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interviewEurope 1· 18 novembre 2025 26 min

Jordan Bardella :“Si vous êtes un étranger et que vous commettez un crime, un délit, c'est dehors !”

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

avec Jordane Bardella. Bonsoir à vous. Bonsoir.

Merci pour votre invité du Rassemblement national. On va parler de votre livre ce que veulent les Français aux éditions Fillard. C'est important parce que ça parle de la vie de nos compatriotes, de solutions aussi que vous esquissez à travers chaque portrait et que voilà ça fait un livre de rencontre avec des chapitres intéressants.

Avant ça, quelques questions d'actualité. Jordan Bordela, on est en pleine crise sur le narcotrafic des actes criminels à la fois à Grenoble à Marseille. Comme à chaque fois, on insiste, on a l'impression à une opération de communication du côté de du gouvernement, réunion à l'Élysée, déplacement à Marseille prévu.

Est-ce que la lutte contre le narcotrafic est perdue dans ce pays ? Euh, elle n'est pas perdue puisqu'elle n'est pas menée et donc une polici B. Les policiers travaillent avec beaucoup de beaucoup de courage et ils sont peut-être les seuls d'ailleurs à avoir ce sentiment là qui est celui de vider l'océan avec une cuillère.

Euh le combat contre le trafic de drogue est un combat existentiel euh parce qu'il fait peser dans innombrable quartier aujourd'hui une sécession euh de beaucoup de beaucoup de territoires dans lesquels euh nos compatriotes honnêtes qui travaillent et qui euh doivent vivre au milieu de ces trafiquants de drogue euh est devenu un véritable abandon. Donc il faut mener une guerre sans merci contre les trafiquants de drogue. Cette guerre, elle commence évidemment à nos frontières.

Il faut reprendre en main le contrôle de nos frontières nationales. Il faut évidemment entamer des partenariats avec les pays de départ de de ces substances et notamment de la drogue. Et il faut mettre en place, et j'en parle aussi dans ce livre, une politique pénale qui soit ferme, efficace, implacable.

Nous avons des peines maximales. Dans le droit français, il doit exister peines minimales. Il faut construire des places de prison avec des places de prison hautement sécurisé pour les détenus qui sont particulièrement dangereux sur le modèle des luttes antimafia.

C'est déjà le cas. Ils sont menés pour l'instant va dans le bon sens mais c'est de manière dérisoire. Il faut s'inspirer de ce qui a été fait notamment en Italie dans la lutte contre les mafias et de ce point de vue-là c'est un changement de culture qu'il faut à l'égard de la délinquence et de la criminalité.

Il faut aussi protéger nos forces de l'ordre et nous proposons notamment la mise en place d'une présemption de légitime défense pour nos forces de l'ordre qui sont en première ligne face à des trafiquants de drogue toujours plus armés, toujours plus dangereux et si demain nous sommes à la tête du pays, nous ferons du rétablissement de l'ordre et de la sécurité. euh un des objectifs et un des grands piliers de notre action est taper sur les consommateurs, leur rappeler en permanence que d'à chaque fois qu'ils achètent de la drogue douce ou pas douce, il y a pas de drogue douce, ils sont coresponsables de ces de ces massacres. Oui, je le crois.

Euh la drogue doit être combattue à la racine qui est celle évidemment de de la vente et du trafic, mais aussi euh auprès des des consommateurs avec des amendes durcies et en étant beaucoup plus dur à l'égard de la de la récidive. Moi ce qui ce qui me frappe et ce qui frappe beaucoup de Français, c'est la faiblesse de notre système de justice à l'égard de cet ensauvagement qui gangraine notre pays. Il faut des actions très fortes contre ce qu'on appelle les 5000 chefs de gang qui sont identifiés suivis par les les services de de renseignement.

Il faut neutraliser les têtes de réseau, les mettre en prison. Il faut contrôler nos frontières pour empêcher les substances de rentrer sur le sol français et d'atteindre les banlieux françaises. Il faut mener une sans merci contre les armes dans les banlieux et ces kalashnikov qui sont en circulation dans les dans les caves de nos cités.

