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interviewLCP - Assemblée nationale· 31 juillet 2025 57 min

Affaire Bétharram : François Bayrou devant la commission d'enquête | Les grands débats

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Je répète que je n'ai pas eu d'autres informations sur les deux événements qu'on va reprendre, j'espère, qui se sont passés à Betaram à cette époque. Je n'ai pas eu d'autres information que celle qui était dans la presse. Je n'ai pas eu d'autres informations et je vous en apporterai la preuve.

Bonjour et bienvenue sur LCP pour un nouvel épisode des grands débats. On va revenir sur une audition événement. Nous sommes le 14 mai 2025 à l'Assemblée nationale.

François Bairou est convoqué devant la commission d'enquête Betaram. Betaram, c'est cet établissement catholique des Pyrénées où pendant des décennies des enfants ont subi des violences physiques et sexuelles et des cas de maltraitance. Que savait François Bairou de ces faits très graves ?

Et bien à l'époque, il était président du conseil général puis ministre de l'éducation nationale. Betaram, il connaît bien, il y a scolariser certains de ses enfants. Devant la commission d'enquête, il livre sa vérité.

De ces faits il y a 30 ans, d'il y a 30 ans, je n'ai que lorsque les échos sont apparus quelques semaines après ma nomination comme premier ministre, je n'ai aucun souvenir à cette époque, aucun document et personne d'ailleurs ne les a conservés. Il a fallu des mois et de rares concours de circonstances pour que les documents et les preuves réapparaissent. Alors la question c'était comment se faire entendre et comment apporter des preuves ?

Et c'est pourquoi cette rencontre est très importante à mes yeux parce que ceux qui sont entendus le sont sous serment, ce qui donne de la force et de la solennité aux affirmations et aux preuves qui doivent être présentées. Et c'est ce que je suis venu faire ici. Et donc je veux simplement rappeler, vous avez dit que c'était comme parent d'élèves, je veux rappeler les date pour indiquer quelle est la distance dans le temps.

Notre fille aînée est entrée à Betaram en première en 1987, il y a presque 40 ans. et notre dernier fils a quitté cet établissement en 2002 il y a presque un quart de siècle. Voilà exactement mon lien avec Betaram.

Mon lien avec Betaram et la raison pour laquelle je suis là, c'est parce que j'étais parent d'élèves il y a 40 ans à Betam. Vous dites non, permettez-moi d'avoir un jugement différent. Euh et donc comme il y a eu beaucoup d'échos au cours de cette au cours de cette période, vous m'avez demandé si j'avais été membre des organes de direction de Betaram.

Jamais. Donc vous n'avez pas été dans le conseil d'administration de l'établissement. Je vais vous répondre si vous voulez bien qu'on ne s'interrompe pas.

C'est c'est une chose aussi importante et j'imagine que ceux qui viennent devant cette commission composé avec beaucoup de publicité et devant beaucoup de presses ont le droit de s'exprimer. Je ne suis jamais entré comme parent d'élève à Betaram. J'ai été un parent d'élèves moins assidu qu'il n'aurait sans doute fallu.

Euh, je suis entré à Betaram, paraît-il, d'après ce qui a été publié, pour inaugurer un gymnase, j'ai approché Betaram pour inaugurer le toit de la chapelle qui avait été réparé avec des crédits de l'État parce que c'est un monument tout à fait exceptionnel. Et j'y suis entré paraît-il, mais j'en ai pas de souvenir parce qu'il y a eu une inondation dans les années 90 et donc j'ai et donc j'y suis allé à cette époque. Peut-être ma mémoire me trahit-elle mais pas beaucoup.

Et donc voilà exactement la réponse à votre question. Je vous remercie. Donc je comme vous répondez de façon un peu longue, donc si j'ai bien compris, vous avez été désigné membre mais vous n'avez pas siégé au conseil d'administration de Betaram.

Dès les premières minutes de cette audition, la tension est palpable dans cette grande salle la Martine où François Bairou est entendu. Les échanges sont particulièrement vifs avec le corpporteur de la commission d'enquête, Paul Vanier, député insoumis qui a beaucoup de questions et qui attend des réponses. Monsieur le premier ministre, le 11 février dernier ici même à l'Assemblée nationale, vous avez déclaré, je vous cite, je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit de violence ou de violence à forcerie sexuelle.

Jamais. Monsieur le Premier ministre, maintenez-vous aujourd'hui sous serment devant notre commission d'enquête cette déclaration. Monsieur Vanier, celui qui ment ce jour-là, le 11 février, ce n'est pas celui qui répond à la question, c'est celui qui pose la question, c'est-à-dire vous.

Vous avez votre question dit, vous n'avez pas protégé les élèves des violences pédocriminelles. Je veux rappeler ce que ce veut dire le mot pédocriminel. Euh, il signifie abus. et exploitation sexuelle des enfants.

Et vous avez fait allusion au fait que j'étais ministre de l'éducation nationale. Vous avez dit que j'étais l'époux d'une professeur. C'est faux.

Ma femme n'a jamais été professeur à Betaram. Elle est allée pendant 9 mois, une heure par semaine faire de ce qu'on appelle l'éveil religieux. Jamais elle n'a été professeur à Betaram.

C'était le contraire de ce que vous avez annoncé. Vous dites, "Vous avez été saisi à de nombreuses reprises. C'est faux.

Je n'ai pas été saisi. Il y a eu 25 ans de silence absolu et tout ce que je savais, je l'ai su par la presse. Je vais en apporter la démonstration." Et enfin, vous avez choisi l'Oerta pendant 30 ans.

Ceux qui ont choisi l'Oerta, c'est ceux qui savaient et n'ont rien dit. Et donc je maintiens l'affirmation qui est la mienne. Je n'ai eu pas d'autres information comme ministre de l'éducation nationale.

Je vais en parler puisque j'avais demandé un rapport d'inspection que par la presse et je n'ai bénéficié d'aucune information privilégiée. Monsieur le premier ministre, si si un jour j'ai à déposer devant une commission d'enquête, je le ferai. Je répondrai aux questions qui me sont posées.

