Réunion publique à Peyrehorade | Présidentielle 2027
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 47 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:56Promesse
« En 2027, avec l'avenir en commun, c'est de la cave au grenier que nous rétablirons notre état par une relance économique, par les besoins, par la justice sociale, par la bifurcation écologique et démocratique avec la 6e République. »
- 5:24Fait
« À ce rythme, les scientifiques le disent, les cancers pédiatriques vont exploser. »
- 8:30Fait
« Nos hôpitaux sont abandonnés à la T2A, un système de rentabilité qui fait qu'on crève dans les couloirs et sur les brancards. »
- 8:49Fait
« Aujourd'hui, on apprend le centre de tri d'Ajet qui va fermer. »
- 11:50Chiffre
« 53 milliardaires français possèdent plus que 3 32 millions de personnes. »
- 24:07Fait
« Dans notre pays, il n'est plus possible d'aller manifester sans se dire que nous allons risquer de perdre une main, un bras, un œil ou de se faire mutiler d'une manière ou d'une autre à vie. »
- 25:38Fait
« Comment appelle-t-on un pays dans lequel il n'est plus autorisé de manifester dans les centres-villes ? »
- 30:03Fait
« Emmanuel Macron a cassé beaucoup de choses dans notre pays. Nos services publics, j'y reviendrai. L'écologie, j'y reviendrai. Mais il a cassé quelque chose d'encore plus structurel encore. Notre liberté et notre démocratie. »
- 32:27Promesse
« Avec Jean-Luc Mélenchon au pouvoir, nous assumons de dire que première chose, séance tenante. Nous reviendrons sur la réforme des retraites injustes à 64 ans et nous irons vers la retraite à 60 ans. »
- 35:52Fait
« Il suffit de traverser la rue pour trouver de l'argent. »
- 1:10:00non_speechPromesse
« on va obtenir et on va exiger l'indexation de nos salaires sur l'inflation »
- 1:10:10non_speechFait
« si vous êtes retraité et que vous avez entre 1100 1200 1300 € net par mois à l'année prochaine vous perdrez du pouvoir d'achat »
- 1:10:35non_speechChiffre
« le gouvernement a l'intention de faire un chèque de 2,5 milliards d'euros aux 400 plus grandes entreprises de France »
- 1:11:19non_speechChiffre
« ce budget va demander 2,5 fois plus d'efforts aux 5 % les plus pauvres qu'au 5 % les plus riches »
- 1:12:03non_speechChiffre
« depuis 10 ans qu'il est aux responsabilités a creusé la dette de 1300 milliards d'euros »
- 1:12:47non_speechFait
« chaque année, il nous propose la même recette, il y a trop de déficit »
- 1:13:30non_speechFait
« quand vous êtes dans un pays dans lequel la moitié de la croissance économique du pays, c'est la consommation »
- 1:14:13non_speechFait
« ils sont dans un cercle vicieux dans lequel ils proposent de nous engager chaque année encore davantage »
- 1:15:39non_speechFait
« Qui a voté contre l'augmentation du SMIC à l'Assemblée nationale ? Le Rassemblement national »
- 1:17:05non_speechChiffre
« à 25 reprises, le Rassemblement national a refusé de voter la censure d'un gouvernement macroniste ces dernières années »
- 1:17:50non_speechChiffre
« Depuis 2022, 85 % des textes macronistes ont été votés par les députés du Rassemblement national »
- 1:22:12non_speechFait
« on considère qu'il y a un certain nombre de produits de pesticides qui sont dangereux »
Temps de parole
- ?98 %
- non_speech2 %
≈ 4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[musique][applaudissements]
Et ben et ben [musique] on est ému là. [acclamation] [cri]
[applaudissements]
Et ben bonjour à tous. Donc je suis Flavie, je suis membre de la France insoumise des Landes. Je suis accompagnée de Greg. C'est énorme ce soir hein. Je crois que là on a dépasser tous les objectifs. Ce soir, je vous annonce plus de [cri] 1500 personnes. [acclamation] 1500 personnes à Perorade ! Wou ! [acclamation]
[applaudissements] [applaudissements]
Alors, nous souhaitons remercier au nom des landes insoumis euh la municipalité de Porade pour son accueil républicain.
[applaudissements]
Nous remercions également la présence de nombreuses associations avec lesquelles nous militons.
[applaudissements]
Nous remercions aussi les militantes et les militantes insoumis des landes mais aussi des Pyrénées atlantiques qui ont tracté collé [acclamation] participer à toute cette belle préparation pour que cette réunion soit aussi splendide. Vous pouvez être fier de vous
[applaudissements]
parce que oui, nous militantes et militantes de la France insoumise, nous sommes dans l'action. Dans les landes, la France insoumise, c'est plus d'une vingtaine de groupes d'action. C'est des manifes, des caravanes populaires, du porte à porte, du tractage, des réseaux sociaux, des militants de gauche. [acclamation] Et oui, [applaudissements] les insoumises et les insoumises sont au côté des luttes, descendants, de ceux qui ne sont rien, de ceux qui traversent mal ou pas la route. N'oublions pas comment ont pu nous qualifier nos deux derniers présidents. Ils se sont montrés indignes de leur fonction, indigne de nous, peuple de France, indigne de nos valeurs républicaines.
Liberté, égalité, fraternité.
[applaudissements][musique] [applaudissements]
En 2027, avec l'avenir en commun, c'est de la cave au grenier que nous rétablirons notre état par une relance économique, par les besoins, par la justice sociale, par la bifurcation écologique et démocratique avec la 6e République.
[applaudissements] [musique] [applaudissements]
Et j'oubliais en 2027, on vote pour l'avenir en commun et on les met dehors.
[applaudissements] [musique] [applaudissements]
Bon, avant toute chose euh je souhaite quand même et on le souhaite tous, je pense, euh faire une grande pensée pour les victimes de l'attentat de trappe, un attentat raciste, islamophobe et négrophobe. Nous p nous pensons à leur famille et tous leurs proches à qui nous envoyons tout notre soutien. Cet attentat est le résultat de la multiplication des propos des pensées des violences racistes, antisémistes, islamophobe. Ces faits ne sont pas isolés. Cela fait des années que l'extrême droite s'aime, cultive et récolte la haine.
dans la tête de nos familles, de nos amis, de nos voisins via des médias bien complaisants à leur égard et détenus par des milliardaires eux-mêmes d'extraits de mote oui le racisme tue et la France insoumise sera toujours présente dans les luttes antiracistes.
[applaudissements] [applaudissements]
La France insoumise ici, ce sont les luttes contre les projets écoides pour protéger notre biodiversité et nos forêts, non à la LGV.
[applaudissements] [applaudissements]
Et bien entendu le nom au projeto.
[applaudissements]
De grands projets inutiles sont incompatibles avec la ressource en eau déjà limitée. Notre forêt des landes notamment est fragilisée par la sécheresse, les incendies et les maladies. Elle ne veut pas elle ne peut pas servir à faire voler des avions.
[applaudissements]
Le réchauffement climatique ici nous désoriente. Ici à Pirora, nous avons vécu des tempêtes, une tornade dernièrement, des gréons de la taille d'un pavé, des inondations record. Chaque alerte météo nous angoisse. Elles angoisse notamment nos paysans qui eux aussi sont maltraités par les conséquences de ce réchauffement climatique, mais aussi par les marchés européens, par les pesticides qui est et nous empoisent nous empoisonne. Pardon. À ce rythme, les scientifiques le disent, les cancers pédiatriques vont exploser. Depuis plusieurs semaines, nous sommes au côté des lycéens et des étudiants qui se mobilisent.
[applaudissements]
Il ne demande pas la Lune, il demande simplement des conditions dignes pour étudier, pour se loger, se nourrir et construire leur avenir. Parce qu'aujourd'hui, beaucoup d'étudiants n'ont pas assez d'argent pour remplir leur frigo. Ils sautent des repas, cumulent des petits boulots, travaillent le soir, le weekend pour pouvoir payer un loyer, des transports, des cours. Certains doivent même faire une alternance, non par choix, mais parce que la nécessité c'est c'est le seul choix qu'ils ont pour continuer leurs études. À l'université, parcours sup. On impose des choix par défaut, on ferme des portes, on gâche des avenirs. Un professeur pour 35 élèves, ce n'est plus enseigner, c'est survivre.
Il manque des postes d'Ash, des moyens pour accompagner les élèves en situation de handicap. On parle d'éduquer nos enfants, mais on laisse l'éducation nationale s'effondrer. Et quand la jeunesse se mobilise,
[applaudissements]
quelle réponse ? La répression. [acclamation] Cette jeunesse ne sont pas des casseurs, ce sont des élèves, des étudiants, des jeunes travailleurs, nos enfants qui demandent le droit de manifester la liberté d'expression et le respect de leurs droits.
[applaudissements] [applaudissements]
Nous venons de vivre un octobre rouge. Les manifestations, les mobilisations ont toutes été rejointes par des gilets jaunes, des syndicats et le peuple entier de France. Les drapeaux bleus, blanc, rouge à la main. [acclamation]
[applaudissements]
Ces mobilisations sont le bilan de la macronie et de ses politiques libérales. C'est la réponse aux violences institutionnelles. Nos hôpitaux sont abandonnés à la T2A, un système de rentabilité qui fait qu'on crève dans les couloirs et sur les brancards.
[applaudissements]
Nos bureaux de poste disparaissent les uns après les autres. J'en veux pour preuve exemple. Aujourd'hui, on apprend le centre de tri d'Ajet qui va fermer. Mauvais mauvaise communication mais on t'a compris. Notre police devient raciste et le bourreau d'un gouvernement fini. [acclamation] La justice traîne sur des affaires graves, faute de personnel. Les fonctionnaires au salaire gelés sont à bout de ner devant cet effondrement. 70 % des carburant et un semi qui ne permet pas de survivre voire même de vivre. Des parents se privent de manger pour que leurs enfants puissent éventuellement se nourrir. Un million de pauvres de plus en 10 ans, deux fois plus de sansabri.
Le mouvement de la jeunesse et du peuple de France n'est pas prêt de s'arrêter parce que la résistance commence dans la rue et qu'elle doit se poursuivre dans les urnes.
[applaudissements]
Et le glissement de la droite et de la Macronie vers l'extrême droite est maintenant bien acté. Quand on vous envoie l'armée contre son propre peuple pour l'empêcher de manifester et de faire entendre sa voix une nouvelle une nouvelle fois, la démocratie en France prend mal. Le soutien du gouvernement au régime fasciste de Netaniaahu en est aussi la preuve. À Gaza, plus de 74000 morts, plus de 21000 enfants sont morts. Le gouvernement israélien, en ces temps de cesser le feu, [raclement de gorge] continue ses exations sans gêne, [grognement] sans condamnation forte de notre gouvernement et des États européens.
Les Gazaouis meurent de famine à cause d'un blocus alimentaire qui génocide le peuple. En si Jordanie, les colons font preuve d'une grande violence. Six Palestiniens tués en ce mois d'octobre, c'est inacceptable. Notre monde n'a jamais été autant en guerre. Nous pensons avec fraternité à tous ces peuples et ses pays opprimés. En 2027, le gouvernement insoumis combattra avec force l'impérialisme pour la paix pour tous et par tous.
[applaudissements]
[acclamation] Gagner ! On va gagner ! On va gagner [chant] ! On va gagner ! On va gagner !
