L'invité politique Sud Radio - Avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. L'invité politique de Sud Radio ce matin, Jean-François Aquili. Votre invité, c'est Karim Bouamran, le maire PS de Saint-Ouen, en région parisienne.
Bonjour Karim Bouamran. Bonjour, M. Cette controverse a pris un tour national. La question ce matin, c'est jusqu'où irez-vous à Saint-Ouen, dans votre bras de fer, avec l'enseigne Master Poulet ? Moi, j'ai aucun problème avec Master Poulet.
J'ai juste une priorité en tant que maire, c'est de m'assurer que le droit commun soit respecté, tous les établissements, quels que soient les établissements. Pas plus tard que la semaine dernière, il y a un établissement que peu de personnes connaissent qui s'appelle ACK, qui engendrait des nuisances sonores olfactives dans un quartier de Bain-Michelet. Avec la police nationale, nous l'avons fait fermer, ça n'a pas fait la une des journaux. Donc, ma responsabilité, c'est le droit commun, le respect du droit commun. Et ensuite, c'est m'assurer de la tranquillité des habitants et des habitants. Ça, c'est pour mon rôle de maire.
Et ce qui est important, c'est que nous avons été réélus pour un projet politique en termes de diversité des commerces. On a ce qu'il faut en termes d'offres. En termes d'offres, en termes d'offres, en termes d'offres de près, on a... Ça n'est pas un peu trop loin, cette histoire, Karim Moabran. Mais ça l'est très loin, parce qu'il y a une volonté de caricaturer ce combat politique en se disant que c'est le maire de Saint-Ouen contre Master Poulet. On n'a pas de problème avec Master Poulet et avec n'importe quelle enseigne.
Vous avez visiblement un problème d'installation de cette enseigne.
On a eu un problème de respect du droit commun. Et notre combat, c'est pour la bonne alimentation, la sécurité alimentaire, où là, c'est un véritable sujet politique. Et ça a été monté en épingle avec un côté identitaire, à savoir toutes celles et ceux qui souhaitent avoir une alimentation dite poulet, frit, halal, versus ceux qui mangent plus cher. En plus, en faisant référence à des côtes de porc qui seraient un peu plus chers dans le restaurant d'à côté. Je fais allusion à la dernière sortie de Clémentine Autain, chez vous. Mais c'est caricatural. Le sujet de fond, c'est comment on s'assure qu'il y ait une sécurité alimentaire, parce que c'est un sujet de santé publique.
Ce qu'il faut savoir, c'est que l'origine de ces poulets, c'est une souche unique avec une génétique unique, engendrant des conséquences sanitaires gravissimes pour la population. Donc le sujet, c'est un sujet de santé publique. Alors effectivement, ça a été caricaturé, ça a été monté en épingle.
Vous avez vu ce que titre Libération ce matin, entre Saint-Ouen et Master Poulet, une boucherie politique. C'est Libé qui le dit. Interview de Nabil Barre, l'un des dirigeants du Master Poulet, avec qui vous n'avez soi-disant aucun problème, qui déclare, M. Bouhamran ne veut pas de nous dans le centre-ville, à côté de la belle boulangerie du resto de Thierry Marx. La justice nous a donné raison, mais il tente de passer en force pour nous décrédibiliser. De nombreuses personnes le surnomment le Barack Obama, mais je vends en lui du Trump, dit-il. Il faut dézoomer un peu sur cette histoire.
Alors, le sujet de fond, c'est un, est-ce que les maires aient discuté avec le maire de Boulogne, le maire de Créminal Blicêtre, le maire d'Anière, ou tous les maires, c'est comment vous arrivez à revitaliser vos territoires par rapport à un outil qui s'appelle les commerces. Bon, aujourd'hui,
le tribunal administratif a donné raison à Master Poulet.
Ce n'est pas un commerce illégal, c'est une privatisation de l'espace public. Et justement, le tribunal a jugé que cette privatisation de l'espace public était illégale. Et ensuite, le sujet, quand vous êtes maire ou quand vous êtes responsable politique, comment vous vous assurez que vos commerces soient à l'image de votre projet politique, c'est-à-dire une diversité de l'offre. On n'a pas de problème avec l'offre de Poulême sur Aquilie, mais on a ce qu'il faut. On est tranquille là-dessus.
