songe est-ce que les pénuries le manque peut nous amener jusqu'à imaginer que nous aurons à terme une quantité maximum d'eau alors on parle pas des douches on parle pas de tout ça mais on parle d'interdiction d'avoir des piscines désormais des choses comme ça est-ce que dans un avenir plutôt proche ça vous paraît faisable et envisageable ça a été très bien dit c'est un choix politique je ne pense pas non on reste même dans un pays où la lame d'eau précipitée va être relativement maintenue dans le futur M.
Votard me confirmera malheureusement aller jusqu'à comment dire conditionner un volume d'accès à l'eau c'est délicat c'est vraiment un choix politique et là nous on sort de notre rôle je suis d'accord avec vous c'est très très raide Robert Rotard oui j'aurais juste donné quelques chiffres qui concernent simplement le bassin de la Seine donc c'est pas forcément valable partout et c'est certainement pas valable partout mais le bassin de la Seine il est quand même assez grand à peu près 30% des pluies permettent de recharger tous les ans la nappe dans le bassin de la Seine et la moitié de cette recharge voire un peu plus que la moitié est consommée elle est ponctionnée dans la nappe or la variabilité typique d'une année à l'autre c'est un facteur 2 dans les cumuls de pluie donc on voit bien qu'avec cette moitié qui est consommée on arrive dans la zone critique donc cette consommation ça rejoint ce qui a été dit tout à l'heure cette consommation il faut vraiment c'est important de la contrôler cette sobri elle est importante et puis les arbitrages sur l'utilisation de l'eau on voit bien que c'est une question qui va arriver et qui doit être réglée par le politique exactement comme il y a des arbitrages au fond sur l'énergie et je vous pose la question parce que nous avons Françoise ici sur franceinter.fr et qui dit ceci j'ai 69 ans depuis quelques années je limite l'usage de l'eau au maximum par exemple deux douches par semaine une vaisselle à livier une fois par jour si possible et merci de vos émissions nous dit-elle merci Françoise la décroissance en matière d'eau comme elle existe en termes de consommation ou parfois d'énergie Robert Votard ça existe et Françoise en est la preuve oui tout à fait mais est-ce que ça a autant de sens que les autres types de décroissance dont on parle aujourd'hui alors bon j'aime pas le mot décroissance parce que c'est un mot qui a des connotations politiques mais le mot le terme de sobriété est plus je dirais plus scientifique parce que évidemment toute consommation évitée fera des impacts en moins et c'est la façon probablement la plus simple à condition qu'elle soit pas trop douloureuse voilà donc c'est totalement évident c'est une évidence ce que je dis mais parfois les évidences sont bonnes à dire Célia
et de toute façon des restrictions il y en a déjà bien sûr sur l'arrêté sur les remplissages de piscines donc on va devoir gérer de toute façon il faut que les différents acteurs s'entendent davantage sur ce partage de l'eau et si malheureusement il y a des conflits il y aura forcément des restrictions
il y a quelque chose qu'on n'a pas abordé Alain Dupuis c'est l'énergie on sait que l'énergie a besoin d'eau les centrales hydrauliques ont besoin d'eau par définition les centrales nucléaires absolument ont besoin d'eau est-ce que ça joue réellement est-ce qu'il peut y avoir un danger de ce côté là moi j'ai entendu assez récemment que dans le rapport de RTE il y avait un chapitre qui disait qu'il valait mieux approcher les centrales de la mer plutôt que certains fleuves pour éviter justement qu'il puisse y avoir un problème d'eau donc ça veut dire qu'il y a un vrai souci à venir ou pas ?
