Ukraine : Face à Trump, une délégation européenne XXL ?|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quels sont les profils des dirigeants européens qui accompagneront Zelenski ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Pourquoi la présence du président finlandais est-elle stratégique ?
- 1:15RelanceRéponse partielle
Les garanties de sécurité pour l'Ukraine sont-elles crédibles ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Quel est l'objectif de la réunion en visio cet après-midi ?
- 2:15RelanceRéponse partielle
Emmanuel Macron peut-il convaincre Trump ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Quels compromis l'Ukraine est-elle prête à faire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Fait
« Le président finlandais joue au golf avec Trump. »
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On suit bien sûr la la préparation des des Européens qui se rencontrent en visio cet après-midi. Ce sera à 15h, ce sera à vivre en direct à partir de 14h30 sur euh sur LCI. On commence à découvrir donc les noms des personnes qui vont accompagner le président ukrainien demain dans le bureau oval.
Il y aura la présidente de la Commission européenne, il y aura également le chancelier allemand. Qui d'autre ? Aline le bail créer.
On a quelques informations qui nous parviennent selon politicaux. Les présidents FA Schoub et le secrétaire général de l'OTAN Routeux devrait faire le le le voyage. Ce qui est intéressant notamment dans le profil du du président finlandais, c'est qu'on on est là dans un pays qui est en première ligne face au aux menaces que génère cette guerre en Ukraine.
Oui, d'une manière générale, les pays nordiques sont quand même dans les piliers de l'aide très concrète et militaire à l'Ukraine. Donc la Finlande encore plus parce que un elle a une histoire assez tragique avec des tentatives d'occupation russe, des agressions extrêmement violente et une histoire et une histoire guerrière. Donc il y a il y a évidemment tous les alertes qui sont au rouge quand on parle d'architecture de sécurité de cette zone, les finlandais sont très clairement en première ligne.
Je voulais juste préciser sur la présence de Merz. Merde, l'Allemagne c'est aussi le deuxème soutien militaire à Ukraine. C'est ça qui se joue.
C'est aussi lui qui a impulsé la semaine dernière quand même ce cordon autour de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Donc il y a il y a aussi ça qui joue dans les les rapports des uns avec les autres. Même si je suis je suis d'accord, la question des puissances dotées devrait être à la table surtout quand à la table à Washington autour de Zelenski surtout quand on parle de garantie de de sécurité.
Donc it potentiellement question des liens interpersonnels des uns et des autres ou des relations plus ou moins chaleureuse ou pas ou en tout cas d'un point de vue strictement diplomatique. les questions bruisent donc tout ça haut conditionnel avec le président finandais confirme à l'instant Aline qu'il sera présent demain à Washington avec Zelandski au regard des des communiqués qui sont sortis cette nuit de cette partie du monde c'est absolument pas surprenant y compris parce qu'il a une relation plutôt bonne avec Donald Trump il joue au golf très important dans l'équation et surtout par rapport à à l'équipe qu'il y a Outre Atlantique on pense que c'est léger mais en fait là très tactiquement Ça compte. Il est question peut-être de il était en tout cas question de Georgia Méi.
Quand on parle aussi de garantie de sécurité comment dire euh et de ce principe d'extension de l'article 5 sans institutionnalisation de l'Ukraine dans le c'est une idée à la base qui a été portée par Georgia Mélonie. circul en Ukraine et pour rejoindre un peu ce que vous disiez il va falloir que ce soit rédigé de façon assez robuste, extrêmement précise pour les Ukrainiens, pour que les les Ukrainiens parce que tout le monde dit "Est-ce que Poutine va accepter ou pas ?" Pardon, mais le sujet c'est est-ce que l'Ukraine va l'accepter ou pas ?
Le peuple ukrainien. Et il va falloir que ce soit rédigé extrêmement précisément euh parce que il y a tout un historique d'accord et d'écrit qui ont déjà euh promis la sécurité à l'Ukraine. On pense au fameux mémorandum de 94 qui était censé euh impliquer de grandes puissances autour de la sécurité de l'Ukraine et de ses frontières en échange de tout son arsenal nucléaire.
On voit le résultat et on peut aussi citer les accords d'Helsinki. Donc les Ukrainiens d'une manière générale euh il va sont très sceptiques quant à d'éventuelles garanties de sécurité euh vague. H on va regarder parce que vous avez mentionné effectivement le fait que le président finlandais joue au golf il y a 3 jours.
Le courrier international courrier international faisait cet article Alexander Stoub, le président finlandais fan de golf qui murmure à l'oreille de Trump. Ce président-là, il a 57 ans, il parle 5 langues. Il ne cesse de mettre en garde contre la menace russe.
Mais il a réussi général à nouer une amitié un peu surprenante avec Trump. En tout cas, il peut lui parler, il est Trump compatible. Oui, sans doute.
De toute façon, il faut être Trump compatible pour faire avancer les choses. Savoir d'une part, parler dans le bon sens, être un petit peu obsécueieux, être rassurant, montrer que Donald Trump c'est le meilleur politicien qu'on puisse jamais avoir, que c'est un grand homme. Une fois qu'on a fait, on a bien satisfait l'ego dans tous ces domaines, y compris par le golf, effectivement, on peut commencer à parler de choses sérieuses.
Voilà. Maintenant, ça ne veut rien dire au final. Ça veut dire simplement qu'on construit les conditions favorables pour qu'il n'y ait pas de clash, que le dialogue s'installe et que finalement il en sorte quelque chose avec bien sûr une volonté de persuasion envers Donald Trump pour qu'il abonde dans le sens des Européens.
Ce qui encore est approuvé. Voilà. Donc voilà, on en est aujourd'hui.
Maintenant, tout dépend aussi de la feuille de route qui sera donnée. Quelle feuille de route sera définie cet après-midi ? que Vandalion maintenant qui n'est plus toute seule qui est une bonne chose pour moi et le présent présent, c'est aussi une très bonne chose bien que ce sont deux Allemands et qu'on peut espérer qu'effectivement la France et l'Angleterre et la Grande-Bretagne soient aussi représenté parce que laisser le champ libre je dirais à cette coalition allemande ne serait pas forcément en notre faveur.
