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interviewSénat (sur YouTube)· 20 juin 2025 81 min

Bérangère Couillard, présidente du Haut Conseil à l’égalité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

courageuse après cette petite nuit. Madame la présidente du Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes. Cher Berérangère Couillard, je suis ravie de vous accueillir au sein de notre délégation dans notre belle salle de réunion récemment baptisée OuMe de Gouge à l'occasion de notre 25e anniversaire.

Jeunes. Votre dernière audition devant notre délégation remonte au 30 novembre 2023. Vous étiez alors ministre chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations et l'être resté jusqu'en janvier 2024.

Après la dissolution de l'Assemblée nationale, le 9 juin 2024, vous avez été nommé le 16 juillet présidente du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes. C'est à ce titre que nous vous entendons aujourd'hui. Les travaux du LCE sont toujours très suivis par notre délégation.

C'est le cas bien sûr du rapport annuel sur l'état du sexisme en France. Celui-ci, publié en janvier 2025 avait mis en lumière deux constats inquiétants. Une polarisation sociale autour des enjeux d'égalité de genre, notamment dans les médias et des discours politiques, des inégalités sociales et économiques persistantes.

Le rapport mettait ainsi en évidence la persistance de discours sexistes notamment dans les médias et les milieux politiques et la hausse des violences sexistes et sexuelles. L'un des chiffres les plus marquants de ce rapport était le suivant : 94 % des femmes de 15 à 24 ans estiment qu'il est plus difficile d'être une femme aujourd'hui, soit 14 points de plus qu'en 2023. Et 67 % seulement des hommes de la même tranche d'âge le pensent également.

À l'occasion de la publication de ce rapport, vous déclariez, madame la présidente, "Les femmes sont plus féministes et les hommes plus masculinistes, surtout les jeunes. Les Français attendent que les responsables politiques agissent contre le sexisme, notamment en instaurant enfin les cours à l'éducation, à la vie affective, relationnelle et sexuelle qu'il plébiscite largement. Je peux vous confirmer que dans notre délégation, nous militons également pour la mise en place de ces cours.

Nous sommes donc aussi au sein de la délégation toutes et tous particulièrement attentifs aux menaces qui pèsent sur les droits des femmes et sur l'égalité de genre. la montée en puissance des mouvements masculinistes, l'influence des réseaux sociaux en la matière, l'exposition précoce à la pornographie, la mise en place effective d'une éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle, mais aussi l'exaccerbation des stéréotypes de genre qui se développent dès le plus jeune âge sont autant de sujets qui nous préoccupent. Comme vous le savez, sans doute, notre délégation s'intéresse depuis plusieurs mois à la place des femmes dans les sciences dans un contexte où elle ne représente qu'un tiers des chercheurs scientifiques et un/art des ingénieurs en France.

Nos travaux sur ce sujet nous ont convaincu de la puissance des biais de genre à l'œuvre notamment dans l'enseignement des mathématiques dès le plus jeune âge. Les défis sont nombreux et présents à tous les niveaux. celui de la famille et de la société dans son ensemble, celui du système éducatif, celui des différents paliers d'orientation dans l'enseignement secondaire et supérieur, celui des trajectoires professionnelles.

La ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, Ellisabeth Borne, que nous avons auditionné le 5 juin, a annoncé plusieurs mesures dans le cadre d'un plan FIS et MATh, parmi lesquelles la sensibilisation et la formation de tous les professeurs au biais et stéréotype de genre en sciences, mais aussi l'instauration de quotat de fille dans les spécialités math au lycée et dans les classes préparatoires. Sur ce sujet précis, nous sommes intéressés par votre analyse et vos recommandations. Le HCE a déjà travaillé sur ces thématiques puisqu'en novembre 2023 un rapport intitulé "La femme invisible dans le numérique, le cercle vicieux du sexisme", pointait une sous-représentation des femmes que ce soit dans les métiers exercés ou les contenus diffusés.

Et d'ailleurs, peut-être pourrons-nous auditionner Catherine Ladous qui, me semble-t-il portait ce rapport pour qu'elle le détaille plus finement devant les rapporteurs concernés. Cher Beréranger Couillard, je vous laisse sans plus tarder la parole et proposerai ensuite à mes collègues présentes de vous interroger. Merci madame la présidente, mesdames les sénatrices.

Moi je suis toujours heureuse, mais je suis très heureuse en tout cas ce matin d'être devant vous aujourd'hui, de pouvoir aussi échanger avec vous sur des questions aussi importantes que la lutte contre le sexisme et l'accès des femmes aux études et professions scientifiques sont des sujets sur lesquels oui, je me suis beaucoup engagée tout au long de ma vie et sur lesquels le haut conseil et l'égalité que je représente aujourd'hui a beaucoup travaillé. Le rapport majeur du haut conseil égalité, celui sur l'état des lieux du sexisme en France publié le 20 janvier dernier, revient très largement sur ces thèmes. Vous l'avez rappelé madame la présidente, si son objectif est d'évaluer l'évalu l'évolution de du sexisme en France grâce à un baromètre et des questions posées à plus de 3000 français, nous avons cette année poussé l'analyse encore plus loin.

Nous avons constaté une forte polarisation de la société sur les questions d'égalité et du sexisme. Les jeunes femmes sont de plus en plus conscientes que leur vie au quotidien est plus difficile que les hommes. Elles sont donc plus engagées sur ces questions, plus sensible au féminisme et au combat pour l'égalité des genres.

À contrario, les jeunes hommes expriment un sentiment d'incompréhension des évolutions de la société voire de rejet. Ils sont de plus en plus attirés par les idées sexistes et masculinistes. Et ce constat nous a poussé à étudier les raisons de cette polarisation.

L'une de nos conclusions, c'est que l'éducation était l'un des piliers de ce sexisme persistant et qu'il fallait agir de toute urgence. Le Haut Conseil d'égalité appelle depuis de nombreuses années à l'adoption d'un programme d'éducation à l'égalité adapté à toutes les classes d'âge. Ces cours à la vie affective, relationnelle et à la sexualité dit Evars permettront évidemment de sensibiliser les enfants et les adolescents à la connaissance de leur corps et au respect du corps de l'autre.

Mais surtout, ils permettront de déconstruire les stéréotype et les normes sociales inégalitaires qui favorisent ce sexisme. Aujourd'hui, moins de 15 % des élèves en bénéficient alors que ce sont des cours qui ont été rendus obligatoires en 2001 à raison de trois séances annuelles pendant toute la scolarité de l'élève. Nous nous réjouissons donc que la ministre d'État et la ministre de l'éducation nationale ait annoncé l'aboutissement de l'écriture du programme et son déploiement dès la rentrée prochaine.

Nous avons la conviction, c'est un un levier d'une importance cruciale pour l'émancipation des enfants et pour une société égalitaire. Ce d'autant plus qu'en terme de mesures attendues, 9 français sur 10 ont exprimé dans notre baromètre qu'ils sont favorables à la mise en place d'un tel programme. Un chiffre qui démontre très clairement que l'opposition assez court et bruyante, certes mais très minoritaire dans notre pays.

C'est d'ailleurs la mesure la plus plébiscitée dans notre baromètre. Elle est d'autant plus soutenue que 70 % des Français considèrent que c'est la mesure la plus efficace pour faire bouger les lignes. Alors, allons-y.

Travailler sur le sexisme et les biais sexistes qui gangrainent nos plus jeunes, c'est aussi permettre à chaque petite fille et à chaque jeune femme de considérer son avenir et sa carrière professionnelle différemment. Ces biais sexistes polluent l'esprit de nos des jeunes filles et affectent très négativement leurs orientations professionnelles, parfois dès le collège mais en particulier au lycée. C'est ce qui fait en partie qu'elle se tourne moins vers les filières scientifiques et technologiques et encore dans les domaines du numérique.

Elles ont souvent durant leur scolarité étudié les travaux et les théories de nombreux chercheurs et scientifiques, mais ce sont surtout des hommes qui sont mis en avant durant toute leur scolarité. Leur manque de représentation des femmes scientifiques dans les manuels scolaires est une des causes de cette autocensure des femmes. La nécessité de mieux les représenter a été souligné par le haut conseil d'égalité dans le rapport sexisme et à de nombreuses reprises par le passé.

Il va de pair avec la littérature jeunesse qui accentue en parallèle ses stéréotypes. Grandir en ayant pour seule image des petites filles qui s'occupent de leurs poupées dans les publicités de jouets pour enfants et dans les livres n'est pas sans conséquence. Il confine les femmes et les filles à la sphère privée et à des rôles passifs.

Tous ces stéréotypes entretenus dans la par la culture dans laquelle benent les enfants et les adolescents s'ajoutent aussi à une éducation parentale encore trop inégalitaire. On pourrait penser que la parentalité a évolué, que l'éducation dans le foyer a pu se transformer. Mais pour un très grand nombre d'enfants, les règles n'ont pas changé.

Quand on questionne les parents sur l'éducation apportée à leurs enfants, ils assurent pour la plupart ne pas faire de différence entre leurs filles et leurs garçons. Quand on questionne ces jeunes filles, elles répondent qu'elles ont ressenti ces inégalités tout au long de leur enfance. C'est l'ensemble de ces facteurs qui participent plus tard à l'orientation professionnelle biaisée dont j'ai parlé plus tôt.

Ils doivent être corrigés à la racine et dans tous les domaines que nous avons évoqués. Mais ils doivent aussi être pris en charge à l'âge adulte. Il faut agir concrètement, directement sur les filières scientifiques de l'enseignement supérieur jusqu'au recrutement des entreprises.

