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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 22 avril 2026 68 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesJusticeInstitutions & élections

Matthieu Valet : Le RN soutient et défend les policiers ! (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 50 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Mathieu Vallée, après avoir beaucoup réfléchi, manifestement le gouvernement a des idées pour faire baisser la facture. Vous êtes rassuré ?

  • 0:06ComplaisanteRéponse directe

    Vous savez que nous, c'est très simple. On propose de baisser la TICPE. Donc sur cet acronyme barbare, c'est la taxe sur les produits énergétiques, notamment sur le carburant, puisque vous savez qu'aujourd'hui, la taxe, c'est 60% du carburant.

  • 2:52OuverteRéponse directe

    La situation qu'affrontent les Français depuis plusieurs semaines est une situation extrêmement préoccupante avec des niveaux à la fois au diesel et au gasoil qu'on n'a jamais connus depuis de très nombreuses années.

  • 3:30FerméeRéponse directe

    Bon, Éric Tedner, je ne sais pas si c'est réaliste, vous allez nous le dire, mais au moins le Rassemblement national a des propositions. Il propose la même chose depuis très longtemps. Est-ce que c'est réaliste ?

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Moi, je suis très pessimiste quant à la réunion de cet après-midi. Tout simplement parce que j'ai écouté ce que Roland Lescure a dit ce matin sur RTL.

  • 5:48RelanceRéponse directe

    C'est vrai, ce qui est contradictoire dans ce qu'a dit aujourd'hui le ministre de l'Économie, il dit Sébastien Lecornu va faire des annonces ce soir pour aider les Français à faire le plein de carburant. Mais dans le même temps, il dit qu'il va falloir qu'on fasse 4 milliards d'euros d'économie.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19Invité politiqueChiffre
    « Vous savez que nous, c'est très simple. On propose de baisser la TICPE. Donc sur cet acronyme barbare, c'est la taxe sur les produits énergétiques, notamment sur le carburant, puisque vous savez qu'aujourd'hui, la taxe, c'est 60% du carburant. »
  • 0:23Invité politiqueChiffre
    « Et on propose aussi de passer la TVA de 20% à 5,5%. Ça veut dire quoi concrètement ? Un plein de 40 litres à 2 euros. »
  • 0:27Invité politiqueChiffre
    « On va entendre Jordan Bardella. Ça fait 88 euros et on passe à 70,20 euros, 17,20 euros. »
  • 1:01Invité politiqueChiffre
    « La crise va nous coûter 6 milliards d'euros. C'est ce que M. Liscure disait ce matin. »
  • 1:05Invité politiqueChiffre
    « Et on nous dit que l'État va geler 4 milliards d'euros de dépenses. »
  • 3:13Invité politiqueChiffre
    « Et une baisse, je vais y venir sur les dépenses, et une baisse de 16 centimes de la TICPE. »
  • 3:22Invité politiqueChiffre
    « Ce qui fait qu'avec les mesures que nous souhaitons mettre en place et que nous mettrions en place si nous étions à la place d'Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu, c'est 25 euros sur un plein de 50 litres en moyenne qu'on rentre directement aux Français. »
  • 4:03Invité politiqueChiffre
    « Vous savez, le gouvernement réfléchit déjà à aller trouver 16 milliards d'euros d'économies pour l'année prochaine. »
  • 4:15Invité politiqueChiffre
    « Et dans ces 16 milliards d'euros d'économies, ils veulent notamment réduire l'exonération patronale jusqu'à 3 SMIC. »
  • 11:32Invité politiqueChiffre
    « Il faut quand même noter que cette année, notre charge de la dette, c'est 75 milliards d'euros. »
  • 11:36Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire que ça va devenir le premier budget de l'État. »
  • 11:39Invité politiqueChiffre
    « D'ici 10 ans, ça va être 150 milliards d'euros. »
  • 11:44Invité politiqueChiffre
    « L'inflation pourrait monter jusqu'à 4% cette année. »
  • 18:33InvitéChiffre
    « On parle de 4 à 6 milliards d'euros d'impact potentiel. »
  • 20:37Invité politiqueChiffre
    « C'est que nous, on demande par exemple pour les énergies intermittentes, par exemple l'éolien, c'est 6 à 8 milliards d'euros par an. »
  • 40:07Invité politiqueFait
    « Le RAID, c'est Mohamed Merah en mars 2012 à Toulouse, mais c'est aussi Humane Bond dans les années 90 avec la maternelle de Neuilly qui avait été prise en otage par un individu dangereux. »
  • 43:45Invité politiqueFait
    « Bernard Cazeneuve, qui est présent à l'époque, en 2016, je m'en souviens très bien, a mis en place le schéma national d'intervention. »
  • 44:03Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle que la France est le pays le plus touché d'Europe par la terroriste islamiste puisque je suis député européen, je le rappelle. »
  • 44:46Invité politiqueChiffre
    « Il y a 5500 agents à la DGSI, il y a 3200 agents au renseignement territorial, il y a 1000 agents au renseignement de la préfecture de police de Paris. »
  • 49:41Invité politiquePromesse
    « C'est une promesse tenue. C'est-à-dire qu'en novembre 2025, lors des 10 ans des commémorations des attentats, il avait fait cette promesse de décorer ces 55 personnes. »
  • 53:37Invité politiqueFait
    « J'aimerais que l'extrême gauche arrête de dire à la police tuer les violences policières et les contraires de la VSS parce que le quotidien, c'est ça. »
  • 55:12Invité politiqueFait
    « Ces policiers qui aujourd'hui sont décorés dix ans plus tard et qui ont vécu pendant dix ans parfois dans le désarroi souvent aussi dans l'oubli méritent aujourd'hui plus que la reconnaissance de la nation. »
  • 57:22Invité politiqueFait
    « les premiers sur les lieux qui sont entrés dans le Bataclan »
  • 57:30Invité politiquePromesse
    « ils seront décorés dans les prochains mois »
  • 1:02:24Invité politiqueFait
    « nos négociations n'aboutissent véritablement à rien et qu'il nous soit nécessaire de mener de nouveau des actions »
  • 1:02:33Invité politiqueFait
    « ce sont eux qui ont violé le cessez-le-feu et l'Iran répondra assurément »
  • 1:02:39Invité politiqueFait
    « même dont il parle est sans aucun doute une violation flagrante du cessez-le-feu »
  • 1:04:21InvitéChiffre
    « l'état annoncé dans ce département près de 8300 contrôles de personnes en situation irrégulière »
  • 1:04:44InvitéFait
    « il y aurait des français en tout cas des personnes présentes de façon irrégulière sur le sol français qui se rendent en Espagne pour tenter d'obtenir des papiers »
  • 1:05:37Invité politiqueFait
    « c'est un appel d'air qui est créé et aujourd'hui en effet il est créé du côté de l'Espagne »
  • 1:05:56Invité politiqueFait
    « lorsqu'il a voulu tout simplement faire le boulot pour lequel l'Union Européenne le payait c'est-à-dire contrôler la frontière européenne »
  • 1:06:03Invité politiqueChiffre
    « ils ont privé la Hongrie de près de 10 milliards d'euros parce que Viktor Orban se contentait de protéger la frontière »
  • 1:06:15Invité politiqueFait
    « qui choisit de régulariser des sans-papiers qui ensuite vont pouvoir rentrer en France »
  • 1:06:40Invité politiqueChiffre
    « on peut revoir le chiffre à hausse c'est 20 milliards d'euros d'aides qui étaient suspendus par l'Union Européenne pour la Hongrie »
  • 1:07:13Invité politiqueFait
    « une politique zéro et intransigeante de la lutte contre l'immigration »

Temps de parole

  • Matthieu Valet67 %
  • Invité13 %
  • Invité 27 %
  • Présentateur3 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Matthieu Valet

Mathieu Vallée, après avoir beaucoup réfléchi, manifestement le gouvernement a des idées pour faire baisser la facture. Vous êtes rassuré ? Ah non, pas du tout. J'étais venu sur notre antenne il y a trois semaines. On était déjà à créer une commission, à avoir des réflexions sur ce sujet-là. Vous savez que nous, c'est très simple. On propose de baisser la TICPE. Donc sur cet acronyme barbare, c'est la taxe sur les produits énergétiques, notamment sur le carburant, puisque vous savez qu'aujourd'hui, la taxe, c'est 60% du carburant. Et on propose aussi de passer la TVA de 20% à 5,5%. Ça veut dire quoi concrètement ? Un plein de 40 litres à 2 euros. On va entendre Jordan Bardella.

Ça fait 88 euros et on passe à 70,20 euros, 17,20 euros. On va entendre Jordan Bardella. Je ne veux pas être concret, M. Uzaï. Mais je n'ai pas entendu le concret de M. Liscure. D'ailleurs, il paraît très décontenancé. On lui demande qui sera concerné, sur quelle durée, sur quel montant. On verra ce soir avec la Macronie. On attend toujours de voir ce qu'on doit voir. Mais finalement, j'ai peur qu'après les promesses, il ne déparaisse. Ce que vous dites, c'est comme d'habitude. C'est une sorte d'effet d'annonce, des belles promesses. Il n'y aura rien derrière. Oui, mais il faut que nous disent qu'ils vont le financer aussi.

Nous, on avait proposé un contre-budget l'année dernière sur différentes dépenses, que je peux vous redire ici. Parce qu'évidemment, vous avez entendu peut-être deux choses. La crise va nous coûter 6 milliards d'euros. C'est ce que M. Liscure disait ce matin. Et on nous dit que l'État va geler 4 milliards d'euros de dépenses. Mais encore une fois, ce n'est pas quel ministère, sur quelle dépense, sur quel périmètre. Moi, est-ce que je veux savoir si les policiers et les gendarmes auront moins de moyens ? Est-ce qu'on pourra leur acheter moins de véhicules ? Est-ce qu'on pourra entretenir moins de commissariens ? Pareil pour l'hôpital aujourd'hui, qui est dans une situation calamiteuse.

Donc, on n'a, encore une fois, aucune annonce précise. On a des effets d'annonce, mais on n'a pas d'annonce précise. Jules Thorey, ce qu'on sent quand même manifestement, c'est que le gouvernement est un peu au pied du mur. Il a travaillé dans la précipitation parce qu'il y a une pression à la fois des oppositions et une pression populaire aussi. Puisqu'on nous dit manifestement que cette crise énergétique, et c'est Michel-Édouard Leclerc qui le disait hier sur CNews, les prix des carburants ne baisseront pas de si tôt. Il disait pas avant 6 mois. Donc, le gouvernement, là, il est contraint de réagir rapidement. Il est obligé.

C'est vrai qu'on disait depuis deux semaines qu'on était dans une sorte de temporisation, et on ne la comprenait vraiment pas, au vu des mesures qui ont été annoncées dans un certain nombre de pays, notamment l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. Sébastien Lecornu, il est quand même assez économe de sa parole depuis qu'il est à Matignon. Il ne parle pas beaucoup. Donc, s'il convoque à 16h30 cette réunion et puis ensuite pour parler, c'est évidemment qu'il veut annoncer certaines choses.