Mais il faut aussi évidemment être beaucoup plus dur avec euh les consommateurs. Aujourd'hui, les amendes sont dérisoires et il faut faire comprendre que euh derrière chaque consommateur qui achète de la drogue, il y a du sang versé et en tout cas un acte illégal hautement dangereux pour la société français. On augment les amendes, on a on augmente les punitions pour les Oui, bien sûr.

Quand j'entends, si vous voyez la gauche, euh l'éternel angélisme appelé à la légalisation de la de la drogue, je me dis que non seulement c'est très dangereux, mais qu'il ne comprennent absolument rien ce qui est en train de vivre notre pays. Et à cette sécession qui est en train de s'organiser dans beaucoup de territoires, mais j'ai grandi dans dans une cité au milieu du trafic de drogue et je peux vous dire que les premières victimes de cette impuissance publique, ce sont les familles qui habitent dans ces quartiers. beaucoup sont issus de l'immigration, mais il y a beaucoup de gens qui respectent les lois françaises et qui n'ont pas envie de de voir évidemment le pays s'effondrer autour d'eux et et la violence s'imposer comme une loi commune.

La deuxième question d'actualité que je voulais évoquer avec vous, c'est cette enquête de l'hop qui est paru dans le Figaro ce matin sur l'islam de France. Le fait religieux augmente, la pratique rigoriste chez les jeunes générations augmente. Une femme sur une jeune femme sur deux porte le voile de façon volontaire.

Est-ce que c'est une réponse pour vous Jordan Bardella ? une société de plus en plus laxiste sans repèr notamment pour les jeunes. Où est-ce que c'est le résultat de l'entrisme des frères musulmans ?

Bah c'est d'abord le résultat de 30 années de politique d'immigration hors de contrôle qui a importer sur le sol de France une autre culture, des autres traditions, une autre conception de l'égalité homme-femme. C'est la conséquence d'un refus total d'une politique d'assimilation à l'égard des nouvelles générations. Il y a quelques années, quand des gens arrivaient dans notre pays, on leur demandait un effort exigeant qui était celui d'oublier une partie de leur culture d'origine pour se fondre dans la culture nationale pour épouser le roman national, les modes de vie à la française et cet art de vie français que nous chérit son temps.

L'État a totalement démissionné, d'abord par la force du nombre parce que quand on accueille 500000 personnes chaque année dans notre pays, évidemment que ce basculement démographique s'opère dans beaucoup de territoires et l'islamisation s'enracine dans d'innombrables quartiers de France. Et donc, il faudra demain et après-demain du courage pour affronter ce qui apparaît aujourd'hui comme la plus grande menace, la menace existentielle qui pèse sur l'identité française, à savoir la disparition de la France dans beaucoup de quartiers. Ce défi, il est encore plus euh mais moi j'ai vu ces chiffres évidemment il est encore plus frappant pour les jeunes générations où vous avez ça me pas ça que les jeunes qui cherche des repères se tournent vers la religion plutôt que vers l'État et ses valeurs ou d'autres sociétés.

Ça ne me surprend pas parce que nous dénonçons cela depuis des années et nous sommes ceux qui précisément sur ce sujet avec Marine Le Pen avons alerter bien avant tout le monde notre pays sur la montée du fondamentalisme islamiste, la multiplication dans notre pays des mosquées radicales et l'impuissance publique à l'égard d'association comme les frères musulmans dont je rappelle dans mes écrits qu'il devrait être considéré comme une organisation terroriste comme c'est le cas dans beaucoup de pays du golf comme c'est le cas aux Émirats arabes unis comme c'est le cas par exemple dans des pays européens comme l'Autriche. Donc si demain nous sommes à la tête du pays, nous mènerons une lutte sans merci contre le fondamentalisme islamiste. Ça passe par la fermeture des mosquées radicales.