Le gouvernement a annoncé dès le mois de juin 2023 un programme appelé tech pour toutes. Il a pour objectif de faire de la technologie un secteur pleinement égalitaire entre les femmes et les hommes avec un programme ayant pour objectif d'accompagner 10000 jeunes femmes d'ici 2026. Le programme Tech pour toutes prendra la forme donc d'un accompagnement individuel par du mentorat, d'un accompagnement collectif ou encore d'un accompagnement matériel et financier selon le gouvernement.

Le Haut conseil à l'égalité, c'est bien évidemment félicité de cette annonce qui semble aller dans le bon sens. Nous devrons néanmoins analyser les résultats, les moyens réellement alloués et la continuité donnée à cette politique publique. Un rapport bilan de ce programme pourrait voir le jour en 2026 si les membres du HCE le décident.

Mais nous avons déjà fait plusieurs propositions pour agir sur ces inégalités que nous avons rappelé dans notre dernier rapport. Je serais d'ailleurs ravi de vous les présenter plus en détail. Via sa formation égalité professionnelle, le Haut Conseil égalité a également émis plusieurs recommandations pour faire évoluer l'index égalité professionnelle dit l'index pénico qui n'a pas rempli toutes ses promesses.

Des concertations pour améliorer ce dispositif et sur la réforme du congé parental ont d'ailleurs été engagé en ce sens en octobre 2023. La directive européenne fixant des règles de transparence des rémunérations adoptées en mai 2023 impose aux Étatsmembres de mettre en place d'ici le 7 juin 2026, c'est-à-dire bientôt, des dispositifs permettant une meilleure transparence, une revalorisation des métiers à prédominance féminine et une meilleure communication des salaires, aussi bien pendant la phase de recrutement que pendant l'exécution du contrat de travail. Ces évolutions permettront d'harmoniser et de compléter les dispositifs existants pour plus d'égalité professionnelle.

Elles doivent inciter les entreprises du secteur numérique, scientifique et technologique qui concentrent ces métiers d'avenir à progresser en matière d'égalité femme-homme en interne pour attirer plus de femmes vers leur métier. C'est une question sociale autant qu'une question économique car les profils féminins apportent de nombreuses plus-values aux entreprises qui les valorisent. Agir en parallèle sur les racines du sexisme et sur les conditions d'accès des femmes aux professions scientifiques nous paraît indispensable.

C'est un travail de longue haleine qui nécessite de nombreux moyens et une volonté politique qui ne faiblit pas sur le long terme car nous partons de très loin. Le HCE continuera d'alimenter des responsables politiques et la société civile avec ses recommandations et ses propositions. C'est ma responsabilité et je souhaite que le Ha conseil continue de peser sur le débat public pour l'enrichir de son expertise.

Je vous remercie et je suis ravie de pouvoir répondre à toutes vos questions. Merci. Et donc je suis ravie de constater qu'effectivement nous partageons énormément tout ce que vous dites.

La directive européenne pour juin 2026 doit attirer notre attention. Vous savez que nous avions suivi il fait déjà un rapport sur Copésimerman 10 ans après ce qui a donné lieu d'ailleurs à à la au texte de Marie-Pierre Rixin ici avec Annique et puis Martine Fillol qui n'est plus au Sénat. Euh nous avions fait aussi le la loi sur la parité dans la haute fonction publique.

Donc sont des sujets que nous suivons toujours avec attention et donc je suis convaincu que nous suivrons aussi avec attention la transposition de cette directive qui va nous permettre comme vous le disiez de corriger l'index pénico pour le rendre plus performant qu'il n qu'il n'est aujourd'hui. Et c'est toujours intéressant puisque aujourd'hui on va avoir suffisamment d'années d'expérience pour voir en quoi il il est perfectible. Euh vous parlez de la réforme du congé parental, c'est effectivement un vrai sujet pour les femmes en entreprise d'une façon générale et euh je vous le disais tout à l'heure mais je pense que aujourd'hui surtout à un moment où on parle des retraites où on souhaiterait ardemment garder notre système par répartition, si on n pas d'enfant, on aura personne pour payer nos retraites et le système par répartition sera vraiment mis à mal.

Donc quand on voit et l'apport des femmes dans les entreprises puisqu'on voit que à partir du moment où il y a au moins 30 % de femmes soit dans la direction dans les comités exécutifs et et une vraie diversité en fait dans la direction des entreprises elles sont plus profitables. Donc l'entreprise a intérêt à intégrer des femmes. Ensuite, le congé maternité qu'on nous oppose souvent, moi je pose en face le taux d'accident de la route que les hommes ont et sauf que le jour où ils sont arrêtés, parfois plus de 4 mois, du jour au lendemain, alors que un congé maternité ça se prépare, franchement les entreprises y font face et personne n'a retiré la voiture aux hommes sous prétexte qu'il y avait un risque derrière qui puisse être absent.

Donc je pense que c'est une assez un assez mauvais euh signal à envoyer pour pouvoir accueillir des femmes. Or on en a besoin. On manque énormément d'ingénieurs et c'est pour ça d'ailleurs que c'est plutôt une bonne chose de faire rentrer les femmes.

C'est une bonne chose pour les femmes aussi parce que comme c'est un monde quand même assez masculin, on y paye bien donc autant en profiter. Donc voilà, donc nous partageons vraiment tout ce que vous dites et vous avez raison, c'est vraiment à l'origine des choses puisqu'on voit que au niveau des sciences et des mathématiques, c'est entre le début et la fin du cours préparatoire que la différence se fait, ce qui est quand même énorme puisque les enfants en rentrant en cours préparatoire, qu'elle soit filles ou garçon à peu près le même niveau et à la fin du cours préparatoire, on a perdu la moitié des filles, ce qui est tout à fait illogique. Et c'est semble-t-il très lié à l'école puisque la même expérience menée pendant l'année du Covid a montré une différence bien moindre entre le début et la fin du CP.

Donc c'est pas que le l'ambiance familiale qui provoque les stéréotypes. Autre chose que nous avons appris hier aussi et qui moi m'a surprise, c'est que dans les CSP+, on a un écart beaucoup plus grand encore entre les filles et les garçons que dans les classes plus populaires. Oui.

Donc donc voilà. Et après en fonction des métiers, mais on va avoir au niveau des métiers mais vraiment non, c'est par exemple s'il y a un couple d'ingénieurs, couple d'ingénieurs, oh hommes et femmes ingénieur ont des enfants, il y a un décrochage entre filles et garçon aussi mais parce que le décrochage est plus important chez les CSP+. Donc c'est c'est assez intéressant à voir et il y a heureusement maintenant des études sur le sujet et on le sait, c'est pas parce que les filles sont nules en mat.

D'abord, personne n'est nul en math et il y a aucune raison d'être fière, d'être nul en math, je le répète. Donc voilà, maintenant je laisse la parole à mes collègues. Non, non, c'est juste dans la tête.

Euh Marie-Pierre Moier, bonjour, merci pour vos propos. Moi, c'est pas vraiment une question sur les sujets que vous pouvez porter, c'est plutôt une inquiétude à deux niveaux parce que donc nous sommes allés à New York à l'ONU la CSW. On voit de par le monde que euh la femme et les droits plutôt de la femme et les violences faites aux femmes sont légion et s'accentuent et qu'il y a une régression.

Tous les associations que nous avons rencontré parlent beaucoup de baclash et en France nous voyons des conseillers des conseils départementaux qui parfois chez moi ont supprimé les centres de santé sexuelle. Le budget qui arrive est contraint. Moi je je connais pas bien le fonctionnement de votre institution.

Je sais que vous êtes nommé par je crois les ministres pour moi la première ministre. Mais j'aimerais savoir si vous avez des inquiétudes euh parce que nous allons à la rentrée examiner le projet de loi de finances. J'aimerais savoir si vous avez des inquiétudes sur je sais pas les moyens qui vous sont attribués.

Enfin voilà bien sûr. Euh alors oui bien sûr le le au conseil à l'égalité enfin globalement est inquiet est inquiet par rapport au budget alloué et surtout en fait aux perspectives. C'est-à-dire que eu la décentralisation fait que chaque évidemment chaque collectivité a la liberté de mener ses politiques et d'attribuer les budgets qu'il souhaitent attribuer.

Et donc moi, j'invite évidemment euh les citoyens, les Français à regarder euh ce qui se passe sur leur territoire et à regarder les décisions qui sont prises euh par leurs dirigeants, queles que soient les strates en fait de responsabilité et notamment euh les euh conseils départementaux qui euh pour certains font le choix très clair de faire des baisses de budget compte tenu qu'il y a des des tensions sur les budgets que je n'ignore pas, mais des politiques sont moins suivies ou moins soutenu et particulièrement euh les politiques qui s'adressent aux femmes et je pense notamment au planning familial, certains plannings familiaux qui sont en difficulté euh parce qu'il y a une baisse drastique des budgets et c'est inquiétant parce que quels que soient les désaccords qu'on peut avoir avec peut-être des prises de position parce que c'est aussi parfois c'est c'est c'est des décisions politiques qui sont prises aussi en contradiction avec les positions du planning familial, peu importe, le planning familial réalise des missions indispensables pour les jeunes femmes et moins jeunes femmes et c'est pas que les jeunes femmes d'ailleurs. Et donc en fait c'est on ne peut pas se permettre de ne pas avoir de planning familiaux sur les territoires. On pourrait déjà espérant en avoir davantage.

Donc imaginer des fermetures, c'est impensable. Donc je pense particulièrement au planning familial qui a été ciblé clairement par des baisses de budget importants. Après, il y a d'autres euh d'autres associations qui ont exprimé les inquiétudes.

Je pense au CIDF, mais je crois que c'est en passe d'être réglé et là pour le coup, c'est une discussion qui s'est opérée avec le gouvernement et j'ai eu en tous les cas écho que c'est en passe de se de se régler et les CIDF sont rassurés. Mais bien sûr, ce sont des associations qui sont absolument indispensables sur notre territoire, qu'il faut préserver et qui font un travail euh colossal auprès de nos euh nos plus jeunes. Je sur les CIDF, je confirme puisque alors notre tribune devait sortir euh en début de semaine et au moment où Robur Berger annonçait que ça allait.

