F. Lopez & B. Cyrulnik : nos fêlures, nos forces - C à Vous l’Intégrale - 11/05/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous" pour vous accompagner jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
J.Merle est en cuisine. - B.Chameroy: Mais ce sera juste un régal.
Il nous prépare une... - J.Merle: Une frittata. - B.Chameroy: Ca sent diablement bon. - J.Merle: C'est une sorte de grosse omelette cuite au four.
Vous pouvez mettre tout ce que vous voulez dedans. Ensuite, il n'y a plus qu'à couper des petites parts et à servir ça avec une salade. - B.Chameroy: La bonne nouvelle, c'est que j'ai rien à faire. - A.-E.Lemoine: Merci.
C'est l'un des visages emblématiques de la feel good télé, l'animateur producteur qui a inventé entre autres "Rendez-vous en terre inconnue", "La Parenthèse inattendue" ou "Un Dimanche à la campagne". - F.Lopez: A.-E.Lemoine, vous m'avez reçu tant de fois, je rêvais de vous recevoir. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'il rêvait vraiment de m'inviter dans "Un Dimanche à la campagne"ou est-ce que c'est pas faute de mieux?
Son rêve ultime est de réunir J.-J.Goldman, M.Obama et B.Cyrulnik.
Pour Jean-Jacques, on est sur le coup. Pour B.Cyrulnik, il est là.
Bonsoir. Vous saviez que vous étiez l'invité rêvé de F.Lopez? - B.Cyrulnik: J'en rêvais. - A.-E.Lemoine: Pourquoi ce trio? - F.Lopez: Je vais parler de Boris parce qu'il est là.
Je l'ai interviewé à 25 ans. Une journaliste devait l'interviewer. Elle est tombée malade.
J'ai lu toute la nuit son livre. Il m'a bouleversé. Boris est un sachant qui réussit à ne pas vous intimider.
Il m'a presque traité sur un pied d'égalité. Il a beaucoup fait rire la salle et prenait beaucoup d'exemples. Il a réussi à nous faire croire qu'on était intelligents.
Il nous donne de l'espoir tout le temps. - A.-E.Lemoine: La nouvelle émission que vous produisez s'appelle "J'irai au bout de tes rêves".
L'animatrice qui a eu l'idée de ce concept réalise les rêves de seniors. - F.Lopez: Elle permet à des jeunes de réaliser les rêves de leurs grands-parents. - A.-E.Lemoine: Clin d'oeil à la chanson de J.-J.Goldman. - F.Lopez: Avec sa validation. - A.-E.Lemoine: On en parle dans un instant avec M.Barnérias.
On parle de votre nouvel ouvrage, Boris, dont le titre a le mérite d'être clair: "Au saccage des petits bonheurs". Vous partez du constat que la société est plus anxiogène aujourd'hui. On perd de vue tous les rites, les petits bonheurs du quotidien qui font qu'on vit mieux ensemble.
C'est le constat? - B.Cyrulnik: Oui.
Le plaisir d'être ensemble exige des petits rites de civilisation. Vous venez de hocher la tête, de sourire, vous m'encouragez à continuer. C'est un langage verbal.
C'est des conventions. C'est pas la vraie culture avec les lois...
C'est une convention comme un langage. - A.-E.Lemoine: Dire "bonjour", écouter l'autre, le laisser finir ses phrases, ne pas l'interrompre... - B.Cyrulnik: C'est un tour de parole que les bébés apprennent avant de parler.
Ils ont un tour de babil. Ils attendent que l'adulte ait fini sa phrase. La logique des mots n'est pas la même.
Ils attendent la fin de la phrase et se mettre à babiller à leur tour. Il y a un temps de babiller avant la parole. Ca veut dire qu'ils représentent le monde mental de l'autre. - A.-E.Lemoine: Ce sont des habitudes qu'ils perdent rapidement, à l'adolescence. - P.Cohen: Avant l'adolescence!
Ca peut crier. - A.-E.Lemoine: En tout cas, réinstaurer les bonnes manières, c'est comme ça qu'on peut les appeler, aurait pour effet immédiat de rassurer les enfants, de mieux canaliser leurs pulsions, leur élan vers l'autre. - B.Cyrulnik: Les pulsions sont une forme de vie.
C'est bien d'en avoir, mais il faut que la culture en donne une forme. Cette phrase que je viens de prononcer, beaucoup de gens ont du mal. Je viens d'associer la biologie, la pulsion, avec la culture.
Les gens demandent si c'est inné ou acquis. C'est plus possible de raisonner comme ça. C'est les 2.
La pulsion doit être structurée par la culture. Vous dites que ça se perd facilement, mais les rites de civilisation se réinventent. Quand vous êtes invité chez quelqu'un, ça arrive moins qu'on se mouche dans la nappe.
Au Moyen Age, ça se faisait. La fourchette, la petite fourche...
Une princesse vénitienne va en Turquie et voit un bijou qui était une petite fourche à bijoux. C'est une fourchette. Elle prend dans le plat commun, avec sa petite fourche et elle porte à sa bouche.
Ca a provoqué un scandale. Par ce comportement, elle se décivilisait. Elle signifiait: "Je ne veux pas mettre ma main là où vous mettez la vôtre." Elle a provoqué un scandale. 2 ans après, elle a eu une maladie.
Aujourd'hui, on dirait une maladie vénérienne. On avait la preuve que Dieu l'avait punie de se servir de la fourchette. - A.-E.Lemoine: Dans la déritualisation du quotidien, il y a évidemment l'impact des réseaux sociaux, des écrans.
C'est un progrès? - B.Cyrulnik: Les machines sont merveilleuses.
