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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 16 mai 2020 16 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesNumériqueTransports

Nicolas Dupont-Aignan invité d'Azur TV (14 mai 2020)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 60 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse partielle

    Est-ce que pour vous, Sanofi doit fournir à tous les Français et même à tous les Européens un vaccin peu coûteux quand il trouvera le vaccin contre le coronavirus ?

  • 1:35RelanceRéponse directe

    Plutôt que de se concentrer sur cette histoire du vaccin, c'est d'accélérer un plan de déconfinement sérieux avec la multiplication des tests, les masques.

  • 2:52OuverteRéponse directe

    Imaginez que vous soyez au pouvoir, vous êtes face à une épidémie que personne ne connaît, vous regardez ce que les autres ont fait avant vous, est-ce que vous le dites à la population ?

  • 5:27OuverteRéponse partielle

    Mais est-ce que vous comprenez aussi que les tests, visiblement, on n'en a pas suffisamment ?

  • 6:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que dans ces cas-là, vous soutenez la politique de relocalisation des entreprises que vient d'enclencher le ministre des Finances, Bruno Le Maire ?

  • 7:45OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de ce texte et du timing ? C'est-à-dire un examen en seconde lecture à l'Assemblée nationale en pleine crise sanitaire.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « 'abord, moi je voudrais dire qu'il y a cet emballement sur le vaccin, j'en serais ravi. »
  • 2:14Invité politiqueFait
    « La sixième puissance mondiale est derrière des dizaines de pays. »
  • 4:16Invité politiqueFait
    « Le président de la République était au courant des fins décembre de la gravité de la situation, par son ambassade en Chine. »
  • 4:42Invité politiqueFait
    « on est un des pays qui a le plus de prélèvements obligatoires dans le monde »
  • 5:44Invité politiqueFait
    « Les départements, les laboratoires vétérinaires départementaux et les laboratoires des centres de recherche pouvaient faire deux fois 100 000 tests par semaine. »
  • 6:44Invité politiqueFait
    « Bruno Le Maire a refusé la proposition qu'on a été un certain nombre à lui faire de réinvestir dans l'entreprise Luxfer de bouteilles d'oxygène. »
  • 7:22Invité politiqueChiffre
    « On va dépenser 100 milliards pour soutenir l'économie, mais on n'est pas capable de mettre un fonds pour relocaliser. »
  • 8:03Invité politiqueFait
    « j'ai voté contre hier. On a expliqué pourquoi ça ne fonctionnait pas, que cette loi va donner un pouvoir judiciaire extravagant aux plateformes »
  • 11:03Invité politiqueFait
    « C'est qu'enfin, on passe du report de charges à l'annulation de charges pendant les mois de fermeture. »
  • 14:59Invité politiqueChiffre
    « j'aimerais qu'on se fixe un objectif de doublement des lits de réanimation, car j'ai entendu le Premier ministre nous dire qu'on allait revenir aux 5000 lits de réanimation »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan73 %
  • Auditeur15 %
  • Présentateur8 %
  • ?4 %

≈ 21,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

– Bonsoir

0:00
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France. Je voudrais vous faire réagir sur ce que vient dire Éric Revelle. Est-ce que pour vous, Sanofi doit fournir à tous les Français et même à tous les Européens un vaccin peu coûteux quand il trouvera le vaccin contre le coronavirus ?

0:19
Locuteur

– D

0:20
Nicolas Dupont-Aignan

'abord, moi je voudrais dire qu'il y a cet emballement sur le vaccin, j'en serais ravi. Mais j'ai écouté beaucoup de professeurs de médecine, alors ils ont des avis très différents, mais qui nous disent que le vaccin, ce n

0:29
Locuteur

'est

0:29
Nicolas Dupont-Aignan

pas pour demain. Donc j'ai l'impression qu'on est en train de se projeter, c'est bien d'avoir des espoirs d'un vaccin, mais en attendant j'aimerais qu'on prenne les mesures barrières nécessaires, qu'on ait les masques, qu'on teste intelligemment et que tout ça permette de faire repartir notre économie. Premier point. Deuxième point sur le vaccin, la question majeure