Donc euh voilà. Donc a priori oui, elle nous a coupé l'arbre sous le pied. Juste en effet, j'ai parlé des centres de santé sexuelle en drô qui ont été fermés, mais il y a une baisse importante des plannings et je m'en voudrais que dans les propos qui sont relatés sur ma prise de parole, voilà, je j'ai beaucoup soutenu cette nom baisse, ça me fait manifester avec eux, fait des courriers et en effet c'est terrible parce qu'en ruralité nous, c'est la seule structure que nous avons et qui font en effet en local un travail que personne ne fera s'ils n'y sont plus sil peuvent plus faire.

Anque Billon. Merci madame la présidente et merci à vous d'être là ce matin. Mais mes question rejoignait un petit peu celle de de ma voisine Marie-Pierre Monier.

On a eu la loi enfin la grande cause du quinquena. On a voté un certain nombre de lois et on a encore voté hier soir tardivement. Les débats étaient prolongés avec l'intégration du consentement euh dans la définition du viol et des agressions sexuelles.

Euh et on a on a voté beaucoup de textes. Aujourd'hui, on le sait, vous travaillez, le Sénat travaille, l'Assemblée nationale travaille et réellement on patine les violences intrafamiliales, les violences sexuelles, les violences conjugales, les agressions progressent, la prostitution des mineurs progresse. Il y avait eu un travail qui avait été fait par la procureur Chamrenud, un travail excellent avec un certain nombre de propositions pour adapter la réponse au public aussi parce que il s'agissait pas juste de dire c'est pas bien, ça ne marchera pas.

Donc aujourd'hui, on est avec des résultats qui sont peut mieux faire en réalité et moi je me pose vraiment la question de savoir si on sait donner les moyens au-delà euh de toutes ces lois dans leur mise en application à la fois des moyens on a plus formé, on a plus on a plus on on a organisé ça différemment. Mais lorsque Marie-Pierre Monier et lorsque la présidente évoque les CIDF et la manière dont certaines association dans certains départements, dans certaines régions voi leur subvention diminuer, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi ça se passe ?

En réalité, la structuration même de tous les sujets en rapport avec les droits des femmes, avec la les les et ben en fait, ils ont été structurés sur un modèle avec l'appui des associations et si l'État ou les régions donnent ou les départements donnent aux associations, l'État complétait avec de nombreux appels à projet. On n'a pas construit en réalité une politique pérenne dans le temps puisque chaque année, il faut aller renégocier des subventions alors que ce sont des politiques publiques qui doivent être menées sur le long terme. qu'en réalité là, on est dans une période de tension financière extrêmement forte et forcément les collectivités parfois contraintes se désengagent puisque certaines perdent la main quand même sur leurs finances.

Euh donc il y a il y a un vrai sujet et c'est peut-être la solution de facilité de euh supprimer certaines euh certaines subventions à des associations euh à la fois féministes, à des associations qui viennent euh euh pour l'accompagnement euh dans l'hébergement à des associations comme les CIDF. Donc et ce que ce que nous dit l'État quand même et moi j'ai j'ai eu la réponse euh de la ministre, c'est qu'à partir du moment où les collectivité se désengage, l'État se sentira plus non plus obligé de poursuivre euh les subventions. Il y a aussi ce phénomène.

Donc moi, je suis euh je suis très inquiète. Et euh lorsqu'on parle euh par exemple la présidente, il faisait référence de euh des différentes lois qu'on a pu voter pour l'autonomisation des femmes, une meilleure euh rémunération, une place des femmes dans les postes à responsabilité. En réalité euh ça ne pourra se faire que si il y a des politiques familiales qui mettent en place des outils de garde puisque des outils des vraies politiques pour l'accompagnement des femmes dans le travail.

Donc euh vraiment ce sentiment de de patiner dans un contexte très tendu financièrement et on le sent euh à la fois il y a de l'autre côté de l'Atlantique euh Trump qui s'agite et qui d'ors et déjà a pris des mesures extrêmement graves vis-à-vis des femmes et nous euh qui pourrions peut-être aussi prendre des mesures qui qu'on voit un peu arriver avec ces subventions par pour pas pour les mêmes raisons mais parce que finance oblige. Voilà. Merci.

Je voulais juste compléter parce que effectivement le contexte financier est très important et on le voit par exemple au Sénat, il y a un travail qui est en train de se faire avec tous les rapporteurs financiers pour essayer de trouver des de l'argent. la commission des finances, je crois pas que ce soit celle qui soit la plus paritaire au Sénat. Euh et au niveau des au niveau des budgets euh clairement voyez, je parlais d'une tribune au niveau de du CIDF.

Euh j'avais dans mon groupe essayé de poser la question sur les financements des CDF et on voit bien que dans un contexte de crise budgétaire et de recherche d'association globalement ça ce truc c'était une affaire de bonnes femmes et les hommes ne comprennent pas à quel point ça peut les toucher eux aussi le fait que les femmes aient un vrai problème d'accès à ces associations, au planning familial, au CIDF et cetera et tant que ce sera pas on aura pas réussi à entraîner les hommes dans notre combat, on n'y arrivera pas. Et sur les sujets financiers, très clairement, tant que ce sera pas des hommes qui défendront ces budgets, on aura du mal à les obtenir. C'est affreux de le dire, mais on souffre encore, mais votre rapport le montre, de manque de crédibilité.

Quand nous sommes une femme et que nous réclamons quelque chose et que c'est pour nos histoires de bonnes femmes globalement, ça veut pas un copec. Donc voilà, excusez-moi. Euh alors, vous avez raison, quand on y a euh la parité dans un groupe, c'est plus facile donc de se faire entendre, de convaincre et aussi de mettre en place ou de prendre des décisions qui vont être des décisions en faveur des femmes parce qu'on est concerné, donc plus sensibilisé sur ces questions.

Quoi que j'alerte quand même, il y a beaucoup de femmes qui aujourd'hui ne sont pas encore convaincues qu'il faut changer les choses, changer la société, agir contre le sexisme et que on est un peu rabajoageois et que en fait elle se complaise dans une situation qui est pourtant en leur défaveurs. Je tiens quand même à le souligner parce que ça revient, je fais quand même aussi beaucoup d'interventions extérieures. Je fais des interventions aussi.

J'ai j'ai choisi depuis que je suis président du Ha conseil à l'égalité de sortir de Paris puisque c'était quand même une instance assez parisienne. Et en allant sur les territoires, non pas pour aucune caricature caricature de ma part, mais c'est vrai que je me retrouve face à des publics qui parfois observent des réactions qui sont assez assez étonnantes. Des femmes d'âge plumur souvent qui du coup me me font part de leur désapprobation sur les sujets d'égalité. me reprennent sur un certain nombre de choses en considérant que la société elle a pas besoin de temps pour évoluer.

Donc je je me permets de cette petite disgression parce que je pense que c'est important aussi de de pas nous persuader qu'on est tout d'accord et toutes convaincu. Vous avez raison madame la présidente, entraîner les hommes, c'est absolument indispensable. D'ailleurs, dans le dernier rapport sur l'état du sexisme en France qui a été rendu par le par le Haut Conseil l'égalité, les Français sont absolument persuadés he 94 % des Français françaises pensent qu' il est indispensable d'embarquer les hommes pour lutter contre le sexisme.

On n'arrivera pas sans eux. Et d'ailleurs, on le voit et vous le voyez mesdames, vous qui êtes des alliés de l'égalité. Euh quand vous allez intervenir dans des événements, la plupart du temps c'est déjà des femmes dans la salle pour la plupart convaincu et on a quand même beaucoup de mal à embarquer ces messieurs dans ce combat-là.

Moi, je me rends compte au fil des années que leur parler d'égalité ça fonctionne pas. Le dire il faut l'égalité, oui, c'est c'est merveilleux mais en fait qu'est-ce qu'on y gagne ? Et c'est pas forcément formulé, mais qu'est-ce qu'on y gagne nous qui qui nous qui sommes le sexe dominant et quel est notre intérêt au final d'avoir de l'égalité ?

Donc je crois qu'il faut arriver à avoir des arguments qui viennent impacter les hommes différemment et notamment bah quand on parle d'un chef d'entreprise, c'est documenté, on va lui parler qu'il aura un meilleur chiffre d'affaires, une meilleure marge, une meilleure rentabilité. Faut en fait faut utiliser les arguments qui peuvent avoir un impact sur sur le le public à qui on parle. Et je pense que ça c'est indispensable parce que le juste avoir de l'égalité aujourd'hui c'est vraiment ce n'est pas suffisant.

Alors bien sûr Billon, vous avez raison, il faut des moyens pérénisés. On a besoin de rassurer nos associations, mais ça c'est pour le coup c'est quel qu'elles soit. Mais nous, on s'intéresse particulièrement aux associations qui qui favorisent l'égalité entre les femmes et les hommes et qui agissent pour les droits des femmes.

Euh elles ont besoin d'une visibilité au moins à 3 ans. Elles sont épuisées de faire des demandes de subvention, des appels, répondre à des appels à projet et ça c'est un indispensable et ça réglera énormément de choses. Et ça, on parle de simplification, beaucoup de simplification.

Je pense que c'est quelque chose aussi qui améliorera euh les toutes les démarches administratives que peuvent faire les associations qui les vraiment qui les épuisent au quotidien et donc ça leur permettra d'avoir une visibilité à 3 ans sur leur financement. Je pense que c'est vraiment quelque chose sur lequel il faut réfléchir et avoir des actions, des formes d'obligation au respect de ces de ces 3 ans. Je je nous sommes persuadés au conseil d'égalité que agir sur le sexisme c'est un indispensable parce que le sexisme c'est l'antichambre des violences.