C'est magique. Les effets secondaires sont terriblement coûteux, surtout pour les enfants, même pour les adultes. Au-dessus de 3 ou 4 heures d'écran par jour, vous multipliez votre risque de dépression par 4.
C'est vite fait. Pour les enfants, c'est une diminution de la parole, des interactions. Ils n'apprennent plus les petits gestes du quotidien.
Ils ne savent plus décoder les mimiques faciales. Ils ne savent plus si vous êtes fâché, si vous les invitez au jeu ou non. Tous ces rites de civilisation, ils ne peuvent plus les apprendre.
La machine, c'est de la magie. Quand on fait un Zoom et que vous avez 500 personnes dans votre bureau de 10 m2, c'est de la magie, mais c'est terriblement coûteux. - A.-E.Lemoine: Dans "Un Dimanche à la campagne", il faut laisser son téléphone à l'entrée. - F.Lopez: Dans la plupart des programmes que j'ai faits, je me suis rendu compte que la machine rend des services, que ça pouvait attirer notre attention.
Dans "En terre inconnue", on enlève les portables à l'aéroport. Pendant 24 heures, on n'a pas les portables. Je sais pas comment vous l'avez vécu... - A.-E.Lemoine: Mal.
J'ai eu du mal à m'en séparer. Ca te surprend? - P.Cohen: Même une heure! - F.Lopez: J.-C.Rufin, qui avez fait "Une Parenthèse inattendue" m'avait remercié pour une expérience qui l'avait "transfiguré". - L.Sénéchal: Il y a des personnalités qui incarnent le recul des rites de civilisation.
On pense de suite à D.Trump. Il passe entre la reine Camilla et le roi Charles III.
Il empêche le roi de serrer la main des convives. Cette nuit sur Truth Social, il publie des messages insultants. Il parle de "Dumbo class".
Il parle de leaders démocrates comme de personnes qui ont de faibles qi. Certains disent que D.Trump est faux.
Vous dites non? Pourquoi? - F.Lopez: Vous êtes neuropsychiatre.
Votre parole est importante. - B.Cyrulnik: Ca ne correspond à aucun syndrome clinique.
Ca correspond parfaitement à la psychopathie. C'est pas une folie, mais un trouble de l'éducation. - A.-E.Lemoine: Il saccage les petits bonheurs. - B.Cyrulnik: Il a pas appris ces petits rituels d'interaction qui permettent de vivre ensemble. - P.Cohen: Il est pas psychopathe, mais sociopathe. - B.Cyrulnik: Voilà.
Quand on vieillit, on devient sociopathe. - L.Sénéchal: Il est désinhibé totalement. - B.Cyrulnik: Ca se vérifie en neuro-imagerie.
Vous avez prononcé le mot "désinhibé". Quand il y a une carence sensorielle, ou un chaos sensoriel autour d'un bébé, on voit que le lobe préfrontal est atrophié. Le rôle du lobe préfrontal est de désinhiber certaines impulsions.
Il a une impulsion, il passe à l'acte. Il a une autre impulsion, il dit le contraire de ce qu'il a dit la veille. Il est dans sa vérité qui dure 30 secondes. - P.Cohen: Vous allez bientôt avoir 89 ans.
Vous avez beaucoup parlé du choc de votre enfance: la disparition de vos parents déportés vers les camps de la mort. C'était l'année de vos 5 ans. En 1997, votre ancienne institutrice, qui vous a recueilli, témoignait à la télévision. - A 79 ans, Marguerite Farges fait partie des Justes parmi les nations.
Agée de 23 ans et institutrice à l'école primaire, elle recueille le petit Boris dont les parents sont déportés. - Ils envoyaient les voisins m'avertir et m'ont demandé de faire ce que je pourrais pour l'enfant. Je suis allée dans le village et j'ai ramené l'enfant chez moi.
Si j'avais pas fait tout ça, il est probable qu'il serait parti comme tant d'autres. - P.Cohen: Est-ce que le réveil de l'antisémitisme dans nos sociétés depuis le 7-Octobre vous ramène à cette blessure? - B.Cyrulnik: Mot à mot, j'entends aujourd'hui les mêmes mots et phrases que ce que j'ai entendus à la fin des années 30 pendant la guerre, et même quelques années après.
Les mêmes mots. Quand j'étais protégé pendant la guerre par des Justes chrétiens, parfois, j'ai entendu: "L'assiette est vide parce que les Juifs ont déclenché la guerre pour gagner encore plus d'argent." J'ai entendu cette phrase en Colombie par un universitaire très sympathique, hier, à Toulon, en me promenant dans les rues de Toulon.
J'entends les mêmes mots et les mêmes phrases qu'au début de mon existence. - P.Cohen: C'est une blessure ravivée?
Une inquiétude pour l'avenir? - B.Cyrulnik: J'étais convaincu qu'en expliquant, en parlant et en cherchant, on empêcherait de revenir.
Mais il y a une force, la pensée paresseuse. On n'a pas besoin de faire des efforts, de douter, de rencontrer ou de lire. Il suffit d'avoir une certitude.
La certitude est donnée. On n'a pas besoin de vérifier. C'est la soumission au langage totalitaire qu'on voit réapparaître.
Regardez sur la planète le nombre de chefs d'Etat dictatoriaux qui ont été élus démocratiquement. C'est parce que la pensée paresseuse, la dictature, est très tentante. On n'a pas besoin de réfléchir.
C'est euphorisant. Je ne sais pas si vous avez déjà chanté dans une chorale. On chante ensemble. - P.Cohen: De chanter à l'unisson, oui. - B.Cyrulnik: C'est euphorisant.