0:48
Locuteur

c

0:48
Nicolas Dupont-Aignan

'est de savoir ce que l'État, ce que la France paye. Voilà, c'est-à-dire que si notre gouvernement croit qu'un vaccin va lui tomber du ciel comme ça, alors qu

0:58
Locuteur

'on

0:58
Nicolas Dupont-Aignan

voit que les États-Unis ont pris de l'avance parce qu'ils ont mis une somme considérable d'argent sur la table, c'est toujours la question de l'efficacité. Alors moi je veux bien qu'on ait les bons sentiments, moi je serais ravi que la terre entière ait un vaccin. En attendant, ce qui s'est passé ce matin, c'est la preuve que le patriotisme économique que je défends depuis 10 ans, ou même plus, et bien, et la réalité. La réalité c'est que l'Union européenne n'a aucune idée du patriotisme économique, c'est que le gouvernement français est composé d'amateurs et qu'on est toujours dans les belles paroles et que les Français n'en peuvent plus de ces belles paroles jamais suivies des

1:32
Locuteur

faits. – Donc

1:33
Présentateur

du coup, ce que vous dites,

1:35
Locuteur

c

1:35
Présentateur

'est que plutôt que de se concentrer sur cette histoire du vaccin, à moins que Sanofi l'ait en magasin, mais ça serait étonnant quand même, c'est d'accélérer un plan de déconfinement sérieux avec la multiplication des tests, les masques. On en a parlé avec Éric Revelle il

1:52
Locuteur

y

1:52
Présentateur

a quelques jours. Les tests, a priori, on va moins tester que ce qui avait été annoncé.

1:56
Locuteur

– Oui, mais

1:58
Nicolas Dupont-Aignan

encore une fois, je serais ravi qu'il

2:00
Locuteur

y ait

2:00
Nicolas Dupont-Aignan

un vaccin, mais pour ça, il faut que l'État français mette de l'argent sur la table, qu'il

2:04
Locuteur

y ait

2:04
Nicolas Dupont-Aignan

une coordination et qu'on travaille sérieusement. Le problème c'est que le gouvernement français, depuis le début de cette crise, ne travaille pas sérieusement. C'est dramatique pour le pays. La sixième puissance mondiale est derrière des dizaines de pays. C'est ahurissant ce qui se passe, et c'est caché. Quand on voit d'ailleurs le nombre de morts par habitant, est-ce que vous trouvez normal que, je suis ravi pour les Polonais, mais qu

2:28
Locuteur

'il

2:28
Nicolas Dupont-Aignan

y

2:28
Locuteur

ait

2:28
Nicolas Dupont-Aignan

20 fois moins de morts par habitant en Pologne, tellement moins de morts en Israël, au Maroc, je ne parle même pas des pays d'Asie, tout ça parce qu'on est incapable d'organiser, par

2:38
Locuteur

exemple, un système de tests. – On ne va pas

2:40
Auditeur

se livrer à cette comptabilité, parce que la Belgique, dans ces cas-là, est

2:43
Locuteur

dans la France,

2:43
Auditeur

mais peu importe, peu importe, peu importe.

2:45
Locuteur

– Non, non, excusez-moi.

2:47
Auditeur

– Non, Nicolas Dupont-Édouard, je voulais vous poser une question très simple. Imaginez que vous soyez au pouvoir, vous êtes face à une épidémie que personne ne connaît, vous regardez ce que les autres ont fait avant vous, les gouvernements précédents ont fait avant vous, vous apercevez que vous n'avez pas de masque, que vous avez peu de tests et pas de gel hydroalcoolique, et que pourtant, ça va être nécessaire, sinon on va confiner tout le monde. Est-ce que vous le dites à la population ? Je n

3:12
Locuteur

'ai

3:12
Auditeur

pas de masque, je n

3:13
Locuteur

'ai

3:13
Auditeur

pas de gel hydroalcoolique, et tout ça est extrêmement dangereux, honnêtement. Est-ce que vous le dites

3:17
Locuteur

? – Je

3:18
Nicolas Dupont-Aignan

vais vous dire quelque chose. Reprenez mes vidéos du 27 janvier. 27 janvier.

