"Il faut rompre l'isolement !" Une loi pour faciliter l’ouverture des bistrots dans les villages
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:12OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui prévoit exactement votre texte, Anne-Sophie ?
- 3:32FerméeRéponse directe
Concrètement, ça veut dire qu'on va créer de nouvelles licences 4 ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Vous répondez aux critiques des écologistes sur la santé publique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:45Fait
« Il y a effectivement une exigence absolue de santé publique bien évidemment qu'il faut lutter contre la consommation excessive d'alcool. »
- 6:28Chiffre
« Aujourd'hui, on a que 10 % de la consommation nationale d'alcool qui est consommée au travers des bistrots et des cafés, 10 %. Ça veut dire que 90 % de la sur-alcoolisation, elle se fait ailleurs, à la maison, à l'abri des regards, en milieu privé. »
Temps de parole
- ?100 %
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5h-7h, [musique] Benjamin Glaise. Il est 6h33 sur Sud Radio. Demandez le programme avant de retrouver Jacques Cardoze tout à l'heure à partir de 7h. On va parler de ? On va parler notamment de la politique. La politique d'une certaine manière, si je puis dire. Cette polémique en tout cas entre [musique] Kylian Mbappé et la Chine. On va tout vous expliquer parce que c'est vrai que ça fait le tour des réseaux sociaux. Et puis avec notre chroniqueur Pierre-Yves Martin dans Sud Radio et vous, l'actualité qui vous concerne, on se posera cette question un peu provoque. Peut-on être un bon manager sans être aimé de ses ? Mais tout de suite, c'est la vie en vrai sur Sud Radio.
[musique]
Faciliter l'ouverture des bistrots dans les villages, c'est tout l'objet d'une proposition de loi votée il y a quelques jours à l'unanimité au Sénat. L'idée, recréer du lien social dans les communes de moins de 3500 habitants. Des communes qui voient bien souvent leurs commerces fermer les uns après les autres. La rapporteure du texte nous fait le plaisir d'être avec nous ce matin. Bonjour Anne-Sophie Romagné. Bonjour Benjamin. Et soyez la bienvenue sur Sud Radio. Vous êtes sénatrice UDI de la Marne et donc rapporteure de cette proposition de loi qui a été votée, je le disais, au Sénat, auparavant votée par les députés.
On attend la commission mixte paritaire pour adopter définitivement cette proposition. Qu'est-ce qui prévoit exactement votre texte, Anne-Sophie ? Alors cette loi, elle s'adresse aux communes rurales de moins de 3500 habitants, comme vous l'avez dit, qui ne possèdent plus aucun café ou qui n'ont plus qu'un seul établissement titulaire de ce type de licence 4 parce qu'aujourd'hui un maire, un commerçant ou une association qui souhaite ouvrir un café peut voir son projet ne pas aboutir parce qu'il se heurte à une indisponibilité de licence ou à son coût très élevé. Donc en fait, l'objectif de de cette loi, c'est de lever les freins, de lever les obstacles Hmm.
pour permettre aux nouveaux projets de voir le jour. Parce qu'aujourd'hui, rappelons-le, on ne peut pas créer de nouvelles licences 4 comme ça qui permet de servir des alcools forts, plus forts que que le vin ou la bière, c'est interdit d'en créer de de nouvelles licences 4, faut forcément racheter une. Là, ça veut dire que comment ça va se ? Ça veut dire qu'on va créer de nouvelles licences 4 concrètement, Anne-Sophie ? Oui, c'est c'est tout à fait ça. En fait, effectivement, jusque-là, on avait pas la possibilité de créer une nouvelle une nouvelle licence 4. C'est ce qui a fait aussi que le nombre de débits de boissons sur le territoire national a drastiquement chuté.
On est passé de de 200000 débits de boissons en 1960 contre aujourd'hui à peine 35000. Donc, le fait de pas pouvoir créer de de nouvelles licences ajouté au fait que une licence, si elle est pas activée pendant 5 ans, elle meurt. Oui. Donc, ça veut dire qu'en fait, avec la fermeture des commerces et cetera, on est tombé vraiment dans un cercle où dans un cercle de déclin en fait de de de ces licences 4.
Donc, à partir de de de la promulgation de la loi, je veux pas dire à partir d'aujourd'hui parce qu'il reste effectivement la CMP, comme vous l'avez dit, mais à partir du moment où la loi sera promulguée, effectivement, les communes de de 3500 habitants pourront de moins de 3500 habitants pourront à nouveau créer des licences 4 sur leur territoire. Une Une [raclement de gorge] licence 4 pour ceux qui n'en ont pas.
