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InterviewRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 2 juillet 2024 12 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprises

Législatives 2024 : "La priorité, c'est de battre le Rassemblement National", pour Antoine Armand

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:54OuverteRéponse directe

    Ce désistement du candidat du NFP, c'était une décision logique ?

  • 1:40RelanceRéponse directe

    Pourtant, vous bénéficiez de ce désistement. Pour autant, tous les candidats de l'actuelle majorité n'ont pas pris l'option du désistement. Deux candidats Renaissance, un candidat Horizon, un candidat Modem, arrivés 3e, se sont maintenus. Est-ce que c'est deux poids, deux mesures ?

  • 2:46FerméeRéponse directe

    Plus que le nouveau Front populaire, le RN est plus dangereux ?

  • 3:35OuverteRéponse directe

    Antoine Armand, n'est-ce pas un peu dire aujourd'hui de faire campagne avec Emmanuel Macron ?

  • 4:11OuverteRéponse directe

    Que vous disent les gens, en ce moment vous êtes en campagne, donc vous rencontrez beaucoup de vos concitoyens ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a aussi un ras-le-bol, une sensation d'avoir été méprisé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:17Invité politiqueFait
    « En l'occurrence, dans ma circonscription, un candidat qui a changé de circonscription, qui ne connaît pas le territoire, on l'a malheureusement vu, à votre antenne et à d'autres, c'est le cas de très nombreux candidats du RN. »
  • 2:34Invité politiqueChiffre
    « Il me semble qu'on est à près d'une centaine, autour de 80 ou 90. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « Regardez ce qu'il propose pour les binationaux. Regardez ce qu'il propose pour l'Europe et pour nos retraites. Regardez ce qu'il propose pour les médias, pour l'audiovisuel public. »
  • 4:40Invité politiqueFait
    « Pourquoi est-ce qu'un tel ou un tel travaille et aide-soignant, cadre dans une entreprise, et a du mal à boucler ces fins de mois, alors que, semble-t-il, pour d'autres, on peut bénéficier d'un certain nombre de couvertures sociales, d'aides supplémentaires, de réductions de transports, et au fond, ça ne fait pas beaucoup la différence. »
  • 6:21Invité politiqueFait
    « On a avancé grâce au travail du ministre de l'Intérieur sur les opérations Plasnet, XXL sur la drogue, mais ne pas comprendre qu'il y a un besoin gigantesque de tranquillité et de sécurité dans ce pays, ce serait faire une lourde erreur. »
  • 6:56Invité politiqueFait
    « Je n'assume pas la décision du président de la République, puisque c'est la sienne et que la Constitution prévoit bien qu'il est le seul à pouvoir la prendre. »
  • 8:14Invité politiqueFait
    « Vous êtes capable d'expliquer en 30 secondes quelle est leur réforme des retraites ? Non, parce qu'ils ont changé d'avis 12 fois en 5 semaines. »
  • 8:17Invité politiqueFait
    « Vous êtes capable de dire ce qu'ils pensent de l'Europe ? Non, parce qu'ils ont changé 12 fois. »
  • 8:22Invité politiquePromesse
    « C'est celui de moins d'impôts, moins de cotisations, plus de pouvoir d'achat pour ceux qui travaillent, une écologie responsable, c'est-à-dire qui va avec la croissance économique du pays, et puis une attention beaucoup plus forte au métier de première ligne. »
  • 10:40Invité politiqueFait
    « Ça n'a rien à voir d'abord, parce que nous avons mené plusieurs réformes de l'assurance chômage qui montrent que nous avons un cap clair. »
  • 11:27Invité politiqueChiffre
    « D'ailleurs, à l'époque, on parlait du fléau de chômage de masse. Nous l'avons réduit, nous l'avons quasiment supprimé. »

Temps de parole

  • Antoine Armand72 %
  • Présentateur26 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. L'invité de la matinale, Pierre-Hugues Dubois. Votre invité ce matin, Pierre-Hugues est Antoine Armand, député sortant Renaissance en Haute-Savoie. Il est candidat à sa réélection sous la bannière Ensemble, qui représente la majorité présidentielle. Bonjour Antoine Armand. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin en duplex de Haute-Savoie. Vous êtes arrivé en tête au premier tour dans votre circonscription de Haute-Savoie, ce qui n'est pas si fréquent pour un candidat macroniste. Un tiers des électeurs qui se sont déplacés ont voté pour vous.

