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Podcast / conversationRMC — Face à Face (sur Podcast)· 4 juin 2020 144 minComplaisantActualité / polémiqueSantéJusticeTravail & emploiÉconomie & entreprises

Bourdin Direct - Jeudi 4 juin 2020

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 27 %Défensif 49 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:54OuverteRéponse directe

    Les enfants sont peu porteurs du virus, faut-il accélérer le retour à l'école ?

  • 36:21OuverteRéponse directe

    Quels sont les défis pour les entreprises à prendre des apprentis en période de crise ?

  • 39:38OuverteRéponse directe

    Où en est-on avec l'épidémie de coronavirus en France ?

  • 42:54OuverteRéponse directe

    Sur l'apprentissage, vous voulez ?

  • 44:01OuverteRéponse directe

    Les apprentis alors, Stéphane ?

  • 46:18ComplaisanteRéponse partielle

    Merci Stéphane de nous faire partager la passion pour votre métier.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:18InvitéFait
    « L'enquête réalisée sur des enfants jusqu'à l'âge de 15 ans démontre qu'ils sont en réalité très peu contagieux. »
  • 6:04InvitéFait
    « L'OMS révit sa position sur les tests de l'hydroxychloroquine comme remède au coronavirus. »
  • 31:17InvitéFait
    « Emmanuel Macron et Edouard Philippe réunissent syndicats et patronats aujourd'hui à l'Elysée. »
  • 31:30InvitéChiffre
    « Plus de 6 millions de demandeurs d'emploi ont été comptabilisés en avril du jamais vu en France. »
  • 31:37InvitéFait
    « Les moins de 15 ans sont très peu porteurs du coronavirus et très peu contagieux. »
  • 42:18PrésentateurFait
    « Par contre, on voit peu, et ça c'est l'effet du confinement, des patients qui présentent des rhinopharyngites, des angines ou des otites. »
  • 42:24PrésentateurFait
    « Ceux-là sont peu nombreux, les virus circulent peu en général. »
  • 42:35PrésentateurFait
    « qui confirme bien que l'épidémie est en train de, je ne sais pas, disparaître, j'hésite, j'hésite. »
  • 42:48PrésentateurFait
    « Mais l'épidémie qui, évidemment, s'est ralentie considérablement. »
  • 45:00InvitéFait
    « Et quand vous avez tout ça, les apprentis, ils ne sont pas motivés. »
  • 45:03InvitéFait
    « Alors, comme vous disiez tout à l'heure, c'est l'avenir. Pas d'eau, pas de vie. »
  • 45:26InvitéFait
    « On ne fait pas de plomb, on ne fait pas de cuivre. On fait ce qu'on appelle du multicouche avec des nouvelles technologies. »
  • 53:23PrésentateurChiffre
    « Sur les 605 enfants d'Ile-de-France testés, seuls 11 avaient le coronavirus. »
  • 53:36PrésentateurChiffre
    « Les trois quarts d'entre eux avaient déjà des anticorps contre le coronavirus. »
  • 53:46PrésentateurChiffre
    « Au moins, les trois quarts d'entre eux n'avaient pas la possibilité de contaminer la maladie aux autres. »
  • 58:30InvitéChiffre
    « Le couple réclame une indemnisation de 20 000 euros pour les frais fixes qu'ils ont continué de payer pendant le confinement. »
  • 58:41InvitéFait
    « Une clause stipule que si un autre établissement est lui aussi fermé pour épidémie dans le même département, alors l'indemnité ne sera pas payée. »
  • 1:00:14PrésentateurChiffre
    « Un Français sur quatre qui dit qu'il compte donner cette année 25% de plus que ce qu'il a donné l'année dernière. »
  • 1:00:21PrésentateurChiffre
    « Le don moyen qui est évoqué par ses donateurs est de 300 euros. »
  • 1:16:46PrésentateurFait
    « il y a en France moins de détenus que de places disponibles en prison »
  • 1:19:18InvitéFait
    « Tous sont désormais poursuivis par la justice. »
  • 1:25:05PrésentateurChiffre
    « 13500 détenus ont été libérés. »
  • 1:26:14PrésentateurChiffre
    « Il y a eu 20 000 détenus de plus en quelques années, en 20 ans. »
  • 1:38:29PrésentateurChiffre
    « On parle de 20 fois plus de chances d'être contrôlés lorsque vous êtes noir et arabe que si vous êtes blanc. »
  • 1:48:10PrésentateurFait
    « les trois derniers policiers ont été arrêtés hier et inculpés pour complicité d'homicide »
  • 1:48:23PrésentateurChiffre
    « il risquait 25 ans de prison, c'est désormais 40 »
  • 1:52:30PrésentateurChiffre
    « 11 enfants sur tous ces enfants ont eu un test PCR positif soit 1,8% »
  • 2:03:01PrésentateurChiffre
    « votre liste au premier tour des municipales à Paris a obtenu 22,7% »
  • 2:09:23InvitéFait
    « je suis la première ministre à avoir fait autant pour l'hôpital »
  • 2:17:36AuditeurFait
    « cette fracture elle est profonde et depuis longtemps »
  • 2:18:06PrésentateurFait
    « le racisme dans les forces de l'ordre »
  • 2:18:47AuditeurFait
    « on a souffert du racisme de la police »
  • 2:19:05AuditeurFait
    « je ne peux pas dire que la police est raciste c'est faux »
  • 2:19:54AuditeurFait
    « les français ne sont pas racistes il n'y a pas de racisme d'état »
  • 2:19:59AuditeurFait
    « il y a un racisme visible celui qui est lié à l'origine ou la couleur de peau »
  • 2:20:20PrésentateurFait
    « le racisme social »
  • 2:20:39AuditeurFait
    « ces gens-là on les humilie on les considère pas on les traite mal »
  • 2:20:45PrésentateurFait
    « attention à l'humiliation à la non-considération et l'arrogance »
  • 2:22:32PrésentateurFait
    « les territoires perdus de la République ils existent au coeur de Paris »
  • 2:22:40PrésentateurFait
    « les gens qui sont parqués maltraités dans des conditions insalubres dans le nord et l'est de Paris »

Temps de parole

  • Présentateur72 %
  • Invité6 %
  • Invité 26 %
  • Invité 35 %
  • Auditeur4 %
  • Invité 43 %
  • Invité 53 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, jeudi 4 juin, l'info sur RMC. Il est 6 heures, merci d'être avec nous, c'est Céline Kalman qui est là pour les dernières d'information. Céline, bonjour.

0:12
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Un nouveau suspect dans l'affaire de la petite Madi Fiat britannique disparu pendant des vacances en famille au Portugal en 2007.

0:21
Présentateur

Il s'agit d'un citoyen allemand de 43 ans déjà condamné à plusieurs reprises. La mort de George Floyd requalifiée en meurtre, les 4 policiers qui l'ont interpellé ont été inculpés. Barack Obama a pris la parole, il salue un changement de mentalité chez les manifestants américains. Les enfants très peu impliqués dans la transmission du Covid-19, c'est le résultat d'une étude très attendue. Les pédiatres demandent au gouvernement d'accélérer le retour à l'école. Bienvenue à tous sur RMC. Madi avait presque 4 ans quand elle a disparu de la chambre d'hôtel au Portugal dans lequel sojournait sa famille pour les vacances.

13 ans après les faits, cette disparition mystérieuse qui a connu de nombreux rebondissements est peut-être en train d'être élucidée. Les polices britanniques, portugaises et allemandes s'intéressent à un nouveau suspect, Paul Barcelone.

1:11
Invité

Ce nouveau suspect est un Allemand de 43 ans, pédophile multirécidiviste, actuellement en prison pour une autre affaire. Il aurait notamment vécu à Praia da Luz, au sud du Portugal, la ville où a disparu Madi en 2007. Pour Mark Cranwell, l'un des chefs de l'enquête, l'affaire est peut-être relancée. Je n'ai aucune information concernant le fait qu'elle soit vivante ou non. Nous avons toujours traité l'affaire comme une disparition. Selon les policiers allemands, portugais et britanniques, ce suspect aurait utilisé deux véhicules et son téléphone portable aurait borné tout près de la location de vacances de Madi et ses parents juste avant la disparition.

La police britannique a donc décidé de lancer un nouvel appel à témoins. Il y a sûrement eu des personnes dans le passé qui ont pris peur et n'ont pas parlé à la police. Je m'adresse à tous ceux qui pourront avoir des informations. A-t-il parlé avec vous ? S'est-il confié sur ce qu'il s'est passé cette nuit-là ? Pour ses parents, cet appel à témoins est 13 ans après un nouvel espoir, je cite, de « retrouver Madi, découvrir la vérité et traduire les responsables en justice ». L'autre info de la nuit, c'est la requalification en meurtre du décès de George Floyd.

Le procureur général du Minnesota a décidé de durcir les charges contre Derek Chauvin, le policier à l'origine de la mort de cet afro-américain de 46 ans. Il a été inculpé de meurtre au second degré, l'équivalent d'un homicide volontaire sans préméditation. Les trois autres policiers qui étaient présents lors de l'interpellation vont également être poursuivis pour complicité. Hier soir, Barack Obama a pris la parole, l'ancien président a salué le changement de mentalité chez les Américains qui manifestent depuis plusieurs jours.

