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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 9 décembre 2012 11 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalTravail & emploiÉconomie & entreprises

BFM Politique : l'interview BFM Business, Xavier Bertrand répond aux questions d'Emmanuel Lechypre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    Comment avance la résolution de la crise européenne en 6 mois ?

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Est-ce que la nomination de Moscovici à l'Eurogroup est un non-événement ou un levier d'action ?

  • 2:46OuverteRéponse directe

    L'euro fort est-il une fin en soi ou doit-il servir l'emploi et l'industrie ?

  • 3:26OuverteRéponse partielle

    Comment définir le compromis historique sur le dialogue social proposé par Hollande ?

  • 4:09OuverteRéponse directe

    La réforme du marché du travail est-elle possible et les deux parties (entreprises/salariés) peuvent-elles y gagner ?

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Le code du travail protège-t-il ou favorise-t-il le chômage ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:25Fait
    « Le Président de la République a été très imprudent en disant que toute crise de l'euro était derrière nous. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:05
Locuteur

avec Emmanuel le Chipre bonsoir Emmanuel bonsoir bonsoir Xavier Bertrand bonsoir euh un petit détour par l'Europe avant d'attaquer le les sujets français grosso modo en 6 mois vous avez l'impression qu'on a avancé comment dans la résolution de la crise européenne on avait l'impression qu'on était plutôt bien parti le somm de fin juin la BCE qui décide de prendre les choses en main et puis là ce weekend monsieur Monty qui dit moi j'en ai marre je jette les PES est-ce que ça veut dire que finalement on souffle pas le chaud et le froid et qu'on a pas des mauvaises nouvelles devant nous encore la première des choses c'est que heureusement que Mario dragi lui celui de Francfort de la Banque centrale europeneel celui de Francfort celui de Francfort dragi raponti que dragi a fait les les les justes choix heureusement que lui a pris ses décisions pour qu'on on essaie de laisser derrière nous la crise est d'être souveraine mais je pense que le Président de la République a été très imprudent en disant que toute crise de l'euro était derrière nous et ce qu'on demande d'ailleurs à un président de la République c'est pas de faire des des paris sur l'avenir mais c'est de préparer l'avenir quant à Monsieur Monty c'est le retour de Monsieur Berlusconi qu'on est la cause je sais pas si le retour de Monsieur Berlusconi c'est une bonne nouvelle pour les Italiens ce sera à eux de le dire mais c'est pas une bonne nouvelle pour les Européens parce qu'un Mario Monty qui faisait faire le travail de réforme nécessaire indispensable dans son pays c'était important pour l'Italie mais aussi pour l'Europe l'Europe ne peut pas se permettre d'avoir un enfant malade l'un ses enfants qui soient malades donc je souhaite que en Italie puisse continuer ce travail mais je n'ai pas envie non plus que la France devienne l'enfant malade de l'Europe dans les mois ou dans les années qui viennent et c'est ce qui risque de se passer si on nage pas sans délai les réformes de structure qui qui sont incontournables et chacun le sait bien notre ministre de l'Économie Pierre Moscovici va sans doute prendre les reennes de ce qu'on appelle l'Eurogroup à la place du Luxembourgeois Jean-Claude Junker est-ce que ça vous paraît un non événement ou bien est-ce que c'est un poste où on a vraiment des marches de manœuvre on peut jouer comme un levier sur sur l'action européenne bah si c'est pour faire en Europe la même chose qu'en France c'est-à-dire ne jamais choisir ne jamais réformer ce serait pas un non événement ça serait même une mauvaise nouvelle pour l'Europe mais vous voyez le le défi européen aujourd'hui devant nous il est aussi économique l'eurofortt pour l'eurofortt c'est pas une fin en soi que l'on parle d'e rfor soit mais une condition c'est que ce soit aussi au service de l'emploi aussi au service de l'industrie je regarde ce qui se passe comment la Chine réussi à tenir malgré la crise économique internationale c'est parce qu'avec leur monie le Yan il est dévalué on le sait bien et seulement il garde de l'industrie parce qu'ils sont eux aussi concurrencés par ce qu'ils appellent les petits dragons asiatiques ils sont à côté d'eux qui leur font concurrence les Américains comment est-ce qu'ils réindustrialisent de deux façons avec un dollar faible très faible et aussi avec le gaz de schiste parce queux n'ont pas les ornières