J'imagine, et en tout cas j'espère, qu'il ne nous fera pas le même discours que l'autre jour sur l'électrification, qui est un sujet évidemment extrêmement important, mais qui est important sur les 30 prochaines années. Là, le sujet, c'est de répondre à l'urgence. Et c'est sans doute ça que le gouvernement a perdu. Je vous rappelle qu'il n'avait parlé pas vendredi dernier, mais le vendredi d'avant. Donc, deux prises de parole en deux semaines pour Sébastien Lecornu. C'est quasiment du jamais vu depuis qu'il est en poste à Matignon. Donc, a priori, cette réunion pourrait déboucher sur des annonces. Mais encore une fois, avec ce gouvernement, il ne vaut vraiment pas faire de pari.

Jordan Bardella a été ce matin l'invité de Laurence Ferrari dans la grande interview CNews Europe 1. Lui a des annonces à faire. En tout cas, il y a des propositions à faire. Voilà ce que ferait le Rassemblement national s'il était aujourd'hui aux responsabilités.

2:52
Invité

La situation qu'affrontent les Français depuis plusieurs semaines est une situation extrêmement préoccupante

2:57
Matthieu Valet

avec des niveaux à la fois au diesel et au gasoil qu'on n'a jamais connus depuis de très nombreuses années. Donc, nous demandons, nous, de manière très claire, la baisse de la TVA sur le carburant de 20%. Vous l'avez rappelé, à 5,5% pour la TVA. Et une baisse, je vais y venir sur les dépenses, et une baisse de 16 centimes de la TICPE. Ce qui fait qu'avec les mesures que nous souhaitons mettre en place et que nous mettrions en place si nous étions à la place d'Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu, c'est 25 euros sur un plein de 50 litres en moyenne qu'on rentre directement aux Français.

Bon, Éric Tedner, je ne sais pas si c'est réaliste, vous allez nous le dire, mais au moins le Rassemblement national a des propositions. Il propose la même chose depuis très longtemps. Est-ce que c'est réaliste ? Oui, et il ne le propose pas depuis le tout début de cette crise. Il le propose en effet depuis plusieurs mois, depuis plusieurs années. Vous savez, au moment du déclenchement des Gilets jaunes, c'était 1,50 euros le litre. Aujourd'hui, on est au-dessus des 2 euros, donc ça n'est pas démesuré en termes d'économies qui sont faites. Pourquoi ? Parce que ce qu'il faut aider aujourd'hui, ce sont les travailleurs.

On pense évidemment aux infirmières, on pense aux auxiliaires de vie, on pense à tous ceux qui prennent la voiture le matin pour aller travailler. Et moi, c'est ce qui m'inquiète dans les mois à venir. Vous savez, le gouvernement réfléchit déjà à aller trouver 16 milliards d'euros d'économies pour l'année prochaine. Et dans ces 16 milliards d'euros d'économies, ils veulent notamment réduire l'exonération patronale jusqu'à 3 SMIC. Vous savez, c'est ce qui avait permis de nombreux chefs d'entreprise de recruter, de permettre de faire en sorte de se désmicardiser. C'est-à-dire, on va vous augmenter, vous perpasser à 2 000 euros net, peut-être 2 200 euros net.

Et c'est ça qui va être très directement impacté. C'est-à-dire, cette petite classe moyenne aujourd'hui qui travaille, qui va être impactée dans les mois à venir. Parce que là, on parle des problématiques où en fin de mois, vous avez 50 ou 100 euros supplémentaires et c'est difficile. D'ici quelques mois, on va parler de la recrudescence, du chômage, des investissements qui vont être réduits. Et effectivement, tous ces infirmiers libéraux, commerciaux, etc. qui, à un moment donné, ça va leur coûter plus cher d'aller travailler que de rester chez eux. Hélène Rouet.

4:49
Invité

Moi, je suis très pessimiste quant à la réunion de cet après-midi. Tout simplement parce que j'ai écouté ce que Roland Lescure a dit ce matin sur RTL. Et en réalité, il nous a déjà donné plein d'indices. Donc, ceux qui disent qu'il faut baisser la TVA, ils mentent. De toute façon, vous mentez aux Français. Donc voilà, Mathieu Vallée, vous êtes informé. Ça, c'est la première information.

5:04
Matthieu Valet

Vous êtes informé, Hélène Rouet.

5:07
Invité

Ensuite, Roland Lescure, il dit que ce qu'on gagne d'un côté, on le perd ailleurs pour évidemment se dédouaner du fait que l'État serait un profiteur de crise. Et enfin, la dernière phrase qui, selon moi, est la plus importante, c'est profiter de cette crise pour changer la France en profondeur et électrifier les transports. Donc, il donne en fait l'intégralité, ce qui va être dit cet après-midi. Donc oui, on va profiter de cette crise pour électrifier sur le long terme nos transports.

5:27
Matthieu Valet

Alors, je précise aux téléspectateurs que vous avez une petite vignette qui est apparue en bas de votre écran. Image en direct de l'Élysée, puisque je vous rappelle qu'Emmanuel Macron s'apprête à prendre la parole pour décorer les forces de l'ordre qui sont entrées en 2015 au Bataclan et qui ont fait face aux terroristes. Nous allons en parler dans un instant. Image en direct de l'Élysée. On poursuit cette conversation, Amine Elbaïs. C'est vrai, ce qui est contradictoire dans ce qu'a dit aujourd'hui le ministre de l'Économie, il dit Sébastien Lecornu va faire des annonces ce soir pour aider les Français à faire le plein de carburant.

Mais dans le même temps, il dit qu'il va falloir qu'on fasse 4 milliards d'euros d'économie. Donc c'est un peu contradictoire. On ne sait pas trop ce qu'il faut comprendre. Eh bien, c'est très compliqué à cela. Et vous voyez d'ailleurs que la France, elle est un peu otage du quoi qu'il en coûte.

6:11
Invité

Je rejoins parfaitement Hélène Rouet dans son analyse. Totalement parce que l'idée du Rassemblement national qui est beau sur le papier est infaisable. Elle est infaisable juridiquement. Pour la raison suivante, vous avez une directive de 2006 qui a été révisée en 2022 où la Commission européenne fixe le fait que la TVA ne peut pas être inférieure à 15%.

6:29
Matthieu Valet

Sauf pour l'électricité et le gaz jusqu'en 2030. Mais pas pour les carburants fossiles. J'entends ce que vous dites, pardon, mais c'est toujours impossible jusqu'à ce que ça devienne possible et qu'on le fasse. L'Espagne l'a fait. C'est toujours le même argument.

6:40
Invité

L'Espagne l'a fait et la présidente de la Commission européenne a déféré effectivement cette mesure

6:45
Matthieu Valet

en expliquant au gouvernant espagnol que c'est totalement contraire au droit de l'Union et l'Espagne s'expose à une amende à hauteur de la baisse du montant de la TVA. Moi, je préfère que cet argent aille dans les caisses de l'État plutôt que dans les caisses de l'Union européenne. Pardon, mais encore une fois, je ne veux pas être trop démago, mais si c'est pour aider les Français et qu'on n'a pas le choix parce que ça va avoir un impact sur la croissance, on aura une amende et on ne la paiera pas. J'en sais rien, mais franchement, c'est délirant là.

Vous savez que pour expulser des islamistes ou des criminels étrangers dans des pays où on nous disait que c'était impossible, on nous infligeait aussi des amendes et pourtant, ça a été fait et on doit le faire. Au bout d'un moment, l'Espagne, le Portugal, Amin Baïch, au Parlement européen en tant que député, ils font un peu ce qu'ils veulent. Par exemple, sur les règles du marché européen de l'électricité, ils en sont sortis, des règles, et ils ne sont pas ponctionnés. Pareil pour l'Allemagne, avec une baisse de 20-30% des factures d'électricité. Je vais même plus loin, Hélène Roué, bon d'abord, je ne suis pas un menteur, j'essaie d'être honnête et de dire les choses avec le cœur.

7:33
Invité

Mathieu Vallette, c'est Roland Léthion qui le dit, ce n'est pas moi ?

7:35
Matthieu Valet

C'était ironique. C'était ironique, c'est Roland Léthion qui a dit ça. Oui, d'accord, oui, enfin Roland Léthion, il ferait mieux de faire des leçons de gestion plutôt que des leçons de morale aux partis politiques. Quand on voit les piteux États, ça va leur couler à la peau. Alors, 3 450 milliards d'euros, je suis désolé, mais quand on a été resté sur l'État, on ne peut pas dire, c'est pas moi, c'est les autres comme d'habitude.

Donc, je termine sur ça, oui, nous on se bat au Parlement européen, avec la directive Omnibus par exemple, on s'est battu pour faire baisser les normes qui pesaient sur les entreprises, pareil pour la fin des véhicules thermiques en 2035, on l'a reculé, donc on ne gagne pas la gamme, on gagne des batailles. Et Jordan Bardella a demandé d'ailleurs à tous les groupes du Parlement européen de s'unir pour défendre le pouvoir d'achat et l'intérêt des constructeurs et donc des Françaises et des Français, parce que notre industrie, c'est nos emplois, c'est notre richesse et derrière, c'est le pouvoir d'achat.

Michel Fayad, est-ce que vous êtes d'accord à la fois avec Michel-Edouard Leclerc qui disait hier, le prix des carburants ne baissera pas significativement avant six mois ? Sous-entendu, cette crise énergétique liée à ce qui se passe dans le Golfe va durer. Vous êtes d'accord avec ça ?

8:31
Invité

Moi, je pense que la guerre n'est pas finie et je pense que tout ce qui se passe n'est pas terminé. Et on se focalise uniquement sur le détroit d'Hormuz, mais il y a d'autres possibilités également. D'ailleurs, hier, il y a un oléoduc qui a été visé, ça n'a pas tellement fait les premiers titres, mais ça a été visé, donc ce pipeline qui va de l'Azerbaïdjan vers la Turquie. Et ça aussi, c'est important pour l'Europe, ça transporte plus d'un million de barils de pétrole chaque jour.

Donc, en plus du détroit d'Hormuz, il faut bien comprendre qu'il y a des infrastructures qui peuvent être visées, donc des oléoducs, des gazoducs et également toute la production saoudienne qui est à portée de tir des outils du Yémen. En 2019, ils avaient paralysé 50% de la capacité de production saoudienne et sont en mesure de paralyser 100%. Donc, il faut faire vraiment attention à ce que les Iraniens et les Américains sont habitués à faire ce qu'on appelle en anglais un peu « keep them disturb », c'est-à-dire de nous focaliser sur quelque chose et de faire quelque chose d'autre. Donc, aujourd'hui, on a tous nos yeux sur le détroit d'Hormuz, ils pourraient faire autre chose.

Et il y a aussi quelque chose dont on ne parle pas en France, c'est qu'en France, on est focalisé, je l'ai expliqué hier, mais on est focalisé sur le prix du Brent. Mais en fait, le prix du pétrole qui sort du Moyen-Orient n'est pas fixé sur le Brent. Il est fixé sur une moyenne entre la plateforme de Dubaï et la plateforme d'Omane. Et ce prix est à 5 à 10 dollars au-dessus du Brent. Donc, quand on parle du Brent, on est en dessous de la réalité en termes de coût, vous voyez.

10:00
Matthieu Valet

Et le pétrole, aujourd'hui, ce baril de Brent, il est à 95 dollars, ce qui est un niveau quand même tout à fait élevé.

