J’IRAI DORMIR CHEZ VOUS : FUSILLADE, KIDNAPPING… LES HISTOIRES LES PLUS FOLLES D’ANTOINE DE MAXIMY
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 78 %Attaque 1 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:58OuverteRéponse directe
Bienvenue Antoine, je suis content de te recevoir.
- 5:34FerméeRéponse directe
Tu as fait combien d'émissions d'ailleurs en tout ?
- 6:57OuverteRéponse directe
Tu es parti où ce jour-là ?
- 8:14OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe si jamais tu vas dans un pays et que tu rencontres personne qui veut t'héberger ?
- 10:10OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui t'a donné envie de faire ce concept-là ?
- 14:50ComplaisanteRéponse directe
Est-ce qu'on peut montrer un extrait ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:48Fait
« C'est pas Pékin Express. C'est pas je dors chez quelqu'un ou je dors dehors. Moi ce qui m'intéresse, c'est la rencontre. »
- 10:10Chiffre
« J'avais 44 ans quand j'ai lancé ça. »
- 12:06Fait
« La base du montage, c'est le champ contre champ, c'est d'avoir les deux personnes. »
- 20:11Chiffre
« C'est un pays entre le point le plus à l'est et le point le plus à l'ouest, il y a 3000 km. »
- 27:33Fait
« J'ai travaillé pour la télévision américaine CBS News. »
- 28:53Fait
« On est rentré dans un village où tout le monde avait été massacré. »
- 30:22Fait
« J'ai vu la guerre, la guerre. »
- 33:53Fait
« Déjà rien que pour aller dans ce village la route était minée. »
- 41:46Fait
« Tu transpires, c'est alors tu fais ça. »
- 48:14Chiffre
« J'ai tourné neuf épisodes par an. »
- 52:50non_speechFait
« il y a des gens de temps en temps, tu sais, les réseaux sociaux, c'est quand même beaucoup de gens qui n'ont pas de nom et qui ont pas de photo et puis qui disent des trucs très très agressifs. »
- 53:30non_speechFait
« les gens ne veulent pas quand ils t'invitent ils ont absolument aucune envie que tu payes. C'est une insulte même. »
- 54:10non_speechFait
« il est radin, il gagne de l'argent sur son émission, sur le dos des gens et cetera. »
- 56:42non_speechFait
« il manque une petite pièce triangulaire pour fixer sur le la bretelle du sac à dos pour poser la caméra qui va être là. »
- 58:10non_speechFait
« j'ai peur d'une part de comment ça va se passer. D'autre part Mali j' avais mis les pieds. Je sais que les gens étaient très gentils donc j'étais C'est pour ça que j'ai pris ce pays. »
- 59:38non_speechFait
« les Japonais quand ils sont à malaise puis rig »
- 1:00:21non_speechFait
« tu passes devant une maison, tu regardes parce que c'est très ouvert, ils sont la porte est ouverte, ils sont près de la porte, c'est un peu de et cetera. »
- 1:02:56non_speechFait
« C'est un pays dangereux ou pas la Namibie ? »
- 1:03:31non_speechFait
« les mecs bourrés dans tous les pays du monde, ils sont capables de faire des conneries. »
- 1:04:53non_speechFait
« il a une télé sur un mur. Enfin bref, donc on dort dans ce lit tous les deux. »
- 1:06:12non_speechFait
« il accroche il met le pistolet à la ceinture et tout. »
- 1:07:59non_speechFait
« Tu t'occupes de quelqu'un d'important ? Je suis policier. »
- 1:10:47non_speechChiffre
« Quel est le pays le plus propre dans lequel tu es allé où tu t'es dit vraiment là c'est au Cordaux ? »
- 1:12:14non_speechFait
« le Maroc qui a été très très très très accueillant. L'Algérie était très accueillante aussi »
- 1:13:40non_speechFait
« le Vietnam 24 heures après avant je savais pas que j'allais au Vietnam donc personne pouvait m'attendre. »
- 1:14:21non_speechFait
« ils ont une pièce où ils reçoivent les gens et le reste ils vont balisser. C'est relativement impersonnel et le reste tu ne rentres pas dans la maison. »
- 1:15:03non_speechFait
« j'ai rien préparé, je suis arrivé pendant le Ramadan. Donc au lieu de voir l'Iran normal, j'ai vu un Iran pendant la période de Ramadan. »
- 1:15:48non_speechFait
« j'ai été contrôlé au moins quatre fois. Ils sont venus jusqu'à mon hôtel, ils ont regardé les images. »
- 1:16:28non_speechFait
« les gardiens de la révolution »
- 1:17:09non_speechFait
« il y a des fois où tu as pas voulu rester dormir pour ta sécurité où c'est tu arrives à ta limite où tu dis là faut que je parte notamment au Québec c'était en 2005 »
- 1:18:37non_speechFait
« il vient vers moi avec un bon sourire et puis il commence à me casser la caméra »
- 1:21:26non_speechFait
« Cabilis, c'est quand même là que il y avait eu euh je comment il s'appelait Réy Gourdel qui a été assassiné euh par des brigands dans la montagne »
- 1:22:52non_speechFait
« il y a l'autre qui dit "Bah non, du vin, du vin et puis Daoud qui dit avec son accent algérien comme formidable, il dit non, un peu de gazo de limonade et cetera." »
- 1:23:36non_speechFait
« il te parle justement des des de cette où où les Français ont pas dû être terrible he je peux dire pendant la la guerre d'Algérie. »
- 1:30:50non_speechFait
« Janette, c'est une femme. On est je suis en au Mala. Malaoui, Afrique australe, un pays tout en longueur qui est un des plus pauvres du monde. »
- 1:31:33non_speechFait
« elle a eu la polio quand elle avait 7 ans. »
- 1:34:14non_speechFait
« on lance une cagnotte, une cagnotte participative, un truc onde peut mettre et ça part mais comme une bombe comme ça. »
- 1:35:37non_speechChiffre
« 10 1500 € pour le Malai, le pays le plus pauvre du monde »
- 1:37:50non_speechFait
« c'était juste derrière moi, il y a un coup de feu et puis après il y a eu plusieurs coups de feu. »
- 1:41:53non_speechFait
« l'histoire de l'enlèvement, du risque d'enlèvement en Bolivie en 2006 »
- 1:43:20non_speechFait
« elle veut m'emmener au commissariat et prendre un taxi. Elle elle est même pas entenue. »
- 1:44:02non_speechFait
« elle avait pas une fausse carte de police. »
- 1:45:26non_speechFait
« arrivent six chaînes de télévision en direct de Bolivie de Bolivie chaîne bolivienne au commissariat un touriste qui a failli être enlevé et cetera »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende. Aujourd'hui, notre invité c'est Antoine de Maximi. Vous connaissez peut-être son émission qui s'appelle Gérormir chez vous. Il va à la rencontre de gens dans des pays qu' en a fait 75 aujourd'hui. Je me retrouve dans un tout petit village de Kabili et je lui demande direct et je peux dormir chez vous ? Et il dit mais pas de problème et qu'est-ce que tu veux boire ? Moi je dis mais moi je bois de l'eau. Et puis Daoud qui dit non comment ça je bois pas ? Peu de gazu, j'ai un peu de limonade. Elle va faire un carton francophone. Tu as échappé à une fusillade au Caraïbe. Tu continues la séquence quand même. Oui, je pense au film.
Ça me semble plutôt paisible. Ça serait pas mieux de filer ? Ne bouge pas. Bonjour tout le monde et bienvenue sur les gendes. Aujourd'hui dans l'émission, notre invité c'est Antoine de Maximi. Vous connaissez peut-être son émission qui s'appelle Gér Dormir chez vous. Il a fait énormément d'épisodes, 75 épisodes c'est diffusés aujourd'hui sur RMC découverte. Il va nous raconter un nouvel épisode qui sort. Il nous a ramené des images. On va montrer des choses exceptionnelles aujourd'hui puisque le principe de son émission, c'est qu'il se filme tout seul avec une caméra accrochée sur son épaule, une autre face à lui et une dans la main.
Comme ça, il peut à la fois filmer les jours à qui il parle, se filmer lui et filmer quelque chose en gros plan. Il va à la rencontre de gens dans des dans des pays vraiment improbables. Il fait tout plein de pays puisqu'il en a fait 75 aujourd'hui. Il a rencontré des personnes qui sont même devenues parfois connu malgré elle des extraits qui ont extrêmement tourné partout. Notamment par exemple Daoud en Kabilie, un homme qui lui dit un petit peu de gazo de limonade. L'extrait a tourné absolument partout. Il lui est arrivé plein de choses à ce monsieur, plein de choses super.
Après, il va nous raconter la fois où il a failli être enlevé en en Bolivie, où il a survécu une tentative d'enlèvement. Il est même passé à la télé, il s'est vu carrément du poste de police sur les JT et vous allez voir tout ce qu'il a pu faire. Il a dû même se faire exfiltrer de Bolivie. Il a vécu une fusillade aussi dans les Caraïbes à un moment donné en parlant avec quelqu'un, une fusillade partout autour de lui. Il va nous montrer tout ça. Juste avant de commencer l'émission les amis, abonnez-vous en 2 secondes si vous voulez bien à notre chaîne YouTube et puis vous pouvez hésitez pas à commenter aussi.
Je sais qu'Antoine de Maximi va lire les commentaires et en podcast audio sur Spotify 10h Apple podcast et Amazon Podcast. Je sais qu'il vient de Lyon, sachez enfin qu'il est né à Lyon. Antoine sachez que le 29 octobre on va lancer la tournée qui s'appelle le légende tour à partir du 7 octobre mais le 29 octobre on sera à la LDLC Arena à Lyon. On va passer dans pas mal de villes. On va passer à Chambéri, à Montpellier, à Dijon, à Strasbourg, à Nice aussi. On sera à Bruxelles notamment à Forêt Nationale par exemple. On va y passer 2 jours et à Paris on sera à la Adidas Arena le 14 et 15 novembre. Vous pouvez prendre vos places sur légende-tour.fr. On va faire 18 zénites qu'on a réservé.
On a mis une scène centrale. On va recevoir six invités qui ont marqué la chaîne. Philippe Box le médecin légiste, Julien le pilote de d'hélicoptère tigre de l'armée, hélicoptère de combat. Euh on aura un ancien trader, Mathias Bacino, qui va nous raconter tout ce qu'il a pu voir dans l'univers de la banque. Euh on aura une sexologue thérapeute de couple aussi, euh un astrophysicien euh notamment et puis à chaque date, il y aura en plus des artistes qui se rajouteront. Ragunar Lebreton, euh Franck Dubosque, beaucoup d'autres invités aussi qu'on va annoncer au fur et à mesure. On les garde encore pour l'instant un peu secret mais il y aura Kevad Adams, Michelon aussi qu'on a déjà pu annoncer.
Rémy Gaillard sera avec nous à Montpellier. Donc voilà, vous pouvez venir en famille entre amis, il y aura tout le monde et c'est un show on va apprendre des choses, on pourra pas filmer en tout cas ce qui va se passer comme ça on va garder vraiment et ce qui va se passer sur en salle va rester en salle. C'est vraiment l'objectif. Juste avant de commencer l'émission avec Antoine de Maximi, je voulais remercier notre partenaire, notre sponsor sur cette vidéo, c'est Trade République. Trade République, on a déjà parlé de Trade République sur la chaîne. C'est une banque en ligne qui permet de gérer son argent simplement et sans frais bancaire.
Aujourd'hui, plus d'un million de français utilisent déjà très République. Vous pouvez ouvrir un compte en quelques minutes, c'est gratuit, sans frais d'ouverture ni de tenue de compte. Et ça se passe directement depuis l'application. Et maintenant, si vous ouvrez un compte chez Trade Republic, vous pouvez profiter 3 % brut d'intérêt par an sur votre compte courant, sur votre cash, sans plafond. Concrètement, ça veut dire que 10000 € peuvent générer 300 € par an. Ça fait à peu près 25 € brut par mois. Alors, le gros avantage, c'est la flexibilité.
En fait, vos intérêts sont calculés chaque jour en fonction de l'argent que vous avez sur le compte et vers chaque mois et votre argent reste disponible à tout moment. Pas de blocage ni de contrainte. Alors, c'est aussi l'occasion de profiter d'un petit bonus. Trade République vous offre 50 € en ETF à l'ouverture d'un compte. Donc, c'est des actions sur un panier d'action en passant par le lien en description ou en scannant le QR code affiché à l'écran. Si ça vous intéresse, on vous met toutes les infos en description. Voilà, merci beaucoup à eux de sponsoriser et c'est parti avec Antoine de Maximi qui a fait "Gérer dormir chez vous sur les gendes. On y va bien.
Alors, c'est Antoine de Maximi qui parce que là ce coup-ci on va avoir le temps de parler, va vous raconter plein de trucs et j'espère plein de trucs que vous savez pas." Voilà.
[musique]
Et ben bienvenue Antoine, je suis content de te recevoir. Salut Guillaume, enchanté. Ça me fait très plaisir première fois de de te rencontrer déjà en vrai parce que je connais tes émissions. On a on a le droit et je te remercie. Tu tu as demandé on va pouvoir passer quelques extraits ou euh voilà de l'émission c'est qu'on va parler de tes voyages les plus incroyables que tu es vécu. Tu en as fait beaucoup. Tu as fait combien d'émissions d'ailleurs en tout ? 75 75 sans compter. J'irai dormir à Hollywood à Bollywood. J'irai dormir chez vous juste.
J' dormir chez vous juste ça c'est la série et puis il y a tout ce que j'ai fait avant la série tout ton parcours c'est le principe de l'émission ici. On revient sur le parcours de l'invité on essaie de comprendre ses choix et cetera. J'irai dormir chez vous on va aborder le sujet évidemment tu vas nous raconter il t'est arrivé beaucoup de choses beaucoup de galères. Tu as eu peur certaines fois. Oui je savais pas ça. C'estd que moi j'en avais vu quelques-uns évidemment comme tout le monde les vois passer mais je savais pas que tu avais eu des vraies vraies grosses frayeur c'est que tu pars vraiment tout seul il y a personne caché. Il y a personne.
Je pars tout seul et je dirais que un épisode sur 3, il y a un petit moment tendu et un épisode sur 6, il y a un moment très tendu. [rires] C'est vrai. Et tu es encore en vie avec 75 émissions. Ouais. C'est c'est quoi le concept pour ceux qui n'ont jamais vu l'émission ? Alors le concept c'est de c'est de partir tout seul avec l'idée de rencontrer des gens au hasard, des rues partout avec le but c'est de dormir chez eux. Ça c'est l'objectif. Mais la partie conis vraiment pas Ah non rien rien. Il y a pas de préparation avant. Tu non il y a des épisodes où je suis allé à l'aéroport, je savais pas dans quel pays je partais.
Ça c'est une fois et une autre fois je suis parti dans un pays, ça s'est pas bien passé pour des histoires de Covid. J'ai changé de pays le premier jour de tournage, le lendemain et j'ai fait un autre pays. Mais quand tu dis que tu savais pas, c'est c'est tu as la production qui te prend un billet au hasard ? Non, c'est moi qui prend le billet. Mais ah non pour l'aéroport je suis allé au comptoir Air France et puis j'ai discuté pour savoir où je pouvais aller. On peut encore faire ça parce que maintenant on réserve sur internet et c qu'il y avait encore des guichets. C'est plus cher ton billet, tu risques de le payer plus cher. Mais à part ça, Et tu es parti où ce jour-là ?
Et je suis parti en Grèce et l'autre fois je suis allé à Taïwan. Je voulais faire l'île de Taïwan et puis je suis arrivé là-bas, tout le monde avait le masque et je me suis dit je peux pas tourner dans ces conditions-là. Donc le lendemain, j'ai appelé l'agence avec le décalage horaire. J'ai dit "Ben trouvez-moi un billet pour euh Vietnam." J'ai fait le Vietnam. Incroyable. Ça change rien en fait. Tu as trois caméras sur toi. Oui. Ah oui. Tu filmes tout seul en fait la particularité puisque pour parler du principe, tu as vraiment inventé un concept hein. Oui, ça à ce niveau-là c'est sûr. J'ai une caméra qui est fixée sur l'épaule petite. Pas caché du tout.
GoPro sur l'épaule, c'est Sony mais voilà. Et puis un harnet avec une tige et une autre caméra qui me filme moi. Comme une sorte de perche à selfie sur toi. Exactement. Il y a des gens qui disent que j'ai inventé la perche à selfie. Je crois que ça existait avant mais en revanche on en voyait jamais. Et euh et après j'ai trè caméra à la main. Donc une 2 et 3. Parce que parfois quand quand on fait une émission de télé, moi j'ai eu la chance grâce à ce métier de pouvoir participer à Fort Boyard par exemple. Ah tu l'as fait moi aussi. Et ouais, j'ai adoré. J'ai fait cinq foisyard. Ils m'ont redemandé mais je la trouille et Ah c'est vrai ou mois je suis vieux maintenant.
Oh [rires] et c'est violent enfin enfin c'est violent. C'est un peu physique. C'est un peu physique. Tu peux te retrouver sous l'eau dans les trucs un peu. Ça dépend des épreuves que tu as. Il y en a qui sont un peu durs. Et en fait à l'image tu vois pas qu'il y a 250 personnes qui travaillent dessus. Tout le monde est caché derrière les poteaux qu'on a des plans mais en fait il y a des gens partout. Et je pensais que dans ton émission, il y avait toujours quand même un mec de sécul en parler tout kidnapper en Bolivie par exemple. Moi je pensais qu'il y avait un mec qui était caché à 50 m avec un takwki qui t'entendait au cas où quoi. Tu pars vraiment tout seul. Un seul billet d'avion.
Ouais. Qu'est-ce qui se passe si un jour on va parler parcours, mais qu'est-ce qui se passe si jamais tu vas dans un pays, tu te promènes et que tu rencontres vraiment personne qui veut t'héberger ? C'est arrivé. Non, mais de toute façon, il y a une chose qu'il faut comprendre, c'est que c'est pas Pékin Express. C'est pas je dors chez quelqu'un ou je dors dehors. Moi ce qui m'intéresse, c'est la rencontre. C'est l'humain. Oui. Et donc ce qui te pousse à la rencontre, c'est le fait de vouloir dormir chez lui. Mais moi, je me balade vraiment tout seul. Donc ben j'ai fringues, j'ai un ordinateur, j'ai des caméras de secours, j'ai des batteries, des chargeurs de batterie, j'ai plein de bordels.
Donc j'ai une valise qui fait une vingtaine de kilos avec toi. Ouais. Et oui. Tu as des vêtements de rechange ? Tuas tu as Absolument. Tu as les mêmes chemises du coup ? Tu en as plusieurs. Oui, bien sûr. J'en ai h Je pars avec h chemises, h calb but, h paires de chaussettes. En fait, de quoi remplir une machine à laver. Et ben tout ça, je le pose dans un hôtel et je le dis. Je l'ai dit dans plein d'épisodes pour que on vienne pas me dire un jour "Ouais, tu triches ?" Non, je triche pas. Tu as ton hôtel au cas où ? presque toujours mais pas toujours. Parfois j'ai juste une voiture et parfois j'ai rien.