3:22
Locuteur

J

3:23
Nicolas Dupont-Aignan

'étais à Matignon le 27 février.

3:25
Locuteur

J

3:25
Nicolas Dupont-Aignan

'ai prévenu, et je n'étais pas le seul, nous avons été quelques-uns à alerter le gouvernement sur l'urgence.

3:31
Locuteur

Et

3:31
Nicolas Dupont-Aignan

il ne nous a même pas répondu. Alors je ne dis pas que je serais parfait au pouvoir, du tout. Je n'ai pas cette prétention. Je dis simplement que moi, leader d'un petit parti politique, avec un réseau de médecins, des représentants à

3:43
Locuteur

l

3:43
Nicolas Dupont-Aignan

'étranger, on a averti le gouvernement, et qu'on nous a ridiculisés d'ailleurs. Et certains médias m

3:49
Locuteur

'ont

3:49
Nicolas Dupont-Aignan

caricaturé quand j'ai porté le masque. Donc je n'accepte pas ce discours aujourd'hui, qui consiste à dire que personne ne ferait mieux. Non, il y a des pays qui ont eu du retard, comme la France au démarrage, mais qui ont mis les bouchées doubles. Et je prends un exemple très clair. L'Allemagne a réuni, et

4:06
Locuteur

c

4:06
Nicolas Dupont-Aignan

'est le gouvernement allemand qui l'a fait, des industriels, des autorités de santé, dès le 15 janvier. Le président de la République était au courant des fins décembre de la gravité de la situation, par son ambassade en Chine. Donc il y

4:20
Locuteur

a

4:20
Nicolas Dupont-Aignan

eu un retard à l'allumage incroyable. Et ça continue. Regardez ce qui se passe. Ce n

4:25
Locuteur

'est

4:25
Nicolas Dupont-Aignan

pas moi qui le disais, c'est le journal Le Monde, qui n

4:27
Locuteur

'est

4:27
Nicolas Dupont-Aignan

pas suspect d'être un opposant du gouvernement. En Autriche, à Vienne, ils ont réussi à mettre quand même des ambulances avec des tests qui vont à domicile. Est-ce qu'en France, on n'est pas capable, alors qu'on a des dépenses de santé exorbitantes, alors qu'on est un des pays qui a le plus de prélèvements obligatoires dans le monde, on n'est quand même pas capable d'avoir un minimum d'organisation ? J'ai voulu tester dans ma ville, avant d'ouvrir les écoles, le maire a voulu tester le personnel de la ville. Le Préfet lui a dit, ah ben non, on ne peut pas. Alors comment on fait ? Ah ben faites ce que vous voulez. Donc il y

5:01
Locuteur

a

5:01
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, moi je vois bien qu'il y a eu du retard à l'allumage. Dans la vie, tout le monde peut commettre des erreurs. En revanche, ce qui est problématique, c'est quand ce retard continue. Et ce que je demande au gouvernement, c'est qu'on oblige le port du masque. Aujourd'hui, on a les masques. On peut obliger le port du masque dans les zones denses et qu'on multiplie les tests. Nicolas Dupont

5:23
Locuteur

-Aignan, les

5:24
Auditeur

tests, visiblement, on n'en a pas suffisamment. Vous vous souvenez de l

5:27
Locuteur

'objectif d'Edouard

5:28
Auditeur

Philippe ? 700 000 tests à partir du 11 mai. L'enquête de France Info d'il y a trois jours dit que si on en fait 150 000 en ce moment par semaine, c'est le bout du monde. Mais est-ce que vous comprenez

5:38
Locuteur

aussi ? Mais

5:40
Nicolas Dupont-Aignan

Eric Revelle, sur les tests, juste un point. Les départements, les laboratoires vétérinaires départementaux et les laboratoires des centres de recherche pouvaient faire deux fois 100 000 tests par semaine. Ils l'ont proposé au gouvernement début mars. On

5:56
Locuteur

attend toujours

5:57
Nicolas Dupont-Aignan

les signatures.

