Le Grand Dossier - Si l'Europe veut la "guerre" avec la Russie, "nous sommes prêts", lance Poutine
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 8 %Attaque 54 %Défensif 39 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment analyser les mots de Vladimir Poutine ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelle est la portée diplomatique de ce message ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Est-ce que réagir à ces déclarations serait une erreur ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quel impact réel de ces mots de Poutine sur les négociations ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Militairement, que signifie être prêt pour Poutine ?
- 16:00RelanceRéponse directe
Est-ce une erreur de parler de frappe préventive ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Vladimir PoutineFait
« Si l'Europe veut la guerre avec la Russie, nous sommes prêts. »
- 6:01Vladimir PoutineFait
« Si l'Europe veut la "guerre" avec la Russie, nous sommes prêts. »
- 8:01Nicolas TenzerFait
« derrière vous avez un projet construit des deux hommes, on pourrait rajouter le chinois, Jingping plus peut-être l'Iran et la Corée du Nord qui s'oppose complètement aux intérêts de l'Europe. »
- 9:00Nicolas TenzerChiffre
« dans ces territoires occupés aujourd'hui par la Russie 1,6 million de jeunes et d'adolescents qui commencent déjà à être enrôlés comme chair à canon par l'armée russe. »
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C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenues sur LCI avec cet enjeu. Ce soir, si l'Europe veut la guerre, nous sommes prêts.
Toute dernière déclaration de Vladimir Poutine. Cette déclaration qui est tombée il y a quelques minutes. Maintenant, seulement un cran de plus dans l'escalade.
L'analyse à suivre. Que craindre derrière les mots ? Cette question, je vous la pose à vous Charles Divau.
En direct depuis Moscou. L'analyse de texte. Charles Divau.
Charles Divau. Depuis Moscou. Comment analyser les mots de Vladimir Poutine ?
Oui, ces déclarations euh assez fracassantes. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'elles sont envoyées bien sûr euh à l'Union européenne en réponse à ce qui est considéré ici par le Kremelin comme une menace, mais elles seront aussi euh un message envoyé à la population russe elle-même. Vous le savez ici, les Russes, ils écoutent euh religieusement chaque déclaration de de Vladimir Poutine et finalement à travers ces mots et bien l'idée que il faut que la population russe se rende compte que l'Europe est une menace.
D'ailleurs, c'est un sentiment que moi je je ressens aussi quand je discute avec les Russes, quand on on parle avec eux et qui nous disent "Mais pourquoi vous voulez nous attaquer ? Nous, on vous a rien fait." Donc vous voyez finalement ces déclarations-l, elles sont dans une stratégie de Vladimir Poutine de se mettre dans une position défensive tout en rappelant que la Russie contreattaque contreattaquera en en cas d'attaque.
Merci Charles Divau. Bien évidemment, on reste ensemble. On va rester sur cette toute dernière déclaration de Vladimir Poutine.
D'ailleurs, on va on va l'écouter le patron du Cremelin. Regardez. Nous n'avons pas l'intention de faire la guerre à l'Europe, je l'ai déjà dit, mais si l'Europe décide soudainement de faire la guerre et passe à l'action, nous sommes prêts dès maintenant.
Il n'y a aucun doute à ce sujet. La seule question est quand l'Europe passera-t-elle à l'action ? Je pense que cela pourrait arriver très rapidement.
Ce n'est pas l'Ukraine. Avec l'Ukraine, nous agissons de manière chirurgicale avec précision. Mais c'est compréhensible.
Ce n'est pas une guerre au sens moderne du terme si l'Europe veut déclencher une nouvelle guerre et qu'elle le fait, il est très probable que nous nous retrouvions très rapidement dans une situation où nous n'aurons plus personne avec qui négocier. Pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravie de saluer sur ce plateau Sylvie Berman. Merci beaucoup d'être avec nous. ancien diplomate aux États-Unis, ancien ambassadeur de France en Russie, général Michel Yakovlev, merci également d'être avec nous bien évidemment, ancien chef, vice-chef d'étatmajor du CHP, c'est l'OTAN.
Merci beaucoup Magalie Bartes, merci également. Vous êtes éditorialiste international LCI et merci Grégory Philippe d'être avec nous, chef du service international de LCI. Dans quelques instants, nous serons également rejoints par Nicolas Tenzer.
Allez, on commence ce grand dossier. Je me tourne vers vous, Sylvie Berman, ancienne ambassadeur de France en Russie. Je sais qu'il ne faut pas jouer à se faire peur, il ne faut pas dramatiser les situations, mais quand même diplomatiquement parlant, quelle est la portée de ce message de Poutine à l'Europe ?
Mais je pense que ça vise aussi à intimider euh les Européens qui euh qui soutiennent euh l'Ukraine. Il considèrent que les Européens sont des fauteurs de troupe, des fauteurs de guerre parce que ils ont modifié euh le plan qui avait été euh négocié directement entre euh les Américains et les Russes. Et puis il y a une autre raison plus conjoncturelle, c'est que le président du comité militaire de l'OTAN a déclaré il y a de jours que il fallait être plus offensive vis-à-vis de la Russie et déclencher des frappes préempes.
Alors, il visait peut-être la cyber guerre mais en même temps, c'est effectivement quelque chose qui paraissait agressif. Donc je pense que c'est surtout à cela qu'il répond puis ça lui permet au passage au moment où les Américains viennent négocier avec lui d'enfoncer un coin avec l'Europe. Un sacré coup de pression quand même he Grégory Philips.
Oui. Et vous soulignez la temporalité dans quelques minutes où en ce moment l'américain Steve Wkov va s'entretenir avec Vladimir Poutine du plan de paix pour l'Ukraine. Et juste avant cette rencontre, vous avez la déclaration du président de la Fédération de Russie qui dit "Si l'Europe veut la guerre, nous sommes prêts." À cela s'ajoutent les images queon a découvert tard hier soir d'un Poutine en tray.
Au moment où on parle quand même de pour parler, de tentative d'obtenir un cesser le feu, lui s'affiche sur une zone indéterminée, on ne sait pas à quelle proximité du front il était, mais dans une tenue militaire. Euh un peu plus tôt, vous aviez un missile euh lancé euh sur l'Ukraine, un missile balistique lancé sur la ville de Nipro. Je crois que c'était hier matin quand Poutine parle de euh euh de d'opération chirurgicale en Ukraine.
Évidemment, on peut on peut en douter. Voilà le la temporalité de toutes les déclarations qu'on reçoit en ce moment avec effectivement une déclaration qui ne manquera pas de faire réagir dans les chanceleries occidentales. On va s'intéresser à la réponse qu'on peut apporter à ces mots bien évidemment mais général c'est un grand de plus dans l'escalade avec la Russie. dans l'escalade, non dans le le discours.
Le discours de Poutine depuis le début, depuis 20 ans, c'est je suis attaqué. Alors moi qui servi à l'OTAN, je cherche encore aujourd'hui le belge, le Danois, le français, le portugais qui a envie d'aller casser la gueule au aux Russes. Il y en a pas.
Il y en a pas. On n' jamais eu l'intention d'attaquer la Russie. Mais lui est dans ce délire obsidional de je suis attaqué, tout le monde m'en veut.
Et c'est vrai que l'Europe a perturbé et perturbe encore ses calculs vis-à-vis de l'Ukraine euh déjà au moment de la résistance initiale de l'Ukraine euh quand le monde occidental était encore uni et maintenant quand l'Europe est l'obstacle entre lui et Trump. H donc euh nous savons tous et nos femmes et nos enfants savent que aucun d'entre nous n'a l'intention d'attaquer l'Ukraine euh l'Ukraine pardon la Russie. Euh c'est non, on n'est pas et c'est pas parce qu'on est débile et qu'on a peur, c'est parce que on voit pas l'intérêt.
Qu'est-ce qu'on dirait ? Euh ils ont une dictature, c'est comme ça, c'est dommage pour eux mais en soi, on a l'OTAN le l'Europe n'a jamais eu d'intention quelle qu'elle soit. Je note que Poutine avait dit, je crois, le 22 février, donc juste avant d'attaquer l'Ukraine, qu'il n'attaquerait jamais l'Ukraine bien entendu, alors qu'il avait déjà fait en 2014 en passant.
Donc Poutine dit euh s'ils veulent m'attaquer euh il ils vont tomber sur du dur. La vérité des prix c'est que c'est lui qui attaque depuis le début, c'est tout. Voilà.
Donc ça c'est pas nouveau hein. Euh effectivement euh vous aviez raison Sylvie Berman de remettre les choses aussi dans un contexte de ces derniers jours. Au vendredi, on vous parlait sur ce plateau de ces pays d'Europe, les Européens de l'OTAN, qui cherchent à muscler en quelque sorte leur jeu face à Poutine et qui disent "Maintenant, il faut être plus offensive. la dissuasion offensive et pas seulement rester passif.
Donc ça passe par des cyberattaques, ça passe par potentiellement des attaques surprises, des attaques des exercices surprise aux frontières de la Russie et la déclaration d'un haut gradé militaire de l'OTAN qui n'exclut pas interroger sur le sujet une frappe préventive. Ça c'est la réponse de Poutine. Il fallait il fallait il fallait l'envisager de toute façon cette réponse.
Manifestement, il est exaspéré en effet que l'OTAN essaie de réagir à toutes ces provocations parce que du côté de l'OTAN, il y a évidemment ses cyberattaques, ses intrusions de drone de d'avion d'avion de chasse. Donc c'est vrai que l'OTAN est en train de se dire qu'il faut avoir une posture plus dure pour résister à à cette pression de la Russie. et manifestement quand l'OTAN réagit, ça ne lui plaît pas du tout.