Mais la liberté d'installation des commerces, où est-elle dans cette histoire ? Parce qu'au fond, c'est autorisé. C'est ça le problème.
C'est un problème de l'égalité. On n'a pas de problème avec la liberté d'entreprendre. Pour le coup, c'est exactement ce que portaient non pas la droite, mais les insoumis. On voit bien le paradoxe entre Éric Coquerel, entre ce qu'il dit dans l'Assemblée nationale, où il se fait le chantre du collectivisme, et là, le chantre de la liberté d'entreprendre, sans compter son côté un peu schizophrénique, où en 2019, il explique qu'il faut défendre la production de poulet français. Et là, il met en avant la production et l'élevage de poulet polonais. Je referme la parenthèse. Donc, on voit bien le double discours de la France insoumise.
Mais il y a un sujet de légalité, non pas de liberté d'entreprendre. Chacun a le droit d'entreprendre. Il y a un sujet de privatisation de l'espace public. Je vous le dis, ces types de sujets...
Quand vous dites ça, vous parlez de quoi, en fait ? Parce que ça concentre certaines populations ? C'est un problème sanitaire ? Quel est-il réellement, en fait, à l'endroit de cette enseigne-là ?
Le sujet est très simple. Quel que soit l'établissement, que ce soit de la vente de poulet ou de la vente de bijouterie ou de la vente de basket ou de la vente de t-shirt, vous n'avez pas le droit de privatiser l'espace public sans que vous ayez une autorisation.
Quand vous dites que c'est simple, c'est monté des vérandas, monté des terrasses.
Mais là, ce n'est plus le cas, apparemment. Mais ce n'est plus le cas. Mais c'est normal, ils l'ont démonté. Suite à mon intervention, ça a été démonté. Mais là, vous souhaitez que ce commerce s'en aille ou pas ? Non, maintenant, le sujet... Quel est-il ? Ce n'est pas... Je souhaite que ce commerce s'en aille. Je n'ai pas de problème iniquité personnel. Je ne suis pas dans un rapport de force iniquité personnel. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, lorsque vous dézoomez, les maires n'ont pas les moyens de leur ambition pour pouvoir faire en sorte qu'il y ait une diversité de commerce s'ils le souhaitent.
Si vous avez un maire qui souhaite avoir 350 bijouteries dans son allée ou bien 350 vendeurs de poulets ou bien 350 vendeurs de t-shirts, c'est son projet politique. Nous, notre projet politique pour lequel on a été réélus, c'est une diversité de commerce, qui plus est, qui plus est, avec des commerces qui apportent une sécurité alimentaire avec des produits bien contrôlés sur le plan de la filiation, sur le plan de la filiation. Pour vous, c'est de la malbouffe, quoi, grosso modo. Ce n'est pas grosso modo. On a toujours fait la promotion de la bonne alimentation, d'où le projet que nous avons mis en avant en termes de sécurité alimentaire, au niveau de carte vitale alimentaire.
Ce qu'on fait, c'est très concret en tant que maire. On arrête avec la décentralisation des cuisines. On fait en sorte que toutes les écoles aient une cuisine centralisée. On réapprend les enfants avec la notion du goût. Donc, malbouffe. On a bien compris. C'est malbouffe, quoi, le sujet. L'accès à la bonne alimentation pour les familles populaires parce que bien manger coûte cher.
Clémentine Autain, à votre place, ici même hier matin, vous l'avez évoqué, tout comme LFI en général, vous accuse de vouloir gentrifier Saint-Ouen. Il y a certaines populations qui ne seraient plus les bienvenues.
La gentrification, c'est chasser les classes populaires, les classes moyennes, du fait d'un logement trop cher avec une politique voulue. Je vous mets au défi, M. Aquilie, de me trouver une personne qui vit dans le logement social à Saint-Ouen qui a été chassée parce que, pauvre, nous avons été la seule ville de France à rénover 1700 logements avec un dispositif qui s'appelle l'ANRU, avec un axe politique unique qui était toutes les personnes qui vivent à Saint-Ouen doivent rester à Saint-Ouen. Ça, c'est le premier point. Le permis de louer, nous l'avons mis en place. L'encadrement des loyers, nous l'avons mis en place.