5:58
Locuteur

Je

5:58
Auditeur

ne vais pas terminer ma question, Nicolas Dupont-Aignan. Pardonnez-moi. En fait, qu'est-ce que ça traduit tout ça ?

6:03
Locuteur

C

6:03
Auditeur

'est qu'en même moment, tous les pays européens et mondiaux qui avaient délocalisé en Chine l'usine du monde, y compris leur production de masques, y compris leur production de tests, les principes actifs en Inde et en Chine, ont tous commandé en même temps. Et la Chine n

6:17
Locuteur

'a

6:17
Auditeur

pas pu servir tout le monde parce qu'elle était à l'arrêt elle-même. Est-ce que dans ces cas-là, vous soutenez la politique de relocalisation des entreprises que vient d'enclencher le ministre des Finances, Bruno Le Maire

6:27
Locuteur

? Je

6:28
Nicolas Dupont-Aignan

la soutiens de toutes mes forces. Mais là aussi, il y a le discours et il

6:33
Locuteur

y

6:33
Nicolas Dupont-Aignan

a la réalité. Et la réalité, c'est que Bruno Le Maire a refusé la proposition qu'on a été un certain nombre à lui faire de réinvestir dans l'entreprise Luxfer de bouteilles d'oxygène. Il l'a refusé. De reprendre l'usine de production de chloroquine, Famar, près de Lyon, il a refusé. J'ai proposé fin février, vous m'entendez, Éric Revelle, fin février, que l'on crée un fonds comme au Japon. Le Japon a mis 2 milliards d'euros sur la table pour relocaliser, car les PME qui veulent réinvestir ont besoin

7:03
Locuteur

d

7:04
Nicolas Dupont-Aignan

'avoir des fonds propres. Or, aujourd'hui, une PME textile que j'ai rencontrée dans les Vosges, qui était prête à produire des masques, si elle n'a pas des fonds propres de l'État qui viennent l'aider à acheter le matériel de production, elle ne peut pas le faire. Donc, oui, la relocalisation, on est tous d'accord, mais il faut mettre un fonds. On va dépenser 100 milliards

7:24
Locuteur

pour

7:25
Nicolas Dupont-Aignan

soutenir l'économie, mais on n'est pas capable de mettre un fonds pour relocaliser. Donc, il faut un fonds financier qui aide nos PME à remettre en place des chaînes de production. Maintenant, c'est une question de moyens sur la table et d'intervention de l'État rapide.

7:42
Présentateur

Autre sujet, Nicolas Dupont-Aignan, la loi Avia, enfin la loi dite Avia contre la cyber-haine. Deux questions en une. Que pensez-vous de ce texte et du timing ? C'est-à-dire un examen en seconde lecture à l'Assemblée nationale en pleine crise sanitaire.

8:01
Nicolas Dupont-Aignan

Écoutez, j'ai voté contre hier. On a expliqué pourquoi ça ne fonctionnait pas,

8:09
Locuteur

que

8:10
Nicolas Dupont-Aignan

cette loi va donner un pouvoir judiciaire extravagant aux plateformes et dessaisir le juge qui n'interviendra qu'en aval et pas en amont. Or,

8:19
Locuteur

il

8:19
Nicolas Dupont-Aignan

suffisait de transposer la loi 1881 sur la presse. Et là, cette loi est extrêmement pernicieuse. Ou

8:26
Locuteur

même la

8:27
Auditeur

loi Pleven de 72, Nicolas Dupont-Aignan, qui existe. Oui, c'est vrai. C'est vrai.