Vous n'avez pas répondu à ma question, je la repose donc à nouveau. Vous avez déclaré "Je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit de violence ou de violence à forcerie sexuelle. Jamais vous l'avez fait devant la représentation nationale.

Est-ce que vous maintenez sous serment cette déclaration ? Je maintiens que les seules informations que j'ai eu étaient celles qui étaient dans le journal. Je n'en ai pas eu d'autres et j'ai les dates précises des articles des journaux et je n'ai pas eu d'autres information ce que votre question induisait.

Votre question disait que j'avais reçu d'autres informations et pour moi, je n'ai eu aucune autre information que celle-là. On va y revenir fait parfait si vous voulez bien. Au-delà, vous nous dites donc aujourd'hui que vous disposiez des informations qui étaient disponibles dans la presse, ce qui est une affirmation qui est très différente de celle que vous avez assumé le 11 février dernier.

Je veux dire que ce jour-là, monsieur le premier ministre, vous êtes catégorique. Vous avancez deux preuves dans votre réponse pour marquer votre affirmation. Vous annoncez ce jour-là porter plainte en diffamation ?

C'est une réponse très offensive. Avez-vous, monsieur le premier ministre, porté cette plainte en diffamation ? Et et si oui, contre qui ?

Non, j'ai hésité. Mon intention était de porter plainte contre les organes de presse qui avaient annoncé que j'avais donné 1 million d'euros à Betaram cette année-là. C'est un article de médiia part autant que je me souvienne.

C'était faux. J'avais l'intention de porter plainte. Et puis je me suis dit que chaque fois que dans ces affaires on porte plainte en diffamation, on sert ce qui essaient de porter le scandale.

Donc je ne l'ai pas fait et l'expérience qui est la mienne, c'est que c'est très rare qu'on se félicite d'avoir porté une plainte en diffamation. Vous nous dites donc aujourd'hui, vous revenez donc aujourd'hui sur vos déclarations du 11 février. Pourtant ce 11 février, vous disposez déjà depuis plusieurs jours.

Depuis le 29 janvier, vous avez évoqué le journal Media Part, il vous a adressé le 29 janvier une série de questions qui portent sur l'établissement Betaram. Tout indique donc que vous êtes informé de ces questionnements, que vous êtes préparé à répondre aux questions des députés sur ce sujet et vous choisissez vous choisissez donc de nier toute connaissance de votre part de ces faits de violence. Vous revenez aujourd'hui sur cette déclaration.

Pourquoi cette attitude dans ce premier moment du 11 février qui consiste à tout nier de votre part ? Monsieur Vanier, j'ai écouté beaucoup de des séances de cette commission. et votre méthode est absolument transparente, la vôtre, personnelle, c'est-à-dire que chaque fois que quelqu'un vous apporte une réponse, vous traduisez cette réponse de manière que celui qui s'exprime, s'il ne fait pas attention, se trouve entraîné à des affirmations qui ne sont pas les siennes.

Alors, je regrette de vous dire que le les raisons je viens d'exprimer que je n'avais pas eu je n'ai pas eu d'autres informations et les dates que je vais vous donner vont le prouver car je suis venu ici pour apporter des preuves. Et donc cette méthode que vous utilisez, si vous le permettez, euh je ne laisserai pas euh s'exprimer contre moi. Donc pourquoi j'ai changé d'avis ?

Je vous ai exprimé pourquoi je n'avais pas porté plainte pour diffamation après avoir hésité. Euh et deuxièmement, je n'ai pas répondu au questionnaire de Médiapart parce que Médiapart n'est pas une autorité de la République, que je ne suis pas obligé de lire les lettres que Médiapart m'adresse, que je considère qu'il y a dans Mediapartamation et que si vous permettez par hygiène mentale, je ne me plie pas aux ordres de Méiapart. Tout au long de son audition, François Bairou se montre à l'offensive.

Il reproche au corpporteur de la commission d'enquête Paul Vanier d'utiliser l'affaire Betaram comme une arme politique pour le pousser à la démission. L'audition se transforme en duel politique entre les deux hommes. Chacun campe sur ses positions.

Le 29 janvier, vous recevez une série de questions qui vous sont adressées par par ce journal. Vous êtes interrogé à l'Assemblée nationale le 11 février, vous n'êtes pas préparé à répondre sur la question de votre connaissance ou ignorance de fait de violence physique sexuelle à Betaram ? Non, monsieur.

Je répète vous même si vous essayez de déformer la réalité à chaque intervention, je répète que je n'ai pas eu d'autres informations sur les deux événements qu'on va reprendre, j'espère, qui se sont passés à Betaram à cette époque. Je n'ai pas eu d'autres information que celle qui était dans la presse en dehors de la conversation que j'ai eu avec le juge Mirand et je vais vous expliquer qui est le juge Mirand. Peut-être vous verrez un peu quel est le quel est le quelle est la réalité de nos rapports.

Euh je n'ai pas eu d'autres informations et je vous en apporterai la preuve. Entre le 11 et le 18 février, vous allez faire varier à quatre reprises votre version concernant votre ignorance ou votre connaissance des faits de violence physique et sexuelle à Betaram. Le 11 février, vous dites "Je ne savais rien." Le 12 février, vous dites "Je ne savais rien" à cette époque.

Le 15 février, vous dites "J'avais connaissance de violence physique d'une claque. Pour le reste, les sévises sexuels, je n'en avais jamais entendu parler." Et le 18 février, vous finissez par constater, est-ce que nous avons pu parler avec le juge Christian Mirand de ces accusations de viol qui visent le père Carical, donc de violence sexuelle ?

Sans doute oui. Qu'est-ce qui explique qu'en 7 jours vous faites varier à quatre reprises votre version concernant votre ignorance ou manifestement votre connaissance des faits de violence physique que vous constatez à partir du 15 février et sexuel le 18 février ? Monsieur le député, je regrette, je ne me laisserai pas entraîner par vous.