2:48
Présentateur

Je veux que vous sachiez que vous comptez, je veux que vous sachiez que vos vies comptent, que vos rêves comptent. Il est très important pour nous de nous saisir de ce moment qui vient d'être créé et d'utiliser cela pour avoir enfin un impact. Il y a un changement de mentalité qui est en cours, une plus grande conscience du fait que nous pouvons faire mieux. Et c'est le résultat direct de la mobilisation et de l'engagement de beaucoup de jeunes à travers le pays. Et je veux vous remercier pour ça.

3:16
Invité

Hier soir, plusieurs centaines de personnes se sont réunies pour une veillée à Minneapolis dans la rue où George Floyd a été interpellé la semaine dernière. Les manifestations organisées à travers tout le pays se sont globalement déroulées dans le calme. Au moins 2000 personnes rassemblées hier soir à Toulouse pour dénoncer les violences policières et le racisme. Un peu plus tôt, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a promis que chaque faute, chaque excès, chaque mot de la part des forces de l'ordre ferait l'objet d'une enquête.

Déclaration au lendemain du rassemblement de plus de 20 000 personnes à Paris à l'appel de la famille d'Adama Traoré décédée après une interpellation il y a 4 ans. A Beaumont-sur-Oise, la ville d'où était originaire le jeune homme de 24 ans, les habitants espèrent maintenant un vrai changement. Florian Chevalet, Nicolas Repert.

4:04
Présentateur

Jamais il n'aurait imaginé voir autant de personnes réunies pour Adama Traoré. C'était vraiment extraordinaire, il y avait énormément de monde. Moi-même j'étais le premier surpris. C'était assez émouvant, c'était assez fort comme rassemblement.

4:15
Invité

Jésus, 29 ans, qui habite Beaumont-sur-Oise, a fait le déplacement à Paris pour ce rassemblement. Ce jour va rentrer dans les annales dans l'histoire française parce que le fait de voir des blancs, des noirs, des arabes, des asiatiques, des personnes qui étaient âgées, des moins âgées, énormément de gens comme ça, c'est très très rare. Devant la fresque peinte à Beaumont en hommage à Adama, Ousmane et Alan, tous les deux 23 ans, jouent au foot. Ils espèrent qu'avec cette mobilisation, les choses bougent enfin. C'est dommage qu'il ait fallu que ça arrive aux Etats-Unis pour qu'aujourd'hui tout le monde se réveille et voit ce qui se passe vraiment.

4:46
Présentateur

C'est pareil en fait, ça peut arriver partout. Et le fait qu'il y ait cette histoire, ça redonne un élan positif.

4:52
Invité

On va encore se battre, on espère obtenir gain de cause. Tous disent espérer que les prochains rassemblements se dérouleront dans le calme, même s'ils constatent que la violence est parfois nécessaire pour se faire entendre.

5:02
Présentateur

RMC 6h05, fallait-il fermer les écoles en France et surtout, faut-il maintenir les conditions sanitaires drastiques imposées en ce moment ?

5:10
Invité

Deux questions qui se posent après la publication d'une étude, celle menée par le professeur Robert Cohen, vice-président de la Société Française de Pédiatrie. L'enquête réalisée sur des enfants jusqu'à l'âge de 15 ans démontre qu'ils sont en réalité très peu contagieux. Les précisions du professeur Cohen.

5:26
Présentateur

Les enfants sont très peu porteurs du virus, très peu contaminants et ne posent pas de problème pour la réouverture des écoles. Essentiellement, le but de cette étude, c'est d'essayer d'évaluer quels risques que les épidémies repartent à partir des écoles. Or, on s'aperçoit, on confirme complètement ces données que les enfants sont peu porteurs, peu contaminants et c'est probablement pas eux qui feront repartir l'épidémie si un jour l'épidémie doit repartir.

5:59
Invité

L'épidémie qui a entraîné 81 nouveaux décès en 24 heures dans les hôpitaux français. L'OMS révit sa position sur les tests de l'hydroxychloroquine comme remède au coronavirus. L'Organisation Mondiale de la Santé autorise de nouveau les tests après le rétro-pédalage du journal médical The Lancet. L'Agence Française du Médicament affirme qu'elle aussi va réexaminer sa position. Emmanuel Macron et Edouard Philippe réunissent cet après-midi syndicats et patronats. Ils vont plancher sur des solutions à la crise économique et sociale. Victor Joannin. Priorité de l'exécutif, préserver l'emploi des plus fragiles, notamment les jeunes. 700 000 vont entrer sur le marché du travail à la rentrée.

Mais si les partenaires sociaux partagent ce diagnostic, les remèdes divisent selon le MEDEF. Pour que les entreprises se remettent à embaucher, il faut alléger les charges. Un plan jeune sera annoncé d'ici l'été par le gouvernement qui compte d'ici là inciter financièrement les employeurs à prendre des jeunes en apprentissage. Un responsable syndical soupire, c'est le genre de vieille recette qui nous a conduit dans le mur. Le monde d'après devra être différent. Les syndicats attendent, eux, la suppression de la réforme de l'assurance chômage pour protéger ceux qui ont déjà grossi les rangs de Pôle emploi. 900 000 rien qu'en avril.

Le gouvernement va présenter aujourd'hui à l'Assemblée un dispositif pour permettre aux personnes en difficulté bancaire d'accéder plus vite, plus longtemps au plafonnement des frais d'incidents bancaires. Le 22 juin, nouvelle étape dans le déconfinement après la réouverture programmée, avec la réouverture programmée des cinémas. On en sait plus ce matin sur les précautions sanitaires qu'il faudra prendre. Benoît Ballet.

7:32
Présentateur

Alors commençons par le billet. Préalable à toute entrée en salle. La vente par internet devra être favorisée, même s'il sera toujours possible d'acheter son entrée au guichet.

7:40
Invité

Un ticket qui ne devrait plus être déchiré par le personnel du cinéma. Le contrôle sans contact devrait être privilégié. Passage par le hall ou les couloirs. Ensuite, le masqué sera recommandé. Un marquage au sol dans les files d'attente sera matérialisé pour veiller au respect de la distance d'un mètre entre les spectateurs. Et une fois dans le noir, plus besoin de masque. Avant le début du film, des spots de prévention sanitaire et d'information sur l'organisation de la sortie seront diffusés.

8:04
Présentateur

Chaque salle sera limitée à 50% de sa capacité. Une place vacante devra être laissée de part et d'autre de chaque spectateur ou groupe de spectateurs arrivant ensemble.

8:13
Invité

De quoi éviter plus facilement l'éternel problème posé par le voisin juste devant un peu trop grand. Oui, ou celui à côté où on préfère avoir un siège libre et mettre ses affaires.

8:22
Présentateur

Bien, merci Céline. Pourquoi regardez-vous Charles ? Moi qui ne vous regarde. C'est plus un problème capillaire. Quand je suis devant les gens, ils voient la moitié de l'écran malheureusement. Bon, Céline que l'on retrouve tout à l'heure, dans une heure. Et Charles Magnin qui est là, vous l'avez compris. Mathieu Rouault qui va nous rejoindre dans un instant. Quentin Vinet qui est en train de nous préparer toutes les infos, enfin de reprendre, rassembler toutes les infos que vous allez nous donner tout au long de la matinée. Quentin, tiens, à propos d'infos, parlons des enfants. Tout à l'heure, je serai avec le professeur Robert Cohen à 8h10.

Les enfants sont peu porteurs du virus selon des médecins français. Cette étude conduite, il y a plusieurs médecins qui participent et puis l'étude conduite par le professeur Cohen tout à l'heure. Alors, comme les enfants sont peu porteurs du virus, faut-il accélérer le retour à l'école ? Je vais vous redonner quelques chiffres. Vous savez qu'environ 10% des écoles restent fermées selon les derniers chiffres du ministère de l'Université. Oui, incompréhensible d'ailleurs, incompréhensible. Une sur 10 qui reste fermée parce que les maires trouvent que les protocoles sanitaires sont trop contraignants. En fait, et ces élus ne veulent pas être tenus responsables en cas de contamination.

Donc, principe de précaution, c'est le cas par exemple à Roniac dans les Bouches-du-Rhône, à Falambin dans le Nord où les écoles seront fermées jusqu'en septembre. A priori, ça ne bougera pas. Et dans certaines communes, le protocole a été exagéré en limitant par exemple à 5 le nombre d'élèves par classe. C'est ce que dénonce la PEP, la fédération de parents d'élèves. Une responsable disait hier matin sur RMC que cette situation était tout simplement inacceptable. Selon toujours les derniers chiffres du ministère de l'Éducation, on sait que seulement 22% des écoliers et 28% des collégiens sont retournés en classe depuis le début du déconfinement.