Démocratiser l'excellence pour les classes populaires, nous l'avons mis en place. Apporter la sécurité. Les premières victimes de la sécurité, ce sont les classes populaires et les classes moyennes. Nous avons démantelé tous les points de deal pour une partie de ces personnes qui parlent de...
Donc, vous refusez cet argument qui est mis en avant par les filles.
Mais pour eux, lorsqu'ils parlent de gentrification, M. Aquilie, c'est une espèce de pudibonderie terminologique pour évoquer la ghettoïsation parce que, du matin au soir, les amis de Jean-Luc Mélenchon se nourrissent de ghettoïsation spatiale, territoriale, culturelle, économique pour mieux alimenter un électorat. C'est un projet politique. En gros, lorsque vous êtes issu des classes populaires, vous n'avez pas le droit au bon et au meilleur. C'est un projet politique. Vous avez écrit sur X,
je vous cite, la conception de la politique pour LFI, les Arabes, les Noirs, les Chinois, les Asiatiques, des quartiers, au Master Poulet. Et pendant ce temps, les Blancs intellectuels de Paris pensent, se réunissent et agissent pour parler des choses sérieuses. Vous avez vu la dernière photo
que j'ai publiée sur X ? Oui, ça se souvient. Elle était quand même assez effarante. C'est-à-dire que, vous avez des personnes qui passent leur temps à nous expliquer, lorsqu'on est issu des quartiers, des gens comme nous, comme nous, ce qu'on doit voter, ce qu'on doit manger, ce qu'on doit penser, avec une ethnicisation du débat politique. Et lorsqu'il s'agit de voter pour leur candidat, ils sont dans l'entre-soi, en excluant toutes personnes, toutes militantes et militants qui seraient comme eux, et je déteste ce terme, racisés, à savoir les maghrébines, les maghrébins, les noirs, les asiatiques.
C'est des manipulations de la part de la France insoumise, de la part de la France insoumise,
c'est du communautarisme. Pire que ça. C'est dans une espèce d'ADN politique. Pour eux, ils ont une vision qui est très simple. Il y a une communautarisation de la vie politique. Lorsque vous êtes... Ils l'ont dit ! Mais ils l'ont dit clairement. Ils ont dit clairement que lorsqu'il y a des villes où il y a plus de maghrébins, de noirs, d'arabes ou d'asiatiques, il leur faut des responsables politiques qui ont ce phénotype. C'est leur projet. Par conséquent, lorsqu'on parle de choses sérieuses, à savoir diriger un parti... Regardez ! Regardez le profil politique des gens qui constituent la direction politique de la France insoumise. C'est assez effarant !
Moi, ma lecture, elle n'est pas au travers du prisme ethnique. Moi, elle est sociale, exacerbée par l'ethnique. Oui, quand on est arabe, noir, juif et asiatique issu des quartiers populaires, on subit 3, 4, 5 fois plus les discriminations. Comme quand on est femme ou comme quand on est LGBT+, oui, ou porteur d'un handicap.
En revanche, la France insoumise part du principe que les maghrébins, les noirs, les asiatiques, issus des quartiers populaires, comme ils veulent bien nous qualifier, parce qu'on parle des quartiers pauvres, doivent se gérer entre eux, doivent manger un type, un type, un type d'aliment, consommer dans un type d'établissement et avoir une assignation à résidence territoriale et spatiale. C'est ça, le sujet.
J'entends bien. Vous estimez également qu'au fond, la France insoumise favorise une forme d'antrisme islamiste dans cette démarche politique ?
Non, je ne ferai pas le débat de l'antrisme islamique parce que je pense que cette porosité est un peu plus complexe et ce serait caricaturer les militants de la France insoumise et je me refuse cette caricature.
Je dis et je parle sur des éléments factuels, la façon d'appréhender le débat politique, Mélenchon l'a dit, on arrête avec les zones rurales alors que ce que moi qui suis issu des cités, ce que vit une femme ou un homme des cités, c'est exactement ce que vit une femme ou un homme issu des zones rurales, c'est-à-dire une absence de service public, comment bien se loger, bien se soigner, mieux manger et comment se dire mon enfant, ma fille, mon fils peut pouvoir bénéficier d'une vie de qualité et comment mes parents peuvent bénéficier d'une retraite de qualité.