10:07
Invité

Exactement. Donc, vous rajoutez 5 à 10 dollars et vous voyez vraiment le coût qui existe aujourd'hui au Moyen-Orient.

10:11
Matthieu Valet

Donc, je comprends que vous nous dites effectivement que la crise va durer et donc potentiellement que le gouvernement a raison de vouloir réagir. Reste à savoir ce qu'il va faire. La question du financement, financement notamment de la proposition du Rassemblement national. Moins 25 euros pour chaque plein pour les Français. Comment est-ce qu'on finance ça ? À nouveau, Jordan Bardella a répondu à cette question posée ce matin par Laurence Ferrari. Il y a de l'ordre à remettre dans les finances publiques. Il y a des économies à faire.

Et les Français ne comprennent pas que chaque année, on trouve systématiquement de nouvelles recettes pour financer et accueillir une immigration toujours plus nombreuse, pour augmenter, comme ça a été le cas, de 6 milliards d'euros la contribution de la France au budget de l'Union européenne, pour financer des éoliennes extrêmement coûteuses, alors qu'on a besoin de relancer le nucléaire précisément pour retrouver une autonomie et une puissance en matière énergétique. Donc de l'argent mal utilisé, il y en a. Et moi, je souhaite effectivement qu'une partie de cet argent soit rendu aux Français parce que l'économie française dégouline d'impôts. La situation n'est plus tenable.

Bon, Hector Nair, la vie, c'est ce que je dis souvent, la vie est faite de choix douloureux. Si on choisit de réduire certaines aides, de couper dans certaines dépenses, eh bien effectivement, on aura sans doute les moyens d'aider des Français qui en ont le plus besoin. Oui, parfaitement, mais malheureusement, la problématique, c'est qu'il n'y aura pas de grande réforme avant la prochaine élection présidentielle, si tant est qu'on a une véritable campagne autour de propositions. Il n'y en a pas depuis 10 ans, il n'y en aura pas dans l'année qui vient. Parce que la réalité budgétaire, aujourd'hui, elle est catastrophique.

Il faut quand même noter que cette année, notre charge de la dette, c'est 75 milliards d'euros. C'est-à-dire que ça va devenir le premier budget de l'État. D'ici 10 ans, ça va être 150 milliards d'euros. On se concentre beaucoup, évidemment, aujourd'hui sur le pétrole, mais c'est une augmentation de l'inflation. L'inflation pourrait monter jusqu'à 4% cette année. C'est un phénomène de stagflation. C'est-à-dire que d'un côté, la croissance baisse, mais les prix augmentent. Les téléspectateurs le savent, en règle générale, les prix augmentent parce que la croissance augmente. Donc, ils peuvent s'y retrouver. Ça ne va pas être le cas dans ce genre de fonctionnement.

Et tous les économistes, aujourd'hui, je ne veux pas non plus être catastrophistes, mais ils parlent d'un effet domino. C'est-à-dire qu'ils vont nous dire que du côté des États-Unis, on voit qu'on est touché par le détroit d'Hormuz, on peut être touché par les États-Unis. Il y a une bulle sur l'intelligence artificielle et des capitaux qui peut exploser. Et donc, c'est ça, je pense, qui fait que le gouvernement est tétanisé aujourd'hui. Parce qu'ils savent que des crises, il va y en avoir également d'ici la fin de l'année et qu'il y aura d'énormes contraintes budgétaires. Et en effet, il y a une immense responsabilité.

Mais tout le monde a compris que, de toute façon, Emmanuel Macron s'était terminé pour l'année prochaine. Mais ce qui est certain, c'est qu'il y a un mantra, normalement, je pense, qui doit s'imposer. C'est la baisse d'impôts. Et c'est pour ça que la baisse des taxes, notamment sur le carburant, est l'essentiel. Parce que c'est de dire, en fait, à un moment, le pays qui a le plus de dépenses publiques, c'est un pays qui doit facilement trouver des économies. Et à chaque fois, on est en permanence en train de nous dire, non, mais on ne peut pas. Gérald Olivier, si le gouvernement est amené à réagir, on verra de quelle manière ce soir.

Mais en tout cas, il y a une promesse qui est faite par le ministre de l'Économie. On verra si elle est tenue ce soir par Sébastien Lecornu. Si le gouvernement réagit, c'est parce que vous êtes d'accord, vous aussi, pour dire que cette crise, elle est durable et elle ne va pas s'arrêter avant, à minima, quelques mois.

13:03
Invité

Ça, on n'en sait rien. Et en fait, c'est faux. Et M. Leclerc, dont vous parlez tout à l'heure, je ne sais pas à partir de quoi il vous dit que ça ne va pas baisser avant six mois. Cette crise, elle a commencé véritablement avec la guerre américaine et israélienne en Iran. Et en fait, le problème, c'est le détroit d'Hormuz. Si on veut ouvrir le détroit d'Hormuz, on peut l'ouvrir demain.

13:23
Matthieu Valet

Les Français, les Anglais, les Américains, les Israéliens ensemble, les Saoudiens, les Chinois, on peut très bien envoyer une flottille et on ouvre le détroit. Ce n'est pas difficile. Militairement, c'est faisable. Tout le monde le sait. Là, on est en train de regarder le problème à l'autre bout. C'est-à-dire, on est victime du fait que le commerce mondial du pétrole a été pris en otage par l'Iran. Et on dit qu'on ne peut rien faire contre. Et donc, on subit à l'arrivée en cherchant des moyens de limiter l'argoise. Si c'est aussi simple que ça, pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas ? Compte tenu des conséquences économiques majeures que ça, dans le monde entier.

Il y a eu une réunion vendredi au niveau européen, notamment entre Français et Anglais, justement, pour évoquer des mesures pour ouvrir le détroit.

14:04
Invité

Je rappelle que les eaux du détroit d'Hormuz sont des eaux internationales, qu'elles n'ont pas à être l'otage d'un pays.

14:09
Matthieu Valet

C'est un acte de guerre et une violation du droit international que d'empêcher le trafic maritime sur ces eaux-là. Et c'est l'Iran qui en est responsable. Donc, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas une organisation au niveau international pour venir militairement forcer l'ouverture du détroit ? Ça a déjà été fait en 88, je le rappelle.

14:27
Invité

Oui, il y a plusieurs choses à dire. Déjà, si M. Leclerc parle de six mois, c'est parce qu'il y a des contrats de pétrole qui sont signés sur plus long terme que des contrats juste de... En fait, il y a deux types de contrats dans le pétrole. Soit c'est le contrat spot, on achète une cargaison par hasard, ou alors on signe un contrat long terme qui est d'un an, de cinq ans, de dix ans, etc. Et il y a des contrats que la France, que Total, que d'autres ont signés, qui sont des contrats spot. Et là, effectivement, il y aura un impact si, par exemple, la guerre s'arrête demain, le prix complètement change.

En revanche, si on a signé un contrat à long terme, et là c'est différent parce que si le prix était sur la base d'une moyenne qui changeait au fur et à mesure, oui, il s'est étalé sur le plus long terme et donc le prix restera élevé sur six mois. Ça, c'est une première chose. La deuxième chose qui est importante à dire, c'est que régler le problème du détroit d'Hormuz, oui, s'il n'y avait que ça.

Le problème, c'est que si les Américains, les Israéliens, les Européens, tout le monde vient pour libérer le détroit d'Hormuz, même les Chinois, parce que c'est les premiers concernés en réalité, les Chinois, le problème, c'est que les Iraniens agiront sur ce que je disais, sur les infrastructures, eux, et les outils. Les outils peuvent frapper le SUMED, c'est le pipeline sud-ouest méditerranéen qui transporte vers l'Europe 2,5 millions de barils de pétrole chaque jour. Les Israéliens peuvent frapper l'oléoduc, donc Bakou, Dbilisi, Seyhan, qui transporte 1 million de barils de pétrole chaque jour vers l'Europe.

Et il y a également du gaz, puisque Mme von der Leyen a signé pour que le gaz azéri vienne vers l'Europe, que les Iraniens peuvent viser, qu'ils ont déjà visé en début de guerre. Il y a également la capacité de production du Qatar, que les Iraniens ont paralysé à 15 à 17% pour les 5 prochaines années. Ils sont en mesure de détruire 100% de la capacité de production du Qatar, du gaz naturel liquéfié. Et les outils, comme je le disais tout à l'heure, avec l'Iran, peuvent paralyser toute la production pétrolière saoudienne.

Donc vous aurez beau libérer tout le détroit d'Hormuz, si les Iraniens répliquent avec les outils et paralysent toutes les infrastructures, toutes les unités de production qatarie-saoudienne,

16:27
Matthieu Valet

Vous n'aurez rien fait, en fait. Et les cargos civils ne vont pas prendre le risque de traverser, les assurances également.

16:31
Invité

D'ailleurs, Eric, vous avez tellement raison que regardez ce qui s'est passé avec CMA-CGM. Le premier bateau est passé, ils ont payé leurs 2 millions de dollars. Et là, il y a deux jours, CMA-CGM avait payé, devait passer. Et les Iraniens ont tiré des coups de semence. Et CMA-CGM n'est pas passé. Ce qui signifie bien que, même si on met toute notre force pour libérer le détroit d'Hormuz, l'Iran a encore d'autres capacités pour paralyser le pétrole et le gaz de cette région. Ça, c'était vrai il y a un mois. Non. Les capacités de l'Iran aujourd'hui ne sont absolument plus les mêmes. Ensuite, cette guerre, elle peut cesser, je n'y crois pas vraiment, elle peut continuer.

17:09
Matthieu Valet

Mais ce dont on est certain, c'est qu'il y a un certain chaos qui règne en Iran aujourd'hui. Et que ce chaos ne va pas se résoudre demain.

17:16
Invité

Maintenant, les capacités de nuisance de l'Iran, elles n'ont jamais été à la hauteur des annonces de ce que faisait l'Iran.

17:22
Matthieu Valet

La guerre se mentira. Ils peuvent toujours miner le détroit, par exemple. Ils pourraient toujours miner le détroit. S'ils étaient vraiment acculés, ils peuvent décider qu'ils ont le détroit.

17:29
Invité

Ils ont visé l'oléoduc hier. Celui de Bakoud, Bélissi Sayan, a été visé hier. Ils ont grâce à un impact direct sur le prix des énergies. Mais bien sûr. Et puis les outils du Yémen, leurs capacités n'ont pas été détruites. Ils sont encore capables de tirer des missiles, de fermer le détroit de Bambal-Mandel, de frapper le Sumed. Et les Américains et les autres sont aussi capables de tirer. Bien sûr. Et c'est face à Jimmy. Mais moi, je ne suis pas du coup d'accord avec la République islamique d'Iran. Vous savez très bien. Je suis très opposé à eux. On ne peut pas être paralysé par la peur.

18:04
Matthieu Valet

C'est ça que je veux dire.

18:05
Invité

Oui, mais les marchés financiers fonctionnent.