En mars, j'ai eu à côtoyer des gens qui avaient passé leur enfance dans les Jeunesses hitlériennes. Ils racontent l'euphorie de marcher au pas, d'avoir des convictions. Comme dit H.Arendt que j'ai beaucoup côtoyée pour ce livre, elle explique que le doute isole.
Pourtant, c'est le premier degré de la liberté. Si je doute, c'est que j'ai un choix. Si je récite la certitude, je suis asservi, mais c'est confortable. - A.-E.Lemoine: "Au saccage des petits bonheurs".
Vous l'avez lu, Frédéric? - F.Lopez: Non. - A.-E.Lemoine: Je me permets de vous l'offrir de la part de Boris. - F.Lopez: J'avais lu tous les livres de Boris sauf celui-là. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous.
Tout de suite, le Bonus de Lorrain. - L.Sénéchal: Fernande, 102 ans, que sa petite-fille adore filmer. - Je veux pas que tu m'abandonnes. - Je t'abandonnerai jamais. - Dès que je te vois pas, tu me manques.
Quand tu vas à l'épicerie ou n'importe, allez...
Il me tarde que tu rentres. - L.Sénéchal: Elle est adorable.
Mel et Fernande sont des superstars sur les réseaux sociaux. Elles ont 700 000 abonnés sur Instagram. Fernande est incroyable.
Elle sait tout faire. Elle écoute de la musique de jeunes et danse à côté de sa petite-fille dans la voiture. Elle est très dynamique.
J'ai trouvé encore mieux. Elle s'appelle Supercar Mamie. Une grand-mère qui adore les grosses cylindrées. - ON VA TOUT ARRACHER! ... - P.Cohen: C'est des vraies? - L.Sénéchal: C'est pas de l'IA.
Il y a le programme des Pipelettes sur les réseaux sociaux. Des femmes fières et libres qui n'ont pas leur langue dans la poche. Il faut les entendre dire si elles aimeraient draguer telle ou telle personnalité.
Ca s'appelle "Go ou pas go". ...
Rires. - L.Sénéchal: Les papys n'ont pas de limite non plus.
F.Lopez, vous avez mis votre casquette de producteur pour leur rendre hommage. M.Barnérias, celle de présentatrice.
C'est comme ça qu'est né "J'irai au bout de tes rêves". - C'est Jean-Paul. Il a 80 ans.
Il a un coeur immense et passe son temps à faire du bien autour de lui. Il a travaillé toute sa vie et aujourd'hui, sa petite-fille a envie de lui dire merci. Avec elle, nous avons travaillé en secret depuis des semaines.
Nous avons imaginé une aventure sur mesure pour réaliser les rêves de Jean-Paul. Bienvenue dans "J'irai au bout de tes rêves". - L.Sénéchal: Ca démarre ce dimanche après-midi sur France 2 avec Maëlle pour ce premier épisode qui aide son grand-père à réaliser ses rêves au pas de course, ou plutôt au trot. - Voilà ta tenue.
Maintenant, on rentre dans la peau d'un driver professionnel. Est-ce que tu penses que les couleurs sont pas mal? - C'est nickel. - Il faut y aller.
On nous attend. - Ah bon? - Oui, on nous attend!
Gilet de protection! C'est parti! - T'es trop mignon. - Ca restera tout le temps dans ma mémoire, cette histoire. - L.Sénéchal: C'est émouvant.
Ca parle du lien entre générations et ça déménage, puisque les grands-parents sont capables de prouesses. Jean-Paul, 80 ans, va littéralement décoller. - Ton rêve était d'être pilote d'avion.
Aujourd'hui, tu vas être pilote d'avion. Aujourd'hui, tu vas pouvoir monter avec un vrai pilote et il va t'apprendre comment manier les commandes d'un avion. On sera avec toi pour le faire. - Non! - OH! - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Marine.
Ravie de vous accueillir et de parler de cette émission qui va donner envie à tous les petits-enfants de demander à leurs grands-parents la liste de leurs envies. - M.Barnérias: Quand je voyais toutes ces images que vous avez envoyées, de toutes ces grands-mères, de toutes ces dames...
On peut avoir tendance à mettre des étiquettes sur ces personnes, mais elles ont tellement de choses à nous transmettre. Quand on pense qu'il y a 25 % de jeunes qui ont des troubles dépressifs, on se dit qu'il est peut-être un peu urgent de réunir ces 2 univers et de se reconnecter à nos aînés, ça peut remettre du sens. C'est pas une émission qui est dans la transmission.
C'est que dans un sens. - A.-E.Lemoine: C'est un partage. - M.Barnérias: Un échange.
On grandit aux côtés de nos aînés et ils rajeunissent à nos côtés. - F.Lopez: On s'est rencontrés devant les caméras de France Télévisions dans une émission qui s'appelait "Mille et une vies". - A.-E.Lemoine: On en parle dans un instant. - F.Lopez: On s'est pas quittés.
Elle avait envie de faire de la télévision. Je lui ai demandé ce qui lui tenait le plus à coeur. C'était ça.
Elle a une relation très forte avec sa grand-mère. Je crois beaucoup à l'idée de la sincérité à la télévision. C'est pour ça que j'ai cru à ce projet. - A.-E.Lemoine: A l'origine de ce projet, il y a Roselyne, votre grand-mère.
Elle a été votre premier cobaye. ... - A.-E.Lemoine: La plongée s'est bien passée? - M.Barnérias: Oui.
Les rêves sont aussi accessibles...
Elle vit sur la Côte de Granit rose et n'avait jamais mis la tête sous l'eau. Les rêves sont à nos portes. Chaque petit pas est important.