Karim Bouhamran, puisque vous évoquez Jean-Luc Mélenchon, donc la présidentielle qui arrive, question, où étiez-vous hier soir ? Vous n'étiez pas la belle viloise ?
Moi hier, j'ai regardé une partie du match de la Titeco de Madrid contre Arsenal et ça m'a fait penser à Mélenchon. Mélenchon pour moi c'est la Titeco de Madrid. C'est-à-dire qu'à chaque fois il arrive en demi-finale et à chaque fois il se fait éliminer. Ça fait quatre fois qu'il va être candidat.
C'est le candidat de gauche le plus désapprouvé et il continue, il continue et en plus c'est une bulle spéculative digitale avec cette espèce de terrorisme digital il nous fait croire qu'il est omnipotent, hyper puissant et une partie de la gauche vous avez traumatisé par Jean-Luc Mélenchon mais sauf que nous à Saint-Ouen on les a défiés et on fait 56%, on met 30 points de différence et on est clair sur notre cap sur notre ligne démocratiser l'excellence faire en sorte que toutes les françaises et les français voient chaque jour leur vie s'améliorer le progrès partagé c'est ça notre vision.
Vous avez lu sa lettre au peuple de France publiée hier si nous convainquons au premier tour nous gagnerons au deuxième l'heure du grand changement est venue c'est le moment d'une révolution citoyenne le leader insoumis il incarne quand même cette espèce de puissance de machine à gauche qui peut battre le RN c'est ce qu'il dit il revendique on va les battre à plate couture
Pareil pour falloir parler avec le football si l'Atletico de Madrid avait mis un but de plus si l'Atletico de Madrid avait gagné la Ligue des Champions Vous avez la métaphore footballistique ce matin Mais la métaphore footballistique parce que franchement je pensais à lui hier en regardant le match je me dis mais c'est vraiment l'Atletico si, si, si Jean-Luc Mélenchon au travers de 3 victoires 4 victoires des municipales nous fait croire qu'il a gagné les municipales ils n'ont rien gagné qu'est-ce qu'il a gagné concrètement ? En quoi il s'autoprogramme
leader maximo de la gauche ? Vous êtes au Parti Socialiste Regardez quand je vous ai dit vous étiez au bout hier soir il y avait la Bellevilloise vous y aviez Clémentine Autain François Ruffin Marine Tondelier Olivier Faure votre premier secrétaire qui était ensemble pour parler d'une primaire du mois d'octobre à gauche La petite primaire Et alors ? Vous y croyez ça vous ?
Non j'y crois pas Non je n'y crois pas Je n'y crois pas Je pense que ce qui doit se faire est-ce qu'il faut un candidat hors Jean-Luc Mélenchon pour pouvoir gagner les élections présidentielles Oui j'y crois et il faut dégager la meilleure candidate ou le meilleur candidat pour battre Jean-Luc Mélenchon parce que si on a Jean-Luc Mélenchon face à M.
Bardella ou Mme Le Pen on sait très bien que le RN viendra au pouvoir et on ne se lève pas le matin en se disant il faut battre l'extrême droite ce n'est pas un projet politique battre l'extrême droite le projet politique c'est plus de services publics plus de santé plus de logements la grandeur de la France en internationale plus de sécurité plus de sécurité alimentaire et c'est ça qui nous donnera la possibilité
de battre l'extrême droite vous avez vu les miettements à gauche hors LFI vous aviez Olivier Faure votre premier secrétaire qui était hier soir à la Bellevilloise apparemment il n'a pas encore consulté les socialistes les électeurs les adhérents mais il a l'air de valider cette idée de primaire avec cette petite primaire là
c'était son idée mais d'accord les militants socialistes ne sont pas encore exprimés les militants écologistes ne sont pas encore exprimés il a tort Olivier Faure ?