Alors là ça devient plus compliqué mais ce qui fait que j'essaie d'aller chez les gens mais si j'y arrive pas mais à ce moment-là je retourne à l'hôtel. Et ça l'intérêt c'est quoi ? C'est que tu vas garder une certaine je dirais élégance. C'est-à-dire que c'est pas vital d'aller chez la personne, donc tu vas passer certaines limites. Ce que tu feras peut-être plus dans des conditions plus plus dur quoi. On va ton parcours avant. Mais qu'est-ce qui t'a donné envie de faire ce concept là ? Parce que inventer un concept, il faut avoir une envie derrière, faut faire une flamme quoi. Exement. Tout à fait. Alors, il y a plein de raisons.
D'abord, il y a il y a le fait que j'étais arrivé à un point de ma carrière, j'avais 44 ans quand j'ai lancé ça, c'est que je faisais des gros documentaires d'expédition scientifique. Donc de l'argent, des moyens, des très belles exp que je choisissais du temps. Mais le problème c'est que je commençais à avoir beaucoup de contraintes aussi parce que tu as l'équipe, tu as les chaînes. Quand tu as plusieurs chaînes, chacun voit le film comme il veut et cetera et en fait tu t' emmerdé par plein de gens.
Donc je me suis dit maintenant ça va, j'en ai fait plein, j'ai fait des trucs vraiment exceptionnels, je sais pas si on aura le temps d'en parler mais qui qui sincèrement qui sortent de l'ordinaire et je me suis dit je veux retrouver ma liberté. Ça c'était le premier truc. Or, ça faisait des années que je pensais à faire des portraits de gens normaux, tu vois, les gens dont qui dorment pas avec des lions, qui plongent pas en sous-marin [rires] à 5000 m, tu vois ce que je filmais à ce momentl. Oui, tu filmais dans dans un sous-marin notamment. On va en parler après. On va en parler après. On va venir dessus. Donc ça c'est la deuxième raison. Tu avais envie de de de Ouais.
de te retrouver avec des gens qui ont des vies J'avais envie de raconter ça. Mais les vies normales qui en général. Ah c'est pas vrai. Regarde, nous on reçoit des gens vous mais vous vous êtes novateur dans votre genre et comme Non non, personne en voulait. Et puis il y avait une autre raison, c'est que je ingénieur du son, caméraman, réalisateur, présentateur, tu avais toutes les connaissances. Don je me disais, je peux faire un truc tout seul. Et puis il y avait le défi technique qui m'amusait parce que cette idée de d'avoir une caméra là, une caméra là, en fait, j'avais déjà vu des mecs qui avait mis une caméra comme ça pour faire un plan dans un film d'un copain.
J'avais vu des gens qui mettaient une caméra sur le casque pour filmer des choses qu'il pouvaient pas faire parce qu'ils avaient les mains prises. Mais personne n'avait pensé à associer les deux. Or, la base du montage, c'est le champ contre champ, c'est d'avoir les deux personnes. Comme ça, tu peux passer de l'une à l'autre et donc faire des coupes facilement. Et je pense que ça c'était une des bonnes des bonnes idées. Tu as fait des tests avant dans la rue où tu habites, tu as essayé dans ta rue pour voir si ça marché. Bah au marché de marché de Belleeville, marché de gens. J'ai fait les premiers essais avec là un copain derrière moi parce que je savais pas ce qui allait se passer.
Donc j'avais un copain qui était là pour si ça dérapait. Je savais pas. J'ai été super bien accueilli et et surtout l'histoire est drôle parce que j'ai l'idée du concept. Je vais voir une boîte au russes qui fabrique ses petites caméras et puis je leur explique. Il me bricole tout en quelques minutes parce qu'ils avaient déjà un harnet qui avait servi à autre chose. Il me trouve une tige et cetera et je me retrouve avec mon équipement. Ça tient avec du scotch, c'est mal foutu, tout ce que tu veux. Et je dis bah, il faudrait que je fasse un essai. Ils me disent "Bah prends-le." Je ramène ça chez moi, je m'équipe dans ma maison, je me regarde devant la dans la glace.
Je me dis "C'est ridicule." [rires] Non mais c'est ridicule parce qu'attends à l'époque personne n'a fait ça. Donc je me dis c'est ridicule, je remballe tout et je me dis bah tu as le doute tu as le doute de de Non mais j'ai j'ai tourné la page. Je me dis c'est ridicule, c'est trop con, je range tout je et je me dis lundi, je ramène ça. Et puis le lundi matin, je me dis c'est trop con parce que j'ai même pas essayé. Et ça je risque d'avoir des regrets toute ma vie. surtout si même planté que pas essayer. Ah bah oui et oui imagine qu'un mec fait ça même chose.
Alors là je de semaines plus tard tu vois ça sur une chaîne un mec qui marche dit et donc je me rééquipe et je j'y vais juste pour me planter pour être sûr que ça marche pas. Je regarde les images en rentrant et c'est génial parce que j'arrive je commence à parler à un mec il me regarde il fait tu sais il regarde le matos je continue à lui parler terminé. Le matériel n'existe plus. Le mec, il est totalement authentique, spontané, comme s'il y avait pas de caméra. Comme s'il les oubliait. Ouais. Il les oublie. Il les oublie complètement. Et après dans le marché, je me suis amusé à chercher quel était le mec le plus rigolo du marché. Et de personne en personne, voilà.
Et c'est comme ça que j'ai commencé à montrer ça à Bonne pioche. Bonne pioche qui a une boîte de production qui me produit depuis 20 qui une super boî. Ils font des super documentaires. Ils ont même eu un documentaire sur les pingouins si je dis pas de bêtises. C'était eux un Oscar. un Oscar. Ils ont eu l'Oscar. Euh bah en fait, on a démarré au même moment. Comment s'appelait ce documentaire, excuse-moi ? La marge de l'empereur exar de Luc Jaquet et euh super boîte de de production.
Et oui, et d'ailleurs ils m'ont pas payé pendant un an puisqu'il y avait aucune chaîne qui en voulait et qu'ils étaient en train de faire faillite parce qu'ils avaient lancé ce tournage en Antarctique et qu'ils avaient pas les financements. Oh là là, ça c'est une boîte qui a pris des risques. Bah ça c'est les meilleurs. C'est les meilleurs parce qu'il y a plus beaucoup de monde qui prend des risques aujourd'hui. Bah je pense que c'est les les en fait c'est les jeunes. Non mais c'est vrai quand tu as 25 30 ans, tu tu oses prendre ces risques là. Après si tu as un pack beau à gérer, tu peux plus. tu as tu as réussi à à même parfois prendre des personnages qui sont devenus des mêmes.
On va reparler tout à l'heure de Daoud euh qui qui a un monsieur qui dit il y a il y a un peu de gazo, un peu de limonade, le truc a tourné mais partout. Tu tu m'as appris des infos, on va en parler après si tu veux bien. Et juste, est-ce qu'on peut montrer un extrait mais d'abord expliquer ce qu'on va voir, c'est tu vas dormir dans le lit du mari en Inde. Ah oui, une histoire en fait où tu vas je crois que c'est céit, j'avais noté l'année, c'était en 2011. C'est une femme qui a proposé de dormir à sa place.
Alors en fait il y a dans cette maison parce que le gars accepte c'est un cic les turb les bon il accepte de me de m'héberger pour la nuit et il y a une chambre dans lequelle il y a un couple et une chambre dans laquelle il y a un autre couple mais il y a un truc truc qui se fait pas c'est que je dorme en même temps que lui et sa femme dans la même chambre. Donc sa femme est partie dormir avec la la femme de sa belle- sœur si tu veux et puis son frère est venu dormir dans la chambre où j'étais. Mais comme il y avait que deux lits, un lit double et un lit simple, le frère s'est mis dans le lit simple et me voilà avec le mari dans le lit double. Et ben c'est super drôle.
Alors que lui il voit pas malice mais les français quand ils regardent la séquence il voit tout de suite malice. Et ça ça se fait naturellement. Tu prévois rien. Ah non, j'avais prévu. Non, rien. Mais jamais. Jamais jamais j'ai rien prévu. Jamais j'ai prévu quelque chose. C'est c'est tu tu es pas gêné quand tu arriv ? Non, je suis pas gêné parce que d'abord j'ai énormément l'habitude de de m'adapter parce que je fais ça depuis 20 ans. Mais c'est pas commencé à faire ça à ce moment-là. J'ai commencé toute ma vie, j'ai fait comme ça. Moi quand je partais en vacances avec ma fille, je disais on va partir demain.
On prenait la voiture, on prenait l'autoroute du sud et pas de stress et tu et tu roules et voilà. Mais non, mais je donnais les coups de fil aux copains pour savoir qui était prêt à me recevoir. Je savais pas où on allait. On s'en foutait. C'est c'est pas en fait c'est pas important pour moi de savoir où on va. Non, c'est bah surtout quand tu es en vacances, tu imagines ? Ben non, tu veux pas tout contrôler. Non, mais par contre, j'icipe tout. Je suis en permanence en train de penser au coup d'après, mais j'ai pas pris de décision. [grognement] C'est ça la différence. Tu dis, tu anticipes. Non. Tu anticipes pas quand le matin tu pars en vacances, tu sais pas où tu vas, tuanticipes pas.
Ouais, je sais que j'étais le copain là. Oui, tu sais à peu près vers Bordeaux, tu vas vers Bordeaux par exemple. Non, mais même si je me retrouve dans une situation particulière et que j'irai dormir chez vous où je pourrais aller là ou aller là, j'ai déjà pensé à ce qui se passerait peut-être si j'allais là ou si j'allais là. Mais au moment de prendre la décision, elle est pas prise. Je vais au dernier moment et voir même prendre une troisème décision, une trisème direction plutôt, tu vois. Et toute ma vie est comme ça. À bombé, tuas un Indien, un monsieur qui a voulu lui dormir avec toi dans ta chambre d'hôtel. C'estd que c'est la première fois où il y a un mec qui veut dormir avec toi.
C'est la seule fois d'ailleurs. C'est l'arroseur arrosé. Complètement. C'est Ouais, c'est c'est c'est drôle. Pareil, je rencontre un mec dans la rue mais il me semble un peu bizarre mais il m'a pas l'air dangereux. Et puis je suis on est à Bombé. Bombé, ce qu'il faut savoir c'est que je sais pas comment c'est aujourd'hui mais c'est des embouteillages mais monstrueux. Paris à la plus mauvaise époque c'était fluide par rapport à bombé. Ah ouais mais en en Inde pour faire des trucs c'était 2h30 3h pour pour se déplacer à certaines heures évidemment mais il m'emmène chez des copains à lui parce que lui il habite pas dans cette ville. Il a un mec que tu dans la rue ? Oui oui oui.
Qui on discute qui est comme les Indiens, ils font des gens comme ça. Il bouge la tête un peu de gauche à droite. Ouais et puis euh mais je passe 3 4h dans cette voiture un taxi et on arrive chez le pote aller retour 3h 4h et on arrive chez le pote, il est pas là et il me dit qu'est-ce qu'on fait ? Je lui dis mais je sais pas ce qu'on fait. Bah moi je vais retourner. Alors il vient avec moi et puis je dit moi je m'attends à ce qu'on se sépare. Je sais pas quelle est sa vie, ce qu'il a prévu de faire et cetera. Et puis il me demande s'il peut dormir dans ma chambre. Et tu veux dire quoi ? Et ben, j'ai dit oui.
[rires] Mais oui, c'est trop drôle parce que moi je filme, moi ce que je veux c'est que ça soit pas pareil que l'épisode d'avant et voilà. Trouver des trucs différents fois. Oui. Sinon sinon je m'emmerde. Sinon tu t'emmerdes. Ouais. Donc c'est grâce à ça d'ailleurs qu'on en est à 75 épisodes parce que sinon ça se serait jamais assez renouvelé. 75 épisodes pardon. C'est combien de pays ? C'est à chaque fois un pays différent. Ouais. deux trois exceptions près. Ouais, c'est ça.
Et et euh là où ce qui a fait que la séquence n'a pas abouti, c'est qu'ils ont pas voulu le laisser entrer à l'hôtel parce que euh peut-être parce qu'on était deux hommes déjà, il trouvaient ça suspect et puis ils ont demandé, ils voulaient apparemment il a dit non parce que il est indien va comprendre. Ah bon ? Non. Ouais, c'est ce qu'il a dit le gars parce que c'était un hôtel un peu international. Il comprenait pas pourquoi il ou il a pas pu rentrer donc ben on en est resté là. Donc tu as pas pu faire la séquence quoi. Bah elle est pas allé jusqu'au bout mais je l'ai mise dans le film. Combien de temps tu passes dans un pays quand tu tu filmes ? C'est toujours la même longueur.
Je m'adapte une fois je me [raclement de gorge] suis fait virer d'un pays. Je l'ai tourné en 6 jours. C'était quoi lui ? C'est le les Kéribati. Je connais pas mais c'est normal. C'est un pays mais il est incroyable. On va voir si tu trouves. C'est un pays entre le point le plus à l'est et le point le plus à l'ouest, il y a 3000 km. C'est d'accord. C'est vers l'île de pâque. Non, on peut on peut dire un peu comme ça. C'est plusieurs archipeles indépendants qui sont dans le Pacifique mais loin de l'île de Pâqu. Pacifique, c'est gigantesque. C'est gigantesque. Et personne n'en a entendu parler. Mais sinon, c'est des tout petits atoles.
Et si on réunit toutes les terres de ce truc, ça fait 100 km/ 100 km. Et il y a des habitants. Et il y a des habitants au milieu de de la mer. Ah oui oui. Euh au milieu de nulle part. Et c'était c'était génial. Génial. Pourquoi tu t'es fait virer ? Et parce que je j'avais fait comme d'habitude, j'ai rien demandé. Et euh comment tu te demandes pas d'autorisation ? Non, en principe non. Même dans les pays un peu chauds. Est-ce que tu préviens que tu as filmer pour une émission pour un papier ? J'ai j'ai Il y a quelques pays où j'ai demandé une autorisation. L'Iran je pas pris tu étais espionnage c'est un truc à te retrouver 2 ans. Journaliste. J'étais journaliste visa journaliste.
Ils te l'accorde he le visa ? Oui, ils me l'ont donné. C'était avant tu sais c'est comme ça. Une période il te le donne, après il te le donne plus. Une période c'est pas dangereux, une période c'est plus compliqué. Bon, il y a quelques pays comme ça où j'ai demandé euh mais mais qu'est-ce que je voulais dire ? Euh tu racontais sur les les autorisations de tournage. Euh oui, donc j'ai j'ai comme j'étais au Kiribati et que j'avais pas demandé mais c'était tellement génial, tellement tout le monde était gentil, les policiers, les ministres, les machins, t tous les gens que tu croisais étaient adorables.
Donc je me suis dit, je suis arrivé au paradis et donc je rentrais dans les ministères, je parlais avec les uns, je parlais avec les autres puis au bout d'un moment ils m'ont repéré, ils ont compris ce que je faisais. Une émission, il savait pas que tu filmais du tout une émission. Il voit bien qu'il y a des caméras. Oui. Non mais je je même je disais que c'était une émission télé. C'est pas ça la question. C'est qu'ils sont aperçus qu'il y avait pas d'autorisation et ils sont très à l'anglaise. C'est c'est permis, c'est pas permis quoi. Ouais mais ça été compliqué compliqué. Je suis arrivé à à sauver mes mon histoire mais j'ai quand même été prié de qui quitté le pays.
Enfin ils m'ont ramené à l'avion quoi. Ils t'ont ramené à l'avion et tu es jamais parti plus tôt parce que tu avais fait une tellement bonne émission. En 48h il se passe plein de trucs. J'ai assez je m'envis. Oui ça arrive. Mais c'est quand je c'est pour gagner 2 jours parce que je m'aperçois que la modification du billet d'avion sera compensée par le prix de l'hôtel. Donc je rentre pour refaire ton parcours, si tu veux bien comprendre vraiment ce que tu as vécu. Tu es né en 59, toi tu es né à Lyon mais tu me disais tout à l'heure, on en a parlé un peu que tu avais grandi à Paris. Tu es pas resté longtemps à Lyon. Rien du tout. Tu es pas Lyonnais. Euh non, je connais presque pas la ville.
Eu j'ai j'ai Tu as fait des camps naturistes en famille ? Oui, [rires] ça ça m'amuse que tu sentes ça. Ouais, mais quand j'étais petit, bah c'est le truc qui m'amusé aussi quand j'ai regardé ta bio, j'ai lu un peu ton histoire. C'est c'est c'est pas courant. Et puis j'embrasse tous les naturistes de France. Il y a je crois 3 millions de personnes naturistes. Euh mais moi ça me plaisait pas du tout. Ah oui. Non, quand tu es petit, tu t'en fous. Mais quand tu commences à avoir 10 12 ans, c'est à peu près la période où on a mes parents ont arrêté d'y aller. Euh bah, tu es pas super à l'aise, quoi. Surtout quand tu joues au volet, si vous voyez ce que je veux dire.
[rires] J'ai trouvé ça pas terrible parce que tu veux pas jouer au volet ? Non non, je veux pas jouer moi. Tu t'es retrouvé où dans ton Ah c'était on est allé où ? À Montalivet quand j'étais tout petit. On est allé à l'île du Levent et on est allé à Soignol Ambri où il y avait un je sais pas si ça existe encore un camp naturiste aussi. Les premières minutes doivent être particulières après tu t'y habitu comme tout. Oui. Non mais surtout quand tu commences tout petit, tu vois quand tu commences tout petit euh c'est d'abord quand tu es tout petit tu es s'ouvre à poil dans la maison. C'est ça qui fait que tu es aussi à l'aise. Tu as eu cette cette enfance ? Ah moi j'ai parents extraordinaire.
Il faisait quoi dans la vie ? Ils étaient peintres tous les deux. Artistes les deux. Ah oui mais mais des vrais des vrais artistes vraiment excepé dire bien sûr ils ont fait que ça. Je sais pas comment ils ont réussi à élever quatre gosses. Pour te dire vraiment on a mangé beaucoup de patates et de nouilles parce qu'on avait pas d'argent du tout mais rien. Alors tes parents étaient nobles hein. Mon père était noble ou ça d'ailleurs je suis noble. Tu es noble en toi deux Maximist. Mais je suis le compte. Tu es compte ? Ah bah oui. Ça sert à quoi d'être compte aujourd'h rien. [grognement] rigoler. [rires] Non non, c'est ta réponse. C'est marqué où que tu es compte ?