Alors, c'est vrai que les les déclarations du du dont on parlait du président du comité militaire de l'OTAN était peut-être pas très à propos quand même hier parce que en effet, elles ont déclenché la colère euh de la Russie et frappe préventive. Euh les mots ont été euh certainement très mal interprétés et en effet ce que voulait certainement dire l'OTAN, c'est de répondre justement à cette guerre hybride aussi avec des moyens plus euh plus durs et et et plus agressifs peut-être. Euh mais c'est vrai que ça a été interprété tout de suite et et commenté sur tous les plateaux de télé russe en disant "Vous voyez bien, nous sommes attaqués." Et là, on revient à ce que nous disait Charles Diva sur place. cette idée que que la Russie serait une citadelle à à assiéger.
Et c'est vrai que quand il exploite ses déclarations tout de suite ça va conforter son discours qu'il essaie de mettre dans la tête des Russes euh de depuis l'enfance. Et ça va assez loin ces derniers jours. Tout brûler jusqu'à la Manche.
Ces mots forts aussi qui nous viennent de la Russie ces dernières heures. On va en reparler dans un instant. Mais l'OTAN, vous l'incarnez sur ce plateau.
Général Yakovlev quand l'amiral Dragon dit effectivement déclare qu'une frappe préventive pourrait être considérée comme une action défensive. Je le rappelle, il a été interrogé sur le sujet, mais tout de même. Est-ce qu'au regard des déclarations de Poutine, vous dites "Il n'aurait pas dû aller jusque-là ?" C'était une erreur et il a euh lui-même escaladé, participer à cette escalade.
À titre personnel, je l'aurais pas dit mais euh mais c'est si vous voulez la Russie en 2008 a attaqué la Geéorgie, en 2014 a attaqué l'Ukraine, en 2022 a attaqué l'Ukraine à nouveau et à chaque fois avec un déploiement de force et du coup on disait ira ira pas et à chaque fois Poutine disait "Non, non, on n'ira pas, on attaquera pas, on est dans la négociation." Et après il attaquait. Dans ce contexte-là, le jour où Poutine commencerait à masser des troupes en Biélorussie face à Souval par exemple et nous dirait "Mais j'ai pas l'intention d'attaquer." Ben ce que disait à l'amiral le chef d'état euh le président du comité militaire, c'est que juridiquement nous estimons que s'il y a une attaque imminente h bah à la limite, on va peut-être pas attendre que vous franchissiez la frontière.
Ça c'est un argument entre guillemets militaire. Je suis pas sûr que c'était le moment de le dire si vous voulez mais bon. Sylvie Berman, maintenant quelle réponse apporté à Poutine ?
Est-ce qu'il faut apporter une réponse à à ces à ces motsl ? Moi, je enfin je je pense que c'est inutile. Je veux dire, on a dit assez de choses à cet égard.
Donc il faut pas que le Kedor réagisse selon pardonnez-moi Sylvie Berman, il ne faut pas que le Kedor réagisse. Ils vont peut-être réagir effectivement disant que c'est Poutine qui veut la guerre. Euh ça c'est tout à fait possible et qu'on a déterminé qu'on est déterminé qu'on a les moyens de se défendre de de toute façon.
Mais quand vous employez ce terme de frappe préventive, même s'il s'agit de guerre hybride, ça rappelle quoi ? rappelle la guerre d'Irak et l'agression américaine qui était aussi totalement totalement illégal. Donc à partir du moment où ça suscite cette polémique euh et qu'on en parle pendant 2 jours et que Poutine réagit, ça veut dire que sa déclaration était pas pertinente.
En plus, c'est intéressant que ça vienne d'un Italien, sachant que les Italiens ont toujours dit qu'il ne participerait pas à la coalition de volontaire et qu'il ne mettrai pas euh les pieds en Ukraine et et également que il ne tirerait pas sur un avion russe. Donc voilà, on peut être international quand on est à l'OTAN, l'Union européenne ou l'ONU, mais on est on conserve quand même sa nationalité. Grégory Philips, on guettete la réaction du Kedoret mais je vous pose la question, est-ce que selon vous réagir ou il faudrait en rester là pour ne pas alimenter un bras de fer à distance par caméra interposé ?
Honnêtement, je sais pas comment le le quai ou l'Élysée réagiront. J'aurais plutôt tendance à dire c'est une provocation de Poutine. Calmons le jeu quelques instants et ne répondons pas à la provocation par des mots qui pourrait encore provoquer une escalade verbale.
On verra si dans la soirée je suis démenti ou pas. En tout cas, c'est une déclaration extrêmement forte de Poutine qui intervient à un moment où les Américains tentent d'obtenir un cesser le feu. À quel prix ?
C'est une autre discussion qu'on pourra avoir peut-être un peu plus tard, mais où il y a des efforts diplomatiques et lui euh pile au moment où ces efforts diplomatique sont en branle avec Witkov à Moscou, Witkov qui dit "Je vais bientôt peut-être demain revoir Zelenski pour faire la la navette sans doute dans un pays européen." Pile à ce moment-là, il y a cette déclaration de Poutine. Alors, certains vont essayer quand même de mettre certains éléments en en parallèle en perspective.
On a cette déclaration qui peut sembler uniquement verbale en quelque sorte de Poutine. Voilà, on est dans le bras de fer à distance. Euh vous voulez vous en prendre à moi, je vous dis et que moi je peux je peux répondre.
Mais si on met les choses en perspective, on a aussi Emmanuel Macron qui nous dit que nous sommes à porté de tier. On a le général Mandon qui nous dit qu'il faut se préparer un choc dans 3 ou 4 ans. Donc on peut se dire bon, il faut pas jouer à se faire peur, faut pas dramatiser.
Mais en même temps, les États-majors nous disent qu'on doit se préparer à une confrontation potentiellement. Général. Euh oui, Poutine le dit ouvertement, qu'il est dans une logique de guerre, de continuation de la guerre.
Et quand cette histoire d'Ukraine sera finie, si c'est à son désavantage, il voudra se venger. Si c'est à son avantage, ça lui donnera des idées pour la suite. Donc donc à l'heure actuelle, il est dans une fuite en avant.
Déjà son pays, son régime ne tient pas sans la guerre. Il ne sait pas justifier son régime et les sacrifices exigés de sa population s'il y a pas de guerre. Donc c'est c'est une machine qui a besoin de la guerre.
Donc euh donc il ira la chercher là. Donc pour l'instant il a sa dose en Ukraine mais il ira la chercher ailleurs. Ça c'est la logique du régime.
Alors après il nous dit "C'est parce que vous voulez m'attaquer." Bah pour l'instant on l'a pas encore attaqué. Alors que lui il a attaqué à gauche et à droite.
Vous voyez le mec qui se défend il il bombarde avec des centaines de missiles et de drones tous les soirs sur la population civile. Voilà il se défend. Tout ça va alimenter, oui ou non la théorie du choc dans les prochaines années d'ici 2030.
Oui, certainement, mais je pense qu'il faut faire il faut être prudent et il faut remettre en perspective ces déclarations de Poutine dans ses négociations parce qu'en fait on a un Poutine qui a un plan, il veut récupérer une partie de l'Ukraine, le Donbas, il pensait que son plan allait se dérouler finalement avec le soutien des Américains avec Witkov. Et il y a les Européens qui essayent désespérément de se remettre dans la boucle et qui essayent de convaincre les Américains de ne pas tous aider euh à la Russie. Donc il y a une volonté vraiment de d'essayer de diviser euh les Européens et les Américains quand il dit ça.
Il y a une volonté aussi d'intimider euh les Européens en leur disant n'allez pas trop loin parce que sinon voilà je sais je je peux faire la guerre et je peux faire la guerre tout de suite. Vous vous aurez remarqué dans sa déclaration à quel point il dit moi je suis prêt maintenant. Ça aussi c'est une façon de nous intimider parce qu'il sait très bien que les Européens justement se préparent en effet plutôt dans 3 4 ans parce que l'industrie de l'armement elle ne elle ne tourne pas à plein régime comme en Russie.
Général, je vais vous demander dans un instant militairement ce que ça veut dire d'être prêt quand on est Vladimir Poutine mais Sylvie Berman, effectivement il y a pas eu que les déclarations de l'OTAN ou ces pays qui font savoir qu'il faut maintenant passer la dissuasion offensive. Il y a eu les dirigeants européens qui en nombre hier ont appelé Zelenski avec Macron pour faire poids dans les négociation alors que Witkov est maintenant au Kremelin au moment où où on se parle. Quel est l'impact réel de ces mots de Poutine s'il cherche à peser dans les négociations ?
Quel impact de ces mots-là réellement ? Alors, je pense pas que ce soit dans la négociation, mais c'est dans le soutien éventuel ultérieur des Européens euh à euh l'Ukraine. Aujourd'hui, ça va rien changer aux négociations qui ont lieu au Kremelin.
Mais euh c'est euh la suite euh si jamais il y a un désaccordé par Volodimir Zelanski avec le soutien des Européens. Donc, c'est dire aux Européens, ne soutenez pas l'Ukraine parce que ça va être dangereux pour vous. Je crois que c'est ça, c'est une opération aussi d'intimidation.
Oui, Grégory Philips, c'est vrai que les Européens sont un peu des empêcheurs de tourner en rond si on considère que Witkov, on sait pas ce qu'il a dans sa valise Wov en arrivant à Moscou aujourd'hui. Est-ce qu'il vient amener le plan qui a été discuté dimanche matin en Floride et donc discuter avec les Ukrainiens ? Est-ce qu'au contraire il c'est une nouvelle version du plan initial extrêmement favorable à Moscou ?