29% pour le RN, 27% pour le candidat du nouveau Front populaire qui s'est désisté pour faire barrage au Rassemblement national. Ce désistement du candidat du NFP, c'était une décision logique ?

0:57
Antoine Armand

C'est une décision courageuse, c'est une décision républicaine. Pourquoi ? Même si je suis arrivé en tête de ce premier tour, et je remercie à nouveau les électeurs et les électrices de Haute-Savoie, la question c'est quel risque veut-on prendre ? Quel degré de risque veut-on prendre d'avoir un député supplémentaire du RN à l'Assemblée nationale ? En l'occurrence, dans ma circonscription, un candidat qui a changé de circonscription, qui ne connaît pas le territoire, on l'a malheureusement vu, à votre antenne et à d'autres, c'est le cas de très nombreux candidats du RN.

Est-ce qu'on veut une assemblée formée de gens compétents, qui sont sur le terrain, qui travaillent, qui font avancer les dossiers, ou bien une assemblée qui, au fond, ne représenterait pas les territoires ?

1:40
Présentateur

Pourtant, vous bénéficiez de ce désistement. Pour autant, tous les candidats de l'actuelle majorité n'ont pas pris l'option du désistement. Deux candidats Renaissance, un candidat Horizon, un candidat Modem, arrivés 3e, se sont maintenus. Est-ce que c'est deux poids, deux mesures ?

1:53
Antoine Armand

Pas du tout. On a une ligne qui est extrêmement claire, qui est que nous voulons absolument faire battre le RN. Dans un très grand nombre de cas, ça peut passer, lorsqu'on est 3e à une élection, par le retrait, par le désistement. Vous savez, d'ailleurs, je préfère parler de retrait, parce qu'au fond, le désistement, les voix, ça ne se transfère pas. Les voix, ce n'est pas une transaction d'un candidat à un autre. Et puis, il y a des cas où vous pouvez être arrivé 3e, mais où, au fond, le potentiel de voix du premier tour, la configuration de la circonscription, votre ancrage à vous, fait que vous êtes le mieux placé pour gagner. Et ça, c'est très personnel, c'est très local.

Donc, le nombre de désistements et de retraits qu'il y a eu au niveau national de la part d'ensemble, je pense, est assez évocateur. Il me semble qu'on est à près d'une centaine, autour de 80 ou 90. Il montre l'effort collectif que nous faisons, parce que, ne nous trompons pas aujourd'hui, le premier danger, la priorité, c'est de battre le RN.

2:46
Présentateur

Plus que le nouveau Front populaire, le RN est plus dangereux ?

2:50
Antoine Armand

Mais, évidemment qu'il est plus dangereux. Évidemment qu'il est plus dangereux pour la démocratie. Regardez ce qu'il propose pour les binationaux. Regardez ce qu'il propose pour l'Europe et pour nos retraites. Regardez ce qu'il propose pour les médias, pour l'audiovisuel public. Il faut être clair, même si une partie de l'extrême-gauche avec laquelle le nouveau Front populaire a pu s'allier ne correspond absolument pas à mes valeurs, ni aux valeurs républicaines. Mais, pourquoi je disais priorité ? Est-ce qu'aujourd'hui, on risque d'avoir un premier ministre du Front populaire ? Manifestement non. Un gouvernement du Front populaire et une majorité du Front populaire ? Non.

Le Front populaire a aussi été battu pendant ces élections. La priorité, c'est bien d'éviter Jordan Bardella, ses incompétences et ses incohérences à Matignon.

3:29
Présentateur

Antoine Armand, n'est-ce pas un peu dire aujourd'hui de faire campagne avec Emmanuel Macron ?