Compte tenu des mesures à respecter, il y a un syndicat d'enseignants qui estime que les profs sont en porte-à-faux avec les familles parce qu'ils ne peuvent pas accueillir tous les enfants. Et que dans ces conditions, le retour à la normale est mal engagé pour la rentrée de septembre. Bien, vous réagissez. Là encore, il est 6h10, je vous attends. Le 327, c'est notre lien évidemment. Je vous attends pour intervenir sur l'antenne d'RMC. Mathieu Rouault nous a rejoint. Bonjour à tous. Ça va Mathieu ? Ça va très bien. Ça va nous dire un peu tous les messages que vous recevez. Alors, sur RMC, je vous rappelle que je vous offre sur RMC et RMC Découverte un an de course, oui.

Mais oui, 500 euros tous les mois pendant un an ou une année de course d'une valeur de 6 000 euros. Pour ça, vous répondez à la question que je vous pose. Le coronavirus est un virus 1 ou une bactérie 2 ? Vous avez la bonne réponse. Alors, vous envoyez 1 pour un virus et 2 pour une bactérie par SMS au 732 16. Le gagnant ou la gagnante avec moi le 12 juin. Eh bien, dites-moi, pour le jeu, on a mis des lumières rouges, on a mis un peu de musique. On a senti le grand jour. Et l'ambiance, si je puis dire. Bon, tirage au sort donc, le 12 juin. Bien, de quoi allons-nous parler ? Eh bien, des Français qui se sont montrés plus solidaires et plus généreux depuis le début de l'année.

Même avec la crise du Covid-19. C'est ce qui ressort du baromètre des apprentis d'Auteuil, dont les chiffres sont publiés ce matin. Beaucoup de Français aident. Beaucoup de Français sont solidaires. Principalement avec l'entourage proche, les voisins aussi. 26% des Français ont fait un don à une organisation caritative. Depuis le début de l'année, un chiffre qui grimpe à 61% chez les personnes qui gagnent plus de 10 000 euros par mois. Les personnes à très haut revenu ont donc été encore plus généreux. La crise sanitaire et le confinement que nous venons de traverser ont donc fait naître un réel élan de solidarité. Martin Bourdin.

La crise sanitaire, le confinement, les difficultés sociales que ça a engendré, la situation a beaucoup fait réfléchir Moëz, un pharmacien de 35 ans.

12:04
Invité

J'ai vu des gens, une file d'attente dans un centre de secours populaire. Ça m'a touché. On dépense moins en restos, en sorties et tout ça. Donc autant que ça aide les gens dans le besoin. Alors il n'a pas hésité à mettre la main au porte-monnaie encore plus que d'habitude pour aider les associations caritatives. Entre février et mars, je pense que j'ai contribué à hauteur de 300 euros. Secours populaire, mettre ça sans frontières aussi et restos du cœur. Un cas loin d'être isolé les dons et les promesses de dons sont de plus en plus importants. C'est ce qui frappe Stéphane Dauge, le directeur de la communication des apprentis d'Auteuil, qui a réalisé ce baromètre.

12:34
Présentateur

On a tout de même un Français sur quatre qui dit qu'il compte donner cette année 25% de plus que ce qu'il a donné l'année dernière. Et le don moyen qui est évoqué par ces donateurs est de 300 euros. Donc on peut supposer une hausse de dons.

12:49
Invité

La crise sanitaire a donc créé un élan, l'enjeu maintenant, et de faire en sorte qu'il perdure, que ce ne soit pas un épiphénomène. C'est dans ce but que la styliste et philanthrope Agnès B lance elle aussi un appel, notamment envers les plus riches. Moi je suis très heureuse de cette prise de conscience qu'il y a eu grâce à ce Covid. J'espère que ça va continuer sur le long terme. Une fois qu'on l'a en soi, ça devient presque automatique et normal, c'est tout. On va voir ce que ça donne, je pense que les gens ont pu changer. Moi j'ai une nature optimiste et j'espère que les gens ont changé en bien.

Optimisme conforté par le baromètre sur dix Français gagnant au moins dix mille euros chaque mois. Plus de huit prévoient de donner aux associations d'ici la fin de l'année.

13:24
Présentateur

Il est 6h13, merci d'être avec nous. Si vous avez des questions à poser sur tous les sujets, vous n'hésitez pas à le 3216 AMC.fr. 6h13, allez, 6h13, vous savez ce que nous allons faire ? Nous allons parler de l'apprentissage d'abord, puisque le gouvernement prépare un plan pour sauver l'apprentissage. Ensuite, nous allons partir aux Etats-Unis, rejoindre Olivier Piton, avocat, auteur de la nouvelle révolution américaine. Pour savoir où on en est aux Etats-Unis, Barack Obama s'est exprimé pour la première fois hier soir. L'apprentissage, donc, chez nous, avec le confinement, avec la crise économique, le gouvernement prépare un plan pour sauver l'apprentissage.

Je dis bien sauver, parce que de très nombreux artisans, de très nombreux patrons de PME, hésitent maintenant à prendre un apprenti avec la crise économique, ou ne peuvent pas prendre un apprenti, Quentin Vini. Oui, c'est ça, 2019 a été une année record avec près de 370 000 contrats signés sur l'apprentissage. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, disait encore au mois de février, juste avant le début de la crise, que cette dynamique était exceptionnelle. Il y a le Figaro qui rappelle que 2020 devait justement être une année charnière. Sauf que voilà, les indicateurs sont soudainement passés dans le rouge avec le Covid.

Les entreprises ont mis en stand-by tous les processus de recrutement d'apprentis. C'est ce que dit le président de l'Association nationale des apprentis de France. Je donne un chiffre. 1 400 jeunes cherchent en ce moment un contrat dans le bâtiment. Ils ont 3 mois pour trouver une entreprise. Là, c'est en ce moment-là, maintenant, qu'il faut trouver une entreprise. C'est maintenant les recherches, sauf qu'il n'y a personne qui répond. Pour septembre, on craint une baisse du nombre d'apprentis de l'ordre de 20 à 25 %. Et si les perspectives sont mauvaises, c'est parce que la majorité des apprentis sont formés dans les PME, selon la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises.

En prenant l'exemple de la crise de 2008 et 2009, à l'époque, l'apprentissage avait subi de plein fouet la chute d'activité, parce que les PME cherchent à se sauver plutôt qu'à fermer les apprentis. Alors, vous voulez parler de l'apprentissage ? Eh bien, Pierre va en parler. Pierre est au Canada. Bonjour, Pierre. Oui, bonjour Jean-Jacques. Vous êtes en Nouvelle-Écosse, au Canada, depuis 3 ans. C'est cela, Pierre ? Allô ? Bon, on a un petit problème de téléphone. Ça commence bien, la matinée. Tiens, petit problème de téléphone avec Pierre, qui est au Canada. Ensuite, nous allons partir pour Tahiti. Évidemment, nous prenons quelques risques. Jérôme sera là dans un instant.

Il est 6h15, puis nous allons partir pour les Etats-Unis aussi. Vous voyez, nous faisons le tour du monde. Etats-Unis, Canada, Tahiti, il est 6h16. C'est ça, RMC. Vous êtes sur RMC, à tout de suite. RMC pour Indirect. Et vous êtes déjà très nombreux à 6h16 du matin. Très nombreux à nous soutenir, à nous souhaiter une bonne journée. Il y a Zidela, Franck est là, Lionel, Pierre aussi. Sophie Françoise, qui nous dit un bonjour comme tous les matins. Moana, lui qui est à Kinshasa. On continue le tour du monde avec vous, sous le soleil. D'autres n'ont pas cette chance en France. D'ailleurs, témoignez, s'il y a eu des dégâts après les orages de cette nuit. Allez-y, n'hésitez pas.

Joël nous dit qu'il pleut, il pleut dans le Jura depuis hier soir. Sans grêle, heureusement, nous dit Joël. Julien, lui, est à Vesoul. Il confirme, il pleut beaucoup. Patrick nous fait aussi un coucou du Béarn, sous une pluie battante. Heureusement, vous êtes là pour m'apporter un peu de chaleur, nous dit Patrick. Ce message aussi qui apporte de la chaleur tient sur la générosité des Français. Anne témoigne. On est plusieurs habitants de mon village à avoir écrit un livre, un abécédaire sur la situation de l'épidémie. Par exemple, P comme pangolin, M comme masque, E comme espoir. Tous les bénéfices iront pour le personnel de l'hôpital de notre secteur.

Environ 800 euros collectés par le village d'Anne.

16:58
Auditeur

RMC, au trompe de Seine, 45 centimes la minute. RMC, 6h-9h, vaut en direct.

17:07
Présentateur

Allez, on continue. Tiens, bon, Pierre, j'avais un petit problème, je vais le prendre dans un instant. Je vais prendre Jérôme d'abord, qui est à quel endroit ? À Tahiti. Bonjour Jérôme. Bonjour Jean-Luc. Comment ça va ? Ça marche très très bien avec vous, c'est génial. Bon, qu'est-ce que vous faites à Tahiti, vous, Jérôme ? Je travaille pour groupe à main, je suis assureur pour les professionnels. D'accord, il est 6h20 chez nous. Il est quoi ? 9h06, il est fin d'après-midi chez vous, c'est ça ? Exactement, il est 18h20, nous sommes mercredi soir, voilà. Voilà, 18h20 chez vous, Jérôme. Bon, Jérôme, vous écoutez RMC tous les matins ? Oui, oui, au boulot.