18:06
Matthieu Valet

Il y a des actions que le monde peut mener si vraiment elles sont importantes. Oui, mais les marchés réagissent très mal à ce qui se passe en ce moment. Voient quand même que la situation reste tendue, qu'on n'est manifestement pas à la veille d'un accord. Et donc, je vous le disais, le baril de Brent est en passe de franchir à nouveau les 100 euros. Conséquence à la pompe, les prix ne baissent pas. Conséquence économique pour la France. Autre conséquence économique, il va falloir faire des économies. C'est le ministre qui l'annonce ce matin, le ministre de l'économie, Roland Lescure. 4 milliards d'euros d'économies, selon lui, à réaliser.

Il réunit d'ailleurs aujourd'hui à Bercy les acteurs concernés pour faire ces économies. Écoutez-le.

18:48
Invité

Donc l'idée de ce comité d'alerte, on ne change pas une méthode qui a réussi l'année dernière, qui nous a permis d'atterrir sur un déficit public inférieur à celui qu'on attendait, c'est de piloter au plus près. Donc on examine l'impact potentiel de la crise. À ce stade, il est encore très large. On parle de 4 à 6 milliards d'euros d'impact potentiel. Et on regarde ce qu'on peut faire en face, en termes de ce que j'appellerais mesures de précaution. Dans le langage technique, ça s'appelle du gel. C'est-à-dire qu'on gèle des dépenses, qu'on peut ensuite dégeler si ça va mieux. Donc on va mettre en place des mesures de précaution.

Et c'est ce qu'on va annoncer effectivement aujourd'hui aux parlementaires.

19:21
Matthieu Valet

Mathieu Vallée, le gouvernement, là encore une fois, essaie d'être un peu rassurant. Mais quand on dit qu'il y a 4 à 6 milliards d'euros d'économies à faire, c'est jamais rassurant. Le gouvernement dit qu'on va essayer de baisser les dépenses. Est-ce que votre peur à vous, c'est qu'il y ait plutôt, comme d'habitude, c'est ce qu'on fait généralement en France, une augmentation d'impôts ? Moi, je pense d'abord qu'il y aura des coupes budgétaires de manière aveugle. J'ai essayé de lire ici et là dans la presse les pistes envisagées. D'abord, on n'en a pas. Et ensuite, j'ai entendu dire que dans la stratégie gouvernementale, c'était de couper à l'aveugle.

Au même titre, dans toutes les dépenses des ministères, chaque dépense devait être compensée par une économie. Mais on a déjà des ministères qui se sont passés avec la justice, l'intérieur, les armées aussi, ça va augmenter puisqu'on parle de conflits. Donc effectivement, il y a les enjeux géostratégiques liés au carburant et liés aux étroits d'Hormuz. Mais il y a aussi les enjeux militaires avec une loi de programmation militaire qu'on réétudie actuellement. Et qui sera pérennisé. Il n'y aura pas de coupes dans les armées, c'est-à-dire que le budget va augmenter.

Vous savez, moi, je prends pour acquis que ce qui est voté, mis en place, la loi de rentation de programmation du ministère de l'Intérieur, rappelez-vous, 15 milliards sur 5 ans, il a fallu se battre chaque année. Encore, elle n'est pas au niveau maximal de ce qui a été promis par le ministre d'Armanin à l'époque. Et moi, je ne crois que ce que je vois comme Saint-Thomas. Voilà, donc je veux dire simplement que sur ces coupes budgétaires, j'ai hâte de voir où les bons retrait. Encore une fois, regardez les propositions. Là, c'est du concret. Donc j'espère que M.

Lescure ne traitera pas encore une fois de menteur parce qu'à défaut d'avoir d'arguments, il pourrait rester respectueux vis-à-vis des oppositions. C'est que nous, on demande par exemple pour les énergies intermittentes, par exemple l'éolien, c'est 6 à 8 milliards d'euros par an. Là, vous avez une économie simple sur laquelle on peut évidemment faire des économies sans faire les poches des Français et sans couper finalement les vivres au service public. Éric Leclerc. Pardonnez-moi des pistes. Moi, j'en ai vu. Et là, je pars en tant que chef d'entreprise et employeur dans les pistes envisagées. C'est une baisse des exonérations sur les charges patronales sur ta 3 SMIC.

C'est-à-dire que nos téléspectateurs qui aujourd'hui pouvaient toucher 2500 euros net et qui imaginaient pouvoir avoir une augmentation, par exemple, à la rentrée de septembre, parce qu'ils travaillent beaucoup, ils ont de nouvelles missions. Eh bien, leur patron, il va leur dire non parce qu'il va leur dire, écoute, toi, tu es dans la tranche aujourd'hui où tu coûtes beaucoup plus cher qu'auparavant. Et c'est cet impact très concret qui va toucher à nouveau les travailleurs.

Et c'est ça qui est absolument lunaire sur ce gouvernement qui est en train de détricoter le peu de choses qu'Emmanuel Macron avait réussi parce que déjà, la baisse des exonérations sur les charges patronales, ils l'ont déjà fait l'année dernière. Tout comme l'année dernière, ils ont commencé déjà à augmenter, vous savez, ce que coûte un alternant, c'est-à-dire cette capacité de mettre des jeunes dès l'âge de 22 ans sur le marché du travail, alors qu'en moyenne, l'âge moyen du premier emploi en France est de 28 ans.

Tout ce qui marchait dans ce pays depuis 8 ans, il n'y avait pas grand-chose, ils sont en train de le détricoter parce qu'en effet, ils ne veulent pas aller taper là où il faudrait vraiment taper, ils veulent continuer les aides aux éoliennes, etc., qui sont du très très long terme et qui ne sont pas aussi efficaces et qui coûtent pour le coup un peu d'un. – Et là, on s'est battu pour qu'il n'y ait pas des coupes budgétaires dans l'existence, par exemple, de formation des apprentis, qui sont un outil qui fonctionne et sur lequel ils ont voulu faire des économies, dit Michel Fayad.

22:03
Invité

– Oui, je suis d'accord avec tout ce qui vient d'être dit, simplement, il faut regarder aussi ce que fait la Chine. La Chine, aujourd'hui, elle voit que le prix du pétrole est en train d'augmenter, alors elle fait ce qu'on appelle du hedging, elle achète du papier. Du papier, vous savez, le pétrole, on l'achète en vrai, en physique, et il y a aussi le marché papier. Et l'État français ne fait rien là-dessus, alors qu'il y aurait justement des entrées financières à faire

22:26
Matthieu Valet

– Alors, je vous coupe un instant, puisque vous voyez sur votre image, et ça va apparaître, voilà, le président de la République qui est en train d'arriver dans la salle des fêtes de l'Élysée pour cette cérémonie de remise collective, de décoration aux policiers ayant neutralisé les terroristes du Bataclan, 11 ans après les attentats de Paris, alors qu'ils n'avaient pas été décorés, on en parlera, parce que c'est vrai que ça arrive bien tard, Emmanuel Macron va en présence de François Hollande, du Premier ministre, de M.

Nunez, le ministre actuel de l'Intérieur, de tous les acteurs qui étaient en poste à cette époque dramatique où les terroristes islamistes ont terrorisé la France, 130 morts lors des attaques de Paris en 2015. Eh bien, ces héros qui sont entrés au Bataclan vont aujourd'hui recevoir la Légion d'honneur de la main du président de la République. Cérémonie à suivre en direct sur CNews, vous voyez que les choses se mettent en place. Alors, il y a manifestement un petit film au tout début de cette cérémonie. Nous gardons l'image en direct. Emmanuel Macron entouré, donc, des membres du gouvernement et de ces héros qui sont entrés au Bataclan en 2015. Mathieu Vallée s'est heureux.

Enfin, enfin, ces policiers, ces forces de l'ordre sont aujourd'hui décorés. Alors, que se passe-t-il à l'antenne ? Nous avons manifestement une image noire. Voilà, nous revenons dans la salle des fêtes de l'Élysée. On poursuit la conversation en plateau. Je le disais, enfin, c'était attendu depuis longtemps par vous, notamment, j'imagine, cette décoration, ce remerciement au nom de la République pour l'immense service qu'ils nous ont rendus. Oui, je pense qu'on est tous heureux. C'est un moment fort de la nation qui rend hommage à ces héros anonymes de la République parce qu'il a fallu 11 ans. Je vois que François Hollande est là.

J'aurais aimé qu'il entame dès son quinquennat puisqu'en 2015, c'était lui présent à la République. Il a joqué M. Cazeneuve aussi, ancien Premier ministre et ministre d'Intérieur à l'époque des fées, qui aurait dû décorer ses agents depuis bien longtemps. Il y a la BRIPP, la Brigade de Recherche et d'Invention de la Préfecture de Paris. Il y a aussi le RAID. Mais vous savez que le compte n'y est toujours pas. Il manque des policiers de la BAC 75e et de la 94e. La 94e, pour vous raviver vos souvenirs, c'est cette image qu'on voit de policiers avec un fusil à pompe qui se font tirer dessus à l'angle de la rue parée de la porte du Bataclan et la 75e des policiers qui sont rentrés.

En premier, le commissaire de police qui aujourd'hui est patron du RAID. Et donc, il manque encore du monde. Et ce que je ne comprends pas, c'est que ça ne coûte pas un rond à l'État, mais ça représente tellement pour la nation et celles et ceux qui portent le bleu-blanc-rouge sur leur uniforme, de se voir honorés, reconnus et avoir finalement la reconnaissance et l'amour de la nation que ces agents ont besoin. Donc, oui, pardon, je termine sur ça. Moi, je suis très ému. J'ai vécu 13 membres sur les terrasses, notamment au petit Cambodge, au Carillon.

Ces agents ont risqué leur peau, ont risqué leur vie face à des terroristes islamistes armés d'armes de guerre, d'armes de guerre, de Kalachnikov. À l'époque, on n'avait pas de doctrine d'intervention pour les primants intervenants. On a deux policiers d'Assemblant de Kazan dont l'actuel patron du RAID qui sont rentrés armés de leur seul courage avec des armes de poing face à des terroristes islamistes dont un qui mettait en joue à un otage sur la scène du Bataclan. Et moi, je dis à Emmanuel Macron, je sais que le dossier est sur le bureau de Laurent Nunez. On continuera à se battre. Il y a 25 ergotes d'Allianz. C'est tous les syndicats de police qui se sont battus.

C'est un très beau combat qui est mené par tout le monde pour qu'il soit décoré. Mais il manque encore la 94-enne. Par contre, la BAC 94-enne, j'y suis attaché parce que c'est mon ancien service. Plusieurs policiers de la BAC de nuit et la 75-enne. Plusieurs policiers de la BAC de nuit que vous évoquez qui sont les premiers à être entrés dans le Bataclan sont considérés comme les oubliés de ce qui s'est passé en 2015. Pourquoi est-ce qu'ils ne sont pas aujourd'hui à l'Élysée ? Pourquoi est-ce qu'ils ne sont pas décorés ? Je vais être très précis. On a fait remonter au ministère de l'Intérieur, au ministre de l'Intérieur, que ce soit M. Rétaillot ou maintenant M.

Nunez, les noms, les services ont les noms. Ils savent très bien qui était à ce moment-là avec un courage inoué et un néorisme anonyme qui aujourd'hui est reconnu enfin dans ce Bataclan. Mais vous savez, c'est les méandres de l'administration, c'est les méandres du politique. Je ne sais pas pourquoi on oublie ces âges. Je retrouvais que cette cérémonie, là, elle est grandiose à des belles, mais elle aurait été magnifique.