[applaudissements]
Dans le même temps que toutes ces horreurs, les riches eux sont de plus en plus riches et se gavent. Leur fortune a doublé depuis Macron. 53 milliardaires français possèdent plus que 3 32 millions de personnes. Les profits aux actionnaire, 61 milliards de dividendes versées, presque le budget de l'éducation nationale. 211 milliards d'aides aux entreprises sans contrepartie, sachant que ces aides sont captées par les très grandes entreprises, de grands groupes, plein d'actionnaires, milliardaires, une belle brochette d'assister et je suis poli.
[applaudissements]
Alors, qui de mieux pour parler de ces nuisibles d'ultra riche ? Je vous demande d'accueillir notre députée insoumise au Parlement européen et coprésidente du groupe de la gauche au Parlement européen, Manon BR. Et pour vous dérouler le beau programme politique le plus complet, le plus solide, l'avenir en commun, nous accueillons le coordinateur de la France insoumise député de la 4e [musique] circonscription des Bouges d'IRON, Manuel Bombard.
[musique] [musique]
Wow. Waouh, vous êtes beau. On nous avait dit que il y aurait du monde à Perd, mais j'avoue que remplir une salle de plus de 1500 personnes dans une ville de 3700 habitants, je crois qu'aucune force politique n'est capable de le faire. Et votre démonstration ce soir est la preuve de la force de notre mouvement. Je voudrais évidemment pour commencer remercier les militantes et les militants infatigables qui ont permis l'organisation de ce meeting ce soir. Les camarades qui sont au service d'ordre, les camarades qui ont tracté ceux qui ont distribué des tracts, collé des affiches sans compter leur temps.
[applaudissements][acclamation] Je voudrais évidemment remercier le maire de Perouard qui nous accueille, remercier aussi le maire de Beaucoup Mathie Horn qui est ici dans la salle et vous remercier vous pour votre présence parce que manifestement des proxis du LFI, il y en a beaucoup dans le pays et particulièrement ici dans les Landes et au Pays-Basque. [acclamation] et votre nombre ce soir et je crois un petit message envoyé à Sébastien Lecnu et à Emmanuel Macron. Vous pouvez nous calomnier, vous pouvez utiliser, instrumentaliser vos services de renseignement pour mentir à notre égard. Les médias peuvent nous traîner dans la boue. Vous n'en aurez jamais fini avec nous.
Et votre nombre ce soir en est de nouveau la démonstration. Votre jeunesse aussi en est la démonstration. Plus personne ne croit à vos mensonges. Alors, je voudrais évidemment dédier notre rassemblement ce soir à la mémoire de Pengo Bosango qui a été lâchement assassiné, lâchement assassiné par ce qu'il faut nommer parce que vous connaissez cette phrase célèbre mal nommer les choses s'est ajouté au malheur du monde. Ce qui s'est passé à trappe et à Verrière n'est pas juste un attentat terroriste. C'est un attentat terroriste islamophobe et raciste. Ces mots-là que le pouvoir a eu tant employer. Ces mots-là que l'extrême droite a aussi tant de mal à employer.
Je veux évidemment penser ce soir à la famille de Pengo, mais aussi aux proches des cinq blessés. Mais je veux penser à toutes celles et à tous ceux dans le pays qui auraient pu se dire "Ça aurait pu être moi. Ça aurait pu être moi parce que je n'ai pas la bonne religion, je n'ai pas la bonne couleur de peau, je n'ai pas la bonne perception dans la société." Et comme le disait la sociologue Rashida Brahim, le racisme tout tue toujours deux fois. Une fois par la violence physique et une seconde fois par le déni, le silence et l'absence de reconnaissance. La vérité, c'est que le bilan aurait pu être bien pire. L'assassin s'est trompé dans l'heure de sortie de la mosquée.
Son arme s'est enrayée. Et la vérité aussi, c'est que ce crime raciste ne vient pas de nulle part. Il est nourri par le climat, l'ambiance médiatico politique de ces dernières semaines et de ces derniers mois et de ces dernières années. Je vous donne juste un petit échantillon. En 2022, Bardella a désignait Trap comme la capitale européenne du djihad, stigmatisant toute une ville et ses habitants. Zemour, Éric Zemour, pour qui l'immigration et la cause des violences ? Ne trouvez rien d'autre de mieux à dire sur BFM TV puis sur LCI à parler de rakaille arabo musulmane de dire qu'il y a énormément de noirs.
Ils disent tous voilà wesh le langage absolument abomidable qui est produit d'une colonisation arabo-musulmane qui n'existe qu'en France. Voilà c'est dire à Eric Zemour mais ce n'est pas le seul. Je pense évidemment à tous ces éditorialistes sur C News Gautier Lebray le 19 octobre qui a déclaré sur C News qui se cache derrière les émeutes le lien avec l'immigration. Il n'y a que sur C News qu'on ose le dire. Donc on va le dire pendant 2 heures. Et le pire c'est que le Rassemblement national persiste et signe. Hier sur France Interre, vous aviez Sébastien Chenu qui parle encore de trap comme d'un foyer de djihadiste. Voilà la responsabilité directe.
Ce sont sur ces plateaux télé qui ont été armés de haine le coupable. Oui, la responsabilité elle est politique et elle est médiatique et alarmé directement un attentat terroriste et raciste. Voilà ce qu'il faut dire et oser dire parce que ce n'est pas un fait isolé. Ça ne vient pas dans l'histoire comme d'un fait sans lien avec ce qu'il s'est passé avant. Vous aviez avant lui et avant eux Hichaam Miraoui, Abouakar Sissé, Jamel Benjabala entre autres victimes du terrorisme de l'ultradroite. Voilà ce qu'est la vraie violence dans notre pays. Et voilà que cette vraie violence qui naît et qui est théorisée par l'extrême droite, voilà qu'elle tue. Oui, les idées d'extrême droite tuent.
pas plus tard que cet après-midi, Médiapart révélait un certain nombre de conversations qu'a eu le terroriste qui dort depuis en prison et qui est mise en cause. Dans ces conversations, il dit toute sa haine des noirs, des Arabes et des musulmans. Il dit aussi toute son admiration pour Marine Le Pen. Oui, les paroles peuvent conduire à des actes. Et ici ce soir, je réitère la mise en cause de notre appareil politico médiatique.
à chaque fois qu'une parole raciste a été tenue sur des antennes de grande écoute, sans qu'à aucun moment ces paroles ne soient contestées d'une manière ou d'une autre par les journalistes qui étaient là ou par les autres politiques qui étaient en plateau, alors tout ceci conduit à des actes extrêmement graves et la responsabilité devra être aussi assumée politiquement par celles et ceux qui n'ont ne cesse que d'alimenter cette violence.
cette violence qu'on retrouve dans un attentat terroriste et cette violence aussi qu'on a vu ces derniers jours défilé en France, à Clermont, à Nancy, à Rouan, à Toulouse, à Nice, à Lyon, à Camp et dans tautres villes, 14 villes au total où l'extrême droite a profité des mobilisations du 24 octobre pour se mêler et protéger par la police, distiller la peur, la haine parce que voilà ce qu'est l'extrême extrem droite dans notre pays, la peur, la haine et la violence. Alors, ce rassemblement ce soir, il est aussi une mobilisation et un pied à l'extrême droite qui grandit partout dans le pays et qui grandit ici aussi sur le territoire des landes.
Parce que vous le voyez, cette violence, cette stratégie du pourrissement, c'est ce qu'a choisi le gouvernement. Franchement, je sais pas vous, mais c'est long la fin du macronisme. On a tous envie d'en finir, je crois. Rassurez-vous, c'est bientôt terminé. Et Macron, Emmanuel Macron a cassé beaucoup de choses dans notre pays. Nos services publics, j'y reviendrai. L'écologie, j'y reviendrai. Mais il a cassé quelque chose d'encore plus structurel encore. Notre liberté et notre démocratie. Je suppose qu'un certain nombre d'entre vous sont allés manifester ces dernières semaines. Je suppose aussi que nous avons affaire à une salle de casseurs et de violents bien entendu.
C'est une blague hein pour Emmanuel Macron au cas où. Mais tiens, on va faire un test. Parmi ceux qui sont allés manifester, qui est allé la peur au ventre ? Levez la main. N'ayez pas peur. Ici, vous êtes en sécurité. Notre service d'ordre à nous n'a pas pour habitude de s'en prendre au manifestant. Vous voyez, je pense que c'est à ça qu'on voit le plus les dégâts qu'a causé Emmanuel Macron dans notre démocratie. Parce que oui, dans notre pays, il n'est plus possible d'aller manifester sans se dire que nous allons risquer de perdre une main, un bras, un œil ou de se faire mutiler d'une manière ou d'une autre à vie.
Et ce n'est plus du maintien de l'ordre quand c'est de la répression violente et indiscriminée. Parce que si la police dans notre République doit courir après quelqu'un, ce n'est pas après des manifestants pacifistes, c'est après des violeurs. C'est après des délinquants en col blanc, c'est après Marine Le Pen qui elle a été condamnée contrairement à tous les membres de la France insoumise. [acclamation] Je vous raconte tout ça parce que comme vous le savez, je suis député européenne et j'ai vu la Pologne et la Hongrie glisser dans des rè dans des régimes autoritaires et forcé de constater qu'en 10 ans de macronisme, il a transformé notre démocratie.
Comment appelle-t-on un pays dans lequel il n'est plus autorisé de manifester dans les centres-villes ? Comment appelle-t-on un pays dans lequel il y a des couvre-feu ? Comment appelle-t-on un pays dans lequel le pouvoir en place peut choisir qui est légitime ou non pour organiser des manifestations ? Comment appelle-t-on un pays dans lequel des manifestations sont interdites par arrêté 2 heures avant sans qu'il puisse être contesté au tribunal administratif ? Comment appelle-t-on un pays dans lequel le pouvoir remplace incite les commerçants à recourir à des sécurités privées ? Comment appelle-t-on un pays dans lequel les services de renseignement sont instrumentalisés contre l'opposition ?
Comment appelle-t-on un pays dans lequel le pouvoir en place envisage-t-il l'accès d'interdire l'accès aux réseaux sociaux ? Les amis, il faut prendre la mesure de la gravité de la situation. C'est un état d'urgence qui est déguisé. Et lorsque la démocratie est malade, Camu disait que le fascisme vient à son chevé mais rarement pour prendre de ses nouvelles. Et c'est exactement la piste et la direction que nous sommes en train de prendre. Alors oui, j'étais dans le cortège comme beaucoup d'entre vous ce samedi 24 octobre et je sais pas vous, j'ai ressenti quelque chose de différent. Beaucoup de militants politiques ici dans cette salle, des manifestations.
Un certain nombre d'entre vous, si vous avez les cheveux plus ou moins gris, vous en avez fait plus ou moins un grand nombre. Certains peut-être ont connu leur premier mouvement social. Mais il y avait quelque chose de différent ce samedi. Ce samedi, il y avait le sentiment qu'on était évidemment dans la rue contre la vie chère et pour demander des moyens pour l'éducation nationale. Manuel Bonpard aura l'occasion d'y revenir. Mais ce samedi, on était aussi dans la rue pour défendre nos libertés fondamentales, ce droit fondamental à manifester, à protester, ce droit qui est inscrit dans la Constitution.
[applaudissements]
Parce que pourquoi je dis qu'il y a une dérive autoritaire ? Quand dans une démocratie vous votez à une élection, ce que nous avons fait singulièrement dans cette région pour le nouveau Front populaire, qu'on remporte les élections mais que le pouvoir en place. Emmanuel Macron décide que non, vous n'avez pas le droit de gouverner. Quand on manifeste avec un nombre record de participant comme pendant la mobilisation des retraites, le gouvernement s'assoit aussi dessus. Quand on mobilise comme jamais une pétition à l'Assemblée nationale pour interdire la l'acétamride, un pesticide dangereux, une maladie politique qui cause des cancers.