Honnêtement, on sait pas ce qui vient proposer à Poutine, mais c'est vrai que les Européens essayent, comme vous le disiez Magali, de mettre un pied dans la porte, de faire valoir les intérêts de l'Ukraine et de l'Europe évidemment et que dans le deal qui pourrait se faire dans l'intimité du bureau du Kremelin entre Winkov et Poutine, les Européens essayent un petit peu d'agir et de de faire valoir leurs intérêts. D'où cette pression relancée ce soir contre contre directement l'Europe avec ces ces menaces qui sont à peine voilé ? Je je disais, on va vers Charles Diva qui est toujours avec nous en direct depuis Moscou.
Charles, l'analyse depuis Moscou, c'est quoi ? C'est Vladimir Poutine qui se pose lui en homme de la paix. C'est ça ?
Oui, très clairement. Et en fin de compte, ces déclarations, elles servent le narratif de de Vladimir Poutine qu'on connaît déjà, à savoir regardez, les Européens nous menacent, on répondra s'il le faut, mais ils font tout pour bloquer le moindre traité de paix et finalement tenir ses propos juste avant de rencontrer Steve Witkov pour négocier la paix, c'est assez stratégique. D'autant plus que ce matin, un petit peu plus tôt dans la journée, Dimitri Peskov expliquait que cette journée pourrait être un tournant historique pour un règlement pacifique du conflit en Ukraine.
Merci Charles Divau. Encore une fois, on on reste ensemble et je le disais, je veux vous poser cette question très factuelle général Yakovlev, quand Poutine déclare "Nous sommes prêts, factuellement les Russes sont prêts." Militairement parlant, les Russes sont prêts.
Il y a quoi ? Il a quoi à mettre derrière les mots Poutine ? Oui.
Bah alors, tout dépend pour quoi faire. Alors pour une agression comment dire conventionnelle enfin à la Ukraine, non, il est pas prêt, il est pas déployé, il a pas les moyens. L'Ukraine occupe ses ses moyens.
Donc avant qu'il puisse mettre en place euh euh un corps d'armée à la frontière Balte, euh c'est c'est pas le cas aujourd'hui. En revanche, pour frapper, pour envoyer des missiles la plupart de ces ces armements, euh s'il veut faire une dégelée à la Kief euh d'hier soir, s'il veut la faire cette nuit sur Varsovie, il peut le faire. Oui.
Nous frapper là le temps de faire le plan de frappe, il sait faire et il a beaucoup de missiles. Et pour autant, vous vous dites quoi dans le fond général ? En fait, on devrait même pas rentrer dans ces discussions ou c'est approprié et légitime de les avoir ?
Est-ce que avoir cette discussion de savoir si militairement il peut nous toucher, c'est déjà entretenir une forme de dramatisation ? C'est vous avez raison de dire est-ce qu'on doit rentrer dans la discussion ? Moi, je pense qu'il faut pas rentrer dans la discussion avec Poutine.
Il est pas en train de discuter là. Il est en train de faire de la propagande interne. Nous, on aura aucun moyen de de s'adresser à sa population par-dessus lui.
Donc, il est dans la propagande interne. Et vis-à-vis de nous, je pense que le le l'attitude à adopter, c'est soit soit le silence, l'indifférence, soit le cas échéant. On dit même pas peur, rien à Tu tu peux tu peux chanter.
Voyez, c'est on devrait si j'étais aux affaires, je serais dans le mode voilà, il amuse, on s'amuse. Voilà. H Nicolas Tenzer, bonjour et merci beaucoup d'être avec nous.
Faites votre rentrée sur ce plateau. Bonjour, merci d'être là. Vous êtes spécialiste des questions géostratégiques enseignant à Sciencep.
Vous êtes auteur du livre Fin de la politique des grandes puissances et du livre Notre Guerre, le crime et l'oubli pour une pensée stratégique. Alors la stratégie, expliquez-nous selon vous quelle est la stratégie de Vladimir Poutine quand il nous dit "Si l'Europe veut la guerre, nous sommes prêts." Écoutez, il y a deux choses.
Il dit des choses que l'on sait depuis plus de 20 ans, c'est que toute manière l'intention réelle de Poutine, c'est de détruire l'Europe et pour cela de se donner tous les moyens pour se faire, de l'attaquer, de la menacer et il l'a tablé jusqu'à présent sur notre passivité. D'une certaine manière, de son point de vue, il avait raison de la faire parce que nous n'avons pas répondu à ces crimes de masse et à ces agressions multiples comme nous aurions dû le faire dès 2008 au moins en 2014, en 2015, en 2016. et cetera.
Donc ça c'est la première chose. Donc effectivement il y a ce projet de destruction qui est un projet de destruction philosophique, j'allais dire juridique autant que matériel. Deuxième chose, je dirais ce qu'il essaie de de de faire là, c'est de montrer les muscles alors que derrière l'armée russe, c'est quand même pas grand-chose.
Je dis pas que c'est rien, je dis pas qu'ils n'ont pas des têtes nucléaires, je dis pas qu'il y a pas des éléments de puissance, mais quand on voit je dirais euh ce qui se passe à Pocrofs dont on nous dont on annonce la chute depuis quand même je sais plus combien 10 mois, je parle sous le contrôle de Michel Yakovlev ou je sais pas combien. Voilà. Donc je dirais ce souci n'est pas sérieux.
Alors certes, ils ont fait des progrès, plus de 700 euh km², mais je dirais à ce train-là, l'Ukraine, ils l'auront prise dans je sais pas 60 70 ans. Donc, je veux dire, ça c'est aussi je dirais quelque chose que Poutine fait depuis toujours, y compris d'ailleurs avec les armes nucléaires, c'est chercher à nous faire peur, chercher à nous montrer qu'il est plus puissant qu'il l' dissuader par la crainte. C'està-dire qu'il se dit finalement du côté occidental, il y a ce qu'on appellerait en anglais des feusers. finalement non pas des warmos ou des c'estàd des gens qui cherchent la guerre ou des gens qui cherchent la paix mais des gens qui d'abord sont animés par la peur et la crainte bien sûr par la corruption mais il n'y a il n'y a rien à craindre réellement fondamentalement derrière les mots on a surtout à craindre que la Russie effectivement s'il y avait un mauvais accord qui était signé sous la pression je dirais des Russeaux américains si j'ose dire et bien euh oui que dans ce cas-là on aurait effectivement à craindre effectivement un renforcement de la Russie admettons par exemple que la Russie ne soit plus d'une certaine manière occupée par l'Ukraine.
Admettons qu'elle bénéficie des 1,6 millions d'enfants et d'adolescents qu'ils ont commencé d'ailleurs à enrôler des territoires occupés pour les retourner non seulement un jour contre leurs frères et sœurs ukrainiens, mais également contre les Européens. et bien il serait encore il serait plus fort qu'aujourd'hui. Donc on a à crainte et puis on a à crainte toutes les actions autres, c'est-à-dire de déstabilisation, menaces terroristes, attaques hybrides, colis piégé, assassinat ciblé, incendie volontaire et cetera.
Oui. Et ça, on a à le craindre. On n pas à craindre en revanche que la Russie défile demain sur les Champs-Élysées ou devant la place de Brand.
Vous savez que les plus inquiets peut-être de nos téléspectateurs pourraient se dire je reviens à ce que je disais tout à l'heure mais d'accord faut pas s'inquiéter dans l'immédiat mais on nous prépare à être à porort tir de de la Russie on nous prépare à un choc dans les 3 4 ans. Le général Mandon par exemple ça alimente quand même une forme d'inquiétude pour les prochaines années. Elle est illégitime cette inquiétude ?
Non, elle est totalement parce qu'encore une fois je dirais c'est pas parce que la Russie n'a pas les moyens de conquérir l'Europe et des piètres succès en Ukraine, qu'elle n'est pas une menace non seulement pour les raisons que j'ai indiqué acte terroristes et autres et qu'elle n'est pas capable aujourd'hui d'attaquer demain un autre pays de l'Union européenne et de l'OTAN, que ce soit l'Estonie ou la Lonie ou la Lituanie, de mener toutes ces opérations de déstabilisation. Donc il y a bien sûr une menace réelle, mais encore une fois une menace qui n'est pas complètement nouvelle. Ça fait 20 ans qu'un certain nombre de d'entre nous, je dirais, le disons de manière assez claire.
Mais encore une fois, ne laissons pas à Poutine la capacité de se renforcer parce que ce sera pire demain. Mais estimez-vous que c'était une erreur de la part de ce haut gradé de l'OTAN, de dire de ne plus exclure la possibilité d'une frappe préventive ? Est-ce que ça ça a alimenté euh le discours que l'on a aujourd'hui de Poutine et il faudrait euh le regretter ?
Alors encore une fois, d'ailleurs, il y a eu des problème de traduction. Moi, c'était pas vraiment une frappe d'ailleurs préventive mais préamptif que ce qui est pas effectivement dans le langage militaire exactement la même chose. en revanche, à un certain moment que probablement il faille se décider à arrêter Poutine en Ukraine, je dis bien en Ukraine par la force, ça oui et je pense que nous aurions dû le faire depuis longtemps et que dans ce cas-là, vous savez, si on avait, je dirais dès que vous aviez l'armée russe pénétrant en Ukraine, le char russe après le 24 février 2022 pénétrant je dirais en Ukraine et que derrière on aurait je dirais on l'ait ciblé par no missile tiré sans troupe au sol, hein, tiré depuis l'air ou depuis des des navires et cetera.
Ils auraient reculé, ça aurait été fini et en plus on aurait épargné des centaines de milliers de vies. Pour ceux qui nous rejoignent, on va réécouter cette déclaration de Vladimir Poutine. Si l'Europe veut la guerre avec la Russie, nous sommes prêts.
Regardez. Nous n'avons pas l'intention de faire la guerre à l'Europe, je l'ai déjà dit, mais si l'Europe décide soudainement de faire la guerre et passe à l'action, nous sommes prêts dès maintenant. Il n'y a aucun doute à ce sujet.