Donc on peut espérer que dans la journée, on aura des informations un peu plus précises sur ceux qui voudront bien aussi aller à Washington. Et on va suivre bien sûr tout ça avec Bastian OG qui est au fort de Brégançon où se trouve Emmanuel Macron pour savoir si le président français fera partie de cette délégation européenne avec Zelenski. On l'a dit, le chancelier allemand sera présent.
On l'écoute, c'était hier. Donald Trump a expliqué en détail comment il avait discuté intensément des modalités d'un accord de paix avec Poutine, promettant même que l'Amérique était prête à fournir des garanties de sécurité à l'Ukraine. Cela n'a même pas été exprimé lors de la conférence de presse conjointe d'hier.
Je pense que c'est un progrès significatif que les États-Unis soient prêts à fournir de telles garanties de sécurité avec nous, les Européens. Anne Cras, il y a une certaine docilité, du moins dans les propos des dirigeants européens, on caresse les Américains dans le sens du poil en ce moment. Euh oui, ben ils sont pas tellement d'autres alternatives, hein.
Je suis désolé de le dire aussi brutalement. Euh ce qu'il ce qui ce qui sera intéressant, ils ont déjà accompli quelque chose les Européens, ça on ne peut pas le nier, c'est tant mieux. Ils ont quand même réussi à faire partie d'une au moins du des discussions.
Euh ils ont ils ont ils ont soutenu euh monsieur Zelanski jusqu'à un certain point parce que je rappelle quand même une chose, ce dont on parle en ce moment, ce n'est pas de vaincre que l'Ukraine puisse vaincre la Russie ou que la Russie puisse obtenir le toute l'Ukraine. On parle de négociation. Tout le monde parle de négociation, ce qui veut dire que il y aura des compromis à faire, c'est tout.
On peut pas on peut pas le voir d'une autre façon. Donc les compromis devont être faits de la part des Russes, on l'espère, et de la part des Ukrainiens aussi. Donc c'est pas la peine de se voiler la face.
Il y aura quelqu'un qui va perdre quelque chose, il y aura quelqu'un qui va gagner quelque chose. On espère que ça se passera le mieux possible. Là, la contribution des Européens est importante parce qu'ils ont montré quand même leur solidarité qui est pas souvent le cas d'ailleurs parce que les Européens sont plutôt divisé sur beaucoup de sujets.
Le problème c'est comme le disait le général à l'instant, je pense que le choix de madame Vonder Derlan, bien que je la considère pas comme une petite fille, n'est peut-être pas le meilleur pour approcher Trump et ses conseillers puisqu'on sait que monsieur Trump ne l'aime pas he puisqu'on parle des des relations des gens qui jouent au golf. Entre parenthèses, quand on parle de la Finlande, je suis toujours un peu étonnée quand même qu'on on ne parle jamais du fait que la Finlande a été alliée des des nazis pendant 3 ans, pendant la Seconde Guerre mondiale. Donc, ils étaient pas non plus euh des gens formidables tout le temps.
Ils ont été alliés des nazis pendant la pendant la deè la donc simplement pour le dire en passant. Mais le fait que le président finlandais joue au golf avec Trump, c'est peut-être un atout, c'est pas sûr. Ça dépend de son handicap.
Ça dépend s'il joue mieux que Trump ou s'il joue moins bien. Donc voilà, on en est là. Les Européens ont réussi quand même à montrer qu'ils existe et qu'ils peuvent avoir une une petite influence.
On espère que ça sera la plus grande possible cette influence. Mais vous savez bien que Trump et Pin sont rencontrés pas tellement pour faire la paix sur l'Ukraine, mais pour essayer de discuter de leur projet de grandes euh de grand développement commercial entre la Russie et l'Amérique. Je me permets de vous couper puisqu'on vient d'apprendre euh qui Emmanuel Macron sera présent à Washington Jean-Fran fois Boutors demain au côté de de Zelenski.
Donc j'imagine que vous l'accueillez comme une bonne nouvelle. Ça c'est ça c'est une bonne nouvelle et d'une certaine manière euh c'est une très mauvaise nouvelle pour Vladimir Poutine parce qu'au fond euh on aura eu le grand show euh de l'Alaska dans Corège et ce qui va qui est en train de se mettre en scène c'est d'une certaine manière avec toutes ses limites hein. J'ai pas de je je me berce pas d'igion mais c'est quand même l'unité d'un camp occidental autour de l'Ukraine et ça ça peut changer considérablement en considérablement les choses sachant que dans le discours de Trump il y a des choses qu'il dit un jour qui peut qui peuvent changer un autre et cetera donc ce qu'il a promis à Poutine je veux dire autant moi je ne me fais pas très confiance aux garanties de sécurité promise qui pourrait être promise mais autant d'une certaine manière je pense que Poutine n'a pas de raison non plus de faire trop confiance à de faire trop confiance donc on peut avoir on peut encore avoir des des changements de météorologie diplomatique important à partir de ça et ça c'est un très très bon signe.
Alors général Chavanis sur la présence d'Emmanuel Macron demain à Washington apporter quoi ? On va peut-être rappeler d'abord la nature des relations entre les deux hommes, entre Emmanuel Macron et Donald Trump. Oui.
Euh, ils sont censés être correct, me semble-t-il, même si je pense que le président Macron a été un petit peu agacé par les différentes positions de Donald Trump. Bon, d'un autre côté, n'oublions pas que le président Macron est celui qui a été quand même le plus allant depuis un semble de mois sur le soutien à l'Ukraine. Il a été même particulièrement offensif.
H donc je pense que que le président Macron y soit, c'est une excellente chose parce que il est leader de cette coalition des volontaires. Il ne faut pas l'oublier. Maintenant la question est de savoir comment vont-ils parler à tous contre un qui va entourer aussi Donald Trump si jamais on met par exemple monsieur V à côté de Donald Trump est-ce que ça va pas changer aussi les choses ?
Euh voilà donc pour l'instant je dirais que il y a effectivement la coalition des volontaires autour de Zaski. D'ailleurs, ça prouve aussi qu'on veut pas laisser Zaski tout seul. Euh ça a été dit à plusieurs reprises par beaucoup de commentateurs, on préfère qu'il y a accompagné.