On ne réglera rien si on nagit pas sur le sexisme. Le sexisme, c'est quelque chose qui est totalement banal, qui est totalement toléré alors que on aujourd'hui il n'existe pas en tant que tel de délit de sexisme. quelque chose qui est quelque part dans nos lois mais qui ne qui ne quand il y a une atteinte à une femme et qu' il y a un du sexisme qui est réalisé sur une femme par exemple dans sur un plateau télé, vous allez avoir en fait ça va être retenu pour atteinte à la personne.

Ce n'est pas un délit de sexisme alors que vous avez un délit de racisme ce qui est tout à fait normal et bien sûr qu'il faut lutter contre le racisme. Et c'est pour dire que du coup on tolère des choses sur les femmes sous prétexte qu'elles sont des femmes qu'on ne tolère pas dans d'autres cas, ce qui est normal. Et donc voilà, il faut agir aussi sur cette question.

Et donc lutter contre le sexisme, c'est lutter contre beaucoup de choses derrière et notamment les violences faites aux femmes. Ça, j'en suis absolument euh persuadé. Euh vous avez euh évoqué notamment euh les femmes cadres euh et les différences qui peut y avoir euh sur notamment leurs enfants, l'éducation et le fait qu'elles aent que ces enfants aient moins vers les les filières scientifiques.

Je voulais mettre une alerte aussi sur un certain nombre de choses parce que on doit trouver des structures souvent où ça peut se mettre en place mais on a tendance quand on est député sénateur député sénatrices de mettre en place des lois qui concernent des entreprises de plus de et quand on est sur les plus de 500 plus de 1000 salariés on sait combien on ne touche pas largement la population française. Ça c'est un vrai sujet parce qu'en fait si on faisait vraiment euh un regard sur l'ensemble des lois qui concerne particulièrement les entreprises de plus de 1000 salariés, en fait on serait assez estomaqué de la différence qu'il y a entre les entre les Français, entre les salariés. Donc il faut appliquer des obligations beaucoup plus largement.

C'est pas toujours évident. Je sais qu'il y a de la résistance, mais c'est un indispensable parce que même si là vous avez pu remarquer étonnamment que ça concernait plutôt les enfants de CSP+, on a quand même pour le coup beaucoup d'inégalité euh dans les foyers euh CSP moi. Donc c'est c'est le le sujet sur lequel je voulais vous alerter.

Concernant le mode de garde et plus particulièrement la parentalité, c'est vraiment l'éléphant dans la pièce. Je crois qu'on doit mener un travail dans les prochains mois sur cette question. Le sujet du congé parental bien sûr avec une revue, il fonctionne pas.

Donc un moment quand quelque chose fonctionne pas, il faut essayer de le rendre plus performant. Ça a été tenté hein par le passé. Donc c'est pas simple pas croire qu'on a la solution miracle.

Mais je crois que la proposition de réduire le congé parental en le rémunérant davantage et en obligeant à ce qu'il y ait une répartition entre femme et homme euh plus égalitaire avec un temps où l'homme est seul avec l'enfant aussi parce que ou le deuxième parent parce que je crois que le le papa n'aide pas la maman. Le papa exerce son autorité parentale et exerce les soins sur l'enfant n'est pas une aide pour la maman. Et je pense que ça c'est important et ces premiers instants avec l'enfance sont vraiment indispensables pour aussi prendre totalement son rôle et exercer le rôle de père dans son entièreté et non pas juste d'une présence.

Donc je crois que ça c'est c'est un indispensable. Il y a le sujet aussi du congé paternité qui a connu une évolution quand même majeure. On est passé il y a encore quelques années à 3 à 3 jours.

Aujourd'hui, il y a pas si longtemps à 11 jours et là jusqu'à 28 jours. Donc c'est une évolution majeure. Il n'est évidemment pas question de revenir en arrière, mais je pense que ce sera toujours intéressant de regarder ce que ça a donné dans la société, comment du coup les les papas, qu'est-ce que ça a donné entre le lien entre père et l'enfant ?

Je le vois et là pour le coup, je me permettrai de faire une ce n'est pas documenté mais c'est vraiment ce que je peux ressentir autour de moi. Ce n'est pas un temps pour aller faire des travaux dans la maison. C'est un temps pour s'occuper des enfants.

Je pense que de l'enfant qui vient de naître. Je pense que c'est quand même important. Il y a encore des réflexes de dire tiens, je prendre mon congé maternité, j'ai pu refaire tel ou tel travaux dans la maison.

Non, c'est pas vraiment l'objectif. Même si chacun évidemment fait ce qu'il veut, on n'est pas là pour contrôler ce qui se passe dans le foyer, mais je pense que c'est c'est c'est quand même c'est quand même important. Là où je pense que en effet il peut il peut y avoir euh une une volonté d'agir et surtout d'aller vers l'égalité euh de tous les pères, c'est de mettre une obligation de prise de congé paternité pour tous les pères et pas de laisser euh une option.

C'est-à-dire quand on est salarié et ou qu'on est agent de la fonction publique, on doit prendre un congé paternité qui soit de temps de jours et pour tout le monde pareil. Vraiment, je pense que ça c'est une vraie mesure d'égalité d'égalité dans tous les niveaux de vie. On peut pas toujours agir sur ceux qui sont entrepreneons.

Bien sûr, on se retrouve avec des des formats très divers. Je je l'entends, mais vraiment je crois qu'il y a un sujet d'égalité à regarder au-delà d'imaginer augmenter le congé paternité. On nous interroge d'ailleurs souvent au HCE.

Est-ce que vous êtes d'accord pour mettre un congé paternité égal au congé maternité ? C'est délicat. C'est délicat.

Pourquoi ? Pour la raison que euh il y a un temps de repos aussi euh quand on fait un Est-ce que le congé maternité est uniquement pour l'enfant ? Est-ce que c'est aussi un temps de récupération ?

Tout tous les accouchements se passent pas de la même manière. Il y a des accouchements qui sont plus difficiles que d'autres. Donc pour le coup, le HCE n'a pas déterminé de de de position ferme, mais voilà s'interroge sur la volonté exprimée par des parlementaires de vouloir faire une égalité stricte entre le congé maternité, congé paternité.

Bon, il y a d'autres pays où où ça pose pas de problème. D'ailleurs, l'Espagne le fait et c'est quelque chose qui ne qui ne semble pas poser problème. Donc, moi, je veux bien le regarder, mais en tout cas, je pense qu'il faut quand même s'interroger sur un temps de repos. euh pour les femmes parce que même si l'accouchement se passe bien, il peut y avoir des sujets hormonaux et enfin on sait que c'est pas sans conséquence sur le corps des des femmes et sur les le la santé mentale des femmes.

Voilà. Alors cela dit, même si ceci ça permettait d'avoir des jours en plus pour l'homme qui ne serait pas lié effectivement à un repos, ça aurait le l'avantage d'être le même délai pour les entreprises et donc ce ne serait plus une cause de discrimination entre hommes et femme si le temps d'arrêt était le même. Lord d'Arcos puis ensuite ce sera Colombe Bruxelles mais Lord Darcos.

Merci beaucoup. Merci. Merci Beranger.

Pour prolonger le le propos sur les congés paternité, vous nous avez pas parler aussi des gardes alternées. Moi, je suis de nouveau très très souvent sollicité. Il y a eu une proposition de loi d'Ézabeth Doanau ici qui a été votée.

Euh quand tout se passe bien et on peut espérer que la plupart des foyers ça se passe bien, même en en cas de séparation. C'est vrai que la garde n'est pas forcément proposée par les avocats et donc cette ce texte avait été quand même assez largement voté. Ce n'est jamais ça a jamais été présenté à l'Assemblée nationale hein.

On reste toujours dans ces problèmes de de tuilage entre nos deux chambres et ce qui est assez frustrant. Et donc j'étais encore sollicité il y a pas longtemps par un couple qui trouvait que c'était quand même un trou dans la raquette. Et c'est vrai que du coup prolonger le problème de du congé paternité, je pense que pour des pères c'est très important.

C'était pas le cas à notre époque. Euh moi j'ai eu des parents divorcés mais on proposait pas la garde alternée. Et c'est vrai que je pense que ça permet vraiment au père de continuer à avoir un un vrai quotidien avec les enfants quand c'est pas éloigné bien évidemment ni des établissements scolaires, ni de la maman.

Mais je pense que c'est un sujet aussi sur lequel vous devriez être sollicité. Moi, je voulais aussi revenir sur le fait que on est beaucoup ici à regretter que à à l'instar des de l'Espagne, on n'est pas des tribunaux spécifiques sur les sujets de de violence et de d'affaires familiales. Euh vous souvenez quand vous étiez euh ministre, on vous avait sollicité sur la justice patrimoniale depuis ça va mieux. que la direction fiscale, enfin l'administration fiscale regarde un peu de plus près grâce à certaines associations ce qu'il en est pour ne pas faire peser sur les conjoints victimes les les dettes.

Après quand les conjoints violents se mettent en insolvabilité que par je veux dire en prise les régimes maritaux on ont évolué sous la contrainte et que les les les conjoints victimes se retrouvent quand même responsable en fait de ces dettes, ça reste très très grave. Et pareil pour les délais de de divorce en cas de violence, j'ai encore des cas vraiment où les délais sont absolument dingues. Enfin, je veux dire euh les conjoints violents peuvent avoir fait de la prison préventive, au bout de 3 ans, euh le divorce est toujours pas prononcé.

Enfin, je veux dire à un moment donné, il y a des priorités. Donc c'est vrai que voilà, ça relance l'idée bien évidemment que ces tribunaux spécifiques euh pourrait auraient pu faire avancer les choses. Non, pas forcément Dominique, mais en tout cas enfin la lenteur de la justice française sur ces sujets-là me vraiment me me mettre vraiment en colère.