Cette émission nous rappelle que nos rêves sont accessibles. Si on s'empêche de rêver, c'est comme si on se rapprochait un peu plus de la mort. On a besoin de rêver en étant à la fois jeune...
On n'a pas besoin d'attendre de réaliser ses rêves. Ca me rappelle tous les jours qu'il faut que je réalise les miens et que je continue d'y croire. - P.Cohen: Votre parcours, la résilience dont parlait Frédéric, parcours particulier...
A 21 ans, vous êtes diagnostiquée d'une sclérose en plaques. Vous avez filmé votre vie après le diagnostic. Vous avez appelé ce film "Rosy". - M.Barnérias: En 2015, ma vue commence à diminuer.
Je rentre dans une phase de déni. Je n'ai pas la maladie où il y a le plus d'handicap en France. C'est pas possible!
Je peux perdre l'usage d'un bras, d'une jambe ou bien la vue. C'était fou. - P.Cohen: "Rosy" c'est le nom que vous avez donné à votre maladie.
C'est une drôle d'idée de donner un nom à quelque chose qui vous pourrit la vie. Pourquoi ça? - M.Barnérias: Je trouve ça plus joli.
Mettre du beau dans quelque chose qu'on trouve laid, ça nous permet de mieux vivre avec. Au quotidien, on peut avoir un aléa. On sait jamais ce qui peut se passer.
On peut pas contrôler les choses. Quand cette sclérose en plaques est arrivée, ça m'a sclérosée de l'intérieur. Il y avait cette fameuse étiquette.
On n'ose pas l'enlever pour se la réapproprier ou se réinventer en quelque sorte. "Sclérose en plaques", j'avais pas envie de vivre avec ça. Je me suis rendu compte qu'il y avait quelque chose de joli derrière l'angoisse, la peur ou la paranoïa.
Il y avait "rose" dans "sclérose". Je me suis dit que c'était cool de cohabiter avec "Rosy". Je pense à toutes les personnes qui ont une pathologie et qui sont dans leur chemin.
La cohabitation prend peut-être toute une vie. J'insiste sur le fait que ça a été un cheminement intérieur qui continue. Je suis loin d'être guérie.
On cohabite. - P.Cohen: On va voir le voyage dont vous parlez.
Un grand voyage en Nouvelle-Zélande, en Birmanie et en Mongolie. - M.Barnérias: Je suis pas du toute une aventurière, mais j'avais un objectif: ressentir. ... ... - M.Barnérias: C'est pour toi, Rosy! - P.Cohen: La thérapie par le voyage, ça vous parle, Frédéric? - F.Lopez: Forcément.
Elle dit qu'elle n'était pas une aventurière. Moi-même, je suis jamais parti tout seul. J'ai trouvé ça incroyable.
Quand elle filme, elle se rend pas compte que ça va donner un film. C'est un producteur et Gaumont va laisser sortir ça. Tu te sens moins seule? - M.Barnérias: C'est une thérapie pour moi-même.
Je suis déjà avec quelqu'un avec qui j'avais pas envie de cohabiter. Je voulais faire face à toutes mes angoisses et toutes mes peurs. Je me demandais ce que j'étais en train de faire et pourquoi j'étais partie là-bas.
C'était un peu être en communion avec mes angoisses. Parfois, ça permet de les dépasser. - P.Lescure: Frédéric, vous êtes indissociable de "Rendez-vous en terre inconnue".
Vous avez emmené des célébrités au bout du monde. Des séquences sont restées cultes. - M.Robin: Ca va, là-haut?
Pas trop crevés? Rires. - YOUHOU! - L.Sénéchal: C'est une scène que vous aviez pas vue venir? - F.Lopez: On était chez les Himbas.
Ces femmes se sentaient méprisées par des femmes qui les méprisaient avant. Le fait de voir M.Robin se mettre torse nu et mettre de l'ocre comme elle le faisait, le fait que cette femme vienne de loin, ça les a renforcées dans leur dignité.
Elles disaient: "Si vous grattez et que vous enlevez l'ocre, je suis peut-être plus blanche que vous." - A.-E.Lemoine: "J'irai au bout de tes rêves", c'est dimanche à 15h15 sur France 2.
Frédéric vous réalisez aussi les rêves de certains enfants pour une association. - F.Lopez: Boris, vous parlez de cette idée que quand on vit des choses terribles, grâce à l'aide des autres, on peut surmonter ça.
Cette association me donne foi en l'humanité. C'est un groupe de retraités qui s'est retrouvé devant une décharge avec des enfants. Ils se sont demandés comment les aider.
Ils ont posé une seule question: "De quoi vous avez le plus besoin?" La première fois, c'était "on voudrait manger". Ensuite, ils ont dit: "On voudrait changer nos vêtements." Et puis après: "On voudrait se laver et aller à l'école comme les autres." Ils sont arrivés avec un instituteur.
Ils ont sauvé plus de 15 000 enfants et leurs familles. On est dans un monde un peu dépressif. C'est l'idée de 2 personnes, qui, avec l'aide de tous ceux qui peuvent compter sur eux, peuvent changer le monde.
Ces enfants étaient élevés par des gens polytraumatisés, puisqu'ils avaient vécu le génocide. C'était au Cambodge. Même là où c'est très dur, des humains peuvent faire quelque chose.
Il y a un impact. Ca m'a bouleversé. Allez sur le site de Pour un sourire d'enfant.