3:35
Antoine Armand

Pardon, mais je ne fais pas campagne avec Emmanuel Macron. Je fais campagne avec ma suppléante Danielle Carton. Je fais campagne avec les deux ans de travail que j'ai menés autour de l'agriculture, autour du logement, autour de la cohésion sociale. Je vais vous dire, si quand vous vous présentez à une élection sous votre nom, vous n'êtes pas capable d'assumer ce que vous avez fait au niveau local et puis aussi au niveau national, et puis que vous n'êtes pas capable de reconnaître un certain nombre d'erreurs qui ont été faites, des erreurs de méthode, des erreurs de fond, une capacité à s'adresser aux gens.

Si au fond, vous n'entendez pas la colère gigantesque qui s'est exprimée dimanche, il faut changer de métier.

4:11
Présentateur

Oui, parce que que vous disent les gens, en ce moment vous êtes en campagne, donc vous rencontrez beaucoup de vos concitoyens, que vous disent-ils ?

4:17
Antoine Armand

On me parle énormément de sécurité et de travail. Et au fond, avec une bannière commune qui est, il faut remettre les choses à l'endroit. Pourquoi est-ce que moi, paisible citoyen d'Annecy, de Thônes, de Faverges, je suis dans l'insécurité, je vis dans l'intranquillité, avec la drogue, avec les rodéos urbains parfois, avec les cambriolages, et puis d'autres n'ont pas l'air inquiétés par les forces de l'ordre ?

Pourquoi est-ce qu'un tel ou un tel travaille et aide-soignant, cadre dans une entreprise, et a du mal à boucler ces fins de mois, alors que, semble-t-il, pour d'autres, on peut bénéficier d'un certain nombre de couvertures sociales, d'aides supplémentaires, de réductions de transports, et au fond, ça ne fait pas beaucoup la différence. Il y a un besoin de justice qui s'exprime dans le pays.

5:01
Présentateur

Est-ce qu'il y a aussi un ras-le-bol, une sensation d'avoir été méprisé ?

5:06
Antoine Armand

Je ne dirais pas ça comme ça, mais ce que je dirais, c'est que nous avons, je dis nous, parce que vous parliez du président, mais c'est collectif, il faut être capable de prendre ses responsabilités, nous n'avons sans doute pas compris à quel point certaines catégories professionnelles, certaines personnes en France, y compris dans la ruralité, j'ai la chance d'avoir un département rural, se sentaient parfois négligées, se sentaient parfois moins considérées, comme si c'était moins sympathique, comme si c'était moins branché d'habiter en ruralité, et comme si c'était moins important d'avoir des services publics et de la tranquillité en ruralité.

On a commencé à y répondre, ce sont les brigades de gendarmerie, ce sont les espaces franc-service, mais le chemin, il est encore très long.

5:45
Présentateur

Vous parliez des erreurs que vous aviez commises, on a entendu plusieurs fois des membres du gouvernement parler non pas d'insécurité, mais parler d'un sentiment d'insécurité, ça fait partie des erreurs qui ont été commises ?

5:55
Antoine Armand

Oui, je crois qu'il faut savoir dire ce qu'on voit, et puis voir ce qu'on voit. Quand vous habitez dans une rue tranquille d'un bourg en Haute-Savoie rural, et que dans une rue, moi j'ai fait beaucoup de porte-à-porte, vous voyez deux ou trois personnes qui ont été victimes de cambriolage, vous allez leur expliquer que c'est un sentiment d'insécurité ? Lorsque vous habitez dans une rue d'Annecy et qu'il y a parfois de la drogue à l'air libre, vous allez expliquer que c'est un sentiment d'insécurité ? Donc je pense qu'il faut qu'on se réveille collectivement.