Donc déjà le bloc il est représenté. Maintenant comment va recevoir ? D'abord il faut dire aussi que si tout le monde y va que Donald Trump a dit oui.
Donc finalement c'est aussi un point positif. Ils sont bien que enfin l'Europe dans sa globalité est nécessaire à la sortie de ce conflit. Maintenant qu'est-ce comment va-t-il réagir à tout cela ?
Comment va-t-il parler ? Parce que c'est il me semble que c'est quand même bien la première fois qu'on voit finalement un contre tous en quelque sorte. Euh donc je pense que la gestion psychologique euh de la séance sera importante euh pour éviter justement que Donald Trump finalement euh s'énerve ou bien disent des choses qu'effectivement le lendemain y contredira.
Euh donc euh à la limite, il faudrait presque à l'issue, il y a un vrai communiqué commun des uns sur ce qui est accepté euh ce qui va être fait. Je ne sais, je pense que c'est l'objectif des Européens qui est vraiment un acte pas uniquement verbal, que il y a vraiment quelque chose de précis qui soit établi et puis après dans ce cas Trump sera un peu lié à ce qui aurait été signé. Mais je vais peut-être un peu loin euh dans mon analyse.
Alors, je rappelle le profil des personnes qui vont accompagner Zelenski demain à Washington. La présidente de la Commission européenne Ursula Vlon, le chancelier allemand Mertz, le président finlandais et le président français. Aline le Bemer, quel est le poids de la présence d'Emmanuel Macron dans cette délégation européenne demain au côté du président ukrainien ? plusieurs éléments.
Petit un, il est quand même considéré par les Ukrainiens eux-mêmes command l'un des piliers du soutien politique à l'Ukraine depuis extrêmement longtemps. Il y a eu quand même d'autres cas extrêmement critiques ou de temps critique qu'on a tendance à oublier à la vitesse à laquelle va l'actualité, mais il y a eu des moments extrêmement critiques pour l'Ukraine où le pilier du soutien politique a été Emmanuel Macron. Ensuite, il est comme ça a été rappelé quand même à l'initiative de cette fameuse coalition des volontaires.
Donc puisqu'on puisqu'il est question de garantie de sécurité, puisqu'il est question de la mettre sur le devant de la scène, il est assez logique que ce soit via aussi la présence d'Emmanuel Macron qu'elle soit euh représentée. Ensuite, il y a comment dire dans les têtes de chacun le scénario à éviter, c'est le désastre du 28 février et la façon dont s'est passé cette première réunion. Donc il y a il y a ce cordon qui se remet en place.
Alors là, on est vraiment au sens politique absolu du terme les alliés. Les alliés accompagnent l'Ukraine en expliquant et ça ils le disent depuis plusieurs jours. Donc là, ils font de la politique aussi.
Ça s'appelle, il y a diplomatie, mais là on est dans des gestes extrêmement politiques. Rien sur l'Ukraine euh pardon, rien sur l'Ukraine sans l'Ukraine, rien sur l'Europe sans l'Europe. La France est une puissance dotée.
Donc ça effectivement ça compte dans l'équation avec les mal alpha dont il est question en face la comment la puissance nucléaire ou pas. Bah ça ça met quand même quelque chose qui peut donner une teinte à certaines discussions ou à certains arguments. Ça s'appelle la dissuasion aussi.
Enfin, c'est un gage de crédibilité en terme de puissance. Donc, on est aussi en face de gens qui ne raisonnent qu'avec ce logiciel là. Donc, le fait d'avoir les nucléaires ou non peut donner quelques un quelconque aura au propos que que qu'on pourra développer.
Et ensuite, d'un point de vue strictement politique, là le geste absolu des alliés, c'est aussi une stratégie. C'est une stratégie sur le long terme par rapport au plan à la pièce de théâtre qu'avait organisé Vladimir Poutine. Il y a il y a ça que je suis aussi renverser récupérer probablement certains éléments qui ont pu être lâché et plus qu'on parlait de J Evens il est quand même peu probable que J Evens se permettent y compris les journalistes autour cher à Washington en tout cas une partie de la presse américaine accréditée dans ce bureau oval est quand même assez interlope parfois d'ailleurs la la la la scène du 28 février commence par une question d'un journaliste dont on sait très bien de quel secteur il représente très exactement dans les chiqu sur les chiqu américains.
Donc il est probable que avec ce cordon là certains ne se permettent pas de de d'être aussi méprisant déjà d'une part d'être aussi dans la vérité alternative d'autre part. Donc il y a tout ça qui se joue. Donc là les Européens, ils font beaucoup de politique et et d'ailleurs selon des informations de presse, donc ce sera à confirmer mais certains médias américains disent que J Deven sera demain avec Donald Trump.
Donc donc à voir. Est-ce qu'on est Ancrats effectivement en train d'établir un espèce de cordon de sécurité pour que cet échange se déroule bien demain avec tout un tas de personnalités dont Emmanuel Macron dont on vient d'apprendre la présence demain au côté de Zelenski ? Ben, on essae.
Mais en même temps, c'est très difficile parce que le président Trump veut avoir comme interloculteur Zelanski parce que c'est sur lui qui peut exercer la pression. Avoir cin ou six autres interlocuteurs rend les choses beaucoup plus compliquées pour arriver à un accord. Donc je pense que c'est, je l'ai dit tout à l'heure, c'est une très bonne chose que les Européens puissent faire sentir qu'ils existent et qu'ils sont importants.
Personne ne ne contestera cela. Ils y sont arrivés un peu grâce au président Macron. C'est exact.
Euh et en plus, si vous voulez, c'est le président Macron qui a montré dans toute cette histoire les capacités que je dirais intellectuelles pour être à la fois flexible sur certains points et rigide sur d'autres. Donc tandis que les Allemands sont évidemment dans une position qui est beaucoup plus subserviante aux Américains. Euh ils sont pas comme ça vient d'être dit doté de l'arme nucléaire.