Il y a il y a Mais j'ai des pieds à la banque monsieur. C'est vrai ? Mais oui, des des parchemins. C'est écrit la compte de Maximie et exceptionnel. Et donc noble mais pas forcément avec beaucoup d'argent. Ah non, c'est l'inverse parce que souvent pas beaucoup d'argent. Non non, on avait vraiment pas de sous. Mais mes parents, mon père mon père pourquoi il a on avait pas d'argent ? Parce que mes deux parents ont privilégié la peinture. On est en 68 hein, c'est vraiment la période où ça a été charnière. Euh, ils ont privilégié le leur vie, le leur art à toutes les autres considérations.
Donc, il y avait un truc qui existe encore qui s'appelait les allocations familiales qui nous a sauvé de la famine. Et puis il y avait un autre truc, c'est qu'à cette période là, 68, tout le monde se parlait. Il y a une période maintenant les gens oubliés fait 50 quelques années mais les gens se 50 et quelqu chez mon père qui avait un grand appartement parce qu'à l'époque ça coûtait rien un grand appartement où il y avait pas de chauffage enfin c'est on a passé des étés sans sans lumière sans électricité parce qu'il payait pas non c'est c'était vraiment bon niveau.
Tu avais le directeur du Collège de France qui venait discuter avec un légionnaire, plein de gens, tous les gens, ça tu comprends ça puisque toi avec les gens évidemment, j'adore. Je fais des dîners chez moi où j'invite des gens très différents. J'adore. Voilà, là-dessus au moins on est vraiment raccord. Et donc il y avait sans arrêt des gens comme ça. Et ces gens-là, ils savaient très bien que mes parents n'avaient pas d'argent. Donc ils arrivaient avec de la bouffe et on on a on a beaucoup beaucoup mangé comme ça. Nous à la cantine, c'était formidable la cantine [ __ ] tuas de truc que tu mangeais jamais ailleurs chez toi en tout cas.
Après tu as été reporter donc tu as pas tu as pas eu ton bac mais tu vas être reporter de guerre tu vas partir au Liban à l'époque tu vas même partir en Irak. Iran Irak ouais en 79 he c'est ça alors la première fois après ton service militaire Ouais 79. Comment tu vas te retrouver reporter de guerre 80 ? Enfin bon euh alors la première fois c'est parce que je me suis engagé dans l'armée que mon père il a dit parce qu'il disait que son fils il se demandait ce qu'il allait devenir il était pas bon à l'école donc il va aller à l'armée. Ouais enfin c'est pas tout à fait ça mais si tu veux il était quand même plutôt anarchiste que militariste hein.
68 tout ça ça lui avait bien parlé et quand je lui ai dit bah je sais pas j'ai cette possibilité de m'engager dans l'armée attention au service al je vais l'appeler comme ça c'est plus simple au service cinéma des armées. D'accord. il il a qui existe toujours d'ailleurs. Oui, mais s'appelle le OCP. Enfin bref. Et donc il a là, il m'a pas du tout euh freiner parce que il voyait que c'était une un apprentissage possible pour Oui, c'était une porte qui s'ouvrait quoi. Et donc je me suis retrouvé à Beyrouth à mais très vite. Ils m'ont fait enregistrer. En plus, j'étais même pas ingénieur du son. J'aurais fait croire que je l'étais. Nuance. Mais ça va, j'étais capable de le faire.
Et je me suis retrouvé à Beyrouth après avoir juste fait un enregistrement d'une mitrailleuse et et mais ça s'est super bien passé parce que ça y est, j'étais dans mon élément l'aventure euh les trucs imprévus euh le système d tous ces trucs quoi. La débrouillardis quoi. Exactement. Qu'est-ce que tu vas voir qui va te marquer ? Est-ce qu'il y a des choses ? Alors cette fois-là pas trop mais alors 4 ans plus tard, j'ai travaillé pour la télévision américaine CBS News qui était avant que CNN explose et prenne tout le marché de l'actualité américaine. Mais donc là tu es plus à l'armée, on est d'accord. J'ai j'ai j'ai déjà fait une expédition en Amazonie.
J'ai fait déjà deux films pour les carnets de l'aventure avec une caméra à manivelle ce coup-ci. 16 mm incroyable. Mais bon, j'ai en Amazonie vraiment loin loin. Là, c'est vraiment l'aventure. Tu as 70 ans aujourd'hui hein, donc tu es pas vieux. Donc tu as connu tu as connu ou tu as connu les caméras Manivel. Ouais mais plus personne les utilisait mais nous on avait pas d'argent. On a pris ce qu'on a trouvé. Donc c'est où tu vas voir des choses en tant que reporter de guerre qui vont te marquer. C'est important de comprendre l'occurrence. en en en 84, j'y retourne et là euh je vais peut-être même pas tout raconter.
On est rencontré dans un on est rentré dans un village où tout le monde avait été massacré. Les hommes, les femmes, les enfants. En Irak là, tu étais ça ? Non, à Luban. Liban. Dans les montagnes, c'était des druses qui avaient été massacrées. Il y avait partout. Qu'est-ce que c'est les druses ? Bah, il y a les chrétiens. Il y avait les les druses. C'est c'est une c'est une ethnie, si tu veux. C'est euh et je pense qu'ils étaient musulmans, mais je sais même plus, tu vois. Je moi j'ai à l'époque je planais complètement. Je je l'aventure, oui, mais alors la politique, moi je parlais même pas bien l'anglais, tu vois. Et un moment, j'entendais tout le temps un truc qui revenait Jumblat. Jumblat.
Au bout d'un moment, je dis ça veut dire quoi ça ? Jumblat. Walid Jumblat, leader de ruse, si tu veux. Moi, je savais pas tout ça. Et toujours est-il que on est rentré dans un village qui venait d'être repris au falange, je sais plus quoi qui venait d'être repris et et ils avaient laissé tous les corps. C'est-à-dire que dans les maisons, tuas tu rentrais dans une cave et puis tu avais c cinq nanas habillés qui étaient là depuis 5 mois. Il y avait des enfants qui avaient été tués.
Euh, tu voyais, tant pis, je vais le dire, mais tu voyais une chaussure, il y avait un pied dedans, un mec qui avait été visiblement coupé en deux, enfin des trucs comme ça à la mitrailleuse, tu vois, c'est voilà, j'ai vu la guerre, la guerre. Mais ça t'a pas freiné dans ton envie d'aventure et non, ça m'a fait prendre ça m'a conforté dans d'abord ça m'a choqué hein évidemment, mais ça m'a passé ce premier choc. Oui. Choc. Ouais. euh tu te retrouves à à comment dire à à mettre en perspective la vie et la mort, c'est-à-dire qu'est-ce que c'est qu'est-ce que qu'est-ce qui est ton parcours ? Qu'est-ce qui va rester de ton parcours ? Tu vois, comment tu vas profiter de la vie ?
Et moi, c'est devenu euh ça l'était déjà avant, mais ça s'est renforcé. Moi je pense qu'on a qu'une vie, c'est à construire trop. J'en profite, j'en profite avant même de construire ma carrière, tu vois.
Ce qui fait que euh parfois j'ai fait des choix parce que j'avais envie de vivre ces expéditionsl qui étaient formidables et euh et je sais que même quand on était dans ce village, on a trouvé un oreiller sur lequel il y avait un journaliste canadien autant que je me souvienne qui avait été tué et puis que pendant l'assaut 4 mois avant et qui avait été récupéré par ils avaient rendu son corps quelques temps après et on a trouvé un oreiller où il avait écrit oosty sur l'oreiller Je m'appelle Clarkt, je suis j'ai été blessé, je vais probablement mourir. Dites à ma famille que je les aime et cetera. Tu vois, on a trouvé ce qui a disparu. On l'a jamais retrouvé après.
On l'a filmé, on l'a pas pris et après on sait pas ce qu'il est devenu. Mais ouais, c'était c'était Oui, ça ça fait partie de ta construction d'homme aussi. Bien sûr. Où tu t'es dit après je vais faire des choix différents. Mais oui, parce que tu te rends compte est-ce que tu as un parcours un atypique ? Donc c'est c'est forcément il y a eu des choses. Oui, parce que je veux avoir un parcours atypique. C'est un choix ça. C'est par contre c'est un choix. Mais oui, [rires] ça m'intéresse pas de Ouais ouais. Les cases me font chier et et d'ailleurs quand je sais plus ce que je voulais dire et ça ça va arriver tout le long de l'émission.
Ouais t'inquiète pas mais ben que tu tu voulais être libre et que tu avais fait des choix et ça c'est partie de ta construction l'oreiller avait disparu. Oui. La vie. La vie. Là tu vois je j'arrive à 67 ans. Tu commences à avoir des des copains qui meurent tu vois et plus que quand on a 30. Tu peux en avoir malheureusement aussi. Mais c'est pas pareil et qui meur parce que tu vois souvent avant c'est plus qu'ils sont malades ou qu'ils ont eu un accident après c'est parce qu'ils ont fini leur vie. Ils sont âgés. Ouais. Ils sont arrivés à la joue. C'est à peu près normal. Et tu te rends compte à quel point il reste pas grand-chose quand même.
Il reste uniquement dans les souvenirs des gens qui connaissaient la personne. Si tu es connu, ça va rester un peu plus longtemps. Mais dans Oui. Oui. Voilà. Tu vois ? Et toi, tu connais pas ton arrière-gr-père. Hm hm. Donc euh tu te dis que quand même il faut profiter de la vie là. Moi j'ai quand même je donc je vais avoir 67 ans. Là c'est une question de semaine. Je suis en bonne santé. [ __ ] j'en profite mais je me rappelle une fois quand j'avais allé 25 ans, j'étais en train de courir la nuit et je me dis il faut que je profite de ce moment. J'ai mal nulle part, je cours, il fait beau, faut se rendre compte de Exact quand tout va bien. Hm.
Et les vieux, qu'est-ce qu'ils te disent les vieux tout le temps ? Ils te disent "Profitez-en pendant que vous êtes jeune." Ouais. Bah, c'est pas par hasard. Oui, mais on se dit "Oui, bon, on a compris, on a compris papier. Euh, bien sûr." Donc voilà. Tu as peur de la mort ? C'est un truc qui était frais. Non, mais le scénario du film que je veux faire est complètement lié à la mort. Oui. Tu prépares un film, une fiction très décalée. On en parlera après, j'espère, mais ça n'a rien à voir avec ce que je connais. Donc c'est pour te dire.
Et j'ai un bouquin que j'ai mis en standby parce que sur l'évolution et qui se termine par justement une explication de la mort qui est totalement contradictoire avec le film. Donc c'est quelque chose que auquel je pense mais qui m'angoisse pas. Tu as risqué ta vie en tant que reporteur de guerre il y a un moment où tu t'es dit j'aurais peut-être pas dû aller trop loin plein de fois mais pas en tant que reporteur de guerre même si là oui bien sûr que oui. Déjà rien que pour aller dans ce village la route était minée. Donc on a roulé bien au milieu. Mais il y a moi je me souviens très bien j'avais j'écoutais de la musique je savais que la route était minée.
J'ai mis plus fort je suis dit bon [rires] faut faire confiance à la vie. On finira en musique, je veux dire, j'étais bien. Attends, tu sautes sur une mine, tu es pas forcément au courant, hein. Ouais. Ouais. En fait, il y a que les autres qui sont au courant. Et oui. À moins que tu sois entre la vie et la mort et là, c'est peut arriver, ça peut être désagréable. La la douleur est on la redoute tous quand même. Ou ouais.
Donc il y a ça mais le lendemain, il y a une voiture qui a sauté sur cette route avec euh alors je sais plus, il y a eu peut-être eu un mort, je me rappelle plus, mais sur une mine antichard la voiture grosse Mercedes qui a qui a non mais plein plein euh bah déjà Beyrout effectivement il y a eu des fois où on se faisait tirer dessus hein. Alors c'est une époque on tirait pas sur les journalistes volontairement qui a plus le cas. Ouais maintenant il y a moins de Ouais maintenant on peut tirer dessus mais par contre tu peux plus aller au milieu du conflit. Vous aviez marqué presse sur vous.
Oui, mais euh il y a 40 ans ou plus les gens comment dire des les bell gérant ils te laissaient ils te laissaient aller au milieu. Maintenant c'est fini. Ils contrôlent l'information. Ils ont compris. Qu'est-ce que c'est que les bellis géants ? Bah les deux qui se foutent sur la gueule en français tu vois. Il ils ont compris euh de ne pas laisser des caméras qui donnent des infos à l'ennemi. Mais nous à la guerre civile de Beyou dans les années 80, on était au milieu et les mecs ils se tiraient dessus, tu vois. On voyait passer les chars t ta tata, on se planquait dans les immeubles. C'était Oui, c'était c'était dangereux. Mais j'ai fait d'autres trucs dangereux. Après, on va y venir.
Début à la télévision. Donc, j'ai noté, tu pars faire un documentaire en Amérique du Sud, donc c'était à peu près à cette époque en 83, c'était avant Amazonnie 4 mois au Pérou. C'est c'est c'est à partir de ce moment-là vraiment où tu as le déclic où tu te dis tiens, je vais continuer là-dedans. Ouais. Ouais. Enfin parce que tu es pas parti faire de la fiction tout de suite à part ton premier film, on va en parler en 2020 avec Alice Paul et et Max Boul qu'on t'embrasse qui est venu déjà avec Gérard Armont. Tu tu vas faire ce film là mais bien plus tard en fait. Tu vas te dire je vais profiter, je vais vivre des aventures. J'aurais voulu j'aurais voulu faire de la fiction avant.
Mais bien sûr. Le le problème c'est que tu lances des trucs puis là ça marche ça marche ça marche et c'est vachement marrant. Parce que un tr fiction est moins fun que une expédition scientifique euh dans les glaces au Groenland ou fait un volcan par voilà c'est des trucs qui sont quand même beaucoup plus forts qu'un tournage de fiction où tu te fais un peu plus chier pas pas chier mais tournage de fiction tu peux attendre 8h tu es obligé d'être rigoureux ouais tu vois il faut il faut être là c'est le côté militaire le tournage de fiction il faut parce que parce que si chacun prend 5 minutes de retard tu fais pas ta journée quoi. des trucs comme ça.
Donc tu es obligé tu es obligé de faire chier le monde. Mais si j'avais une deuxième vie, je ferais du cinéma, je pense. Même si tu C'est moins drôle. Oui, parce que je pense qu'il y a quelque chose à construire et je pense que j'aurais eu plein de trucs à faire. Mais bon, ça s'est fait comme ça et je pense que c'est pas fini surtout. C'est quoi ton histoire de volcan ? On parlait du volcan. Alors, le volcan, c'est une expédition sur laquelle je me suis retrouvé, ça c'est pas un film pour lequel je me suis battu pour le faire, mais c'était à Goma en République démocratique du Congo. Il y a un énorme volcan s'appelle le niragongo. Il fait 3000 m de haut.
C'estàd qu'en haut tu as froid, tu es sous l'équateur mais tu te cailles. Et il y a un cratère gigantesque qui fait 800 m de profondeur. Donc la tour effel 2è tour Effel et la trè elle dépasse 300 m 300 m dans la tour effel à peu près 320 ou je sais pas quoi. Donc c'est immense, c'est gigantesque. Et en fond il y a un lac de lave donc il est encore en activité. Oui en activité et surtout la dernière éruption a coupé la ville de Goma en en trois avec des coulé de lave. Il y a des enfants qui ont jamais retrouvé leurs parents. Enfin, il y a des trucs comme ça. C'est c'est donc c'était une expédition scientifique extraordinaire.
Et nous, on est descendu dans le volcan avec le volcanologue Jacques Dur. Nous, l'équipe tournage, on était trois. Tu as vu la lave rouge vraiment ouverte ? Et alors ? Et ben c'est beau. [rires] Merde, j'ai voler. Méfiez-vous des câbles. Tenez-vous loin des cordes. Ça peut péter ça et faire très très mal. Attends, laisse-moi le vient mieux là. Ça vient mieux c'est peut-être qu'on a réussi à l'arracher. Je crois qu'il y a quelque chose sur le câble. Il y a plein de collé sur le câble. On perdu un morceau. Il y a plein de morceaux de coll sur le câble. [musique] Les échantillons ne sont pas encore sauvés. Ils sont très fragiles et ne doivent absolument pas toucher le bord de la falaise.
Comme ça mo le pied va pas partir vers le vide. Allez allez on dégage. Stop stop. Attends parce qu'on va perdre d'échantillon quand on va remonter ça va arracher. Jacques du mou mètre par mètre. Tout doucement tout doucement Jacques. Tout doucement encore attention. Laisse-moi passer. Laissez-moi, laissez-moi descendre, bordel. Non non, continue, continue, continue. Je dis rien, je dis rien. Dire de donner du mou à fond. Donner du mou à fond. Maintenant, pouvez avancer carrément.
[musique]
Voilà. Et ben les copains, on n pas bossé pour rien hein. Fais voir. Encore une réussite. Encore une. Est-ce que ça t'a fait peur ? C'est dangereux. Non, c'est pas la lave qui te fait peur parce qu'elle elle est loin, elle est dans au fond du cratère. Nous, on était sur une énorme plateforme qui était à mi-hauteur et là, on a installé un camp parce que sortir du du volcan, c'est très long parce qu'il faut reprendre des cordes et cetera. Chacun monte, chacun son tour. Donc on s'installe dans le volcan mais en permanence, tu dors dans le volcan. Ouais, on dormait avec des masques à gaz. Mais quel enfer ! Mais oui, c'est l'enfer. Quel enfer ! Oui, mais quelle aventure. Ouis.
Et et donc tu tu en avais en permanence le masque à gaz accroché parce que le panache il monte comme ça fumé. Ouais. Et donc autour tu respires bien. Mais s'il y a un coup de vent le panache il remplit tout le volcan tout le cratère et à ce moment-là si tu as pas de volcan de de masque à gaz mais je c'est possible je pense que tu meurs parce que il y a plus de partout et cetera. Alors, tu mets tout de suite ton masque à gaz et ça c'est génial parce que tu es à la campagne, hein, d'un seul coup. Et ben tu dors, tu te couches, tu t'endors, il y a pas de il y a pas de lave de fumée.
Donc tu es là, [grognement] puis tuendors, puis tout à coup, [rires] en pleine nuit, tu es là, tu cherches ton truc, tu l'as mis à côté, tu sais où il est, tu le mets, tu te rendors avec le masque à gaz. Avec le masque à gaz. Mais au bout de tr qu4 d'heure, c'estes jambons sous celllophone là-dessus. Tu transpires, c'est alors tu fais ça [grognement] va, c'est bon. Tu le couches, tu le reposes, tu te rendors, mais 1h 2h, 20 minutes, tu sais pas, ça recommence. Après, tu recommences. Alors, évidemment, c'est flippant de voir que sous nos pieds, il y a de lave. On l'oublie que la terre est en fusion. Oui.