8:32
Nicolas Dupont-Aignan

C'est vrai. Mais en fait, vous savez,

8:34
Locuteur

ce

8:35
Nicolas Dupont-Aignan

qui est terrible aujourd'hui, dans ce qu

8:36
Locuteur

'on

8:36
Nicolas Dupont-Aignan

voit et ce que les Français ressentent,

8:38
Locuteur

c

8:38
Nicolas Dupont-Aignan

'est que dans la vie, on peut commettre des erreurs. Mais il faut toujours mieux les avouer et corriger le tir. Or, là, on a un pouvoir qui est de plus en plus agressif parce qu

8:49
Locuteur

'il

8:49
Nicolas Dupont-Aignan

ne veut jamais reconnaître ses erreurs et qui est en train de mettre le couvercle sur la marmite

8:54
Locuteur

en

8:54
Nicolas Dupont-Aignan

voulant tout maîtriser. Eh bien, vous savez, les Français ne sont pas idiots. Les Français voient bien cette tentative de les faire taire, de ne plus penser librement. Mais pour vous,

9:04
Locuteur

la loi Avia, c'est une

9:06
Auditeur

façon de renier la liberté d'expression ou bien c'est une façon de canaliser tous ces messages haineux, c'est vrai, qui fleurissent sur les réseaux sociaux.

9:16
Locuteur

Mais

9:16
Nicolas Dupont-Aignan

les messages haineux, je suis bien évidemment très contre les messages haineux. La question n'est pas là. La question est de savoir qui

9:23
Locuteur

a

9:24
Nicolas Dupont-Aignan

le droit de décider ce qu'est un message haineux et ce qui ne l'est pas. Soit c'est le juge

9:29
Locuteur

et

9:30
Nicolas Dupont-Aignan

c'est la démocratie, c'est un système de droit. Soit c'est une plateforme dont le siège est à San Francisco et qui va décider

9:37
Locuteur

ce

9:38
Nicolas Dupont-Aignan

qui est licite et pas licite sans qu'il y

9:41
Locuteur

ait

9:41
Nicolas Dupont-Aignan

de base légale très précise.

9:43
Locuteur

Et c'est là que c'est

9:44
Nicolas Dupont-Aignan

extrêmement dangereux.

9:45
Auditeur

Le plus simple, ce ne serait pas, d'après vous, Nicolas Dupont-Aignan, de lever l'anonymat sur les comptes Twitter et autres parce que les gens n'assumeraient plus de déverser

9:54
Locuteur

leur

9:55
Auditeur

haine.

9:56
Locuteur

C

9:57
Nicolas Dupont-Aignan

'est une autre solution. Mais il est clair que ce qu'on n'a pas compris, c'est qu'il faut traiter à la cause. Traiter à la cause, ça peut être cette question de l'anonymat, ça peut être aussi tout à fait la simple question que le juge des référés agisse. Moi, j'ai été victime, comme beaucoup d'hommes politiques, de calomnies et de trucs abominables. Quand on saisit le juge, il n

10:16
Locuteur

'y a

10:16
Nicolas Dupont-Aignan

jamais de réponse. Donc, en vérité, la question, ce n

10:19
Locuteur

'est

10:19
Nicolas Dupont-Aignan

pas de transférer un pouvoir juridictionnel à des puissances, des réseaux. La Poste n'ouvre pas votre courrier pour savoir ce que vous dites. S'il y a des choses, il y a des instruments juridictionnels. Nous,

10:35
Locuteur

ce

10:35
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on demande, on est bien sûr tous contre la haine. Qui peut être pour la haine ? En revanche,

10:40
Locuteur

on

10:40
Nicolas Dupont-Aignan

est en démocratie, il

10:41
Locuteur

y a

10:41
Nicolas Dupont-Aignan

des règles et il faut appliquer des règles. Il ne

10:43
Locuteur

faut

10:43
Nicolas Dupont-Aignan

pas les transférer des fournisseurs d'accès privés qui sont des nouvelles puissances, qui doivent respecter certaines règles. C'est tout ce que je demande.