Il y en a près de 500 qui sont identifiés par les services de renseignement. Elles ne sont pas fermées. Ça passe par l'expulsion de notre pays des étrangers qui sont radicalisés pour permettre au service de renseignement français de se concentrer sur les les radicaliser français, les islamistes français et évidemment sur la dissolution de toutes les organisations qui euh diffusent l'islamisme, qui diffus la haine de l'Occident, qui diffuse la haine des juifs, la haine des femmes et qui prenne non pas la séparation, on parle souvent de séparatisme, mais véritablement aujourd'hui la conquête de la France et la conquête de l'espace public.

Une question à l'original avant les questions des Français. Ouai Jordan Bardella. Il y a aussi dans cette étude on apprend cette information une femme française musulmane sur deux déclare se voilé.

Quel message vous adressez aux musulmans de France ? Qu'est-ce que vous leur dites en réalité ? Je leur dis que d'abord moi je considère que le le voile, le port du voile islamique n'est pas souhaitable dans la société française dans la mesure où il est aujourd'hui standard des fondamentalistes islamistes et qu'il marque très clairement une un distingo entre entre l'homme et la femme.

Vous voulez l'interdire hein ? Moi, je suis pour euh l'extension de la loi de 2004, d'abord dans un premier temps, à l'ensemble des bâtiments de la sphère publique. Je veux dire, dans une mairie, dans une université, dans un bâtiment qui a des missions de service public, on devrait appliquer la même loi de 2004 qui prohbe le port de signes religieux euh ostentatoire.

Donc nous souhaitons réaffirmer la laïcité et faire en sorte que les lieux publics redeviennent des sanctuaires républicains où s'applique la loi de la République, où s'applique nos coutumes et où nous revendiquons et nous assumons l'égalité entre les hommes et les femmes qui est un fondement de notre civilisation, qui est un fondement de la civilisation européenne et qui est profondément dans l'ADN de notre de notre identité. Donc je veux dire, moi je n'envisage pas que mon pays disparaisse dans 30, 40 ou 50 ans. Or aujourd'hui, ce basculement démographique qui a lieu dans beaucoup de territoires, la façon dont les fondamentalistes islamistes imposent leurs discours, leurs interdits et leurs revendications face à la défaite de beaucoup d'élus qui ont sombré dans le clientellisme dans les quartiers de gauche comme de droite.

Et bien évidemment, moi j'appelle un un sursaut et je veux dire aux Français qui nous regardent ce soir que notre pire ennemi c'est le temps qui passe. Encore une fois, une taxe ça se change en 24 heures. l'identité d'un pays à partir du moment où elle est abîmée et bien les conséquences peuvent être irréversibles.

Jordan Bardella les Français ont des questions à vous poser téléspectateurs auditeurs. On va commencer par René qui est commerçante à Marseille. Elle va vous parler de l'insécurité.

On écoute. Monsieur Bardella, bonsoir. Je suis René, commerçante à Marseille.

Je je vous pose la question suivante : que comptez-vous faire pour la sécurité en France pour les femmes après 19h pour qu'elles puissent se balader sereinement ? Voilà pour la question de René Jordan Bardella. Alors, dans un premier temps, parce que avant d'agir, il faut voir le réel.

Je vais mettre fin à cette non pas seulement à cette culture de l'excuse, mais à ce dénié de l'insécurité en France. L'insécurité est l'un des plus grands périls qui se pose aujourd'hui à notre pays. Et avant même de parler d'une politique économique ambitieuse, on n'attirera pas demain des investissements et notamment des investissements étrangers.

On ne continuera pas de demeurer un grand pays touristique tant que nous aurons des chiffres de l'insécurité qui année après année augmentent. Tant que nous aurons des femmes dans notre pays, des femmes françaises qui le soir lorsqu'elles rentrent dans certains quartiers, lorsqu'elles empruntent les transports en commun d'Île-de-Fance, changent de trottoir, modifient leur tenue, regarde derrière elle en rentrant chez elle. Donc nous ferons de du retour de la sécurité et du retour de l'ordre une priorité de notre action.

Premièrement, il faut un tournant en matière pénale. Je l'ai dit, je l'ai écrit dans ce livre, il faut mettre fin à 30 années de politique de l'excuse. Il faut mettre fin à 30 années de politique judiciaire.