La seule question est quand l'Europe passera-t-elle à l'action ? Je pense que cela pourrait arriver très rapidement. Ce n'est pas l'Ukraine.
Avec l'Ukraine, nous agissons de manière chirurgicale avec précision. Mais c'est compréhensible. Ce n'est pas une guerre au sens moderne du terme, si l'Europe veut déclencher une nouvelle guerre et qu'elle le fait, il est très probable que nous nous retrouvions très rapidement dans une situation où nous n'aurons plus personne avec qui négocier.
Alors, on continue d'analyser encore une fois qu' a-t-il derrière les mots ? important mais une toute dernière information Grégorie Non, on se demandait quelle serait la réaction de Paris et à l'instant le qu d'ors nous confirme qu'il n'y aura pas de réaction au niveau du du ministre sans doute une volonté de ne pas réagir ou surréagir à une nouvelle provocation de de Poutine. Et le cas d'Orset nous renvoie vers les déclarations de ces derniers jours de Jean-Noel Barreau, d'Emmanuel Macron qui à l'occasion de la réception de Volodimir Zelenski aussi devant des des lecteurs vendredi dernier avait bien précisé quelle était la position française mais pas de réaction officielle du Kedor ce soir.
Berman, c'est vous la diplomate sur ce plateau, la diplomatie, c'est vous ancien ambassadeur de France en Russie. Ils ont raison du côté du K d'Orset de ne pas réagir, de ne pas entretenir le dialogue à distance avec cette escalade verbale avec Poutine. Oui, tout à fait.
Mais c'est ce que je supposais tout à l'heure hein, tu disais que il n'allait peut-être pas réagir et que c'était finalement totalement inutile. Il y a rien de nouveau d'un côté comme de l'autre hein. qui réagit effectivement bon à une déclaration du président du comité militaire de l'OTAN, mais souvenez-vous également, je sais plus qui avait fait cette déclaration, je sais pas si c'était pas le chef d'étatmajor britannique qui avait dit ben si le Russes nous attaquent, on détruira entièrement Caliningrad en quelques heures.
Et là aussi, évidemment Vladimir Putin avait réagi. où finalement moins on parle dans ce domaine et mieux on se porte. Vous regrettez Nicolas Tenzer qu'on ne réagisse pas ?
Il faudrait le faire. En l'occurrence, je En l'occurrence, je suis assez d'accord. Je dirais il faut pas non plus que nous réagissions ou surréagissions à n'importe quelle déclaration de Poutine d'ailleurs parce que c'est ce qu'il cherche.
Il cherche effectivement à faire comme on dirait en langage journalistique à faire du buz. Ce qu'il dit effectivement n'est pas nouveau. Il est dans la provocation. il cherche à affoler les opinions européennes, à rassurer un peu sa population pour lui dire à cette population, ben voilà, nous nous sommes forts, vous devez être fier de moi et cetera.
Donc il y a quand même tout un aspect de de discours interne je crois qui qui est très important. Euh et euh derrière évidemment il est dans le mensonge absolu sur les opérations chirurgicales. Enfin je quand même dernier rappel parce qu'il a dit quand même souvent quand il a dit non non n'attaquerons pas l'Europe.
Je rappellerai que quelques semaines avant l'invasion totale de l'Ukraine, il dirait "Nous n'attaquerons jamais l'Ukraine." Donc bon ça les paroles de Poutine vous savez effectivement ne surréagissons pas. Général Yovlev vous vous avez noté une Ouais contradiction dans les propos.
C'est en en l'écoutant deux fois. Vous voyez, je suis discipliné. Je me suis dit euh il y a une contradiction qui est euh je suis prêt.
Vous voyez si la si l'Europe nous attaque, je suis prêt. Bah c'est pas vrai. Son armée est en Ukraine, son dispositif alors des frappes aériennes, ça peut se décaler assez vite mais pour l'instant c'est pas ciblé de notre côté.
Là, il a pas fait la préparation la préparation terrain comme on dit. Donc il aurait des déploiements à faire. Donc quand il dit "Je suis prêt", ce n'est pas vrai.
Pour une attaque, si l'Europe l'attaquait, il ne serait pas prêt aujourd'hui. Alors nous, on n'est pas prêt pour l'attaquer en fait et heureusement d'ailleurs, notre dispositif, c'est pas un dispositif prêt à bondir là sur sur la Russie. Donc nous n'avons pas dispositif d'attaque.
Lui n'a pas de dispositif de défense à l'heure actuelle. Donc euh donc là c'est de la l'aventar dispur. On est prêt, on peut les accueillir quand ils veulent.
C'est c'est pas vrai. Donc il y a une contradiction dans dans ce qu'il dit. Son armée, elle est en Ukraine à l'heure actuelle.
Point. Allez-y Magalie. Pour les Européens, quand on a ce genre de déclaration de Vladimir Poutine, la difficulté c'est qu' en même temps il faut envoyer un message de fermeté en disant on n'est pas dupe justement et on est capable de répondre mais tout en ne nourrissant pas en fait ce discours extrêmement agressif de euh de Vladimir Poutine.
Hier, on a entendu quand même un Emmanuel Macron très dur parler de la dictature russe hein lorsqu'il recevait Volodimir Zelanski. Et c'est vrai et c'est vrai que aujourd'hui on sent qu'il y a pas une volonté d'aller vraiment plus loin parce que euh finalement il il se nourrit il se nourrit aussi de ces déclarations là. Donc c'est pour ça qu'il faut arriver à doser.
C'est ça qui est pas évident quand même dans un moment d'extrême tension comme celui-ci. Grégorie, d'ailleurs vous avez vu ce reportage que Annecler Coudret a réalisé diffusé dimanche soir sur TF1 et sur LCI où il y avait ces ce jeune homme persuadé que c'était bien l'Ukraine qui avait attaqué la Russie et que les Européens allaient bientôt attaquer la Russie. je me tiens près, il était dans la région de Rostof, je crois et il était C'est très étonnant mais sincèrement convaincu de ça que l'Europe allait les attaquer parce que évidemment ce ce type de discours infuse dans les cerveaux parfois parmi parmi les plus jeunes.
Enfin, on a vu aussi les images des écoles militaires avec des gamins de 8 ou 9 ans. Donc cette propagande répétée et répétée jour après jour, malheureusement infuse aussi dans la population russe. Et puis euh on en parlait sur cette antenne, la revue officielle de la diplomatie de Poutine vient de sortir un texte intitulé tout brûlé jusqu'à la manche et au-delà dans lequel euh tamponné par euh par Poutine, il est dit que effectivement ils sont victimes et ils sont prêts à riposter jusqu'au bout si nécessaire.
Mais vous le disiez Sylvie Berman, ces déclarations de Vladimir Poutine, elles interviennent dans un contexte également très particulier de négociation puisque ça y est, le cortège de Poutine arrive au Kremelin pour le début de la rencontre avec monsieur Whtkov et le gendre de Trump, Jaret Kuchler. La rencontre va commencer d'ici quelques instants maintenant. Euh on va vous montrer quelques images.
Les seules dont nous disposons à ce stade euh ce sont celles de DRIF avec Kushner et avec Witkov qui sont sortis d'un d'un restaurant étoilé. Voilà où ils ont pris le temps de déjeuner avant de rentrer entre les murs du crèmelin. Charles Divau, merci beaucoup d'être resté avec nous depuis Moscou.
Charles, dites-nous comment se tisse cette histoire. Ça a commencé par un étoiler, je le disais. Oui, exactement.
Et ça même commencé par un accueil à l'aéroport de Kyl Dimitriev pour accueillir Steve Wkov. accueille avec honneur. Puis ensuite, vous le disiez, un déjeuner très proche de là où où je me trouve à côté de la de la Place rouge, restaurant étoilé où les trois hommes ont discuté avant de s'offrir même une petite balade sur la place rouge avant ensuite de de rentrer au Kremelin.
Alors, cette rencontre, elle est qualifiée par le Kremelin de très importante pour obtenir la paix en Ukraine. Et d'ailleurs, on nous a d'ors et déjà prévenu que cette rencontre, elle durera le temps qu'il faudra afin que toutes les positions soient établi. Merci Charles Divau.
Quelque chose me dit que nous allons revenir vers vous un tout petit peu plus tard. Je voudrais qu'on qu'on essaie d'expliquer à nos téléspectateurs ce qui se joue derrière ce mur du ces murs du Cremelin. On vous a fait un petit schéma pour que vous puissiez visualiser qui se trouve autour de la table.
Alors, on a une interrogation pour tout vous dire. On ne sait pas si du côté de Poutine, il y ait également. Sans doute.
Sans doute. Voilà. On l'a pas montré parce qu'on est pas sûr à 100 % donc on reste prudent.
Mais Steve Witkoff maintenant vous le connaissez parfaitement, c'est l'émissaire de Trump vous savez dont on dit qu'il est très pro Poutine, très Poutine compatible après certaines révélations. Il est tout autour de la table et Jared Kuchner, donc le gendre du président américain face à face à Poutine. Sylvie Berman, quel est le rapport de force diplomatique du coup qui est en train de s'installer potentiellement en ce moment derrière les murs du Kremelin ?
Witkof, pourquoi l'Amérique mise sur lui ? Pourquoi est-ce que le gendre du président américain qui qui sont face à Poutine ? Mais d'abord, ce sont les deux qui ont fait les accords sur Gaza et Jarette Cochner avait également négocié les accords d'Abraham.
Donc, il a une capacité diplomatique et en plus de ça, euh c'est assez flatteur pour Poutine d'avoir le gendre euh de Donald Trump. Ce sont des émissaires directs qui ont la confiance du président. Et ça c'est important pour Poutine, plus important qu'un ministre des affaires étrangères qui est le chef de son administration mais qui n'a pas le même degré de confiance avec le président américain.