Quand il y a un nombre record de personnes qui signent ces pétitions, là aussi le pouvoir s'assoit dessus. Et pire encore, quand on élit des députés à l'Assemblée nationale, Manu, vous pouvez pas faire députés plus assidu et plus consciencieux. Pourtant, il a pas le luxe de pouvoir voter le budget à l'Assemblée nationale parce que d'année en année, c'est de 493 en 493. Et ce modèle là peut s'appliquer aussi à l'échelon européen parce qu'à l'échelon européen, nous avons réussi aussi à batailler contre l'accord de libre échange avec le mercosour qui va mettre nos territoires ruraux, notre agriculture en compétition déloyale avec des pays comme le Brésil et l'Argentine.
Et là aussi, quand on arrive à obtenir une saisine de la Cour de justice de l'Union européenne, ils appliquent quand même cet accord de libre échange. Alors pour toutes ces raisons, quand nous disons que nous voulons une nouvelle pratique démocratique, c'est précisément pour sortir de cet exercice autoritaire du pouvoir. Et quand nous disons que nous voulons faire la 6e République en France et assumer un rapport de force avec des règles européennes parce que nous aurons un mandat démocratique pour le faire, c'est juste revenir à ce qu'est l'essence de la démocratie, à savoir le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple. [acclamation]
[applaudissements] [applaudissements]
Victor Hugo disait un nuage s'est formé pendant 1500 ans. Au bout de 15 siècles, il a crevé et vous faites le procès du tonner. C'est exactement le sentiment de la situation dans laquelle j'ai l'impression que nous sommes à l'heure actuelle. Parce que on nous a beaucoup parler de casseur et de pilleur ces dernières semaines. Mais moi, j'ai bien le nom d'un casseur et d'un pilleur. Vous savez celui qui a cassé l'éducation nationale en supprimant 10000 postes en l'espace de 10 ans. C'est lui qui a cassé l'hôpital public avec plus de 26000 lits qui ont été supprimés.
celui qui a cassé notre pouvoir d'achat avec en moyenne des familles qui ont perdu 1200 € par an, celui qui a cassé la société avec 1,2 million de personnes supplémentaires qui vivent sous le seuil de pauvreté. Oui, cette personne a un nom et une adresse comme on dit désormais. Vous le connaissez, il s'appelle Emmanuel Macron. C'est notre président de la République et j'assume de dire que il est le premier des casseurs mais aussi le premier des pilleurs parce que c'est lui qui a pillé nos finances publiques ces dernières années en multipliant les cadeaux fiscaux aux plus riches. C'est lui qui a pillé nos services publics.
Tiens, on va faire un petit un petit test dans la salle parce que des journalistes nous ont demandé à l'entrée. Mais la France insoumise, vous occupez pas des territoires ruraux. Alors déjà, je ne sais pas quelle formation politique est capable de faire un meeting de cette taille ici pour commencer. [acclamation] Mais moi, j'ai voulu leur parler de la question de la santé. et on va faire un petit test grandeur nature. Moi j'aime bien pour ceux qui me connaissent les meetings participatifs qui ici a attendu plusieurs mois avant d'avoir un rendez-vous chez un médecin en particulier un spécialiste, un gynéco, un ophtalmo et cetera.
Voilà Macron ce que vous avez cassé l'hôpital public, la santé publique dans notre pays et c'est pour ça que nous réinstallerons massivement des médecins partout dans le pays parce que se soigner ne doit pas être un luxe. Emmanuel Macron a pillé une dernière chose. Il a pillé quelque chose de très précieux. Du temps, du temps dans la vie. du temps dans la vie et en particulier du temps avant de partir à la retraite. J'évoqué le beau, le grand, le puissant mouvement contre la réforme des retraites. Et bien avec Jean-Luc Mélenchon au pouvoir, nous assumons de dire que première chose, séance tenante.
Nous reviendrons sur la réforme des retraites injustes à 64 ans et nous irons vers la retraite à 60 ans. Oui, la retraite à 60 ans est possible et on ne doit pas perdre sa vie à la gagner.
[applaudissements]
Mais non, la seule réponse qui a le pouvoir, c'est une réponse sécuritaire à un problème politique et elle n'en déplaise au pouvoir. La réponse à une crise politique, elle doit être éminemment politique. Pour la petite anecdote avec Manu, on s'est farci une réunion à Matignon la semaine dernière. C'était super. Soit dit au passant, vous serez ravi d'apprendre que quand il y a plus de caméras, ils sont les premiers à reconnaître que c'est pas la France insoumise qui est responsable des violences. Ser bien qu'il disent la même chose dans les médias désormais.
Mais quand on a posé la question en disant bah il y a peut-être un enjeu là, je sais pas des revendications sociales dans l'éducation, la vie chère et cetera. Sébastien Lecornu, premier ministre a répondu je cite c'est pas l'urgence. Alors moi, j'ai une question pour Sébastien Lecnu pour tous les parents et les jeunes ici dont les enseignants ne sont pas remplacés. Pour toutes celles et tous ceux qui ont du mal à joindre les debouts et qui en particulier doivent prendre leur voiture 20 30 40 50 km avec un prix de l'essence ahurissant à désormais près de 2,50 €. Pour tous ces gens-là, vous êtes sûr que c'est pas l'urgence ?
Vous êtes sûr que ils ne subissent pas déjà une violence et cette violence là, c'est celle dont vous voulez pas parler. C'est la violence sociale et croyez-moi qu'elle fait des dégâts bien plus grands, bien plus importants que les violences dont vous nous avez bassiné à longueur d'antenne ces dernières semaines et que bien sûr nous ne connotionnerons jamais. Mais voilà la violence qui fait le plus mal à notre société.
[applaudissements]
Alors, j'ai envie de répondre à Sébastien le cornu. Quand on veut, on peut. C'est la phrase qu'avait eu Emmanuel Macron notamment pour pointer du doigt tous ceux qui sont au chômage parce que c'est bien connu dans notre pays. Ceux qui sont en chômage ont choisi de l'être. Et vous vous souvenez peut-être Emmanuel Macron, c'était lors de son premier quinquena. paraît à une éternité mais il avait dit il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi et à ce même Emmanuel Macron qui dit que les caisses sont vides et qu'il ne trouve pas de quoi financer les demandes des étudiants, des lycéens, les 10 milliards d'euros, j'ai envie de lui faire la même réponse.
Il suffit de traverser la rue pour trouver de l'argent. [applaudissements][acclamation] Je vais démontrer ce que je viens de dire. Je suis allée sur Google Map en face du palais de l'Élysée. Pour ceux qui connaissent pas Paris, c'est la rue du faubourg Saint-Nor Saint-Honoré et j'ai regardé un petit peu qui est-ce qu'on trouve en face du palais de l'Élysée. Au numéro 2, on trouve Gucci. Au numéro 113, on trouve BNP Pariva. Au numéro 112, on trouve le Palace le Bristole. Au numéro 24, on trouve Hermes. Au numéro 47, on trouve Edmond de Rotchill. Et au numéro 21, on trouve Chanel.
Monsieur Macron, vous n'avez qu'à traverser la rue pour trouver l'argent qu'il vous manque et pour cesser les cadeaux fiscaux que vous avez fait ces dernières années qui ont asséché nos finances publiques. Voilà comment on retrouve de l'argent.
[applaudissements]
Et je vais vous en donner un autre exemple précis. Je suppose queon peut traverser la rue pas loin d'ici aussi pour aller trouver notamment une station totale. Alors, je pourrais prendre Total, mais je pourrais prendre d'autres pétroliers qui ont fait des super profits ces derniers mois. Leur narge ont été multiplié par 7,5.
Alors, n'importe qui ici qui a la tête d'une petite entreprise, imaginez si du jour en main je vous disais bah vos marges sont multipliées par 7,5 le tout sans évidemment que vous ayez à payer de surtaxe d'impôt sur les sociétés parce que en plus comme si le gouvernement ne vous avait pas fait assez de cadeaux, la surtaxe d'impôt sur les sociétés a été supprimée par le gouvernement 2,5 milliards d'euros sur lequel ils se sont assis, c'est l'équivalent d'un chèque de 6 millions d'euros à chaque entreprise qui était concernée. Et après ils nous disent que c'est impossible de bloquer les prix de l'essence.
Pire encore, ils nous disent "Mais vous comprenez, si on bloque les prix de l'essence, ça va créer une pénurie, ça va créer le chaos dans le pays." Alors, première nouvelle, il y a des endroits où ça s'est fait le blocage des prix de l'essence, ça s'est fait dans certains territoires d'outre mer, notamment à la Réunion, mais ça s'est fait dans un certain nombre de pays, en Europe, en Belgique, en Croatie, un peu plus loin d'entre nous, au Japon. Ça m'a échappé là-bas. Ils sont revenus au temp de l'antiquité avec des chevaux qui les traînent.
Non, la vérité c'est que la seule raison pour laquelle il refuse de bloquer les prix de l'essence et de bloquer plus généralement les prix des produits de première nécessité, la seule raison c'est parce qu'ils veulent protéger les profits et les intérêts d'entreprise comme total. à ça, nous leur dirons stop, c'est fini, basta comme on dit chez moi. Et bien sûr, nous allons leur faire payer. Et plus généralement, quand nous disons que nous allons décréter l'état d'urgence, c'est pas le même état d'urgence que celui qu'Emmanuel Macron a décrété de manière déguisée. C'est l'état d'urgence sociale. Oui, Jean-Luc Mélenchon, président de la République, ce sera le gel des loyers.
Et je sais que dans un territoire comme ici où les loyers ont beaucoup augmenté ces dernières années, ce sera la garantie que oui, dans la 7e plus grande puissance économique au monde, on puisse se loger décemment, on puisse vivre et non pas survivre.
[applaudissements]
[acclamation] Oui, en décrétant l'état d'urgence sociale, nous augmenterons le SMIC à 1700 € net. Oui. En décrétant l'état d'urgence sociale, nous mettrons en place une cantine bio et gratuite et locale pour l'ensemble des enfants de nos territoires parce qu'on a largement de quoi nourrir nos enfants de manière locale.
[applaudissements]
Bon, il se trouve que ces propositions, elles sont pas tout à fait nouvelles. Ça fait un certain temps qu'on les met sur la table. Je vous laisse deviner qui a systématiquement voté contre le RN, le Rassemblement national qui ne manque jamais une occasion de montrer qu'ils sont la continuité des cadeaux aux plus riches et du libéralisme économique d'Emmanuel Macron auquel ils ajoutent une dose de racisme supplémentaire. Soyez sûr qu'avec le Rassemblement national, jamais, non jamais, ils n'iront taxer les plus riches pour redistribuer les richesse. Non jamais, ils n'iront augmenter le salaire minimum pour faire en sorte que les gens puissent vivre décemment.