Je me demande par ailleurs euh entre parenthèses si Starmer va y aller aussi hein. C'est c'est l'autre et ça pour l'instant on n'a pas d'information. Donc on on va suivre ça cet après-midi effectivement savoir si le premier ministre britannique sera présent.
Et Starmer lui est dans une position vis-à-vis de Trump qui est aussi un petit peu plus ambigue étant donné les relations historiques des deux pays et le fait qu'il parle anglais et cetera. Enfin je veux dire Macron parle anglais aussi mais bon donc paranglais pardon. Donc c'est ça sera difficile pour les Européens de se faire entendre par Trump et comme vient de le dire le général, s'il y a JD V à côté, ça sera encore plus difficile.
Mais en même temps, avec quelqu'un comme Macron qui a quand même, si vous voulez, une facilité pour convaincre, pour parler et cetera et pour se montrer comme un leader, beaucoup plus que quelqu'un comme Frederick Merz, euh on peut espérer que ils seront entendus. Ouais, c'est intéressant ce que ce que vous dites. Euh, monsieur Boutors, Emmanuel Macron va peut-être aussi vouloir assumer ce rôle-là de leader dans la délégation européenne.
Ça va dépendre vraiment euh la la question de la présence de Starur est importante parce qu'ils sont coprésidents. Donc, il y aura des jeux compliqués de notamment jeux de prise de parole certainement. Je voudrais juste revenir sur de de deux choses.
Euh puisqu'on parlait de J Evens, faut se rappeler que il y a quelques jours, il annonçait que le soutien américain à l'Ukraine allait s'interrompre très bientôt. Donc c'est ça donne une indication de sa ligne personnelle et je pense qu'il va la faire valoir. Et euh et par ailleurs euh on parle des Européens enfin de la coalition parce qu'il y a plus que les Européens d'une certaine manière qui viendrait aider ou soutenir Zelinski.
Je voudrais rappeler quand même que même si Zelenski a été humilié le 28 février, c'est grâce au refus de Zelenski de signer cet accord léonin que lui proposaient les he sur les terres rares que la coalition s'est constituée et donc Selenski n'est pas un petit garçon dans la cour des Européens. C'est quelqu'un qui sait dire non et c'est probablement celui qui sait le mieux dire non. Oui mais enfin il l'a signé finalement.
Non, il l'a il l'a Attendez, c'est pas du tout la même chose. Faut entre l'accord qui était proposé et celui auquel ils sont arrivés après de négociation, la position l'accord n pas les documents n'ont rien à voir. De toute façon, c'était un accord absolument comment je sais pas, ils ont rattrapé un accord correct par rapport au premier au premier draft qui était un raquet organisée.
On est les Ukrainiens ont réussi à obtenir un accord correct. Oui, enfin c'est un accord qui n'aurait jamais dû avoir lieu, qui qui n'aurait jamais dû lui être proposé. C'était assez ignoble, je trouve.
Mais bon, général, pour revenir sur les objectif des Européens qui accompagnent Zelenski demain à Washington, quels vont être leurs objectifs ? Que veulent-ils passer comme message ? Que veulent-ils décrocher ?
Bah, quand on prend les les déclarations des uns ou des autres depuis le départ, ils veulent que les Russes quittent le territoire ukrainien. Donc déjà qu'on est à ce niveau-là, je vois mal aujourd'hui comment le message pourra passer même vis-à-vis de Trump car aujourd'hui d'un côté on a les Européens qui parlent les principes à respecter, le refus d'un résultat positif d'une agression, retour au droit international et demande exige que la Russie quitte l'Ukraine et les territoires occupés à la date d'aujourd'hui. Voilà.
Donc à partir, on a cette position là qui n'a pas été amendée à la date d'aujourd'hui. Quelle peut être la réaction en face avec ce qu'on a vu depuis 48 heures ? Ce n'est pas vraiment ce qu'on entend.
H donc à quel moment je dirais un accord pourra être fait sur quelle base ? Moi à la date d'aujourd'hui, j'ai du mal à voir ce que les Européens pourront obtenir dans ce domaineel en particulier. Maintenant, ils vont peut-être trouver euh des solutions, je dirais euh amendables euh qui permettront finalement de sortir de ce je dirais de cet échange un petit peu je dirais frontal sur les objectifs de telle façon que euh on puisse avancer petit à petit vers un accord de paix qu'il faut bien reconnaître n'arrivera pas avant un certain temps, plusieurs mois vraisemblablement, mais au moins apporter des je dirais un pas un affaiblissement mais une un assouplissement peut-être de la volonté européenne à condition que ça soit fait en accord avec le président Zelinski.
Donc actuellement, on est quand même sur une certaine incertitude. Il y a une position forte d'un côté mais peut-être avec des exigences qui sont non satis qui pouront pas être satisfaites. De l'autre côté, il y a aussi des exigences fortes mais qui ont un peu plus de chance d'être satisfaites à cause de de Trump qui donne son son soutien.
Donc quel va être le rôle de Trump pour concilier les deux parties pour obtenir quelque chose d'acceptable par le plus grand nombre ? Ça par contre, j'avoue que je n'ai pas vraiment de solution et d'amendement en terme d'analyse possible parce que actuellement les positions européennes sont très clair. Si je peux ajouter un mot pour aller dans le sens de ce que dit François Chancy, c'est que c'est peut-être la raison pour laquelle Trump a accepté l'avenue des Européens.
C'est pour que les Européens fassent pression sur Z en disant "On est là, on va tenir les trucs mais soit raisonnable." Ouais, c'est possible. C'est je pense que c'est la c'est la condition sans doute c'est c'est ce s'il y a un Paris de Trump, il est là sur le rôle des Européens chez lui.
Après, ça se passera peut-être pas comme ça. C'est c'est sans doute ce qu'il sur quoi il compte. Ouais.
Aline le B Créer, il est possible aussi que revienne sur la scène parce que c'est urgent, c'est la question du CC le feu qui était censé être l'objet de la première réunion en Alaska, même y compris du côté de Trump. Donc ça a été abandonné euh parce que euh il a reculé face à la face au spectacle poutinien. Mais enfin, il est pas non plus exclu que ça revienne aussi parce que euh moi je veux bien mais je connais un peu l'Ukraine quand même.