Laxiste ça passe par l'instauration de peine minimales, de peine planchées. Il existe des peines maximales dans le droit français. Il doit exister des peines minimales.

Deuxièmement, nous souhaitons mettre fin aux aménagements de peine pour les peines de plus de 6 mois de prison ferme qui sont prononcé dans les cas d'atteinte à l'intégrité physique. L'intégrité physique doit retrouver un caractère sacré dans le droit français. Quand on voit madame tous les jours des gens qui s'en prennent à des personnes âgées, des gens qui s'emprennent à des femmes seules dans l'espace public, dans dans la rue, dans les transports en commun, que ces personnes-là passent devant un un des policiers en garde à vue, qu'il passent devant un juge et qu'ils sont remis en liberté et qu'à chaque fois que vous avez une peine de prison de moins de 2 ans qui est prononcée et que cette peine est aménagée alors que vous portez atteinte à la sécurité des Français et à l'intégrité d'une personne généralement vulnérable, c'est inacceptable et c'est insupportable pour des millions de français.

Nous allons expulser les délinquants et criminels étrangers. Voilà, vous êtes un étranger en France, vous commettez un crime ou un délit dehors. Il n'y a aucune raison que nous gardions sur le sol de France des gens qui viennent dans notre pays et qui ne respectent aucune des uses et coutumes et aucune des lois.

Et à commencer évidemment par le trouble à l'ordre public et puis nous allons construire des places de prison. Tiens, vous allez pas me faire croire que dans un pays qui a les plus grands groupes de BTP au monde, on n'est pas capable de conçon qu'il nous manque aujourd'hui pour être ne serait-ce qu'à la moyenne européenne. Jour de Baré la don ce que veulent les Français, vous dressez d'ailleurs le portrait.

Enfin, vous rencontrez une magistrate, elle s'appelle Pascal, ancienne avocate qui a divisé son salaire par 10 pour devenir juge, eurodéputé RN depuis. Mais vous faites le constat quand même que la plupart des magistrats ont vraiment à cœur de faire leur travail dans des conditions que personne n'imagine. C'est que vous pouvez pas dire que les magistrats ne font rien.

Ils sont à la tâche avec des moyens absolument pitoyables, j'avais envie de dire, par rapport à la moyenne européenne. Est-ce que il y a ces de magistrats ? Combien de magistrats en France aujourd'hui ?

Combien vous en voulez en plus ? J'essaie de je dirais pas de penser contre moi-même, mais mais de dresser un état des lieux objectifs de la situation de notre pays. On entend très souvent, parfois par facilité, mais parfois aussi par la réalité des faits, dire toute la justice est laxiste. il y a dans notre pays et les confessions que je livre de cette magistrate qui objectivement n'est pas une magistrate de gauche qui est une magistrate d'un très grand professionnalisme qui a été objectif qui a vécu la justice de l'intérieur à la fois comme avocate et ensuite comme magistrate.

Venir dire que il y a c'est vrai une partie de la magistrature qui est politisée. On a quand on regarde les scores du syndicat de la magistrature qui est un syndicat de gauche d'extrême gauche qui a placardé les photos de responsable politique de droite sur ce fameux mur des cons. une partie de la magistrature qui assume des convictions à gauche et à l'extrême gauche, qui en fait état, qui appelle à voter contre des candidats, qui prend position contre Marine Le Pen lors de la dernière élection présidentielle, qui prend position contre Nicolas Sarkozy lors de la l'élection présidentielle de 2007 puis de 2012.

Donc il y a une partie de la justice qui a des décisions politisées et qui nourrit qui traduit en acte cette culture de l'excuse qui vise à trouver systématiquement une excuse à celui qui agresse ou à celui qui s'en prend à quelqu'un de fragile. Mais il y a aussi une partie des magistrats qui font leur travail correctement et qui ne font qu'appliquer les lois. Combien il en faut de plus ?