Ma version n'a pas varié. Vous m'interrogez vous en montant à la tribune pour m'accuser d'avoir protégé des pédriminels. Vous, je peux vous lire la question si ça si ça vous intéresse.

Vous dans ma vie, on m'a accusé de beaucoup de choses rarement de fait aussi ignominieusement graves. et vous l'avez fait en insinuant que c'était comme ministre de l'éducation ou n'ayant pas fait ce qu'il fallait comme ministre de l'éducation. Je maintiens que comme ministre de l'éducation nationale à cette époque et encore maintenant, je n'ai jamais eu d'autrees information que celle qui était paru dans le journal.

Ça me paraissait clair dans ma réponse. Euh, il a fallu ensuite sans doute le préciser. Euh, je vais peut-être vous dire en un mot qui est Christian Mirand pour moi.

On en parlera plus tard. D'accord. Et donc et donc jamais je n'ai varié dans ma version.

C'est cette expression que vous essayez de tirer vers des variations. J'étais ministre de l'éducation nationale, j'étais député de cette circonscription. Je n'ai jamais entendu parler de fait de violence avant de violence à ce point grave.

On entendait parler comme vous l'avez dit dans de ces gifles ou qui en avait eu et je vais expliquer pourquoi et dans quel secteur mais jamais je n'ai entendu parler de violence grave et jamais je n'avais entendu parler de violence sexuelle. Jamais. Euh et euh et c'est uniquement par la presse en 1900 euh en 1980 15 et 1997 que je n'ai entendu parler.

C'est je je ne sais pas si c'est clair mais je suis je le répéterai autant de fois qu'il faudra. Je n'ai pas eu d'évolution. Vous m'avez demandé est-ce que vous étiez prêt à répondre à cette question.

Non, j'étais pas prêt du tout. Euh Betaram, pour moi, encore une fois, je vous ai dit entre 40 ans pour ma fille aînée et 25 ans pour mon dernier fils. Et je vous assure que Betaram n'a jamais paru dans l'actualité ni dans ma préoccupation euh sur les 25 dernières années.

Il n'y a la question sur laquelle vous deviez vous pencher, c'est pourquoi dans les 25 dernières années personne n'a rien dit ? Pourquoi les magistrats n'ont rien dit ? Pourquoi les avocats n'ont rien dit puisque vous prétendre vous vous affirmer vouloir vous intéresser au à l'aspect justice des choses ?

Pendant 25 ans après la mort de Caricar, il y a pas eu à ma connaissance un seul écho de presse sur ce sujet. Pas un seul. Et donc oui, je maintiens que je n'étais pas informé au-delà des journaux et au-delà de ce que j'ai fait comme ministre de l'éducation nationale et sur lequel nous allons revenir.

Alors, j'entends pour vous, il n'y a pas de changement dans votre dans vos déclarations entre une affirmation le 11 février qui consiste à dire "Je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit et vos mots sont très précis à force de violence sexuelle et le 18 février la reconnaissance par vous-même à nouveau à l'Assemblée nationale du fait d'avoir évoqué les accusations de viol qui pèsent sur le père carga je crois que ce sont deux versions des faits qui sont radicalement différentes. Et vous venez de nous indiquer à l'instant, monsieur le Premier ministre, je n'ai jamais entendu parler des violences sexuelles si ce n'est par la presse. Le 18 février à l'Assemblée nationale, vous reconnaissez devant les députés qui vous interrogent, avoir évoqué ces violences sexuelles avec le juge Mirande.

C'est donc ça n'est donc pas par la presse que ces éléments vous sont alors communiqués et vous en êtes bien en possession. Quoi que vous en disiez aujourd'hui, monsieur Vanier, votre formulation est malveillante et je vais faire la preuve si vous voulez bien. Je n'ai jamais entendu parler de violence sexuelle avant que le journal La République des Pyrénées, lesclair des Pyrénées et Sud-Ouest fassent mention de ces violences sexuelles.

On doit être le 29 mai de l'année 2016 de l'année 2000 hein 98 de l'année 1998. Vous avez raison. 29 mai.

Pourquoi le 29 mai ? parce que le 26 mai, ce qui a donné pour vous l'occasion d'une mise en cause absolument scandaleuse et sur laquelle j'apporterai des preuves, merci. et sur laquelle j'apporterai des preuves.

Euh jamais je n'ai été informé de cela et la raison est simple, c'est que le juge Christian Mirand et les enquêteurs avaient, il s'en explique, euh cultivé un secret absolu pour qu'il n'y ait pas de fuite. Mais le 29 mai, le je rappelle la chronologie si vous voulez bien, de mémoire, mais je crois pas me tromper, le juge Mironde convoque ou en tout cas oui Caricar le 26 mai. Oui, mais bon, j'explique, c'est cette affaire reste secrète et c'est le 29 mai que la presse en parle et la première date possible où j'ai pu rencontrer le juge Mirande, c'est le samedi 1er ou de 30 mai c'est et la deuxième possible c'est le 6 mai 6 juin Je répète la chronologie. 26 mai, Caricar est convoqué et mise en détention. 29 mai, la presse en parle.

Le premier jour disponible pour que je rencontre le juge Mirand, c'est le premier jour du weekend. Je rappelle qu'à l'époque, je suis président de groupe à l'Assemblée nationale et assez peu disponible pour rencontrer euh mes concitoyens du village. Donc c'est le samedi 30 ou le samedi 6 puisque Caricar va être libéré le 9 juin.

Donc c'est les deux weekends entre les deux. Or, la presse raconte toute cette histoire le 29 mai, soit de jours avant la première date possible pour que je rencontre Mirande. Ce qui fait que Christian Mirand déposant sous serment a dit qu'il n'avait pas porté atteinte au secret de l'instruction.

Ce qui fait que moi déposant sous serment, je dis qu'il n'a pas porté atteinte au secret de l'instruction, que je n'ai eu aucun autre secret et monsieur Vanier, vous connaissez bien cette affaire. Pouvez-vous me dire quel autre secret il y avait que celui-là ? Monsieur le premier ministre, on va avoir l'occasion de rentrer, de revenir dans le détail sur votre relation avec le juge Mirand sur l'affaire du du père Carcar.