Alors, c'est pas aussi simple que ça parce que bon, j'ai pas appris à l'école mais j'ai appris après. C'est que en fait c'est quand quand c'est décompressé que ça devient de la lave en fusion. Sinon, c'est très chaud mais c'est pas de lave, ça brûle pas. Enfin, si c'est chaud. Mais ce que je veux dire, c'est que c'est plus qu'on a cru pendant longtemps et qu'on dit encore on était sur une boule de lave. Oui, c'est pas ça. Et et les et les continents qui se déplacent, c'est pas les continents, c'est les plaques sur lesquelles ils sont posés, tu vois, qui se déplacent.
Et donc de la lave, tu en as aux endroits où ça s'écarte ou alors il y a ce qu'ils appellent des points chauds où il y a des remontées et là c'est ce qui font ce qui fait des îles comme à Hawaï, comme la Guadeloupe comme ou de temps en temps ça et ça fait monter le terre. Voilà et ça crée une île mais ça commence sous la mer. Et j'ai plongé, alors j'ai pas plongé sur ce mais j'ai fait un film où les chercheurs plongaient dans un volcan en train de se créer avec des sous-marins. Ça c'est une autre expédition. C'est pour Talasa que tu vas faire ça ? Alors celui-là non, c'était pour France 3. Je c Tu vas le faire pour Talasa aussi dans un sous-marin ?
Pour Talasa, oui, j'ai fait un truc mais là c'est un autre sous-marin. On est Et là j'ai plongé, c'était beaucoup plus profond. On était à 5000 m. Ouais. Attends, mais c'est c'est les sous-marins, c'est pas les sous-marins de l'armée, c'est sousmarins des frémères. jaune là, le petit sous-marin jaune, c'est un peu comme celui de du Titanic là qui a été fait un peu donc ça il peut y avoir des galères avec ce genre de Oui. Alors, il a bah d'ailleurs Paul Henriolet qui a eu l'accident avec ce fameux sous-marin euh il y a quelques qui est décédé ou s'est compressé, il était avec des clients. Ouais. Ou ouais. Euh il était sur les deux expéditions de sous-marin que j'ai faite, que j'ai filmé.
Était descendu à 5000 m. Ouais. Alors là, ça c'est encore un truc génial parce que le sous-marin, il fait quoi ? une dizaine de mètres de long et l'habitacle c'est une sphère, c'est une boule et on est trois dedans. Elle fait 2 m de diamètre, c'est un peu plus que ça, tu vois. Il y en a deux qui sont allongés et puis le copilote, il est assis. Donc moi, j'étais allongé et à pla vente et devant le nez, j'avais un hublo qui est grand comme ça, tout petit, très gros de l'autre côté parce que comme ça, il il sauter ou voilà.
et tu descends pendant 2 he avec des po la moindre merde là à là tu es foutu c'est sûr c'est sûr c'est le c'est vraiment c'est pas eu à part cette histoire mais c'était un sous-marin qui était pas très pas sérieux et qu'est-ce que tu qu'est-ce que tu as vu qui t'a marqué alors j'ai vu quelques poissons au fond de la mer [ __ ] 5 km 5 kmag et et puis j'ai j'ai vu des falaises des trucs comme ça que j'ai filmé parce que j'étais en 16 mm en plus à l'époque et on a fait une balade de 4 heur comme ça avec des des mesures, fallait faire des mesures et on voyait les les nodules polymétalliques qui sont des espèces de de concressions dans lesquelles il y a du manganaise, du cuivre, du cobalt qui seront peut-être exploités un jour.
Mais c'est pas ça le truc, c'est que tu es en train de te balader au fond de la mer [rires] 4 he [ __ ] tu vois à 2 km/h. Tu es même pas relié par un câble par en haut. Rien, rien, rien. Tu es pas relié ça. Non, non. C'est là, tu as la moindre panne, tu remontes pas.
Alors là où c'est vachement intelligemment conçu le truc, c'est que il y a le le lest le l'est de sécurité, c'est des billes qui sont dans dans des espèces d'entonnoir et là il y a un électroiment qui bloque les billes qui si tu es tombe complètement en panne quand il y aura plus d'électricité les billes vont être relâchées et tu vas remonter avec la l'air avec le le l'air qui fait le sous-marin flotte tu vois et donc tu vas remonter jusqu'à la surface mais ça peut prendre on a une semaine d'oxygène donc ça peut prendre on sait pas et on a pas une semaine de bouffe donc ouais faut mieux pas que ça arrive quand même.
Non et le truc c'est de se coincer c'est le pire c'est ça de se coincer bah si on se coince sur une falaise ou je sais pas quoi. Tu vois de taper dans un rocher d'être bloqué c'est peu probable et il y avait un autre truc encore il y a un un il ils l'ont appelé c'est écrit dessus c'était marqué psychose. Et c'est un système qui fait si tu es coincé, tu peux encore ou si vraiment il y a quelque chose qui qui a pas été prévu, tu peux encore lâcher une bouée avec une corde, un bout de quelques mètres et une énorme et après le bateau qui est 5 km au-dessus et qu'un grappin, il essaiera de t'attraper. Oh [ __ ] ! Ouais, faut pas que ça arrive. [rires] Faut pas que ça arrive.
[souffle coupé] 8h quand même dans le truc. Mais donc tu as aimé faire ça ? J'avais très peur d'avoir peur mais j'ai pas eu peur parce que j'étais occupé par la caméra. tu vas euh on te voit souriant, heureux aujourd'hui, épanoui. Euh tu as fait une dépression euh dans les années 2000, un petit moment un peu plus dur. À cause de quoi ? Alors, je pense que le fond du truc c'est euh le temps qui passe. Tu te rends compte que d'ailleurs, c'est bien la preuve qu'en plus c'était un peu une connerie parce que ce que je ressentais moi, c'est que j'étais arrivé au bout de ma vie. Tout ce que j'avais fait de bien, c'était derrière et et avant. Ah, tu dis que tu avais ça y est, j'ai vécu le meilleur.
Ouais. Et que derrière, j'avais plus que de la merde à vivre. Tu vois un peu l'idée. Alors, ça a été déclenché avec une histoire d'amour évidemment parce que c'est souvent un déclencheur mais c'était pas que ça. Et en fait, je me rends compte que ce que j'ai vécu après est largement du niveau de ce que j'ai vécu avant parce que il y a tout j'irais dormir chez vous qui était pas encore là. Voilà que j'ai commencé juste après. J'ai commencé ça en plus parce que je voulais travailler tout le temps. Je voulais plus penser à autre chose que travailler. Et j'irai dormir chez vous quand j'ai lancé l'émission. Ça t'a sauvé ? Tu dis dans une interview ? [ __ ] j'ai tourné neuf épisodes par an.
C'està dire 9 x 15 jours en tournage plus les montages plus les trucs. Donc j'étais devenu une espèce de de machine à produire. À produire tout en restant fantaisiste et en m'amusant et en rencontrant les gens avec joie et tout ce que tu veux. Et pendant 2 ans, les deux premières années, j'en ai fait 18. C'était c'est de la folie, tu vois. J'arrivais du Japon, je passais chez moi, je posais le matériel, j'allais au montage et puis dans la salle de montage, j'avais mis un matelas par terre. Tu coup, je n'ai plus, je dormais 1h 2h, j'essayais plus de rattraper les décalages horaires, tu vois. J'ai j'ai ciao ciao ciao là ton prochain épisode c'est sur l'île Maurice.
Ouais tu es l'î Maurice qu'est-ce qui s'est passé des qu'est-ce qu'on va pouvoir voir dans cet épisode ? Bah déjà l'î Maurice tout le monde me connaît tout le monde me connaît. Je pensais pas à ce point-là c'est on te reconnaît partout les bagnoles passent. Salut Antoine. Tu vraiment j'étais quand même pris de cours. Tu as croisé un monsieur, tu disais qu' avait eu le sourire alors qu'il avait plus qu'une jambe. Euh et qui va te demander un un petit service. Tu vas t'arrêter dans un quartier. C'est un quartier on t'a déconseillé d'aller ? Ah oui, clairement. Pourquoi ? Parce que c'est un quartier qui est un petit peu Oui.
un petit peu dangereux de la délinquence, la drogue, des trucs comme ça. Mais en fait Et toi, tu vas quand même ? Ouais. Oui, j'y vais quand même parce que je suis à l'île Maurice et j'ai quand même un peu de recul. Je me souviens que j'ai vécu la même chose au Chili. Un pays où tu as pas de délinquence et qui commence à avoir de la délinquence, les gens trouvent qu'il y a une délinquence énorme. Quand tu arrives d'un pays, la France où tu as quand même pas mal de délinquence, tu te rends compte que la délinquence qu'ils ont là-bas, c'est pas le même niveau si tu veux. Donc je considérais, mais j'y ai très prudemment mais je j'avais l'impression que c'était pas si dangereux que ça.
Et la suite m'a c'était pas dangereux. Regard un petit extrait. Bon, les gens du coin te mettent en garde, c'est pas bon. En fait, il y en a qui m'ont dit que c'était que c'était il y avait pas de problème, d'autres qui m'ont dit qu'il y avait des problèmes. En fait, c'est souvent les gens qui sont sur place qui savent le mieux et qui te diront de t'en aller où que ça va. Et pour l'instant, c'est plutôt pas bien. Salut, ça va toi ? Ouais hein. Aller comme ça je sais pas, je me promène. C'est comment ici le quartier ? Le quartier c'est bon aussi. C'est tranquille ou c'est pas tranquille ? Tranquille qui fait nous. Ah bon ? Touv pareil ici. C'est toujours pareil.
V tous les créoles ici c'est des créoles ? Oui. Une race de mélangé. Ah mais vous avez perdu une jambe. Ça fait rien. Ça ça fait rien. Coca un cocaer là. Alors bonjour. Bon ben, je vais vous offrir un coca. Mais oui mais il elle il est où le magasin ? Mon magasin le supermarché. Le supermarché il est où ? Oui en bas. Bon vous savez ce que je vais faire ? Je vais vous donner l'argent. Puis il est racheté le coca. Ça va oui oui hein. Puis moi je vais pas rester là. Qui fait pour quelle raison ? Eh parce que tout le monde me dit qu'il faut mieux aller ailleurs. A il a quoi ? Et tout le monde me dit le quartier ici c'est pas bien. Menti. C'est pas vrai. Menti les gens tranquilles.
Menti Ah ouais. Rosis à l'année 1970. Oui 70. Oui ça ce n pas beau à maintenant là. Gros bois sont développé pas comment vant. Si quelqu'un te touche oui je l'aime pas. C'est corant. Oui, mais tu pourras pas me défendre que tu même tu es pas toi. Qui a dit ça ? Toi qui a dit ça ? Oui. Moi je peux mettre toi K. Ah bon ? D'accord. Fais un pied un seul coup je lève là où tu veux le tuer d'accord. Il faut pas me mettre KO. Alors et dis pas ça je peux pas défendrez comment ou Et qu'est-ce qui vous est arrivé à la jambe ? Arrié ? Oui. Monte la moto avec mon ami. Oui. D'accord. Il il passe bien trou moi pouf. Ah d'accord. moto dans un trou pas ma Ah d'accord vous et vous travaillez pas alors ?
Non, vous pouvez pas travailler. Non, mais il y a la pension. Pension ? Oui. Non, c'est vrai, il a pas de pension. Non, je vais vous donner un peu plus d'argent pour acheter à manger des choses comme ça. Même parfois pas filmer. Je est-ce que ça t'arrive hors caméra ? Tu es dans un pays en Inde, un pays qui est très pauvre. Tu retrouver à pouvoir aider quelqu'un. Bien sûr. Alors, moi ça m'est arrivé plein de fois. Alors, il y a il y a des gens d'ailleurs, c'est bien d'en parler parce que il y a des gens de temps en temps, tu sais, les réseaux sociaux, c'est quand même beaucoup de gens qui n'ont pas de nom et qui ont pas de photo et puis qui disent des trucs très très agressifs.
Euh et donc parfois, il y a des petites périodes où les gens disent "Ouais, il est radin, il gagne de l'argent sur son émission, sur le dos des gens et cetera." C'est c'est je suis ravi de de répondre à ça parce que autant je réponds pas à ces gens-là parce que ce n'a pas d'intérêt mais autant euh pratiquement enfin très souvent je fais des cadeaux. Ce qu'il faut savoir c'est d'ailleurs on le voit dans l'épisode les gens ne veulent pas quand ils t'invitent ils ont absolument aucune envie que tu payes. C'est une insulte même. Je sais pas est-ce que tout quand tu reçois quelqu'un la maison si tu peux amener 50 balles ça serait sympa.
Non, s'il amène une bouteille c'est bien, c'est une mais le quand moi dans cet épisode à un moment je veux payer la viande mais pas du tout, tu es mon invité. Je dis non, je suis pas ton invité, c'est moi qui me suis invité. Non non non, tu payes pas. Bon donc je donne je donne des cadeaux adaptés. Ça veut dire que un suisse tu vas pas lui donner 50 €. C'est pas très élégant. Par contre quand tu dors chez quelqu'un qui a pas du tout d'argent, le lendemain tu laisses de l'argent, ça se fait. Euh chez un Suisse, tu amèneras une bouteille de vin que tu amèneras pas chez un musulman. Enfin voilà, tu t'adaptes. Ouais, tu t'adaptes.
Et et euh et là, j'en ai mis un petit peu plus parce que justement il y a pas très longtemps, il y a une bande de de minus là qui se sont mis à partir sur ce genre de de considération sans savoir. Et moi quand j'entends ça, je me dis combien il faut payer pour les bouffer chez lui à lui ? Tu vois l'amitié, il connaît pas l'amitié ou le rapport humain. Ça te touche les commentaires. Qu'est-ce que tu en as à faire ? Non non, je je lis tout et je lis quand même. C'est vrai. Ah moi je lis pratiquement tout. Tu liras les commentaires sous cette vidéo. Alors peut-être bien mais toi j'ai peur qu'il y en a encore plus que chez moi.
Ah non, ils sont alors nous franchement mettez des messages d'amour et sympathique. Ouiou plus Ah oui oui mais c'est bienveillant. On est suivi par des gens. Oui. Non mais merci en tout cas d'être d'ailleurs et d'être bienveillant. Non mais c'est vra je le vois dans les commentaires et c'est faill fa Ah non mais c'est hyper [raclement de gorge] important d'être sympa. As raison c'est le monde est déjà tellement dur. La vie est déjà tellement dure. Si en plus tu regardes plein de gens qui sont ravis de de que ça soit pas dur et de ce genre de justement d'ouverture de bienveillance et cetera. Exactement. Et non, je je probablement je les lirai. Après, j'ai juste peur qu'il y en ait énormément.
Mais euh moi, j'ai tout lu et je réponds jamais. Et pourquoi je réponds jamais ? C'est parce que ça prend du temps et que moi je sais que je fais plus plaisir aux gens, même ceux qui mettent des commentaires en tournant des nouveaux épisodes plutôt qu'en répondant à des commentaires individuels. Oua mais ça te touche suffisamment pour que tu envie d'en parler. Tu imagines c'est c'est que les réseaux sociaux quand même ou Oui, parce que moi je suis prêt à assumer ce que je fais, même à m'engueuler avec les gens mais il y a un truc que j'aime pas c'est que les gens parlent de choses qu'ils ne connaissent pas et qu'ils ont pas compris, tu vois, qu's ont pas comprises.
Donc ça, je trouve ça idiot. Donc plus j'ai l'occasion de répondre, je réponds mais c'est ce que dit Fabrice Éboué qu'on embrasse dans son spectacle. Il dit aujourd'hui aujourd'hui on dit internet il est venu, je j'espère le recevoir bientôt encore. Il dit aujourd'hui internet ça allait laisser la la parole nationale à tous les DD un peu bourrés dans un bar qui se sont retrouvés entre eux et qui vont te dire qu'à l'époque tu aurais même il y a un mec qui t'aurait arrêté dans un bar un peu bois tu aurais dit allez bonne journée et aujourd'hui ça te fait plus chier parce que tu sais pas déjà qui c'est. Il a raison il a raison. Bien sûr, bien sûr.
C'est c'est les abrutis au comptoir et il y a pas que des abrutis au comptoir mais qui tout à coup ont une audience nationale et donc bah tu as ceux du même niveau, ils renchérissent. [grognement] Tu ton premier tournage, j'étais au Mali, tu tu as commencé à en parler tout à l'heure. Juste tu as acheté quelque chose là-bas, tu as acheté un coin de porte, tu dis et après on va parler, tu as dormi à côté d'un d'un homme et tu vas te rendre compte qu'il y a un flingue posé. On va le voir, on va regarder l'extrait. C'est vrai, il y en a beaucoup vraiment. Tu tu as tellement tourné, tu as tellement d'anecdotes incroyables. Qu'est-ce qui s'est passé avec ce coin de porte ?
Pourquoi tu achètes un bout de porte au Mali ? Parce que j'ai fini donc par persuadé France 2. Oui, c'est ta première émission là. Voilà, c'est la première donc c'est la première émission et je me retrouve au Mali tout seul avec un projet que j'ai défendu auprès de de des chaînes de ma production de machin et là je suis au pied du mur. Je me retrouve à l'hôtel après avoir fait la journée, pris l'avion et cetera et le lendemain matin et ben il faut que j'équipe mon matos et que je sorte dans la rue. Et psychologiquement je suis pas prêt. J'y arrive pas. C'est vrai.
Alors et en plus je me rends compte que alors je savais qu'il fallait bricoler ou peut-être que j'ai oublié le truc, je me rappelle pas mais il manque une petite pièce triangulaire pour fixer sur le la bretelle du sac à dos pour poser la caméra qui va être là. Et je sors et je faut que je trouve un truc triangulaire. Et là je vois une porte toute pétée avec un mec à côté et je lui demande si je peux lui acheter son coin de porte. Et mais elle est même plus complète la porte. Et donc je prends le petit triangle qui me coupe à l'angle pour le fixer là. Oui. Et je retourne à l'hôtel et je remets ça et je scotche mon machin et puis je déprime parce que j'ai peur.
J'ai peur d'une part de comment ça va se passer. D'autre part Mali j' avais mis les pieds. Je sais que les gens étaient très gentils donc j'étais C'est pour ça que j'ai pris ce pays. Mais en 2004, tu sentais de sécurité au Mali ? Oui. Euh c'est en 2003. 2003 pardon. Et ouais. Oui. Oui. Tu te sentais en sécurité. Il y avait pas de de Non non, il y avait pas de problème. Non, j'ai senti aucune tension nulle part et et donc je scotche mon truc. Mais je suis tellement dans le doute que je passe mon temps coup j'ai un coup de barre et je dors une demi-heure 1 heure puis je recontinue à équiper mon matériel. Il va me falloir 8 ou 9h avant de sortir avec le matériel.
Et heureusement, je sors avec mes caméras qui tournent, me fais un peu envoyer boulet parce que tout le monde aime pas être filmé en Afrique, ils sont un peu plus dur comme ça sur les caméras. Mais plein de rencontres [raclement de gorge] sympas, je pousse un mec avec sa mobylette qui arrive pas à démarrer. Je rigole quoi, je rigole, je mange et je rentre à l'hôtel et je regarde mes images pour voir si ça a bien marché.
