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InterviewC à vous (sur YouTube)· 2 février 2023 8 minContradictoireFond programmatiqueSantéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Accès à l’IVG : liberté ou droit ? - Laurence Rossignol - C à Vous - 02/02/2023

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    On va parler des étapes à venir encore avant l'éventuelle modification de la Constitution, mais le chemin est long parce qu'on a vu à quel point le sujet reste extrêmement clivant.

  • 2:39FerméeRéponse directe

    Vous regrettez que le mot « droit » ait été abandonné ?

  • 3:19OuverteRéponse directe

    Quelle est la portée juridique de dire plutôt le droit ou plutôt la liberté dans la Constitution ?

  • 3:51RelanceRéponse directe

    Il prétend que c'est mieux parce que ça donne de la souplesse aux législateurs pour faire évoluer la loi, éventuellement dans un sens encore plus favorable.

  • 4:28OuverteRéponse directe

    Vous demandez solennellement aux députés de l'Assemblée nationale de vous suivre parce que tout pourrait à nouveau changer ?

  • 5:09FerméeRéponse directe

    L'idée, c'est d'échapper au référendum dont l'issue serait incertaine, pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Invité politiqueFait
    « on a progressé parce qu'au mois d'octobre, on avait déjà eu à voter sur la constitutionnalisation de l'IVG sur la base d'une proposition de loi qui était déposée par toute une série de sénateurs qui étaient favorables et conduites par ma collègue Mélanie Vogel. »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « les adversaires de l'IVG n'ont jamais désarmé depuis 1974. Ils n'ont jamais lâché. »
  • 1:59Invité politiqueFait
    « C'est une régression sans précédent aux États-Unis pour les femmes américaines. »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « La gauche est toujours battue pour le droit à l'IVG, comme droit des femmes. Et la droite a toujours été plutôt sur le versant des libertés que sur celui des droits. »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « Je pense surtout que ce qui compte, c'est que l'IVG entre dans la Constitution. »
  • 4:28Invité politiqueFait
    « On a fait un grand pas hier vers le Congrès. »
  • 5:19Invité politiqueFait
    « Pour réformer la Constitution, soit il faut une proposition de loi qui aboutit systématiquement sur un référendum, soit c'est un projet de loi, d'initiative du gouvernement, et auquel cas, on va au Congrès, où il faut les trois cinquièmes du Congrès pour que ce soit adopté. »
  • 6:19Invité politiqueChiffre
    « Moi, je n'ai pas peur du référendum. Je pense qu'on a 81% des Français aujourd'hui qui soutiennent cette idée de faire entrer l'IVG dans la Constitution. »

Temps de parole

  • Laurence Rossignol71 %
  • Locuteur non identifié14 %
  • Locuteur non identifié 211 %
  • Locuteur non identifié 34 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

On va parler des étapes à venir encore avant l'éventuelle modification de la Constitution, mais le chemin est long parce qu'on a vu à quel point le sujet reste extrêmement clivant. 14 voix d'écart seulement. Oui, et

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Laurence Rossignol

on a progressé parce qu'au mois d'octobre, on avait déjà eu à voter sur la constitutionnalisation de l'IVG sur la base d'une proposition de loi qui était déposée par toute une série de sénateurs qui étaient favorables et conduites par ma collègue Mélanie Vogel. Et à ce moment-là, la proposition a été rejetée par le Sénat. Et on a vu un débat d'ailleurs très tendu à ce moment-là. Et on avait indiqué qu'en fait, derrière le rejet de la constitutionnalisation, c'était le malaise toujours persistant dans une partie de la droite à l'égard du droit à l'IVG qui était posé. Et en fait, quand on écoute aussi bien Stéphane

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Locuteur non identifié

Ravier... loi votée en 1974 et un malaise qui perdure en 2023. Oui, tout à fait. Mais

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Laurence Rossignol

les adversaires de l'IVG n'ont jamais désarmé depuis 1974. Ils n'ont jamais lâché. Il a fallu faire depuis 1974 plusieurs lois