Jordan Bardelin, Marine Le Pen ne sont rien d'autre que l'autre face du macronisme en matière économique. Et à toutes celles et à tous ceux qui pourraient être tentés par un vote macroniste ou par un vote rassemblement national. rappelez-leur ce bilan de cette politique économique. Le bilan après 10 ans de macronisme, c'est des milliardaires qui ont vu leur fortune être multiplié par deux et le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté être augmenté de 1,2 million de personnes. Le résultat c'est que nous vivons aujourd'hui dans une société où un tout petit nombre de milliardaires, ces fameux nuisibles que j'ai eu le malheur d'appeler nuisible ou le bonheur c'est selon. [acclamation]
[applaudissements]
Alors pour la petite anecdote, s'il y en a un certain nombre d'entre vous qui étaient présent à nos universités d'été de la France enemise, quand je prononce cette phrase en expliquant économiquement pourquoi les milliardaires sont nuisibles à l'économie, qui ne créent pas d'emploi, qui ne relancent pas l'économie, ils sont aussi nuisibles à la planète puisqu'ils polluent beaucoup plus que la moyenne des Français. Ils sont aussi nuisibles à la démocratie en possédant un certain nombre de grands médias.
Si vous écoutez ma conférence jeudi juste après, vous allez voir à tous les coups cette phrase va être isolée, tournée en boucle sur ces news puis ensuite sur tous les autres médias principaux. Et ça n'a exactement pas manqué. C'est exactement ce qu'il s'est passé et ce qu'il ne savait pas, c'est qu'en faisant cela, il démontrait précisément ce que je venais de dénoncer ici. C'est la main mise d'un tout petit nombre de milliardaires sur notre démocratie dans notre pays. Et oui, j'assume de dire que les milliardaires sont nuisibles à notre démocratie et c'est la raison pour laquelle il n'y aura plus de milliardaires quand nous serons au pouvoir.
[applaudissements]
Mais notre réforme fiscale sera bien plus grande et bien plus large que ça. Allez, c'est une de mes dernières questions que je vous pose. qui ici dans la salle gagne moins de 4000 € par mois. Levez la main. Attendez, rigolez pas. Gardez la main levée. Pour ceux qui n'ont pas levé la main, n'hésitez pas à faire un don à la campagne de la France insoumise. On prend. Pour tous les autres. Quand on vous dira au déjeuner de famille le dimanche que vous allez pourrir, aux fêtes de famille que vous allez pourrir, oui mais à la France insoumise, ils veulent augmenter les impôts, on va tous payer plus d'impôts. Rappelez-vous de ce moment-là.
Oui, avec notre révolution fiscale et nos 14 tranches d'impôts sur le revenu, toutes les personnes qui gagnent moins de 4000 € par mois payeront moins d'impôts. Et oui, quelques-uns payeront un peu plus. C'est vrai mais c'est ça la justice fiscale que les gros payent gros et que les petits payent petits comme disaient les gilets jaunes. [acclamation]
[applaudissements]
[acclamation] Alors j'en termine pour laisser la place à mon camarade Manu mais par vous dire quelques mots sur la suite du déroulement des activités. Déjà ce soir, le moins qu'on puisse dire, c'est que je crois que notre événement est réussi. [acclamation][applaudissements] D'ailleurs, allez, c'est la dernière fois que je vous fais lever la main. Qui vient ici pour la première fois un meeting de la France insoumise ? Levez la main, n'ayez pas peur. Regardez la dynamique de notre campagne. Vous l'avez sous vos yeux les amis, les camarades. Voilà la force de notre mouvement politique. Attirer celles et ceux qui étaient dégoûtés de la politique.
Et honnêtement, je crois qu'une image vaut mieux que 1000 discours. Je crois que cette image là de cette dynamique que nous avons créé depuis un certain nombre de semaines qui se traduit aussi sur mélenchon 2027.fr 15000 soutien et parrainage en plus en l'espace d'une semaine. J'ai envie de dire à Macron merci pour la pub.
[applaudissements]
Continuez, vous parlez de nous, les gens ne sont pas dup. Mais j'ai envie de dire une toute dernière chose parce que maintenant on commence à se faire à l'idée qu'on peut aller au second tour de l'élection présidentielle. Remarquez, c'est déjà un énorme pas en avant par rapport à 2022.
[applaudissements]
[acclamation] Mais c'est le moment où sur les plateaux télé, vous savez quand on est en garde à vue médiatique là, en général, on nous dit "Oui, peut-être que vous pouvez accéder au second tour, mais c'est sûr, cette fois-ci, c'est le Rassemblement national qui gagnera. Vous pourrez pas gagner au second tour. C'est étrange. C'est exactement ce qu'on a dit à Loula à l'issue du premier tour. [acclamation]
[applaudissements]
La suite de l'histoire les camarades, vous la connaissez. C'est un sursaut de participation. ces 3 millions de votants qui sont venus entre le premier et le second tour avec en particulier une baisse de l'abstention dans les États les plus pauvres du pays notamment au nord-esté. Voilà la marche à suivre à ce qui se demande. Voilà, en augmentant la participation populaire, en faisant en sorte que tout le monde se mêle de politique que nous allons y arriver. Parce que puisque j'ai beaucoup parlé de mes amis, je mets des guillemets les milliardaires, j'ai une bonne nouvelle pour vous.
Vous savez qu'il y a un seul endroit où chacune et chacun d'entre nous ici, autant qu'on est, quel que soit notre revenu où on a autant de pouvoir que Bernard Arnaud, cet endroit c'est dans les urnes. Alors les amis, utilisez votre pouvoir, faites utiliser votre pouvoir. Faites campagne. La partie peut-être gagnée en 2027. On peut réussir à changer la vie concrètement et à remonter notre pays face au défis du monde. [acclamation]
[applaudissements]
[acclamation] Vous pouvez applaudir maintenant. [acclamation] [acclamation]
[applaudissements]
Je terminerai juste par cette petite citation de [applaudissements] de Einstein. Comme j'ai un scientifique face à moi, je me suis dit qu'il fallait que je cite Einstein. Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent sans rien faire. Alors, ne nous regardez pas. Venez nous aider. Rejoignez les groupes d'action. Inscrivez-vous sur Action Populaire, téléchargez l'application si vous l'avez pas encore fait. La campagne est longue et à la fin du chemin, il peut y avoir la victoire. Force à vous les camarades. [acclamation]
[applaudissements] [applaudissements]
[acclamation] On a gagné. On a gagné. On va [acclamation] on va gagner on va gagner
[applaudissements]
on va gagner. Allez, je vais pas vous embêter longtemps. Et pour vous dérouler le beau programme politique le plus complet, le plus solide, l'avenir en commun, nous accueillons le coordinateur de la France insoumise, député de la 4e circonscription des Bouches Giron Manuel Bompard. [acclamation]
[applaudissements]
[acclamation][applaudissements] [acclamation] Merci beaucoup. a de l'ambiance dans les landes. [acclamation] Merci beaucoup pour votre accueil et évidemment avant de commencer, je voudrais moi aussi rendre hommage à l'ensemble des militantes, des militants de la France insoumise qui se sont mobilisés depuis plusieurs semaines maintenant pour faire en sorte de remplir cette belle salle et vous êtes là nombreuses nombreux. Cette salle est pleine et ça c'est grâce à ce travail. Merci beaucoup. [acclamation]
[applaudissements]
Je voudrais aussi bien sûr qu'on ait un message de remerciement particulier pour le maire de la commune, pour le conseil municipal qui ont mis à disposition cette salle, qui ont fait en sorte de pouvoir nous accueillir dans des bonnes conditions
[applaudissements]
et au moment où plus que jamais on a besoin d'avoir des moments d'échange de débat et ben je crois que c'est important de saluer la démarche républicaine d'un certain nombre de maires d'équipes municipales qui, quel que soit leur point de vue politique, souhaitent et font en sorte de pouvoir organiser dans leur commune des événements politiques parce que la campagne présidentielle qui vient, parce que l'élection présidentielle qui vient va être sans doute l'élection la plus décisive depuis plusieurs décennies. Ça va être un moment très important de l'histoire de notre pays et c'est le rôle aussi des élus locaux, des maires des conseillers municipaux d'organiser le débat démocratique.
Merci monsieur le maire, merci monsieur Patchi Grenade, merci à l'ensemble du conseil municipal et parce qu'ici on est ce soir à POAT dans une commune dans laquelle un certain nombre de personnes ont été touchées, frappées par des intempéries, par une tempête à la fin du mois d'août. Je veux qu'on ait aussi une pensée et un message de soutien et de solidarité pour tous les sinistrés, pour toutes les personnes qui ont été frappées par ces événement climatiques, par tous les sinistrés des incendies aussi qui ont eu lieu pendant cet été.
leur dire qu'évidemment on pense à eux, qu'on est avec eux et leur dire aussi et leur dire aussi que on a pu mesurer cet été à quel point l'inaction climatique, mais pas seulement l'inaction climatique parce que l'inaction climatique c'est ne pas agir face à l'urgence climatique et environnementale, mais à quel point les politiques climaticides ont des conséquences concrètes dans notre vie quotidienne des conséquences quotidiennes concrètes dans notre existence que quand on annule des commandes de Canada à la fin quelques mois plus tard ça se traduit par plus de difficultés pour faire face au gigafeux qu'on a connu pendant l'été comme quand on coupe dans les budgets de la protection civile quand on assèche le financement des collectivités locales et en particulier des départements qui financent les services départementaux d'incendie et de secours, ça a des conséquences sur notre difficulté ensuite à faire face à ces événements climatiques extrêmes.
Et si je le dis, c'est parce qu'on a toujours ce sentiment que pendant l'été, au moment où ces événements sont là, ça devient une priorité nationale dont tout le monde parle. Et puis quelques jours plus tard, quelques semaines plus tard, quand s'ouvre le débat budgétaire à l'Assemblée nationale, on a oublié jusqu'à la prochaine fois. et on reprend les vieilles recettes classiques et traditionnelles des coupes budgétaires en se disant l'écologie on en parlera plus tard parce que c'est pas notre priorité immédiate.
C'est notre priorité immédiate et il faut dire qu'un des enjeux principales et centrals de l'élection présidentielle qui vient, ce sera d'adapter la France au changement climatique qui vient et de faire de notre pays la première nation écologique du monde. [acclamation] Je veux évidemment ce soir rendre un hommage particulier à la jeune génération, aux lycéens, aux étudiants qui se mobilisent [acclamation] depuis des semaines et des semaines et il faut le dire qui ont réveillé le pays tout entier qui nous ont donné des raisons d'y croire, d'espérer
[applaudissements]
parce que c'est très important de voir comment ce mouvement est né. parti d'un lycée de la banlieu parisienne du Val de Marne à Créteille de jeunes gens qui se sont dit mais nous on est des enfants comme les autres et nous on a le droit d'avoir des lycées qui sont des lycées en bon état et nous on a le droit d'avoir des enseignants en face de nous quand on vient au cours et nous on a le droit d'avoir des personnels d'éducation et nous on a le droit d'avoir des psychologues scolaires et nous on a le droit droit d'avoir des infirmières scolaires.
Et ce qui est formidable dans cette mobilisation, c'est que ce mouvement s'est étendu et que petit à petit ces lycéens de toute condition sociale qui vivent dans des quartiers populaires comme dans des zones dites rurales, qui vivent dans des centres-villes comme dans des communes moyennes, qui sont se sont levés en soutien et en solidarité d'abord avec la jeunesse de nos quartiers populaires et qui ont dit "Nous aussi, on est d'accord avec eux Non, on n'est pas d'accord pour qu'on les réprime quand ils se mobilisent.
Et si je vous dis ça ici ce soir, c'est parce que ça permet de tordre le coup à ces discours qu'on entend parfois d'opposition entre les intérêts, les conditions de vie, les difficultés des habitantes et des habitants qui vivent plutôt à la campagne et de celles et ceux qui vivent plutôt en ville ou dans les quartiers populaires. Non. qu'on vive dans les landes ou dans le Val de Marne, on a envie d'avoir des conditions d'éducation qui sont dignes et on se bat pour les mêmes conditions d'éducation. [acclamation] Et donc vraiment merci à cette jeunesse parce que non seulement elle nous a fait une démonstration de détermination mais elle nous a fait une démonstration de solidarité.