Il ne sera pas possible à Zelenski de signer quoi que ce soit qui soit en lien avec une cessation de territoire lundi. Non parce qu'il y a une constitution en Ukraine. Il y a un peuple qui a qui dit majoritairement non.
Le peuple dit grosso modo oui, on veut négocier des choses plutôt que de rester encore 5 ans dans des tranchées. C'est une évidence. Voilà, il tellement de souffrances que oui, mais enfin sur la question de la session institutionnelle d'un territoire quelconque ukrainien, la réponse est non en majorité.
Et le président Zelenski, comme les autres toutes les autorités ukrainiennes suivent ce que veut la majorité du peuple. C'est une démocratie. Donc Poutine, il peut décider.
Non, mais il y a il y a aussi deux modèles là qu'on met en parallèle. Le fonctionnement de la Russie n'a rien à voir. C'est une c'est une c'est une autocratie.
Donc le chef il fait ce qu'il veut. De toute façon, les jeunes vont au front, on les paye un petit peu et puis moi je signe ce que je veux et j'an ce que je veux. Mais en Ukraine, ça se passe absolument pas.
Pareil. Donc en fait ce lundi, il peut y avoir quelque chose qui sera de l'ordre du Potemkin ou des promesses peut-être de signature, mais Zelenski ne peut pas signer constitutionnement un quelconque document qui céderaiit un territoire. En revanche, il peut accepter certaines choses, mais d'un point de vue strictement institutionnel par rapport au plan russe, ça ça n'arrivera pas.
Alors, on vient d'avoir la confirmation, on l'évoquait tout à l'heure avec vous Aline, que le patron de l'OTAN Routeux sera présent demain au côté de Zelenski. Donc la liste est en train de de s'affiner. Le patron de l'OTAN, le président finlandais, le chancelier allemand, la présidente de la Commission européenne et le président français Emmanuel Macron qui sera sur place.
On va aller du côté du fort de Brégançon retrouver Bastien Oger. Euh Bastien, il y a d'abord cette réunion en vidéo cet après-midi à 15h avec Emmanuel Macron et tous les alliés de de Kief, hein, la coalition des des volontaire et puis donc le chef de l'État qui s'envolera euh ensuite pour les États-Unis pour être au côté de Zelenski demain dans la à la Maison Blanche. Oui, en effet, on l'a appris il y a quelques petites minutes.
Emmanuel Macron fera donc partie de cette délégation qui accompagnera le président Zelinski à Washington. Il y aura aussi le chancelier allemand, vous l'avez dit, le patron de l'OTAN ou encore la présidente de la Commission européenne, l'idée c'est d'essayer de peser le plus possible, que l'Europe pèse le plus possible face à ce duo Poutine. Trump, c'est l'objectif poursuivi comme ils le peuvent, j'ai envie de vous dire, par les Européens depuis cette rencontre entre les présidents russes et américains parce que il n'y participe que de manière indirecte avec des débriefs par téléphone au lendemain de de la rencontre.
Mais les Européens veulent quand même essayer de peser côté français notamment. et bien on veut essayer de convaincre le maximum de monde et notamment Donald Trump qu'il ne faut pas faire trop confiance à Vladimir Poutine, qu'il faut quand même rester ferme. Il y a plusieurs enjeux qui seront évoqués demain et notamment tout à l'heure lors de cette réunion.
Il y a question notamment des garanties de sécurité, c'est-à-dire en gros si jamais l'Ukraine concède signe un accord avec les Russes et bien comment faire pour qu'elle ne soit pas réattaquée dans les dans les années qui viennent. Évidemment, tout le monde ici a en mémoire le le souvenir des accords de Minsk en 2015 qui finalement n'avait pas réempêché la reprise de la guerre. Donc c'est là-dessus que veulent s'appuyer les les Français pour convaincre du fait qu'il faut de solides garanties de sécurité donné par les Européens mais aussi par les Américains.
C'est un enjeu. Et puis évidemment il y a la question des territoires. Alors là le ton a changé he par rapport il y a quelques mois.
On n'osait même pas parler de question de territoire côté français. Désormais, c'est beaucoup moins un tabou, même si on nous dit que il ne peut pas y avoir de session ou d'annexion officiellement reconnue. Côté français, on explique qu'il est possible de chercher des des statuts, des solutions intermédiaires, une sorte d'entre deux.
Pourquoi pas ? Nous ditons comme un exemple un territoire qui par exemple pourrait être pendant quelques années ne plus appartenir à l'Ukraine, être sous statut neutre, mais revenir à l'Ukraine ensuite. Bref, on essaie de chercher des solutions pour limiter la casse pour les Ukrainiens et c'est ce que vont donc essayer de faire les les dirigeants européens pour essayer de peser demain en étant au côté de Volodimir Zelenski à Washington face à Donald Trump.
Merci beaucoup Bastien OG avec Camille Courta édition spéciale des 14h30 en direct sur LCI. On vous fera vivre tout ça. Emmanuel Macron qui va donc s'envoler pour les États-Unis général.
Est-ce que les Européens, Emmanuel Macron et les autres dirigeants au côté de Zelenski peuvent convaincre Trump ? On dit souvent qu'il écoute le le dernier qui avec qui il a parlé. Donc il est reparti du sommet avec Poutine avec finalement le plan de Poutine.
Et est-ce que là voilà il peut bah être convaincu par un certain nombre d'arguments européens ? Tout est possible. Mais avec Trump, du jour au lendemain, tout peut changer.
Bon, maintenant la question est-ce que les arguments européens seront suffisamment impressionnants pour Donald Trump ? C'est quand même une question que je me pose. Si c'est pour encore, on vient de parler effectivement des architectures de sécurité, si c'est pour encore inventer des choses qui ne marchent pas, comme c'est souvent le cas quand les Européens s'emmêent, des choses très alambiquées, un territoire qui reviendrait dans 30 ans et autres.
C'est pas comme ça que ça marche aujourd'hui. C'est terminé ce temps-là. On a suffisamment d'expérience dans notre histoire récente pour voir cha fois qu'on a essayé d'inventer une nouvelle euh organisation.