10:52
Locuteur

Un

10:52
Présentateur

dernier mot sur la relance du tourisme dans notre pays. 18 milliards sur la table.

10:56
Locuteur

Est

10:56
Présentateur

-ce que vous soutenez le plan présenté cet après-midi par Édouard Philippe

11:00
Locuteur

?

11:01
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, il

11:01
Locuteur

y a

11:01
Nicolas Dupont-Aignan

un point très positif dans ce plan. C'est qu'enfin, on passe du report de charges à l'annulation de charges pendant les mois de fermeture. Ce que je réclame depuis le début.

11:12
Locuteur

C

11:12
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire, on l'a dit à l'Assemblée nationale, le report de charges, à partir du moment où la crise durait plus de 15 jours, faisait que les entreprises se sentaient écrasées par des dettes futures. Et une entreprise qui n

11:24
Locuteur

'a

11:24
Nicolas Dupont-Aignan

pas de recettes et qui va avoir moins de recettes dans les mois à venir, elle ne peut pas contracter des emprunts parce qu'elle sait qu'elle se met en danger. Donc, il est très important de passer à l'annulation de charges. Et j'espère que ce plan, les annonces de ce plan, seront traduites dans les actes. C'est-à-dire qu'il n

11:42
Locuteur

'y

11:42
Nicolas Dupont-Aignan

aura pas, après, de bureaucratie dans l'attribution des annulations de charges. On parle de charges patronales. Il y a la question des loyers, qui est très importante. Il y a la question des assurances. Bref, ce qu'il faut absolument pour les entreprises touristiques, pour qu'elles puissent repartir sans être plombées dans leur trésorerie, c'est que ce soit des annulations de charges et pas des reports.

12:01
Auditeur

Nicolas Dupont-Aignan, la bonne nouvelle, c'est quand même Édouard Philippe qui l'a annoncé. Alors, les 18 milliards d'euros, bien sûr, pour relancer le tourisme et dans la région où nous sommes, la Côte d'Azur, c'est évidemment essentiel. Mais il a annoncé quand même que les Françaises et les Français, toutes choses étant égales par ailleurs, pourront partir en vacances au mois de juillet et au mois d'août. C'est, bon, une bonne nouvelle. Est-ce que vous, Nicolas Dupont-Aignan, vous avez déjà prévu vos vacances pour juillet ou août

12:26
Locuteur

?

12:27
Nicolas Dupont-Aignan

Pas vraiment, mais ma femme me demande de prévoir aussi. Elle va prévoir aussi, donc on va s'organiser. Mais on est tous pareils. La question majeure pour les usagers du tourisme, si je puis dire, ou les touristes,

12:40
Locuteur

c

12:41
Nicolas Dupont-Aignan

'est de pouvoir être remboursés, c'est la question clé, c'est de pouvoir être remboursés s'il y

12:47
Locuteur

a

12:47
Nicolas Dupont-Aignan

un nouveau confinement. Et

12:48
Locuteur

c

12:48
Nicolas Dupont-Aignan

'est pourquoi les Français, aujourd'hui, ne réservent pas. Et donc, la modalité qui consiste à dire, notamment pour les compagnies aériennes, c'est très important, ou les transporteurs, et j'insiste là-dessus, il ne

12:59
Locuteur

faut

12:59
Nicolas Dupont-Aignan

pas que la SNCF abuse sur les prix des transports aussi, parce que certaines personnes m'ont remonté des prix très élevés là. Il faut absolument qu'il y

13:07
Locuteur

ait

13:07
Nicolas Dupont-Aignan

une condition de remboursement en cas d'annulation, parce que sinon, les gens ne réservent pas. Et si on veut que les professionnels du tourisme s'en sortent, et vous le savez mieux que quiconque sur la Côte d'Azur, il faut qu'on puisse réserver en ayant une certitude qu'en cas de nouveau confinement, il y ait une annulation. D'où l'importance des mesures annoncées aujourd'hui, et d'où l'importance de supprimer la règle des 100 km.