les illères pardon les illères que nous avons nous en refusant de regarder ce que le gaz de chiste peut nous apporter et et nous en Europe je tiens à le dire avoir un eurofort d'accord mais il faut qu'on continue aussi à produire il y avait une très bonne interview intéressante voilà quelques jours de de quelqu'un qui s'appelle Philippe villa et qui développait cette idée à force de garder l'eurofortt est-ce qu'on va garder des autos en France et en Europe la question mérite débat alors la question mérite débat vous savez que l'un des objectif de François Hollande c'est aussi d'établir un dialogue social qui a bien du mal à exister en France si jamais d'ailleurs a existeré et voilà comment il définit son compromis historique permett de lutter contre la précarité du travail amortir les chocs conjoncturels avec une nouvelle conception de ce qu'on appelle l'activité partielle mieux traiter les procédures collectives trop lourd en France donner plus de souplesse mais aussi plus de sécurité pour les employeurs comme pour les salariés voilà le compromis que nous devons chercher que les partenaires sociaux ont entre leurs main je souhaite qu'il le trouve c'est leur intérêt c'est l'intérêt du pays alors effectivement euh bon on a parlé de de l'Europe mais vous l'avez dit chacun doit d'abord faire le ménage aussi chez lui et nous il y a un et surtout nous et effectivement alors il y a un dossier bon qui fait pas tous les jours la une des journaux mais qui est quand même très lourd de conséquence pour pour les français et qui si ça réussit sera peut-être la réforme du quinquena c'est la réforme du marché du travail alors on nous dit d'un côté on va essayer de donner plus de flexibilité aux entreprises de l'autre plus de sécurité aux salariés est-ce que ça vous paraît d'abord possible est-ce que c'est pas quelque chose de de pays de ouioui de dire les deux vont être gagnants finalement bien sûr que c'est possible bien sûr que c'est possible nous avions commencé dans cette voie mais je dois aussi reconnaître qu'on est pas allé jusqu'au bout des choses pourquoi si on va le dialogue social à la française il est intéressant quand il marche vraiment mais il peut aussi être bloquant et moi je crois profondément au dialogue social mais l'avenir du dialogue social se fera à mon sens davantage dans les entreprises sur le terrain au plus près du terrain plus encore que dans les négociations où on recherche le compromis historique il vaut mieux avoir moins de signataires de ce compromis historique mais plus de résultat au service de l'emploi je peux aller plus loin la réforme nécessaire c'est celle du marché du travail alors il faut aussi reconnaître que le petit livre rouge plutôt le gros livre rouge qu le code du travail ça n'est pas aujourd'hui ce qui protège le plus l'emploi ça n'est pas aujourd'hui ce qui favorise le plus l'emploi et c'est pas aujourd'hui ce qui garantit le plus le retour à l'emploi des salariés est-ce que je peux vous donner quelques exemples notamment sur la question du licenciement Vous avez aujourd'hui 80 % des besoins d'emploi 80 % seulement qui sont pourvus vous avez 20 % des emplois ce que je vais dire ne va peut-être pas faire plaisir la belle affaire 20 % des emplois qui ne sont pas pourvu parce que les chefs d'entreprise se disent si demain la conjoncture se retourne si j'ai moins de travail à donner à mes à mes salariés attendez attendez attendez il y a deux sujets différents c'est si jamais j'ai pas assez de travail à leur donner je ne pourrais pas me séparer mes salariés je préfère ne pas prendre des contrats dé marchés avec des clients mais ne pas être bloqué après pour me séparer de ces salariés c'est 20 % des besoin d'emploi dans notre pays ça ferait reculer le chômage donc ce qu'il faut dire clairement c'est que le licenciement doit être plus court les procédures de licenciement plus courtes qu'il faut aussi qu'on rentre pas dans des procédures interminables et je pense pour ma part qu'il faut donner des sécurités aux salariés c'est-à-dire comme je l'indiquais tout à l'heure à Olivier mazerol plutôt que de dire vous garderez exactement le même emploi on vous garantit dans ces conditions-là une formation pour aller dans un des métiers où on a besoin mais attention vous avez droit donc à une formation rémunérée mais vous aurez le devoir de prendre les emplois qu'on vous proposera mais ce que vous dites c'est que la négociation telle qu'on l'amène aujourd'hui c'est-à-dire allez on vous met tous ensemble syndicat de de patron syndicat de salariés autour de la table ce qui n'a quand même pas donné de grands résultats depuis depuis un moment finalement vous dites on reproduit le même schéma