Il suffit de prendre par exemple la Bosnière Xegovine hein voir le le désordre qu'il y a là-bas. Et s'il n'y avait que là euh le Kosovo, c'est pareil aussi. Il y a quand même beaucoup de choses quand même qui montrent que il faut mieux rester simple et réaliste.
Euh donc ça déjà c'est pour l'architecture de sécurité. Maintenant qu'est-ce que les Européens peuvent proposer ? Bah, on est quand même dans moi, j'ai un doute sur ce qu'ils peuvent proposer pour une raison très simple, c'est que à part les sanctions dont on voit l'efficacité relative, même avec un 19e train de sanction qui arriverait une puissance militaire.
Après, sans doute, s'il y a effectivement une négociation qui aboutit, donc là effectivement le je dirais le franco-britannique pourrait parfaitement bien fonctionner. C'est ce qu' a essayé de faire président Macron et le et le premier ministre britannique. Ça, il y a quelque chose de sérieux hein.
Bien qu'il faut toujours quand même souligner que toutes les nations qui étaient associé ont dit non, nous on n'enverra pas de soldat mais ça serait une assurance de sécurité. Mais je pense que la place de l'Europe aujourd'hui, c'est d'une part montrer à Trump que Zélins qui n'est pas seul. Hm.
Euh a priori arriver avec un une feuille de route qui soit acceptée par tous ceux qui viennent à cette réunion et qui viennent pas perturber les échanges h pour des intérêts tout à fait nationaux, ce qui n'est pas invraisemblable non plus. Et puis 3è point, rappeler quand même que Donald Trump aura besoin des Européens pour la prêt. Parce que même si on parle d'un partenariat éventuellement ou d'une d'un comment dire d'un système de sécurité où les Américains seraient impliqués, euh il y a un moment donné où quand même c'est les Européens qui sont les principaux concernés par la sécurité en Europe.
Donc et les Américains avec Trump, même si Trump dans 3 ans ne sera plus là et c'est une on est sur une affaire qui durera au-delà du mandat de Trump, faut quand même bien le rappeler quand même. Bah, il faut quand même prévoir l'avenir et l'avenir finalement c'est l'Europe qui pourront l'assurer et dans ces cas-là, c'est ce qu'ils doivent proposer aujourd'hui et pas uniquement dans la question militaire. On parle d'architecture de sécurité, on parle effectivement donc de militaire mais aussi de reconstruction économique euh de l'Ukraine parce que la reconstruction économique va être terrible et on peut même déjà se poser la question et je m'étonne que les Américains n'y a pas déjà pensé qui va reconstruire aujourd'hui l'Ukraine.
Euh là, il y a aussi un autre une autre démarche qui n'est un petit peu hors Zélinski, c'est la place de l'Europe dans la reconstruction de l'Ukraine de l'Ukraine dans une Ukraine qui est qui devrait rejoindre un jour l'Union européenne. Donc, on a aussi notre petit mot à dire là-dessus. Jean-François Bout, même question.
Que peuvent proposer Emmanuel Macron et les Européens qui demain seront au côté de Zelenski face à à Trump ? Je très sincèrement, je ne sais pas mais je pense je pense que euh il y a un acteur dont on ne parle pas mais qui est caché derrière le rideau dans cette affaire qui qui est extrêmement important parce que c'est le seul acteur qui peut faire basculer la Russie, c'est la Chine. Or depuis euh la préparative du sommet de l'Alaska, la Chine a disparu des horizons.
Pourtant, c'est elle et elles seules d'un côté avec de l'autre côté les pays de l'OPEP avec leur action sur le prix du pétrole. Mais la Chine est celle qui peut euh permettre à la Russie de faire face à sa crise économique grave et de faire face au problème que lui pose la la la baisse du du prix du pétrole. Elle peut lui donner aussi du matériel militaire. elle peut enfin elle est un soutien très extrêmement elle elle a un soutien extrêmement important aujourd'hui si les enfin ce qui il y a ce qui va se passer à à Washington mais je pense que les Européens doivent aussi aller regarder du côté de la Chine pour négocier avec elle parce que il y a que là qu'on peut avoir un un vrai levier.
C'est pas effectivement dans les 2 3 ans à venir on n'ura pas le levier militaire suffisant par François Chauvancine n'a cessé de le répéter sur des plateaux. on a'ura pas le levier militaire suffisant pour changer la donne et on va pas s'engager même si on est des puissances dotées dans une escalade nucléaire. En tout cas, je ne le vois pas pour demain.
Il faudrait vraiment qu'on soit au bord de la catastrophe. Mais sinon, qui peut faire bouger ? Qui peut contraindre la Russie de changer de pied ?
Il y a que la Chine. Alors, je rappelle les dernières informations. Emmanuel Macron qui demain sera au côté de Zelanski face à à Poutine.
Il y aura Emmanuel Macron, il y aura aussi le chancelier allemand, le président finlandais, la présidente de la Commission européenne et le patron de l'OTAN. Voilà pour la liste définie à ce stade. On attend de voir si le Premier ministre britannique sera aussi du voyage.
Aline, vous vouliez faire une précision ? Oui. Euh il y a quand même sur la table au milieu de tout ça, alors il y a la question chinoise mais enfin les Européens ils achètent des armes pour l'Ukraine aussi certains aux États-Unis.
Euh et donc la question la phrase la sortie de J Devens Evens à mon avis il y a quelques jours était beaucoup plus de l'ordre idéologique que factuel parce que factuellement euh c'est livraison d'armes, ce soutien militaire a dynamisé une partie du secteur américain. Il y a il y a ça qui se joue aussi, ils le savent très bien. L'Allemagne dont on parlait achète va acheter les patriotes aux Américains.
Donc en fait les Américains on se ne sont plus tellement dans le don humanisme sur des grandes idées de liberté seulement. Il y a quand même une une dynamique économique dont ils ont parfaitement conscience parce que ça veut dire aussi chez eux un boostage de l'industrie des emplois et ils le savent très bien. Et donc les Européens se sont quand même engagés à hauteur de plusieurs dizaines de milliers de d'euros d'achat de livraison.