Voire une deuxième parce qu'on s'est rendu compte effectivement que parfois une licence existait mais en périphérie de du du centre-bourg et par exemple un golf à l'extérieur de de la commune ou une boîte de nuit qui utilise déjà une licence 4, alors que l'idée de cette loi, elle est vraiment de revitaliser le cœur de ville. Donc, c'est la possibilité de permettre de rouvrir un commerce au cœur de ville. Voilà. Ce sujet, il vous tient particulièrement à cœur, Anne-Sophie Romani, parce que vous avez été maire d'une commune de 2500 habitants. Tout ça, c'est c'est du vécu, j'imagine.
Oui, je suis une élue de terrain profondément attachée à la vie de nos communes en ruralité et je sais effectivement combien les commerces comptent sont des lieux de vie, sont des lieux de rencontres, sont des lieux où où on échange des nouvelles, où on rompt l'isolement où le l'autre a un visage et c'est pas seulement un écran, c'est aussi un visage qui parle, qui s'exprime, on peut échanger des des des opinions euh et et et je pense que ça ça manque profondément à notre société toute entière.
C'est d'autant plus vrai en ruralité effectivement, j'étais maire d'une commune de 2500 habitants et et je connais bien la vie en ruralité et je vois bien ce que peut procurer un commerce pour rompre l'isolement donc c'est important surtout qu'en plus aujourd'hui les commerces les cafés, les bars, les les restaurants on propose des choses en en ruralité plutôt multiservices.
Vous voyez ce sont des commerces qui qui ont évolué, on peut avoir le dépôt de pain, on peut avoir des produits de première nécessité, on peut avoir des services postaux au-delà de l'activité économique euh basique de servir On a une sorte de de revirement avec beaucoup beaucoup de de de Français aussi qui décident de de s'investir justement dans un certain nombre de de communes rurales pour ouvrir un un commerce, un restaurant et donc pourquoi pas là un bistrot avec la création grâce à votre texte de ces nouvelles licences 4.
Vous avez entendu Anne-Sophie Romani les critiques d'un certain nombre de d'écologistes en matière de santé publique, certains qui estiment que ce texte ne fait qu'ériger un je cite l'alcool comme moteur de lien social. Vous répondez quoi à ces ? Alors je réponds qu'il y a effectivement une exigence absolue de santé publique bien évidemment qu'il faut lutter contre la consommation excessive d'alcool. Mais il y a deux sujets. Il y a le [grognement] sujet effectivement de de de la consommation excessive d'alcool et le sujet de la revitalisation de nos centres bourgs.
Et je pense qu'il faut éviter les raccourcis un peu simplistes qui consisteraient à dire que l'ouverture d'un café signifie automatiquement une hausse de la consommation d'alcool. Je pense qu'on est sur un dispositif qui est équilibré. On n'est pas sur une une ouverture tous azimuts. On concilie effectivement ces deux exigences de santé publique et de revitalisation de de de nos communes. Aujourd'hui, on a que 10 % de la consommation nationale d'alcool qui est consommée au travers des bistrots et des cafés, 10 % Ça veut dire que 90 % de la sur-alcoolisation, elle se fait ailleurs, à la maison, à l'abri des regards, en milieu privé.
Donc bien sûr qu'il faut continuer à lutter sur la sur-alcoolisation, c'est une évidence, mais je pense qu'il faut pas faire de raccourcis simplistes et on doit bien savoir dissocier les deux sujets. On a un problème de santé mentale en France aussi et d'isolement et je pense que si on parle de santé publique, on peut aussi parler effectivement de d'échanges et pouvoir créer des liens, ouais. D'un mot pour conclure rapidement parce que le temps passe, mais donc prochaine étape pour cette proposition de loi, c'est la commission mixte paritaire. On sait qu'il y a il y a de l'embouteillage à l'entrée de l'Assemblée et du Sénat [rires] en ce moment, c'est c'est peu de le dire.
Est-ce que vous avez un espoir quand même que cette commission mixte paritaire se réunisse avant la la prochaine ? Écoutez, oui, je souhaite vraiment que cette mesure puisse rentrer en application rapidement parce que les porteurs de projets et les élus ont besoin de visibilité. Après effectivement, comme vous l'avez dit, on on est un peu sur un embouteillage, on a quelques préoccupations quand même budgétaires en ce moment, donc ça passera certainement après, mais effectivement il faut que cette ce travail parlementaire aboutisse, que nous trouvions un accord avec l'Assemblée nationale. Je pense que ça devrait pas poser trop de de problèmes de trouver ce compromis.
Nous attendons une date, nous la réclamons. Et ben voilà, c'est fait en tout cas, vous l'avez demandé sur Sud Radio ce matin de Sophie Romani, un grand merci d'avoir été avec nous ce matin. Sur Sud Radio, sénatrice UDI de la Marne et donc rapporteur de cette proposition de loi visant à simplifier l'ouverture des bistrots dans les villages, les communes de moins de 3500