Combien vous en voulez de plus de magistrat ? Il y a évidemment des efforts financiers et des efforts matériels à faire sur les moyens de la justice. Je ne les ni pas, j'en parle dans ce livre, mais je pense qu'il faut changer de philosophie en matière pénale.

Je veux dire, tout ne se règle pas à coût d'argent ou à coût de subvention. Il y a beaucoup de choses qui se règlent en terme d'augmentation des moyens. Ça a été fait à petite échelle par le gouvernement et on ne peut pas le nier.

Mais quand on vous demande d'aménager des peines sous les 2 ans de prison ferme prononcé pour des cas d'atteinte par exemple à l'intégrité physique pour des gens qui s'emprennent à des gens dans la rue, c'est insupportable. Donc nous souhaitons rompre avec cette politique de l'excuse. Nous souhaitons ce sursaut pénal.

Et je veux dire, quand un magistrat en liberté, bah bien souvent il applique la loi et il applique le cadre légal aujourd'hui. Donc ce cadre légal n'a pas bougé depuis 30 ans. Et moi, je dis est-ce qu'on a le droit dans notre pays de d'essayer au moins et on jugera sur pièce ce qui n'a pas été fait depuis 30 ans et bien nous en avons l'ambition, la volonté et la conviction.

Frédéric Croix qui est boulanger, vous faites le portrait dans ce livre d'un boulanger qui lui est dans le nord qui s'appelle Olivier qui a 55 ans. La Frédéric croix, il est à Nice. Il a une question pour vous.

Écoutons-les. Monsieur Bardella. Si vous étiez élu ou un membre de votre mouvement était élu président de la République en 2027, seriez-vous en capacité de créer un statut spécifique pour toutes ces petites entreprises ?

Car n'oublions pas que c'est nous qui remplissons les caisses de l'État. Pourtant, on ferme les uns derrière les autres et le jour où on sera plus là, il y aura plus personne pour remplir les caisses. Et si la réponse est oui, seriez-vous prêt à venir me rencontrer avec un collectif de collègues boulangers et plus largement d'artisans afin qu'on vous explique réellement nos situations au quotidien, mais aussi vous faire de vraies propositions qui ne coûtent pas forcément beaucoup d'argent.

Voilà ma question. Voilà pour la Frédéricro, il fait partie du chapitre de ceux qui vous nous nourrissent dans votre livre. D'abord sur l'exercice que j'ai mené auprès de ce boulanger, euh j'ai voulu écrire contre le grand effacement de la France, contre cette ruralité que l'on oublie et on oublie à quel point la boulangerie dans d'innombrables villages de France, dans d'innombrables territoires ruraux, c'est le dernier lieu de vie du village.

Je l'explique dans ce livre au travers du portrait d'Olivier qui qui est un homme incroyable qui a mis les clés sous la porte parce que sa facture d'électricité a été multiplié par 5 et qui moi après moi, après avoir lutté, après avoir essayé de s'en sortir, après avoir essayé d'appeler à l'aide, a mis la clé sous la porte et en mettant la clé sous la porte, c'est non seulement sa son propre travail que l'on enterre, mais c'est aussi le pain, les cloches, ses villages et ces territoires ruraux dans lesquels aujourd'hui la vie disparaisse et elle disparaît en silence et dans une souffrance dont honnêtement je me renda compte avant mais il faut aller parler avec les Français chaque jour tout le temps au quotidien pour se rendre compte de ce que vive notre pays et donc si demain je suis à la tête du gouvernement nous portons l'ambition de libérer les entreprises et notamment les TPEP PME des contraintes qui pèsent aujourd'hui sur ell et et je parle de l'énergie dans ce livre parce que on ne se rend pas compte à quel point la désindustrialisation du pays la fermeture de petit commerce est bien souvent uniquement liée évidemment il y a des questions de paperraace il y a des questions de de taxes confiscatoires qui sont devenues insupportables aujourd'hui pour les pour pour nos entrepreneurs, pour nos chefs d'entreprise don dont j'essaie modestement de porter la voie, mais la facture d'électricité quand la France subit des règles européennes qui fait que alors que nous avons un parc nucléaire d'exception qui devrait nous permettre d'avoir une des énergies, une des électricités les moins chères d'Europe voire les moins cher du monde et que parce que l'Allemagne n'a pas fait les mêmes choix énergétiques, on doit manière artificielle adosser le prix français sur le prix allemand. C'est insupportable dans la mesure où ça entraîne un renchérissement des factures pour les petites et moyennes entreprises mais aussi pour de grands industriels qui fait que et bien aujourd'hui c'est un boulet pour l'économie française. Et donc si demain on est à la tête du gouvernement très simplement nous allons faire en sorte que euh la France puisse vendre à ses entreprises et évidemment euh à ses au ménages qui nous regardent et aux familles qui nous regardent ce soir une électricité à 50 ou 60 € le MW parce que nous devons redevenir un paradis énergétique.