Mais je reviens donc à vos déclarations et vous nous dites que vous êtes un lecteur très attentif de la presse locale. Je veux noter qu'à partir de l'année 1993, c'est-à-dire l'année où vous entrez au ministère de l'éducation nationale, des informations qui notamment permettent d'identifier au moins quatre élèves qui auraient perdu l'audition suite à des coûts reçus par des surveillants de Betaram sont disponibles. Donc si vous nous dites être informé par la presse, vous l'étiez probablement dès 1993 de ces violences physiques très graves qui ont frappé quatre élèves au moins de Betaram.

Je euh je je permettez-moi, monsieur le premier ministre, vous nous avez donc avancé vos vos explications à vous aujourd'hui relative à au changement dans cette semaine qui va du 11 au 18 février de vos versions des faits concernant votre connaissance de ces faits de violence. Je veux juste constater avec vous toujours dans cette chronologie que entre le moment où vous dites le 11 je ne savais rien et le 12 où vous indiquez je ne savais rien à l'époque que sort la veille du 12 au soir un article de Médiapart qui révèle que vous avez reçu en 2024 le courrier recommandé d'une victime à la mairie de peau qui vous qui vous informe donc des violences entre ce moment où vous dites n'avoir été pas informé à l'époque et où vous reconnaissez le 15 avoir a été informé des violences physiques, y compris dans ces années 90. Il y a la publication le matin du 15 dans le journal Le Figaro du rapport d'inspection sur lequel nous allons revenir qui décrit des phénomènes de violence physique.

Entre cette journée du 15 et le 18 où vous finissez par admettre que vous avez eu connaissance de violence sexuelle après votre échange avec le juge Christian Mirand. Il y a la veille de cette déclaration, toujours dans le journal Mediapart, une interview du juge Mirand qui sort et dans laquelle le juge indique désormais, il dit qu'on s'est rencontré fortuitement dans la rue, c'est faux, il est venu chez moi me parler de cette affaire, l'affaire du juge Carar. J'ai donc le sentiment l'affaire du père Carcar.

J'ai donc le sentiment, monsieur le le Premier ministre, que les différentes versions que vous avez apporté et bien suivent toujours des révélation de presse et qu' qu'elle vise donc à aligner votre propos sur ce que contient cette ces révélations de presse. Je vous pose une question donc très directe. Que cherchiez-vous, monsieur le Premier ministre, à dissimuler en apportant par bribe, par touche la réalité de votre connaissance des faits de violence physique et sexuelle à Betaram ?

Monsieur Vanier, j'ai déjà décrit votre méthode qui consiste à essayer de tirer la réalité pour nourrir un procès en scandale. Cette méthode, si je peux, je ne laisserai pas prospérer. Donc vous présentez tout cela comme si les déclarations qui sont faites en en réponse à des questions au gouvernement étaient des déclarations sous serment devant un juge.

Si ça avait été le cas, vous auriez dû prêter serment et ne pas multiplier les mensonges que vous avez multiplié vous, personne d'autre dans le texte de la question que vous avez posé et que je viens de révéler. Le menteur ce jour-là, ça n'était pas celui qui répondait à la question, c'est celui qui posait la question. Et je peux, si vous voulez répéter les quatre mensonges qui ont été les vôtres.

Moi, je n'ai pas menti. Vous mettiez en cause le ministre de l'éducation que j'étais. Quand j'étais ministre de l'éducation, je n'ai jamais entendu parler d'autre chose que ce qui était dans le journal sur lequel j'ai diligenté une inspection dont je n'avais pas de trace.

Euh et je n'avais jamais entendu parler de violence sexuelle. Jamais. J'ai entendu parler de violence sexuelle à partir du moment où les articles de journaux en 19 en 1997 ont décrit ce qui était arrivé à Caricar 98 80 non la plainte de 97 98 OK donc je répète que vos affirmations sont biaisées vous essayez avec une méthode qui consiste à édifier Médiia part en autor autorité de la République.

Je ne lis pas Miapart, c'est une hygiène personnelle. La présidente de la commission d'enquête, la députée socialiste Fatia Kelouashi, tente de calmer esprits, mais avec elle aussi, les échanges sont tendus. Le Premier ministre lui reproche de manquer d'objectivité, de l'avoir empêché de prononcer un propos liminaire.

Et lorsqu'elle tente de comprendre pourquoi il a changé plusieurs fois de version dans cette affaire, il lui répond très vivement. Je crois que la question c'était des médias dont le Figaro et Médiia Part ont fait des articles et vous et la question c'est vous avez changé votre version selon les différentes parutions. Est-ce qu'il y a il y aurait d'autres je crois si j'ai bien compris la question est-ce qu'il y a d'autres choses que vous avez caché et qui serai qui apparaîtraient là aujourd'hui ?

Voilà. Je n'ai rien caché madame et je vous demande d'adopter une formulation qui respecte ce que vous convoquez devant cette commission. Euh je regrette infiniment et je continue.

Euh ça n'est pas la presse qui commande ce que je dis, peut-être vous, mais pas moi. Le Figaro a publié quelque chose qui est extrêmement précieux, que je n'avais pas, sur lequel je n'avais aucun souvenir. Je vais vous expliquer comment les souvenirs me sont revenus, qui était le rapport d'inspection que j'avais demandé.

Et j'affirme que ce rapport d'inspection a été pour moi une bouffée de de sérénité parce que je n'avais oublié absolument les termes. Qu'est-ce qui a motivé le fait que je me suis souvenu de ce rapport ? Je vais vous le dire.

Mais encore une fois, quand une affaire comme ça sort et que vous n'en avez aucun souvenir parce que la mémoire de personne ne va jusqu'à 40 années de manière certaine, et bien vous n'avez pas de document, je n'avais pas de note. J'ai demandé au ministère de l'éducation nationale s'ils avaient conservé des documents. On m'a répondu que non, qu'il n'y en avait pas.