Et contrairement à au sentiment que j'avais en rentrant à l'hôtel où je me dis bon j'ai rien quand tu regardes les images, je regarde et je dis [ __ ] mais c'est la vie, c'est l'Afrique, c'est le Mali, c'est les gens, ils sont là authentique vrais et là le lendemain et ben je démarre plus de toisiaque. Ouais. Et ça m'a fait le même truc au Japon parce qu'au Japon, je suis parti au Japon, j'avais j'avais un peu gonflé quand même. Il y avait la chaîne euh voyage qui était la seule qui nous suivait à ce moment-là et puis venait de se faire racheter par National Géographique et je sais pas si je vais en faire un autre après.
Donc c'est le prochain et j'ai dit que j'allais au Maroc et je me dis attends j'ai jamais pu aller au Japon. Si ça se trouve ça va pas continuer. Je vais au Japon. Je me retrouve au Japon. Je les préviens pas, je leur dis pas, je vais au Japon. Je dis la prod mais pas à eux. Et puis donc j'arrive au Japon, j'équipe mon matériel, je sors dans la rue et là mais rien, j'arrive à parler à personne. Euh les gens, tu sais, les Japonais quand ils sont à malaise puis rig Ouais. et j'ai que dal et je me dis mais comment je vais sortir cet épisode ? J'ai fait peuvent être plus fermés, ils vont moins se parler. C'est c'est moins comme nous, c'est pas latin.
Mais déjà, il y a la langue, j'arrive rien à comprendre. Je veux même pas lire. À l'époque, il y a presque rien d'écrit en anglais. Et et donc je rentre à l'hôtel en me disant "J'ai fait la connerie de ma vie. Comment je vais essayer de Bah, je vais dire par exemple que au Japon, il y a pas de place où les vieux discutent. Alors, je pourrais mettre un petit bout du Mali où je mets la place et comme ça, j'arriverai peut-être à faire mes 52 minutes." Et comme tous les matins, je regarde mes images et là, je me marre. Je vois un mec totalement perdu, désespéré, au milieu des Japonais, qui sait pas comment il va s'en sortir. Et c'est drôle.
Ce qui fait que le lendemain, je repars tourner, sauf que là, j'ai la gnac parce que je sais que c'est drôle. Tu te sens jamais seul quand tu pars en tournage, tu es tout seul en train de manger le soir à l'hôtel. Non, non, je suis pas seul. D'abord, peut-être parce que je suis un peu cinglé, mais je suis pas seul parce que quand je tourne, j'ai toute la France qui est là, tous mes copains, ma famille. Oui. Non, mais les moments où tu tombes plus, qui tu es à l'hôtel le soir, est-ce que c'est c'est pas facile d'être loin de sa famille, loin de ses amis pendant toi ça t'a pas dérangé ? Non, il y a peut-être il y a très longtemps.
Mais en fait, il y a un truc mais que j'ai vraiment depuis très jeune, ça faut voir le spectacle, c'est bien expliqué dedans. Très jeune, c'est que je veux avoir quand même un parcours, tu vois. Donc ça m'arrête pas. Et maintenant, avec l'expérience, ça m'arrête encore moins qu'avant. C'est-à-dire que je sais pas où je vais aller. Je sais pas si j'arriverai à faire le long métrage que je veux faire. Je sais pas si je vais arriver à devenir comédien puisque j'ai joué dans mon film que je me dis faudrait que j'essaie et cetera. Mais je fais tout ce qu'il faut pour y arriver et j'ai pas d'angoisse parce que j'aurais pas de regret. C'est ça le truc le plus important. Pas de regret.
Tu vas arriver en en amibi. Donc là c'est quelques années plus tard c'est 2014. J'ai raté. Tu fo le bordel dans ton truc toi. Non non pas du tout. Non regarde je te suis. C'est moment où tu vas te retrouver avec un monsieur, tu vas dormir avec un monsieur parce que parfois tu dors dans leur lit. C'est rare mais ouais mais là c'est et je te jure. Alors j'ai rencontré deux mecs en amibiie qui m'emmènent dans un township. Qu'est-ce que c'est ? Ben c'est un peu un bidonville. OK. Tu vois et mais le mec il est bien habillé. Enfin il est bien habillé mais dans un bidon vi tu Oui. Alors ça ça veut pas tout dire si tu veux mais je sens que le mec il est clair. Oui.
Tu sens qu'il est une bonne âme et son pote il est clair aussi. Tu je sens pas des regards ambigu ? Tu sais pas ce qu'ils font encore à ce moment-là du tout. Donc je pars avec deux mecs que j'ai jamais vu quand même. J'étais à Vindou la capitale et je pars avec ces deux mecs pour passer la soirée. Donc ouais en sachant que tu dormirais dans son lit. Mais rien du tout. Mais je prévois pas. Je sais pas. Donc je sais pas ce que je vais faire. Ton planning il est pas prévu à 10 minutes. C'est exceptionnel. Ah oui non rien mais toute la série est comme ça. Ouais et un peu ma vie.
Et donc j'arrive j'arrive dans ce township et puis euh on va boire un coup dans le bar qui est juste à côté où il y a un comment on appelle ça ? Bobby foot ou je sais plus quoi. Enfin on passe un moment et puis après me disent on va aller au resto. On va au restaurant, on discute. Euh je je sais même plus si je les invite ou si c'est eux qui payent, je sais pas quoi. Et puis je lui demande ce qu'il fait dans la vie. Et le gars il me dit, il me dit non bah je il me dit des trucs mais je vois bien que c'est des conneries parce qu'il rigole en le disant et l'autre il rigole aussi. Donc je vois bien qu'il se foutent de moi. Mais c'est sympa.
Et puis au moment de se séparer, tu les sens pas dangereux ? Non, je les sens pas dangereux. C'est un pays dangereux ou pas la Namibie ? Alors à l'époque j'y suis allé, moi je trouve que ça allait était pas trop mais il y a quand même des gens qui me mettaient en garde donc ça veut dire que ça allait été un peu. Mais j'ai pas senti de Mais tuas tu as moins le filtre attention que les autres. Non, tu disais tu as moins peur quoi. Tu peux aller dans des dans des dans des Ouais mais je suis trèsaget quand même. Ah terriblement. D'accord. Et d'ailleurs, il y a eu une séquence où les caméras ont pas marché. Là, c'était très chaud mais c'était un dimanche après-midi. Oui. Oui.
Mais dans le nord à Opouo, c'est là où il y a les tu sais les les imba, Muriel Robin avec les si qui est allé avec les les femmes sont torsenues avec le corps enduit de terre, les cheveux enduits de terre et tout ça. D'accord. D'accord. C'est c'est avec Frédéric Lopez. Rendez-vous à terre inconnu. Bon, je suis allé là-bas, sauf que c'était un dimanche après-midi et là tout le monde était bourré. Et là, c'est dangereux parce que les mecs bourrés dans tous les pays du monde, ils sont capables de faire des conneries. C'est la séquence que tu as le plus de où tu as eu le plus de regrets de C'est ça. de de [raclement de gorge] tu as raté. Non, non, il y a plus. Il y a plus.
Mais pour Attends, on va revenir. Attends, mais ou donc bref, ça parfois ça ne filme pas et je on va revenir sur le sujet le monsieur, on va regarder l'extrait. Mais qu'est-ce qui va se passer du coup ? tu vas jouer au B foot. Dernier moment quand on va se séparer après le resto, je me dis j'ai pas envie de rester là, c'est un peu compliqué mais je me dis aussi je suis là pour demander à dormir chez eux. De toute façon, faut que j'ai une fin à ma séquence. Donc je vais leur demander, ils vont me dire non et je vais rentrer. Sauf que le mec il dit oui.
[raclement de gorge] [rires] Donc on rentre dans sa petite caute et là il y a un lit double, un seul et et c'est là il habite dans un truc mais c'est comme c'est la moitié du studio. C'est la moitié même pas la moitié du on te voit là. Voilà, tu es vraiment assis là. Tu vois presque tout. Tu es sur le lit. Oui. Voilà. Donc il a une télé sur un mur. Enfin bref, donc on dort dans ce lit tous les deux. Et et à quel moment tu vas voir le fun ? Le lendemain matin, tu attends, excuse- pour ceux qui n'ont jamais vu l'émission, toujours à tout le monde, tu te filmes jusqu'à quel moment le soir ? Tu te mets dans le lit ?
Bon, il y a pas de règle mais en général au moment du coucher, par exemple, je peux mettre ma caméra sur un petit trépied qui est grand comme ça comme là d'ailleurs là tu es fé que je pose sur un meuble et puis euh et puis bah je finis, je dis bonne nuit et cetera mais sur un autre projet, je filme toute la nuit. Mais ça faudra qu'on en parle après. Un autre projet, un truc que personne connaît hein. Ah bon ? Oui oui oui. Ou tu filmes toutes les nuits ? Toute la nuit. On parlera tout à l'heure. [rires] Et donc là tu vas arriver donc dans dans ce lit avec et le lendemain matin Oui.
Il est en train de s'habiller et il se il repasse ses fringues et tout classe hein dans son tout petit gourbi où les toilettes sont dehors machin et euh et là et sur le lit il y a un revolver, un pistolet et tu lui dis c'est quoi ? Et alors ben moi d'abord je pense à mon film. Donc premier truc, je fais genre bah que qu'est-ce que c'est que ça ? Donc je filme le pistolet moi gueule parce que je suis quand même assez étonné. Je do filme lui. Tuas tu as pas peur toujours ? Non non non parce que s'il devait me tuer ça serait fait. Oui ça tu vois et puis non puis je sens pas et puis je en fait il accroche il met le pistolet à la ceinture et tout. Je lui dis ben c'est quoi ça ?
Et du coup c'était quoi son métier ? Et alors je lui dis mais tu fais quoi dans la vie ? Tu es tu es euh je sais plus ce que je dis. Tu es garde du cœur du président. tu es voyou puis il dit plus moins et cetera et en fait il est flic. Tu as dormi avec un flic ? J'ai dormi avec un [rires] flic et donc ils m'ont ramené au commissariat après je suis reparti à pied à mon hôtel et il s'est habillé en policier c'estd qu' c'est pour ça qu'il était bien habillé les flic en civil lui. Ah oui non mais c'est pour ça qu'il était propre. Il doit avoir des des vêtements. Il est en cravat quand même. Oui oui tout le monde n'est pas en cravate même en France. Non, tu te dis voilà regarder l'extrait.
Bon, allez, bonne nuit. Ton ami va venir ? Ouais, il arrive. [musique] Et vous faites quoi aujourd'hui ? Retour aux affaires. Aux affaires ? Et quel genre d'affair ? C'est une surprise. Surprise ? Tu fais ça tous les matins ? Ouais. Et voilà. Super classe.
[musique]
C'est un vrai. Ouais. Alors, tu fais un boulot un peu spécial mais tu travailles dans la sécurité. Mieux que ça mieux. La sécurité du président. Là, c'est trop. [rires] Tu t'occupes de quelqu'un d'important ? Je suis policier. Ah, policier. Ouais. Tu travailles pour la police ? Ouais. Donc, j'étais complètement en sécurité hier. Oui. Du début à la fin. Tu risques rien. Et et ça tu avais pas discuté avec lui la veille au soir à aucun moment. Je leur ai demandé mais il me racontait des conneries. Il voulait pas te le dire. Non. Puis il disait il disait qu'il y en a qui disait qu'il était taxi.
C'est toi qui monte l'émission aussi quand tu tu je réalise donc j'ai j'ai des monteurs monteuse mais bah là j'en ai un ça fait un moment Denis Camelin qui me fait il me les montre toutes là en ce moment. Ça fait quoi ton projet où tu vas filmer la nuit ? Ah [toux] ben j'ai j'ai fait des essais. Ça marche. Je fais "J'irais dormir dans ton lit." Donc c'est à Paris. C'est comme ça en fait. Tu vas toujours dormir dans le lit de la personne en gros. Ah c'est à Paris. Ouais mais oui parce qu'à l'autre bout de la à l'autre bout de la terre, je vais pas y arriver. Ici les gens ont pas peur de moi. Oui ils savent que Oui. Parce que c'est sinon c'est trop dur.
Moi ils savent, ils me connaissent, ça les amuse. Mais c'est au moment où je leur dis "Oui mais là c'est dans le lit que il y a un petite perte de repère et en fait j'ai fait deux essais juste pour voir et ben les deux fois ça a marché. [ __ ] mais tu c'està-dire tu laisses la caméra tourner toute la nuit donc on vous voit. Trois caméras infrarouge, deux projecteurs infrarouge, deux micros sur pied, un micro au fond entre le lit. Mais qu'est-ce que tu gardes de la nuit quand on dort ? Et ben, tu gardes les moments où tu discutes parce que rappelle-toi quand tu étais petit, tu allais chez tes chez ta grand-mère avec tes cousins. Quand on discute dans le noir, Ouais, ça dure. Ouais, ça dure.
C'est les meilleures discussions évidemment. Et quand en plus tu fais ça avec quelqu'un que tu connais pas Ouais. et qui a accepté que tu viennes dans son lit sans rapport tu es sur quelqu'un qui a une ouverture d'esprit. C'est pas un rapport amoureux en plus. Si tu te retrouves jamais dans un lit sans rapport à moi quelqu'un que tu connais pas ou avec des amis donc tu les connais. Oui. Non non là c'est c'est c'est complètement c'est mais c'est super drôle. Et si je continue pas parce que j'ai le film à faire avant. Moi, j'ai j'ai des trucs, j'ai trop de projets. Je vais te je vais te citer des pays. Je vais dans je vais te poser des questions. Tu sais quoi ?
On va le faire à l'inverse, ça être plus marrant. Tu vas nous dire qui est le quel est le pays le plus accueillant, le plus le voilà, je vais te poser des questions et tu me dis juste le nom du pays. Tuas une petite anecdote pour comprendre ou voilà. Quel est le pays le plus propre dans lequel tu es allé où tu t'es dit vraiment là c'est au Cordaux ? Alors pour la série ou dans ma vie ? Dans ta vie en général. alors il y a il y a quand même Singapour c'est quelque chose mais j'ai pas tourné j'ai j'ai regardé j'ai repéré c'est quand même Mais tu as d'autres endroits les Émirats suivant où tu es suivant où tu es c'est très safe. Ah oui c'est safe. Euh bien sûr c'est très propre.
Ouais euh non il y a il y a quand même pas mal. Le pays le plus sale vraiment où tu tu t'es retrouvé où c'était vraiment pas propre dans un endroit en tout cas en particulier. Oh, il y en a tu as beaucoup de pays où il y a pas beaucoup d'argent. Je veux dire même le Mali à certains endroits, c'était vraiment sale mais en Amérique du Sud aussi, surtout dans les années quand je suis allé en 83 au Pérou, il y avait des endroits il y a il y a eu pas mal de pays mais mais les choses ont énormément changé. Même en Inde, ça a énormément changé. les les les le pays avec les traditions qui tont le plus surprise retrouvé dans un pays sais que je suis très mauvais à ces questions là moi.
Ah oui ouais parce que ça demande de faire un choix et moi j'ai un problème avec les choix. Alors je vais toute ma vie je vais t'en faire que de je peux même te développer le problème avec les choix. Vas-y. Les choix déjà c'est renoncer à l'autre truc. Ouais. Donc c'est dur de choisir. Ça ça c'est la première raison. La deuxième raison, c'est que choisir ça, si tu veux que ton choix il ait de la valeur, ça veut dire que tu as revu tout ce dans quoi tu cherches, ce que je suis totalement incapable de faire. Donc dès qu'on me dit le plus machin, je suis mauvais.
Le pays le plus accueillant peut-être ou vraiment tu as été accueilli ou tu t'as dit alors il y a il y avait le Maroc qui a été très très très très accueillant. L'Algérie était très accueillante aussi, mais j'ai été j'ai de conditions un peu particulières parce que le le gouvernement avait tellement peur qu'il m'arrive quelque chose que il me ils étaient très à me protéger. Ils ont pas contrôlé ce que je faisais, ils voulaient juste qu'il m'arrive rien. Mais les gens qui voyaient que j'étais entouré, il aimait pas trop ça. Ça marchait plus, ça cassait une magie. Et récemment, enfin il y a 3 4 ans, c'est le Vietnam. J'étais sur le cul au Vietnam. Tu passes mais ça m'arrivait tout le temps.
Tu passes devant une maison, tu regardes parce que c'est très ouvert, ils sont la porte est ouverte, ils sont près de la porte, c'est un peu de et cetera. Tu te penches, tu fais "Ah, bonjour !" On fait "Bonjour, je peux entrer ?" "Oui, tu [rires] entres et ils suite on te donne à manger, on te Mais c'était c'était tellement incroyable que je me suis demandé à un moment si le gouvernement il me suivait pas pour arranger tout." Et après c'était pas possible pour deux raisons. Un, j'avais euh pas prévu ton trajet mais je changeris de direction sans arrêt. Moi, je marche 5 m par là puis finalement je vais être dans l'autre sens et je peux le faire trois fois.
Donc tu peux pas être avec quelqu'un parce que au bout d'un moment il dit bon je t'attends. Donc non, il y a que tout seul que tu peux faire gérer dormir chez vous. Et le deuxième truc c'est que le Vietnam 24 heures après avant je savais pas que j'allais au Vietnam donc personne pouvait m'attendre. C'était quoi le pays le moins accueillant où tu t'es dit waouh ça là il est plus dur ? Alors ça a été très intéressant. Il y a un pays qui a été très difficile bah justement les Émirats ou que j'ai fait il y a pas très longtemps mais les gens sont super accueillants. Super accueillant mais vraiment je te dis pas ça par diplomatie tout ils sont très accueillants mais tu rentres pas chez eux.
[rires] Mais non, puisque la culture est de ne pas rentrer chez eux. Tu sais très bien, ils ont une pièce où ils reçoivent les gens et le reste ils vont balisser. C'est relativement impersonnel et le reste tu ne rentres pas dans la maison. Mais même leurs cousins ne rentrent pas dans la maison. Non, les hommes ne rentrent pas dans la maison. Il y a les femmes. Donc les femmes peuvent entrer mais les hommes, ils vont rester dans cette fameuse pièce, tu vois. Alors un étranger, bah c'est pareil. Oui. Donc tu as pas pu visiter comme tu voulais. Je suis quand même rentré dans une maison de d'un hommanet qui avait vécu aux États-Unis et en Europe. Ton meilleur repas de ta vie ?
Alors le meilleur je dirais c'est relatif. C'est je m'explique. Quand je suis allé en Iran, comme je prépare rien, ben j'ai rien préparé, je suis arrivé pendant le Ramadan. Donc au lieu de voir l'Iran normal, j'ai vu un Iran pendant la période de Ramadan. Ça veut dire la journée qui est quand même plus particulière. festive le soir, mais comme j'avais des caméras et que c'est un pays compliqué, les gens hésitaient à m'inviter. Donc j'ai pas retrouvé à peu près tout seul tout le temps.