Au boulot tous les matins, vous regardez peut-être la télé, non ? La radio ? Ah, la radio, oui. La radio. Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ce matin, Jérôme ? Écoutez, nous, nous sommes déconfinés depuis le 29 avril. Oui. Nous avons été confinés 6 semaines, on a eu une soixantaine de cas Covid, mais heureusement pas de décès. Le seul problème, c'est qu'on est confinés du monde, parce que la seule façon de venir en Polynésie, c'est par l'avion. Et tout est fermé, les aéroports sont fermés, donc plus de touristes, on est en train de voir des gens qui n'ont plus de boulot, des hôtels qui ferment, des pensions qui ferment, des magasins qui ferment.

18:29
Invité

Donc les victimes, on est en train de les avoir maintenant économiquement.

18:31
Présentateur

Oui, vous n'avez eu que très peu de victimes de Covid, mais là, les victimes économiques sont extrêmement nombreuses. Il est important que vous nous ayez appelé, Jérôme, parce que c'est vrai que personne n'en parle. Or, ce sont des territoires français. Exactement. Oui, oui. Mais je sais. En fait, le gouvernement hésite entre réouvrir les aéroports aux touristes et prendre le risque d'avoir ce virus qui revient, et ou laisser comme ça. Mais s'il est comme ça, dans trois mois, on n'a plus d'économie. Jérôme, merci de nous alerter et d'alerter le gouvernement. Avec plaisir. C'est une remarque qui va compter. Je vais en parler. Dès que j'interroge un membre du gouvernement.

Merci beaucoup, Jérôme. Avec plaisir, à bientôt. Bonne journée à vous. Au revoir, Jérôme. Les Etats-Unis, maintenant. Olivier Piton, bonjour. Olivier Piton, bonjour. Allô, vous m'entendez ? Oui, je vous entends. Vous êtes avocat aux Etats-Unis, auteur de la nouvelle révolution américaine chez Plon, Olivier Piton. Olivier Piton, vous dites, il y a deux types de manifestations aux Etats-Unis en ce moment. Les rassemblements pacifiques qui se déplacent de plus en plus dans les villes moyennes. Et puis les émeutes de la nuit qui se concentrent dans les grandes villes. Expliquez-nous.

Alors, c'était le cas jusqu'à avant-hier, où il y avait des manifestations de plus en plus importantes, pacifiques,

20:05
Invité

qui rassemblaient des gens de toutes couleurs, de tout âge, de tout genre. Et puis la nuit, malheureusement, il y avait des émeutes, en particulier dans les zones, vous savez, à forte concentration commerciale, là où se trouvent les magasins, les malls, ce qu'on appelle les malls aux Etats-Unis. Et donc, ils étaient saccagés pendant la nuit. Et en fait, des couvre-feux ont été mis en place dans la plupart des villes américaines, des grandes villes américaines.

20:32
Présentateur

Et également, on a assisté, c'est ce que vous disiez tout à l'heure, à des couvre-feux dans des villes moyennes, parce que se trouvent également des situations de grandes tensions, de grandes violences dans les villes moyennes américaines. Globalement, ça touche un petit peu tout le monde. En tout cas, ça touchait un petit peu tout le monde, parce que, fort heureusement, depuis l'annonce par le procureur général Keith Ellison, hier, de l'inculpation des policiers pour meurtre,

20:58
Invité

la tension est vraiment retombée. Et par exemple, à Washington, la nuit dernière, elle a été calme. Et cette nuit-là, on l'espère, on croise les voies, elle le sera encore davantage.

21:08
Présentateur

Oui, parce qu'il est quelle heure chez vous ? Il est une heure du matin ? Non, minuit, un peu plus de minuit, c'est ça ? Minuit 25, vous espérez, mais la nuit est bien entamée, donc je pense que ça va être calme. Oui, les inculpations ont calmé les choses. Barack Obama s'est exprimé, lui aussi a essayé de calmer les choses dans son discours. Il a exhorté, par exemple, les maires à signer un engagement pour réformer les forces de police. Il a demandé aux politiques d'examiner les conduites à suivre au sein de la police sur le recours à la force. Barack Obama qui se pose en médiateur, en quelque sorte. Vous avez complètement raison. En fait, il a fait deux choses de très intéressantes.

La première, c'est qu'effectivement, il s'est positionné en rassembleur,

21:53
Invité

donc en opposition à Donald Trump. Mais la deuxième chose, ce qui est amusant, c'est qu'il s'est adressé au maire. C'est-à-dire qu'il a, d'une certaine manière, il a sauté l'échelon de l'exécutif fédéral, donc de Donald Trump.

22:04
Présentateur

Il s'est adressé directement au maire. Il faut savoir que la police aux États-Unis est directement liée aux collectivités locales. Elle n'est pas fédérale, sauf dans un cas particulier, qui est lorsqu'il y a une affaire d'ordre national. Mais sinon, les policiers sont affectés à une ville, à un comté, etc., à un État. Et donc, il s'est adressé directement aux élus locaux, en passant par-dessus la tête de Donald Trump, pour demander effectivement à réformer profondément la police et à lutter contre toutes les dérives racistes de la part des policiers. Il a aussi salué l'activisme des jeunes, Olivier Piton. Quand on regarde les images, quand on se déplace,

22:46
Invité

on voit que les manifestations, en fait, rassemblent surtout les jeunes. Il faut savoir qu'il faut bien avoir en tête qu'ici, aux États-Unis, la situation économique est dramatique.

22:56
Présentateur

Vous avez un taux de chômage qui est passé de 3% à 20% en l'espace d'un peu deux mois, et que vous savez, à peu près 40 à 50 millions d'Américains qui sont en chômage partiel. Et donc, aux États-Unis, quand on est en chômage partiel, ça veut dire qu'on n'est pas couvert, on n'a pas une couverture santé adéquate.

23:13
Invité

Donc, les gens, ils sont obligés d'aller travailler. Et c'est vrai que les jeunes ont la possibilité, peut-être, davantage d'aller manifester, alors que le reste de la population a besoin, elles, d'aller travailler. C'est vital, parce que sinon, il n'y a pas de couverture, il n'y a pas de salaire. On ne peut pas payer les loyers, on ne peut pas payer les études des enfants. Donc, il y a un gros problème là-dessus. Ce qui explique, d'ailleurs, que Donald Trump, c'était lui adressé à cette majorité-là, la majorité qui veut retravailler, pour essayer de la rassurer. Donc, il a parlé à la majorité ségancieuse.

23:43
Présentateur

Et on connaît ce phénomène. C'est le phénomène de la loi et de l'ordre, c'est-à-dire de parler à cette majorité qui veut retravailler. Et aux États-Unis, c'est vraiment vital. Ça fait trois mois que les gens n'ont pas pu travailler. C'est très important pour eux. Bien, Olivier Piton, merci. Vous êtes avocat aux États-Unis, auteur de la nouvelle révolution américaine chez Plon. J'aurai l'occasion de vous retrouver, parce que vous êtes toujours passionnant dans vos analyses. Ça nous permet de mieux comprendre, de mieux savoir ce qui se passe là-bas. Puisque nous parlons des États-Unis, tous les matins, vous le savez, trois histoires, trois images fortes avec Charles Magnin.

Charles, nous commençons avec l'image forte du jour aux États-Unis. Des milliers de personnes allongées sur un pont, le pont Burnside, à Portland, dans l'Oregon, couvert de milliers de jeunes gens, des manifestants qui se sont allongés en silence, les mains dans le dos. Ils sont restés face contre terre pendant neuf minutes, soit le temps qu'a passé le policier avec son genou sur le cou de George Floyd. Une manifestation pacifique et des images impressionnantes vues du ciel. En revanche, autre image particulièrement stupide, toujours aux États-Unis, le George Floyd Challenge, lancé sur les réseaux sociaux par quelques ados américains.

Ils se prennent en photo, en train d'imiter la position du policier sur le cou de George Floyd. Et dans une vidéo, une ado va même jusqu'à crier « I can breathe », un « je ne peux plus respirer ». Des images et un challenge qui ont évidemment suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. Revenons en France pour les infos insolites du déconfinement avec deux réouvertures d'établissements. D'abord, sachez que le Corona a rouvert. Le Corona, c'est un petit restaurant à Bois-Guillaume, près de Rouen, qui a retrouvé ses habitués cette semaine. Évidemment, le nom du restaurant fait désormais sourire les clients, mais pas question de changer de nom, disent les propriétaires.

Des propriétaires qui s'appellent « Le Maître » et qui se font aussi bien chambrer sur le fameux « maître de distance » entre les tables, comme il le raconte à nos confrères de France Bleu. Et puis, dans la dépêche, on peut apprendre la réouverture d'un autre type d'établissement ce matin, un club libertin. Ça se passe dans le Tarn. Le club s'appelle « Le S ». Et il s'agit, nous dit-on, du premier établissement échangiste qui a le droit de rouvrir en Occitanie. Mais attention, interdit de se toucher dans un milieu clos et de profiter des saunas. En réalité, le propriétaire a juste obtenu le droit de rouvrir l'espace restauration.