S'il y avait aussi les policiers de la BAC 94N, je vous l'ai dit, c'est ces policiers qu'on voit à l'angle de la rue près de l'entrée du Bataclan qui sont tirés dessus à la Kachékov avec un major de police, à l'époque Brigade des chefs, qui avait un fusil à pompe et aussi la 75N qui se sont rentrées. Et vous les voyez sur ces images ? Vous voyez les héros de ce 13 novembre ?

Là, vous voyez les agents du RAID et de la BRIPP, très fort la fourragère rouge qui est le symbole de la Légion du Nord que le général de Gaulle a donné à la préfecture de police de Paris Aujourd'hui, c'est une grande fierté de voir cette police nationale, cette police qui nous protège au quotidien, qui ne tue pas, qui nous protège et qui est décorée par la nation. Images très fortes, très symboliques de ces acteurs héros du 13 novembre 2015 qui font leur entrée dans la salle des fêtes de l'Elysée qui sont évidemment en partie masquées pour certains, pour ne pas qu'on puisse les reconnaître.

Cela va de soi et qui s'apprêtent à être décorés, on l'imagine, avec une immense émotion en pensant évidemment à l'ensemble de leurs collègues décorés par le président de la République, Eric Gner, 11 ans, 11 ans après les faits et le président de la République qui s'approche du pupitre et qui prend la parole. On l'écoute en direct sur CNews.

27:26
Invité

Après les commémorations des attentats de Paris et de Saint-Denis, nous voici de nouveau réunis plus de 10 ans après. 10 ans après les attentats les plus meurtriers que notre pays ait connu. Paris se souvient, la France se souvient. A toutes les victimes, à toutes les familles, la nation demeure fidèle. L'élan de solidarité ne faiblira jamais. L'horreur a forgé une mémoire collective, mémoire douloureuse dans l'exigence de justice et de vérité, mémoire qui nous unit dans le souvenir des filles et des fils de France. D'autres attentats, malheureusement, ont frappé notre pays avant et après.

Évidemment, parler du Bataclan, c'est parler du 13 novembre, du Stade de France à Saint-Denis, des terrasses parisiennes. Mais nous n'oublions aucun lieu, aucun visage, aucune histoire brisée. Je serai dans quelques semaines à Nice, le 14 juillet prochain, pour continuer à porter cette exigence de mémoire et de reconnaissance dix ans après. Mais le Bataclan, ce 13 novembre, par ce qu'il a représenté, par la violence de ce qui s'y est déroulé, par la nature même de l'attaque, mais aussi par les modalités d'intervention policière et de neutralisation des assaillants, demeure un événement hors normes.

Force est de constater que dans notre mémoire collective, Denis Péchansky dirait dans ce moment de thérapie collective, le Bataclan occupe une place singulière. C'est pourquoi la nation se devait aujourd'hui d'honorer les siens. A l'époque, les autorités étaient légitimement concentrées sur l'immédiateté, l'ampleur de la tâche qui était immense. La France basculait dans l'état d'urgence qui allait durer. Quatre policiers avaient été décorés. Et aujourd'hui, suite à un travail minutieux, en accord entre tous, ce sont 59 femmes et hommes policiers et deux présidents d'associations, 61 récipiendaires, mis à l'honneur et tous élevés dans l'ordre de la Légion d'honneur.

Parce que cette nuit-là, dans l'obscurité absolue, quelque chose de plus fort que la peur s'est levée. Pendant que la terreur frappée, des femmes et des hommes ont fait le choix d'agir, de sauver, de protéger. Au Bataclan, l'assaut n'a pas été une opération comme les autres. Il a été un assaut de survie. Les premiers policiers, arrivés avec leurs seules armes de service, ont fait face à la violence de guerre. Ils savaient le déséquilibre. Ils savaient le danger. Ils l'ont bravé pour l'enrayer, puis le neutraliser.

Guillaume Cardi et Grégoire Delfortry, arrivés très rapidement, membres alors de la BAC 75 Nuits, ont tiré les premiers et neutralisé l'un des trois terroristes postés sur la scène. Plusieurs de leurs camarades sont ensuite rentrés dans la salle pour commencer à évacuer les victimes. Ils devront être pleinement reconnus, comme je l'ai demandé au ministre de l'Intérieur cet automne, et je sais qu'il y travaille. Je souhaite que cela soit fait dans l'année. Je pense aussi à Didi. le responsable de la sécurité du Bataclan présent dans la salle et à son équipe qui ont géré la situation de leur mieux possible avec de simples toki-walkis face à des kalachnikovs.

Puis sont venus les colonnes d'assaut Alpha, Bravo, face aux terroristes, celles qui pénètrent là où règnent la mort et le chaos, celles qui ne disposent ni du temps ni de droits de douter. BRI en tête, raide en appui. Chaque pas était un risque, chaque porte une menace, chaque seconde une décision. Et pourtant, ils ont progressé sous le feu des terroristes. Il en a fallu du courage, celui de tous ceux qui ont fait leur devoir sans bruit, sans reculer. et il faut le dire aussi, parmi les 63 policiers qui ont franchi le seuil du Bataclan pour neutraliser les assaillants, beaucoup ont avancé en pensant qu'ils n'en reviendraient pas.

Certains ont écrit quelques mots, un message, un adieu, et pourtant, ils ont continué. porté par le courage d'une chaîne humaine, opérationnelle, républicaine, où chacun a tenu sa place. La chaîne d'intervention et de décision a tenu bon, avec un préfet, Michel Cadot, qui donna l'ordre de tir. Je salue les autorités de l'époque, le président de la République, François Hollande, le Premier ministre, Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Je salue leur sang-froid, leur courage, celui de se rendre sur les lieux avec l'évidence du moment et de prendre les décisions qui allaient suivre en cellule interministérielle de crise, dans un Conseil des ministres d'Octurne, dans les premières heures comme dans tous les jours qui ont suivi. La République a tenu par leurs décisions. Je salue leurs collaborateurs qui agirent dans l'ombre et dont certains sont présents avec nous. Nul n'oubliera, en salle de crise à Beauvau, les secondes qui suivirent l'annonce du premier bilan victimaire. 30 secondes de silence.

Mais à la conscience de la gravité de la situation, succéda sans délai la poursuite de l'action et très vite, le début de l'enquête, avec la DCRI en pointe et sous la conduite du procureur Molins, je veux là aussi rendre un hommage à tous nos services enquêteurs et nos magistrats. Il n'existait pas alors de parquet national antiterroriste, mais c'est là aussi un héritage du Bataclan. Cette année 2015, s'achevait sur cette bascule après avoir débuté par Charlie Hebdo, Montrouge et l'hypercachère, se forgèrent alors les premiers jalons de dix années de lutte contre le terrorisme, de transformations profondes qui nous réunissent, autorités d'hier et d'aujourd'hui, héros, victimes, républicains.

Car ces transformations concernaient également le suivi et l'accompagnement des victimes. Aussi, je suis particulièrement heureux de pouvoir remettre les insignes de chevaliers de la Légion d'honneur aux deux présidents d'associations de victimes des attentats du 13 novembre qui menèrent et débutèrent un combat. Arthur De Nouveau pour Live for Paris et Philippe Dupéron pour 13-11-15. Comment surmonter la mort de son enfant ? Comment oublier les images et les heures de terreur ?

Vous l'avez fait en oeuvrant pour les autres, en n'oubliant rien et durant ces dix années, en donnant beaucoup de votre temps et de vos vies aux côtés de toutes celles et ceux qui y mènent ce combat de chaque jour pour l'aide aux victimes et qu'ils en soient remerciés. Grâce à vous tous ici, il faut le dire avec force, ceux qui nous haïssaient n'ont pas eu le dernier mot.

Les terroristes du 13 novembre ont été terrassés sur le moment par la force, mais au long cours par la force d'âme qui anime celles et ceux qui puisent au plus profond de leur volonté parce qu'ils savent que la cause qu'ils défendent est la plus juste des causes, celle de la liberté, de l'égalité, de la fraternité, celle de la République française. Aujourd'hui, nous rendons hommage aux partisans de la vie. Tous ne sont pas décorés et pourtant tous font partie de cette réponse collective. Des milliers d'intervenants ont agi cette nuit-là et dans les jours qui ont suivi. Chacun a sa place, a contribué à ce que la France ne vacille pas, à ce que la France tienne et la France a tenu.

Droite et digne. En ce jour, la République choisit de distinguer celles et ceux qui ont été au cœur de l'intervention directe, ceux qui ont affronté le danger au plus près. Certains l'avaient été depuis 2015, les autres le sont aujourd'hui. La reconnaissance d'une nation fidèle dans la concorde nationale, aux côtés du président, premier ministre, ministre de l'Intérieur, préfet de police et maire de Paris d'alors. Je vous remercie tous d'être à nos côtés en ce jour. La France ne cédera rien au terrorisme. Car s'il n'y a pas de sens à la douleur, il y a un sens à la mémoire. Il y a un sens à la reconnaissance. Il y a un sens à la transmission.

En vous décorant, la République fait œuvre de vérité. À vous, qui avez avancé quand il fallait avancer. À vous, qui avez tenu quand beaucoup vacillait. À vous, qui avez agi dans l'obscurité pour ramener la lumière. la nation dite avec gravité, respect et reconnaissance. Merci. Aux valeureux, la France n'a jamais reconnaissante. Vive la République. Vive la France. J'invite à présent les six premiers récipiendaires à bien vouloir monter sur scène.

38:52
Matthieu Valet

Cette décoration, après le discours du président de la République, Emmanuel Macron, qui remet les premières médailles, les premières décorations à ce membre de la BRI, la brigade de recherche et d'intervention, qui est entrée au Bataclan le 13 novembre 2015 pour faire face aux terroristes, aux valeureux. La France n'a jamais reconnaissante. Mathieu Vallée, est un discours, il faut le dire, émouvant, même poignant de la part du président de la République. Oui, c'est un discours fidèle à la réalité des faits. Je note qu'il a parlé de ces policiers dont on a évoqué au début de plateau, à savoir ceux de la 94 enzaine à 75 enzaine.

Et il a demandé aux mises intérieures que ces agences soient décorées dans l'année puisque depuis cet automne, visiblement, il a demandé à ce que les dossiers béton soient montés et soient transmis à la chancellerie de la Légion d'honneur et ensuite que les décorations puissent intervenir. Donc j'imagine qu'il y aura une seconde cérémonie avant la fin d'année. En tout cas, je l'appelle de mes voeux. Mais oui, c'est un discours d'unité de la nation et évidemment qu'on est tous derrière. C'est les ceux que le président de la République est en train d'embrasser et en train de décorer de la Légion d'honneur.

Le RAID, le groupe de recherche d'assistance d'intervention et de dissuasion et la BRIPP, la brigade de recherche d'intervention de la préfecture de police de Paris qui, avec le GIGN, sont nos trois forces spéciales d'intervention en France dont on peut s'enorgueillir puisque face aux retranchées, face aux crises aiguës, je rappelle que le RAID, c'est Mohamed Merah en mars 2012 à Toulouse, mais c'est aussi Humane Bond dans les années 90 avec la maternelle de Neuilly qui avait été prise en otage par un individu dangereux. Et donc, ils ont à leur actif quand même une série de réussites héroïques et aujourd'hui, c'est bien que la nation reconnaisse ceux du Bataclan et du 13 novembre.