C'est la condition, je vais refaire baisser les factures. la condition non seulement pour permettre aux gens de retrouver du pouvoir d'achat mais aussi à nos chefs d'entreprise de retrouver de l'oxygène. Et monsieur monsieur Ro m'a proposer une une rencontre pour parler des solutions.

Évidemment que évidemment que je l'accepte bien sûr. Magnezu la l'enseignement de de ce livre, c'est que le bon sens populaire, ça existe encore, voyez. Et quand vous discutez avec les gens, quand vous prenez le temps de discuter avec des Français, avec des agriculteurs, des éleveurs, des policiers, des enseignants, des boulangers, vous avez non seulement une vision de ce qu'est notre pays aujourd'hui, mais vous avez surtout dans la bouche des Français et dans leur cœur les solutions à ce que nous vivons.

Louis Dragel, moi en lisant votre livre, il y a quelque chose que qui m'a sauté aux yeux, c'est la souffrance des Français. Euh je pense notamment au récit que vous faites du du pêcheur, l'agriculteur, le policier et évidemment euh le boulanger. Est-ce que en toute honnêteté vous aviez mesuré euh cette souffrance-là avant de partir à la rencontre des Français ?

Un petit peu. Oui. Euh ça fait euh maintenant je commence à avoir un petit peu d'expérience.

Ça fait un peu plus de 10 ans que je fais de la politique. J'ai affronté plusieurs campagnes électorales et moi j'ai pas fait les grandes écoles, j'ai pas fait l'ENAT. Ça m'est souvent reproché par mes contradicteurs comme une une un reproche qui consisterait à dire que on n'est pas capable de répondre aux attentes des Français quand on n pas fait les nains.

Je pense que l'environnement dans lequel j'ai grandi que le fait d'avoir été élevé par ma mère qui est AdSEM dont je parle dans dans ce livre qui a gagné 1400 € toute sa vie en étant en aidant les enfants, en faisant des tâches ménagères dans les écoles maternelles, en grandissant dans une cité qui était aux mains du trafic de drogue. Tout ça vous fait prendre conscience d'un certain nombre de choses et tout ça vous connecte de manière, je dirais, quasi inaltérable au peuple français et à ce que vivent les Français chaque jour. Donc évidemment que de par mon parcours, que de par le mouvement dans lequel je suis qui qui a toujours fait de la proximité avec les gens, avec les Français, le le cœur de son projet politique de par mon engagement politique purement et simplement.

Évidemment que j'avais conscience de beaucoup de réalités mais mais je peux vous dire que le fait d'être parti 1 an, je pense d'ailleurs à cette phrase de j'ai beaucoup aimé le livre de Sylvain Tesson, les chemins noirs et il a cette phrase dans ce livre, il dit "Certains hommes préfèrent certains hommes veulent rentrer dans l'histoire. Moi, j'ai préféré disparaître dans la géographie et et prendre les routes de notre pays. Aller sans caméras de télévision, sans sans sans sans sans collaborateur, sans observateurs, sans médias, sans réseaux sociaux au contact des Français. passer plusieurs jours sur une exploitation agricole, sur le bateau d'un pêcheur euh dans euh une salle de classe avec un enseignant dans un cabinet médical euh vous livre la France comme on ne la voit plus depuis les plateaux de télévision.