Regardez les images. Un film qui s'appelle "Les Pépites" est sorti au cinéma. C'est extraordinaire. - A.-E.Lemoine: On peut aider l'association et parrainer... - F.Lopez: L'altruisme, ça rend heureux. - A.-E.Lemoine: C'est un rituel, une tradition dont on parle maintenant.
Tous les ans, au mois de mai paraissent les dictionnaires réactualisés. C'est la fashion week des mots. - P.Cohen: C'est dans le dictionnaire français? - A.-E.Lemoine: Avec le nouveau Larousse illustré ou le Petit Robert.
Bienvenue à ces mots. Notamment "charo", "matrixer" ou "banger". - Vous savez ce que ça veut dire? - Ecraser quelque chose. - "Matrixeur". - "Charo", je ne sais pas. - C'est quelqu'un de mesquin. - Ca a un rapport avec la génération, comme les boomers? - "Banger", c'est quelqu'un qui a du pollen et qui parle du nez.
Je vais "banger". - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
On célèbre l'édition 2027 du Petit Robert et du Robert illustré. C'est un dictionnaire d'usage. Il reflète la façon dont on s'exprime et nous dit pas si c'est bien ou pas bien.
Charo, ça veut dire quoi? - G.Moinard: C'est un dragueur qui cherche à avoir des aventures.
C'est plutôt employé par les jeunes générations. On a mis l'accent sur 4 mots employés par les jeunes générations. Ce sont 4 mots parmi les 150.
Ce sont souvent les plus rigolos. - A.-E.Lemoine: Ca témoigne d'une mutation de notre société? - G.Moinard: On a tous les ans 150 mots à ajouter.
C'est un renouvellement de la langue française qui s'adapte. - A.-E.Lemoine: Ca se mérite.
Il y a une liste d'attente de mots. Il y a des mots qui postulent. Ca se mérite. - G.Moinard: Ca prend un peu de temps.
Pour qu'un mot rentre dans le Petit Robert, on va attendre de voir s'il est bien intégré à la langue française. S'il est courant et assez utilisé, s'il est pérenne, est-ce qu'il va rester dans l'usage assez longtemps... - A.-E.Lemoine: L'année dernière, le Petit Robert avait intégré une expression chère au rappeur SCH.
A cause de vous, un mot est entré dans le dictionnaire, dans le Petit Robert. - SCH: Il paraît. - A.-E.Lemoine: C'est "ma gâtée".
Il faut expliquer. - SCH: On l'utilise depuis pas mal d'années. Il s'utilisait déjà par mes parents, etc.
C'est quelque chose de chaleureux, une appellation chaleureuse. - A.-E.Lemoine: Il a raison.
Le rap a rendu populaire une expression provençale très ancrée. - G.Moinard: C'était un mot de la région de Marseille.
Grâce à SCH, le mot s'est popularisé bien au-delà de Marseille. Aujourd'hui, beaucoup de gens l'utilisent. - A.-E.Lemoine: Il y a aussi des mots de la francophonie.
Il y a le mot québécois pour dire "du coup". C'est "faque". - G.Moinard: A partir du moment où des mots sont utilisés, il faut les comprendre.
Il faut savoir qu'ils sont familiers, et éventuellement des synonymes. - A.-E.Lemoine: Il y a des entrées dans le dictionnaire et moins de sorties.
C'est le Pas de côté de Patrick. C'est un pas de côté sur les mots que vous avez choisi de ne pas mettre de côté. - P.Cohen: Il y a les dictionnaires qui jettent et ceux qui gardent.
Il y a les évolutifs et les compulsifs. Héritier de Diogène, appelé "cigolomaniaque". C'est une pathologie.
Vous, au Robert, vous êtes Diogène. Contrairement au Larousse, vous ne jetez presque rien. Ca nous donne le plaisir de découvrir des mots désuets, passés de mode, parfois biffés par le dictionnaire de l'Académie française.
Tous les métiers disparus...
Le Robert continue de nous présenter les coffretiers, ces artisans qui fabriquent des coffres. Il y a aussi les bouquetières. On dit encore "musiquer" pour mettre en musique.
On dit aussi "gaminer", quand on fait l'enfant. Il y a aussi 2 variétés de poires toutes 2 effacées du Petit Larousse mais préservées dans le Petit Robert. L'Académie française n'a sauvé que "mouille-bouche".
Il y a aussi des termes régionaux. Il y a cette gourmandise de Bretagne. Il y a des mots qu'on ne trouve que chez Molière.
On a un exemple dans "Le Médecin malgré lui". - A.-E.Lemoine: Certains de ces mots pourraient revenir dans le langage courant. - P.Cohen: Ca peut arriver, comme les prénoms anciens.
Un seul exemple, la "maille", qui exprimait une monnaie au Moyen Age. Terme disparu au XVe siècle avant que, 5 siècles plus tard, les rappeurs ne s'en emparent pour désigner à nouveau l'argent. C'est pareil pour "la thune" ou "le blase", qui connaissent une nouvelle jeunesse. - A.-E.Lemoine: Une expérience sans fin? - P.Cohen: Trouver une pépite de la cueillette de mots que propose l'application du Robert... - A.-E.Lemoine: On a vu tes notifications à l'antenne! - P.Cohen: Je trouve un mot que je ne connais pas. "Vultueux". - G.Moinard: Je suis un dictionnaire vivant, donc je connais le sens de tous les mots. - P.Cohen: "Se dit d'un visage congestionné." - G.Moinard: On a appris quelque chose, c'est génial! - P.Cohen: J'avais aussi "presbyacousie". - B.Cyrulnik: Bien sûr!
Quand on entend de plus en plus mal. - G.Moinard: La cueillette des mots, c'est comme le feuilletage d'un dictionnaire au hasard.