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Locuteur non identifié

pour

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Laurence Rossignol

les contenir. On a fait d'abord la loi sur le délit d'entrave à l'IVG pour qu'ils arrêtent de s'enchaîner aux portes des centres d'IVG ou d'occuper les salles d'attente. Moi-même, quand j'étais ministre, j'ai fait la loi sur le délit d'entrave numérique à l'IVG parce qu'ils ont des sites internet, quelqu'un cherche, elle arrive sur leur site et là, sous prétexte de donner des informations soi-disant objectives, en réalité, ils attirent les femmes sur des numéros de téléphone vert et ils leur expliquent qu y a beaucoup d'alternatives à l'IVG. Gardez votre enfant et puis placez-le après en vue d'adoption. Donc on a fait une loi pour sanctionner ce délit d'entrave numérique à l'IVG.

Donc, on ne les a jamais quittés des yeux. Il faut tout le temps les surveiller. Et d'ailleurs, il y a une dizaine de jours, ils manifestaient à Paris.

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Locuteur non identifié

Le 22 janvier. Le 22 janvier, manifestaient à Paris. Et leur slogan, c'était « Ne votez pas la constitutionnalisation ». Donc, c'est un combat permanent. Alors, Bruno Rotaillot appelle ça « les débats qui fracturent la société américaine Non, ce n pas un débat qui fracture la société américaine. C'est une régression sans précédent aux États-Unis pour les femmes américaines. Et d'ailleurs le fait qu'il appelle ça un débat qui fracture est assez significatif. Moi quand je parle de ce qui se passe aux Etats-Unis, je qualifie ce qui se passe aux Etats-Unis comme étant une atteinte phénoménale à l'encontre de la liberté des femmes. On va revenir à ce qui se passe aux États-Unis, évidemment.

Un vote historique, mais faute de mieux, disait Patrick, parce que le droit à l'IVG n'est pas utilisé. L'expression précise dans le texte voté hier soir, c'est la notion de liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse qui a été choisie. Vous le regrettez, évidemment, que le mot « droit » ait été abandonné ?

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Laurence Rossignol

Alors, c'est une affaire d'histoire différente, de culture. Moi, je suis issue de la culture du mouvement féministe, de la gauche. La gauche est toujours battue pour le droit à l'IVG, comme droit des femmes. Et la droite a toujours été plutôt sur le versant des libertés que sur celui des droits. Considère que dans le droit, il y quelque chose d'opposable, alors que la liberté laisse à l'individu son choix. Donc il a une dimension symbolique dans cet échange-là, une dimension culturelle, une dimension sémantique et politique.

3:10
Locuteur non identifié

Après,

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Laurence Rossignol

il faut se demander quelle est la dimension juridique. Quelle est la portée juridique de dire plutôt le droit ou plutôt la liberté dans la Constitution ? Parce que le but est,

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Locuteur non identifié

dans

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Laurence Rossignol

la Constitution, de protéger les femmes d'éventuels changements de majorité et qui s'attaqueraient aux droits des femmes à disposer de leur corps.

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Locuteur non identifié

Et

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Laurence Rossignol

en fait, probablement, l'effet juridique est à peu près le même. C'est-à-dire qu'un Conseil constitutionnel, saisi d'une loi qui réduirait les délais ou par exemple limiterait les VG à des situations comme celle du viol, aurait à juger avec une Constitution qui dirait droit ou qui dirait liberté et probablement ce serait la même décision. Donc on est en train de travailler

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Locuteur non identifié

là-dessus. Il prétend que c'est mieux parce que ça donne de la souplesse aux législateurs pour faire évoluer la loi, éventuellement dans un sens encore plus favorable.

