Nicolas Dupont-Aignan invité d'Azur TV (14 mai 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 60 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse partielle
Est-ce que pour vous, Sanofi doit fournir à tous les Français et même à tous les Européens un vaccin peu coûteux quand il trouvera le vaccin contre le coronavirus ?
- 1:35RelanceRéponse directe
Plutôt que de se concentrer sur cette histoire du vaccin, c'est d'accélérer un plan de déconfinement sérieux avec la multiplication des tests, les masques.
- 2:52OuverteRéponse directe
Imaginez que vous soyez au pouvoir, vous êtes face à une épidémie que personne ne connaît, vous regardez ce que les autres ont fait avant vous, est-ce que vous le dites à la population ?
- 5:27OuverteRéponse partielle
Mais est-ce que vous comprenez aussi que les tests, visiblement, on n'en a pas suffisamment ?
- 6:19OuverteRéponse directe
Est-ce que dans ces cas-là, vous soutenez la politique de relocalisation des entreprises que vient d'enclencher le ministre des Finances, Bruno Le Maire ?
- 7:45OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de ce texte et du timing ? C'est-à-dire un examen en seconde lecture à l'Assemblée nationale en pleine crise sanitaire.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« 'abord, moi je voudrais dire qu'il y a cet emballement sur le vaccin, j'en serais ravi. »
- 2:14Invité politiqueFait
« La sixième puissance mondiale est derrière des dizaines de pays. »
- 4:16Invité politiqueFait
« Le président de la République était au courant des fins décembre de la gravité de la situation, par son ambassade en Chine. »
- 4:42Invité politiqueFait
« on est un des pays qui a le plus de prélèvements obligatoires dans le monde »
- 5:44Invité politiqueFait
« Les départements, les laboratoires vétérinaires départementaux et les laboratoires des centres de recherche pouvaient faire deux fois 100 000 tests par semaine. »
- 6:44Invité politiqueFait
« Bruno Le Maire a refusé la proposition qu'on a été un certain nombre à lui faire de réinvestir dans l'entreprise Luxfer de bouteilles d'oxygène. »
- 7:22Invité politiqueChiffre
« On va dépenser 100 milliards pour soutenir l'économie, mais on n'est pas capable de mettre un fonds pour relocaliser. »
- 8:03Invité politiqueFait
« j'ai voté contre hier. On a expliqué pourquoi ça ne fonctionnait pas, que cette loi va donner un pouvoir judiciaire extravagant aux plateformes »
- 11:03Invité politiqueFait
« C'est qu'enfin, on passe du report de charges à l'annulation de charges pendant les mois de fermeture. »
- 14:59Invité politiqueChiffre
« j'aimerais qu'on se fixe un objectif de doublement des lits de réanimation, car j'ai entendu le Premier ministre nous dire qu'on allait revenir aux 5000 lits de réanimation »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan73 %
- Auditeur15 %
- Présentateur8 %
- ?4 %
≈ 21,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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– Bonsoir
Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France. Je voudrais vous faire réagir sur ce que vient dire Éric Revelle. Est-ce que pour vous, Sanofi doit fournir à tous les Français et même à tous les Européens un vaccin peu coûteux quand il trouvera le vaccin contre le coronavirus ?
– D
'abord, moi je voudrais dire qu'il y a cet emballement sur le vaccin, j'en serais ravi. Mais j'ai écouté beaucoup de professeurs de médecine, alors ils ont des avis très différents, mais qui nous disent que le vaccin, ce n
'est
pas pour demain. Donc j'ai l'impression qu'on est en train de se projeter, c'est bien d'avoir des espoirs d'un vaccin, mais en attendant j'aimerais qu'on prenne les mesures barrières nécessaires, qu'on ait les masques, qu'on teste intelligemment et que tout ça permette de faire repartir notre économie. Premier point. Deuxième point sur le vaccin, la question majeure
c
'est de savoir ce que l'État, ce que la France paye. Voilà, c'est-à-dire que si notre gouvernement croit qu'un vaccin va lui tomber du ciel comme ça, alors qu
'on
voit que les États-Unis ont pris de l'avance parce qu'ils ont mis une somme considérable d'argent sur la table, c'est toujours la question de l'efficacité. Alors moi je veux bien qu'on ait les bons sentiments, moi je serais ravi que la terre entière ait un vaccin. En attendant, ce qui s'est passé ce matin, c'est la preuve que le patriotisme économique que je défends depuis 10 ans, ou même plus, et bien, et la réalité. La réalité c'est que l'Union européenne n'a aucune idée du patriotisme économique, c'est que le gouvernement français est composé d'amateurs et qu'on est toujours dans les belles paroles et que les Français n'en peuvent plus de ces belles paroles jamais suivies des
faits. – Donc
du coup, ce que vous dites,
c
'est que plutôt que de se concentrer sur cette histoire du vaccin, à moins que Sanofi l'ait en magasin, mais ça serait étonnant quand même, c'est d'accélérer un plan de déconfinement sérieux avec la multiplication des tests, les masques. On en a parlé avec Éric Revelle il
y
a quelques jours. Les tests, a priori, on va moins tester que ce qui avait été annoncé.