13:31
Locuteur

Parce

13:31
Nicolas Dupont-Aignan

que s'il y a toujours la règle des 100 km dans notre pays, vous savez, l'interdiction de circuler de plus de 100 km, il ne

13:38
Locuteur

peut

13:38
Nicolas Dupont-Aignan

pas y avoir de tourisme. Donc on voit très bien que tout est lié à la question, et je reviens dessus, vous allez trouver que

13:44
Locuteur

c

13:44
Nicolas Dupont-Aignan

'est obsessionnel, chez moi, mais ça fait depuis le fin janvier que je le dis, alors je

13:47
Locuteur

commence à me lasser, c'est les masques.

13:50
Nicolas Dupont-Aignan

Ben oui, les masques, les tests. Je vous signale que moi j'ai un parent qui habite à Hong Kong, il n'y

13:56
Locuteur

a

13:56
Nicolas Dupont-Aignan

pas eu de confinement.

13:57
Locuteur

Et

13:58
Nicolas Dupont-Aignan

il y a 400 fois moins de morts par habitant qu'en France. Et il y avait quoi ? Des masques, et ils vont travailler avec un masque. Et tout le monde porte un masque. Et il

14:06
Locuteur

y a 30%

14:07
Auditeur

de gens de plus, ou 40% au kilomètre carré à Hong Kong qu'en France.

14:12
Nicolas Dupont-Aignan

Voilà, donc si vous voulez, c'est curieux Éric Revelle, on me traite souvent de souverainiste en disant que je ne regarde pas le monde. Le

14:18
Locuteur

souverainiste est revenu à la mode,

14:19
Auditeur

Nicolas Dupont-Aignan, il est revenu à la mode, le président de

14:22
Locuteur

la

14:22
Auditeur

République en a parlé, ça a

14:23
Locuteur

dû

14:23
Auditeur

vous faire sourire.

14:24
Locuteur

Oui,

14:25
Nicolas Dupont-Aignan

mais être souverainiste,

14:26
Locuteur

ça

14:26
Nicolas Dupont-Aignan

ne

14:26
Locuteur

veut

14:26
Nicolas Dupont-Aignan

pas dire être plié, ça veut dire regarder ce qui marche ailleurs. Regarder ce qui marche ailleurs et essayer de l'appliquer chez nous. Et j'aimerais qu'on soit, comment dire, très rigoureux dans les règles,

14:37
Locuteur

mais

14:38
Nicolas Dupont-Aignan

qu'ensuite on retrouve un peu de liberté

14:40
Locuteur

et

14:40
Nicolas Dupont-Aignan

de responsabilité, de confiance, parce que ça ne sert à rien de faire des règlements bureaucratiques inapplicables et de ne pas appliquer des choses simples. Donc si on pouvait revenir à un peu de bon sens, ça serait pas mal. Et dernier point, je me permets d'insister, j'aimerais qu'on se fixe un objectif de doublement des lits de réanimation, car j'ai entendu le Premier ministre nous dire qu'on allait revenir aux 5000 lits de réanimation, c'est une folie,

15:05
Locuteur

car

15:05
Nicolas Dupont-Aignan

je vous rappelle que si l'Allemagne a beaucoup moins de morts, la Suisse notamment, la Suisse tout près de chez nous, c'est parce qu'en Suisse, ils ont beaucoup plus de lits de réanimation, et si on faisait moins de gaspillage dans certaines dépenses et qu'on avait investi dans les lits de soins intensifs, on n'aurait pas eu cette hécatombe. Donc j'aimerais qu'on anticipe

15:26
Locuteur

la

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Nicolas Dupont-Aignan

suite et qu'on ait les lits de réanimation prévus pour l'avenir. C'est ce que j'appelle l'assurance, une assurance pour l'avenir. Merci beaucoup Nicolas

15:34
Présentateur

Dupont-Aignan en direct ce soir sur les antennes. D'Azur TV, très bonne soirée. Merci à vous. On va continuer.