Autre chose, j'ai aussi et vous avez dû peut-être en entendre parler euh dans les départements, il y a de plus en plus de placement d'aide sociale à l'enfance de de d'enfants qui sont prises entre euh qui sont pris en en un peu en étau entre deux parents où il y a pu avoir violence ou en tout cas divorce qui eux par contre se passe mal. Et j'ai vu des juges mettre en doute la parole de la mère en disant euh si c'est vous qui avez remontter votre enfant bien évidemment contre son papa. Et donc comme je ne veux pas choisir, je place l'enfant.

Et aujourd'hui, en tout cas, c'est le cas dans mon département, les placements sont exponentiels. C'est d'ailleurs du coup un coût pour la collectivité absolument monstrueuse. Et au-delà de ça, c'est terrible pour les enfants parce qu'ils se retrouvent quand même peut-être dans des conditions un peu compliquées alors qu'ils ont rien demandé et que la suspicion a été finalement faite sur la le parent victime.

Voilà. Et euh là aussi, je pense que sur le plan justice, je vous dis, moi j'ai un petit peu je suis un petit peu énervée contre contre la justice à cause de tout ça parce que je trouve qu'il y a quand même peut-être pas une écoute importante. Euh vous parliez de du fait de de faire de de sensibiliser les les hommes.

Moi dans mon département, mon président a choisi un homme pour être choccupé d'égalité homme-femme. Et donc bah c'est vrai que ça ramène beaucoup plus d'hommes dans les dans les réunions et ça devrait peut-être être systématique parce que au moins enfin bon, lui il est plus que sensibilisé mais du coup euh c'est presque plus facile même avec les gendarmes, avec les policiers. Euh autre chose sur le sexisme dans l'enseignement supérieur euh dans notre rapport.

Alors, vous êtes revenu vous et Dominique est revenu sur évidemment le problème de l'auto censure qu'on peut avoir dès le plus jeune âge. Il y a quelque chose, on a encore parlé hier mais on l'avait vu aussi quand j'ai je vous avais amené sur le plateau de sa clé euh l'emprise des directeurs d'unité sur leur leurs étudiantes ou ou leurs collègues. Alors, ça peut être une emprise sexuelle ou sexiste, mais aussi de récupérer leurs rapports et leur et leurs travaux.

C'est aussi un sujet sur lequel il va falloir qu'on soit très vigilant parce que ça arrive plus souvent, c'était dit de manière latente au ce plateau de sa clé, souvenez-vous mesdames. Mais ça c'est c'était quand même voilà à Fleur et Moucheté, on l'entendait et donc ça je pense que c'est important. Et dernière question euh dans tout ce ce cette R è R A de suppression d'agences et cetera, est-ce que vous avez été vous-même un peu fragilisé en tant que haute autorité ?

Euh est-ce que voilà, est-ce que les députés sont revenus vous voir en disant que vous serviriiez à rien et dans ces cas-là qu'on puisse vous défendre ? Mais c'est vrai que on met à mal même les au conseil. Donc je voulais avoir votre votre opinion.

Merci. Euh merci madame la signatrice. Alors sur les sujets de la garde alternée, euh le haut conseil à l'égalité est défavorable à la garde alternée de façon automatique.

Bien sûr, quand la garde alternée est demandée, d'ailleurs, les chiffres les chiffres parlent d'eux- même plus de 85 % des gardes alternées demandées sont acceptés. Euh nous y sommes défavorables. Non pas pour par principe, non pas parce que nous considérons que les hommes ne peuvent pas s'occuper de leurs enfants.

Bien sûr que non. D'ailleurs, nous nous souhaitons qu'ils soient davantage impliqués dans la vie de l'enfant. Mais l'automaticité du coup met en difficulté les femmes victimes de violence.

C'est que par défaut donc ce sera une garde alternée et vous savez combien voilà non mais d'accord mais en tout en tout cas dans les dans les propositions de loi, il y a eu aussi l'idée d'automatiser la la mise en place de la garde alternée. En tout cas, davantage la proposer, pourquoi pas ? Je pense que c'est quelque chose qui est qui devrait être une question qui se pose parce que de toute façon, il y a de plus en plus, c'est de plus en plus mis en place, il y a de plus en plus de paires impliquées.

Euh, il y a par contre, et je pense que ça, il faut quand même se le noter, de grandes disparités en fonction des CSP. C'est quand même des souvent des pères qui ont des situations financières et d'emploi supérieur qui prennent leur part dans l'éducation des enfants et moins les CSP moins. Euh donc ça, il y a un un gros travail à faire encore une fois sur les sujets de parentalité.

Donc des approbations pour la garde alternée automatique. Proposer davantage la garde alternée. Il y a pas de contre-indication.

La les pédopsychiatres sont pas unanimes sur qu'est-ce que ça apporte à l'enfant. Je pense que nous devons pas toujours penser à ce qui est préférable pour les adultes. Qu'est-ce qui est préférable pour les enfants ?

Est-ce que c'est de passer un temps du coup partagé entre le père et la mère ? Est-ce que ça doit avoir un lieu fixe et d'avoir un weekend sur deux, la moitié des vacances comme ce fut le cas pendant des années précédemment ? Je crois qu'il y a pas de formule miracle, ça dépend des enfants.

Est-ce qu'un enfant a besoin d'être toujours avec une valise ouverte ? Je sais pas. C'est c'est c'est des vraies questions qui se posent parce que l'idéal c'est évidemment quand les parents s'aiment et que le foyer se passe bien et que les enfants sont évidemment dans un foyer bienveillant et et et qu'il y ait pas de de situation de divorce.

Euh on va avoir à répétition des difficultés à prendre des décisions parce qu'en fait on va avoir 40 % des couples en 2030 qui seront qui se sépareront avec des des reconstructions de foyers euh et donc ça ça évidemment ça interroge la garde alternée. Ça amène aussi à d'autres contraintes des contraintes financières le partage des APL des aides sociales. comment on fait et comment on protège du coup et pour qu'il n'y ait pas de conflit sur ce sujet parce que quand vous avez une garde qui est déterminée par exemple généralement chez la mère, il y a évidemment quand elle est payée dans de bonnes conditions mais il y a au moins la pension alimentaire qui est déterminée et s'il n'y a pas de pension alimentaire il y a le minimum 274 € par enfant.

Là, quand il y a un partage strict, pour le coup, il y a plus cette pension alimentaire. Ce qui est d'ailleurs souvent un argument, euh le premier argument pour que les pères aussi puissent demander la la garde alternée. Ils se disent "Comme ça, je ne donnerai pas d'argent pour madame." Alors que c'est déjà pas pour madame, c'est pour les enfants.

C'est ce qu'ils ont tendance d'ailleurs à oublier. Voilà. Donc vraiment sur la garde alternée, c'est juste warning, vigilance.

Est-ce que c'est bon forcément pour tous les enfants ? pas d'automaticité, ça c'est une certitude. La proposer davantage, ça va avec l'air du temps et tant mieux si ces messieurs s'investissent davantage dans la vie des dans la vie et l'éducation de leurs enfants.

Euh juste aussi, c'est que on a quand même beaucoup de familles monoparentales dû justement aux familles qui éclatent avec euh des pères absents parce que bien sûr faut noter tous les papas qui s'investissent énormément et je ne suis pas là pour stigmatiser les les papas en général. Mais bien sûr, il y a aussi, il faut le noter, beaucoup de pères démissionnaires. Euh, j'ai trouvé qu'on avait eu toute une partie, notamment après les émeutes où on a beaucoup disqualifié les mères qui élevaient seules leurs enfants leur disant "Voilà, vous n'avez pas été au niveau euh mais Ouais, mais c'est surtout où étaient les pères quoi Parce qu'en fait quand on regardait les profils, Oui.

Mais quand on regardait les profils, en fait la plupart n'avait pas de père à la maison ou ne voyait pas leur père. Donc voilà, je pense que nous avons encore une société qui pardonne trop au père d'être absent et qui par contre ne pardonne jamais au mère de ne de de l'être. Et ça c'est c'est encore très ancré chez nous.

Concernant les tribunaux spécialisés. Alors bien sûr, ça a été un un grand sujet de discussion il y a maintenant 2 ans, une mise en place donc au 1er janvier 1er janvier 2024 des des pôles spécialisés et bien sûr aussi des pôles vifs qui sont été qui est donc un travail qui a été largement produit par par madame la présidente. Euh je pense qu'il faut qu'on puisse évaluer comment ça fonctionne.

Il y a une critique des associations féministes. Est-ce qu'il est mis en place dans les sonnes le pôle vif ? Bah voilà.

Non mais avant de demander qu'on construise un bâtiment, fais déjà en sorte que les magistrats travaillent entre eux parce que si ton dossier de vif était passé dans le pôle vif, le jaf qui s'en occupe accélérerait le divorce. Donc c'est là-dessus qu'il faut agir. Tu vas voir ton président de tribunal, tu dis "Et votre pôle vif, il en est où ?" Quoi ?

Parce que depuis le 1er janvier 2024, il doit être mis en place. Et la plupart des pôles vives qui fonctionnent bien font du coup des audiences dédiées euh des journées dédiées. Et ce qui est à mon avis assez intéressant, ce qui n'était pas obligatoire, c'est pour ça s'appelle des pôles et pas des chambres.

Sinon, ce serait une chambre vif et donc tu aurais ton tribunal spécialisé. Mais déjà, il faut que le tribunal le mette en place. C'est c'est pour ça qu'il faut du coup regarder comment cette politique a été menée depuis le 1er janvier 2024.