On a avancé grâce au travail du ministre de l'Intérieur sur les opérations Plasnet, XXL sur la drogue, mais ne pas comprendre qu'il y a un besoin gigantesque de tranquillité et de sécurité dans ce pays, ce serait faire une lourde erreur. Sentiment d'insécurité, ce sont les mots du ministre de la Justice. Oui, mais si vous voulez, on peut faire ce matin ensemble l'inventaire des mots, des formules, des adresses. Il faut faire preuve d'humilité après un résultat comme celui de dimanche dernier.

6:44
Présentateur

Est-ce que vous assumez la décision du président aussi d'avoir organisé cette dissolution de l'Assemblée ? Est-ce que vous, vous n'êtes pas un petit peu mal à l'aise aussi pour l'expliquer à vos concitoyens ?

6:56
Antoine Armand

Alors, d'abord, je n'assume pas la décision du président de la République, puisque c'est la sienne et que la Constitution prévoit bien qu'il est le seul à pouvoir la prendre. Je n'ai pas compris cette décision et je ne la comprends toujours pas au vu des résultats de dimanche dernier qui pouvaient être prévisibles après les élections européennes. Maintenant, ma responsabilité d'élu futur, je l'espère, ce n'est pas de pleurer sur le lait renversé et de faire l'exégèse de telle ou telle décision. C'est de se demander comment on fait pour avoir le maximum de députés modérés, raisonnables et responsables dimanche et ensuite ce qui s'ouvre à nous.

7:29
Présentateur

Nous sommes avec Antoine Armand, député sortant en Renaissance, candidat à sa réélection en Haute-Savoie, sous la bannière Ensemble, la majorité présidentielle. On parle à peine des programmes dans cette élection et pour autant, le Rassemblement National a réussi à imprimer sa marque, avec ses trois thématiques principales, immigration, sécurité, pouvoir d'achat. Côté nouveau Front Populaire, les sujets comme l'écologie, la situation à Gaza sont aussi dans la tête des électeurs. Le problème de la majorité présidentielle, c'est aussi qu'on ne sait plus très bien ce qu'elle pense.

8:00
Antoine Armand

Alors pardon, mais s'il y a bien quelqu'un qui a fait preuve de constance, c'est la majorité sur l'économie, sur l'Europe, sur l'écologie, sur le pouvoir d'achat et le social. Vous parlez du Rassemblement National, vous êtes capable d'expliquer en 30 secondes quelle est leur réforme des retraites ? Non, parce qu'ils ont changé d'avis 12 fois en 5 semaines. Vous êtes capable de dire ce qu'ils pensent de l'Europe ? Non, parce qu'ils ont changé 12 fois. Nous, nous avons un cap.

C'est celui de moins d'impôts, moins de cotisations, plus de pouvoir d'achat pour ceux qui travaillent, une écologie responsable, c'est-à-dire qui va avec la croissance économique du pays, et puis une attention beaucoup plus forte au métier de première ligne. Je pense aux soignants, je pense aux professeurs, à qui on a besoin de faire remonter la pente économique et les conditions de travail dans lesquelles ils travaillent. On a ce cap. Et vous savez, on l'a tellement depuis 2017 que régulièrement, on nous critique. On nous dit, mais est-ce que vous allez réaugmenter les impôts ? Et on vous répond toujours non. Est-ce que vous allez continuer à augmenter le salaire des agents publics ?

Et on vous répond toujours oui. Ces questions extrêmement simples, ni le Rassemblement National, ni le Nouveau Front Populaire ne sont capables d'y répondre.

8:58
Présentateur

Dimanche prochain, peut-être qu'il y aura une majorité absolue, mais ça n'est pas si sûr pour le Rassemblement National. Lundi matin, vous, Antoine Armand, comment vous voyez les choses ? Selon vous, que peut-il se passer ?

9:12
Antoine Armand

On peut avoir une majorité absolue du Rassemblement National, un gouvernement de M. Bardella, avec ses dangers, ses incompétences, ses incohérences. Et nous serons dans une période extrêmement grave pour le pays. Et puis nous pouvons avoir collectivement, 577 fois résisté, évité que le pire n'advienne. Et nous aurons au fond une Assemblée encore plus plurielle, et encore plus peut-être représentative des Français et des territoires lundi. Et au fond, là, nous serons encore plus obligés, encore plus obligés qu'en 2022, de travailler ensemble. Quelle forme est-ce que ça prendra ? Ça dépend de la composition de l'Assemblée.