Mais il assure que ses habitués ont hâte de se retrouver autour d'un bon repas uniquement pour discuter. Même si, toujours selon la dépêche, aller dans un club libertin juste pour dîner, c'est comme jouer à la pétanque sans boule. Nous terminons avec l'histoire de l'hier du jour. Oui, c'est l'histoire de cet homme en Belgique qui n'en peut plus de recevoir des pizzas qu'il n'a pas commandées. Il s'appelle Jean. Il raconte dans la presse flamande que depuis 9 ans, des livreurs de pizzas viennent régulièrement sonner chez lui alors qu'il n'a rien demandé. La semaine, le week-end, le jour, la nuit, ça n'arrête pas. Un soir, il a reçu 14 pizzas d'un seul coup.

Je tremble dès que j'entends une mobilette, raconte-t-il. Un véritable harcèlement à la pizza qui ne doit rien au hasard, mais serait le fruit de l'acharnement de quelqu'un de son entourage contre lui. Car l'un de ses amis reçoit aussi des pizzas sans les avoir commandées. Une enquête de police suit son cours, mais pour l'instant, le commanditaire des margaritas court toujours. Ça, c'est extraordinaire. C'est du harcèlement à la pizza. C'est du harcèlement à la pizza.

26:50
Invité

Il doit les payer quand même, les pizzas.

26:52
Présentateur

Il refuse, il refuse systématiquement de payer. Bon, 6h29, merci vraiment d'être avec nous. 32-16, la touche 5, ça c'est pour la machine à café, les capsules qui vont avec. Et le mot matin par SMS au 7-32-16. Mathieu. À suivre, ça se confirme. L'épidémie marque le pas en France. Les consultations Covid chez les généralistes ont quasiment disparu, selon une étude conduite par le syndicat de médecins MG France. Son président Jacques Battistoni est avec nous juste après le journal de 6h30 sur RMC. Il est 6h31 et Anne-Sophie Valbier est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.

27:26
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. La mort de George Floyd requalifiée en meurtre. Les quatre policiers présents au moment de l'interpellation sont tous poursuivis par la justice. Nous serons à Minneapolis dès le début de ce journal. Un nouveau suspect dans l'affaire de la petite Madi, fillette de trois ans disparue de sa chambre d'hôtel en 2007 pendant les vacances. La police enquête sur un délinquant sexuel allemand. Et puis les enfants touchés par le coronavirus sont très peu contagieux. Résultat d'une étude qui a duré plus d'un mois et demi en Ile-de-France. Les pédiatres demandent au gouvernement d'assouplir les règles sanitaires dans les écoles. RMC 6h32.

C'est ce que réclamaient des centaines de milliers d'Américains qui manifestent depuis la semaine dernière que la mort de George Floyd soit requalifiée en meurtre. Et bien c'est fait. Derek Chauvin, le policier qui s'est agenouillé sur le cou de George Floyd est poursuivi pour homicide volontaire sans préméditation. Les trois autres agents qui l'accompagnaient sont inculpés pour complicité. Cédric Fech, vous êtes notre envoyé spécial à Minneapolis.

28:28
Présentateur

Ça y est, les quatre policiers impliqués dans la mort de George Floyd ont tous été arrêtés. Les trois derniers policiers ont été arrêtés hier et inculpés pour complicité d'homicide. Ce sont les trois collègues du premier policier arrêté vendredi dernier, quatre jours après les faits, celui qui avait maintenu son genou sur le cou de George Floyd. Alors lui, il était inculpé pour homicide involontaire. C'est désormais un homicide volontaire. Il risquait 25 ans de prison, c'est désormais 40. Et ses trois collègues risquent eux entre 10 et 40 ans de prison. Les obsèques de George Floyd commencent aujourd'hui à Minneapolis avec un service funéraire.

Un second service funéraire lui sera rendu samedi en Caroline du Nord où il est né. Et il sera enterré mardi à Houston où il a passé la plus grande partie de sa vie.

29:07
Invité

Barack Obama, lui, s'est entretenu avec des manifestants par visioconférence. Je veux que vous sachiez que vous comptez vos rêves, comptes. Il y a un changement de mentalité à lancer l'ancien président américain. Les manifestations se poursuivent aux Etats-Unis, en France aussi. Au moins 2000 personnes à Toulouse hier soir, rassemblement dans le calme. En revanche, vous le savez, à Paris, mardi ça a dégénéré. Et on en sait un peu plus sur les 18 personnes qui ont été interpellées, Jean-Baptiste Bourgeon.

29:34
Présentateur

Au total, 7 majeurs et 1 mineur ont été déférés à Paris. Ils pourraient être jugés en comparution immédiate dès aujourd'hui. Ces manifestants, arrêtés en marge des débordements de mardi soir, sont suspectés d'avoir porté une arme sans motif légitime, un couteau par exemple. Suspectés aussi d'avoir participé à un attroupement malgré les sommations de la police. Certains de ces individus auraient surtout dégradé du mobilier urbain et incendié du matériel de chantier situé à proximité du palais de justice. Enfin, certains d'entre eux sont déférés pour avoir commis des outrages et jeté des projectiles sur les forces de l'ordre.

Durant ces heures, deux agents de police ont d'ailleurs été légèrement blessés.

30:13
Invité

Le gouvernement cherche maintenant à apaiser les tensions. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, promet que chaque faute, chaque excès de la police fera l'objet d'une enquête, d'une décision ou d'une sanction. L'affaire Maddy va-t-elle enfin se dénouer ? Maddy, c'est cette petite fille britannique de 3 ans qui en 2007 avait disparu pendant des vacances au Portugal avec ses parents. Aujourd'hui, l'enquête est relancée. Il y a un nouveau suspect. L'inspecteur en chef de la police britannique, Marc Cranwell, a détaillé son profil lors d'une conférence de presse. Le suspect est de nationalité allemande emprisonné dans une autre affaire. Il est blanc, il a 43 ans maintenant.

A l'époque, il avait 30 ans, mais il aurait pu en faire entre 25 et 32. Il y a sûrement eu des personnes dans le passé qui ont pris peur et n'ont pas parlé à la police. Vous savez peut-être certaines des choses qu'il a faites alors. Je m'adresse à tous ceux qui pourraient avoir des informations. Il vous a peut-être confié la disparition de Maddy et ce qu'il s'est passé cette nuit-là. Emmanuel Macron et Edouard Philippe réunissent syndicats et patronats aujourd'hui à l'Elysée. L'objectif, trouver des solutions pour préserver l'emploi face à l'épidémie de Covid. Plus de 8 millions de personnes sont au chômage partiel.

Et plus de 6 millions de demandeurs d'emploi ont été comptabilisés en avril du jamais vu en France. Les moins de 15 ans sont très peu porteurs du coronavirus et très peu contagieux. Résultat d'une étude menée par la Société française de pédiatrie en Ile-de-France sur 605 enfants. En raison de ces nouvelles données scientifiques, les pédiatres et des parents demandent de desserrer les taux sanitaires dans les écoles. A Paris, le reportage de Mahoube Kergrani et de Rémi Inc. Oscar Nevant est en CM1. En ce moment, il va à l'école un jour par semaine le mardi. Et il aimerait beaucoup y aller plus souvent pour voir ses amis.

32:05
Locuteur non identifié

Comme ça, je peux les voir un peu plus et de deux, être un peu plus en liberté dans la cour. Parce qu'ici, on est un peu en prison.

32:15
Invité

Sa maman Sophie, mère de deux autres enfants, ne comprend tout simplement pas ce qui empêche la réouverture totale des établissements scolaires. Là, on apprend avec cette étude que le risque est relatif. Qu'est-ce qui coince ? Qu'est-ce qui coince pour que cette jeunesse-là reprenne un rythme normal, aidant par souci intellectuel et puis par conséquences psychologiques ? Qu'est-ce qui coince ? Christophe Batard est l'un des pédiatres qui ont participé à cette étude. Pour lui, le protocole sanitaire mis en place dans les écoles est trop strict.

32:45
Présentateur

Il faut donc réouvrir les écoles largement et faire que les enfants retournent tous à l'école pour que la vie et le travail des adultes reprennent avec les mesures barrières.

32:53
Invité

Ce sont le plus souvent les adultes qui contaminent les enfants et non pas l'inverse, explique le pédiatre. Selon le dernier bilan, il y a eu 81 nouveaux décès en 24 heures. Plus de 29 000 personnes sont mortes en France. Mais la situation sanitaire continue de s'améliorer. Et le déconfinement se poursuit dans plusieurs pays. La Belgique va rouvrir ses frontières avec ses voisins européens le 15 juin, annonce de la Première ministre. Dès lundi prochain, les habitants pourront à nouveau circuler librement dans le pays. Et puis, en Italie, c'est rouvert depuis hier. Les Français se sont rués dans les commerces pour acheter des cigarettes. Kelly Vargin.

Certains Français n'ont même pas fait un kilomètre en Italie. Ils se sont arrêtés dès le premier commerce, pressés de faire leur stock et de repartir.

33:37
Présentateur

Je suis venu acheter des cigarettes comme beaucoup de gens.