J'ai des rencontres et le dernier soir, j'ai rencontré un jeune qui m'a invité chez lui et j'ai passé la nuit, la première nuit d'ailleurs, la seule nuit et je me suis retrouvé euh il a préparé la bouffe, la bouffe, la bouffe parce que c'était prévu, il le voulait le faire et tout. Il a fait un plat de sa région et moi ça faisait 15 jours que je bouffais des biscuits, des des chips, la merde quoi. Mal et [ __ ] mais c'est le plus beau repas de ma vie parce que d'abord un il était très bon mais par rapport à ce que j'avais mangé en relatif il était absolument exceptionnel. Tu les as vu en Iran aujourd'hui on sait que c'est la guerre que c'est compliqué.
Tu les as vu les gardiens de la révolution ? Les GRI les fameux là. Alors les quoi ? Les J les G. Ouais. Ouais que c'est gardien de la réion. J'ai été contrôlé au moins quatre fois. Ils sont venus jusqu'à mon hôtel, ils ont regardé les images. Je me disais pour eu qu'il tombe pas sur je ne sais pas quoi, un truc d'espionnage où il enfin ils pensent que c'est un truc de mais j'avais filmé quand même les flics, tu vois. Fallait pas le faire. Mais quand les flics viennent te voir, bah tu filmes pour bah pour montrer ce qui t'est arrivé, tu vois. Donc c'était très euh Ouais. Alors, je sais pas si j'ai vu les gardiens de la révolution et par contre avec les molas, ça se passait vachement bien.
C'est-à-dire, mais quand je quand je discutais avec un Mola. Tu discuté avec des Mola ? Oui. Qu'est-ce que c'est qu'un mola ? C'est Bah, c'est un religieux. C'est un Ah oui, c'est pas les Oui, je crois. Tu vois Et les mecs, ils étaient ils étaient Non, il même le mec, il est là, j'ai dit "Bon et alors je peux pas vous filmer." Il me dit "Vous êtes déjà en train de le faire." Je dis "Bah oui". Et il rigole, tu vois. Il Non, c'était sympa. Il y a c'est jamais maniquéin. C'est jamais les bons, les méchants. C'est toujours il y a de la nuance, tu veux dire ? Ouais mais oui partout partout.
Et c'est ça le problème c'est que il y a plus de nuance et de tolérance nulle part surtout sur les réseaux sociaux. Tu as une histoire parce que là on parle des choses qui se passent bien. Il y a des fois où tu as pas voulu rester dormir pour ta sécurité où c'est tu arrives à ta limite où tu dis là faut que je parte notamment au Québec c'était en 2005 j'ai noté l'épisode surtout c'est le deuxème épisode. Tu es tu es encore en apprentissage en train de découvrir les les les possibilités les limites et plein de trucs. Effectivement, je me retrouve mais là dans le nord du Québec, on est c'est un un village, c'est enfin un village c'est que des des espèces de maisons toutes pareilles.
Ça ressemble à un je sais pas un camp militaire. Et j'ai rencontré un mec qui m'accepte chez lui et j'espère bien y dormir. Et puis à un moment il il me demande si je si je fume du cannabis et moi je fume pas. Voilà, je fume pas. Donc euh il mais je continue à filmer tout et il prend un petit peu de papier d'alu, il met de l'huile de cannabis, il met ça sur les plaques électriques, ça fait une petite fumée, une intube en carton, enfin bon. Bref, toi tu le filmes ? Ouais. Oui. [rires] Tout se passe bien entre potes et puis au bout d'un moment, il te laisse filmer. Ça c'est légal au Canada les cannabis. En plus, on est dans un endroit où il y a même pas d'alcool quoi.
Et euh au Canada si au Québec, il y a de l'alcool. Non, non, mais là c'est un peu comme une réserve. C'est un endroit particulier.
pas et puis en fait il euh il fume enfin si tu veux au bout d'un moment ça lui monte à la tête et puis il vient vers moi avec un bon sourire et puis il commence à me casser la caméra et moi je réagis de manière assez assez violente parce que j'ai la trouille donc je gueule et cetera et puis il il me dit il s'excuse et en même temps il continue à voir casser la caméra enfin je sens le mec qui va plus du tout bien dans sa tête et effectivement je suis reparti Euh bah par - 15 euh dormir là où j'avais dormi la veille avec toutes mes affaires parce que je je me disais si jamais il pète complètement les plans et pendant que je dors tu coup il a envie de donner des coups de couteau un peu partout.
Mais tu sais pas, tu sais pas, tu sais pas. Donc là, je voulais pas prendre ce risque. Tu sentais qu'il pouvait être peut-être bipolaire ou un truc comme ça et puis d'un coup bah là en tout cas ça avait déclenché quelque chose qui était un peu ambigu. Alors on était à une autre époque, tu vois cet épisode il a été on l' on l'a bloqué sur le le Québec pour pas que il passe. Mais on était à une époque où parce que là les gens se rendent pas compte, c'est que les les les trucs ont complètement changé.
Je veux dire maintenant on floute plein de trucs, on montre plus, on commence à même plus montrer une poitrine alors que il y a 30 ans c'était il y en avait partout sur les plages et puis à la télé et cetera. Maintenant, on est en train de flouter de plus en plus de trucs et donc à l'époque on avait pas flouté. Si on remonte d'ailleurs pour justement cette histoire de droit à l'image, de perception au aux années 60 70, il y avait les caméras invisibles. Les mecs il faisaient des blagues à des gens qui avaient rien demandé. Le gars il se cassait la figure dans la rue, il le diffusé.
baudriait, on le diffusait et si le mec il était pas content, on l'envoyait se faire [ __ ] C'était une autre époque. Aujourd'hui, oui, il faut le voir avec les yeux. Mais bien sûr. Aujourd'hui, on est en train de pour dans plein de domaines, hein, que ça soit, je dirai rien mais dans plein de domaines, on juge des situations qui sont passées à une époque avec la mentalité et les règles d'une autre époque. Il y a un problème là si tu veux. Et et donc euh on maintenant si tu veux on respecte beaucoup plus les gens.
Et puis il y a une autre chose qui a changé qui est énorme, c'est que tu tournais quelque chose à l'autre bout de la terre, ça n'allait jamais être vu alors que aujourd'hui c'est mondial. C'est mondial. Tu peux avec internet c'est exactement. Donc ça va pas forcément l'être mais tu peux, j'en sais rien moi, tu filmes ta grand-mère qui bascule dans la pirogue et qui tombe dans l'eau, bah c'est mondial qui est vraiment un truc complètement local de ta famille qui peut être regardé par les Australiens et les Japonais. C'est possible. Euh tiens, en parlant de de mondial, tu vas avoir un un monsieur qui s'appelle Daoud un jour. Où est-ce que ça ça va se passer ça ?
Alors ça c'est en Kabili, c'est épisode d'Algérie. J'étais très content d'aller en Algérie parce que ça faisait des années que je voulais y aller et que je sentais le pays quoi. Je sentais que ça allait être exceptionnel. Et je me suis retrouvé en Kabili.
C'était au début en réalité dans le tournage et je me retrouve dans un tout petit village de Kabili, tu vois, sur un pyon et je me balade à pied et je tombe assez rapidement sur lui, sur la place du village où il y a quelques vieux et puis euh je sais pas, on échange trois phrases, je demande si c'est dangereux parce que Cabilis, c'est quand même là que il y avait eu euh je comment il s'appelait Réy Gourdel qui a été assassiné euh par des brigands dans la montagne, on sait pas trop qui, tu vois. Et c'était pas si longtemps que ça. C'est 10 ans. Donc bah je suis prudent, tu sais. Prendre des risques, c'est pas c'est très prudent prendre des risques.
Et il me dit "Mais non, tu peux dormir dehors et tout parce que les années Loires, c'était il y a 20 ans et quelques, peut-être 30 même, je sais plus." Et [grognement] en fait, je lui demande direct et je peux dormir chez vous ? et il dit "Mais pas de problème, la maison est dans un état lamentable mais tu es le bienvenu et cetera." Et puis dit "Qu'est-ce que tu veux manger ?" Je pareil comme vous. Il me dit "Je vais faire des œufs, des patates et cetera. Et qu'est-ce que tu veux boire ?" Je dis "Moi, je bois de l'eau." Et puis il y a un autre à côté parce la cabil, ils sont beaucoup plus sur l'alcool et tout. Ils sont beaucoup plus libres.
Ils sont beaucoup plus C'est pas boivent, ils boivent. Il y a des barres, il y a des tu peux boire, aller boire du vin ou des trucs comme ça parce que tu trouves pas dans le reste du pays où très peu. Et euh et là il dit il y a l'autre qui dit "Bah non, du vin, du vin et puis Daoud qui dit avec son accent algérien comme formidable, il dit non, un peu de gazo de limonade et cetera." Et puis c'est vrai que la phrase, elle a une espèce de de rythmique de mélodie qui est vachement sympa, qui est drôle, qui est qui est Ouais. qui qui est qui il y a quelque chose qui fonctionne, tu vois. Et je tu le sais tout de suite quand tu le vois, tu dis tiens, elle est drôle cette phrase.
Oui, mais je pense pas qu'elle est drôle à ce point-là parce qu'elle va tourner partout. Ah, mais elle va faire un carton francophone. Je sais pas dans quel autre pays que la France et l'Algérie, mais ça a été un carton. Et en fait, donc je vais dormir chez lui. On va parler justement de la colonisation, des années noires, de trucs qui sont qui sont durs mais avec un mec formidable. Le mec est formidable, respectueux. Enfin, vous êtes respecté l'un l'autre. Il est tolérant. Ouais, tolérant. Tu vois parce que il te parle justement des des de cette où où les Français ont pas dû être terrible he je peux dire pendant la la guerre d'Algérie.
Je pense qu'on a Moi, mon père, il a trouvé que ils avaient pas été bien si tu veux et c'est un euphémisme. Donc voilà et il dit bah oui mais c'est pas nous qui avons fait ça, c'est pas toi et cetera. Donc on est une vraie amitié, une vraie amitié. Et ce petit moment va être repris mais partout partout. J'ai j'ai j'en ai capté plein. J'ai je sais plus quoi des footballeurs, ils sont là. Un peu de gazouse, un peu de gazo il y a une vidéo comme ça. Il y a un clip qui a été fait qui a tourné sur C'est quoi les trucs de musique là ? TikTok. Il y en a plein. Non, truc de musique. Spotify. Ouais, c'est ces trucs là. Spotify puis il y en a un autre quoi.
Euh mais qui a tourné, ils ont fait un clip avec ma mes vidéos. ma voix, sa voix. Ils ont fait de la musique là-dessus. Ça a fait un carton. Et Daou a été invité par DJ Snake au stade de France. Il a des origines algériennes. Il l'a invité, il a payé l'avion, l'hôtel, le machin. Il était dans une super loge et tout au Stade de France pour son concert. Et Daoud a fait la 4è de couverture de libération pleine page, tu vois. Et c'est pas j'irai dormir chez vous, c'est mentionné mon nom tout ça, mais c'est Daoud. Mais grandes photos et tout. Qu'est-ce qu'il fait ce monsieur dans la vie ?
Et ben, il est retraité de il a travaillé genre euh j'en sais rien à la recherche pétrolière, un truc comme ça euh pour l'Algérie. Mais il [rires] et ça a tourné en millions de vues. Ah mais c'est énorme. Je sais même pas le dire. Et après ça a été décliné sur TikTok. Moi je suis pas TikTok parce que j'ai pas je m'en faire mais mais c'est un un énorme carton et quand il sort dans la rue il est comme comme Bruel dans les bonnes années quoi. Patrick [rires] bah tu vois c'est c'est Daoud il fait des selfies partout enfin c'est incroyable. Tu l'as revu en France quand il est venu ? Il est venu. Ouais, on a bu un un verre.
Et tiens, je vais répondre encore au détracteurs qui réfléchissaient à rien. C'est que un moment il me dit je vais je peux dormir chez vous. Mais c'est une boutade. Moi, je l'ai pas invité. Il va dormir le soir même dans un grand hôtel et il va au Stade de France. Donc ouais, il lui a pas proposé de venir dormir chez lui. Mais vous arrêtez les mecs, arrêtez. Si vous avez pas vu l'exprit, c'était ça. Et aujourd'hui, la cabilie c'est dangereux ou je peux me promener tranquille ? Ben ça et je peux pas bah essayie de me promener en cabil en voiture. Moi je peux pas Tu peux dormir dehors ? Ah oui vous êtes venus par la la grande vous pouvez dormir là-bas. Ah bon ? Et je peux dormir chez vous ?
Avec plaisir. C'est vrai ? Et bien sûr, il y a la place énormément mais je vous averis la maison est dans un état lamentable. Bah c'est pas grave. Bon pour pour manger. Oui, c'est moi qui régale pour manger. On fait des courses et moi je paye. Non non jamais. Ah jamais. Il n'est pas question. Mais je sais pas. Les œufs. Oui. Dans l'eau. Oui. On va les couper des œufs durs. Les œufs durs. On va les couper de l'huile de cabiliet. La pomme de terre comme la purée. Qu'est-ce que vous vous mis bien comme vous comme vous. Comme vous. Comme gazouge. Gazou hein ? Qu'est-ce que la boisson ? Ah moi je bois de l'eau. Moi non non. Comment ça je bois pas de l'eau ? Un peu de gaz. Un peu de limonade.
Ah oui un petit. Oui oui oui oui oui. Voilà tout est prêt. Et et là une bouteille de vin. Non non non non. Moi je je bois plus de vin là. C'est bon pour la je bois que quand je suis obligé. Il y a tout le monde qui est là. C'est formidable. Kabé mon bon pays par mais non c'est bien c'est tout c'est [rires] tout mais il ça et l'authenticité la spontanéité tu vois c'est tu as des discussions profondes avec les les gens parfois tu rentres dans des discussions ultra profondes même caméra assez peu. Assez pe assez peu parce que souvent je parle pas la langue donc il y en a moins.
En fait, il y a une chose, c'est que moi je pour cette série et peut-être que je suis assez comme ça dans la vie aussi, je j'oriente pas les débats. C'est-à-dire que partout dans tous les pays du monde, je laisse parler les gens de ce dont ils ont envie de me parler. Et ça, il y a une raison à ça. La première, c'est que d'abord, je parle pas toujours très bien la langue. Donc ça c'est une un premier truc.
Mais puis mais le deuxième truc qui est très important, c'est que quand tu mènes la discussion, tu vois, moi je pars à l'autre bout de la terre, je mène la discussion et ben j'arrive avec des a prioris et donc mes questions vont forcément reposer sur mes a prioris a priori qui peuvent être des a priori complètement crétins parce que j'ai préparé ce que je fais pas mais que j'aurais préparé le voyage. Et si tu prépares le voyage, qu'est-ce que tu fais ? tu regardes ce qu'on fait les autres avant sur les pays et donc tu es écrit et tu te prépares à ramener ça. Donc déjà tu arrives avec des idées préconçues et tu vas orienter le débat.
Si tu arrives avec aucun a priori et que tu poses aucune question ou quasi pas parce que c'est pas vrai, je pose des questions mais pas beaucoup sur les trucs qui me surprennent si tu veux mais je demande pas bref je rentre pas dans des trucs philosophiques ou vis-à-vis du gouvernement vis-à-vis de ceci. Ah, tu fais attention aussi pour les pays, c'est que ça soit pas en Iran, tu vas pas les critiquer le régime iranien pendant j'ai même Ené. J'ai même coupé quand les mecs commençaient à m'en parler. Et ben oui, parce qu'il risquait sa vie le mec. C'est après même si c'est visible, moi la police tombe sur les images, il le retrouve, il part en prison pour des décennies hein.
Au mieux, au mieux. Donc non, mais donc quand j'u dans un pays comme ça, par exemple les États-Unis, tu vois, j'arrive et puis on te dit si je te dis euh contrôle technique aux États-Unis, c'est sérieux, il là-dessus, il déconne pas. Je pense que tous les Français pensent ça. Quand le flic t'arrête, tu veux dire oui. Non, non, non. Contrôle technique des voitures. Oui, oui, c'est ça. Ah oui, oui. Aux États-Unis, j'achète un corbillard dans une casse. C'est une épave, je le repins au rouleau pour qu'il soit rouge. OK. Donc tu imagines déjà la séquence ?
Bon et ben je vais passer le contrôle technique avec le mec de la casse parce que j'achète une voiture et là on rentre dans un bureau, on fait des papiers et cetera après on ressort, on remonte dans la bagnole, on démarre. J'ai dit bon et maintenant va faire les tests et non c'est fini. Ils sont même pas sortis voir s'il y avait la voiture. Ah là là. Et ben si tu arrives avec des idées tu tu vas pas montrer cette cette réalité du moment. C'est quoi le moment où est-ce que tu as eu un une discussion où tu as eu les larmes aux yeux, un beau moment de vie dans cette émission ? J'is dormir chez vous. Vraiment, c'est le le moment le plus émouvant.
Je crois que j'ai trop de recul par rapport à à moi. Je suis trop en observation. Donc il y a des moments, j'ai eu des séquences très émouvantes et je pense que la plus émouvante c'est il y a Jeanette qui est vraiment une séquence absolument incroyable parce que je suis C'est qui Jeanette ? Alors Janette, c'est une femme. On est je suis en au Mala. Malaoui, Afrique australe, un pays tout en longueur qui est un des plus pauvres du monde. Et puis dans la capitale ou la plus grande ville, je sais plus, il y a une une femme que je vois passer qui marche à quatre pattes. Qui est handicapé ? Handicapé. Et elle marche à quatre pattes avec des gants et des trucs sous les genoux.
Enfin bon et elle marche à quatre pattes. [souffle coupé] Moi je filme la réalité du monde donc je la filme mais après je vais la voir pour lui donner déjà quelque chose et puis je tombe sur une personne rayonnante qui est à quatre pattes qui donc qui me regarde, je m'agenouille tu vois mais qui me regarde et puis je lui dis mais qu'est-ce qui vous est arrivé ? Elle a eu la polio quand elle avait 7 ans. Donc voilà, comprends pourquoi on fait des vaccins et tout ça. Et le deuxième truc qu'elle dit c'est "Mais j'ai c enfants, tu t'attends pas à ça ?" Et puis surtout elle te dit ça mais comme quelqu'un d'épanoui, j'ai cinq enfants. Alors là, tu t'arrêtes, tu prends du temps.
Et puis moi je je tu sais, je suis pas en direct mais il faut que je réfléchisse très vite. Donc c'est pour ça aussi que les larmes aux yeux tu les as pas parce que tu bosses et que tu es concentré. Mais je je me dis mais qu'est-ce que je fais ? J'y vais, j'essaie d'aller chez elle ou pas ? Parce que justement les comment les appelle là les haters, ils vont dire que j'en profite mais moi mon raisonnement il est pas Mais faut pas regarder ça, faut vivre. Je regarde et je m'en fous. Je regarde et je m'en fous. Mais ce que je veux dire, mais pas tellement, tu t'en fous pas tellement parce que tu vas sur ce sujet.