je ne sais pas s'il a tort ou il a raison ce que je sais simplement c'est qu'il n'y a rien qui se dégage et il n'y a pas de chemin qui nous donne la possibilité de nous dire oui la gauche va revenir au pouvoir et il faut changer de méthode et changer de méthode ce n'est pas de faire des espèces de petits conclaves des petits calculs à la petite semaine comme on a fait lors des dernières séquences électorales c'est de se dire voilà quel projet politique on veut pour la France hier à la Bellevilloise qu'est-ce qui s'est discuté en termes de sécurité qu'est-ce qui s'est discuté en termes de logement qu'est-ce qui s'est discuté en termes de santé en termes d'éducation en termes de démocratisation d'excellence en termes de paix aujourd'hui c'est quoi la position de la gauche au regard des évolutions géopolitiques donc Olivier Faure j'étais en Colombie la semaine dernière j'ai discuté avec l'ancien président de la Colombie prix Nobel de la paix il ne m'a pas parlé des primaires
Olivier Faure il doit quitter le PS il doit quitter la direction du PS pour vous il ne fait pas le job par rapport à ce défi qui arrive en 2027 ou pas ?
je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises sur le leadership d'Olivier Faure que ce soit par rapport au congrès ou que ce soit par rapport à la stratégie ou que ce soit même par rapport à la séquence municipale Olivier Faure n'a pas gagné ce qu'ont gagné c'est les maires socialistes des maires de gauche mais il n'a pas fait le ménage il n'a pas fait le ménage parce que derrière il s'accroche à son pouvoir mais moi je ne peux pas réformer les statuts
vous avez dit Karim Bouhamran pour conclure vous avez dit début avril il y a un mois que vous pouviez être une solution vous une solution par rapport à 2027 vous en êtes où de la réflexion ? on réfléchit on mature
t'es dur à répondre à ça à chaque fois non mais c'est pas ça parce que je m'exprimerais en temps et en heure ce que j'ai dit c'est qu'aujourd'hui vous y pensez quand même aujourd'hui la personne qui dit je suis candidat je pense qu'elle n'est pas dans le bon timing aujourd'hui au regard des enjeux géopolitiques des enjeux économiques moi ce que je vois dans ma ville c'est l'augmentation du prix de l'essence c'est la crise du logement c'est trop tôt pour dire que je suis candidat ? c'est trop tôt il y en a quelques-uns
déjà qui y tournent il faut leur poser la question
c'est eux qui gèrent leur horloge et leur timing mais parce que les Hollandes
ce n'est pas la solution pour vous tout ça ?
je ne sais pas si c'est ni le problème ni la solution Master Poulet ne vous donne pas des ailes la formule n'est pas de moi elle est signée Juliette non mais Juliette c'est pour Juliette mais tous les jeux de mots qu'on a pu entendre là-dessus bon pas de problème vive les Calembours vive la France des Calembours mais honnêtement sur la question de Master Poulet on parle de souveraineté c'est un sujet et vous êtes quelqu'un de très sérieux très sérieux souveraineté nationale sécurité alimentaire santé publique traçabilité pouvoir d'achat et faire en sorte que les Françaises et les Françaises puissent bien manger et bien vivre et avoir de l'espoir partagé et ce soir ce ne sera pas le Red Star ce sera le Bayern ce soir c'est le Bayern et samedi c'est le Red Star peut-être en Ligue 1 allez
oui c'est vrai merci Karine Bois merci à vous un petit espoir oui un petit espoir un petit espoir parce que Saint-Etienne Le Mans on voit le Stéphanois en vous non non pas du tout faites votre coming out on a parlé de volaille et la cochonnaille on va l'évoquer aussi est-ce que vous seriez prêt vous à participer à un banquet du canon français vous savez il est critiqué notamment aussi par le recteur de la mosquée de Paris parce qu'on y sert en fait du cochon puis il y a toute une polémique autour de ça
non mais ce qui me gêne au travers de cette histoire et on l'a vu avec la réaction de certains journalistes de chaînes concurrentes c'est la folklorisation du débat d'une part et d'autre part l'aspect le clivage identitaire dans mes proches dans ma famille il y a des personnes qui mangent halal il y a des personnes qui mangent caché il y a des personnes qui mangent du porc le sujet n'est pas là c'est comment faire en sorte qu'on arrive à vivre tous ensemble qu'on ne monte pas les communautés les unes contre les autres c'est ce qu'on veut faire à travers ça bien sûr c'est ce qu'on veut faire on veut cliver et moi je ne suis pas pour une société qui est clivée et qui est clivante mais une société qui rassemble une concorde
allez nous en parlons 0 826 300 300 dans un instant