Et j'accueille sur ce plateau Georges Fenach qui nous a rejoint. Bonjour Georges. Un discours d'unité, disait Mathieu Vallée. C'est vrai qu'on n'a peut-être pas souvent l'occasion en France d'être fiers, d'être reconnaissants. C'est le cas aujourd'hui. On est fiers, fiers de tous ces héros qui auraient pu donner leur vie pour sauver les otages du Bataclan et que la France, aujourd'hui, remercie à travers ces décorations remises en ce moment et en direct par le président de la République. Écoutez, moi je m'interroge beaucoup sur l'absence, effectivement, des BAC 75 et 94. Qui seront décorés dans les prochains mois, c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron.

Il se trouve que je les ai auditionnés lorsque je présidais la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de Paris. Je resitue le contexte. Vous avez devant le Bataclan, au moment des tout premiers tirs, vous avez la force sentinelle qui est présente. Il y a huit militaires de la force sentinelle avec leur FAMAS qui sont présents au moment des tout premiers tirs. C'est vraiment les primo-intervenants, pourrait-on dire. Sauf qu'il y a une doctrine, Mathieu la connaît très bien, c'est que les militaires n'engagent pas le feu. Donc la BAC 75 et la BAC 94 qui sont là, qui ne disposent que de...

qui sont munis de fusils à pompe, ne peuvent pas affronter des terroristes dont l'un est dans le passage Saint-Pierre Hamelot, là, qui canarde avec sa Kalashnikov. Ils n'ont pas les moyens de riposter. Donc que font-ils des 75 et 94 ? Ils demandent à la force sentinelle d'intervenir. Et la force sentinelle leur répond qu'on n'a aucun ordre pour engager le feu.

42:13
Invité

Donc, ce sont les fonctionnaires de police qui appellent le poste de commandement à la préfecture de police de Paris, qui était à l'époque dirigée par Michel Cadot, qui est présent, d'ailleurs,

42:23
Matthieu Valet

à cette cérémonie. et on leur donne comme instruction de ne pas intervenir. Et pendant ce temps-là, tac, tac, tac, tac, on tue dans le Bataclan. Donc, complètement démunis, que font ces fonctionnaires de police ? Ils leur demandent de leur prêter leur FAMAS pour pouvoir agir eux-mêmes. Et le militaire répond très normalement qu'un militaire ne se défausse pas de son arme. Voyez-vous ? Et je me demande, j'ose pas y croire, mais je me demande si la franchise de ces fonctionnaires de police qui ont posé des vraies questions le jour de la commission d'enquête. Ne leur a pas coûté cher. N'explique pas, quelque part, qu'on continue, 11 ans après, à se demander si on doit les décorer ou pas.

Voyez-vous ? C'est ça, c'est le malaise que je ressens aujourd'hui. Mathieu Vallée, d'abord, ce qui évoit Georges est absolument incroyable, mais ça ne se produirait plus aujourd'hui parce qu'on a tiré quand même des leçons de ce qui s'est passé le 13 novembre 2015. La chaîne de commandement a changé, le mode d'opération est adapté à ce risque qui est au risque que nous ne connaissions pas en tout cas avec une telle ampleur jusqu'en 2015. Mais d'abord, il y a le schéma national. Ce que je veux dire, c'est qu'on a tiré des leçons de tout ça.

Moi, je ne suis pas sectaire et il faut dire les choses factuellement du mieux que je peux et j'essaye d'être honnête intellectuellement sur tous les sujets, mais sur celui que je connais bien de la sécurité, de la police et de la gendarmerie, Bernard Cazeneuve qui est présent à l'époque, en 2016, je m'en souviens très bien, a mis en place le schéma national d'intervention. IGN et le RAID qui sont évidemment spécialisés, formés, équipés et préparés à la menace terroriste islamiste, à frapper les terroristes islamistes lorsqu'ils, évidemment, font les victimes qu'on a déjà connues dans notre pays.

Je rappelle que la France est le pays le plus touché d'Europe par la terroriste islamiste puisque je suis député européen, je le rappelle et donc c'est important de resituer les choses. Ensuite, oui, le plan BAC, les G36, c'est des armes de guerre face à des armes de guerre parce que Georges Schneck le disait si bien à l'époque, ils n'avaient que le sigle, l'arme de poing ainsi que la 94N qui était la seule unité à avoir le fusil à pompe à ce moment-là, de mémoire. Et donc, oui, en termes d'équipement, d'armement, de préparation, de niveau d'intervention, la France aujourd'hui est armée, si j'ose dire son jeune mot, à faire face aux islamistes.

Et je veux rajouter, si vous me permettez, Yohann Uzaï, ces enquêteurs, ces policiers, ces agents du renseignement, la direction générale de la sécurité interne, mais aussi du renseignement territorial et de la préfecture de police de Paris, ce sont nos trois organes principaux qui aujourd'hui font du renseignement, ils font un travail considérable. Il y a 5500 agents à la DGSI, il y a 3200 agents au renseignement territorial, il y a 1000 agents au renseignement de la préfecture de police de Paris et donc, nous ne les oublions pas, ce sont des gens qui, tous les un mois et demi en France, déjouent un attentat terroriste dans notre pays.

Les Français doivent le savoir, doivent s'en rappeler et malheureusement, ils sont mis à l'honneur, si j'ose dire, que quand les attentats sont déjoués ou quand la menace terroriste frappe à nouveau le territoire. Information importante donnée par le président de la République alors que vous voyez que les décorations ont été remises. On imagine l'émotion très forte dans cette salle des fêtes de l'Elysée, 11 ans après que ces héros aient fait leur entrée dans cette salle de concert du Bataclan pour faire face aux terroristes qui ce soir-là ont tué 130 personnes. Ils sont donc ce jour décorés.

Emmanuel Macron qui annonce que ce qu'on a appelé les oubliés du Bataclan, ces policiers de la Bac de nuit de Paris qui sont les premiers à être entrés dans le Bataclan, ces oubliés seront décorés dans les prochains mois. C'est extrêmement important, naturellement, Eric Tegner, que la France reconnaisse le rôle central qu'ils ont joué. Je rappelle d'ailleurs que c'est sur CNews que nous avions soulevé ce problème-là. Nous avons soulevé depuis longtemps le fait que personne ne parlait d'eux alors qu'ils étaient les premiers à être arrivés sur place. Eh bien, ils seront heureusement décorés dans les prochains mois.

Oui, c'est une très bonne nouvelle et je pense que ce qu'on vit est un moment aussi très important pour les Français qui ont été bouleversés par cette vague d'attentats en 2015. Vous savez, il faut comprendre que ces policiers aujourd'hui qui sont décorés, ceux qui, heureusement, vont l'être d'ici quelques mois, ils ne le font pas pour eux. C'est-à-dire qu'ils ne sont pas, ils ne quémandent pas des décorations. Les décorés, c'est envoyer un signe. C'est-à-dire que, vous savez, on est dans un moment aujourd'hui où il y a finalement très peu d'unités nationales. On est dans un pays qui est fracturé. On va nous parler beaucoup d'assimilation, d'attachement au pays, de patriotisme.

Eh bien, c'est cela. C'est-à-dire que, c'est d'avoir des modèles, des héros. Il n'y a pas que les joueurs de football, il n'y a pas que les hommes politiques qui ont régulièrement différentes décorations. Il y a d'abord ces hommes qui, effectivement, risquent leur vie, j'allais dire, au combat, mais d'abord sur le territoire français. C'est ce qui s'est passé en 2015. Et donc, c'est évidemment un grand signe. Et il faut souligner aussi qu'Emmanuel Macron, pour le coup, C-News avait lancé l'alerte. Emmanuel Macron avait fait comprendre que ça avancerait très vite. Il ne s'est pas dit on va faire 13 novembre prochain les décorations. Ils l'ont fait très vite.

Et il faut souligner qu'Emmanuel Macron, s'il a quelque chose de positif, c'est qu'il a un vrai attachement pour les unités, souvent de forces spéciales. On sait d'ailleurs, et c'est très critiqué, notamment au sein du corps diplomatique et des hauts fonctionnaires, qu'il aime beaucoup avoir les informations à la source. Il aime beaucoup contacter directement les forces spéciales. Sa diplomatie est très construite aussi sur les agents secrets, sur le terrain, plutôt que sur certains ambassadeurs. C'est quelque chose, je pense, qui lui tient à cœur. Je peux compléter ? Bien sûr, allez, Georges Fenach.

Mon propos sur la force sentinelle qui, à l'époque, n'engageait pas le feu sur le territoire national puisque nous ne tions pas en guerre. Effectivement, les schémas d'intervention ont été revus, les protocoles d'intervention. Aujourd'hui, la force sentinelle est intégrée aussi dans ce dispositif. Elle ne fait pas que sécuriser le périmètre. Elle peut engager le feu. Et on l'a vu postérieurement aux attentats de Paris 2015. Ils l'ont fait à Marseille, à la gare Saint-Charles. Ils l'ont fait au Louvre. Ils l'ont fait à l'aéroport aussi de Roissy. Donc, vous voyez, je ne voudrais pas qu'on se méprendne sur mon propos. La force sentinelle, elle n'a fait qu'obéir aux orbs.

Bien sûr, c'est ce que c'est. Nous avons compris. La doctrine était celle-ci à l'époque, ce qui paraît incompréhensible aujourd'hui. Mais les choses ont changé puisqu'encore une fois, nous avons tiré, les différents ministres de l'intérieur qui se sont succédés, ont tiré les leçons de ce qui s'est passé cette nuit-là au Bataclan. Absolument. Parce que personne ne pouvait imaginer à cette époque-là un tel attentat. Bien sûr. La France avait été frappée par des attentats, c'est-à-dire des prises d'otages. Mais là, ce n'était pas une prise d'otages, c'était une tuerie de masse. Donc, les doctrines qui dataient des années 70-80, l'intervention, n'étaient plus adaptées.

Il a fallu revoir entièrement le schéma, ce qui a été fait depuis. Jules Thorez, cette cérémonie aussi, elle est là pour nous rappeler que les Français aiment les forces de l'ordre, que les Français, ils aiment leur police, qu'ils y sont attachés et qu'ils sont même reconnaissants. Beaucoup de reconnaissance aujourd'hui de la part de Français vis-à-vis de ces héros qui sont entrés au Bataclan. Bien sûr. Soutien total, évidemment, des Français envers les forces de l'ordre, envers les policiers, envers les gendarmes et surtout face à ceux qui ont risqué leur vie face à la barbarie parce que c'est pour ça qu'il y a une part de solennité et de beauté dans cette commémoration.