Et oui, il y a un divorce aussi aujourd'hui entre ce qui se dit à Paris et ce que vivent les Français et et moi modestement, j'ai voulu écrire ce que vivaient les Français. Qu'est-ce qui vous a le plus frappé entre la misère économique ? On voit bien, il y a des récits de gens qui travaillent comme des acharnés et qui gagnent rien la fin du mois et l'incapacité à transmettre parce que moi je trouve que c'est ces deux volets là qui apparaissent de manière assez claire, c'est l'incapacité de transmettre, l'incapacité de faire passer de de d'avoir quelqu'un qui vous succède.

Je pense au pêcheur, à l'agriculteur, voilà. Euh alors moi évidemment ça m'a frappé parce que je suis extrêmement sensible à la transmission et et on fait de la politique aussi pour que les générations qui viennent après nous euh puissent recevoir entre les mains notre pays encore plus beau, plus riche, plus grand et encore plus fier que celui dont dont nous avons pu nous hériter. Ce qui m'a frappé, c'est la solitude des gens aujourd'hui.

C'estd que les gens se débrouillent seuls. les gens n'attendent plus rien d'un état qui est de plus en plus confiscatoire et que ce soit chez les gens qui travaillent, qui essaient de gagner leur vie ou chez les gens qui ont travaillé, il y a ce sentiment aujourd'hui presque unanime dans le pays d'être quasiment tous au service de l'État, de travailler pour l'État, de donner l'intégralité de ce qu'on gagne à l'État, d'être taxé matin, midi soir, d'être accablé par des normes, d'être accablé par de la paper je dire quand je parle de ces agriculteurs qui passent 2 jours et demi par semaine alors qu'ils n'arrivent pas à gagner un revenu et qu'il porte la souveraineté de la France, la souveraineté alimentaire de notre pays et qu'il passe 2 jours et demi par semaine à remplir des papiers. Mais je veux dire, comment est-ce qu'on peut continuer à multiplier les normes ?

Comment est-ce qu'on on peut continuer à multiplier la paperace administrative sur des gens qui veulent passer du temps à l'atelier, qui veulent passer du temps dans la ferme, qui veulent passer du temps à travailler de leurs mains mais qui ne peuvent plus passer leur vie à remplir des CERFA et à n'avoir comme seul contact avec l'État que le la pression de celui qui va punir, de celui qui va taxer, de celui qui va normer. C'est insupportable. Donc il y a il y a un besoin de liberté aujourd'hui et ce besoin de liberté dans l'économie française, il touche aussi bien les gens qui travaillent et qui aimeraient pouvoir gagner plus à la fin du mois parce qu'ils ont conscience de payer trop de charges.

Nos chefs d'entreprise qui aujourd'hui n'arrivent plus à créer de la richesse et je vous rappelle qu'on est dans un pays où il y a une entreprise qui fait failli toutes les 5 minutes et évidemment les gens qui ont travaillé et qui aimeraient pouvoir profiter de de le de leur retraite en bonne santé. Une dernière question Jordan Bardella, c'est un retraité girondin qui vous interpelle sur votre manque d'expérience dans la vie active. On va l'écouter.

Bonjour monsieur Bardella. Alors, j'aurais j'aurais une question à vous poser. Est-ce que à mon avis comme en anancien euh est-ce que vous manqueriez pas de d'expérience dans la vie active par vos manques du finalement de de travail dans de travail effectif et comme j'ai dit dans la vie courante ?

Voilà la réponse. Euh vous savez, il faut quand on fait de la politique euh qui plus à à à l'âge que j'ai et et quand on est parlement, j'ai 30 ans, je mais je n'y pourrai rien de toute manière et si tout se passe bien, j'auraai 35 ans dans 5 ans et et 40 ans dans 10 ans. C'est comme ça.

Malheureusement, je n'y pourrai rien. J'étais président et je suis président d'un d'un du premier parti de France depuis l'âge de 27 ans. J'ai sous ma responsabilité près de près de 1000 élus, des dizaines de salariés.