J'étais donc absolument dépourvu. Je n'avais qu'un fil d'Arian et ce fil d'Ariane, c'était la phrase que le 5 mai j'avais décéal. On inaugurait le toit de la chapelle que j'indique que j'ai indiqué et j'ai répondu tout ce que le ministère de l'éducation nationale devit vérifier a été vérifié et je me suis donc dit au fond il y a sûrement quelque chose c'est pas une phrase qu'on fait en l'air et donc par chance ce rapport d'inspection qui n'existait chez personne s'est retrouvé il a été publié par le Figaro et ce rapport d'inspection en effet, on va en parler donne toutes les garanties et les assurance sur BRAM.

Monsieur le premier ministre, vous nous dites "Je n'ai je n'avais pas de souvenir où j'ai des difficultés à me remémorer des des épisodes qui sont en effet éloignés dans le temps. Je peux parfaitement le le concevoir." Vous auriez d'ailleurs sans doute pu nous le dire alors que vous étiez interrogé sur cette affaire. arab nous dire écoutez je n'ai pas tous les éléments je je vais peut-être les chercher.

Vous avez fait un choix très différent celui d'affirmer catégoriquement avec une très grande fermeté votre ignorance complète de l'ensemble des faits de violence à Betaram. Vous reconnaissez aujourd'hui finalement avoir été informé par la presse nous dites-vous. Nous allons y revenir.

Je voudrais avancer dans le questionnement et vous avez évoqué ce rapport d'inspection en 1996 puisque et lors que vous étiez informé et vous nous le dites maintenant se pose la question de savoir ce que vous avez fait de ces de ces informations relatives à des violences physiques sexuelles sur des élèves de l'établissement Betaram. Vous avez donc engagé un rapport d'inspection de l'établissement en 1996. Mais je voudrais revenir toujours sur la chronologie, monsieur le Premier ministre, sur les faits de la chronologie.

En décembre 1993, vous êtes déjà ministre de l'éducation nationale depuis 9 mois et un surveillant de Baram est condamné par la justice pour avoir porté un coup sur la tête d'un élève. Dans cette année 93, je l'ai dit tout à l'heure, quatre situations d'enfants frappés par des surveillants de Betaram ayant perdu l'audition sont évoqué par la presse locale. En janvier 1995, Françoise Gulung, enseignante à Betaram, qui a rapporté devant notre commission d'enquête sous serment vous écrit pour vous alerter sur les violences surèves dont elle a été témoin. le 17 mars 1995.

Françoise Gulung là encore vous interpelle cette fois directement à l'occasion d'une remise de décoration. Elle déclare sousement devant notre commission d'enquête, je la cite. Je me suis dit c'est le moment ou jamais.

Il ne m'a jamais répondu, je tente. Donc je suis allé à lui et je lui ai dit c'est vraiment grave ce qu'il se passe à Betaram, il faut faire quelque chose. Et il m'a répondu : "On exagère." Monsieur le Premier ministre, pourquoi dans ces années 90 vous êtes à la tête du ministère de l'éducation nationale ?

Pourquoi ne traitez-vous aucune de ces alertes, celles qui sont présentes dans la presse en 93, cette décision judiciaire en décembre 93, ce courrier en janvier 95, cette interpellation directe en mars 95. Pourquoi ne traitez-vous aucune de ces alertes avant le mois d'avril 1996, le mois de l'inspection de l'établissement Betaram ? Euh, vous voyez, je suis sousment.

C'est la première fois que j'entends parler de ce jugement que vous évoquez d'un surveillant qui a donné un coup sur la tête. Jamais. Oui, mais je ne je excusez-moi, j'ai j'ai le droit de ne pas lire la presse.

Non, je demande je demande qu'on est qu'on ait un peu de respect dans cette commission. Je ne pouvais pas ignorer ce qui s'est passé en en 1996. Je pouvais pas l'ignorer parce qu'il y a eu des articles de presse dans toute dans tout le pays.

Il n'est pas vrai qu'il y a eu des articles de presse ou en tout cas je les ai jamais vu sur le jugement que vous évoquez en 1993. Jamais. Moi, j'ai jamais vu ça.

Je vais vous donner la chronologie précise pour voir ce que j'ai fait. La plainte est déposée le 11 décembre 1995 sur deux fait, une gifle qui a donné lieu à une condamnation et ensuite un une punition du pon qui a été classé sans suite par la justice. C'était dans les journaux le 9 avril 96.

Du au le 9 ou le 10 avril, je demande une inspection de l'établissement. Le 12 avril, l'inspecteur dont le nom est la trubesse, se rend à Betaram. Il reçoit une vingtaine de personnes.

Le 15 avril, il remet son rapport au recteur. Le 16 avril, semble-t-il, parce que la date n'est pas écrite. Le 16 avril, le recteur me transmet ce rapport dont nous lirons ensemble des passages si vous voulez bien.

Et la lettre du recteur me dit, je viens de recevoir ce rapport, il est sage, objectif et favorable à l'établissement. Le recteur d'académie. Le 4 mai, il y a l'inauguration dont nous allons parler.

Euh je demande un suivi au recteur au-delà du rapport et vous allez voir que ce suivi a donné lieu en effet à des interventions de la part de l'établissement et le 14 mai, je publie qui était en préparation depuis 3 mois une circulaire contre les violences scolaires que j'avais commencé à préparer au mois de février. Le 11 juin, le surveillant a été condamné et il a été licencié au mois de novembre. B non, mais je j'ai un document qui qui le prouve. je connais pas hein.

Euh et donc euh en novembre euh le supérieur ou le directeur de Bettaram adresse au recteur un suivi du rapport dans lequel il lui indique que le surveillant a été licencié. Il a il lui indique que la méthode des élèves surveillants qu'ils avaient choisi a été abandonnée à la demande du de l'inspecteur et que madame Guling a changé d'établissement. On en parlera peut-être parce qu'il y a des choses très intéressantes pour le témoignage souserment de madame Guling à la commission.