Non, je l'ignore pas parce que justement j' Il y a ceux qui font et ceux qui critiquent dans la vie. Voilà, c'est une manière aussi de voir les choses. Donc il y a deux manières de voir le truc. On peut me dire et on peut me le dire, tu en profite parce que tu sais que tu vas faire de l'audience avec une femme handicapée qui marche par terre et qui t'accueille chez elle. C'est vrai ça, c'est vrai. Mais tu peux aussi dire, et c'est ce que je dis moi et ce que j'ai mis en pratique à ce moment-là, c'est je vois pas pourquoi cette femme je la traiterai différemment parce qu'elle est handicapée ou tu la filmes aussi parce qu'elle est rayonnante et qu'elle est une preuve de résilience.
Tu peux voir le ver ou le ver vide. Une complicité qui s'installe et ben je ne vais pas ne pas me priver d'aller chez elle parce qu'elle est handicapée. Et donc j'ai dit j'assume, j'y vais.
Mais bien sûr etire je vous je pense que vous chez vous quand vous nous regardez la vérité c'est que la majorité silencieuse ceux qui sont pas en train de de faire chier qui sont pas en train de de critiquer de machin ils vont bosser ils son et puis ils pensent comme toi c'est juste tu as toujours des gens qui sont pas ben bien sûr tu toujours une toute petite part qui prend beaucoup d'espace beaucoup de temps pour aller faire chier sur les réseaux mais la vérité c'est que la majorité des français pensent pas comme ça et l'histoire est très belle on voit le verre plein en France parce qu'après donc tu vas chez Je passe la soirée chez elle, j'achète à manger. Tu vois ses enfants ?
Je vois ses enfants. J'achète à bouffer pour tout le monde quoi. Tu vois, elle a un mari, elle est elle est alors elle a plus de mari. Il est parti, elle gère ses enfants toute seule en plus. Ouais. Et donc je me retrouve chez elle. On passe une super soirée bien pleine de pleine de je sais pas quoi te dire de de pleine de normalité et de gentillesse et de et voilà. Et puis en fait, je dors pas chez elle parce que c'était un peu compliqué. Le film passe à la télé et juste après la diffusion, on commence à recevoir à la la production des enveloppes avec des chèqus, avec des billets, billet de 50 € des alors on lance un financement, une cagnotte.
On lance une cagnotte, une cagnotte participative, un truc onde peut mettre et ça part mais comme une bombe comme ça. [raclement de gorge] Alors, il y a mais plein de fric qui arrivent enfin très très vite. Ça monte très vite et je vois les messages et puis je sais plus comment ça se passe mais grosso modo, je réponds. Je dis je ne donnerai pas au-dessus d'une certaine somme à Janette parce que c'est très mauvais. C'est comme les gagnants du loto que à qui ça fout la vie en l'air et je veux pas lui amener trop d'argent. Tu vois ce que je lui ai amené, c'est beaucoup. Et donc arrivé à une certaine somme, je je dis au-dessus d'une certaine somme, je donnerai ça à une association.
Et là, je commence à avoir une les mêmes qui commencent à dire "Oui, mais non, il faut pas de c'est pour Jeanette, on veut pas que ça soit donné à une association et cetera." J'ai fermé la cagnotte alors que c'était en pleine expansion et qu'on aurait pu avoir 20 fois plus. Mais c'estàd tu voulais combien ? Tu espéré combien ? Moi, j'espérais rien. Mais je veux dire, quand on est arrivé à 10 1500 € pour le Malai, le pays le plus pauvre du monde, c'était énorme. Énorme. Ça représente quoi là-bas ? Je sais pas te dire mais et ce que j'ai fait pour que parce que justement là, j'ai fait le service aprèsvente, c'est que je suis retourné au Malais. Toi-même ? Ouais.
Ça m'a pris une semaine pour lui retrouver une carte, la faire refaire, aller à la banque, ouvrir un compte en banque, lui donner une carte de crédit. Tout ça, j'ai fait c'est pas mon boulot mais tu l'as pas filmé ça ? Si j'ai filmé parce qu'après on a fait une version spéciale augmentée avec l'équivalent de la cuisine. C'était pas la cuisine mais voilà. Et je suis retourné là-bas et Jeanette parce qu'elle disait qu'elle voulait faire faire des études. En plus j'ai reçu récemment une photo de son petit dernier qui vient d'être diplômé alors que sa fille elle pouvait plus l'envoyer à l'école parce qu'elle avait pas d'argent tu vois.
Et en fait le Jeanette avait envie de monter un magasin pour ne plus aller faire la manche. On a pris trois bus hein. Elle prenait trois bus à quatre pattes pour aller en ville faire la manche. Et donc on a on a elle voulait monter un magasin. Donc elle a eu cette somme, on a fait un virement légal par par tu vois correct, je suis pas arrivé avec une valise de billet et tout ça. Et elle a était beaucoup plus intelligente que ça parce que sur le terrain qu'elle avait, elle a fait construire trois chambres et les chambres, elle les loue. Et ça, tu es sûr que ça va marcher tandis qu'un magasin ça peut se casser la gueule.
Et depuis et ben elle a plus jamais été retournée mandier en ville et ça c'est merci aux téléspectateurs qui spontanément l'ont fait. Voilà avec les cagnotes. Les cagnotes ça peut changer des vies he parfois. Oui oui, j'aurais aimé terminer si tu veux bien par de deux anecdotes avant de partir. Il y en avait une où où tu es pas passé loin de quelque chose de grave quoi. C'était arrivé. On a parlé de choses mais pas réellement des choses dangereuses que tu as vécu depuis tout à l'heure. Tu as échappé à une fusillade au Caraïbes. Alors ça c'est c'est plus récent. C en 2015. Alors, c'est pas le moment où j'ai eu le plus peur. On va y arriver après.
Mais effectivement, c'est quand même très surprenant de te retrouver au milieu d'une fusillade qui a pas c'était pas c'était pas Borsalino, mais quand même c'est juste à côté de toi. Et la magie de cet équipement et de cette série et de ce truc là, c'est justement que tu es pratiquement toujours prêt à saisir le moment et parfaitement utilisable avec plusieurs axes et cetera. Et là, j'avoue que quand j'ai regardé les images, après je me suis dit quel coup de coup de bol incroyable quoi de de se retrouver comme ça parce que c'était juste derrière moi, il y a un coup de feu et puis après il y a eu plusieurs coups de feu.
Enfin vraiment tu tu vois les gens la panique, les gens qui sortent en courant. Enfin, c'est c'est et et la différence si tu veux par rapport à un reportage, c'est que le mec avec qui ça arrive, tu le connais bien et tu es avec lui. Tu es sur tu es sur son épaule et c'est pour ça que ça que ça que ça tape autant que c'est aussi fort. Là, tu parlais à une dame dans les Caraïbes. Tu étais où exactement ? C'était à Sainte-Lucci dans un quartier un peu chaud. Il y avait quand même des trucs de prostitution, enfin de strip. Mais mais mais tu lui disais là tout c'est pas si dangereux que ça. Enfin mais parce que je trouvais que tout le monde était sympa.
En plus j'étais rentré dans le truc de stripties, il m'avait laissé entrer avec mes caméras. [souffle coupé] Bah je trouvais que c'était bien quoi. C'est si vous avez pas vu la séquence, elle est assez folle. C'est qu'on passe en une seconde d'une discussion détendue, tu es là, il fait chaud, tu es dehors, tu discutes, c'est la nuit, c'est serein. Ah, c'est vachement sympa. C'est c'est sécurisant ici. P il y a le coup de feu qui part le premier. Et là d'un coup, tu vois tout le monde paniquer. Toi, tu restes assez rassuré quand tu vois son regard. Bah ça tourne là-dedans, hein. Mais il faut pas que ça se voit de toute façon. Tu continues la séquence quand même. Boulot.
Ah oui oui, je pense au film. On va regarder le moment. Regarde. Ça me semble plutôt paisible. C'est agréable. Non, ce pays il est riche ou pas ? Quand tu diriges, tu veux dire quoi ? Je le sentais. Reste où tu es. Je le savais. Ça serait pas mieux de filer. Ne bouge pas. Je sentais que ça allait arriver. Faut rester calme. Bon, je sais pas du tout ce qui s'est passé. Je regrette juste, c'est que j'ai pas fait un plan de tout le bar qui se vidait en 10 secondes. Là, j'ai pas le réflexe de tourner la caméra. Mais en Vous êtes sûr qu'on reste ? Moi je pense qu'il vaudrait mieux bouger. Reste assis. Assie-toi. N'y va pas. Ne t'emmèle pas. Arrête un peu. N'y va pas. Bien sûr que j'y vais pas.
Vous êtes sûr qu'on reste ici ? Ne bouge pas. Suis-nous. Où ça ? Dedans. Règlement de compte là-bas. Eux, ils sont pas contents et mais il dit "Reste où tu es quand ?" Ils ont pas envie de partir en courant non plus. Bah [rires] j'ai j'étais assez étonné par cette réaction parce que tout le monde s'est barré rapidement et nous on bougeait pas et je trouvais ça quand même assez surprenant. Et quand les coups de feu ont repris, parce que là après il y en a d'autres là à ce moment-là euh là tu dis non tu peux pas rester là, c'est pas une bonne idée. On on on va tenter de t'enlever aussi. Il y a eu deux moments où tu as eu vraiment peur. C'est vraiment c'est vraiment étonnant ça.
Ça c'est la fois où tu as eu le plus peur ça. Vraiment en fait la peur la peur il y a différents types de peur. Là ce dont on vient de parler c'est une peur fugitive. C'est-à-dire au moment où ça se passe faut courir. Ouais c'est c'est électrique tu vois. Et là, j'ai pas couru parce que les conditions fausses que mais tu as une peur et en fait dès que les mecs sont partis, tu as plus peur du tout. C'est terminé, c'est du passé. Alors que là, l'histoire de l'enlèvement, du risque d'enlèvement en Bolivie en 2006, là 2006, c'est le 20e épisode et en Bolivie, je me retrouve en train de tourner le prer ou le deuxè soir. C'est dangereux la Bolivie parce que nous on connaît pas forcément.
Il y a eu une période que c'était dangereux, c'està-dire beaucoup de beaucoup de d'agressions de de touristes. Il y a du il y a des cartels ou pas du tout Bolivie ? Non, aujourd'hui, j'en sais strictement rien mais à l'époque c'est pas c'est pas ça. C'est les gens sont dans des situations délicates parce qu'ils ont pas assez de fric et qui veulent mourir leur famille et cetera. Donc la délinquence augmente. Et la différence c'est que tu as des pays. Par exemple le Salvador c'était dangereux, ça allait plus. J'ai fait un épisode d'ailleurs, mais c'était dangereux mais c'était surtout du des cartels, du banditisme, des trucs comme ça et les touristes était très peu impacté.
En revanche, à l'époque où je suis allé en Bolivie, c'est en 2006, il y a 20 ans quoi, euh les les les touristes étaient assez souvent ardaqués, volés, dépouillés et voir enlever. Donc là, le danger était plus grand pour un voyageur. Et donc je me méfiais et je me retrouve à un moment, je suis en train de filmer dans la passe, la capitale. Il est pas très tard, il 19h, il fait nuit et il y a une femme qui se met devant moi et qui me me dit "Donne-moi ton autorisation de tournage, euh tu dois avoir une autorisation de tournage." Je dis "Moi, c'est pas vrai et cetera." La discussion là, le truc monte. Elle veut m'emmener au commissariat et prendre un taxi. Elle elle est même pas entenue.
Elle est même pas entenue. Elle veut me faire monter dans un taxi. Ce qui se fait ce à l'époque pour les enlèvements. Non non non. Oui mais aussi les flics les flics en tenue, il voulaient te ramener au commissariat, il prenaient un taxi. Ah oui d'accord. Donc c'était pas de voiture de police et très peu. Donc si tu veux voilà. Et alors je lui dis mais vous êtes de la police ? Elle me dit "Oui." Je dis "Faites-moi voir votre carte de police." Et là, elle me dit "Je te ferai voir ma carte de police quand tu m'auras montré ton autorisation de tournage." Ouh là, ça c'est du niveau de la maternelle, hein. Toi d'abord.
Donc si elle avait une carte de police, premier truc qu'elle aurait fait c'est de te la [ __ ] sur le nez pour que tu fermes ta gueule. Et donc heureusement, elle avait pas une fausse carte de police. Et moi je disais, je vais appeler l'ambassade machin. Et puis il y a un attroupement qui se forme. Et à ce moment-là, elle voit qu'elle a perdu la partie. Le taxi que j'avais même pas vu mais je l'ai appris après s'en va. Il était à côté ce complice et puis elle s'en va et les gens mais pourquoi enfin ils me prennent ma défense et là je touche ma télécommande pour vérifier que c'est bon. J'ai pas tourné. [ __ ] ça c'est le plus gros regret de ma vie sur j'irai dormir chez vous.
C'est le plus gros regret parce que tout ça j'avais une tentative d'enlèvement en direct toute filmée. Deux axes. Qu'est-ce que je fais ? Je la rattrape, [rires] je la rattrape, je fonce, elle est pas je me route, je la rattrape, elle est à 10 m, je la rattrape et je continue à m'engueuler avec elle Ah, pour avoir des images. Mais oui, et là, les gens qui avaient pris ma défense arrivent. Donc j'ai pas la le tout le truc mais j'ai la suite et je m'en suis sorti en me en mettant un arrêt sur image.
Cette femme me demande de la suite gag g et j'ai la suite et c'est là qu'arrive la police touristique la vraie et qu'on se fait tous embarqué au commissariat et que arrivent six chaînes de télévision en direct de Bolivie de Bolivie chaîne bolivienne au commissariat un touriste qui a failli être enlevé et cetera et moi je continue à tourner avec mes paluches commissariat avec [rires] le commissaire qui me dit mais il faut pas filmer vous vous rendez compte ce matériel ça va vous attirer des ennuis. Ils te disent rien le fait que tu filmes dans le commissariat ? Personne ne me dit rien. Ils sont pas chiant, ils sont sympas quoi.
Mais je sais même pas s'ils comprennent vraiment ce qui se passe tu vois. Et puis moi moment je tourne la tête, je me vois, je suis en direct à la télé sur [rires] une télé et la nana qui est à côté qui est en train de se faire il force parce que c'est pas comme chez nous les droits du les droits des donc il lui force à lever la tête pour qu'on voit bien qui c'est et cetera tu vois. Il est parfois Ouais ouais. Et j'ai pas fait un truc, c'est de donner les images non pas de la tentative d'enlèvement, je savais pas, mais la suite où on voit bien les gens qui disent elle était en train de lui dire de monter dans un taxi, le taxi est parti. Enfin, tous ces trucs là.
Bah, elle a quand même passé de jours en tôle. Mais [ __ ] incroyable. Et ils l'ont libéré quoi. Tu es parti de Bolivie là à ce moment-là, tu t'es dit c'est bon, j'en immédiatement. Ah ouais, tu t'es dit là il y a alors attends, non, c'est plus compliqué. Je pars en tournage dans le en Amazonnie bolivienne. Oui. Donc je tourne pendant 3 jours, je remonte et là coup de chance au lieu d'être à l'hôtel comme je suis d'habitude, je suis chez un français dont on m'a donné le contact qui m'a qui m'a accueilli chez lui et qui vit dans une résidence sécurisée. Et là, ils se sont aperçus qu'il y avait des voitures qui étaient en planque devant la résidence et des mecs qui m'attendaient.
Et je sais pas comment ils avaient trouvé mes coordonnées, le numéro du mec, ils avaient téléphoné chez lui pour lui dire "Mais ma mère c'est une sainte et cetera." De quoi ? De quoi ? Le mec, le fils de cette nana avait dit "Mais c'est pas vrai, elle a jamais fait ça, ma mère c'est une sainte et tout." Et donc quand j'arrive pour revenir chez ce mec, j'apprends tout ça et là je me je me rends compte que je peux pas rester une minute de plus dans le pays parce qu'il y a des mecs qui me cherchent que je les connais pas et que moi je cherche à rencontrer des mecs que je connais pas. Ouais.
Non non tu peux tomber sur des à tout moment sur des je vais me jeter dans leur dans le dans le gueule du loup tu vois. Donc j'ai été j'ai été exfiltré de la résidence du mec chez la résidence de l'ambassadeur caché dans une voiture par terre par l'ambassadeur par euh son f. Oui bien sûr. J'ai dormi dans sa résidence, je l'ai pas vu. Je suis resté juste la soirée. J'ai j'avais pris un billet d'avion le lendemain matin à 8h. J'étais emmené par un mec de l'ambassade à l'aéroport et je prenais l'avion direct. [ __ ] quand tu rentres chez toi, tu es content quand même là. Oui.
Alors après j'ai regardé ça la petite histoire parce que j'ai pas raconté tout ça dans l'épisode mais le jour où je ferai la partie cuisine à propos de cet épisode, je raconterai tout parce que j'ai des images encore. Cuisine'estce que c'est ben c'est ce fameux spécial. Tu sais l'épisode, il y a le voyage et puis dans ma cuisine, je raconte les coulisses du voyage. C'est c'est plein de séquences que qui expliquent comment et les gens adorent cette partie là. C'est là-dessus que je me suis chicané avec la télé. Bon bref. Et ben en fait je suis rentré en France. directement.
Et puis comme après je trouvais que j'étais un peu léger, j'ai fait ce que j'avais un peu envisagé de faire, c'est de prendre de retourner et finir sur le lac Titi Kaka qui est juste à côté mais côté péruvien parce que moi je voulais pas prendre le risque de retomber sur les sur les sur les mecs quoi. Tu as pas envie de partir au Japon dans un pays où tu sais qu'il te rêvera rien ? C'est pour faire une pause ? Il fallait que je finisse mon épisode. Donc j'ai pris un avion de Paris après avoir vu que j'étais un peu léger jusqu'à Lima, un autre avion jusqu'à Pouno, un bateau jusqu'à Taquilé qui est une île sur le lac Titiaka mais qui est du côté péruvien.
Et l'épisode il commence, il s'appelle Bolivie. Et puis quand il arrive ce tru là et je dis bah je vais changer de pays, je je dis pas je suis passé par Paris pendant 15 jours et je suis revenu. Et là en bas tu vois écrit "J'ai dormir chez vous Bolivie" puis Bolivie Pérou. Tu vois tu as eu peur quand même dans même chez l'ambassadeur, tu avais hâte de sortir du pays là. [ __ ] mais j'étais hyper tendu le lendemain quand quand on a pris la route pour aller à l'aéroport il y a 15 km il faisait nuit. C'était 6h du matin. C'est l'ambassade qui te dépose là. Ouais. Oui, mais c'est juste un chauffeur quoi. Et en plus, je crois même pas que c'est un chauffeur.