Donc c'est pour lui plutôt positif. C'est vrai qu'on sait que Steve Witkov est assez impressionné par Vladimir Poutine. Bon, il y a eu des écoutes, on le sait.
En même temps, bon, il essaie aussi de se concilier ses bonnes grâces parce que Wkov veut absolument aboutir à un résultat. Alors, justement, quel résultat on peut imaginer à l'issue de cette réunion ? Soyons direct maintenant, le temps fil.
Euh, c'est un plan prousse qui va sortir de cette réunion. On se demandera dans quelques instants si c'est un même plan pro Trump, mais un plan pro russe. Alors, d'abord effectivement, vous savez, il y a il y a un dessin polonais qui a été publié il y a quelques jours où on voit effectivement Monica Lit, donc la porte-parole de la Maison Blanche qui dit voilà, il y aura une rencontre entre donc un russe, on l' pas mentionné avant en l'occurrence et puis et puis Vkov et puis un journaliste dans la salle qui dit "Oui, mais où sont les Américains Euh et je pense que en fait c'est vraiment ça, c'est-à-dire que là on a euh deux personnes qui sont totalement dévouées qui comme l'a très bien montré la superbe enquête, il faut le reconnaître du du Wall Street Journal, je dirais ne veulent faire que des affaires.
C'est-à-dire c'est une sorte de pct de corruption qui est en train de se nouer. Je veux dire, il faut dire les choses telles qu'elles sont. On sait que Trump est passé de l'autre côté mais là il y a vraiment je dirais alors il y a là il y a la pas du gain derrière chez des gens comme Jelly Van.
Il y a évidemment un aspect idéologique de volonté de destruction des principes des fondamentaux de l'Europe et c'est ça. Alors qu'est-ce qui va en sortir ? Je vais dire rien.
Il y aura le plan, le même plan. La Russie va dire "Oui, mais il faut quand même que nous ayons alors des garanties de sécurité, je sais pas quoi." Enfin bon, inverser évidemment les choses.
Pas question évidemment de de ne pas de ne pas recevoir les territoires ukrainiens. Pas question de juger les crimes de guerre contre l'humanité, génocide, tous documentés, commis par la Russie et cetera et cetera. Et puis derrière bien sûr ce sera totalement inacceptable pour non seulement bien sûr l'Ukraine mais aussi pour les Européens en admettant même encore une fois que Poutine accepte d'avoir une sorte de plomb qu'il accepte de signer de sa main.
H donc je veux dire il ne va rien en sortir et je peux vous parier que à la fin des fins il n'y aura pas de plan de paix et j'allais dire heureusement heureusement pour l'Ukraine heureusement pour l'Europe. Alors Witkov c'est 20h passé avec Poutine ces derniers mois. C'est la 6e rencontre.
La 5e, je perdu dans les comptes. 6 je crois. 6e rencontre.
On l'a jamais vu infléchir la position du Kremelin. On imagine que ça va pas commencer aujourd'hui. Si si vous voulez bien nous remontrer le schéma avec la table, il y a un autre absent de taille, c'est Marco Rubio.
C'est lui qui est en Floride dimanche matin à négocier avec les Ukrainiens pendant 5h où on a parlé concession territoriale et cetera. C'est lui qui a à l'issue de ces conversations dit "Bon, il y a des progrès avec les Ukrainiens, donc on avance, on avance." Mais là le vous n'avez pas l'impression d'un jeu de rôle le good cop et bad cop le cop qui arrondit les ombres il va à Maralago avec c'est le cop il est pas là il est pas dans la salle il y a que le bad cop qui est là et et Rubio n'est pas là pour porter les résultats de ce qui s'est passé en Floride dimanche matin donc clairement on verra ce que Wkof a amené dans sa valise et quelles sont les propositions qu'il va déposer sur sur la table qu'on voit mais ce sera très probablement largement inspiré du fameux plan 28 points, même avec les Européens, ce sera forcément euh un un un plan qui euh qui plaira à Poutine.
Enfin, je vois pas comment ça peut être autrement. Sinon, Rubio sera allé au déplacement aussi. Oui, allez-y, général.
Ouais, il y a d'abord on a deux naïfs décérébrés et corrompus jusqu'à la moelle qui sont venus faire du business sur le dos de l'Ukraine. Ça c'est officiel. Euh et surtout l'Amérique, elle est tombée bien bas quand on pense à la à Breginski. euh à Kissinger, euh All Bright et cetera, des gens qui bon, je partageais pas toujours certaines idéologies mais on avait des professionnels.
Avant la diplomatie américaine était professionnelle et quand il venait négocier dans ce genre de contexte, c'était avec du solide et une vraie notion de de de combat. Là, on a deux gars, Poutine, il va leur dire "Vous avez la tête la queue et les oreilles de Zelenski dans votre sac là." Ils vont dire "Non, pas encore.
Ouais, pas encore. Alors, parlons-en. C'est c'est quand ?
C'est c'est ces gars-là sont sont venus brader l'Ukraine." Alors, pour bien comprendre, nous on s'imaginait qu'il y aurait sur la table les discussions. En fait, non, on n'est pas si naïf que ça, mais sur les territoires, sur la présence ou non dans l'OTAN, la taille de l'armée ukrainienne ou non.
Mais si je vous suis bien, ce qui va être surtout sur la table, c'est quoi ? le gaz, le pétrole, les avoir les avoir russes qui sont grand des grands projets immobiliers, c'est a des grands projets. C'est ça le fond de l'histoire.
C'est-à-dire qu'en parallèle, évidemment, en fait, il y a des ces deux choses-là qui sont qui sont sur la table à à en Floride ce weekend. On a on a parlé vraiment territoire. Euh ça a duré 5 6h.
Euh manifestement, Zelanski a même cherché à à parler directement à Trump parce que ça tournait pas bien pour les Ukrainiens. Trump a dit "Non, pour le moment je parle pas avec Zelanski. C'est Kner et Witkov qui parlent avec Zelanski." Et c'est vrai que Kuchner et Witkov, ils ont eu des contacts tous ces derniers mois et notamment le mois dernier en faisant venir Dimitrif l'émissaire de Poutine en Floride.
Et on voit bien à quel point les oligarques russes sont en train de prendre contact ces derniers mois avec euh des euh les chefs d'entreprises, des grandes entreprises américaines pour en effet euh l'exploitation euh des terres rares, l'exploitation euh du du sous-sol pour aussi mettre la main sur les avoirs russes gelés en Europe. Ça aussi c'était dans la version initiale du plan soufflé par par les Russes. Ce qui est ce qui est très inquiétant en fait pour pour l'Ukraine, c'est qu'en effet les arrières-pensées des Kuchner et des et des Witzkov ne représente pas du tout leurs propres intérêts.
Et d'après IBC, d'après les médias américains toute manière Zelanski dira non s'il doit céder tout le Donbas comme le réclame le Vladimir Poutin. On va continuer de se demander si c'est un plan russe, non pas ukrainien mais pro Trump qui est sur la table aujourd'hui. Mais je voudrais vous montrer ces images.
César Rubin le journaliste que vous voyez. Je prends des précautions en disant journaliste puisque c'est le journaliste officiel du Kremelin. Grégoryi je peux le dire comme ça ?
Oui, on pourrait dire propagandiste du cremelin, disons journaliste officiel du cremelin. Voilà. Allez, on va s'arrêter là-dessus.
Et en fait là, ce qu'il vous présente, c'est la salle de la Réunion où va avoir lieu, où on peut-être même débuter les discussions il y a quelques minutes maintenant puisque je vous le disais, le convoi de Poutine est arrivé au Kremelin. Et donc, il nous fait toute la mise en scène. Il y a beaucoup de communications, je sais pas s'il y a eu autant de communication par le passé sur sur ce type de de réunion.
On nous emmène dans les coulisses, on nous montre où sont les stylos et cetera. Comment on l'analyse ça ? Il y a quelle volonté du crème lindaire tout ça de dire regardez nous nous sommes à la table des discussions comme on fait bien les choses.
Oui, je je pense qu'il y a il y a il y a quelque chose d'extraordinairement futile. C'est c'est à peu près comme les mises en scène ridicules de Poutine en c'est-à-dire on veut dire on est une grande puissance, on maîtrise les choses, on est dans un endroit solennel regarder et voilà c'est nous qui sommes, nous nous restons finalement une des grandes puissances mondiales. Alors que on sait que la Russie n'est pas une grande puissance mondiale.
Je veux dire c'est c'est c'est une sorte de de Bangladesh avec des avec une bombe atomique, hein. Je veux dire, c'est quand même ça la réalité. Euh et et donc voilà, vous avez aussi cette mise en scène pour impressionner la galerie et aussi pour montrer ces deuxè objectifs.
Voilà, nous nous sommes prêts à discuter, nous sommes ouverts à la discussion surtout évidemment nous sommes prêts à la discussion à des à des gars avec des gars qui évidemment sont prêts à vendre effectivement notre ennemi juré que nous voulons détruire. Et très concrètement, il y a le côté voilà, regardez, on est transparent puisqu'on vous ouvre la porte. Factuellement parlant, on ouvre la porte des discussions.
Ça vous fait beaucoup réagir général. Pourquoi ? Oui.
Vous savez en quel bois elle est faite cette table ? Ah non, je dois reconnaître. C'est c'est un ambassadeur Balt qui m'a dit "Tu sais en quel bois elle est faite la table où il y avait Poutine et Macron ?" C'est par de 850 ou non ?
Je sais pas. C'est du bois de Pinocchio. Chaque fois que Poutine ment, elle gagne un m.
Vous la connaissez cette table ? C'estman ? Oui, absolument.
Bah, c'est le bureau dans lequel il reçoit la plupart des délégations. Donc ça n'a rien d'extraordinaire. Là, ce qu'il veut montrer qui est extraordinaire, c'est la communication autour.