Ça fait 18 mois, c'est encore un petit peu court, mais je pense que d'ici l'année prochaine, c'est possible de se pencher sur la question et donc de pouvoir évaluer. Moi, c'est vrai que il y a la tentation souvent des membres du haut conseil égalité qui sont aussi souvent des militants féministes bien évidemment qui disent "Il faut des moyens dédiés, ça ne fonctionne pas et cetera." Je dis "Moi, je ne peux pas dire que ça ne fonctionne pas si je n'ai pas évalué le dispositif." Donc, évaluons le dispositif quand ce sera possible.

Regardons là où ça dysfonctionne. Pointons là où les les présidents tribunaux n'ont pas fait leur travail parce que c'est une obligation aujourd'hui de mettre en place les pôles vifs. Euh et euh du coup on pourra évaluer et dire bah voilà ce qui manque, voilà ce qui devrait changer.

Nous avons nous n'avons pas la même organisation judiciaire que l'Espagne. Donc il n'a pas été choisi de faire des tribunaux spécialisés. Est-ce de le faire à l'avenir ?

Je préfère attendre d'avoir du coup le retour des pôles spécialisés. L'idée c'est bien de rapprocher le civil du pénal. Donc évidemment éviter que un homme qui est parti en détention parce qu'il a frappé sa femme, violenté sa femme ou son ex-femme pour le coup puisse alors puisse se mettre en insovabilité euh récupère la quand même la garde des enfants.

Enfin il y a quand même des des aberrations qu'on a pu voir et qui ne doivent plus pouvoir se se passer. Vous avez raison, on avait eu cette discussion sur les les conjoints qui se mettent en insolvabilité, c'est en sport national, hein, la mise en insolvabilité, souvent sur les professions évidemment moins salarié ou agents de la fonction publique, mais plutôt du coup quand ce sont des des entrepreneurs, artisans et cetera. Donc il pas rare de fermer sa boîte, de la faire couler, de en plus d'avoir des aides de l'État souvent pour payer les fournisseurs et puis du coup de remonter sur le nom de la nouvelle compagne.

Ce qui permet d'échapper évidemment à à tout contrôle. Donc je pense que ça c'est un vrai sujet. Un un sujet encore une fois si on veut intéresser Bercy et et peut-être les hommes qui seraient plus sensibles, c'est du coup le le la perte d'argent.

C'est-à-dire que du coup toutes les aides publiques qui sont données pour les entreprises défaillantes avec du coup les fermetures d'entreprise et du coup le le manque à gagner sur voilà mais il faut en tout cas je pense qu'il faut engager parce que c'est c'est vraiment une perte d'argent et ça met en grande difficulté en effet toutes celles qui ont partagé la vie de ces messieurs qui se mettent en insolvabilité. Euh donc il y a il y a il y a un gros travail à faire là-dessus qui n'est pas qui n'est pas réglé ça c'est c'est certain. Dans le cas des coupes, vous avez parlé, vous l'avez pas cité comme tel, mais l'aliénation mentale.

Euh, imaginez que les femmes du coup ment et entraînent leurs enfants à avoir des un rejet de leur père, à imaginer des situations qui ont pu se passer et cetera. C'est évidemment quelque chose qui qui est dans le dans le le subconscient d'un certain nombre de de de Français he quel qu'il soit femme ou homme d'ailleurs peuvent le penser et qui est évidemment aucunement euh une réalité. Euh donc mais ça ça pèse énormément sur les décisions de justice.

Euh et ça il faut faire un un il y a un travail indispensable à faire. Les enfants ne mentent pas, les femmes ne mentent pas. Ou alors quand elle mente, même sur les même sur les sujets de de de les accusations de viol, c'est minime.

Donc arrêtons de penser que les femmes et les enfants mentent. Il n'y a pas de raison qu'elle mente quand on voit le peu de décisions de justice et de sanctions qui sont décidées par nos juridictions, comment on peut penser qu'elles ont envie d'aller assainer quelqu'un avec des reproches ou même de les accuser d'un certain nombre de faits alors que du coup c'est un parcours du combattant qu'elles sont souvent regardées de travers par la société. Enfin, je je c'est c'est ahurissant de penser ça.

Donc par principe, elle ne manque elle ne mente pas. Et donc du coup, il faut accompagner évidemment les les mères de famille, les enfants pour qu'il y ait des décisions de justice qui soient qui soient plus justes. Alors, un homme pour l'égalité.

Oui. Alors, je pense qu'il y a des symboles encore. Quand on aura des des femmes vraiment à des postes qui sont dédiés aux hommes, on acceptera davantage.

Mais vous avez raison et c'est malheureux. Présidence de la commission des finances. Ouais.

Ouais. Oui, ouais, ça peut être en effet rapporteur, mais c'est vrai qu'on a mais on mais il y a une forme de crédibilité qui est qui est en davantage donnée du coup aux hommes pour aller défendre des sujets. Et on le voit quand on a des hommes qui vont défendre les femmes, c'est parfois plus porteur auprès de certains publics.

Euh c'est c'est c'est malheureux mais c'est c'est comme ça. Alors, est-ce qu'il faut du coup leur donner l'occasion de le faire ? Je pense que non.

Il faut faut que nous on résiste aussi. Il y a pas de raison qu'on soit moins convaincante pour défendre du coup des des des sujets qui nous concernent. Mais embarquer bien sûr, ces messieurs, c'est je le disais, c'est un indispensable.

Alors, je vous rassure, le haut conseil à l'égalité ne fermera pas ses portes. Alors, de toute façon, de tout temps, le haut conseil à l'égalité est attaqué est attaqué par les franges les plus extrêmes, particulièrement les plus conservateurs. Il faut être clair.

Euh, je l'ai vu au moment particulièrement de ma nomination à la présidence. À quoi sert-elle ? Elle ne fout rien.

Le haut conseil encore une instance théodule qui ne sert strictement à rien. Euh les avis, enfin voilà. de l'argent mis en l'air.

C'est un petit peu ce qu'on nous ce qu'on nous reproche alors qu'on sait au combien le haut conseil à l'égalité et euh je veux dire les travaux sont lus, sont reconnus. Euh le rapport sur l'état du sexisme en France qui est une obligation légale euh est repris dans les médias, est utilisé par beaucoup sur beaucoup de travaux euh qui sont aussi réalisés par d'autres. Donc donc il n'est pas question de la fermeture du haut conseil égalité.

Euh déjà en plus, il y a une oblig, je vous rappelle qu'il y a une obligation légale depuis du coup ça fait maintenant 7 ans qu'il y a une obligation légale. Donc en fait, il faudrait aussi changer la loi. Donc on est aussi un peu protégé de ça.

Après moi c'est ce que j'ai dit aux membres du au conseil d'égalité lorsque j'ai pris la présidence pour certains qui pouvaient y voir une nomination non pas en fonction de mes compétences mais en fonction de de mon orientation politique jusqu'à ma ma nomination à la présidence. Euh je leur ai dit queon avait échappé quand même au pire et que un si on avait eu un gouvernement où à la tête il y avait donc le Rassemblement national, je donnais quand même pas cher de cette instance. Elle est donc fragile et vraiment j'attire votre attention sur le devenir du Haut Conseil égalité.

C'est une instance qui en fait on nen changera pas que la présidence parce que la présidente, vous avez compris, est nommée par le premier ministre ou la première ministre. Mais on changera même, on ne donnera plus les moyens pour le haut conseil d'égalité et même on fermera le haut conseil d'égalité sous prétex que du coup on fait un tri dans toutes ces agences qui peuvent exister. C'est une instance indispensable qui fait un travail colossal, qui fait des travaux reconnus et il faut qu'elle puisse continuer à exister.

Je vous dis pas qu'il n'y a pas des tensions sur le budget avec notamment nous avons connu une baisse d'un ETP qui est douloureux pour l'instance et ça c'était sous le gouvernement Barnier. Nous l'avons pas récupéré depuis. Nous savons que les budgets sont tendus et que la discussion sur le budget pour l'année prochaine va être compliquée.

Euh nous pouvons pas être une victime collatérale. Sachant que le budget franchement est pas élevé pour le haut conseil l'égalité. Nous n'imaginons pas que nous puissions être touchés davantage.

Si nous sommes touchés davantage et que nous avons une réduction encore de TP ou de moyens, je ne serai pas en mesure de pouvoir réaliser le travail qui m'est demandé. Aujourd'hui, je demande au chargés de mission de réaliser parfois un travail sur deux commissions. Alors, on a il y a il y a une c'est un peu compliqué dans le sens où on a des chargés de mission qui sont du coup qui dépendent de des ministères sociaux et on a aussi deux personnes qui nous viennent, une documentaliste de Matignon et également une personne qui nous est du coup attribuée par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères.

Euh mais euh en gros, nous avons donc la secrétaire générale, un chargé de communication presse également du coup euh on a donc trois chargés de mission euh qui sont donc en charge euh donc euh il y en a une qui est sur parité et santé et droits sexuels et reproductif parce que on a perdu cette ETP. Donc elle a deux commissions, ce qui n'est normalement pas normal. quelqu'un qui s'occupe de la commission stéréotype qui rend qui effectue le rapport sur l'état du sexisme en France qui prend quand même la moitié de l'année et on a une personne sur les violences faites aux femmes.

Donc vous voyez, c'est c'est c'est quand même un petit peu tendu et donc vraiment j'attire votre attention, si le haut conseil à l'égalité connaît des baisses de budget et des baisses de TP, je ne serai pas en mesure de pouvoir tout réaliser malgré les besoins et l'appétit de membres du haut conseil d'égalité pour produire du travail et pour évidemment éclairer la société civile et nos gouvernants, c'est-à-dire vous au sein de du Sénat et de l'Assemblée nationale et du gouvernement bien sûr. sûr pour améliorer nos politiques publiques et nos lois. Colombosel, merci beaucoup.