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Laurence Rossignol

Oui, c'est un argument qui me va d'un certain point de vue, si c'est pour faire évoluer la loi d'un point de plus favorable. Je pense surtout que ce qui compte, c'est que l'IVG entre dans la Constitution. C'est pour ça que nous, la gauche, on a voté sans hésiter l'amendement de Philippe Bas. Et on s'est trouvé un peu dans la même situation, toutes choses égales par ailleurs, que celle de la gauche en 1974. Quand il a fallu voter la loi Veil, ce n'était pas la loi

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Locuteur non identifié

que la gauche voulait. La gauche ne voulait pas

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Laurence Rossignol

de la clause de conscience, de la condition de détresse, de délai à 10 semaines, du non-remboursement par la Sécurité sociale. Mais si la gauche ne votait pas, la loi Veil ne passait pas. Donc il y le choix entre la loi Veil telle qu'elle était et rien. Hier soir au Sénat, on avait le choix entre l'amendement de Philippe Bas, avec

4:43
Locuteur non identifié

les

4:43
Laurence Rossignol

frustrations qu'on peut avoir, ou rien. On a choisi l'amendement de Philippe Bas parce que cette affaire est une affaire de compromis. On avance sur ces sujets-là par compromis. Le Sénat est un lieu où on sait

4:53
Locuteur non identifié

nouer des compromis. Maintenant, la suite de cette affaire, là on a aligné deux planètes. Il faut encore en aligner quelques autres derrière. Ça veut dire que vous demandez solennellement aux députés de l'Assemblée nationale de vous suivre parce que tout pourrait à nouveau changer ? Alors, on

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Laurence Rossignol

peut demander ça aux députés de l'Assemblée nationale, mais après, on serait dans la situation d'une proposition de loi. Or, je vais faire deux secondes de droit constitutionnel. Pour réformer la Constitution, soit il faut une proposition de loi qui aboutit systématiquement sur un référendum, soit c'est un projet de loi, d'initiative du gouvernement, et auquel cas, on va au Congrès, où il faut les trois cinquièmes du Congrès pour que ce soit adopté. Il est clair que la voie la plus simple, c'est celle du Congrès et des 3-5ème. On a fait un grand pas hier vers le Congrès.

Donc maintenant que le Sénat comme l'Assemblée ont manifesté que l'un et l'autre sont favorables à ce qu'on inscrive l'IVG dans la Constitution, il faut

5:47
Locuteur non identifié

que

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Laurence Rossignol

le gouvernement prenne la main et que le président de la République dise « Je

5:51
Locuteur non identifié

prends

5:52
Laurence Rossignol

en charge la suite de cette affaire par un projet de loi et une rédaction qui soit de nature à convenir au Sénat. Il faut que tous ceux qui voté hier, nous les retrouvions au Congrès et que le texte soit voté dans les mêmes termes, dans les deux assemblées et que l'Assemblée aussi trouve que cette nouvelle rédaction lui convienne.

6:13
Locuteur non identifié

L 'idée, c'est d'échapper au référendum dont l'issue serait incertaine, pensez-vous ? Alors, on en parle avec

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Laurence Rossignol

les associations féministes et avec les collègues. Moi, je n pas peur du référendum. Je pense qu'on a 81% des Français aujourd'hui qui soutiennent cette idée de faire entrer l'IVG dans la Constitution. Je n pas peur du référendum.

6:30
Locuteur non identifié

Pour

6:30
Laurence Rossignol

autant, je pense que la bonne procédure, c'est celle du Congrès, c'est la plus simple, c'est celle qui nous évite de voir des individus comme celui qu'on a vu il y un instant au Sénat paradés sur les plateaux télé, avoir un temps de parole donné

6:45
Locuteur non identifié

obligatoire. référendum, demain, on donnera la parole aux anti-avortements autant qu'aux pro-avortements ici même. Au nom du respect des temps de parole. C'est quelque chose que je disais. J'évoquais

6:56
Laurence Rossignol

notre

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Locuteur non identifié

sénateur ex-Reyne Zemmour et

7:00
Laurence Rossignol

il viendrait à part égale discuter et défendre, dire ce qu'il dit. Parce que quand même, il a beau dire que personne ne remet l'IVG en cause, mais lui, faut voir ce qu'il dit. Qui, à part les anti-IVG, compte combien il y eu d'IVG dans ce pays depuis la loi Veil ? Seuls les adversaires de l'IVG font ça. Qui fait le lien entre l'IVG et la baisse de la natalité ? Les adversaires de l'IVG. Donc ces gens-là peuvent dire tout ce qu'ils veulent. En réalité, ils sont profondément toujours hostiles à la liberté des femmes.