C'est la communication. C'est-à-dire qu'il est à parité avec les États-Unis. Et c'est ce que voulait Vladimir Poutine, c'est montrer que c'est une journée historique.
S'il y a un résultat, mais ça serait surprenant parce que je pense pas que les Américains vont vouloir s'engager, sachant que les Ukrainiens seront opposés si ils acceptent la session totale de du Donbas. Bah c'est et si ça ne marche pas, bah il dira que c'est de la faute des Européens. sur l'aspect coulisse.
Alors, je peux me tromper mais il me semble avoir aperçu quatre au moins quatre blocnes et stylo, ce qui pourrait confirmer la présence de Kéril Dimitriev qui est évidemment de Chakov qui est toujours là ou def. Je sais pas s'il y en a quatre ou cinq, j'ai eu du mal à voir sur les images, mais en tout cas par exemple si Dimitrif est là, c'est vraiment un homme qui qui connaît le langage de Witkof. Il parle le même langage, c'est des businessm ils se sont vu à Miami, ils ont beaucoup échangé. il a fait ses études aux États-Unis. il a euh il a travaillé je crois dans une grande banque américaine.
Donc vous voyez là si il est là c'est vraiment des hommes d'affaires qui se retrouvent autour de la table avec général. Je je enfin on peut pas savoir, on verra s'il est là ou s'il est pas là. Mais ce qui est intéressant c'est Kirel Dimitriev que je connaissais bien, c'était uniquement le patron du fond souverain.
Et la seule chose qui intéressait, c'était les investissements et les affaires. Il était pas du tout politique à l'époque. Bon, il l' devenu parce que Vladimir Poutine l'a identifié effectivement comme un altère égof et pour le moment ça marche plutôt bien.
Gén oui Ouais. général et après on reprend la direction de Bos. Deux choses.
Alors un, c'est là qu'on voit le professionnalisme des Russes parce qu'il voi les espèces de beau qu'on leur envoie et ils adaptent l'équipe et il les préparent, il il les formate, il les caressent dans le bon sens et cetera. Et maintenant par rapport à ce que disait l'ambassadrice Berman, moi j'ai j'ai une autre inquiétude qui est Poutine va dire "Bon, la tête, les oreilles et la queue, vous les avez dans le sac ou pas ?" Ah, ils vont dire "Non." Alors Poutine va faire réécrire le texte et donc Vitkov et Kner vont rentrer à Washington en disant "Ça y est, on a un accord." Sauf que c'est l'accord initial traduit du russe.
Et ça mettra Zelenski dans le le fait de dire "Bah je peux pas accepter et ça permettra à Trump de dire "Attends, j'ai fait tout ce que j'ai pu, tu veux pas la paix, c'est de ta faute et maintenant j'arrête." Donc je pense que dans l'esprit de Poutine, soit il obtient l'accord, soit il manœuvre Trump par Vitkov et son gendre, c'est encore meilleur pour que Trump cette fois-ci lâche ouvertement l'Ukraine et fasse la guerre à l'Ukraine. En d'autres termes, c'est comme le le le championnat de de foot là, c'est tous les tous les arbitres qui jouent dans un camp.
C'est c'est ça le le le problème des Ukrainiens, c'est qu'il jouent face à une équipe et aussi aux arbitres. Je viens vers vous Magalie dans un instant mais je veux pas faire attendre Charles Divau qui nous attend depuis Moscou. Charles, que sais-on de ces prochaines minutes euh derrière les murs du Kremelin avec Wkov qui on le rappelle les connait par cœur ces murs-là. 6e rencontre, je crois que c'est ça avec Poutine, je vais y arriver 5e au 6e. 6e rencontre et 20h en tête à tête déjà avec lui. 6e. 6e.
Merci. Ouai. 6e rencontre.
Et euh alors euh on serait on sait que cette réunion, elle a pris un petit peu de retard parce que on nous avait dit ce matin qu'elle devrait avoir lieu à à 17h. Alors euh ce qui est intéressant, je vous entendais parler du du décorum à chaque fois qu'il y a autour de de ces rencontres. En fait, ce décorum, il est très très important au aux yeux des Russes.
Je vais vous donner un exemple. La dernière fois que Steve Witkov a été reçu par Vladimir Poutine, le choix a été fait d'organiser cette rencontre à Saint-Pétersburg. Saint-Pétersburg, ce n'est pas un choix au hasard.
C'est la ville préférée de Vladimir Poutine et finalement ça envoie un message tout comme lorsqu'on reçoit euh les images de Steve Witkov en train euh de déjeuner, de se balader sur la place rouge. Toutes ces images en fait, elles servent le créelin parce que en fin de compte ça leur permet de montrer euh que la Russie continue d'échanger sur la scène internationale, qu'elle n'est en réalité finalement pas du tout isolée à ses yeux. Si Charles Livo, on se dit à un peu plus tard bien sûr, on continue de suivre et de vivre tous grâce à vous et avec vous.
Et donc ma question à l'issue pour vous Nicolas Tenzer, ce sera un plan protrum. J'en reviens à ces révélations en disant que ce qu'il y a sur la table c'est ce qui ont fait miroiter les Russes ces derniers mois, c'est-à-dire des contrats, du gaz, du pétrole et potentiellement la main sur les avoir russes gelés. Oui, il y aura effectivement ce plan qui sera un plan russo-trumpien euh qui sera inacceptable.
Euh c'est pour ça que je dis qu'il n'y aura pas d'accord de paix infiné. De toute manière, mettre paix et Russie dans la même phrase, c'est quelque chose qui déjà est une absurdité, hein. Je crois qu'il faut quand même être clair là-dessus.
Et puis il y aura ce que ce que Michel Yakovlev disait à mon avis avec raison. C'est-à-dire que l'idée des Russes, c'est de pousser effectivement Trump à lâcher Zelenski, à lui mettre la responsabilité de la continuation de la guerre, à dire "C'est toi qui ne veut pas la paix." Et donc effectivement, le vrai sujet derrière pour les c'est pour les Européens.
H que les Européens, ils devront dire écoutez déjà ils ont fait une une faute à mon avis c'est d'essayer de se couler en l'amendant dans ce plan de Trump parce que même les amendements sont insuffisants pour être acceptable y compris pour les Européens. Mais cette question est-ce que la situation est aussi simple que Steve Witkof pentant de Poutine et Trump l'idé de remettre les choses un peu à son avantage avec des deal à la clé et avec allez-y. Non mais Trump l'Ukraine ça l'intéresse absolument pas.
Euh il vient chercher quelque chose ici autour de la table aussi. Non, il a promis pendant sa campagne qu'il réglerait les guerres et qu'il entrerait pas dans de nouvelles guerre. Donc il l'a essayé pour Gaza.
Il essaie de de la même manière pour l'Ukraine. Et d'ailleurs ce qui est intéressant ce plan qui est effectivement russo-trumpien a des dispositions qui sont trumpiennes et qui ressemblent à ce qui a été fait à Gaza. Donc il essaie vraiment d'avoir un accord de paix.
Mais encore une fois, la situation de l'Ukraine, l'intégrité de l'Ukraine, la dignité de l'Ukraine et cetera, ce n'est pas son sujet. Alors, il y aura effectivement euh des accords commerciaux, c'est ce qu'il veut absolument. D'ailleurs, Mobile est prêt à retourner à Saaline, voing dans la vallée du titane et cetera.
Il ne l'a pas fait à Encore parce qu'il savait que l'accord de paix n'était pas acceptable. Donc je ne suis pas sûre malgré les contacts qui ont été pris et le fait que les hommes d'affaires américains se préparent vraiment à retourner là-bas et ont pris des contact, je sais je crois pas qu'il va dame à lui sur les accords économiques s'il a rien du tout sur la paix. Je je pense que pour lui c'est important de pouvoir cocher la case et de dire qu'il a réglé le problème de l'Ukraine et s'il arrive pas cette fois-ci il recommencera.
Megalie Barhez, il lui faut en effet, il veut ce fameux deal sur l'Ukraine. C'est ça et ça a été annoncé depuis son arrivée euh son retour à la Maison Blanche et il n'y est pas parvenu. Ce qui est intéressant là, c'est que dans les informations que nous donnent notamment les médias américains, c'est que il va y avoir cette rencontre là et qui est certainement en cours, mais derrière Witkof et Kchner devraient retourner en Europe justement pour peut-être voir Zelanski dans un autre pays dans un pays européen.
C'est ce que c'est sont des informations de cet après-midi justement pour rendre compte aussi de et peut-être de la réécriture dont dont vous parliez de du plan parce qu'il est évident que pour Poutine l'objectif il est très clair, c'est la reconquête territoriale du Donbas et il a prévenu les Américains, soit il l'obtient par la force, soit il l'obtient par la négociation, par cette négociation qui est en cours. Or pour le moment du côté de Zelanski, il n'est pas question de céder ou alors il faudrait avoir des vraiment des garanties de sécurité en béton et on voit bien à quel point pour le moment les Américains ne sont pas prêts à les à les accorder et les Européens sont trop faibles pour y aller tout seul. Je vais vous expliquer ce qui entretient une logique un peu cynique quant auxiciens des uns et des autres et surtout des États-Unis.
Regardez ce message fou du conseiller russe Kirel Mitrif. Après quelques heures de la rencontre, il a ravivé le souhait de relier les deux pays, Russie et États-Unis, avec un tunnel entre l'Alaska et la Russie. Cette vidéo, elle est générée, on le précise quand même, et c'est important par intelligence artificielle et elle met en scène la rencontre fictive de deux immenses scientifiques que sont Thomas Edison, l'américain et Dimitri Mundeleyev, le russe.
Un projet de tunnel que Moscou fait miroiter à Donald Trump depuis des semaines. Maintenant, on regarde un petit extrait. Sometimes a dream is not a fantasy.