– Oui, mais
encore une fois, je serais ravi qu'il
y ait
un vaccin, mais pour ça, il faut que l'État français mette de l'argent sur la table, qu'il
y ait
une coordination et qu'on travaille sérieusement. Le problème c'est que le gouvernement français, depuis le début de cette crise, ne travaille pas sérieusement. C'est dramatique pour le pays. La sixième puissance mondiale est derrière des dizaines de pays. C'est ahurissant ce qui se passe, et c'est caché. Quand on voit d'ailleurs le nombre de morts par habitant, est-ce que vous trouvez normal que, je suis ravi pour les Polonais, mais qu
'il
y
ait
20 fois moins de morts par habitant en Pologne, tellement moins de morts en Israël, au Maroc, je ne parle même pas des pays d'Asie, tout ça parce qu'on est incapable d'organiser, par
exemple, un système de tests. – On ne va pas
se livrer à cette comptabilité, parce que la Belgique, dans ces cas-là, est
dans la France,
mais peu importe, peu importe, peu importe.
– Non, non, excusez-moi.
– Non, Nicolas Dupont-Édouard, je voulais vous poser une question très simple. Imaginez que vous soyez au pouvoir, vous êtes face à une épidémie que personne ne connaît, vous regardez ce que les autres ont fait avant vous, les gouvernements précédents ont fait avant vous, vous apercevez que vous n'avez pas de masque, que vous avez peu de tests et pas de gel hydroalcoolique, et que pourtant, ça va être nécessaire, sinon on va confiner tout le monde. Est-ce que vous le dites à la population ? Je n
'ai
pas de masque, je n
'ai
pas de gel hydroalcoolique, et tout ça est extrêmement dangereux, honnêtement. Est-ce que vous le dites
? – Je
vais vous dire quelque chose. Reprenez mes vidéos du 27 janvier. 27 janvier.
J
'étais à Matignon le 27 février.
J
'ai prévenu, et je n'étais pas le seul, nous avons été quelques-uns à alerter le gouvernement sur l'urgence.
Et
il ne nous a même pas répondu. Alors je ne dis pas que je serais parfait au pouvoir, du tout. Je n'ai pas cette prétention. Je dis simplement que moi, leader d'un petit parti politique, avec un réseau de médecins, des représentants à
l
'étranger, on a averti le gouvernement, et qu'on nous a ridiculisés d'ailleurs. Et certains médias m
'ont
caricaturé quand j'ai porté le masque. Donc je n'accepte pas ce discours aujourd'hui, qui consiste à dire que personne ne ferait mieux. Non, il y a des pays qui ont eu du retard, comme la France au démarrage, mais qui ont mis les bouchées doubles. Et je prends un exemple très clair. L'Allemagne a réuni, et
c
'est le gouvernement allemand qui l'a fait, des industriels, des autorités de santé, dès le 15 janvier. Le président de la République était au courant des fins décembre de la gravité de la situation, par son ambassade en Chine. Donc il y
a
eu un retard à l'allumage incroyable. Et ça continue. Regardez ce qui se passe. Ce n
'est
pas moi qui le disais, c'est le journal Le Monde, qui n
'est
pas suspect d'être un opposant du gouvernement. En Autriche, à Vienne, ils ont réussi à mettre quand même des ambulances avec des tests qui vont à domicile. Est-ce qu'en France, on n'est pas capable, alors qu'on a des dépenses de santé exorbitantes, alors qu'on est un des pays qui a le plus de prélèvements obligatoires dans le monde, on n'est quand même pas capable d'avoir un minimum d'organisation ? J'ai voulu tester dans ma ville, avant d'ouvrir les écoles, le maire a voulu tester le personnel de la ville. Le Préfet lui a dit, ah ben non, on ne peut pas. Alors comment on fait ? Ah ben faites ce que vous voulez. Donc il y
a