Et d'ailleurs, c'est Emmanuel Macron lui-même qui a écrit son discours. C'est ce qu'il fait généralement quand il rend ses hommages. Et c'est vrai qu'on est très critique du président de la République sur son bilan depuis 2017. Mais s'il y a une chose où il a toujours été plutôt au niveau, où il a été à la hauteur de l'événement, eh bien, c'est les hommages. Et en effet, Éric Tegner avait raison de rappeler que c'est une promesse tenue. C'est-à-dire qu'en novembre 2025, lors des 10 ans des commémorations des attentats, il avait fait cette promesse de décorer ces 55 personnes. Alors, c'est tout l'appareil d'État de ceux qui étaient en poste.

Mais là, il y a la BRI, il y a la RAID, il y a le RAID, pardon. Il y a les sapeurs-pompiers de Paris. Il remet aussi des légions d'honneur à deux présidents de collectifs de victimes, aux policiers de la préfecture. Donc, évidemment, que c'est un moment extrêmement important, important dans la lutte aussi contre le terrorisme. Et en effet, si tout n'a pas été fait contre le terrorisme, tout n'a pas été fait pour endiguer cette horreur qu'est aujourd'hui l'islamisme, le mode de terrorisme a aujourd'hui évolué. C'est vrai qu'on ne pense pas aujourd'hui et que c'est ce que disent en tout cas les services de renseignement.

Il ne pourrait plus y avoir ce qu'on a retrouvé pour Charlie Hebdo, ce qu'on a retrouvé pour les attentats du 13 novembre et fort heureusement. Mais ça ne veut pas dire que le terrorisme n'a plus d'armes. Ça ne veut pas dire que le terrorisme a complètement disparu. Nous le voyons, hélas, depuis de nombreuses années. Et nous espérons en effet que la France ne cèdera rien au terrorisme ces prochaines années. Alors, je rappelle que ce sont 55 membres des forces de l'ordre qui sont en train d'être décorées par le président de la République. Mathieu Vallée, vous êtes député européen du Rassemblement National. Vous avez été avance la commissaire de police, représentant syndical.

Vous avez rencontré naturellement ces personnes-là. D'abord, qu'est-ce qu'on peut ressentir quand on est décoré des mains du président de la République ? Et surtout, pourquoi est-ce que c'est important pour vous, pour l'ensemble des forces de l'ordre ? Pourquoi cette reconnaissance, même si elle intervient tardivement, près de 11 ans après les faits, pourquoi cette reconnaissance allait être extrêmement importante ? Alors, une grande fierté quand on est agent de l'État, quand on est policier ou même gendarme ou même pompier, comme le disait tout à l'heure Jules Torres.

Évidemment que la fierté de porter cette médaille rouge, il y a aussi l'ordre national du mérite qui est la médaille bleue, mais là, c'est la décoration la plus élevée de notre République, créée par Napoléon. Moi, je suis très attaché à notre histoire, je le sais que vous aussi. Donc, évidemment que c'est une grande fierté pour ces policiers de recevoir de la décoration la plus haute de notre pays, créée par Napoléon, je le rappelle, du chef de l'État. Parce que d'abord, c'est une reconnaissance de leur engagement.

Éric Negner a dit tout à l'heure qu'ils ne font pas ça pour les médailles, ils font ça pour sauver des vies et ils n'ont absolument pas pensé à rentrer en vie ou à leur famille qu'ils ne verraient peut-être plus le soir du 13 novembre lorsqu'ils en connaîtraient dans le Bataclan. Et rappelez-vous, moi j'en ai des frissons, rappelez-vous cet assaut du RAID avec la BRIPP. Vous voyez, c'est deux forces d'intervention de la police nationale lors de l'hyper cachard de la porte de Vincennes.

On a un agent du RAID qui va se sacrifier, qui va finalement attirer l'attention d'Amélie Koulibaly pour finalement permettre à ses camarades, ses frères d'âme de sauver les otages, de sauver des victimes qui seront dans une partie d'entre eux dans la chambre froide. Donc oui, ce soir-là, moi j'étais sur le terrain, j'étais sur les terrasses du Petit Cambodge et du Carillon, sur les ondes, on entendait que l'assaut était lancé, que des policiers du RAID et de la BRIPP lançaient l'assaut. Le RAID au niveau de la fosse et la BRIPP au niveau du premier étage où étaient logés les terroristes islamistes.

Et oui, ça fait du bien, je ne vais pas jouer le rabat-jouin, mais nos policiers dans le journal font un travail exceptionnel. Ces unités d'élite comme les unités de quotidien et j'ai été blessé et Jules Thorez, j'ai juste un petit peu à ce que j'ai dit quand M. Macron avait dit de folant ce policier de Nanterre qui a voulu aussi protéger des vies inexplicables, inexcusables. On ne peut pas défendre. Pour les téléspectateurs, je reprécise, vous parlez de ce policier qui a ouvert le feu sur Naël, on est en juin 2023 et Emmanuel Macron immédiatement, sans attendre les moindres conclusions de qui que ce soit, dit le geste de ce policier qui a ouvert le feu sur Naël est inexcusable.

C'est pour ça que je ne veux pas jouer le rabat-jouin, mais je veux simplement dire qu'on ne peut pas soutenir les policiers, uniquement quand là, effectivement, factuellement, c'est héroïque. Moi, mais modestement, Eric Tegner, j'ai écrit plusieurs fois et Vincent Ergode d'Allianz, je ne fais pas de pub, mais je le connais bien et je sais qu'il s'est engagé dans ces unités pour qu'il soit décoré. Personne n'y croyait au début. Tout le monde s'est mobilisé, des syndicalistes, des responsables politiques et comme vous l'avez dit tout à l'heure, cette concorde nationale, cette unité, elle devrait prévaloir.

J'aimerais que l'extrême gauche arrête de dire à la police tuer les violences policières et les contraires de la VSS parce que le quotidien, c'est ça, mais c'est aussi ces policiers qui luttent contre les refus d'obtempérer, contre les violences conjugales, contre les cambriolages, contre celles et ceux qui nous pourrissent notre quotidien et qui font des victimes. Regardez ce week-end, j'en termine là, des gendarmes qui sont tirés dessus à vous y est, des gendarmes près de Toulouse qui vont pour des violences conjugales et qui sont aussi attaqués.

Donc oui, nos policiers et nos gendarmes sont héroïques et quand c'est difficile, et je termine mon propos là où l'on nous aille, quand c'est difficile, c'est là où les policiers et les gendarmes jugent leur ministre de tutelle et leur autorité de tutelle. Quand ils ont les mains dans le cambouis et que c'est avec la blouse, ils veulent voir qui tient la route, qui tient la corde, qui tient la nation quand c'est difficile, quand la police et les gendarmes sont attaquées.

Donc oui, c'est des images qui font chaud au cœur, qui me donnent des frissons et qui me rendent d'autant plus fier que celles et ceux qui nous protègent au quotidien le font au péril de leur vie, au péril de leur famille et qu'aujourd'hui, ils sont en première ligne face aux narcoterroristes, aux terroristes islamistes, aux voyous du quotidien que moi j'ai toujours soutenus et qu'on parfois m'a si souvent reproché, même sur des affaires compliquées parce que je sais ce que c'est que porter l'uniforme, porter l'uniforme et intervenir dans les quartiers difficiles. Des forces de l'ordre qui effectivement... Pardon, je parle avec engouement mais c'est un métier moi qui m'a tout donné.

Mais on comprend naturellement parce que... C'est une grande famille la police donc on renaît jamais sa famille. J'allais précisément dire qu'on comprend quelque part votre émotion et votre engagement parce que les forces de l'ordre et vous avez raison de le dire, sont de plus en plus engagées au quotidien et font face à de plus en plus de problèmes et exposent de plus en plus leur vie. Amin Elbaï qui ne s'est pas encore exprimé voulait dire un mot ? Oui, très rapidement.

Simplement vous dire que ces policiers qui aujourd'hui sont décorés dix ans plus tard et qui ont vécu pendant dix ans parfois dans le désarroi souvent aussi dans l'oubli méritent aujourd'hui plus que la reconnaissance de la nation c'est-à-dire la reconnaissance aussi de leur fonction de leur carrière et moi depuis dix ans beaucoup de ces policiers qui d'ailleurs pour certains ont assuré ma protection parce que quand vous luttez contre l'islamisme vous devez être placé sous protection policière dans ce pays et bien beaucoup ont vécu dans cet oubli et moi tous les jours au tribunal administratif et bien je rencontre des dossiers malheureux avec ces carrières brisées de fonctionnaires de police qui avec la LOPMI la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur ont vu le grade de brigadier supprimé avec des anciens brigadiers devenus brigadiers-chefs et puis des anciens brigadiers-chefs qui sont sur des tableaux d'avancement et qui ne sont jamais nommés avec des brigadiers-chefs qui ne sont jamais nommés-majors avec des carrières qui aujourd'hui sont arrêtées sous le plafond de la moyenne des salaires des policiers en Europe donc aujourd'hui il y a tout un pan administratif à reconstruire parce qu'en réalité ces policiers ils n'attendent pas seulement des médailles ils n'attendent pas seulement des caméras ou des serrages de main ils attendent aussi à ce qu'on revalorise les salaires et les carrières Cette cérémonie qui est en train de s'achever à l'Elysée image en direct de la salle des fêtes du palais de l'Elysée où le président de la République vient de décorer 55 membres des forces de l'ordre qui sont intervenus au Bataclan le 13 novembre 2015 qui ont fait face aux terroristes de Paris aux terroristes qui ont tué 130 personnes ce soir-là et c'est la Marseillaise qui est entonnée dans la salle des fêtes de l'Elysée

56:28
Locuteur non identifié

Alors il me semblait

56:48
Matthieu Valet

que c'était la Marseillaise qui était mais ça n'est pas la Marseillaise effectivement Mathieu Vallée vous nous dites que c'est la musique créée pour les 10 ans De mémoire c'est la victime que les collectifs de victimes ont créée pour les 10 ans d'hommages qui ont été rendus l'année dernière et notamment il y avait plusieurs faces sur les théâtres des terroristes islamistes notamment au Stade de France sur les terrasses et puis au Bataclan et puis ensuite La cérémonie est donc terminée ces 55 membres des forces de l'ordre ont donc été décorés et je rappelle cette information annoncée par le président de la République ce que l'on a appelé les oubliés du Bataclan ces policiers de la BAC notamment qui sont arrivés les premiers sur les lieux qui sont entrés dans le Bataclan ils étaient oubliés jusqu'à présent ils ne le seront plus puisqu'ils seront décorés dans les prochains mois un mot avec vous Hélène Rouet pour préciser également que se trouvait aux côtés du président de la République François Hollande les ex-premiers ministres Manuel Valls Bernard Cazeneuve la maire de Paris Anne Hidalgo l'ex-préfet de police de Paris Michel Cadot donc c'est la République dans son intégralité qui était présente aujourd'hui pour rendre hommage pour décorer ces héros de la nation

57:51
Invité

Bien sûr et c'est bien normal cette cérémonie a été magnifique je me réjouis véritablement de cette nouvelle des oubliés qui devraient être décorés dans l'année j'espère que cela va bien être le cas même si je m'interroge quand même sur cette justification qu'a donnée Beauvaux pendant quand même de nombreux mois sur précisément ces oubliés à savoir les dossiers sont toujours à l'étude moi je me demande qui étudiait quoi parce que je veux dire il n'y a absolument aucune étude à avoir malheureusement dans ce genre de cas dès lors qu'on a les noms et je m'interroge aussi sur ces 11 années il y a des cérémonies de légion d'honneur quand même en permanence enfin je veux dire on n'a pas besoin d'avoir une date assez précise on peut en invoquer une en permanence j'ai un peu du mal à comprendre pourquoi cela a duré autant de temps