Mais nous serons convaincus, enfin je suis convaincu que nous serons obligés, littéralement démocratiquement obligés, d'agir ensemble.

9:53
Présentateur

Oui, parce que vous parliez de programme à l'instant, et vous mentionniez quelques éléments de programme. Comment ce programme pourra-t-il être déployé, alors même qu'il n'y aura vraisemblablement aucune majorité pour ensemble et la majorité présidentielle ?

10:07
Antoine Armand

Mais ça dépendra de qui arrive aux responsabilités. Autrement dit, ça dépendra de la majorité ou des groupes qui se dégagent dimanche. Qui sera le premier groupe d'opposition ? Comment seront constitués les équilibres ? Est-ce qu'il y aura plus d'insoumis que de socialistes ? Voyez à quel point l'élection de dimanche est cruciale de ce point de vue-là.

10:26
Présentateur

Dimanche dernier, Gabriel Attal a annoncé la suspension de la réforme très controversée de l'assurance chômage. Vous avez accusé le Rassemblement national de changer d'avis sur la réforme des retraites. Est-ce que Gabriel Attal ne fait pas un peu pareil ?

10:40
Antoine Armand

Ça n'a rien à voir d'abord, parce que nous avons mené plusieurs réformes de l'assurance chômage qui montrent que nous avons un cap clair. On est dans une situation extraordinaire et exceptionnelle. Et il est donc assez logique qu'un premier ministre qui a ses prérogatives réglementaires dans ce moment d'instabilité, vu les élections et vu ce qu'elles pourraient donner avec les différentes sensibilités sur l'assurance chômage, met en pause le temps des élections cette réforme. Pourquoi ? C'est un respect démocratique. C'est un respect démocratique de ce qui est en train de s'exprimer.

Mais nous avons un cap très clair sur le besoin d'augmenter la rémunération du travail et de baisser un certain nombre d'aides qui ne sont pas aujourd'hui cohérentes avec le fait que les entreprises recrutent, avec le fait qu'on manque de bras, avec le fait qu'il est aujourd'hui plus facile de trouver un emploi qu'il y a 20 ans, quand il y avait 10 ou 12% de chômage. D'ailleurs, à l'époque, on parlait du fléau de chômage de masse. Nous l'avons réduit, nous l'avons quasiment supprimé. Je pense que c'est aussi un succès important à rappeler.

11:34
Présentateur

Dernière question. On va avoir trois candidats de trois blocs politiques différents. C'est aujourd'hui, demain et après-demain. Et on va poser la même question à vous trois. Je commence avec vous ce matin. Question toute simple. Comment peut-on encore réparer la fraternité dans le pays ?

11:52
Antoine Armand

Ça commence par le respect et l'écoute de chacun. Ce qui a beaucoup choqué, je crois, nos compatriotes en les écoutant, en les voyant regarder les débats à l'Assemblée nationale, c'est cette très grande difficulté à s'écouter et à se respecter dans le désaccord. C'est une question d'exemple et c'est une question de moteur. Je crois que ce qui nous réunira, c'est notre capacité à être en désaccord ensemble et à progresser ensemble dans nos désaccords. Si nous, élus, représentants de la démocratie, nous ne sommes pas capables de faire cet effort sur nous-mêmes, alors nous devrons sans doute changer complètement d'élus.

12:23
Présentateur

Merci beaucoup Antoine Armand d'avoir été l'invité de la matinale. Je rappelle que vous êtes candidat sous la bannière Ensemble en Haute-Savoie. Et un grand merci à Baptiste Girardeau pour le duplex RCF Savoie-Montblanc. Merci.

12:35
Locuteur

Merci. Merci.

Législatives 2024 : "La priorité, c'est de battre le Rassemblement National", pour Antoine Armand — Antoine Armand · Pourquijevote