Elle nous a fait une démonstration d'unité du peuple, de gens qui ne se connaissent pas mais qui se mettent en mouvement pour des mêmes causes en partageant des mêmes objectifs. Bravo ! Merci !
Merci à vous les jeunes et on est fier de vous [acclamation] et on est fier de votre mobilisation et on a honte de voir comment le gouvernement vous a traité et on a honte de voir comment dans un premier temps le gouvernement a dit bon ils sont manipulés par la France insoumise mais vous savez c'est pas nouveau parce que ces gens qui nous gouvernent Ils croient qu'ils ont des idées brillantes mais franchement ils reprennent les mêmes logiques qu'on a assisté à n'importe quel mobilisation de la jeunesse dans notre pays depuis des décennies et des décennies.
C'est-à-dire que vous avez des gens au pouvoir qui considèrent que nos jeunes gens ils ont pas de cerveau, qui peuvent pas réfléchir par eux-mêmes et qu'il y a forcément quelqu'un derrière qui les manipule. Mais c'est pas la France insoumise qui est responsable du fait que aujourd'hui en France, vous avez une heure de cours sur 10 qui peut pas se tenir parce que les enseignants absents ne sont pas remplacés parce qu'il y a pas suffisamment de poste de remplaçant. C'est pas la France assoumise qui est responsable de ça. Donc d'un certain point de vue, s'il y a un propagateur de ce mouvement, franchement il s'appelle Emmanuel Macron, il est à l'Élysée.
C'est lui qui est responsable de la propagation de ce mouvement. [acclamation] Alors, ils les ont infantilisés. Alors, ils les ont méprisés. Alors, ils les ont réprimé. Parce que moi, je n'oublierai pas que la première prise de position publique du ministre de l'éducation nationale, monsieur Jeffrey, n'a pas été de dire "Oui, vous avez raison, il y a des problèmes et on va voir comment on va y répondre." Sa première prise de position, ça a été de cosigner avec le ministre de l'intérieur, monsieur Nunz, une circulaire adressé aux proviseurs des établissements pour leur dire s'il y a un blocage devant votre établissement, vous devez le débloquer par la force.
Voilà quelle a été la réponse du gouvernement à la mobilisation de la jeunesse. [acclamation] Et je n'oublierai pas non plus comment le ministre de l'intérieur est allé à la télévision et a dit alors qu'on parlait de jeunes gens d'enfants qui se mobilisaient qui avaient 15 ans, 16 ans, 17 ans, qu'il est allé dire mais consignes, c'est qu'il y a pas de retenu dans l'usage de la force pour débloquer les blocages d'établissement scolaires. [acclamation] La France a été la honte a eu la honte sur la scène internationale de voir ces images de sa jeunesse réprimé alors qu'elle se mobilisait tout simplement pour un avenir meilleur.
Quand on est un pouvoir conséquent et responsable, on ne réponse pas on ne répond pas à la colère de la jeunesse avec des CRS ou des policiers. On répond à la colère de la jeunesse par de l'écoute, de la compréhension et des réponses politiques aux revendications qui s'expriment.
[applaudissements]
Alors, c'est la faute de la France insoumise. On va vous réprimer. Tout ça a échoué. Et alors, on a vu la fameuse technique du pourrissement de la situation d'un conseiller ministériel disant "La pluie va arriver. Ils vont rentrer, ils vont rentrer à la maison d'un premier ministre disant "Vous inquiétez pas, à la fin du mois d'octobre, on fera des annonces sur le sujet.
Espérant que les 15 jours de vacances scolaires permettent de venir à bout de la détermination des lycéens." Mais ils ont perdu la partie parce que les lycéens, ils ont été rejoints par les étudiants, ils ont été rejoints par les parents d'élèves, ils ont été rejoints par les personnels, ils ont été rejoints par les enseignants et ils sont toujours là aujourd'hui mobilisés samedi après samedi et ils n'arrêteront pas.
Alors le gouvernement après un mois avoir fait perdre du temps au pays tout entier, après avoir eu ce bilan absolument calamiteux de h personnes ébornées, de deux visages fracassés, de cinq personnes amputées, parce que c'est ça le bilan de la répression de cette mobilisation de la jeunesse, enfin hier s'est réveillé et a dit "On va venir apporter des réponses à la colère légitime qui s'est exprimée de la part de la jeunesse. un mois de mobilisation, il aura fallu pour que le gouvernement commence à dire "Oui, c'est vrai, il faut apporter des réponses à cette revendication légitime." Mais comme d'habitude, ils sont passés du pourrissement à l'enfumage.
Alors, il donnent quelques éléments, ils avancent des gros chiffres. Oui. 4 milliards d'euros pour la rénovation de notre bâti scolaire. Mais ça y est, c'est comme les clauses d'assurance. Il y a la petite étoile et puis il y a écrit tout en bas euh c'est un prêt que les régions pourront contracter si elles le souhaitent pour pouvoir avoir de l'argent pour rénover notre bâtis colaire. Région département que ce gouvernement a mis à l'os en faisant des coupes chaque année aux dotations aux collectivités locales et à qui on dit maintenant c'est à vous de résoudre le problème en emprunt des prêts que vous allez devoir rembourser pour rénover le bâtis scolaire. De qui se moque-ton ?
De qui se moque-ton ? On a besoin de débloquer des milliards d'euros immédiatement tout de suite pour engager le plan de rénovation de nos bâtiments scolaires, de nos collèges, de nos lycées. Parce que quand on est la 6e puissance économique du monde, il est pas normal que quasiment 20 % des établissements scolaires soient jugés indignes parce qu'on parle de notre jeunesse et notre plus grande richesse et ça doit être notre priorité politique. Quel est les moyens d'étudier dans des bonnes conditions ? Alors, je vous prends le bâti scolaire 1 milliard pour rénover nos universités sur 5 ans. Sur 5 ans parcours sup.
On va renforcer la transparence sur les critères et puis peut-être qu'en 2028 on pourra remplacer la plateforme, ça tombe bien, c'est plus haut qui seront là pour pouvoir faire le truc. Ça coûte pas cher les promesses que vous faites quand vous êtes plus là pour que ça soit les autres qui les font. Mais surtout évidemment qu'il faut obtenir la fin de parcours sup. Mais la fin de parcours supé en enseignement supérieur qui sont nécessaires pour que tous les jeunes qui souhaitent pouvoir faire des études supérieures et des places dans ces filières, ça va servir à rien. Vous allez remplacer un processus de sélection par un autre processus de sélection.
l'intersyndicale, lycéenne et étudiante a chiffré à 250000 places supplémentaires, ce qu'il est nécessaire de faire pour permettre à chaque jeune gens dans notre pays qui veut faire des études supérieures de pouvoir avoir accès à l'université et le gouvernement nous en promet 15000 places supplémentaires de manière générale et pas pour pas détailler une à une les annonces qui ont été faites par le premier ministre et les différents ministres hier retenez juste de chiffres 10 milliards, c'est le montant qu'ont chiffré les syndicats lycéens et les syndicats étudiants pour la plateforme de 10 revendications qu'ils ont présenté devant le gouvernement 10 milliards.
Et nous, parce qu'on sert à ça dans ce mouvement parce que contrairement à ce que dit le pouvoir en place, c'est pas nous qui organisons cette mobilisation. Nous la souten l'appuyons. Bah nous nous avons chiffré les annonces qui ont été faites par les ministres hier. Combien ça va coûter concrètement la première année puisque l'intersyndical lycéenne et étudiante demande 10 milliards tout de suite la première année pour embaucher des enseignants supplémentaires pour rénover le bâtis scolaire et cetera.
Les mesures qui ont été annoncées hier par le gouvernement ont un coût budgétaire de 400 millions d'euros, c'est-à-dire moins de 5 % des revendications qui ont été exprimées par les organisations syndicales, lycéennes et étudiantes. Voilà la raison pour laquelle il faut dire deux choses. La première, c'est bravo parce que vous leur faites peur et vous avez commencé à les faire bouger. Parce que vous les avez obligé à sortir du déni parce que vous les avez obligé à sortir du mépris.
Et la deuxième si vous avez décidé de continuer votre mobilisation et vous avez raison et vous pouvez compter sur notre soutien parce qu'on sera toujours avec vous parce qu'on sera avec vous samedi dans la rue à nouveau partout en France pour défendre vos revendications et parce qu'on sera dans la rue jeudi prochain, le 5 novembre à l'appel de l'intersyndical professionnel pour une journée qui s'annonce comme une journée historique
[applaudissements]
et il faut saluer les appels face à la dégradation de la situation, face au déni, face à la répression, face à la remise en cause de nos libertés fondamentales, face au refus du gouvernement d'apporter des réponses aux problématiques de la vie chère et du pouvoir d'achat. Il faut saluer la déclaration des responsables de la CGT qui aura appelé le 5 juin prochain une journée de grève générale et ils ont raison et il faut les appuyer et il faut les soutenir parce que quand un gouvernement n'entend pas, il faut augmenter le niveau de rapport de force et la grève est un outil pour augmenter le niveau de rapport de force.
Et je dis au gouvernement, vous devriez pas jouer parce qu'au fur et à mesure que vous essayez de gagner du temps pour ne pas répondre aux revendications légitimes qui s'expriment, les mobilisations s'élargissent, les manifestations se renforcent et de nouveaux secteurs de la société qui n'étaient pas concernés initialement ou qui s'étaient pas directement concernés initialement par la mobilisation se mettent en mouvement. Et lâcher c'est bien, mais lâcher au bon moment c'est mieux.
Et si vous lâchez pas au bon moment et vous n'avez pas lâcher au bon moment, non seulement ce que vous commencez à lâcher n'est pas suffisant, mais vous allez devoir apporter des réponses à d'autres problématiques qui vont être au cœur de la mobilisation du 5 novembre prochain pour l'augmentation du SMIC et des bas salaires, pour l'indexation des salaires sur l'inflation. pour la revalorisation du point d'indice des fonctionnaires qui ont perdu 20 % de pouvoir d'achat depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir.
[applaudissements]
Vous allez devoir répondre à l'ensemble de ces revendications parce que c'est le pays et le peuple tout entier qui se met en mouvement. J'entends parfois et le président de la République l'a dit en début de semaine, je paraphrase, c'est absolument anormal qu'il y ait une mobilisation à 6 mois de l'élection présidentielle. Je sais pas, remettons au cause. Peut-être c'est peut-être en raison de ta politique, mais on entend parfois sur les plateaux de télévision, "Oui, mais quand même, pourquoi vous mobilisez dans la rue alors que dans 6 mois, il y a une élection présidentielle ?
Est-ce que ces gens peuvent comprendre que pour un certain nombre de françaises et de Français, 6 mois attendre c'est trop long, quand on n arrive plus à remplir la voiture et qu'on est obligé de se priver de tous les loisirs pour aller travailler ? Est-ce que ces gens peuvent comprendre que 6 mois c'est trop long, quand vos salaires ne vous permettent pas de finir les fins de mois ? et que la fin du mois, elle commence le 4 ou le 5 du mois. Est-ce que vous pouvez comprendre que 6 mois, c'est trop long et qu'on veut des réponses tout de suite ?