Vous apprenez, c'est génial. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait allusion au mot préféré de Marine, "confiance".
Les vôtres? - B.Cyrulnik: "Sieste". - A.-E.Lemoine: La faire ou le dire? - B.Cyrulnik: Dire le mot est déjà un plaisir.
La faire...
C'est un mot important dans notre culture du sprint. Il faut de temps en temps s'arrêter et faire la sieste. Il y aura moins de dépression.
Vous avez montré des dames qui n'ont que 102 ans. Une petite fille qui arrive au monde aujourd'hui a 1 chance sur 2 de frôler les 100 ans. Pourquoi est-ce qu'on les fait sprinter à l'école?
Pourquoi est-ce qu'on est un enjeu majeur... "Tu as 17/20 au lieu de 18?
Ta carrière est finie." Comment voulez-vous que les enfants ne deviennent pas anxieux? Le mot "sieste" est thérapeutique, nécessaire. - F.Lopez: J'aime plein de mots mais "confiance" et "enthousiasme"...
C'est ce que j'aime chez les gens. La passion de B.Cyrulnik qu'il nous partager au fil de ses ouvrages...
Marine, c'est comme ça qu'on s'est rencontrés. Elle est animée. C'est ce que j'aime. - B.Chameroy: Mot préféré, c'est "nouveauté".
Il est possible sur votre site de retrouver quels mots sont apparus l'année de votre naissance. Je suis né l'année de "lambada". On va jouer avec vous.
Si je vous dis "incontournable", "jet-set" et "hippie", qui est né cette année? - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: En 67? - B.Chameroy: C'est Frédéric. - A.-E.Lemoine: Patrick est bien plus âgé.
Tu as 5 ans de plus! - B.Chameroy: C'est l'année d'apparition de "jet-set". - A.-E.Lemoine: Vous êtes né en même temps que "jet-set". - F.Lopez: Je me sens plus "hippie". - B.Chameroy: Si je vous dis ceci... - A.-E.Lemoine: C'est Marine. - M.Barnérias: 93. - B.Chameroy: Si je vous dis ceux-ci... - L.Sénéchal: C'est Babeth. - A.-E.Lemoine: Je suis née avec "pèse-personne"?
C'est une malédiction. C'est Boris! - B.Chameroy: Et ceux-ci? - A.-E.Lemoine: C'est Patrick! - B.Chameroy: Oui. - A.-E.Lemoine: 1962. - B.Chameroy: Et enfin... "Fastoche" et "funky".
C'était Babeth. - A.-E.Lemoine: Je suis née aussi l'année du "micro-ondes".
Je ne trouvais pas ça glamour. - B.Chameroy: C'est une très bonne idée. - A.-E.Lemoine: Boris, vous êtes évidemment présent dans le Robert illustré.
Vous êtes un neuropsychiatre français qui a travaillé sur la peur et la résilience, la capacité à se développer sainement même après avoir vécu des traumatismes, selon le Robert illustré. Frédéric n'y est pas présent. - G.Moinard: On ne peut pas mettre tout le monde. - A.-E.Lemoine: Le petit air désolé... - G.Moinard: Il faut une très longue carrière dans un domaine très spécifique.
On aimerait mettre tout le monde. - A.-E.Lemoine: Est-ce que des personnalités vous demandent de faire partie du dictionnaire? - G.Moinard: Non.
En général, les personnalités qui demandent à en faire partie ne pourraient pas y figurer. Souvent, ce sont des petits-enfants qui disent: "Mon grand-père et ma grand-mère étaient hyper importants." - A.-E.Lemoine: C'est très mignon.
Vous êtes cité à 10 reprises dans le Petit Robert, des citations extraites de vos ouvrages utilisées pour illustrer le sens de certains mots. Comme "résilience". Comme vous êtes réputé pour trouver des bons mots lorsque vous recevez des invités, on a soumis ce qui pourraient être des citations de F.Lopez ou de B.Cyrulnik à nos voisins. - E.Macron? - Ninho? - Le général de Gaulle? - Diderot? - Amélie Poulain. - F.Hollande. - Ma mère? - Ma mère me l'a déjà dit.
Il y a toujours quelque chose de mieux qui va arriver par la suite. - A.-E.Lemoine: Vous êtes autant cité que B.Cyrulnik. - F.Lopez: C'était la grand-mère de M.Bernier qui disait ça. - A.-E.Lemoine: Vous vous réjouissez que "résilience" soit entré dans le langage courant. - B.Cyrulnik: Tous les mots scientifiques, quand ils entrent dans la culture, sont utilisés en contresens. - P.Cohen: Il y avait écrit pendant longtemps que c'était un terme métallurgique. - B.Cyrulnik: La définition de la résilience dans la métallurgie, c'est la résistance jusqu'à la fracture. "C'est dans mon ADN." "C'est au plus profond de moi." C'est un contresens.
Une bandelette d'ADN s'exprime de 1000 manières différentes selon la structure du milieu. Quand les gens disent ça, tout le monde comprend ce qu'il ne faut pas comprendre. - L.Sénéchal: Vous parliez de cette expression, "un tant mieux dans un tant pis".
Ca résume votre travail depuis des années. Dans "Comme au cinéma", vous cherchiez la fragilité derrière les paillettes. - F.Lopez: Bienvenue dans cette nouvelle émission.
Ils évoluent dans un univers qui nous fait rêver, mais à côté des succès et de la gloire, il y a les échecs souvent injustes et difficiles à expliquer. On dit que les acteurs et réalisateurs sont des gens fragiles. Comment résistent-ils à la pression?