33:39
Invité

Acheter des cigarettes. Je prends des cigarettes. Fanny habite à Menton. Elle a bien conscience de faire du tort aux buralistes de sa ville. Mais les prix sont trop élevés en France. Ici, je les ai à même pas 5 euros. Selon ce qu'on gagne dans notre vie, ça nous arrange tous. Mais oui, ils vont faire la gueule. Des clients français moins nombreux dans ce supermarché. Mais ils viennent pour remplir leur frigo et leur bar, comme Catherine et son mari. On a pris l'alcool. On va prendre du fromage. Le fromage. On va prendre un peu de charcuterie. Il y a des produits qu'on trouve en Italie qu'on ne trouve pas en France. Donc, ça fait un peu le complément, disons.

95% de la clientèle de Marcello Orengo, le gérant du supermarché, est française. Alors, forcément, il attendait la réouverture des frontières.

34:17
Présentateur

On a fait presque au moins 10%, mais pas seulement moi. Toute la ville, depuis que les frontières sont ouvertes, ça marche impeccable.

34:25
Invité

Et pas question de laisser certaines étagères vides. Les produits sont rapidement remis en rayon. Les courses, Mathieu, c'est à Clairefontaine d'Auville.

34:33
Présentateur

Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Favoris numéro 11, Mille Sabor. Outsider numéro 7, Cubot. Le 11 et le 7. Il paraît que c'est facile d'aller en Italie. C'est moins facile de revenir d'Italie en France. Ah bon ? Des amendes, oui. Des amendes sont dressées. Bien sûr. Bien sûr. Parce qu'officiellement, il faut attendre le 15 pour que les frontières françaises soient ouvertes aux touristes européens, aux européens. Mais si je suis français, je vais en Italie. Si je reviens en France, je risque une amende.

35:01
Invité

Parce que ça marche dans un sens, mais pas dans l'autre.

35:02
Présentateur

Mais pas dans l'autre, effectivement. Ce sont les Italiens qui ont ouvert. Alors allez-y, 3216AMC.fr, vous témoignez pour nous, évidemment. Vous nous dites. Gros succès pour le vélo, la marche à pied avec le déconfinement, quant à venez. Oui, 6 Français sur 10 veulent absolument changer leur mode de déplacement, notamment pour éviter les transports. Maintenant, depuis le déconfinement, c'est le résultat d'une étude de la prévention routière. Alors, je vous donne le détail. 24% des Français veulent marcher davantage. 15% vont choisir la voiture. Et il y a 13% des personnes interrogées qui veulent se mettre au vélo. Alors, justement, concernant le vélo, on a des chiffres.

L'usage du vélo a fortement augmenté ces dernières semaines. Plus 87% par rapport au début de l'année. C'est pareil à la ville ou à la campagne. C'est ce que nous dit l'association Vélo et Territoire qui a mené une étude. Alors, il y a des villes comme Paris et Nantes qui reprennent de l'espace sur la voiture. D'autres qui misent sur les zones piétonnes. Et puis, à Talence, à côté de Bordeaux, on a des zones qui deviennent piétonnes uniquement aux heures d'école. Aux heures d'école. Il est 6h39, Mathieu Rouault. Mais c'est confirmé. Vous nous confirmez. Hervé, à Marseille, lui, ça a toujours été vélo et marche. La voiture, c'est une perte de temps et d'énergie.

Pour Auréa, le vélo, désormais, c'est une évidence. Christian à Nice, avec des pistes réaménagées en ville, s'est mis au vélo. Même si ce n'est pas facile, c'est très sympa. En revanche, Bertrand, lui, c'est voiture. Il continuera la voiture coûte que coûte. Voilà. C'est un infosys. Marche, vélo, voiture, métro. Il faut nous dire, ce matin, au 3h17. Bien, il est 6h40, 7h moins 20. L'apprentissage, c'est l'un des gros sujets du jour. Il y aura une grande réunion autour d'Emmanuel Macron, à propos de l'apprentissage. Parce qu'il faut absolument, absolument pousser, aider les entreprises à prendre des apprentis. Évidemment, c'est en ce moment que ça se passe. Franck est avec nous.

Il est à Dreux, en Nord et Loire. Bonjour, Franck. Bonjour, Jean-Jacques. Vous êtes patron d'une petite entreprise de chauffage, c'est ça ? Tout à fait. Vous êtes chauffagiste. Tout à fait. Vous prenez des apprentis chaque année ?

36:53
Invité

J'en prends chaque année depuis une quinzaine d'années. Oui. Et aujourd'hui, le problème, c'est de trouver des apprentis. Oui. Et là, vous êtes décidé... Parce qu'on ne connaît pas nos métiers.

37:02
Présentateur

Vous êtes décidé d'en prendre, encore ?

37:05
Invité

Ah bah oui, moi, mon souci, c'est d'en trouver un ou deux. Ah, bah oui. C'est d'en trouver un ou deux. Le problème, c'est qu'on ne connaît pas nos métiers et que les CFA ne forment pas les apprentis comme il faudrait.

37:15
Présentateur

Oui. Votre métier de chauffagiste est pourtant un métier d'avenir. D'avenir, je ne sais pas. Mais il y a énormément de travail, oui, pour les gens. Oui, bah déjà, s'il y a énormément de travail, c'est que c'est un métier d'avenir, Franck. Oui. Vous avez un chauffagiste. Expliquez. Vendez votre métier, si je puis dire. Profitez-en.

37:34
Invité

Eh bah on fait de la tuyauterie. On fait tout ce qui est grosses installations, des grosses chaufferies d'immeubles, des groupes de climatisation.

37:41
Présentateur

En plus, ça devient, j'imagine, de plus en plus technique et c'est de plus en plus intéressant. Exactement.

37:48
Invité

Exactement. Alors, c'est des métiers difficiles, physiquement difficiles, mais très intéressants.

37:53
Présentateur

Oui, bah physiquement difficiles, oui, évidemment. Mais très intéressants. Et dans lequel il y a du travail.

38:00
Invité

Il y a du travail. Il y a une certaine liberté. Moi, mes apprentis ont toujours une certaine liberté. Et aujourd'hui, quand j'entends qu'on ne prend pas d'apprentis parce que financièrement, c'est compliqué. Moi, aujourd'hui, les meilleures années, les années les plus rentables ont été celles où il y avait des apprentis. Un bon apprenti rapporte beaucoup d'argent.

38:19
Présentateur

Oui, à un chef d'entreprise, bien sûr.

38:22
Invité

Bah, il rapporte beaucoup d'argent au chef d'entreprise. C'est l'avenir d'une boîte.

38:26
Présentateur

Et c'est l'avenir d'une entreprise.

38:28
Invité

En formant les apprentis à votre philosophie.

38:29
Présentateur

Bah, évidemment. Et puis, c'est l'avenir d'une entreprise. Exactement. Le jeune vient apprendre le métier dans l'entreprise. Bien souvent, ensuite, reste dans l'entreprise ou reste dans le métier.

38:40
Invité

Bah, il reste souvent dans le métier. Après, dans les entreprises, il faudrait peut-être imposer aussi qu'un apprenti qui a été formé dans une entreprise doit une année ou deux années, je ne sais pas, à sa boîte aussi derrière.

38:57
Présentateur

Bien. Merci beaucoup, Franck. Merci. Merci d'être avec nous. Le matin sur RMC, le 32-16, c'est notre lien. Vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. Allez, dans un instant, nous allons revenir sur la COVID ou le COVID-19, comme vous voulez, coronavirus. Une étude sur l'activité des médecins généralistes confirme que l'épidémie est en train, non peut-être pas de disparaître, mais dans tous les cas, certainement, de marquer le pas en France. Le docteur Batistoni avec nous dans deux minutes. RMC.

39:28
Auditeur

RMC, 6h-9h. Vos dans direct.

39:31
Présentateur

Il est 6h44. Vous continuez à appeler, 3216.rmc.fr. Parlons du coronavirus. Où en est-on ? Bien, apparemment, le coronavirus est en train, peu à peu, de disparaître, dans tous les cas, de marquer le pas. Le docteur Jacques Batistoni est avec nous. Bonjour, docteur. Bonjour. Président du syndicat de généralistes MG France, vous êtes médecin généraliste à Caen. Bien, vous avez publié une étude, les résultats d'une étude examinant l'activité des praticiens, des médecins généralistes, durant cette période d'épidémie de coronavirus. Et ces derniers jours, les résultats attestent l'idée que le virus est en sérieuse perte de vitesse, docteur. Oui, c'est ça.

On a voulu comparer l'activité qui se passait juste après la sortie du confinement avec l'activité de la semaine dernière, avec la question, est-ce que ça va réaugmenter à partir du moment où les gens vont sortir de chez eux ? Et en fait, il n'en est rien, puisque les chiffres de la semaine dernière montrent que le virus continue à baisser dans toutes les régions de France. Oui, ça continue à baisser dans toutes les régions de France. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, lorsqu'un patient va voir son médecin généraliste, il devient de plus en plus rare que ce patient soit contaminé.

Oui, en fait, dans notre étude, on a montré qu'un médecin généraliste voyait en général un patient pouvant présenter des symptômes de COVID tous les deux jours, 2,5 par semaine. Et quand il fait un test à ce patient-là, le taux de positivité, le nombre de fois où c'est vraiment un COVID est extrêmement bas, puisqu'il était lors de la première semaine de 5,6 %, maintenant il n'est plus que de 3,25 %. Il y a de moins en moins de patients infectés par le virus dans les cabinets des médecins généralistes. Oui, tout à fait. Quand on voit quelqu'un qui a un rhume ou qui a de la fièvre ou qui tousse, en fait, ce patient a très rarement un COVID.