Ben oui malheureusement les modifications du régime des pluies même s'ils vont être on va dire relativement faibles cette modification là pourrait induire sur notre territoire des modifications du régime hydrologique autrement dit de l'évolution des débits des cours d'eau et effectivement si un cours d'eau voit son débit chuter pendant la période d'étiage autrement dit la période de basseuse eau et si sur ce cours d'eau vous avez une implantation d'un centre de production qui a besoin on va dire de refroidissement si les débits sont insuffisants deviennent insuffisants on est sur du risque je préfère savoir si le projet est de construire de nouvelles centrales savoir qu'elles auront toujours de l'eau pour être refroidies et c'est des choses qu'on a vu d'ailleurs si je ne me trompe Robert Votard est-ce que c'était l'année dernière qu'on a arrêté un certain nombre de réacteurs précisément parce que notre capacité à les refroidir alors ça n'a mis personne en danger à aucun moment mais parce que notre capacité de refroidissement était devenue moindre à cause des débits d'eau alors je pense qu'il serait mieux que ce soit EDF qui réponde plutôt que moi mais ce que je peux dire c'est que c'est la réglementation principalement c'est la réglementation sur les rejets qui font qu'on ne peut pas rejeter de l'eau trop chaude dans les rivières et l'eau si elle est trop chaude si sa température augmente au départ elle augmentera à l'arrivée si son débit est trop faible au départ aussi elle sera plus chaude dans la sortie donc il y a une question de réglementation ce qui s'est probablement passé dans les années précédentes c'est qu'on modifie aussi la réglementation en cas de risque de façon extrêmement temporaire pour permettre un rejet aussi un petit peu plus élevé donc ça ça crée des impacts sur l'écologie de la faune des rivières il nous reste une question c'est celle de Jules et elle est pour vous monsieur le météorologue et climatologue bonsoir Jules bonsoir on vous écoute
oui merci de prendre ma question alors je crois savoir que depuis quelques années les météorologues observent un déplacement des anticyclones au nord dans l'hémisphère nord et au sud dans l'hémisphère sud ce qui entraîne donc des comment un déplacement en fait et des sécheresses dans des zones qu'ils ne connaissaient pas du tout et notamment dans le nord de la France je voulais savoir si c'était la tendance à craindre pour les années à venir
merci beaucoup pour votre question Jules Robert Rota alors je vais vous apporter effectivement toutes les réponses à ces questions sont dans le rapport du GIEC et aussi dans les rapports de RIAS de Météo France les d'une manière générale l'Europe du Sud effectivement voit va connaître une sorte de désertification et la France va en subir les conséquences mais donc diminution des pluies en Europe du Sud et plutôt augmentation des pluies en Europe du Nord et dans le Nord de la France la France est un peu au milieu des changements donc c'est pour ça aussi que les tendances sont modérées mais augmentation des pluies en Europe du Nord diminution des pluies en Europe du Sud avec une tendance à l'assèchement et au problème d'accès à l'eau même jusqu'en France et particulièrement dans le Sud de la France et des phénomènes météo donc inconnus que l'on voit désormais ça on l'a commencé à le constater ces dernières années ah oui oui oui très clairement et particulièrement sur les vagues de chaleur avec notamment des vagues de chaleur à des très très intenses à des latitudes qui sont celles les nôtres voire des latitudes plus au Nord par exemple au Canada en Colombie-Britannique avec des 50 degrés qui arrivent sur plusieurs jours le fameux dôme de chaleur qu'on a vu effectivement voici une question c'est la dernière c'est celle de Christophe une remarque plutôt Christophe qui nous écoute sur les moyens et les systèmes d'économiser l'eau il nous dit ceci quand on prend une douche on perd de l'eau évidemment moi je la récupère pour arroser le jardin les bassines dehors je les laisse se remplir avec les gouttières j'ai un ami qui utilise la cuve de récupération de l'eau pour la machine à laver etc etc je vois notre invité Robert Vautor qui fait un juste il faut faire feu de tout bois en quelque sorte et donc oui bien sûr tout est bon à prendre pour faire des économies de consommation d'eau ou d'utilisage de l'eau en tout cas Alain Dupuis ce sera le mot de la fin est-ce que je me trompe et moi j'ai le sentiment quand même qu'en matière de préservation de l'eau la prise de conscience des gens elle existe exactement comme en termes d'énergie en termes d'environnement etc on sait désormais qu'il y a danger sur l'eau ou est-ce que je suis trop optimiste non on est au début de la prise de conscience voilà je vous rejoins mais il faut encore travailler il faut encore communiquer il faut encore expliciter c'est compliqué parce qu'on n'est pas du tout égaux comme je l'ai déjà dit selon qu'on habite le nord ou le sud ou l'est ou l'ouest de la France devant les problématiques de ressources en eau et de disponibilité ça vous donnera l'occasion de revenir tous les deux jours merci vraiment beaucoup de votre présence merci Célia à vous aussi merci à tous pour vos nombreuses questions merci à tous