La commission d'enquête a entendu des victimes de BRAM mais aussi une ex-professeur de mathématiqu Françoise Goulou qui a livré son témoignage des faits accablants qu'elle dit avoir vu de ses propres yeux. Une parole que François Bairou va remettre en cause. Le Premier ministre va jusqu'à accuser le compte-rendu officiel de l'Assemblée nationale d'avoir mal retranscrit l'audition de Françoise Goulung qui est considérée comme une lanceuse d'alerte dans les révélations sur Betaram.

Madame Guling qui dit que elle a qui dit que elle avait alerté ma femme et devant la commission, elle le dit plus. Elle dit que ma femme lui avait dit "Non, si non, non, non, j'ai écouté attentivement. Madame Guling dit que ma femme lui a dit ses enfants, on ne peut rien en faire." Et devant la commission, elle dit "J'ai l'impression qu'elle n'a pas été attentive ou qu'elle n'a pas partagé mais demande pas du tout que ma femme lui aurait dit cette phrase insensée que que on ne peut rien faire de ses enfants." J'ai donc écouté attentivement la déposition de madame Guling ou en tout cas le témoignage de madame Guling devant vous souser et sous serment.

Voilà les 2 minutes si vous permettez que je trouvais d'abord. Alors je je vais être clair. Je pense que je préside la commission.

On a on a parlé de projection de deux documents mais pas de vidéo de d'une personne qui était sous serment et donc je n'accepteraiis pas que ce document soit soumis à la commission puisqu'il n'était pas prévu. J'ai l'impression que ça que ça vous embête. Non, ce qui m'embête, c'est que je vous ai demandé à l'avance les documents que vous alliez projeter.

Vous m'avez donné une liste. C'était pas dans la liste. Vous êtes vous m'avez demandé de vous soumettre à l'avance les documents et je n'avais aucune envie de vous soumettre les documents.

Excusez-moi, excusez-moi. Je je Il se trouve que je n'ai pas eu le sentiment que la commission était totalement objective et donc j'ai le droit bien d'avoir un sentiment. Je vais je vais quand même rappeler les bases.

C'est une commission d'enquête. C'est c'est une commission parlementaire. C'est une commission d'enquête.

Le but c'est c'est de contrôler l'État et l'action de l'État. Vous êtes membre du gouvernement. Je pense qu'on est tout à fait dans nos prérogatives et je vous je pense que quand on veut projeter un document, il est quand même de bonne à loi de prévenir la présidente de la commission.

Je vous ai prévenu, je vous ai demandé le contenu des documents, vous m'avez donné deux documents écrits et aucune vidéo. De toute façon, c'est une vidéo qui est consultable sur le site de l'Assemblée. Euh la commission l'a vu puisque les membres de la commission éducation sont membres euh de la commission d'enquête.

Donc je pense qu'il y a pas trop de sujet là-dessus. Oui, et c'est pas grave de pas la projeter non plus. Monsieur Balan, je ne vois pas de quoi vous avez peur madame.

Je veux c'est juste une question de gestion de la Je veux simplement édiquer Je veux simplement indiquer sous serment que le document que je demande de projeter est essentiel dans cette affaire. Il est essentiel parce qu'il va nous dire quelque chose de tout à fait éminent. important sur la personne dont vous considérez quelle est la lanceuse d'alerte.

Alors, je voudrais qu'on diffuse, si vous le permettez 2 minutes. Ah non, certainement pas. Non, non, on va pas voter.

Je vois pas comme on n pas on n'est pas en discussion là. Excusez-moi, monsieur Balanan, je je ne vous permets pas de m'interrompre, s'il vous plaît. Je peux finir ma parole ?

Alors, monsieur le Premier ministre, ça c'est ce document ne me dérange pas puisque de toute façon il est consultable. Alors puisque vous ne voulez pas puisque non je ça ne me dérange pas si vous ne voulez pas qu'il y ait une projection. Oui, je vais vous lire.

Voilà. Très bien. Parfait.

Je vais vous lire cette affaire. Madame Guling dit elle ma carrière s'est achevé dans des conditions particulièrement difficiles. J'avais fait le choix en étant septembre 96 de ne pas demander de mutation préférant assurer mes cours jusqu'au dernier jour.

Ce choix que j'assumais pleinement m'a cependant valu l'exclusion du mouvement interne de l'enseignement privé peu après. Cette phrase est une pure et simple déformation de ce qui a été dit et je m'étonne qu'à l'Assemblée nationale devant une commission aussi importante, on puisse accepter ou souhaiter une déformation des des propos parce que ce que madame Duling dit est pas du tout ça. Elle dit devant vous sous serment que elle n'a pas pu participer au mouvement parce qu'elle a pas demandé sa mutation et que le mouvement était clos.

Je rappelle que vous le traduisez par cela m'a valu une exclusion du mouvement de l'enseignement privé comme si c'était une punition ou une sanction sur ce qu'elle a fait. Je continue. Elle a toute une démonstration en disant "J'étais rentré chez moi.

C'est pour ça que que je demandais la la projection parce que le texte n'est pas fidèle à ce qu'elle a dit." Et donc peut-être vous voulez maintenant qu'on l'accepte. En fait ce que vous êtes en train de dire c'est que le compte-rendu de la commission n'est pas fidèle à ce que je l'affirme sous serment.

D'accord. Hein ? Mais j'ai pas le script ici.

C'est pas rien que de voir un compte-rendu fallacieux. Ben, je mets en cause ce qui rédige et ce qui contrôle. Normalement, c'est au sein de la commission que le contrôle se fait, non ?

Tu as pas le texte que tu avais l'autre jour ? Bien. Euh alors, je vous donne peut-être une 30 secondes pour caler, sinon vous lisez ou enfin, il faut trouver une solution peut-être efficace, mais voilà, je vais essayer de traduire aussi fidèlement que possible si ça marche pas.