un moment, moi je vois bien qu'il y a eu du retard à l'allumage. Dans la vie, tout le monde peut commettre des erreurs. En revanche, ce qui est problématique, c'est quand ce retard continue. Et ce que je demande au gouvernement, c'est qu'on oblige le port du masque. Aujourd'hui, on a les masques. On peut obliger le port du masque dans les zones denses et qu'on multiplie les tests. Nicolas Dupont
-Aignan, les
tests, visiblement, on n'en a pas suffisamment. Vous vous souvenez de l
'objectif d'Edouard
Philippe ? 700 000 tests à partir du 11 mai. L'enquête de France Info d'il y a trois jours dit que si on en fait 150 000 en ce moment par semaine, c'est le bout du monde. Mais est-ce que vous comprenez
aussi ? Mais
Eric Revelle, sur les tests, juste un point. Les départements, les laboratoires vétérinaires départementaux et les laboratoires des centres de recherche pouvaient faire deux fois 100 000 tests par semaine. Ils l'ont proposé au gouvernement début mars. On
attend toujours
les signatures.
Je
ne vais pas terminer ma question, Nicolas Dupont-Aignan. Pardonnez-moi. En fait, qu'est-ce que ça traduit tout ça ?
C
'est qu'en même moment, tous les pays européens et mondiaux qui avaient délocalisé en Chine l'usine du monde, y compris leur production de masques, y compris leur production de tests, les principes actifs en Inde et en Chine, ont tous commandé en même temps. Et la Chine n
'a
pas pu servir tout le monde parce qu'elle était à l'arrêt elle-même. Est-ce que dans ces cas-là, vous soutenez la politique de relocalisation des entreprises que vient d'enclencher le ministre des Finances, Bruno Le Maire
? Je
la soutiens de toutes mes forces. Mais là aussi, il y a le discours et il
y
a la réalité. Et la réalité, c'est que Bruno Le Maire a refusé la proposition qu'on a été un certain nombre à lui faire de réinvestir dans l'entreprise Luxfer de bouteilles d'oxygène. Il l'a refusé. De reprendre l'usine de production de chloroquine, Famar, près de Lyon, il a refusé. J'ai proposé fin février, vous m'entendez, Éric Revelle, fin février, que l'on crée un fonds comme au Japon. Le Japon a mis 2 milliards d'euros sur la table pour relocaliser, car les PME qui veulent réinvestir ont besoin
d
'avoir des fonds propres. Or, aujourd'hui, une PME textile que j'ai rencontrée dans les Vosges, qui était prête à produire des masques, si elle n'a pas des fonds propres de l'État qui viennent l'aider à acheter le matériel de production, elle ne peut pas le faire. Donc, oui, la relocalisation, on est tous d'accord, mais il faut mettre un fonds. On va dépenser 100 milliards
pour
soutenir l'économie, mais on n'est pas capable de mettre un fonds pour relocaliser. Donc, il faut un fonds financier qui aide nos PME à remettre en place des chaînes de production. Maintenant, c'est une question de moyens sur la table et d'intervention de l'État rapide.
Autre sujet, Nicolas Dupont-Aignan, la loi Avia, enfin la loi dite Avia contre la cyber-haine. Deux questions en une. Que pensez-vous de ce texte et du timing ? C'est-à-dire un examen en seconde lecture à l'Assemblée nationale en pleine crise sanitaire.
Écoutez, j'ai voté contre hier. On a expliqué pourquoi ça ne fonctionnait pas,
que
cette loi va donner un pouvoir judiciaire extravagant aux plateformes et dessaisir le juge qui n'interviendra qu'en aval et pas en amont. Or,
il
suffisait de transposer la loi 1881 sur la presse. Et là, cette loi est extrêmement pernicieuse. Ou
même la
loi Pleven de 72, Nicolas Dupont-Aignan, qui existe. Oui, c'est vrai. C'est vrai.