On apprend à l'instant que la réunion belle et bien commencée entre Poutine et donc potentiellement Dmitriev qui a posté ce message, Witkof et Jarette Kuchner, le gendre du président américain, on continue d'en parler. Je vous voyais réagir. Je précise juste qu'il y a quelques semaines, Trump s'était dit "Ah, c'est plutôt intéressant comme idée quand même." Vous avez vu le slogan à la fin Putin Trump tunnel.
Voilà. Le le tunnel de Trump et Poutine. Mais ça en dit beaucoup sur ce qui va se passer entre ces murs.
Franchement, quand votre rédacteur en chef Guillaume Deblé nous a signalé cette vidéo ce matin, je suis tombé de ma chaise quoi. Enfin, c'est vraiment c'est vraiment surréaliste réalisé. Vous vous l'avez dit, par intelligence artificielle, même si le projet de tunnel avait été évoqué en Corage, que derrière ça, il y a qui ?
Il y a Elon Musk euh qui a ce projet de relier l'Alaska au territoire russe. J'ai pu souvenir exactement du nombre de kilomètres. Je crois qu'on est sur une centaine ou ou 200 km à peu près. 510 me dit-on.
Alors pas pardon 510 km 110 110 Voilà. Donc j'étais dans la bonne dans la dans la bonne fourchette. Ce projet avait été évoqué et qui pourrait faire ça ? qui détient cette technologie parce qu'il l'a déjà imaginé notamment autour des grandes villes américaines, par exemple Los Angeles, c'est Musk.
Et donc évidemment, qui dit Musk dit des affaires en or pour l'ancien allié de Donald Trump. D'ailleurs, ils sont plus ou moins en train de se réconcilier. On l'a vu, on l'a vu ces derniers temps.
Mais allez-y Nicolas Tenser. Oui. Non mais moi je trouve que enfin cette vidéo montre d'abord effectivement ce que l'on sait déjà c'est que les Russes prennent effectivement Trump pour un imbécile qui gobe quand même facilement un certain nombre de choses.
Cette vidéo donc par intelligence artificielle, ça ressemble même dans un autre genre à un certain nombre de vidéos que Trump régulièrement sur son réseau Trousse sociale poste. Voilà, il adore en fait les les les histoires fantasmagoriques, les Russes d'ailleurs aussi où il y a des des personnages très bizarres qui sortent de l'Anquité, des des barbus médiévaux. C'est pas médiéval mais enfin ça ressemble enfin dans les habits.
Enfin, il adore ça. Et la vidéo sur Gaza. Oui, voilà. et la vidéo sur ça.
Donc en fait, c'est c'est c'est vraiment une sorte de produit mais vous imaginez, je dirais quand même pour les États-Unis, les États-Unis de de de Kennedy, de Rigan, de Clinton, de Roosevelt, enfin je veux dire, on a un président là qui va peut-être marcher ou cont enfin ça va contribuer à le faire marcher parce que il voit ce genre de truc. Enfin, c'est c'est c'est complètement aberrant. Je lève le doigt parce que il y a quelques instants, je vous montrais les images de ce Zubin, ce journaliste officiel du Kremelin puisque maintenant on a on a décidé de l'appeler comme ça.
Euh qui nous montre l'intérieur de la salle de réunion, la réunion qui a commencé donc il y a quelques secondes maintenant. On a le son, on a écouté. Nous entrons dans la salle dans le bureau officiel où doivent bientôt avoir lieu les négociations entre Poutine et la délégation américaine.
C'est le moment idéal pour examiner les placements sur la table. Comme nous le savons, celle du président se trouve au centre. Juste en face de lui se trouve la place de Steve Witkoff.
Il est déjà venu ici et pas qu'une fois au Créel. Mais cet homme, j'arrête que Schner. Le gendre du président américain Trump est au Kremelin pour la première fois et cela joue bien sûr des nuances supplémentaires à ces négociations.
Suivons cela ensemble. Il y a plusieurs ch ou on va suivre on va suivre tout cela ensemble et avec vous Charles Divau. Charles, vous me le confirmez, la réunion elle est bien commencé hein.
Bah oui. Alors on ne sait pas si ce sont les images en directov. Ouais, voilà.
On n'est pas sûr que ce soit en direct. Je me permets de le signaler. Je sais pas si on reste sur ces images ou non.
Oui, on reste sur ces images. Voilà. Je ne suis pas en mesure de vous dire si ce sont des images qui sont diffusées en direct.
Il parle anglais ou euh interprète, je pense. Oui, on voit Dimitri. Pardonnez-moi, mais je ne peux pas vous dire si ces images sont en direct.
Je préfère qu'on aille voir Charles Nivau, s'il vous plaît. Charles, vous me confirmez que la réunion a commencé ? Oui, effectivement.
Confirmation donnée par les agences de presse russe. Ici, une réunion qui est très très attendue par le Kremelin. D'une part, pour connaître ce qui a pu être négocié entre les Américains et les Ukrainiens.
Réunion que Dmitri Peskov, porte-parole du Kremelin, a qualifié d'essentiel pour pouvoir trouver une solution pacifique au conflits qui oppose la Russie à l'Ukraine. Alors, on ne sait pas combien de temps elle va durer, peut-être très longtemps, nous nous explique le le Kremelin. Pour rappel, la dernière fois que les deux hommes s'étaient entretenus.
Cela avait duré un petit peu plus de de 4h. Reste désormais à savoir ce qui va en sortir. Est-ce qu'il y aura une prise de parole ?
Euh, rien n'est moins sûr et on on reste évidemment attentif à à tout ce qui pourrait être dit par le créelin. Merci beaucoup. Merci euh Charles Divau.
Donc sur ces images, je suis pas en mesure de vous dire si elles sont en direct, on va essayer de de le savoir dans un instant. Euh on a juste donc ces images en tout cas qui sont bien envoyées par le créelin. On je sais pas si on peut les revoir rapidement et est-ce qu'on peut analyser parce que qu'elles soit en direct ou pas si le créelin les diffus c'est pour envoyer un message.
Vous vouliez dire quelque chose sur ces images Berman ? Non, mais il y a effectivement une mise en scène pour montrer l'importance de la Russie puisqueune délégation importante américaine vient voir le président russe et qu'il y a le gendre du président américain. Donc c'est ça qui est mis en scène aujourd'hui.
Et il y a effectivement comme on l'a dit à côté avec Witkov l'interlocuteur aujourd'hui des négociations qui Kiril Dimitriev mais il y a quand même qui est le cherpa de Vladimir Poutine et qui le suit partout et dans toutes les négociations. Allez-y Magaline. Et on remarquera quand même le sourire de Vladimir Poutine qui a qui se met en scène en ayant l'air extrêmement détendu face à cette délégation américaine avec donc ce journaliste officiel du qui qui suit Poutine qui explique bien que Jarette Kuchner le gendre du président vient là pour la toute première fois au Kremelin.
Et ça c'est aussi interprété manifestement comme une marque de déférence comme une marque d'importance. C'est en tous les cas comme ça que c'est joué par la propagande par la propagande russe. Oui.
Allez-y Grégorie Kner qui a aucun rôle officiel dans la diplomatie américaine. Il n'a que de qualité que d'être le gendre du du président et d'être un grand businessman aussi et d'avoir effectivement travaillé sur le proche Orient et au moment d'abord. On est dans un système où il y a effectivement conflit d'intérêt, confusion des genres et il y a la maison Trump et la maison Trump bah incarne le le pouvoir absolu aujourd'hui.
Après, je suis un peu gêné d'utiliser ce cliché devant madame l'ambassadeur, mais vous savez ce qu'on dit. Donc, il y a sep personnes autour de la table, il y a pas les Russes, il y a pas les Ukrainiens, il y a pas les Européens. Et quand vous n'êtes pas à la table, c'est vous êtes au menu.
Donc euh c'est c'est clairement euh de de comment euh ces sep personnes vont discuter du sort de l'Ukraine ? Est-ce qu'elle va être dépessée entre guillemets ? En tout cas, elle n'est pas autour de la table, elle est au menu des discussions.
Nicolas Tenza, non ben je je pense effectivement c'est un peu une réunion de famille au sens cilien au calabré du terme he je je je vois ça hein parce que c'est quand même de cela qu'il s'agit quand même sans aucun comme on dirait côté en tout cas soi-disant américain d'adulte dans la pièce. vous avez pas derrière normalement quand vous avez des discussions, vous avez toujours eu des discussions. C'est le cas évidemment quand vous avez discussion avec le président français, le chancelier allemand premier ministre britannique, vous avez derrière des conseillers plusieurs qui connaissent les dossiers qui le cas échéant donne un élément très technique et précis au président.
Enfin bon, ça se passe comme ça. Là, vous n'avez pas d'adulte, vous avez vraiment personne. D'ailleurs, ça rappelle, rappelez-vous, pendant le premier mandat de Trump où vous avez eu la rencontre d'Helsinki entre Trump et Poutine et où vous n'aviez même pas de conseiller qui accompagnaient Trump.
Alors, cela étant dit, je je termine sur un point qui me paraît là aussi essentiel, c'est que derrière justement, qu'est-ce que vont faire encore une fois, je reviens les Européens ? c'estd qu'aujourd'hui si effectivement on a quelque chose comme une sorte de faux accord évidemment si on a une sorte de deal ou même d'ailleurs tout simplement les deux hommes Trump et Poutine signent une fin quelque chose ils disent voilà vous cignez vous cignez pas nous de toute manière on y va voilà et je pense que c'est le moment européen aujourd'hui qui se décide parce que on ne peut pas accepter qu'il y ait un état c'est que sont les États-Unis aujourd'hui qui sur le plan philosophique idéologique et en terme d'intérêt s'oppose autant à l'Europe parce que c'est quand même ça. Derrière vous avez un projet construit des deux hommes, on pourrait rajouter le chinois, Jingping plus peut-être l'Iran et la Corée du Nord qui s'oppose complètement aux intérêts de l'Europe.