Euh, bonjour. D'abord, je vous présente toutes mes excuses. Je suis arrivée en retard mais enfin je vous écoutais dans le métro donc je n'ai rien loupé.

Euh mais mes collègues n'en seront pas étonnés. Je je vais évoquer la question des familles monoparentales. Ouais, je sais.

Mais à chacun à chacun ses dada puis à la fin quand tu es arrivé tu passes au combat d'après. On a on a travailler au sein de la délégation au droits des femmes avec notre collègue Béatrice Goselin sur la question des familles monoparentales. Euh j'allais dire impenser des politiques publiques, en tout cas soigneusement caché derrière le rideau noir et très rarement évoqué.

Vous y faisiez allusion. Euh je suis frappée. Oui, ça sonne.

C'est la vie. Je je suis frappée de voir euh que un certain nombre de collectivités territoriales commencent à travailler sur le sujet et à mettre en place des politiques publiques pour euh accompagner, reconnaître et accompagner les familles monoparentales. J'étais à Dijon il y a quelques jours.

On a été invité à Brest avec Béatrice Goselin à venir présenter le résultat de nos travaux. De l'autre côté, nous faisons et c'est vrai que ça n'est pas si courant, un travail en lien avec l'Assemblée nationale pour qu'une proposition de loi transpartisane puisse commencer à mettre un pied dans la porte sur la reconnaissance des familles monoparentales pour pouvoir les accompagner. On est fondamentalement dans un sujet d'inégalité, qu'elle soit sociale, professionnelle ou de genre et de commune d'inégalité et donc de précarité et de précarisation.

Euh et finalement, ma question, elle est simple et compliquée à la fois. Euh comment est-ce que vous pouvez euh avec euh le Haut conseil euh nous accompagner euh dans ce combat, ce parcours pour que enfin euh une famille sur trois euh principalement des mères solos euh avec un vrai sujet d'inégalité, je le disais, puisse être accompagné comme il se doit par l'ensemble des politiques publiques et pas que parce que on voit bien et ça fait le lien avec d'autres sujets que vous évoquez. à quel point la question de la place dans le monde économique et dans le monde du travail est aussi un sujet qui doit être enfin voilà prise en charge par les entreprises mais par l'ensemble des employeurs lorsqu'on a des parents solo dans ces agents ou salariés.

Alors le conseil égalité, vous savez donc réalise des des rapports, des avis et met des recommandations lorsque ces membres en décident. Évidemment, la présidente vient proposer, j'ai un certain nombre parce que là je je vous parle de ça parce que on attend le le décret de nomination des membres pour le le mandat 2025-202 dans les prochaines heures, jour là pour le coup on l'attend depuis un moment mais là il est prêt prêt à sortir et on va pouvoir enfin recommencer en tous les cas tous les travaux et décider justement des sujets qui vont venir pour les prochains mois et Donc nous n'avons jamais travaillé spécifiquement sur voilà les familles monoparentales. Donc moi je pense que ça peut être extrêmement intéressant voir par contre quelle est la commission qui peut s'en charger parce que du coup il faut qu'ussi je crois pas que ce soit la commission santé, je crois pas que ce soit la commission internationale, je pense pas non plus que ce soit la commission violence.

Euh ce sera sûrement la commission stéréotype, mais euh stéréotype, elle s'occupe déjà du rapport sur l'état du sexisme en France qui est la le seul euh rapport où il y a une obligation légale pour le rendre au mois de janvier de chaque année. Voilà, donc c'est aussi une question de parfois de de périmètre, mais ça c'est quelque chose que je dois régler moi en tant que présidente, mais je vous explique un petit peu aussi le fonctionnement du haut conseil à l'égalité, mais un vrai sujet en effet sur les les familles les familles monoparentales. Il y a plusieurs choses qui sont invisibilisées, vous avez raison, et qui inquiètent particulièrement le Haut conseil à l'égalité.

Euh nous remarquons et ça c'est la société qui mute et le haut conseil à l'égalité évidemment ne porte pas de jugement mais il y a des séparation qui s'opère de plus en plus tôt dans le couple avec des très jeunes enfants et donc et puis des des séparations qui s'accélèrent. C'est-à-dire que là, vous parlez d'une famille sur tr, on sera quand même pour le coup à quatre familles/ 10 dans quelques années. Donc c'est vraiment quelque chose qui va totalement se banaliser et qui va être proche d'une famille sur deux dans dans quelques temps.

Euh ça euh évidemment euh a un impact direct. On parle de famille euh monoparentales, donc de femmes isolées, de femmes seules qui élèvent parfois leurs enfants. Alors, on parlait de la garde alternée évidemment là, on est plutôt sur un dispositif où c'est madame qui a la garde principale et monsieur qui plutôt ses enfants les weekends et les vacances.

Et donc revient la charge du quotidien à ses mères. Il y a le sujet de la reprise du travail. Plus c'est tôt en plus, plus c'est difficile parce que les enfants en basage demandent aussi d'avoir de la présence de l'organisation, une organisation toute particulière.

Et on évoquait juste avant de commencer cette audition avec notamment avec madame la présidente et certaines sénatrices déjà présentes, c'est que en fait il va y avoir 40 % de départ en retraite d'ici 2030 d'assistante maternelle. Je pense que c'est une bombe à retardement. Euh avec le désintérêt qu'il y a pour ces métiers, la nonvalorisation de ces métier, on a on connaît on va connaître une baisse drastique de l'offre de garde.

En plus de ça, vous avez des structures existantes qui ont des difficultés à embaucher parce que ce sont des métiers qui n'attirent plus, qui sont mal payés et vraiment ça va avoir un impact direct sur les femmes. Évidemment, ça va inquiéter aussi les papas, les hommes et ça va créer aussi des tensions dans les couples parce que madame va dire, c'est pas parce que toi tu as un meilleur parce que c'est prouvé, documenté, c'est pas parce que toi tu as un meilleur salaire que moi et peut-être un poste supérieur au mien, que je ne suis pas passionnée par mon travail, que je n'ai pas envie moi aussi de reprendre le travail et je n'ai pas envie de subir parce queencore une fois quand c'est souhaité évidemment moi je je je aucun je je ne porte aucun jugement sont les femmes qui veulent garder leurs enfants. Elles ont bien raison si elles le souhaitent.

Mais encore faut-il que ce soit choisi et non pas subi. Nous savons combien il y a des temps partiels subis pour les femmes dans notre pays aujourd'hui parce qu'on a déjà des sujets de garde d'enfants et que ce sont elles qui sont les moins rémunérées aujourd'hui dans le foyer. Donc c'est elle, c'est ça elle que revient revient ce ce cette quelque part cette charge quand c'est subie.

Mais là on va avoir de on va connaître de vraies difficultés. Et donc le haut conseil à l'égalité se satisfait du fait que les mairies, les municipalités aient du coup autorité sur les questions de mode de garde et regarde par exemple à la création de de nouvelles crèches sur sur leur territoire. Je pense que c'est vraiment une politique qui doit revenir à l'échelon le plus proche des habitants parce qu'en fait je vois trop de municipalités de maires qui ne se préoccupent pas de savoir quelle est la l'offre de garde.

Avant de pouvoir prendre des actions correctrices, il faut faire un constat. C'est c'est un incontournable. Et donc regarder la le l'offre de garde dans une municipalité, c'est pouvoir répondre et faire un certain nombre d'action en faveur des modes de garde.

Aujourd'hui, c'est quelque chose qui est complètement méprisé. Le sujet de la famille et de la parentalité est complètement méprisé par un certain nombre de collectivités et particulièrement, je trouve, les municipalités. Donc, profitons des élections 2026 pour mettre ce sujet aussi dans les programmes pour les prochaines municipales.

Je crois que c'est vraiment un indispensable. Pardonnez-moi de vous interrompre là-dessus, mais moi je travaille beaucoup avec Sarah et actuellement hein sur les crèches qu'ell soit crèche privée, micro crèche parce que justement dans les collectivités, il y a eu et dans les certains départements beaucoup de de de couprès avec des fermetures. J'espère que comme vous la connaissez bien, vous pourrez aussi travailler avec elle sur sur ce sujet parce queelle a vraiment décidé de se de s'emparer de ce sujet crucial.

Je dois la voir là dans dans quelques temps. Donc j'en parlerai avec elle parce que c'est vraiment je crois quelque chose qui qui qui doit nous alerter tout de suite parce que ça aura de grosses conséquences. On sait les tensions qu'il y a aujourd'hui.

C'est c'est une vraie crainte pour les jeunes parents quand ils faut un enfant. c'est euh il faudrait euh déjà faire une demande de crèche avant même que le l'enfant soit conçu. Euh on a même des reproches parfois euh en mairie quand on vient déclarer l'enfant ou qu'on fait une demande de de place en crèche euh de dire bah vous auriez dû accoucher en mai parce que ça vous aurait peut-être permis d'avoir une place en septembre comme si c'est quelque chose qui qui se calculait.

Enfin, on a encore des remarques de ce type et euh cette enfin c'est des fois des fins de non recevoir. C'est même pas la peine que vous déposiez votre dossier, vous savez. Enfin et c'est très compliqué pour les femmes qui par exemple doivent mettre leur enfant à partir du mois de janvier dans une collectivité ou auprès d'une assistante paternelle de trouver une place.

C'est c'est vraiment un sujet qui est un sujet qui crée de l'angoisse. Donc il faut qu'on arrive à y répondre et il y a pas de formule parfaite. Le haut conseil égalité ne demande pas la création de crèche partout parce que dans les milieux ruraux c'est pas ce qui ce qui est préférable.

Les assistantes maternelles ont toute leur place dans sur notre territoire. Il faut juste avoir une pluralité des offres et surtout s'assurer qu'il y ait de l'offre. Et je trouve en tous les cas que nos gouvernants, quel qu'il soi à toutes les strates ne font pas assez le travail sur cette question.