C'est vrai. Mais en fait, vous savez,
ce
qui est terrible aujourd'hui, dans ce qu
'on
voit et ce que les Français ressentent,
c
'est que dans la vie, on peut commettre des erreurs. Mais il faut toujours mieux les avouer et corriger le tir. Or, là, on a un pouvoir qui est de plus en plus agressif parce qu
'il
ne veut jamais reconnaître ses erreurs et qui est en train de mettre le couvercle sur la marmite
en
voulant tout maîtriser. Eh bien, vous savez, les Français ne sont pas idiots. Les Français voient bien cette tentative de les faire taire, de ne plus penser librement. Mais pour vous,
la loi Avia, c'est une
façon de renier la liberté d'expression ou bien c'est une façon de canaliser tous ces messages haineux, c'est vrai, qui fleurissent sur les réseaux sociaux.
Mais
les messages haineux, je suis bien évidemment très contre les messages haineux. La question n'est pas là. La question est de savoir qui
a
le droit de décider ce qu'est un message haineux et ce qui ne l'est pas. Soit c'est le juge
et
c'est la démocratie, c'est un système de droit. Soit c'est une plateforme dont le siège est à San Francisco et qui va décider
ce
qui est licite et pas licite sans qu'il y
ait
de base légale très précise.
Et c'est là que c'est
extrêmement dangereux.
Le plus simple, ce ne serait pas, d'après vous, Nicolas Dupont-Aignan, de lever l'anonymat sur les comptes Twitter et autres parce que les gens n'assumeraient plus de déverser
leur
haine.
C
'est une autre solution. Mais il est clair que ce qu'on n'a pas compris, c'est qu'il faut traiter à la cause. Traiter à la cause, ça peut être cette question de l'anonymat, ça peut être aussi tout à fait la simple question que le juge des référés agisse. Moi, j'ai été victime, comme beaucoup d'hommes politiques, de calomnies et de trucs abominables. Quand on saisit le juge, il n
'y a
jamais de réponse. Donc, en vérité, la question, ce n
'est
pas de transférer un pouvoir juridictionnel à des puissances, des réseaux. La Poste n'ouvre pas votre courrier pour savoir ce que vous dites. S'il y a des choses, il y a des instruments juridictionnels. Nous,
ce
qu'on demande, on est bien sûr tous contre la haine. Qui peut être pour la haine ? En revanche,
on
est en démocratie, il
y a
des règles et il faut appliquer des règles. Il ne
faut
pas les transférer des fournisseurs d'accès privés qui sont des nouvelles puissances, qui doivent respecter certaines règles. C'est tout ce que je demande.
Un
dernier mot sur la relance du tourisme dans notre pays. 18 milliards sur la table.
Est
-ce que vous soutenez le plan présenté cet après-midi par Édouard Philippe
?
Oui, il
y a
un point très positif dans ce plan. C'est qu'enfin, on passe du report de charges à l'annulation de charges pendant les mois de fermeture. Ce que je réclame depuis le début.
C
'est-à-dire, on l'a dit à l'Assemblée nationale, le report de charges, à partir du moment où la crise durait plus de 15 jours, faisait que les entreprises se sentaient écrasées par des dettes futures. Et une entreprise qui n
'a
pas de recettes et qui va avoir moins de recettes dans les mois à venir, elle ne peut pas contracter des emprunts parce qu'elle sait qu'elle se met en danger. Donc, il est très important de passer à l'annulation de charges. Et j'espère que ce plan, les annonces de ce plan, seront traduites dans les actes. C'est-à-dire qu'il n
'y
aura pas, après, de bureaucratie dans l'attribution des annulations de charges. On parle de charges patronales. Il y a la question des loyers, qui est très importante. Il y a la question des assurances. Bref, ce qu'il faut absolument pour les entreprises touristiques, pour qu'elles puissent repartir sans être plombées dans leur trésorerie, c'est que ce soit des annulations de charges et pas des reports.
Nicolas Dupont-Aignan, la bonne nouvelle, c'est quand même Édouard Philippe qui l'a annoncé. Alors, les 18 milliards d'euros, bien sûr, pour relancer le tourisme et dans la région où nous sommes, la Côte d'Azur, c'est évidemment essentiel. Mais il a annoncé quand même que les Françaises et les Français, toutes choses étant égales par ailleurs, pourront partir en vacances au mois de juillet et au mois d'août. C'est, bon, une bonne nouvelle. Est-ce que vous, Nicolas Dupont-Aignan, vous avez déjà prévu vos vacances pour juillet ou août
?