et ça ne donnera rien mais parce qu'on recherche à chaque fois la photo historique avec notamment on espère toujours avoir la CGT qui va signer mais si la CGT signe un accord vous croyez vraiment que c'est vraiment très bon pour les entreprise bien sûr que non par contre intéressant c'est que la CGT retrouve plus souvent son stylo pour signé dans les entreprises sur le terrain qu'au niveau national il y a une raison à cela parce qu'il y a la pron la pression des salariés qui disent si c'est bon pour l'emploi et ben dans ces cas-là faut pas hésiter à signer mais est-ce que vous avez l'impression que le patronat français joue le jeu parce que tout à l'heure vous disiez il faut plus de flexibilité bon d'accord plus de formation pour les salariés mais également avec quand même des obligations est-ce que vraiment la faute vient plus du côté des sindicat que du côté du patronat les tors partagés tort partagés également par les politiques où on n' pas assez dénoncer les choses et en disant très clairement que si on n'arrive pas à se mettre d'accord dans un accord entre partenaires sociaux faut que le politique prenne ses responsabilités et aille jusqu'au bout prenez un exemple j'avais proposé voilà quelques années le contrat de travail unique pour qu'on sorte de cette différence entre le CDI le contrat dur indéterminé et le CDD parce que le problème du CDD essayez de vivre normalement quand vous avez un CDD essayez d'aller acheter votre voiture essayez d'acheter votre maison c'est très compliqué parce qu'il y a pas de garantie sur du long terme quand j'ai fais cette proposition à l'époque mais on me le renvoyé la figure le contrat unique et qui me l'a renvoyé à figure également le patronat alors que l'une des questions qu'on doit se poser c'est dans cette représentativité est-ce que ceux qui s'expriment sur les ones notamment les représentants du medf madame Pariso est-ce qu'elle traduit exactement la pensée des entrepreneurs sur le terrain c'est aussi l'une des questions qu'on doit se poser et rechercher je le répète moins de signataires si il le faut mais plus de résultats alors là il y a une mesure qui est qui est sur la table qui consiste à dire voilà on va moduler un petit peu les cotisations chômage pour essayer de décourager justement les les les embauches à court terme et essayer de favoriser au contraire les les CDI c'est une mesure qui vous paraît importante ou c'est pas grand-chose concrètement c'est pas ça qui va enrayer l'augmentation du chômage ouais parce que c'est quand même ça aujourd'hui notre vrai défi nous avons une augmentation du du chômage aussi importante qu'au cœur de la crise de 2008 alors que les circonstances ne sont pas les mêmes il faut voir que depuis l'élection de François Hollande le chômage augmente deux fois plus vite que pendant les 6 premiers mois est-ce que c'est de la faute de Sarkozi si ça augmente deux fois plus vite est-ce que ça va être de la faute de Sarkozy pendant 4 ans sitation avec une augmentation deux fois plus vite Olivier Marol ah non ce qui se passe par contre au contraire c'est qu'on a un gouvernement je dis qui a baissé les bras baisser les bras face au chômage or je le redis le chômage n'est pas une fatalité et si vous voulez enrayer le chômage ça passe par une vraie politique économique nous navons pas en France nous navons pas en France parce que l'innovation tout ça c'est bien mais ça va marcher dans la recherche et développement tout ça ça va marcher dans vous avez un premier vous avez un premier fact vous avez un premier facteur ce premier facteur c'est tout simplement que les même en en cas de crise économique de difficultés économique il y a quand même des chînes entreprises qui ont besoin qui ne recrutent pas il faut un choc psychologique qu'un choc de confiance voilà en quoi cette négociation sur l'emploi peut y répondre mais j'aimerais qu'on aille jusqu'au bout jusqu'au bout et là je nen suis pas certain la deuxième chose c'est qu'il faut aussi mieux former les demandeurs d'emploi en les amenant vers les secteurs qui eux continuent à recruter on a besoin de règleurs on a besoin de métiers de bouche partout sur le territoire il faut amener les demandeurs d'emploi vers ces emplois-là et puis l'autre aspect c'est qu'il faut arrêter de dénoncer en permanence les entrepreneurs faut que le gouvernement change de discours parce aujourd'hui on a une fracture entre les entrepreneurs et le gouvernement or ce sont les entrepreneurs et personne d'autre qui nous sortiront du chômage merci Emmanuel on va marquer une pause pour le journal de 19h et puis ensuite on parle des questions de société notamment le mariage homosexuel à tout à l'heure Bertrand