C'est cette réalité là qui vous percevoir. Oui, général Yakovlef, j'ai pas entendu votre commentaire sur ces premières images qui nous viennent du Créemelin. Alors bah je les laisse aux diplomates et au commentateurs en géopolitique plus que plus qualifié que moi.
Moi ce que je disais tout à l'heure, je je crois que la manœuvre de Poutine, c'est de réécrire l'accord pour qu'il soit ensuite endossé par Trump qui le mette sur la table à Zelenski en disant "J'ai négocié aussi loin que je pouvais, j'irai pas plus loin et si tu ne signes pas, c'est toi qui veux la guerre." et j'entirre toutes les conclusions qui s'imposent à savoir il rentre dans le camp russe. Donc la l'Ukraine face à la Russie ne peut pas gagner la guerre.
L'Ukraine aidée par la par l'Europe et les États-Unis pouvait résister ou euh ou au moins faire arrêter la guerre dans des termes euh bon pas plaisant mais acceptable. Mais l'Ukraine ne peut pas faire la guerre contre euh la Russie et l'Amérique. Ce que je crains aujourd'hui, c'est que ça y est, ça sera officiel dans 1 heure ou deux, l'alignement de de de l'Amérique sur sur euh la Russie.
J'espère me tromper. Absolument. Je mais euh mais on on envoie quand même euh c'est c'est c'est ctait c'est c'est des bouffeurs de Kirie là de deux jeunes complètement dépassés par les événements et en plus euh euh visant leurs intérêts personnels et on parle bien de de pacte de corruption.
Je voudrais Sylvie Berman de vouvoir réagir mais qu'on s'arrête pour nos téléspectateurs sur les personnes qui sont autour de la table. Qui pouvez-vous identifier du côté russe en nous expliquant quel est leur rôle et quel est leur poids présentement là ? Alors du côté russe à la droite de Vladimir Poutine, c'est qui est son cherpa depuis 10 ans si ce n'est plus, qui le suit partout et qui gère toutes les questions politiques.
Et puis il y a Kirine Dimitriev qui est un nouveau venu dans la négociation depuis que les Américains et les Russes ont repris contact. Donc c'est les deux personnes les plus importantes. Alors c'est vrai qu'il n'y a pas bon Serge Lavrov mais c'est pas une discussion entre diplomates, c'est une discussion entre émissaires et qui relève diff directement des chefs de l'État américains et russes.
Et du côté américain et du côté américain, bah ce qui est intéressant, c'est que pour la première fois, il y a effectivement Jarette Cochner. Je ne connais pas cette dame, mais c'est probablement une interprète. Enfin, je n'en sais rien.
Euh c'est alors du côté russe, c'est l'interprète aussi qui est à côté de de Poutine. Ce qui se passe normalement même quand vous avez des envoyés spéciaux, l'ambassadeur est présent ou un membre de l'ambassade. Moi, j'ai accompagné un envoyé spécial de du président de la République et j'étais à côté de lui dans la rencontre avec Poutine à la fois pour conseiller, rendre compte.
Là non, euh c'est euh à une méthode complètement euh différente. Cette photo, elle montre bien pardon, à quel point on est justement hors des canaux traditionnels de de la diplomatie. Et cette photo, elle inquiète certainement euh les Ukrainiens qui attendent évidemment avec beaucoup d'angoisse le débriefing de cette de cette réunion pour savoir en effet si les les Russes et les Américains signent se mettent d'accord en tous les cas sur un texte.
Juste, on a déjà vu cette photo plus ou moins. Alors, il y avait pas Jarette Kuchner mais Witkov Poutine, ils se sont déjà vu, on le disait à euh enfin c'est la 6e fois à cinq autres reprises. Euh la dernière fois en en août, Witkov a avait annoncé la réunion d'Arncoreg en Alaska, la rencontre entre Trump et Poutine.
Et on a bien vu que il pensait avoir un deal avec les Russes et que finalement et bien le le l'accord ne s'est pas fait, que les Européens ont réussi à se réinviter à la table. Donc on assiste aussi peut-être à un nouvel épisode de ce genre-là. La question en fait qu'il faudrait se poser, c'est pourquoi aujourd'hui on arriverait finalement à cet accord alors que les autres fois les fois précédentes, Witkovinalement n'y est pas parvenu ?
Est-ce que l'affaiblissement politique de Zelanski, la situation sur le front sont en train de peser une certaine forme de lassitude, de la guerre aussi du côté des Ukrainiens, tout ça compte aussi est à est à mettre dans la balance. Il faut qu'on garde un tout petit peu de temps pour rappeler quand même la déclaration qui va nous percuter un moment, je pense, de Vladimir Poutine ces dernières heures, juste avant le début de ses négociations, de cette discussion, il a déclaré "Si l'Europe veut la guerre avec la Russie, nous sommes prêts." Nicolas Tenzer, quelle était la portée de ces mots ? message la volonté de Poutine en déclarant tout cela, ses mots forts alors qu'il allait entrer dans cette réunion.
Deux choses, un c'est du bluff parce que ils ne sont pas prêts. Deux, c'est un message surtout aux opinions publiques européennes pour dire voilà maintenant vous avez intérêt à ne pas surréagir à un accord qu'on aurait le cas échéant. Effectivement, soyons prudents à ce stade avec les Américains.
Alors que les Européens eux, les dirigeants européens eux, je dirais s'ils veulent survivre, ils n'ont qu'une seule chose à faire, c'est aider de manière beaucoup plus massive l'Ukraine, se réarmer à un rythme nettement accéléré par rapport à celui d'aujourd'hui. Parce que imaginez, je vais juste prendre un seul exemple. Admettons que l'Ukraine cède des territoires.
Dans ces territoires occupés, vous n'avez pas seulement tous les jours, ça compte quand même. Enfin, c'est vrai que les Américains se moquent complètement du droit international, des crimes et ce genre de choses. Mais vous avez tous les jours non seulement des massacres, des tortures, des sommaires, des viols de masse, des déportations d'enfants, mais vous avez dans ces territoires occupés aujourd'hui par la Russie 1,6 million de jeunes et d'adolescents qui commencent déjà à être enrôlés comme chair à canon par l'armée russe.
Imaginez que vous ayez 1,6 millions de plus dans l'armée russe qui non seulement se retourneraient contre leurs frères et sœurs ukrainiens, mais encore une fois, pour moi, c'est un plan, un élément déterminant pour lesquels il n'est pas question que les Européens au-delà évidemment de la dignité, de considération de droit international ne peuvent pas céder parce que ça renforcerait voulez vous avez une Russie qui serait présente dans ces territoires même si vous avez les Russes l'accepteront jamais des troupes qui viendraient européennes pour apporter des garanties de sécurité sinon je vois pas ce qu'il y aurait comme garantie de sécurité Vous voyez le risque ça représente. Enfin, on est dans un système totalement fou. Donc là, les Européens, ils doivent dire écoutez vous signez si vous voulez, vous Américain vous russe, nous nous ne signons pas et nous nous sommes à côté de l'Ukraine.
C'est mot nous sommes prêts à affronter l'Europe. Encore une fois, général Yakovlef, que faut-il craindre derrière les mots ? Je n'aime pas le mot crainte qu'on entend trop souvent.
Faut faut qu'on arrête de craindre. Euh, on prend des mesures, on se réarme moralement, matériellement. On regarde le gars qui bluffe, on le regarde dans les yeux et tout depuis depuis des années là maintenant, depuis 2022, ça y est, on on entend un discours très anxiogène de crainte et cetera.
Si nous vivons dans la crainte, bah autant autant capituler tout de suite. Voilà, les Finlandais, ils vivent pas dans la crainte. Il y a pas de raison que nous vivions dans la crainte.
Mais il faut se préparer. Faut se préparer. Voilà.
Faut se préparer quand on nous parle de choc dans 3 4 ans, quand on nous parle de France à porter de missile, est-ce que il ne faut pas craindre mais se préparer quand même ? Bah faut se préparer. Oui, bien sûr.
C'est c'est un comment on appelle ça ? Alors il y a pas parlé, il a dit test majeur le général Mandon, je pense c'est bien trouvé. Des provocations, on les a tous les jours hein, comme vous le disiez tout à l'heure, tous les jours.
Donc c'est faut faut je pense qu'il faut qu'on arrête de distyer ce discours de la crainte. Qu'est-ce qu'on on va en prendre plein la gueule et tout. Non, on va on va se préparer puis après viendez viendez hein.
Une information du service international de LCI de Kedorse n'a pas prévu de répondre à ce stade he Magalie. Non, pour ne pas jeter davantage d'huile sur le feu. Les les déclarations de de Vladimir Poutine, elle ne demande pas une réaction officielle parce que ce serait aussi nourrir son son discours de plus en plus agressif et sur le le et et ce discours selon lequel c'est toujours la Russie qui est attaquée et menacée par les Européens.
Donc en effet, pour le moment euh du côté des autorités euh françaises, euh pas de réaction. On nous renvoie juste aux déclarations précédentes du ministre des affaires étrangères et d'Emmanuel Macron. Et voilà, donc toujours avec ces images qui ne sont pas en direct à priori, mais qui nous proviennent bien du Kremelin, de cette réunion qui a commencé entre Poutine, ses émissaires et les émissaires américains dont le gendre de Donald Trump et monsieur Whtkov autour de de la table.
Bien sûr, on continue d'en parler. Je vous remercie beaucoup Nicolas Tender d'avoir été avec nous. Magalie Barz toujours précieux bien sûr, général Yakov bien évidemment, merci à vous de nous avoir regardé.
Christophe Barthès