Qu'est-ce qui les anime? C'est ce que nous allons tenter de savoir. - L.Sénéchal: C'est un dénominateur commun à toutes vos émissions, un tant mieux dans un tant pis. - F.Lopez: C'était la 1re fois que j'arrivais sur France 2.
Mon réalisateur me dit qu'on allait faire un plan de grue. Je n'ai pas de prompteur. On a fait 34 prises. - A.-E.Lemoine: Ca été horrible, mais depuis? - F.Lopez: Ca a lancé ma carrière. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à tous les 4.
Vous allez déguster cette frittata de courgette. - J.Merle: C'est une grosse omelette, une recette italienne.
Vous pouvez l'agrémenter avec ce que vous voulez, des légumes. Il y a de la courgette, de l'artichaut et du parmesan. C'est un "banger". - A.-E.Lemoine: C'est un succès? - J.Merle: C'est ça.
C'est "wouah". - A.-E.Lemoine: Sous votre contrôle. - G.Moinard: C'est exactement ça. - A.-E.Lemoine: Frédéric a reçu il n'y a pas longtemps A.-E.Lemoine.
Il est jaloux! Il y avait P.de Saint Sernin et Gilbert Montagné. - ON VA S'AIMER, DANS UN AVION, SUR LE PONT D'UN BATEAU.
ON VA S'AIMER JUSQU'A S'EN BRULER LA PEAU...
S'ENVOLER TOUJOURS PLUS HAUT... - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qui se passe?
Il s'étouffe! - L.Sénéchal: Vous avez posé avec le fameux gâteau au chocolat d'A.-E.Lemoine. - F.Lopez: On va goûter le gâteau au chocolat d'Anne-Elisabeth. - P.de Saint Sernin: La texture, 6,5. - A.-E.Lemoine: C'est pas bon? - P.de Saint Sernin: Le goût?
On est sur un 10. - F.Lopez: Un 10! - L.Sénéchal: C'est "un tant mieux dans un tant pis"? - F.Lopez: Il se trouve que je n'aime pas le gâteau au chocolat, mais là, je l'ai aimé.
C'est la bonne nouvelle. - A.-E.Lemoine: Je suis fière.
Beaucoup de téléspectateurs me demandent ma recette. - F.Lopez: Elle est très bonne. - A.-E.Lemoine: Comme je pensais qu'il était raté, j'en ai refait un pour que vous puissiez le goûter.
Le "oh, zut" de Patrick. Il est magnifique! - B.Chameroy: C'est "Un dimanche à la boulangerie". - A.-E.Lemoine: Vous pouvez le couper pour que Frédéric goûte un vrai bon gâteau au chocolat.
Il n'y aura pas de part pour Patrick. Tu es privé de dessert jusqu'à la fin de la saison. - M.Barnérias: Ce n'est même pas mamie qui a fait ce gâteau? - A.-E.Lemoine: C'est un pâtissier dont j'ai oublié le nom.
Il ne sera pas remercié. Retour en 2001. Vous présentiez une émission.
On a retrouvé une séquence où vous demandiez aux invités de jouer à un jeu de rôle. H.de Fougerolles devait vous annoncer que votre femme vous avait quitté. - Martine te trompe. - C'est une blague? - C'est horrible.
Elle ne t'aime plus. Elle est partie. - Tu t'entraînes pour un rôle? - Je ne sais pas comment te le dire.
Comme on est les personnes les plus proches, c'est moi qui dois te l'annoncer. Je suis là. Tu viens dormir à la maison si tu veux.
Je ne savais pas comment te l'annoncer. - A.-E.Lemoine: Quel comédien! - F.Lopez: Je ne m'en souviens pas. - A.-E.Lemoine: C.André arrivait pour analyser...
C'était une émission psychologique. - F.Lopez: J'ai appris des choses.
Dans les couples, on dit "avec toi, c'est toujours pareil". Avec "toujours", il n'y a pas d'issue. Dès qu'il y a "toujours" ou "jamais"... - A.-E.Lemoine: On voit que vous avez plaisir à jouer la comédie, vous qui êtes maintenant réalisateur. - F.Lopez: On en parlera quand ça sortira!
Mon 1er film, une histoire vraie, une histoire de résilience. Un garçon amputé des 2 bras sauvé par l'amour, un amour interdit. Il joue son propre rôle.
On a eu beaucoup de prix. On a déjà 5 prix dans les festivals. Je suis très fier.
J'espère que je reviendrai en parler à l'automne. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation. "J'irai au bout de tes rêves", c'est à partir de dimanche sur France 2, 15h15. "Au saccage des petits bonheurs", signé B.Cyrulnik.
Le Petit Robert 2027 sera disponible le 13 mai. C'est le jour de l'anniversaire de ma soeur...
Elle a quasiment l'âge du Petit Robert! - P.Cohen: C'est bientôt. - A.-E.Lemoine: Tu te rendras utile.
Tu me rappelleras de lui souhaiter un joyeux anniversaire. Les Actualités de Bertrand et un grand merci de m'avoir conviée à "Un Dimanche à la campagne". - B.Chameroy: Bonsoir.
A la une, dans 2 jours, l'anniversaire de ta soeur. Au Kenya, un sommet en présence d'E.Macron.
Ce matin, Emmanuel a endossé son costume préféré, celui de OSS 117. - B.Chameroy: Hey!
Shut up! - B.Chameroy: "Ce n'est pas à moi de le dire, mais..." Après avoir remis de l'ordre, une heure plus tard, prise de parole du faiseur de silence. - E.Macron: Bonjour à toutes et tous. - B.Chameroy: "Ca recommence." - Il faut vraiment se taire.