Pas vraiment, mais ma femme me demande de prévoir aussi. Elle va prévoir aussi, donc on va s'organiser. Mais on est tous pareils. La question majeure pour les usagers du tourisme, si je puis dire, ou les touristes,
c
'est de pouvoir être remboursés, c'est la question clé, c'est de pouvoir être remboursés s'il y
a
un nouveau confinement. Et
c
'est pourquoi les Français, aujourd'hui, ne réservent pas. Et donc, la modalité qui consiste à dire, notamment pour les compagnies aériennes, c'est très important, ou les transporteurs, et j'insiste là-dessus, il ne
faut
pas que la SNCF abuse sur les prix des transports aussi, parce que certaines personnes m'ont remonté des prix très élevés là. Il faut absolument qu'il y
ait
une condition de remboursement en cas d'annulation, parce que sinon, les gens ne réservent pas. Et si on veut que les professionnels du tourisme s'en sortent, et vous le savez mieux que quiconque sur la Côte d'Azur, il faut qu'on puisse réserver en ayant une certitude qu'en cas de nouveau confinement, il y ait une annulation. D'où l'importance des mesures annoncées aujourd'hui, et d'où l'importance de supprimer la règle des 100 km.
Parce
que s'il y a toujours la règle des 100 km dans notre pays, vous savez, l'interdiction de circuler de plus de 100 km, il ne
peut
pas y avoir de tourisme. Donc on voit très bien que tout est lié à la question, et je reviens dessus, vous allez trouver que
c
'est obsessionnel, chez moi, mais ça fait depuis le fin janvier que je le dis, alors je
commence à me lasser, c'est les masques.
Ben oui, les masques, les tests. Je vous signale que moi j'ai un parent qui habite à Hong Kong, il n'y
a
pas eu de confinement.
Et
il y a 400 fois moins de morts par habitant qu'en France. Et il y avait quoi ? Des masques, et ils vont travailler avec un masque. Et tout le monde porte un masque. Et il
y a 30%
de gens de plus, ou 40% au kilomètre carré à Hong Kong qu'en France.
Voilà, donc si vous voulez, c'est curieux Éric Revelle, on me traite souvent de souverainiste en disant que je ne regarde pas le monde. Le
souverainiste est revenu à la mode,
Nicolas Dupont-Aignan, il est revenu à la mode, le président de
la
République en a parlé, ça a
dû
vous faire sourire.
Oui,
mais être souverainiste,
ça
ne
veut
pas dire être plié, ça veut dire regarder ce qui marche ailleurs. Regarder ce qui marche ailleurs et essayer de l'appliquer chez nous. Et j'aimerais qu'on soit, comment dire, très rigoureux dans les règles,
mais
qu'ensuite on retrouve un peu de liberté
et
de responsabilité, de confiance, parce que ça ne sert à rien de faire des règlements bureaucratiques inapplicables et de ne pas appliquer des choses simples. Donc si on pouvait revenir à un peu de bon sens, ça serait pas mal. Et dernier point, je me permets d'insister, j'aimerais qu'on se fixe un objectif de doublement des lits de réanimation, car j'ai entendu le Premier ministre nous dire qu'on allait revenir aux 5000 lits de réanimation, c'est une folie,
car
je vous rappelle que si l'Allemagne a beaucoup moins de morts, la Suisse notamment, la Suisse tout près de chez nous, c'est parce qu'en Suisse, ils ont beaucoup plus de lits de réanimation, et si on faisait moins de gaspillage dans certaines dépenses et qu'on avait investi dans les lits de soins intensifs, on n'aurait pas eu cette hécatombe. Donc j'aimerais qu'on anticipe
la
suite et qu'on ait les lits de réanimation prévus pour l'avenir. C'est ce que j'appelle l'assurance, une assurance pour l'avenir. Merci beaucoup Nicolas
Dupont-Aignan en direct ce soir sur les antennes. D'Azur TV, très bonne soirée. Merci à vous. On va continuer.
Nicolas Dupont-Aignan