à l'Ukraine. L'Ukraine elle-même achète énormément en réalité et y compris y compris de ce côté-là de l'Atlantique. Après, il elle cherche des investissements pour soutenir sa propre production.
Donc tout ça euh dans sur la table, c'est pas euh c'est pas complètement neutre si euh si je puis me permettre dans les discussions avec encore une fois une équipe euh qui est très au fait de ce qui peut se faire en terme de business et d'intérêt en terme de business pour elle-même. Donc la la phrase de Jeven était assez spectaculaire tant elle dit une réalité euh qui ne prend pas en compte toute la photo en matière en matière d'aide militaire à l'Ukraine. Alors, demain, les Européens et Zelenski seront dans le bureau oval avec Donald Trump et Donald Trump a dit "Si ce rendez-vous se passe bien, j'aimerais qu'il y ait une réunion tripartite avec Poutine, Zelenski et moi d'ici vendredi prochain, d'ici le 22 août.
On va aller à Moscou retrouver Jérôme Garot. Merci beaucoup Jérôme d'être avec nous. Est-ce que cette réunion tripartite a des chances d'être acceptée par Vladimir Poutine ?
Bonjour, bonjour à tous. Alors, cette possible réunion à 3 n'est pas escamotée d'abord he par les médias russes qui en parlent depuis hier, mais jusqu'à présent le Kremelin, on va dire, est resté relativement flou, hein. L'assistant personnel de Vladimir Poutine, Norchakov a déclaré par exemple hier que ce sujet n'a été à aucun moment abordé lors du sommet en Alaska.
Et en vérité pour que Vladimir Poutine accepte un tête à tête ou une réunion tripartite avec Vladimir Zelenski, il faudrait d'abord auparavant que Russes et Ukrainiens se mettent d'accord sur les différents points du traité de paix. Là en terme de diplomatie, on est en plein dans ce qu'on appelle l'école soviétique, c'est-à-dire que tout est négocié en amont et une fois qu'on est d'accord, on peut se rencontrer pour pour notamment signer signer les papiers. Vous connaissez par ailleurs le grand mépris he du président russe à l'endroit de son homologue ukrainien qu'il ne considère pas comme son égal, qu'il juge, il légitime arrivé au pouvoir à la suite d'un coup d'état et cetera.
Dans le passé il y a quelques mois, c'était en mai dernier, Volodimir Zelenski avait déjà proposé une rencontre en Turquie et Vladimir Poutine n'avait même pas péri la peine de de répondre. C'est le porte-parole du cremelin les jours suivants qui a un petit peu détaillé la ligne en expliquant qu'avant toute rencontre, il fallait d'abord avoir un document préparé, rédigé par les négociateurs. Merci beaucoup.
Merci Jérôme en direct de Moscou pour LCI. On va regarder justement ce que dit CNN hein. Le président Donald Trump veut organiser une réunion tripartite avec Zelenski et Poutine.
Le président américain veut organiser ce sommet donc d'ici vendredi prochain. Ça va s'afficher à l'écran. Anne, est-ce que vous y croyez vous avec à cette trilatérale ?
Est-ce que c'est c'est par là qu'on pourrait avancer vraiment vers la paix en Ukraine ? Je suis pas je suis pas sûr. Je pense que Trump a les moyens de devrait avoir les moyens de de la faire arriver.
Mais enfin, il me semble aussi que monsieur Zelenski avait fait passer une loi qui lui interdisait de parler à à Poutine. Je sais pas exactement comment ça se passe. Euh si elle devait se si elle devait avoir lieu, monsieur Zelinsy se trouverait entre deux personnalités extrêmement fortes.
Putin et Trump. Et ben malgré tout son courage dont il a fait preuve abondamment am s'il en sortirait gagnant. Donc je sais pas sais même pas si c'est une bonne idée pour lui de d'y aller.
D'un autre côté, il est certain que maintenant tout le monde est convaincu. En tout cas la plupart des gens sont convaincus que arrêter la guerre serait une bonne chose en premier lieu pour les Ukrainiens, en second lieu pour les Européens et en 3è lieu pour les Russes. Parce que finalement les Européens seront les dindons de la farce dans cette histoire.
C'est eux qui vont devoir tout payer et c'est eux qui sont, si vous voulez maintenant, se sont mis dans une position où ils sont devenus des adversaires de la Russie et et euh moi je ne crois pas du tout à une quelconque attaque de la Russie envers un pays de l'OTAN dans les années qui viennent. Mais en revanche, il n'est pas impossible que les Russes, même s'ils arrivent à un accord maintenant, effectivement reprennent un peu les combats contre contre l'Ukraine. Je je fondre mon espoir personnellement sur cette nouvelle qui est tombée hier et que je et que j'avançais hier moi-même, c'est-à-dire une garantie de sécurité qui soit comparable à celle de l'OTAN.
Après ça, on peut pas trouver mieux dans un sens si elle est vraiment comme on l'a dit tout à l'heure, si elle est vraiment bien expliquée les si les détails, parce que le le diable est dans les détails comme chacun sait. H donc voilà à partir de là il faudra faire quelques concessions, mais certaines concessions pourront être faites comme ça déjà été évoqué non pas des jurés mais de factor. Donc ça évidemment comme le dit François Chauvancis, c'est toujours une solution un peu boîteuse mais enfin il y a qu'à regarder Chypre ça dure ça peut durer très très longtemps et ça pourrait être une un répi bien mérité pour les Ukrainiens de façon à remonter à refaire leur économie et cetera.
Il y a un point que je voudrais sur sur lequel je voudrais aussi jeter la lumière, c'est le problème économique de l'Ukraine. Euh Michel Fayard et moi qui étions sur ce plateau hier avons discuté de du problème du financement euh par le comment s'appelle en français le FMI International Manf c'est MFI le FMI FMI. Donc le FMI est comme chacun sait euh euh financé en très grande partie par les Américains, pas seulement bien entendu, mais c'est les plus gros contributeurs.
Si on comme on l'entend par-ci parl euh des gens comme Jy Vin et autres disent "On va plus donner de la on va donner on va dire au MFI au FMI pardon plus d'argent pour l'Ukraine. Ça ça sera vraiment très difficile pour l'Ukraine parce qu'à ce moment-là qui est-ce qui devra compenser cela ? Ce sont les Européens.