En revanche, des patients allergiques au pollen, vous en voyez beaucoup, j'imagine, docteur ? On en voit beaucoup plus, effectivement. Mais les gens font la différence, parce qu'ils connaissent, ils le savent, et ils n'ont pas de fièvre en plus. Oui, les gens font la différence tout de suite, ne s'inquiète pas. En général, quand vous êtes allergique, vous le savez, vous avez l'habitude, les ans c'est un peu la même chose, c'est plus ou moins fort durant les années, mais vous voyez bien la différence entre une maladie qui ne touche que le nez, les yeux, parfois vous fait tousser un petit peu, mais qui ne vous donne pas de fièvre et qui n'agit pas sur votre état général.

Est-ce que les patients sont revenus chez les généralistes ? Oui, très généralement, dans nos cabinets, on observe une reprise de l'activité. Beaucoup de patients chroniques, des patients qui ont une maladie comme un diabète ou une hypertension, qui reviennent nous voir. Par contre, on voit peu, et ça c'est l'effet du confinement, des patients qui présentent des rhinopharyngites, des angines ou des otites. Ceux-là sont peu nombreux, les virus circulent peu en général. Bien, merci beaucoup docteur Battistoni, merci d'avoir été avec nous pour cette étude intéressante qui prouve bien, qui confirme bien que l'épidémie est en train de, je ne sais pas, disparaître, j'hésite, j'hésite.

Parce que pour l'instant, elle n'a pas disparu, il y a encore des cas. Donc, disparaître, on ne peut pas employer ce mot. Mais l'épidémie qui, évidemment, s'est ralentie considérablement. Mathieu, vous avez beaucoup de messages, dites-nous. J'ai beaucoup de messages. Sur l'apprentissage, vous voulez ? Oui, surtout. Eh bien, écoutez, sur l'apprentissage, ce n'est pas compliqué. J'ai ce message de Chris qui nous dit, moi, je recrute des apprentis. Le problème, c'est surtout administratif. Les entreprises doivent passer un temps fou pour établir les contrats. Alors, oui, supprimer les charges pour conserver un apprenti, pourquoi pas.

Mais une entreprise qui va former, qui veut embaucher l'apprenti, etc. C'est surtout un allègement de tout ce qui est administratif pour Chris. Et il aimerait bien que ce soit débattu cet après-midi à l'Elysée autour de cette réunion avec Emmanuel Macron. Je ne sais pas si vous avez vu l'histoire incroyable de la petite Maddy. Vous vous souvenez ? Vous vous souvenez de Maddy, cet enfant de 3 ans qui avait disparu au Portugal ? Madeleine McCann. Les parents qui avaient été accusés. Enfin bon, apparemment, apparemment, les soupçons se portent sur un Allemand de 43 ans, je crois. Un délinquant sexuel qui est d'ailleurs emprisonné en Allemagne pour délit sexuel.

Nous en parlerons plus dans les journaux d'information de ce matin. Stéphane est avec nous à Villeneuve-Saint-Georges. Bonjour Stéphane. Vous êtes plombier chauffagiste, vous aussi, dans le Val-de-Marne. Les apprentis alors, Stéphane ? Moi, je n'en prends plus parce que le problème, c'est qu'entre l'école et le terrain, il y a 20 ans de décalage. C'est-à-dire qu'en fait, les professeurs ont un programme depuis 20 ans. Et les nouvelles technologies, mon confrère parlait de, c'est très intéressant, on ne met pas ça en avant. Tous les nouveaux matériaux, tout ça, on est toujours encore sur des cours avec des anciens matériaux d'il y a 20 ans.

Et aujourd'hui, on dit aux apprentis, il ne faut pas faire plus de 35 heures, il ne faut pas monter sur une marge de plus de 2 mètres, il ne faut pas porter plus de 20 kilos. Mais notre métier, ce n'est pas avec un stylo, c'est avec une clé à molette et une pince. Et c'est à quatre pattes, c'est sur une échelle, c'est physique, comme disait mon confrère. Mais sauf que, quand à l'école, vous leur mettez dans la tête qu'il faut qu'ils soient formatés comme ça, quand ils arrivent sur le terrain, ils n'ont pas le droit de ça. Après, on a les parents qui nous disent, ah ben non, on fait ça par voie de ça. Et quand vous avez tout ça, les apprentis, ils ne sont pas motivés.

Et on leur dit, de toute façon, tu feras plombier chauffage, parce que c'est une voie de garage. Alors, comme vous disiez tout à l'heure, c'est l'avenir. Pas d'eau, pas de vie. Ben évidemment, c'est l'avenir. Mais je le sais, Stéphane. Vous avez raison, d'autant plus que quand on est sérieux, quand on est un bon professionnel, on peut bien gagner sa vie, Stéphane. Exactement. Nous, là, on est en train de faire un hôtel, on n'est qu'avec que des nouvelles technologies. Et on refait des colonnes d'hôtels avec toutes les nouvelles technologies. On ne fait pas de plomb, on ne fait pas de cuivre. On fait ce qu'on appelle du multicouche avec des nouvelles technologies.

Et on va deux fois plus vite avec cinq fois moins de possibilités de fuite. Et voilà. C'est passionnant. C'est passionnant en plus. C'est ça. Exactement. Parce que passer des fios, c'est une chose. Mais réfléchir comment il faut les passer. Parce qu'il faut passer dans des conditions. Parce qu'on est sur un site qui est déjà existant. Il faut faire avec le site. Donc, il faut réfléchir comment on va le faire avec les autres corps de métier. C'est une coordination. Au-delà de passer deux tuyaux et de poser un WC et un lavabo, c'est toute une réflexion en amont avec les collaborateurs, avec les architectes, avec les autres corps de métier.

Et ça, quand vous avez ça, vous dites, j'ai fait une super journée. C'était hyper constructif. Évidemment. Merci Stéphane de nous faire partager la passion pour votre métier. Il est 6h51, Anthony Morel, dans un instant. On parlait des vélos. Les vélos. Est-ce que vous saviez qu'on peut transformer notre vieux vélo en vélo électrique ? Oui, c'est possible. Ah bon ? Oui, absolument. On n'a besoin que d'une roue. Anthony Morel va tout nous expliquer. C'est déjà demain, dans un instant, sur RMC.

46:37
Auditeur

RMC, au vin direct.

46:38
Présentateur

Et sur l'apprentissage, à propos de cette réunion à l'Elysée cet après-midi, le message d'Alex aussi qui nous dit, il y a un autre problème avec l'apprentissage. C'est l'image de ce secteur, l'image de cette voie. Le vrai problème, c'est qu'on envoie en apprentissage les gens dont on ne veut plus à l'école, dit Alex. Et donc, le regard de la société vis-à-vis de l'apprentissage est terrible. Personnellement, après un bac S, j'ai voulu me diriger vers un CAP boulanger. Mes professeurs m'ont regardé comme le pire des abrutis, comme si j'allais ruiner mon avenir, dit Alex. Il faut vraiment que tout ça change. J'avais aussi un autre témoignage qui va exactement dans le même sens.

C'est celui de Cédric qui nous dit, mon fils s'est rendu hier pour avoir des informations concernant l'apprentissage. On l'a regardé comme s'il allait mettre sa vie en l'air. Franck, lui, est passé par la voie de l'apprentissage, en est fier. Beaucoup de personnes pensent que l'apprentissage est la voie de la honte, des études ratées, alors que pas du tout. Et là encore, il faut se bouger, dit Franck. RMC au 7,32, 75 centimes par envoi, plus prix du SMS.

47:45
Auditeur

RMC, c'est déjà demain. C'est du vélo !

47:51
Présentateur

Il fait du vélo, hein ? Notre ami Anthony Morel, ça va Anthony ? Je m'y mets un peu. Qu'est-ce que c'est que cette grande roue que vous avez avec vous ? Alors, elle est très particulière, cette roue. Cette roue, elle va permettre de transformer n'importe quel vélo, celui qui traîne au fond de votre garage, qui prend la poussière à la cave, en vélo électrique, en moins de 5 minutes. Non. Ben oui, exactement. C'est une start parisienne qui a mis ça au point, il s'appelle T-Bike. Et le principe est super malin. En fait, cette roue, elle va remplacer la roue avant de votre vélo. Donc, il n'y a pas besoin d'avoir des grandes capacités de bricoleur.

Une roue avant, ça se change en 5 minutes, c'est pas compliqué. Et une fois que vous avez mis cette roue à la place de votre roue avant, le vélo est électrique. En fait, à l'intérieur, vous avez un moteur. Alors, il est très compact, on ne le voit pas. Mais à l'intérieur de la roue, vous avez un moteur. Vous avez une batterie, donc vous la rechargez sur secteur, comme un vélo électrique. Et puis, vous avez un petit connecteur Bluetooth qui va relier la roue à votre smartphone. Et votre smartphone va vous servir de tableau de bord pour choisir le niveau d'assistance électrique quand vous pédalez. En fonction du vent, en fonction de si ça monte ou si ça descend, etc.