[applaudissements]
Ah, vous changerez pas tout, on est au courant. On vous fait pas d'illusion, on a on se fait pas d'illusion sur ce sujet. Vous changerez pas tout, mais on veut des victoires tout de suite. On veut l'amélioration de notre quotidien tout de suite. Maintenant, pas attendre l'élection présidentielle. Et je vous fais une promesse, ce qu'on gagnera tout de suite et ben ça préparera ce qu'on va mettre en place après l'élection présidentielle. [acclamation]
[applaudissements]
Donc oui, on va être dans la mobilisation. Oui, on va obtenir, on va demander, on va exiger une augmentation du SMIC. Oui, on va obtenir et on va exiger l'indexation de nos salaires sur l'inflation parce que quand les prix augmente et que nos salaire n'augmente pas d'autant et ben en vérité notre pouvoir d'achat baisse et c'est comme si notre salaire baissait. Oui, on va se battre pour retirer du budget que propose le gouvernement aujourd'hui.
Parce que si monsieur Macron est cohérent et qui dit qu'il peut rien faire tout de suite et qu'il faut attendre les prochaines élections présidentielles, alors pourquoi dans le même temps il nous ramène un budget à l'Assemblée nationale dans lequel il va s'en prendre au retraités qui gagnent plus de 1100 € net par mois en refusant d'indexer leurs pensions sur l'inflation ? C'est-à-dire que aujourd'hui si vous êtes retraité et que vous avez entre 1100 1200 1300 € net par mois à l'année prochaine vous perdrez du pouvoir d'achat si ce budget doit voir le jour.
Alors monsieur Macron, si vous voulez attendre la prochaine élection présidentielle, pourquoi vous revenez sur ce qui est prévu par la loi ? Parce qu'il est prévu dans la loi que les pensions de retraite sont réindexées chaque année sur la base de l'inflation. Pourquoi ? Oui, nous allons nous battre pour enlever les mauvais coups qui sont dans ce budget parce que ce budget est une catastrophe sociale. Et là aussi, il y a qu'un seul chiffre à retenir. Pour pas vous faire tout le détail, vous le connaissez les pensions de retraite, on sous on on gèle, on réindexe pas, on réévalue pas sur la base de l'inflation, les APL pareil. On vient geler le point d'indice des fonctionnaires.
On vient geler la prime d'activité pour les travailleurs pauvres. On vient faire des coupes dans le budget de la santé, dans le budget de tous les ministères. Ça c'est leur budget. Et ce budget-là, il met à contribution quasiment tout le monde, sauf celles et ceux qui auraient les moyens d'être mis davantage à contribution. Parce que par rapport à l'année dernière, le gouvernement a l'intention de faire un chèque de 2,5 milliards d'euros aux 400 plus grandes entreprises de France. Ça, c'est ce qui est prévu dans le budget par rapport à l'année dernière. Et pour le résumer en un chiffre, ce budget va demander 2,5 fois plus d'efforts aux 5 % les plus pauvres qu'au 5 % les plus riches.
Voilà, ça c'est la conception de la justice sociale et de la justice fiscale du gouvernement qui est au pouvoir aujourd'hui. Voilà pourquoi nous devons nous battre dans les mobilisations, dans la rue, mais aussi à l'Assemblée nationale pour essayer de bloquer ce budget. Et voilà pourquoi quand on nous interroge sur ce sujet, on dit qu'évidemment qu'on va censurer le gouvernement si le gouvernement a l'intention de passer en force son budget par 493, pourquoi on le ferez pas ? On me dit oui, il y a besoin d'un budget. Ah bah oui, il y a besoin d'un budget mais il y a pas besoin d'un mauvais budget parce qu'un mauvais budget ça aggrave la situation.
Ça aggrave la situation d'un point de vue social, mais ça aggrave aussi la situation d'un point de vue économique pour le pays tout entier. quand même recevoir des leçons sur la dette, sur les déficits de la part d'un pouvoir qui depuis 10 ans qu'il est aux responsabilités a creusé la dette de 1300 milliards d'euros et nous a amené dans une situation dans lequelle on a plus de 5 % de déficit chaque année. C'est pas la France insoumise, c'est pas le programme l'avenir en commun qui s'est appliqué depuis 10 ans. Alors ces gens-là viennent nous dire les mozards de la finance, vous allez voir comment vous allez voir.
Et ils nous ont amené dans le gouffre, ils nous ont amené dans le mur, ils ont creusé la dette comme jamais et chaque année, il nous propose la même recette, il y a trop de déficit. Alors comme il y a trop de déficit, on va couper dans les budgets et vous verrez l'année prochaine ça ira mieux. Et donc l'année dernière, ils sont venus nous voir, ils nous ont dit "On va couper et vous verrez l'année prochaine ça ira mieux." bilan cette année, le déficit va augmenter encore et va être sans doute à 5,2 5,3 ou 5,4 %.
C'est l'heure politique qui a été mise en place et pour une raison que tout le monde va comprendre facilement et normalement il devrait pouvoir le comprendre, c'est que quand vous êtes dans un pays dans lequel la moitié de la croissance économique du pays, c'est la consommation, et ben quand vous avez une politique, une politique qui impacte le pouvoir d'achat des Français qui les amène à se priver, à pas aller au restaurant, à pas aller chez le coiffeur, à pas aller dans au cinéma, à à rester uniquement sur les choses qui sont absolument indispensable pour pouvoir vivre quand on a les moyens de le faire.
Et ben évidemment que ça a une conséquence sur l'activité économique du pays tout entier. et quand dans le même temps vous impactez le pouvoir d'achat mais en plus vous comprimez l'investissement public et ben donc ça veut dire que vous avez des secteur économique qui se retrouve en difficulté et donc l'année suivante vous avez moins d'activités économiques et comme vous avez moins d'activités économiques, vous avez moins de recettes fiscales et comme vous avez moins de recettes fiscales, vous avez moins de recettes pour l'État et donc vous avez encore plus de déficit et ils sont dans un cercle vicieux dans lequel ils proposent de nous engager chaque année encore davantage.
Mais normalement quand on se rend compte que quelque chose ne marche pas, on réfléchit, on change. Et ça va être ça le débat de cette bataille budgétaire. Mais au-delà le débat de l'élection présidentielle, mettre un terme à la théorie fumeuse de la théorie du ruissellement que parce qu'on va faire des cadeaux aux plus riches et aux grandes entreprises, ça va ruisseler sur le pays tout entier parce que c'est ce qu'ils ont fait et ça n'a pas ruelé sur le pays tout entier. et substituer à cette logique économique, une logique qui s'appuie sur la relance par une économie des besoins. On répond d'abord aux besoins des habitantes, des habitants.
On répond d'abord aux besoins du peuple, du pays tout entier. On relance le pouvoir d'achat parce que alors les gens respirent et quand il respirent, c'est le pays tout entier qui en profite. Voilà le grand débat qui va avoir lieu dans l'élection présidentielle qui vient. Quelle vision on a, quelle politique économique on a. Et dans ce grand débat, il y a que deux termes à l'alternative.
Soit [grognement] c'est la politique qui est en place qui continue soit apporté par les mêmes, soit apporté par ceux à l'extrême droite qui pendant les campagnes électorales se font passer pour les défenseurs des petites gens de celles et ceux qui galèrent qui s'en sortent plus mais qui une fois qui sont dans les positions dans lesquelles ils ont des décisions à prendre à l'Assemblée nationale par exemple en tant que député à chaque fois qu'il y a une décision à prendre au service des bas salaires de ceux qui souffrent de ceux qui n'arrivent pas accéder à un logement. À chaque fois, il se range du côté des macronistes pour bloquer les propositions qu'on fait.
Qui a voté contre l'augmentation du SMIC à l'Assemblée nationale ? Le Rassemblement national. Qui a voté contre l'indexation des salaires sur l'inflation à l'Assemblée nationale ? Le Rassemblement national. Qui a voté contre le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune ? Pas il y a 6 mois, pas il y a 6 ans, la semaine dernière à l'Assemblée le Rassemblement national.
les mêmes [acclamation] qui viennent vous voir ensuite qui viennent voir des gens ici en leur disant vous avez été déçus par ceux qui sont au pouvoir et honnêtement les gens ont des raisons d'avoir été déçus de cette sentie trahi ils viennent les voir en leur disant nous on va faire différemment mais ils ne font pas différemment ils sont dernière route de secours de l'oligarchie et des puissants pour maintenir sa domination pour maintenir ses intérêts pour maintenir ses privilèges. Ils sont les adversaires du peuple. Ils sont l'adversaire de celles et de ceux qui galèrent, de celles et ceux qui ont des difficultés et il faut que ce message y passe.
Écoutez franchement, quand il a fallu censurer les gouvernements les gouvernements macronistes à l'Assemblée nationale, je vous ai repris quelques chiffres parce que quand même c'est bien. À 25 reprises, à 25 reprises, le Rassemblement national a refusé de voter la censure d'un gouvernement macroniste ces dernières années. à deux reprises. Alors qu'après les élections législatives de 2024, Emmanuel Macron avait refusé de tenir compte du résultat des élections. Nous, insoumis à l'Assemblée nationale, nous avions engagé une procédure de destitution du président de la République.
Et c'est la voix personnelle de Marine Le Pen elle-même qui s'est opposée au bureau de l'Assemblée nationale à ce que cette demande de destitution puisse être soumis au vote des députés. C'est sa voix à elle qui a empêché que la procédure de destitution soit soumise au vote des députés à l'Assemblée nationale. Retenez juste ce chiffre. Depuis 2022, 85 % des textes macronistes ont été votés par les députés du Rassemblement national. Le bilan macroniste, c'est aussi à 85 % le bilan des députés du Rassemblement national, le bilan des soutiens de Madame Le Pen qui se présente dans Rénant comme une forme d'alternative. Non, il n'y a que deux termes dans l'alternative.
Soit on continue la même politique de manière plus autoritaire, de manière plus assumée dans sa dérive contre l'état de droit, contre les libertés fondamentales, dans sa banalisation de la parole raciste, islamophobe, négrophobe comme on l'a vu encore ces derniers jours. Soit on continue dans cette direction, soit au contraire, on construit l'alternative dont ce pays a besoin parce que ce pays fourmi de richesse, d'énergie, de détermination et qu'on peut l'amener ailleurs. Et ça va être ça l'objectif de cette campagne présidentielle. Et je crois que ce raisonnement-l convaincre très largement.
Évidemment, ça va dépendre de notre travail à nous, de du travail que les uns les autres ensemble on va faire parce que c'est comme ça. Malheureusement l'essentiel du débat médiatique tourne sur des polémiques ridicules, des phrases qu'on vient sortir de gros de son contexte pour dire est-ce que vous êtes d'accord avec cette phrase, pas avec cette phrase. Des métaphores qu'on prend au premier degré. On m'a quand même demandé sur un plateau de télévision si quand Mélenchon disait abattez la citadelle c'était pas une forme de violence. Il me semble que dans la langue française, on a encore le droit aux comparaisons, on a encore le droit aux métaphores, vous voyez ?