C'est ce que j'ai fait. J'ai bien smi là, je comprends pas pourquoi ça marche pas. Sinon, tu pass le son.

Après, comme ça a pas une relation directe avec euh enfin pour moi en tout cas la mutation de madame Gulung n'a pas une relation directe avec la question. Pour vous madame, non mais mais je vais montrer que je vous en prie mais on peut on peut la caler pour après. C'est ce que je voulais vous dire.

On peut continuer et dès que la vidéo sera prête, on la diffusera. Bon, alors je vais dire de mémoire. Madame Guling dit, vous le vérifierez sur la vidéo, madame Guling dit "Je n'ai pas participer au mouvement parce qu'il était clos.

Je suis rentré chez moi pendant les vacances et je me suis dit que je finirai sans doute par trouver un poste. Et quelques jours après seulement, pendant l'été 96, j'ai été appelé "Que voulez-vous ? J'ai souvent été choisi dans ma vie", dit-elle. de mémoire.

J'ai été appelé et on m'a proposé, monsieur Vaillant m'a proposer un poste à Sainte. Je suis arrivé à Sainte, je suis allé voir, finalement, j'ai décidé de dire "Oui, je suis Tu l'as ?" Non.

Alors, je vais lire le texte le texte script. Je pense que vous savez à peu près que ma carrière s'est terminé dans des conditions difficiles à Betaram. J'ai refusé de demander une mutation.

Donc j'ai assuré mes cours jusqu'au dernier jour. Ce qui fait que le mouvement de l'enseignement privé est éclos puisque je n'avais pas demandé de mutation, ce qui est pas du tout le texte de la transcription. Euh je suis rentré chez moi en me disant qu'il y aura probablement des postes à pourvoir au deuxième mouvement et là j'aurai quelques chances de pouvoir faire un choix ce qui ne sera pas gêné, dit-elle.

Mais je n'ai pas eu besoin. C'est-à-dire que j'étais peut-être en vacances depuis quelques jours quand j'ai eu un coup de téléphone de quelqu'un qui s'appelait le père vaillant. Je dis elle ajoute que voulez-vous ? souvent été choisi dans ma vie.

De mémoire, vous retrouverez le texte. Le père vaillant qui m'a dit "Bonjour madame, je sais que vous avez eu beaucoup de soucis à Notre Dame de Betaram, mais moi je dirige un établissement à Saint où tout se passe bien, tout est agréable et j'ai justement besoin d'un professeur de mathématiques." Alors, je lui ai dit, "J'ai besoin de réfléchir et de toute façon, c'est trop tard.

Comment ferait-on ? Pas de problème, répond-il, je m'en arrangerai. Donc, je suis allé visiter Sainte, voir et je retourne.

Je me suis dit il faut faire quelque chose. J'ai accepté. Alors, la prérent est arrivée.

Vous voulez que je vous raconte, dit-elle. Voulez que je vous raconte. Elle raconte.

Voilà. en général, pardon, c'est très important. Au fil de l'audition, la commission d'enquête soulève quelques contradictions dans les propos de François Bairou.

Le Premier ministre a-t-il menti ? A-t-il cherché à protéger l'institution religieuse de Betaram ? Sous le feu des questions, celui qui était ministre de l'éducation nationale à l'époque de certains faits se défend sous d'avoir eu connaissance des violences à Betaram.

Pourquoi en 1995, en janvier quand elle vous saisit par écrit, en mars quand elle vous saisit oralement, à cette époque-là, madame Gulum n'a pas encore déposé devant notre commission d'enquête. Donc vous n'avez pas connaissance de tout ce que vous nous avez évoqué là qui sont relatives à des questions de mutation qui me paraissent très éloignées du cœur du sujet. Pourquoi en janvier, en mars ne vous saisissez-vous pas des alertes que madame Gulung vous transmet pour engager une série d'actions ?

Vous êtes à l'époque ministre de l'éducation nationale pour veiller à la sécurité des élèves de Betaram. Monsieur Vanier, je vois bien la stratégie un peu pauvre que vous utilisez. Je vois bien que vous voulez éviter cette question mais vous ne l'éviterez pas.

Il se trouve Moi, j'ai autant de temps qu'il faut devant cette commission et madame je ne ris pas. Ce qui est en jou, ce qui est en jeu, c'est quelque chose d'absolument essentiel pour moi. Et depuis est- qu'on peut éviter les commentaires et depuis 4 mois je suis quotidiennement sali quotidiennement diffamé avec des affirmations qui reposent en grande partie sur le témoignage de cette dame contre laquelle je n'ai rien jamais rencontré ou si une fois peut-être elle est venue me dire bonjour comme elle le dit dans cette rencontre.

Je répète, madame Guling ne peut pas connaître Caricar caricar est parti à Rome depuis des années au moment où elle est recrutée dans l'établissement. La corrapporteure de la commission d'enquête, Violette Spielboot, a elle aussi des interrogations. Elle pointe notamment un rapport d'inspection académique diligenté en 1996.

François Bairou était alors ministre de l'éducation nationale. Un rapport express selon elle mené en 3 jours seulement par un inspecteur diligenté la veille sur place. Une mission d'inspection générale, c'est plusieurs inspecteurs qui travaillent en équipe, qui sont très expérimentés, qui sont présents plusieurs jours dans l'établissement et qui disposent de moyens d'investigation unique comme on l'a vu dans d'autres cas.

L'inspection qui a été conduite ici à Béaram, elle a été euh à nos yeux et dans le document et dans l'échange que nous avons eu lors de l'audition de monsieur Latrub très superficiel puisqu'elle a été menée par un inspecteur seul, ce qui était totalement unique déjà à l'époque, exceptionnel. Ça n'est jamais arrivé d'autrefois. Elle a été dépêchée du jour au lendemain sur place, c'est-à-dire que l'inspecteur a été commandé la veille de son déplacement à Betaram.