C'est un taxi qui a été payé par l'ambassade. Donc je suis pas avec un mec en arme. Et je me disais s' un barrage, moi je saute et je pars en courant dans la pas ils m'uront pas vivants. Non non, [rires] j'ai là j'étais là j'étais très tendu. C'est pas la meilleure idée de partir dans une jungle tout seul de nuit he. Il y a deux trois mais je voulais pas qu'il me prenne. Tu peux te poser une question personnelle ? Tu me dis si te dérange, tu as fait 75 [raclement de gorge] pays, est-ce que tu es déjà tombé amoureux de quelqu'un ? Ou est-ce que tu as déjà une histoire d'amour, même un peu éphémère dans un voyage ? Non.
Alors moi je je vais te dire c'est bien que tu la poses comme ça parce que c'est plus clair.
Moi quand je suis en tournage, je bosse et donc je suis pas du tout dans cet état d'esprit et une seule fois dans toute dans tous mes voyages autant que je une fois il m'est arrivé une histoire fort brève une seule fois et encore parce que je suis resté à un endroit pendant 3 semaines tu vois parce que je suis pas c'est pas chose tu aurais pu tu rencontres des gens hisire d'amour ça je sais pas te faire croire que j'ai une auréole non ouais je suis pas du tout Mais c'est ce qu'on dit, c'est que le coup de foudre n'attend pas et tu sais pas parfois tu peux rencontrer quelqu'un dans n'importe passé à côté. Tu es passé à côté ou en tournage en tout cas.
Et petite question, est-ce qu'ils ont des des étrangers ceux que tu as rencontré, ils avaient quelles idées des Français ? Quelle image ? Est-ce qu'il y a des clichés ? Il y a encore des pays où ils pensent que le la France c'est le pays de l'amour. On m'a dit ça la dernière fois. Je crois que c'est bah c'est le cas. Non, c'était quoi comme pays ? J'aurais pu me rappeler. Bah ça ça reste en tout cas une le côté romantique et cetera. Et euh bon, je sais pas si c'est vrai. Si c'est toujours vrai. Ouais. Non. Tu as été nommé au César pour Oui. Oui. J'irais dormir à Hollywood. Hollywood. Euh, ça t'a fait plaisir ? Oui, ça m'a fait très plaisir.
Je l'ai pas eu mais je j'ai presque comme si je l'avais eu. Pourquoi ? Parce que en face de moi, j'avais Agnès Varda avec un film, je sais plus comment il s'appelait. Raymond de pardon avec un film ou qui a un grand photographe et qui fait des Ah oui, c'est vrai qu'il faut dire aussi pour les jeunes Agè Varda qui était une grande réalisatrice aussi qui a fait des trucs très très personnels, très audacieux et cetera. Il y avait un film de Sandrine Bonner sur sa sœur. Donc il y avait un vraiment un gros niveau cette année-là. Et puis le dernier film, c'était un film sur Tabarli, j'ai oublié le nom du réalisateur, qui était produit par Jacques Perin.
Et moi, j'étais là avec mon film, donc dans la catégorie documentaire. Donc je l'ai pas eu. Ça m'a pas peiné plus que ça parce que rien que le fait d'être entouré par cela, ça t'a déjà fait plaisir. C'était bien. Tu tu as une fan des dernières anecdote mais qui est rigolote. Tu as une fan qui s'appelle Nicole. Nicole, c'est qui Nicole ? [grognement] Ah Nicole. Figure-toi qu'un jour à la production, je reçois un colis et dedans il y a un album de photos. J'ouvre et je découvre des photos d'une télévision. Quelqu'un a pris sa photo de télévision pendant Ah ça non sa télé sa télé en photo, tu vois.
Oui, sa télé en photo tu vois avec uniquement à chaque fois c'est l'émission Giraz dormir chez vous. Donc tu imagines une personne qui a fait des photos de sa télé pendant les girés dormir chez vous. Et c'est des agrandissements comme ça. C'est en argentique en A4. Ouais, c'est l'appareil photo. C'est pareil de l'argentique et la télé c'est grosses télé cubique qu'on avait à l'époque quoi. Donc les photos sont pas super. Avec une lettre monsieur votre émission ceci ceci ce ça. Signé Nicole Nicole Chen on va dire son nom parce que ça lui fera plaisir. Nicole.
Et puis elle il se passe 3 semaines deuxème colis un deuxème album deè lettre et bien j'ai un troisème album qui est en préparation je vous l'enverrai bientôt. Trop mignonne quoi. Alors je fais répondre parce que moi j'essaie de rester à distance parce que je me fais manger moi parce que je suis trop gentil. D'accord. Donc après tu vas comprendre tu [grognement] vas comprendre. Et donc c'est pour ça que je reste très à distance. Et donc je fais dire à Nicole, écoutez, gardez ce trisème album pour vous. Et puis un jour, persuadé par des copains, vas-y, ça lui fera trop plaisir, va boire un café avec elle un matin et cetera. Je vais boire un café avec Nicole, je lui offre je ne sais plus quoi.
On fait des photos, elle est toute contente et cetera. Elle me donne son numéro. Et puis moi je faisais beaucoup de fêtes, j'en fais encore mais un petit peu moins. Je me dis bon je vais inviter Nicole, on va être 100 150 grosse fête moi. Mime bien qu'il y a du bon. Et donc je chez toi nonou 150. Ah j'étais jusqu'à 300. Mais si 300. [rires] Non mais attends c'est pas immense mais 300 tout le monde se faufile. Mais moi je m'en fous on s'amuse et donc fait. [ __ ] tu es un féard tu Non je suis pas un fétard parce que je fais pas la youyou tout ça. Je fais pas mais j'aime bien faire ce qui se fait pas. Voilà on va dire. Mais tu fais quoi ? Quoi ?
Il y a 300 personnes il se démerd et donc [rires] et donc moi je mets tout ce qu'il faut. Mais qui envie de 300 personnes chez lui sans déconner ? Non, j'ai fait deux fois sinon c'est 100 150 va. Et donc l'état de la maison après par contre tu es en maison un jardin ? Oui j'ai une maison un petit jardin mais ça va. Non, je suis très étonné. [ __ ] les mecs, ils font tourner la machine à laver, ils sont tops. Non, non, je te jure, j'ai des potes, ils sont tops. Il reste habité de Et donc Nicole, je l'invite et Nicole arrive avec son appareil photo. Ouais, sauf qu'elle est persuadée qu'elle est à Hollywood si tu veux.
Donc tous les gens qui sont là, alors il y a tout hein, il y a des gens un peu importants mais il y a aussi il y a aussi mon plombier. Enfin, moi je suis comme toi, je mélange tout. Moi, j'aime pas, je suis pas secct et donc [rires] Nicole fait des photos flash. Donc les mecs ils viennent de me voir, il dit "C'est qui ?" Moi je dis "Bah c'est la photographe officielle de la soirée parce que elle est persuadée de faire des photos de star et qu'elle pense qu'elle jamais. C'est son moment." Et puis et ben finalement j'ai fini par bah par me faire manger sympathie et cetera. Et Nicole, bah maintenant elle vient à Noël quoi. Non, c'est pas [rires] vrai. Mais si, c'est vrai.
Nicole, elle est elle est elle est elle m'a elle m'a énormément soutenu pour mon financement participatif parce que mon mon longmétrage des carpates, on en a pas parlé, on en parlera une autre fois mais bon, j'ai fait un financement participatif. C'était comme j'irai dormir chez vous, personne en a voulu. Moi je m'arrête pas. Ton film avec Max Bobblé à l'histoire, on en parlait en 2020, c'était Voilà. Ben moi, j'ai Tu l'as financé comment ? On a lancé un financement participatif qui a rapporté 24 256000 € en 5 semaines. C'est énorme. Ouais. Mais Nicole, elle en a mis plein là-dedans.
Ah oui et oui parce que parce que parce que elle pouvait, c'est pas quelqu'un de riche mais elle pouvait et comme elle euh ouais enf elle elle a fait ce qu'elle avait envie de faire et c'est très cohérent avec ce qu'elle est et et où elle en était. Et si tu veux, c'est ce film n'aurait pas vu le jour sans cet élan de solidarité des gens qui aiment gérer dormir chez vous. Parce que ça suffit pas à faire un film mais ça a déclenché le distributeur, les la chaîne OCS, des trucs comme ça qui se disent il se passe quelque chose et c'était vrai qu'il se passait quelque chose. On t'a jamais dit que tu ressemblais à Creastwood plus jeune en temps plus tard. C'est vrai.
Oui, parce que je vais te dire on part sur autre chose mais moi j' rien à voir rien à voir. Pardon pardon je viens d'avoir une vision de Gintou. Et ben oui, mais on m'a déjà dit aussi que je ressemblais à comment il s'appelle ? Hug. Oui, exactement. Et on m'a dit mais c'est le si parfait de Clint et Grant. [rires] Pas attends, il y a rien. Attends, mais yant encore mais j'arrivais pas à trouver avec qui et c'était Clint. J'ai mis tout. parce qu'on me l'a dit pendant les tournages. Donc je peux le montrer ça. Qu'est-ce qu'on disait ? Euh non non pour terminer Nicole et Nicole et Nicole depuis depuis elle su Noël. Oui oui bien sûr. Oui oui oui oui.
Bah oui parce que je te dis c'est devenu une amie. Oui oui c'est c'est même c'est pas devenu une amie c'est devenu la famille tu vois. Et Nicole Nicole elle racontera le jour où elle a envie de le raconter elle le raconte volontiers mais c'est pas à moi de le faire. Elle a eu une vie pas drôle et pas tu vois le mariage qui qui se fait pas au dernier moment des trucs comme ça quoi. Donc bah c'est bien que à la fin de sa vie elle puisse Elle est âgé Nicole aujourd'hui. Oui elle a 80 bientôt 80 79. Tu tu vas tu prépares un spectacle tu disais je prépare pas je le fais. Oui j'ai fait deux fois Avignon. Mais non mais là tu as dit que tu vais Ah ben je refaire une date.
Voilà parce que je fais pas retour du spectacle. Oui. Alors juste pour comprendre le principe, je cherche pas, ça marche donc je cherche pas à faire une tournée. Tu l'as fait en 23 en 24 ? Non, c'est ça 24. Ouais. Oui. Vigon mais tout le festival c'était plein. Et donc ce que je me dis c'est que je pourrais le faire plus tard. Et là, je veux pas faire de tourner parce que j'ai ces projets dont on a parlé un petit peu qui sont qui pour moi sont prioritaires et et donc je fais le spectacle quand j'ai envie. Et je vais même te dire un truc, [rires] ça m'amuse.
C'est quand j'ai suffisamment de gens, attention, c'est pas comme ça que ça marche, mais quand parmi les gens que je connais, j'ai envie de les inviter qu'il le voi et ben je dis bon là, j'en ai assez, je vais faire une date. Et là, j'appelle le grand point virgule et je leur dis donnez-moi une date où il y a personne et je le fais et je fais une date. Normalement la prochaine, c'est le 19 juin. Faudra vérifier. Qu'est-ce qu'est-ce qui se passe sur scène ? Alors, je raconte mon parcours parce que ce que on a même pas eu le temps de voir là, on fera une émission numéro 2 si tu veux bientôt tu veux.
Mais ce que j'ai fait avant, j'irai dormir, j'ai pas par utilisé la moitié des fiches que vous sachiez. J'ai 60 fiches, ça n'arrive jamais 59. [rires] J'en ai fait, j'en ai fait même pas 15. Voilà, je pourrais faire j'aurais presque plus faire. Tu sais ce que j'ai fait avant j'irai dormir chez vous est beaucoup plus spectaculaire, beaucoup plus aventureux, beaucoup plus intéressant, beaucoup plus fabuleux que j'irai dormir chez vous. Et je dis même souvent aux gens, j'irai dormir chez vous, c'est de la gnognote, c'est-à-dire oui, ça m'a fait connaître. Oui, je suis fier de cette émission. Oui, je l'aime. Oui, je suis content de ce qu'elle représente.
Mais ce que j'ai fait avant est d'une autre ampleur. À savoir que très brièvement, j'ai plongé en sous-marin 5000 m, on en a parlé. Mais euh les gouffres de glace, la calotte glacière du Grand, on en a parlé. Je sais même plus parce qu'en fait, je sais même plus ce que je dis, mais je je suis descendu dans des gouffres de glace dans la calotte glacière du Grenland comme ça au bout d'un fil. Mais ça me serait jamais venu à l'idée si j'avais pas eu un film à faire, tu vois. Mais quand tu descends dans un gouffre de glace que limite ça peut te tomber sur la gueule, c'est la grande aventure.
Quand tu te retrouves sur le Radeau des Sims qui est une plateforme de 600 m² déposée sur la forêt en Amazonnie par un dirigeable dans les années je sais même plus 80, c'est exceptionnel quand tu vas filmer les singes pareil en Amazonnie à 30 m de haut que tu montes sur des trucs cloués sur un tron parce que pas attaché cette époque on s'attachait pas, on se tenait, tu vois. C'était c'était pas comme ça euh quand euh l'histoire du volcan, ça en a parlé quand même. Oui. Oui. Euh mais mais j'en ai plein comme ça. Tu racontes toutes ces étapes là ?
Et ben, je raconte ce qui m'a permis, ce qui m'a endurci d'une certaine manière, ce qui a fait de moi quelqu'un capable de faire "J'irai dormir chez vous". C'est tout ce que j'ai fait avant, le reportage de guerre. Mais comme pendant toute ma vie, j'ai filmé et ben sur un spectacle d'une heure et dem volcan, les gouffres de glace, le radeau des Sim, la cinébule qui est une mongolfière qui remplaçait le drone avant qu'ils inventaient le drone et on se casse la gueule, on fout le feu à un arbre. J'ai toutes les images. Donc il y a 45 minutes de tout. Le premier film que j'ai fait, mes parents, le tout. Et donc c'est un tour du monde incroyable et je te jure tu te régales.
Il y a le spectacle et c'est ton gros projet, c'est l'idée du le film de de faire ce film. Qu'est-ce que Qu'est-ce que Comment ça va s'appeler ? Tu tu as une idée déjà ? Nanose nanoseconde c'est l'histoire de la durée du film. Un milliardième de secondes enfin de Oui oui mais le film lui il est plus long mais c'est une fraction de seconde. En fait c'est un mec qui passe de vie à trép et c'est tout ce qui se passe dans sa tête. Mais c'est l'esprit d'aller au pays des merveilles. C'est complètement fou. Il y a des objets qui parlent. Il y a une table roulante et un moulin à poivre dans les trois personnages principaux du film.
Mais c'est pas comme on fait tout le temps avec des bouches, des machins. Non, c'est des objets. Il reste des objets. C'est dans un environnement complètement déjanté. Et euh et en fait le gars il s'est il en fait il se suicide pour retrouver une femme qui vient de voir mourir et qui lui a dit sauve-moi même dans la mort il me poursuivra. En parlant de quelqu'un qui l'a tué qui meurt en même temps qu'elle ou et lui comme il est un peu mystique et qui croit à la réincarnation et que sa vie n'a pas de sens, il se suicide pour la retrouver. Et donc toute l'histoire se passe dans la mort mais en réalité dans la fraction de seconde que met son cerveau à mourir.
Nanose et tu commences avec une odyssée qui est drôle, fantaisiste, euh inquiétante. C'est l'ambiance d'Alice au pays des merveilles hyper rythmée. Mais mais je te jure que c'est drôle. C'est très drôle. Tu me vois faire un film pas drôle ? Tu as déjà commencé à tourner juste pour essayer. Tu as montré de Oui, j'ai tourné une séquence parce que quelqu'un qui lit le scénario ne peut pas comprendre le film que ça va donner. Il faut qu'il ait vu la séquence comme ça il comprend qu'une oui une discussion entre un moulin à poivre, une table roulante et un mec ça marche et que c'est drôle et que c'est dans un environnement qui est pas on trafique les images, on leur donne une texture.
Là tu es en recherche de quoi en ce moment ? Je vais commencer à chercher le pognon. très vite. J'ai pas essayé du tout parce que ça sert à rien. Je vais perdre mon temps. Et l'idée et l'idée l'idée vient de très loin parce que j'ai eu l'idée quand j'avais 12 ans en attendant le bus et je me suis dit mais ça c'est génial parce que tu peux écrire une histoire sans limite. Bah c'est ce que j'ai fait entre 35 et 45. Après je nai enterré parce que je savais que j'aurais jamais d'argent et puis maintenant que j'ai déjà fait un film je pense que je peux le faire. Ben je croise [grognement] les doigts pour toi. Je vais le faire. Euh bon courage, merci d'être venu.
Et et là, tu as l'île Maurice, tu as la tuas l'épisode à l'î Maurice. Je mettrai tous les liens. Ais, je vous mettrai tous les liens. Il y a il y a Si vous l'avez raté, ça va passer sur RMC découverte. Si vous l'avez raté, il y aura le lien euh RMC BFM Play s'appelle replay. Je vous mettrai le lien dans la description. Voilà, si vous voulez voir ça et sur la chaîne YouTube aussi. Puis la newsletter de my newsletter. Et tuas, tu fais quoi sur les newsletter ? Oh, je dis juste quand il y a un truc nouveau parce que les rediffusions, il y en a tellement que Oui, oui, c'est ça. Tu fais pas tu pas un mec tous les jours non plus. Non, il y en a il y en aura allez six par an.
Et ben je vous mettrai tout si vous voulez dans la description de l'épisode sous la vidéo YouTube. Hésitez pas à vous abonner les amis, à liker la vidéo, hésitez pas à commenter. Je sais que toi tu vas lire pour le Anto Antoine va lire les commentaires mais je répondrai pas à personne à mettre la petite cloche pour être au courant des prochaines sorties tous les mercredis, vendredi et dimanche. On met trois interviews documentaires et en podcast audio. Merci he de faire de légendes. Le premier podcast de France sur Spotify, sur Apple Podcast ou Amazon podcast.
N'hésitez pas aussi à nous mettre 5 étoiles, ça nous aide beaucoup sur le référencement de des plateformes et dans les dans la description de chaque épisode, vous pourrez retrouver tous les liens dont on vient de parler aussi. Et je sais que vous êtes 150000 200000 à vous abonner chaque mois en plus sur notre chaîne YouTube. Donc voilà, merci d'arriver si nombreux. Euh je vous mettrai le lien de la chaîne YouTube d'Antoine si vous voulez suivre. Tu vois ce que ce que ce que je me dis à la fin de l'interview, je suis peut-être un peu hyper actif. Pourquoi ? Plein de choses. Non puis surtout là on peit faire une heure hein. Ah bah avec toi là. Bah oui, j'aurais pu faire euh quatre fois plus.
On en fera une autre, j'espère. C'est un plaisir de te recevoir. Euh merci à tous. Merci à l'équipe d'avoir préparé l'émission avec moi les amis. Je vous embrasse très fort. On se retrouve de toute façon très vite sur les genses. Ciao tout le monde.
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