Les Européens sont dans un état, la France en particulier au niveau financier qui est absolument pas brillant et donc tout ça ça va compliquer le l'histoire de de l'Ukraine considérablement. Aline euh à ce détail prêt. C'est pour ça que je disais tout à l'heure que la déclaration de Jens de ces dernières jours était euh à mon avis essentiellement idéologique parce qu'on on parlait du deal sur les terres rares.
Qu'est-ce qu'il y a en contrepartie de ce deal sur les terres rares ? Il y a notamment de l'argent tout de suite pour l'aide militaire mais aussi la reconstruction. Et sur ces questions de reconstruction parce que j'ai quand même suivi beaucoup de de de dossiers de cette de ce point précis de l'histoire de l'Ukraine, il y a énormément de choses qui sont déjà enclenchées.
Les questions de réconstruction, ce qui avait d'ailleurs surpris énormément dans la logique en fait sont arrivés quasiment tout de suite dès 2022. Il y a des projets de réconstruction, il y a des, c'est un point crucial de tous les accords bilatéraux qui ont été signés entre l'Ukraine et beaucoup d'États et y compris beaucoup d'États européens. La France elle-même est engagée dans des projets.
Il y a des industries qui s'implantent aussi déjà sur les dossiers de coproduction d'armement avec peut-être probablement d'ailleurs un grand automobiliste français qui va aller fabriquer des drones en coproduction. Mais ça ça c'est à l'échelle française mais c'est les les Ukrainiens se démènent et vraiment j'en suis la témoin de de comment de par-delà toutes les mers et tous les océans pour aller chercher justement des investisseurs et ça marche enfin je veux dire c'est quand même des points qui sont non édigomes dans tous les accords bilatéraux qui ont été aussi signés et y compris avec les États-Unis Oui mais personne ne le conteste mais c'est a une différence entre ça et pouvoir payer les salaires des Ukrainiens euh avec les prêts du FME, ça fait On va poursuivre nos échanges dans un dans un instant. On va poursuivre nos échanges dans un instant puisqu'il est 13h.
Si vous nous rejoigez, on suit ce qui se passe cet après-midi et ça bouge. On apprend que Volodimir Zelenski sera entouré des Européens demain lors de son rendez-vous avec Trump à la Maison Blanche. Il y aura plusieurs dirigeants européens dont Emmanuel Macron.
Bah sien Oger, vous êtes au fort de Bréganciion où se trouve le chef de l'État. Le chef de l'État qui après sa réunion en visio cet après-midi va donc prendre la direction des États-Unis. Oui, exactement, on l'a appris il y a quelques minutes.
Il sera au côté de Volodimir Zelinski donc pour cette rencontre demain décisive avec Donald Trump, avec d'autres Européens notamment le chancelier allemand Frédéric Merch qui sera présent. Ursula Vanderlien la présidente de la Commission européenne aussi pour ne citer que l'idée c'est évidemment d'essayer pour l'Europe de peser le plus possible face à Donald Trump et en soutien de l'Ukraine il y avait quand même cette inquiétude avoué à demi mot du côté des Français après la rencontre en Alaska en disant côté français on voyait bien que Donald Trump semblait pressé de de conclure un deal avec Vladimir Poutine et cela pouvait inquiéter les Français les Européens sur une tentation et bien de trop céder au nom de de l'Ukraine et Donc c'est essayer de pourper le plus possible que les Européens et donc Emmanuel Macron vont être au côté de de Volodimir Zelinski avec deux objectifs. toujours essayer notamment d'obtenir le plus de garanties de sécurité possible pour l'Ukraine en cas d'accord et puis parler aussi de ce que l'Ukraine est prête ou pas à concéder en terme de territoire, même si on le dit he côté français, côté européen, une annexion ou une session pure et simple de territoire semble difficilement envisageable mais on commence à se préparer à l'idée que quand même l'Ukraine va devoir peut-être renoncer à une partie de de ces territoires.
C'est tout cela donc qui va être discuté demain. D'abord pour préparer cette rencontre et bien 15h visonférence entre Emmanuel Macron, d'autres dirigeants européens et Volodimir Zelinski. Spécial des 14h30 sur LCI.
Merci beaucoup Bastien OG avec Camille Courta en direct. Vous nous faites vivre tout ça. Général Chauvancy, est-ce qu'il y a une forme de succès de la part des Européens à avoir réussi à à s'inviter finalement à ce rendez-vous entre Zelenski et Trump demain à Washington ? sans aucun doute, rappelez-vous, il y a 3 4 jours avant l'Alaska où Trump disait "Oui, peut-être que les Européens seront là, ne seront pas là." Donc finalement, il y a une évolution.
Donc on revient à ce qu'on évoquait il y a quelques instants. Il faut que Trump quand même arrive à aboutir, à être le faiseur de paix. Il faut à un moment donné qu'il ouvre les portes quand même parce qu'il pourra pas tout faire tout seul.
Il a bien vu qu'il pouvait pas tout faire tout seul. Et puis les Européens, rappelons-nous quand même que ils sont quand même concernés par la sécurité en Europe et que il faut peut-être un peu les écouter. Voilà.
Donc oui, donc là, il y a un succès européen au moins dans le fait qu'il soit accepté à Washington, qu'il soit dans cet entretien en commun. Maintenant, on verra si le succès dure. Quel d'ailleurs quelle sera la comment dire la définition du succès à l'issue de la Réunion de demain ?
À quel moment les Européens diront "Oui, nous avons réussi à obtenir quelque chose" ou partiellement ou pas du tout ? et et là on a du mal aujourd'hui à voir ce qui peut en sortir. On revient à ce qu'on évoqué tout à l'heure enf ce qu'on dit tous les jours d'ailleurs.
Donald Trump aujourd'hui ne sera pas le Donald Trump de demain. Voilà donc dans ces décisions, dans ses appropos, dans ces tweets et donc voilà. Donc pour l'instant à votre réponse clairement oui les Européens ont déjà remporté un succès au moins pour se rendre ensemble autour de Zelki à Washington.