Je suis parlementaire depuis l'âge de 23 ans et c'est vrai que je fais de la politique depuis depuis maintenant plus de 10 ans. Mais je ne rougis pas et je n'ai pas honte de cela. Je pense que pour exercer des responsabilités à plus haut niveau, c'est bien d'avoir fait de la politique sur le terrain.

C'est bien d'être au contact des Français chaque jour. Et je vais vous dire, je je j'ai profondément le sentiment que dans ce qu'on défend, dans ce qu'on dit, dans ce qu'on propose, c'est c'est à ça qu'il faut juger. Et il y a ce que ressemblent des millions de Français.

Et je vais vous dire, je pense que si nos électeurs et si les Français qui sont chaque jour plus nombreux à nous accorder leur confiance avaient le sentiment qu'on était déconnecté de la réalité, alors nous ne serions pas aujourd'hui donnés en tête d'une potentielle élection législative ou même de de l'élection présidentielle. J'ai l'humilité de dire par exemple à un chef d'entreprise que je ne sais pas mieux que lui comment fonctionne son entreprise. Et donc si j'ai voulu faire ce livre aussi, si j'ai voulu livrer ce que me ce que me disent les Français chaque jour, c'est parce que le rassemblement, l'alternance, le redressement du pays, il se fera d'abord et avec les Français.

Et au fond, ce qui m'a le plus frappé dans ce livre, c'est que les gens se disent "Mais est-ce qu'on aura enfin à la tête du pays des gens qui aiment la France, qui respectent les Français et qui considèrent ce qui travaillent ?" E bien, je crois avec beaucoup d'humilité que nous faisons partie de cela. Ce que veulent les Français, c'est votre livre aux éditions Fillard.

Jordan Mardella. Une dernière question d'actualité euh qui a trait à Boem Sansal, notre écrivain franco-algérien qui est revenu aujourd'hui en France. Le président Macron l'a rencontré.

Emmanuel Macron affirme euh qu'il est disponible pour échanger avec le président algérien afin de pouvoir avancer. Est-ce que c'est une bonne chose ou pas ? Euh je je souris en fait avec beaucoup d'inquiétudes parce que euh d'abord Emmanuel Macron a fait beaucoup de voix à la voix de la beaucoup de mal à la voix de la France sur la scène internationale.

Euh il a démissionné face aux provocations de l'Algérie depuis euh maintenant plusieurs années avec euh une intensité ces derniers mois. On l'a vu autour de de Boelem Sans sal, on l'a vu autour de la question des visas. Je pense que dans dans ce monde en convulsion qui est en train de se dresser autour de nous, la France retrouvera de la crédibilité et si elle arrête d'évoluer un genou à terre.

Voilà, les les faibles, les naïfs, ce qui ne voi diplomatie qu'au travers de la servitude et d'une forme de naïveté qui est devenue une naïveté bien française en la matière et bien spécifique à Emmanuel Macron seront mangés par les forts et disparaîtront. Donc euh nous devrons demain à la tête du pays ouvrir une discussion avec l'Algérie, expliquer à l'Algérie que nous avons donné à l'Algérie son indépendance. Elle doit maintenant nous donner la nôtre.

Et si demain l'Algérie refuse de récupérer ses ressortissants, alors très calmement, très sereinement, il n'y aura plus aucun visa qui sera donné à un ressortissant algérien à partir du moment où l'Algérie refusera de jouer le jeu de la diplomatie. nous arrêterons de donner des subventions de l'argent des contribuables de ceux qui nous regardent ce soir à qui on demande d'ailleurs de se serrer la ceinture et et à qui on vient dire on va donner encore de votre argent à des pays étrangers et notamment à l'Algérie. Nous mettrons fin au transfert privés et accessoirement nous dirons à ces chefs d'état et bien vous ne pourrez plus venir vous faire soigner en France tant que vous insulterez la France.

Donc de grâce arrêtons de concevoir l'avenir de la France avec un genou à terre. Jordan Bardella a été l'invité de Punchline sur C News et sur Europa merci d'être venu.