Toi, ça le cœur des débats dont on a besoin parce qu'une élection présidentielle, il y a sans doute des gens dans cette salle qui sont venus comme curieux, comme curieuses, qui se sont pas encore forgé leur point de vue et moi, je veux leur dire, vous êtes pas obligé d'être d'accord avec toutes les idées de la France insoumise, mais s'il vous plaît, regardez ce que l'on propose vraiment. Regardez ce que l'on dit vraiment. Regardez pas ce que les autres disent de nous parce que ce que les autres disent de nous est motivé par leur position idéologique et par leur position politique et ils ne présentent pas ce que l'on défend.
loyalement, honnêtement, il le présentent de la manière avec laquelle ils ont envie de le présenter. Et voilà, je le dis sans polémique. Par exemple, on m'avait dit peut-être que lors de cette réunion publique, il y a des agricultrices ou des agriculteurs qui vont venir pour exprimer du désaccord avec certaines positions politiques de la France assoumise. Et moi, j'ai envie de leur dire mais là aussi, regardez quelles sont nos positions politiques. Pas ce qu'on dit de nous. Ne vous trompez pas. Quel est le groupe à l'Assemblée nationale qui le premier a fait voter une résolution pour que l'Assemblée nationale s'oppose à l'accord de libre échange avec le maireour ?
C'est le groupe de la France assoumise à l'Assemblée nationale qui l'a fait. Quel est le groupe qui a déposé il y a quelques années dans sa niche parlementaire une proposition de loi pour garantir ce qu'on appelle des prix planchés pour les agricultrices et les agriculteurs et pour encadrer les marges de la grande distribution. C'est le groupe de la France insoumise qui a déposé cette proposition de loi à l'Assemblée nationale. Oui, on va pas se cacher.
Oui, on considère qu'il y a un certain nombre de produits de pesticides qui sont dangereux, qui sont d'abord dangereux pour celles et ceux qui les utilisent au quotidien, qui sont dangereux pour celles et ceux qui vivent à côté, qui sont dangereux pour celles et ceux qui les ingèrent ensuite dans les productions agricoles. Oui, on pense cela. Et quand on nous dit oui, mais c'est utilisé ailleurs dans d'autres pays. Certes, mais si c'est utilisé ailleurs dans d'autres pays, la solution, si c'est dangereux, c'est pas qu'on continue à les utiliser nous, c'est qu'on empêche que les productions qui sont produites ailleurs avec des produits interdits en France viennent en France.
[acclamation] de telle sorte que on a des intérêts commun que évidemment que la concurrence des loyales, elle est absolument insupportable. En plus, elle est dangereuse parce que quand un pesticide interdit en France a été utilisé pour produire quelque chose qui se retrouve dans nos supermarchés, dans nos cantines scolaires, le problème sur la santé est le même. Alors, qui dans le dernier débat sur la loi d'orientation agricole à l'Assemblée nationale a déposé un amendement pour dire qu'on doit interdire d'importation en France des produits qui utilisent des pesticides qui sont interdits en France. C'était le groupe de la France assoumise à l'Assemblée nationale.
Vous voyez, tout le monde sera pas d'accord. Mais quand on va au-delà des caricatures, quand on va au-delà de la malhonnêteté avec laquelle parfois certaines de nos propositions sont présentées, alors on peut débattre, on peut discuter et dans le débat et dans la discussion, on peut convaincre. Et moi je crois ici dans les Landes comme partout en France que au fur et à mesure que la campagne présidentielle va s'avancer, les gens vont s'informer, les gens vont lire le programme, les gens vont se renseigner, les gens vont débattre entre eux. C'est ça la beauté de la démocratie.
Et c'est la raison pour laquelle nous les insoumis, nous avons toujours dit que nous voulions faire des campagnes électorales sur des programmes. Et c'est la raison pour laquelle vendredi prochain 6 novembre, notre programme l'avenir en communra en librairie. Allez-vous le préoccuper. Allez vous le procurer. Pardon ? Soyez préoccupés d'aller vous le procurer.
[applaudissements]
On fait ce travail là de présenter un programme avec plus de 1000 mesures. On aborde tous les sujets, on aborde toutes les questions. Il y a pas de questions qui ne sont pas abordées. Me dit oui mais vous parlez jamais des questions de sécurité. Si on en parle, mais on refuse d'en parler dans les termes qui nous sont dictés par les médias qui visent à dire que la seule politique en matière de sécurité, ça serait celle qui est au pouvoir et qui a échoué depuis des années et des années. Parce qu'il va falloir comprendre un jour que la brutalité en matière policière, comme en matière judiciaire, ce n'est pas l'efficacité. Ce n'est pas l'efficacité.
Et c'est un député de Marseille qui vous le dit, d'une ville qui a été endeuillée par les conséquences de la criminalité organisé et qui sait à quel point dorénavant dès qu'un nouveau ministre de l'intérieur est nommé, Marseille est son passage obligé. Sauf que quand vous connaissez la ville de l'intérieur, vous savez comment ça se passe. C'est-à-dire le ministre qui vient avec ses caméras, qui vient dans un quartier dans lequel la vie est très difficile. Évidemment, le jour où il vient, il y a plus personne, tout se passe bien. Et une fois qu'il a fait son beau discours devant les caméras et qu'il est rentré dans son ministère, le lendemain, il est parti.
les caméras aussi, mais les problèmes sont restés et les problèmes demeurent. Y compris sur ce sujet la proposition que formule la France insoumise est la seule proposition efficace parce qu'elle n'est pas une proposition de communication, de chérif, de grands mots qui ne changent rien à la réalité des faits. Parce que si vous voulez garantir la capacité de chacune et de chacun à vivre en paix et en tranquillité dans notre pays, alors il faut une police de proximité. Alors il faut avoir de la police judiciaire pour démanteler les réseaux. Alors, il faut avoir un travail de médiation. Alors, il faut avoir un travail de prévention.
Et qu'à chaque fois que c'est mis en place, c'est ça qui fonctionne. C'est ça qui fonctionne le mieux. Bref, je ferme cette parenthèse mais juste pour dire que on peut parler de l'ensemble des sujets, on peut parler de toutes les questions. À ce titre-là, je voudrais attirer votre attention sur le fait que après-demain jeudi, aura lieu ce qu'on appelle la niche parlementaire du groupe de la France assoumise à l'Assemblée nationale. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que chaque année, on a une journée dans l'année où nous, les insoumis, nous pouvons choisir l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
Et ce jeudi, nous allons inscrire une proposition de loi très importante et qui je pense va concerner beaucoup de personnes parmi vous. Nous allons inscrire la proposition de loi qui propose de créer un corps de fonctionnaire pour les assistants d'élèves en situation de handicap. Il y a pas un village en France, il y a pas un quartier en France, il y a pas une ville en France où on n'est pas confronté à cette honte absolue d'avoir un élève en situation de handicap qui vient à l'école et qui n'a aucun personnel pour pouvoir lui permettre d'avoir une scolarité, d'apprendre comme les autres.
Malgré le travail extraordinaire que font ces assistants d'élèves en situation de handicap, qui soit à 90 % des femmes qu'il faut saluer, qu'il faut remercier et qui mène un emploi très compliqué qui est sousrémunéré avec des temps partiels imposés avec des successions de contrat à durée déterminé qui gagne 800 à 900 € mensuels en moyenne pour exercer cette fonction essentielle. Et nous les insoumis, nous voulons créer un corps de fonctionnaires qui sont bien payés, qui ont un statut et qui sont pas livré à la précarité parce qu'il faut les protéger elles et eux.
Mais parce que vous allez créer des conditions d'emploi qui sont dignes pour ce travail-là, alors vous recruterez davantage et vous permettrez que tous nos élèves en situation de handicap et des AESH avec eux quand ils vont à l'école. Voilà pourquoi c'est un sujet déterminant et important.
Bref, on peut pas dans une réunion publique évoquer tous les sujets mais comme le disait Manon tout à l'heure, on nous disait tout à l'heure et on comprend qu'on nous ait posé la question, on nous disait "Mais est-ce que la France insoumise elle a des propositions ou elle a un programme qui porte aux habitantes et aux habitants qui vivent dans ce qu'on appelle les zones rurales pour reprendre cette terminologie qui à mon avis veut dire beaucoup de choses mais en même temps pas toujours beaucoup de choses parce que il y a comme des villes, il y a des ruralités, elles sont pas toutes les mêmes.
Mais bref, qu'est-ce qui dans les interventions qu'on a faites devant vous aujourd'hui ne correspond pas aux préoccupations des gens qui vivent à la campagne ? faire en sorte que ces enfants soient éduqués dans des bonnes conditions. Faire en sorte que l'eau ne soit pas empoisonné, que l'air ne soit pas empoisonné par des produits qui sont des produits dangereux. Faire en sorte qu'on puisse vivre dignement. faire en sorte et encore plus quand on est obligé de prendre son véhicule pour aller travailler qu'on bénéficie pas de transport en commun, faire en sorte qu'on passe pas un ou 2 mois de son salaire à l'année pour payer le carburant qu'on doit mettre dans la voiture.
Qu'est-ce qui dans ce que je vous dis là ne correspond pas aux préoccupations des habitantes et des habitants qui vivent dans nos zones rurales ? nos services publics, faire en sorte que dans nos services publics, on maintienne partout des accueils physiques parce que la numérisation, peut-être que certains sont à l'aise avec mais d'autres ne le sont pas et que parce que parfois le service public dans notre commune, c'est le seul endroit où on peut encore parler à des gens quand on est un peu isolé, quand on n pas de connaissance, quand on a perdu le reste de sa famille, faire en sorte qu'il y ait des services publics partout, faire en sorte qu'on lutte contre les déserts médicaux.
faire en sorte quand les mutuels ont augmenté de 20 % sur les trois dernières années, qu'on introduise enfin le 100 % séconit pas besoin de dépenser des centaines d'euros par an pour payer une mutuelle. [acclamation] faire en sorte qu'après une vie de laur, on puisse bénéficier d'une retraite qui soit une retraite digne et une retraite à un âge dans lequel on peut en profiter et pas quand on est déjà malade.
[acclamation] et aux très intelligents qui veulent passer à 64 65 67 ou ceux qui essayent de nous embrouiller en disant "Non, non, on change pas l'âge mais on va jouer sur la durée de cotisation comme si vous pouvez partir à l'âge légal de départ à la retraite si votre retraite vous permet pas de vivre dignement. Évidemment que c'est impossible. Ah, c'est très intelligent.
Peut-être faut-il leur rappeler que faire en sorte que des retraités puissent profiter d'un temps de vie en bonne santé à la retraite, c'est favoriser l'engagement associatif, c'est favoriser le soutien à nos enfants qui sont à l'école, c'est favoriser l'engagement politique dans nos communes où ils passent leur temps à dire qu'on narrive plus à trouver des maires ou à des gens qui veulent se présenter aux élections mais dans le même temps, ils veulent obliger les gens à travailler jusqu'à 65 ans ou jusqu'à 66 ans.
Voilà, c'est une logique d'ensemble qu'il faut opposer dans cette campagne qui, je le disais en introduction va être une campagne déterminante, décisive entre des visions de société qui s'oppose. Je sais l'espoir qu'il y a autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et on en est ce soir une formidable démonstration. [acclamation] Je sais aussi les difficultés qui nous restent à surmonter. Je sais aussi les obstacles qui sont devant nous dans cette campagne et je sais et je respecte les doutes qui peuvent exister chez certains qui n'ont pas encore décidé, qui hésitent, qui comparent les programmes et les propositions.
Je sais comment on essaie de les dissuader à longueur de journée, de s'engager en soutien de la candidature de Jean-Luc Mélenchon en nous calomniant, en nous caricaturant, en essayant de nous présenter d'une manière qui ne correspondait ni à ce qu'on est, ni à ce qu'on propose pour ce pays. Mais je sais aussi comment ils essayent de répandre le venin de la résignation. On n'y arrivera pas. On peut pas gagner. Vous allez peut-être vous qualifier au deuxème tour mais vous perdrez à la fin. Vous pouvez pas.