Si vous voulez parler à votre copain, allez plus loin. - E.Macron: S'il y a des tas de gens qui ont des discussions, ce que je respecte, je ne vois pas pourquoi ils viennent la faire au milieu de notre réunion. - Chut! - B.Chameroy: Et attention, punchline. - E.Macron: OK... - B.Chameroy: Retour en France.
A quelques mois de la prochaine présidentielle, ça manquait un peu de candidatures. - Vous vous étiez porté candidat en 2022. Vous n'aviez pas eu les 500 signatures.
Etes-vous candidat à la prochaine présidentielle? - Oui... - B.Chameroy: En invitant D.de Villepin, franceinfo pensait tenir un scoop. - Est-ce que vous êtes candidat? - D.de Villepin: Ma détermination est entière.
Je ne viens pas ici pour le simple plaisir de me faire plaisir. - Vous vous déclarez candidat? - B.Chameroy: J'adore l'imiter.
Il ne sait pas encore s'il sera candidat pour des raisons judiciaires. J.Bardella était l'invité du podcast de D.Rochebin.
Du fond, il y en avait. - J.Bardella: J'ai un faible pour les pâtes et la gastronomie italienne.
Je suis inscrit dans une salle de sport. Ma voiture est une DS7. - B.Chameroy: On a appris plein de choses utiles. - J.Bardella: On est en 2026.
Bientôt 2027. - B.Chameroy: Et dans 2 jours? - A.-E.Lemoine: C'est l'anniversaire de Véronique. - B.Chameroy: J'ai lu tout Le Petit Robert hier soir. - P.Cohen: Ca se finit bien? - B.Chameroy: J'ai un bémol.
Il manque l'expression de J.Bardella. - J.Bardella: Si J.-L.Mélenchon devient président de la République, je finirai soit au goulag, soit je solliciterai de la part du gouvernement de madame Meloni l'asile politique. - Sérieusement? - J.Bardella: C'est une hypothèse. "Trèfle" de plaisanterie... - B.Chameroy: Ca porte bonheur.
Enfant, j'étais un peu sadique. Il m'arrivait de mettre une fourmi rouge au milieu de fourmis noires. Vous voulez voir ce que ça donne?
M.Bompard était l'invité de CNews. Brouhaha. - M.Bompard: Vous êtes ridicules... - Vous baissez le prix!
Propos inaudibles. - B.Chameroy: C'est lui qu'il fallait envoyer!
F.Hollande était l'invité d'une émission. Le record du monde de filage de métaphores footballistiques a été battu. - On a l'impression que B.Vallaud vous a passé le ballon. - F.Hollande: Il a permis, par sa décision... - Jolie passe!
Vous êtes le meilleur attaquant du PS. Certains voudraient marquer des buts, comme R.Glucksmann. - B.Chameroy: On a compris...
F.Hollande a cassé le délire d'O.Faure et de M.Tondelier.
Adieu, petite primaire partie trop tôt. - F.Hollande: Il n'y aura pas de primaire pour désigner un candidat avec la gauche.
Tous ceux qui voulaient la faire, c'est fini. - B.Chameroy: C'est dommage.
Ca partait bien. - M.Tondelier: Et ça... - B.Chameroy: A part ça, je connais un reporter qui était très pressé de mettre fin à sa journée de travail. - Le prix n'augmente pas et, comparé à la voiture, c'est moins cher. - Merci! - B.Chameroy: "Très intéressant mais j'ai d'autres choses à foutre." X.Bertrand était auditionné par les députés pour évoquer le droit des migrants.
Vu la longueur de sa réponse, il n'avait pas envie d'être là. - Je vous cède la parole avant les questions. - X.Bertrand: Un propos très bref?
Ces conséquences sont scandaleuses. Voilà ce que je voulais dire. - B.Chameroy: Sans montage, très bref.
Il s'est répété au moment de répondre aux questions. - Ce déséquilibre absolument flagrant dont vous avez tracé quelques lignes. - X.Bertrand: Faiblesse.
Naïveté. - B.Chameroy: Il jouait à "Pyramide".
Le président de la région Hauts-de-France était beaucoup plus loquace quand X.Bertrand l'interrogeait. - X.Bertrand: Est-ce qu'il y a des brigades maritimes?
Est-ce qu'eux ont une politique claire? La réponse est non. Est-ce que ça aboutirait à ça?
Certainement. - B.Chameroy: On a appris que Francis n'était plus invité aux soirées. - X.Bertrand: On n'a pas été invité...
On n'a rien vu. Rien qui change. Rien de sérieux.
Rien de solide. Dommage. - B.Chameroy: "Il n'y a plus de saison.
Oui. Non"...
Habituellement, le mardi, c'est Fifi. Ce soir, lundi, c'est Fifi. Notre traditionnel résumé.
Il a enfin répondu aux questions de G.Lejeune. - Bonsoir.
Ravi de vous retrouver en direct. Cher Philippe, vous trouvez que je suis un peu serré dans mon costume? - P.de Villiers: Oui. - Avez-vous le même sentiment que T.Marx? - P.de Villiers: Oui. - Plus sérieusement... - P.de Villiers... - Est-ce que vous pouvez nous rappeler quels étaient les termes du débat? - P.de Villiers: C'est très intéressant: le cochon, le saucisson et le vin rouge.
La baguette, le béret...
Les nappes à petits carreaux. Du saucisson de Poitiers. Des rillettes du Mans.
Un dessert. Fromage. Je parle dans le vide.
Ca pourrait être la devise de CNews. - B.Chameroy: C'est lui qui l'a dit!
Fin de cette émission.
Christian Jacob