J'insiste là-dessus parce que je pense que c'est un un vrai sujet. Et sur le le sujet de la des familles monoparentales, en tout cas de la mutation de la société et du fait qu'il y ait de plus en plus de séparation, il y a un sujet qui est un sujet pour le coup l'immobilier. Euh, on dit, on répète et je trouve qu'on ne dit pas assez que c'est aussi les changements de société qui créent cette tension dans l'immobilier.

On a besoin de construire plus, on le sait. On a un manque de logements sociaux, mais un manque de logement tout court avec des prix qui évidemment montent parce que la rareté fait que le prix augmente. Donc, ça crée évidemment des difficultés particulièrement pour les familles séparées qui du coup ont se retrouve avec des revenus qui s'amoindrissent.

Euh, on a un vrai sujet sur l'immobilier parce qu'en fait bah quand vous avez une famille avec deux enfants et que du coup les parents se séparent, il faut qu'ils soient eux-mêmes capable d'avoir les chambres nécessaires pour accueillir les enfants. Surtout si on parle de garde partagée où là pour le coup, il faut offrir encore plus un environnement qui soit adapté à au nombre qu'il y a dans la famille et particulièrement au nombre d'enfants. C'est un vrai sujet.

Euh le sujet de l'immobilier, c'est assez étonnant d'ailleurs parce que quand on pose la question au Français quels sont les sujets qui sont les sujets prioritaires à tout avant les élections et cetera, jamais l'immobilier sort. Le sujet de la de de du pouvoir d'achat, sujet de la sécurité, on a eu des sujets d'immigration, sujet d'écologie, sujet de la santé et l'accès à la santé. Mais le sujet de l'immobilier n'est pas traité comme tel.

Alors que c'est c'est on l'entend pourtant énormément autour de nous, mais ce n'est pas formulé comme une priorité. Et pourtant, je pense que c'est réellement une priorité parce que ça crée beaucoup de difficultés et notamment au moment de la séparation, on sait combien de femmes ne partent pas et que pas, je parle pas que des femmes victimes de violence hein, globalement il y a beaucoup de couples qui continuent à coexister, cohabiter dans le même lieu parce qu'ils n'arrivent pas à trouver un logement chacun de leur côté. C'est un vrai dilemme et donc du coup la politique de d'immobilier, il va falloir la regarder euh aussi avec une projection euh de ces séparations qui vont arriver et du besoin croissant qu'il va y avoir euh donc sur le le sujet de l'immobilier.

Voilà ce que je pouvais vous dire. Alors sur le sujet de l'immobilier, nous avons mise à part le très bon rapport sur les familles monoparentales fait au niveau de la délégation au droits des femmes. Ensuite un rapport sur femmes à la rue.

Et effectivement, c'est la le premier des sujets en fait que l'on a mis en avant puisque on voit que les femmes qui sont à la rue ne peuvent pas accéder au logement d'urgence parce que le logement d'urgence ne se libère pas parce qu'il peut pas accéder au logement social. Le logement social ne se libère pas parce qu'il peut pas accéder à euh à la propriété euh et tout ça parce que justement on n' pas de logement. Euh et donc très clairement le la première des ministres que nous sommes allés voir sur ce rapport qui n'était pas une ministre chargée d'une quelconque aide sociale, c'était la ministre du logement, c'est Valérie Lettard auquel à laquelle on a remis ce rapport parce que réellement c'est un des gros sujets, c'est le premier des sujets en fait qui qui est ressorti étonnamment de ce rapport femme à la rue. ce manque d'immobilier et ce ce blocage total de d'évolution de de l'immobilier.

Euh donc voilà euh je sais pas si mes collègues ont encore quelques compléments, mais moi il me reste vraiment à vous remercier. Je vous demanderai juste de pas partir tout de suite. J'ai une petite communication à vous faire pour la semaine prochaine, mais euh merci beaucoup, c'était vraiment très intéressant euh très intéressant de vous retrouver avec un autre regard puisque une autre un autre positionnement, mais ça vous permet d'avoir justement une globalité de situation et puis c'est souvent mieux de comprendre quelles sont les contraintes des uns et des autres pour pouvoir pour pouvoir avancer.

Il nous semble que le conseil à l'égalité est bien entendu parfaitement utile. Nous attendons, il est vrai, toutes toujours avec impatience, toutes et tous, avec impatience ce rapport sur l'état du sexisme en France, même si malheureusement d'année en année, il nous effrait un petit peu plus, mais nous allons y travailler. Nous allons y travailler.

Et et l'objectif et c'est ce que je découvre vraiment avec femme et science, c'est de réussir à faire passer le fait que la parole d'une femme est crédible et que oui, on doit aussi pouvoir l'écouter. Et c'est fou d'être aujourd'hui en 2025 et de se dire encore que une chose proposée par une femme ou une chose proposée par un homme n'est pas entendue de la même façon quand bien même c'est exactement la même chose qui est proposée. Et donc bah travaillons et travaillons dès l'école.

Oui bien sûr. Me permet juste de rajouter un élément que j'ai omis de vous enfin j'ai oublié de de vous de vous parler. C'est vraiment une quelque chose qui qui est très important pour le conseil d'égalité, c'est la mise en place d'un budget sensible au genre.

C'est un sujet qui est souvent caricaturé et pourtant il a rien de caricatural. C'est un indispensable. Je disais tout à l'heure, avant de pouvoir faire des actions correctrices, il faut pouvoir constater faire un budget sensible au genre, c'est pas d'abord faire de agir, c'est de constater que on ne met pas les mêmes moyens en faveur des filles et des garçons et en faveur des femmes et des hommes.

Et ça vraiment à toutes les strates, c'est-à-dire au niveau de l'État comme au niveau de toutes les collectivités régionales, départementales et municipales. s'intéresser de savoir dans notre municipalité puisque je pense que c'est quelque chose qui parle plus largement au français dans notre municipalité combien on met pour les filles et les garçons, les femmes et les hommes, les habitants donc de cette ville. On serait estomaqué de voir la différence qui est émise entre les femmes et les hommes et les filles et les garçons.

C'est pas normal parce qu'en fait les impôts, ils sont payés de la même manière. Donc il y a pas de raison en fait que les impôts de tous donnent davantage aux garçons qu'aux filles et aux hommes qu'aux femmes. Et ça, cette question, elle se pose.

Alors, je prends souvent une délégation pour lequel c'est assez simple, mais regarder la délégation au sport. Quand une municipalité décide de mettre en place enfin de de déployer du budget, de donner du budget pour mettre en place des nouveaux équipements sportifs, c'est-à-dire des salles ou de pouvoir changer un gazon de foot ou de rugby, et ben il suffit de regarder le nombre d'adhérents et souvent on met plus de budget pour aller changer justement un un donc un du gazon de rugby ou du gazon de foot que pour aller faire un gymnase Voilà, c'est un exemple mais c'est pour dire qu'en fait il y a une énorme disparité et qu'en fonction du nombre d'adhérents, vous allez plutôt avoir tendance à favoriser le sport masculin que le sport féminin. C'est un exemple assez simple.

Parfois, c'est plus compliqué. Je dis pas que c'est simple parce que ça veut dire est-ce que tous les budgets qu'on donne n'ont pas en fait quelque part une action contraire, c'est-à-dire que c'est pas forcément pour valoriser les femmes ou mettre en valeur les femmes. Mais déjà de faire cet exercice là, c'est un indispensable.

Moi, je salue le le l'engagement qui a été pris. J'avais engagé quand j'étais ministre un travail avec le le ministère du budget avec Thomas Casnav et ses équipes donc à Bercy pour justement imaginer ce que pourrait être les critères d'un budget sensible au genre. Il y a eu l'annonce il y a maintenant quelques semaines de la part de la ministre de l'égalité, la ministre du budget Amélie de Montchalin et également la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale et l'enseignement supérieur et de la recherche, madame Elisabeth Borne, de mettre en place dans leurs trois ministères un budget sensible au genre.

Et donc du coup, regardons comment c'est mis en place. Je crois, nous croyons vraiment à ce dispositif et vous qui êtes les représentants des territoires, parlez-en dans vos territoires. C'est il faut pas caricaturer ça.

C'est pas une idéologie dit de gauche. C'est quelque chose qui doit aussi infuser partout. On doit d'abord constater pour pouvoir agir plus efficacement en faveur de l'égalité.

C'est un dernier message que je souhaitais passer madame la présidente. Merci à vous. Très bien.

J'avais juste une petite communication. La semaine prochaine euh la semaine prochaine, nous avons donc réunion de délégation pour faire pour une table ronde qui concernera femme et sciences mais sur le recrutement, le déroulement des carrières des femmes scientifiques. Donc je pense que ça peut intéresser effectivement tout le monde et c'est bien d'essayer de le faire en séance plinière. euh qui se déroulera de 8h30 à 10h30 comme d'habitude pour nos réunions.

Et à 10h30 euh nous recevons en tant que DDF et c'est pourquoi je vous invite à à rester après 10h30 et après cette table ronde une délégation de femmes euh brésiliennes. Tout à fait. Donc vous avez reçu une invitation sur le sujet.

Euh donc du coup et qui aimerait bien s'entretenir avec des femmes de la délégation en droit des femmes pour parler de nos travaux et de ce que l'on peut faire. Donc j'aimerais ne pas y être seul. J'aime autant partager ces moments.

Donc si vous pouvez rester à 10h30 la semaine prochaine, voilà donc celles qui peuvent en tout cas ce serait vous serez les bienvenus. Donc voilà donc merci beaucoup madame la présidente d'être venue. C'était très intéressant. vos travaux rejoignent les nôtres et ensemble nous y arriverons.