Et d'un certains points de vue, ça m'amuse un peu parce que moi qui suis pas à ma première campagne présidentielle, jusque-là à la première, on nous disait "Mais comment vous allez faire si vous êtes pas remboursé de vos comptes de campagne ?
Il faut faire 5 % pour être remboursé de vos comptes de campagne." Et à la deuxième, on nous disait "Mais vous qualifierez jamais au deuxème tour, Mélenchon, il est tout seul." Et puis à la troisième, on nous disait "Mais vous allez pas y arriver, c'est Macron et le Rassemblement national, c'est eux les deux, vous allez pas pouvoir gagner." Alors maintenant, quand on me demande "Mais si vous vous qualifiez au deuxème tour, comment vous faites pour gagner au deuxème tour ?" Je me dis "C'est bien, on a progressé. On a progressé puisque eux-mêmes ils nous voient déjà au deuxème tour.
[applaudissements] La dernière fois, on a même on m'a même posé la question, on m'a dit "Mais si vous gagnez l'élection présidentielle, vous aurez pas de majorité à l'Assemblée nationale pour pour gouverner." Je dis "Super, c'est bien. Si maintenant la question à 6 mois de l'élection présidentielle, c'est est-ce qu'on a une majorité à l'Assemblée nationale ?" C'est que les esprits évoluent rapidement et ça c'est positif. C'est une bonne chose, [acclamation] c'est que petit à petit monte l'ambiance de la victoire possible. Et pour autant, vous savez comme moi, le travail qui nous reste à mener et ce travail là, on a tous une part de responsabilité dans ce travail. On a tous un rôle à jouer.
On a dit au lancement de cette campagne que cette campagne c'était une équipe, un programme, un candidat. Et cette équipe, c'est évidemment cette équipe que vous voyez nous représenter à l'Assemblée nationale, au Parlement européen, dans les collectivité locales, dans les communes, nos maires sur les plateaux de télévision. Mais cette équipe, c'est celle qu'on constitue toutes et tous ensemble parce que toutes et tous ensemble, on a un rôle à jouer dans cette campagne présidentielle [acclamation] parce qu'on a'ura pas dans cette campagne le soutien des grandes puissances financières. On l'aura pas.
On aura pas dans cette campagne le soutien des grandes chaînes d'information au continu l'aura pas mais on aura notre force à nous et cette force est celle d'une personne qui parle à une personne qui parle à une personne qui parle à une personne et à la fin ça fait beaucoup beaucoup beaucoup de personnes.
[applaudissements]
On peut pas gagner disent-il. Mais il disait la même chose en 2024 après la dissolution de l'Assemblée nationale où il disait que Bardela avait gagné, qu'il allait être premier ministre, qu'il était en train de composer son gouvernement. Ils étaient là sur les plateaux de télévision en disant mais qui va être le président de l'Assemblée nationale ? Qui va être le ministre de l'intérieur ? Et on a fait campagne et on s'est mobilisé et on est allé chercher celles et ceux qui doutent, celles et ceux qui avaient pas décidé d'aller voter et ils sont allés voter et on les a battu parce qu'à la fin c'est le peuple qui décide, c'est pas eux. Donc c'est à nous de faire ce travail.
Parfois on me demande ça sert à quoi de signer sur Mélenchon 2027.fr ? Bah d'abord ça sert à montrer qu'on est nombreux. C'est important de montrer qu'on est nombreux parce que pour lutter contre la résignation et ben quand on voit qu'on est nombreux, on se dit mais on n'est pas tout seul à penser ça et on a envie de s'engager dans cette bataille aussi. [acclamation] Mais ça sert aussi à pas juste être un soutien passif de la campagne. Ça sert à devenir protagoniste de la campagne. Ça sert à prendre sa place dans la campagne. Ça sert à recevoir des informations et tout le monde peut faire quelque chose.
Évidemment, chacun a ses contraintes familiales, personnelles, professionnel et personne ici ne sera jugé pour ça. Certains sont plus à l'aise sur les réseaux sociaux, d'autres sont plus à l'aise en allant distribuer des tracks, d'autres aiment bien les coller des affiches le soir tard. Chacun fera ce qu'il veut faire. Chacun fera ce qu'il veut faire, mais tout le monde peut apporter une petite contribution à la campagne. Si vous l'avez pas encore fait, signez sur le site mélang 2027.fr. On est déjà plus de 450000 à avoir apporté notre soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
[applaudissements]
On rejoignez les groupes d'action. Il y a plein de groupes d'action dans les landes, dans les Pyrénées Atlantiques. Rejoignez les groupes d'action pour venir nous aider. militer sur les réseaux sociaux, diffuser nos programmes. On a la force, on a la chance d'avoir aujourd'hui des émetteurs sur les réseaux sociaux qui nous permettent aussi de contourner ce qu'on entend parfois sur les médias traditionnels. Mais ces émetteurs, ils sont d'autant plus puissants qu'on partage, qu'on relait, qu'on envoie à nos amis, qu'on envoie à nos collègues de travail, qu'on discute avec eux, qu'on vérifie que tout le monde est bien inscrit sur les listes électorales.
C'est ça qui est déterminant dans une campagne. C'est ça qui va être déterminant dans cette campagne. Si on fait ça tous ensemble, merci. Mais sincèrement, sincèrement et sans fausse modestie de tribune, tout seul, on n'y arrivera pas. Juste nous, on n'y arrivera pas. On a besoin d'être tous ensemble. Et c'est en étant tous ensemble qu'on peut y arriver. C'est en étant tous ensemble qu'on peut gagner. Et on sent petit à petit qu'il monte dans le pays cette aspiration et cette volonté de changement. Quelqu'un vous dit "Vous pouvez pas gagner au deuxème tour". Dites-leur une chose simple. Dites-leur une chose simple.
Si à l'élection présidentielle, au second tour de l'élection présidentielle de 2027, il y a les mêmes reports de voix qu'il y a eu au deuxème tour des élections législatives dans des seconds tours entre la France assoumise et le Rassemblement national. Aujourd'hui avec leur sondage, aujourd'hui c'est 5050 au second tour de l'élection présidentielle. [acclamation]
[applaudissements]
Et regardez le Brésil. Regardez le Brésil. Regardez comment ils ont fait. Ah oui, c'était dur pour eux. Les ingérances étrangères de Donald Trump qui essayait de s'imisser directement dans la campagne pour faire gagner son candidat et pour empêcher Loula de l'emporter. les manipulations, y compris le jour du vote où vous avez des grandes sociétés de transport en commun, des grandes sociétés privées proche du candidat d'extrême droite Bolsonaro qui ont fait en sorte de saboter le déplacement des électrices et des électeurs pour les empêcher d'aller voter au bureau de vote. Ils ont coupé leurs réseaux sociaux, ils ont essayé de faire tout ce qu'il pouvaient.
Il y a eu 11 sondages dans l'entre de tour de l'élection présidentielle au Brésil. 10 sondages sur les 11 disait que c'est Bolsonaro qui allait gagner et que Loua il allait perdre. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu une formidable mobilisation des gens qui sont descendus de leur quartier, de leur village, sont venus voter ensemble au bureau de vote et ils ont déjoué tous les pronostics qui étaient écrits à l'avance et ils ont montré qu'à la fin en démocratie, c'est le peuple qui décide. Alors oui, il faut s'attendre à ce qu'on ait les mêmes difficultés. Il vut faire les mêmes manipulations.
Il vut chercher le moindre prétexte parce que un pouvoir qui voit petit à petit le pouvoir lui échapper. Contrairement à ce qu'on dit parfois vous savez oui la violence c'est celles et ceux qui veulent changer la société et puis ceux qui sont au pouvoir eux ils sont pas violents. Vous savez ici qu'il y a une phrase assez célèbre de Jor expliquant que quand des salariés se mettent en grève ou occupent leur usine parce que un conseil d'administration a décidé de supprimer leurs emplois, alors ils crient, ils parlent fort, ils sont présents physiquement.
Alors que dans le conseil d'administration, quand ils ont signé le papier pour décider de ruiner des centaines de vies, ça n'a pas fait beaucoup de bruit, vous voyez. Mais de quel côté est la violence ? Est-ce que la violence, elle est pas celle de ceux qui par une petite signature décident de ruiner la vie des centaines de personnes où est-ce que la violence, elle est de la part de ceux qui par honneur, par orgueil, par détermination se mobilisent pour l'empêcher se battre ? C'est eux qui ont raison et c'est eux qui sont du corps de l'humanité, de la solidarité, de l'égalité. Et donc petit à petit, vous allez voir comment derrière le visage sympathique du libéralisme, il y a la brutalité.
Et c'est là où apparaît l'extrême droite. C'est là où vient l'extrême droite. L'extrême droite vient quand ? le système libéral classique de ce qu'on appelle le soft power. La bataille de conviction, la pression médiatique ne suffit plus à garantir pour les privilégiés le maintien de leur privilège. Et alors l'extrême droite arrive avec ces méthodes brutales, avec ces méthodes de hard power pour reprendre cet augisme, ces méthodes de dureté, de remise en cause de nos libertés fondamentales. Et nous, on continue à avancer. On avance par la conviction, on avance par la mobilisation, on a un plan de campagne, une stratégie de campagne.
La prochaine étape, ça va être samedi prochain, le samedi 7 novembre au Bourger en région parisienne. On va faire une grande convention pour présenter notre programme. Et vous y êtes toutes et tous les bienvenus. C'est un peu loin. Celles et ceux qui veulent venir, venez. Et puis les autres, vous pourrez regarder l'événement à la télévision. Alléluia ! Et puis ensuite, évidemment, on continue à se déployer, on continue à convaincre et plus on sera nombreuse et nombreux pour le faire, plus on sera efficace pour le faire.
Je veux remercier et saluer parce que je sais qu'il y en a dans cette salle les maires qui sans que ce soit un soutien parce qu'il faut le dire clairement ont décidé d'apporter leur parrainage à la candidature de Jean-Luc Mélenchon [acclamation] parce que vous savez c'est pas facile pour un maire qui parfois souvent dans les petites communes est à la tête d'une municipalité qui est parfois est plurielle qui est pas directement engagée en soutien à telle ou telle force politique souvent par aîné, c'est lui créer des problèmes et il faut vraiment les remercier celles et ceux qui ont fait ce pas et ce geste.
Bon, puisqu'on est ensemble ce soir, quelques jours après la victoire de Loua au Brésil et que finalement c'était quand même la bonne nouvelle de la semaine, je vous propose pour terminer de lui donner la parole. Alors en 2023 à l'université de Maputo qui est la capitale du Mozambique, Loula a dit les choses la chose suivante : "Qel que soit l'obstacle que vous rencontrerez, il vaut toujours mieux continuer à lutter. Lutter toujours, ne jamais renoncer. Cela doit être notre devise.
Et vous les jeunes, et je rajoute les moins jeunes, lorsque vous ne croirez plus en la politique, lorsque vous penserez que personne n'est digne de confiance, que tout le monde est corrompu, malgré tout, je vous en prie, n'abandonnez pas car le responsable politique honnête est en vous et non chez les autres. Et Loua a terminé son intervention devant la jeunesse du Mozambique en disant la chose suivante : "Organisez-vous et luttez." Alors mes camarades, organisons-nous, rejoignons les groupes d'action, luttons ensemble jusqu'à la victoire, jusqu'à la victoire pour ouvrir une nouvelle page de l'histoire de France. Merci de votre accueil et bon courage pour la suite de la campagne. M.
[acclamation]
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