58:29
Matthieu Valet

en tout cas ça sera fait

58:30
Invité

bien sûr une fois maintenant que c'est fait et je vais reprendre les arguments qui notamment ont été donnés sur ce plateau le plus important aujourd'hui ça va être de valoriser ce métier ça va être de punir et de blâmer ceux qui tiennent aujourd'hui des discours anti-police en permanence et je ne vise pas que des français je veux dire normaux je vise aussi des parlementaires qui disent à longueur de journée que la police tue et j'espère qu'aujourd'hui ces gens se sont pris une belle leçon je veux dire d'humanité et en fait de rassemblement dont on est capable dans ce genre d'événement

59:00
Matthieu Valet

12h passé de 2 minutes nous sommes un peu en retard évidemment à cause de cette cérémonie très importante qui avait lieu dans la salle des fêtes de l'Elysée 12h02 l'essentiel de l'actualité Somaïa Labidi bonjour

59:10
Présentateur

bonjour Yohann et bonjour à tous on commence ce journal par le temps fort de cette mi-journée c'était il y a quelques minutes sur notre antenne Emmanuel Macron a récompensé les membres des forces de l'ordre ayant participé à l'assaut du Bataclan lors des attentats du 13 novembre 2015 au total 55 policiers se sont vus remettre la légion d'honneur par le chef de l'état deux présidents d'associations de victimes ont également été décorés à la une de l'actualité également d'ici la fin de la journée Sébastien Lecornu va annoncer des aides sur les carburants des aides ciblées pour les filières les plus touchées par la plombe et des prix comme les agriculteurs les pêcheurs mais aussi les transporteurs routiers le Premier ministre qui dans le même temps a demandé dans un courrier adressé à son gouvernement 4 milliards d'euros supplémentaires de freinage de la dépense pour combler l'impact de la guerre au Moyen-Orient un pacte évalué entre 4 et 6 milliards d'euros par le ministre de l'économie Direction Pau à présent où le procédu meurtre d'Agnès Lassalle s'est ouvert à huis clos son compagnon souhaite que ces trois jours d'audience puissent servir à expliquer le passage à l'acte de l'accusé un élève de 16 ans qui a poignardé à mort cette professeure d'espagnol en plein cours le 22 février 2023 à Saint-Jean-de-Luz racontez-nous ça Jean-Luc Thomas

1:00:26
Invité

Eh bien écoutez c'est un homme serein qui arrive ce matin vers 8h

1:00:33
Matthieu Valet

ici au tribunal judiciaire de Pau un homme qui sait pourquoi il est là Stéphane Voirin porte un t-shirt le montrant en train de danser avec son ex-compagne il le porte pour montrer qui était Agnès Lassalle une professeure d'espagnol qui était pleine d'envie pleine de vie pleine de découverte dit-il ensuite une femme qui demandait seulement à vivre je vous propose d'écouter Stéphane Voirin

1:01:08
Invité

jamais rien ne ramènera Agnès mais je voudrais vraiment que ça serve d'exemple ou de référence pour faire évoluer les choses un enfouille de manière aléatoire l'écartable est-ce que c'est suffisant vous savez très bien répondre à cette question il faudrait continuer peut-être

1:01:27
Matthieu Valet

par ses propos l'ex-compagnon d'Agnès Lassalle veut juste la faire exister même si c'est finalement la grande absente de ce procès il dit avoir une totale confiance en la justice enfin il aimerait du jeune homme de 19 ans qui est face à lui dans le box une forme de sincérité

1:01:47
Présentateur

merci pour toutes ces précisions Jean-Luc merci également à Clément Lopez qui vous accompagne au 53ème jour de guerre et à quelques heures de la fin de la trêve l'Iran ne plie pas et demande des informations affirmant le contraire selon la télévision d'état aucune délégation qu'il s'agisse d'une délégation principale ou secondaire n'est encore partie pour assister au pourparler prévu à Islamabad au Pakistan avec les Etats-Unis Téhéran qui dans le même temps se dit prêt à rendre coup pour coup à Washington en cas d'échec des négociations écoutez

1:02:18
Invité

il est possible

1:02:23
Matthieu Valet

que nos négociations n'aboutissent véritablement à rien et qu'il nous soit nécessaire de mener de nouveau des actions l'action menée contre notre navire entraînera certainement une riposte de la république islamique d'Iran ce sont eux qui ont violé le cessez-le-feu et l'Iran répondra assurément ce blocus maritime même dont il parle est sans aucun doute une violation flagrante du cessez-le-feu et la république islamique y répondra certainement la probabilité que l'ennemi prenne de nouveau l'initiative et reprenne son attaque brutale est loin d'être faible cette probabilité est vraiment loin d'être négligeable elle est élevée nous devons rester prêts à 100% compte tenu de la possibilité d'une reprise de l'offensive ennemi voilà ce qu'on pouvait dire

1:03:03
Présentateur

de l'actualité à midi Johan

1:03:05
Matthieu Valet

merci beaucoup Somaya Labidi on prend tout de suite la direction de la frontière franco-espagnole puisque vous savez qu'il y a quelques jours le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez a annoncé qu'il comptait régulariser quelques 500 000 sans-papiers des sans-papiers qui pourraient donc du coup franchir cette frontière essayer de la franchir pour venir pourquoi pas en France on va en parler dans un instant avant cela donc sur place on retrouve Jordan Florentin bonjour Jordan vous êtes au poste frontière du Pertus quelle est la situation à ce point de passage stratégique donc à cette frontière

1:03:38
Invité

oui Johan vous l'avez dit je me situe effectivement au poste frontière du Pertus c'est un point de passage terrestre bien connu entre la France et l'Espagne au niveau de l'autoroute à neuf c'est une frontière chengen qu'on appelle interne c'est à dire qu'ici il y a une totale libre circulation interne des personnes en situation régulière et ce qui est intéressant à noter ici c'est que la France a dit maintenir des contrôles renforcés et pourtant je peux vous dire que nous sommes là depuis ce matin et sur place nous n'avons constaté aucun agent de police présent les bureaux de police à la fois français et espagnol sont fermés le bureau de douane derrière moi est fermé également nous n'avons vu aucune voiture intervenir et donc aucun contrôle et mieux que cela j'ai fait le test qu'on peut traverser à pied entre la France et l'Espagne il n'y a absolument aucun contrôle un chiffre qui est intéressant à noter c'est que l'état annoncé dans ce département près de 8300 contrôles de personnes en situation irrégulière un chiffre qui peut paraître assez faible eu égard aux chiffres de l'immigration et puis enfin une information qui va vous intéresser ça a été révélé par la presse on a observé ici un phénomène inverse suite à la décision de Pedro Sanchez de régulariser plus de 500 000 clandestins et bien il y aurait des français en tout cas des personnes présentes de façon irrégulière sur le sol français qui se rendent en Espagne pour tenter d'obtenir des papiers et puis ensuite revenir en France je rappelle toutefois qu'il faut quand même avoir 6 mois de présence sur le sol espagnol et un casier judiciaire vierge pour cela

1:04:59
Matthieu Valet

Merci beaucoup Jordan Florentin donc en direct de ce point de passage post-frontière à la frontière franco-espagnole Eric Tegner c'est très important ce que nous dit Jordan Florentin parce qu'après cette annonce de Pedro Sanchez il y a des clandestins sur le sol français qui vont en Espagne pour être rédularisés et qui donc une fois qu'ils le seront vont revenir en France Oui ça montre que les clandestins fonctionnent évidemment de façon pragmatique vous savez lorsque sur le débat de la loi immigration certains responsables politiques voulaient permettre de régulariser plus de sans-papier on nous expliquait que c'était faux de croire que ça allait créer un appel d'air bien si c'est un appel d'air qui est créé et aujourd'hui en effet il est créé du côté de l'Espagne parce que c'est un message qui est envoyé et de l'autre côté en effet c'est assez surprenant qu'on se dise qu'on ne va pas mettre plus de contrôle à un moment c'est notre frontière et c'est quelque chose d'important et l'autre élément qui me choque c'est que vous avez vu ce qui s'était passé sur Viktor Orban en Hongrie lorsqu'il a voulu tout simplement faire le boulot pour lequel l'Union Européenne le payait c'est-à-dire contrôler la frontière européenne parce que la Hongrie contrôle la frontière européenne il a été sanctionné ils ont privé la Hongrie de près de 10 milliards d'euros parce que Viktor Orban se contentait de protéger la frontière et de l'autre côté on est à Pedro Sanchez qui fait quelque chose d'irresponsable c'est-à-dire qui choisit de régulariser des sans-papiers qui ensuite vont pouvoir rentrer en France et lui évidemment il n'y aura aucune sanction Ce que ça montre Mathieu Vallée c'est que la France est directement concernée bien sûr par la décision qualifiée d'irresponsable par Eric Lecner mais par la décision de régularisation massive des Espagnols parce qu'une partie de ces sans-papiers aujourd'hui va nécessairement venir dans notre pays Oui d'abord on peut revoir le chiffre à hausse c'est 20 milliards d'euros d'aides qui étaient suspendus par l'Union Européenne pour la Hongrie lorsque Victor Orban était Premier ministre parce qu'il n'avait ni plus ni moins qu'appliqué les promesses pour lesquelles il avait été élu notamment celle de protéger la frontière de l'Union Européenne mais pardon mais l'Allemagne a remis en place des contrôles ciblés à la frontière notamment franco-allemande avec des résultats qu'on lui connaît c'est pas un gouvernement de droite ou patriote qui a eu responsabilité en Allemagne donc en Espagne cette décision elle est responsable c'est à droite Frédéric Schmerz il est à droite oui je veux dire c'est pas notre parti patriotique et c'est pas des partis qui d'habitude défendent les lignes que nous défendons à savoir une politique zéro et intransigeante de la lutte contre l'immigration est singulièrement irrégulière mais ce que je veux dire sur l'Espagne c'est que oui nous au Parlement européen on a demandé à ce que ces régularisations ne soient pas opérées parce que vous avez raison de le dire Eric Tegner quand vous régularisez des clandestins dans un pays de l'Union Européenne vous leur permettez d'accéder à tout l'espace Schengen et l'Union Européenne et vous prenez la France et l'Espagne on peut prendre la France et la Belgique moi qui suis du Nord on a évidemment des passages où il n'y a pas de contrôle et c'est pour ça que nous on avait prévu la double frontière celle extérieure celle des passeurs parce que qui va se réjouir et qui va s'essuyer les mains c'est les trafiquants d'êtres humains qui sont des criminels et qui profitent de cette misère humaine et de cette candestinité pour faire du beurre et leur argent dessus et ensuite cette contrôle intérieure que nous nous voulons cibler comme là où est Jordan Florentin c'est à dire à des points de passage où on sait qu'il peut y avoir de l'immigration régulière qui peut passer et sur laquelle il faut être intransigeant Merci d'avoir regardé cette vidéo !