Il a dû s'organiser pour se déplacer sur place et il n'est resté que quelques heures dans l'établissement avant de rendre des conclusions dans des conditions là aussi tout à fait expresses puisque ces conclusions ont dû être rendues en 3 jours. Donc ma première question, monsieur le Premier ministre, c'est pourquoi ce choix plutôt que de celui d'une inspection générale au regard des violences dont vous aviez entendu parler, de demander au recteur de diligenter une inspection au niveau académique ? Sachant que lorsque vous étiez ministre de l'éducation nationale entre 93 et 97, vous avez commandé 38 enquêtes inspection générale.

Enquête administrative, c'est les deux mots au niveau national sur des établissements uniquement publics. Donc 38 sur le public, aucune sur le privé au niveau national et celle-ci pour Betaram qui était au niveau local, on va dire commandé à votre demande par le recteur. ça n'était pas au niveau local, c'était au niveau rectoral parce que les établissements privés relèvent du niveau rectoral et vous avez tout à fait que les autres inspections que nous avons diligenté étaient au niveau de l'inspection générale.

Je n'en ai pas le souvenir mais c'est mais c'est vous qui l'affirmez. C'était au niveau rectoral et il y a eu très très peu d'inspections, y compris depuis 25 ans dans l'enseignement privé. J'ai parlé avec Elisabeth Borne parce que pendant 25 ou 30 ans, m'a-t-elle dit, euh euh le était invoqué le caractère propre selon les termes de la loi de Bré et donc c'était le bon niveau et j'ai j'avais j'ai encore rétrospectivement toute confiance dans le recteur et j'imagine que le recteur envoie un IPR, un inspecteur pédagogique régional inspecteur d'académie et vous dites que ça a été fait rapidement.

Il a entendu 20 personnes, 19 peut-être, entre 9h30 et 18h à Betaram. Il y a la liste que je peux vous fournir. Il a entendu le père Landel, il a entendu le euh le surveillant qui sera licencié après.

Il a entendu euh des élèves de première et de terminale. Il a entendu des professeurs au lycée, plusieurs. Il a entendu le président de l'appel pendant le repas.

Il a entendu les professeurs au collège, il a entendu un surveillant, il a entendu trois délégués de la classe de 3e, il a entendu les délégués de seconde, il a entendu l'omonier, il a entendu le directeur. Franchement, si on considère que c'est traité par-dessus la jambe, je je trouve moi que c'est une vraie vérification. Le dernier échange sera très tendu et très politique avec le rapporteur, le député insoumis Paul Vanier, qui n'a pas lâché François Baou de toute l'audition.

Il veut maintenant savoir si le Premier ministre est au courant des signalements actuels sur BRAM. Questions et réponses au vitriol. Une mission d'inspection académique a été diligentée dans l'établissement Boramo anciennement Betaram.

Et cette mission a rendu son rapport le 4 avril 2025. Ce rapport est accablant. Il identifie, je le cite, une rupture dans le circuit de signalement et confirme que les informations sensibles circulent en interne sans être systématiquement remonté aux autorités compétentes.

Il indique un non respect de tous les volumes horaires au regard des textes ministériels. Il relève que les enseignements relatifs aux valeurs de la République sont peu développés voire absents. Il pointe des atteintes à la liberté de conscience et l'interdiction faite aux élèves en toute circonstan d'aller aux toilettes pendant les cours.

Ces conclusions accablantes, monsieur le Premier ministre, qui révèle le caractère persistant de certaines violences faites aux enfants dans cet établissement ont été rendus il y a maintenant près de 6 semaines. Avez-vous pris, monsieur le Premier ministre, des mesures suite à leur publication ? Je n'ai pas à prendre des mesures, c'est la responsabilité du ministère de l'éducation nationale.

Alors, vous êtes bien sûr le chef du gouvernement et vous pouvez demander à la ministre de l'éducation nationale d'agir. Vous avez par ailleurs euh le pouvoir, euh vous aviez le pouvoir dès les dernières révélations de presse, celles qui ont débuté au mois de février 2025, de déclencher une mission de l'inspection générale et non une mission académique. Nous avons eu ce débat tout à l'heure.

Pourquoi ne pas l'avoir fait ? Et je reviens à la aux prérogatives qui sont les vôtres aujourd'hui. Vous êtes en situation de pouvoir demander au préfet qui dispose d'un certain nombre de prérogatives face à des situations comme celle-ci d'engager euh une série de mesures.

Allez-vous euh saisir le préfet des Pyrénées Atlantiques ? L'avez-vous fait ? Je répète, c'est la responsabilité du ministère de l'éducation nationale et je n'ai pas l'habitude de d'amputer les ministres de mon gouvernement à Forcei, la ministre d'État numéro 2 du gouvernement de ses responsabilités.

C'est assez étonnant de de vous entendre aujourd'hui encore en 2025 sur cette question sur ces phénomènes de violence qui sont décrit sur des dysfonctionnements dans les procédures de signalement des violences assumer une très grande distance face à ce sujet dans cet établissement dont on sait aujourd'hui qu'il cristallise un certain nombre de questionnements en matière de réaction des autorités politiques face à la situation d'enfants qui sont manifestement dont la sécurité peut-être en cause, je comprends que vous vous sentiez mal parce que c'est toute votre stratégie qui ce soir euh toute cette fin d'après-midi s'est effondrée parce que des preuves ont été apportées. Alors, je comprends que ça soit pas agréable surtout après avoir pendant des semaines et des semaines conduit de manière incroyablement agressive et insultante. le le l'agression contre contre moi.

Donc je comprends que vous vous sentiez mal. Je pense que lorsqu'on est injustement attaqué, agressé, insulté, soupçonné, on a le devoir de se défendre. Voilà pour les moments forts de cette audition événement de François Bairou devant la commission d'enquête BRAM. 5h30 d'audition, l'une des plus longues de l'histoire de l'Assemblée nationale.

Et les révélations de cette affaire Betaram ont été une déflagration. Elles ont libéré la parole de milliers d'enfants victimes de violence dans des institutions publiques ou privées. Fin de cet épisode.

À très bientôt sur LCP. Ciao ciao. [Musique]