Et donc, voilà, vous vous retrouvez avec cette roue, avec un vélo électrique, sans avoir besoin d'acheter un vélo ou de remplacer votre vieux vélo. Donc, c'est plus économique. Alors, ça coûte autour de 700 euros une roue comme celle-ci. Donc, quand même, mais c'est moins cher qu'un vélo électrique normal, sachant que c'est éligible à toutes les subventions qu'on a maintenant pour l'acheter des vélo. Oui, je peux l'installer sur n'importe quel vélo. N'importe quel vélo. Elle est grosse, cette roue, quand même. Alors, elle est grosse. En fait, elle est un petit peu plus lourde qu'une roue classique, parce qu'évidemment, vous avez le voyeur à l'intérieur, donc elle pèse 7 kg.

C'est une roue avant. C'est une roue avant, exactement. Mais après, sinon, vous choisissez le format. Donc, c'est une fraction avant. Exactement, voilà, c'est ça. Ce n'est pas dangereux, d'ailleurs, d'avoir un moteur à l'avant ? Non, non, je ne pense pas. Alors après, c'est pareil. Comme à chaque fois pour les vélos électriques, tout est réglementé. La vitesse est bridée, l'assistance électrique. Tu ne peux pas monter à plus de 25 km heure. Alors, tu peux aller plus vite si tu pédales. Mais l'assistance électrique elle-même, elle est limitée à 25 km heure maximum. Et après, tu as une autonomie de 80 km environ.

Donc, c'est vraiment des performances honorables, on va dire, pour un vélo électrique. On peut aussi transformer son vélo en scooter. Oui, alors c'est ça. Les kits d'électrification, on appelle ça comme ça. C'est une tendance. Mais vous allez voir, pour ceux qui nous regardent sur AMC Découverte, mais on peut aller très vite. J'ai trouvé un modèle qui permet de transformer un vélo en appareil, en bolide à 80 km heure. Là, en gros, vous avez du 5000 watts sur votre vélo. Donc, c'est complètement illégal. C'est très dangereux. Mais c'est ce qu'on trouve aujourd'hui sur Internet. Donc, faites attention à ce que vous achetez. Donc là, encore une fois, c'est un kit d'électrification.

Vous installez ça sur votre vélo et vous vous retrouvez avec un truc qui va aussi vite qu'un caractérateur. Ça marche par Bluetooth, ça aussi ? Oui, là aussi. Là aussi, tout est connecté. Ça me paraît super dangereux. Oui, ça, c'est super dangereux. Ça, c'est super dangereux complètement. Bon, la première que je vous ai montré, non, il n'y a pas de problème. Mais celui-ci, évitez quand même. Et puis, vous êtes venu avec un autre vélo électrique plus sage qui s'inspire du bon vieux Solex. Alors, moi, j'aime beaucoup. Il est devant, pour ceux qui l'en regardent sur RMC Découverte. Effectivement, il est beaucoup plus sage, y compris dans son design.

Et celui-ci, il s'inspire de la bicyclette qui roule toute seule. On appelait ça le Solex dans les années 50. C'est-à-dire qu'il a un moteur à galets. C'est un petit moteur qui entraîne la roue. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ça, du moteur à galets. Et vous avez un système de rétro-pédalage. C'est-à-dire qu'on pédale en arrière. Et c'est ça qui va lancer l'assistance électrique. On passe en mode électrique en pédalant en arrière, en fait. Ah bon, d'accord. On pédale en arrière et on va en avant. On pédale en arrière et ça lance le moteur électrique. Et après, on repédale en avant et on a l'assistance électrique. Pour vous expliquer de manière très claire.

Et c'est Michelin, en fait, qui a conçu ça. Ils ont déposé plusieurs brevets. Ils ont commercialisé ce vélo qu'on trouve dans le commerce aujourd'hui. et je trouve que c'est intéressant cet hommage au vélo Solex. Il paraît qu'on refabrique des Solex. Mais ça revient, mais oui, bien sûr. Ça revient, le Solex. Vous savez, vous avez dit la casse-gueule avec le moteur devant. Il y a pas mal d'accidents. Oui, oui, oui. En Solex ? Oui, en Solex, oui. Bien, merci beaucoup. Merci, Anthony. Allez, il est 6h59. Julien est avec nous. Julien, bonjour. Bonjour, Jean-Jacques. Julien, vous êtes en Corrèze. Exactement. J'y mêle les cascades. Voilà, j'y mêle les cascades. C'est à quel endroit, ça ?

51:48
Invité

C'est juste à côté de Tulle.

51:50
Présentateur

À côté de Tulle. Julien, vous êtes patrouilleur sur autoroute. Exactement, sur l'autoroute A89. Sur l'autoroute A89. Dites-moi, Julien, vous regardez la télé ou vous écoutez la radio le matin ? Non, non, en règle générale, je vous écoute. Et là, je vais embaucher dans pas longtemps. Donc, du coup... Vous allez embaucher dans pas longtemps. Julien, vous avez bien fait ce matin. Parce que vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vendent avec. C'est génial. Merci beaucoup, Jean-Jacques. Merci, Julien. Merci, RMC. Passez une très bonne journée. Ben, vous aussi, sur l'autoroute. Merci beaucoup. Merci, Julien. Il est 6h59.

52:23
Auditeur

Jeudi 4 juin.

52:24
Présentateur

L'info sur RMC. Il est 7h01. Merci d'être avec nous. Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.

52:30
Invité

Bonjour, Jean-Jacques. Bonjour à tous. À quand une réouverture plus large des écoles ? Une étude réalisée sur plusieurs centaines d'enfants montre que très peu ont été contaminés par le Covid-19. L'étude montre aussi qu'ils sont très faiblement contagieux. 13 ans plus tard, l'affaire de la disparition de la petite Madi relançait la police allemande en quête sur un nouveau suspect.

52:49
Présentateur

Un délinquant sexuel déjà condamné à plusieurs reprises. Et puis, le policier à l'origine de la mort de George Floyd aux Etats-Unis, désormais poursuivi pour meurtre. Les trois autres fonctionnaires présents au moment des faits inculpés pour complicité. Bienvenue à tous sur RMC.

53:05
Invité

Les enfants sont moins contagieux que les adultes. Ils contractent moins le Covid-19. Voilà le constat sans appel d'une étude menée auprès de plusieurs centaines d'enfants en Ile-de-France. Étude menée par des pédiatres, des médecins qui demandent aujourd'hui au gouvernement d'assouplir les règles sanitaires en vigueur dans les écoles. Benjamin Pelsy.

53:23
Présentateur

Sur les 605 enfants d'Ile-de-France testés, seuls 11 avaient le coronavirus. Le responsable de l'étude, le professeur Robert Cohen, pédiatre infectiologue au centre hospitalier de Créteil, est convaincu que ces jeunes n'étaient pas contagieux. Les trois quarts d'entre eux avaient déjà des anticorps contre le coronavirus. Et d'autre part, leur PCR était globalement très faiblement positif. Au moins, les trois quarts d'entre eux n'avaient pas la possibilité de contaminer la maladie aux autres. Neuf de ces 11 enfants avaient dans leur entourage un adulte atteint du coronavirus. Pour les pédiatres qui ont réalisé cette étude, ce sont les adultes qui contaminent les enfants et non l'inverse.

On confirme complètement cette donnée que les enfants sont peu porteurs, peu contaminants. Et c'est probablement pas eux qui feront repartir l'épidémie si un jour l'épidémie doit repartir. Face à ces nouvelles données, les pédiatres demandent au gouvernement d'assouplir les règles sanitaires en vigueur dans les écoles.

54:21
Invité

L'Organisation Mondiale de la Santé a repris ses tests sur l'hydroxychloroquine. L'OMS avait décidé de les suspendre après la publication d'une étude publiée dans la revue médicale The Land. Cette étude qui est remise en cause. En France, l'Agence du Médicament devrait aussi réexaminer sa position. RMC 7h03. L'affaire avait bouleversé la Grande-Bretagne, une partie de l'Europe. La disparition en 2007 de Madima Khan, presque 4 ans, alors qu'elle se trouvait en vacances au Portugal avec ses parents.

54:48
Présentateur

La police allemande annonce enquêter sur un nouveau suspect, un pédophile multirécidiviste actuellement incarcéré dans le pays. Les précisions de notre correspondante à Berlin, Violette Bonnebas.

55:00
Invité

Le suspect est un Allemand de 43 ans, un délinquant sexuel qui a déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment pour pédophilie. Il purge actuellement une longue peine de prison dans une autre affaire. Cet Allemand a vécu régulièrement au Portugal. Il habitait juste à côté de Praia da Luz, la ville où a disparu la petite Madi en 2007. L'homme travaillait là-bas dans la restauration. Il était aussi connu des services de police pour des cambriolages dans des complexes touristiques.

Et ce qui intéresse les enquêteurs aujourd'hui, c'est que son téléphone portable a borné tout près de la location de vacances de Madi et de ses parents, juste au moment de la disparition de la petite fille, dans la soirée du 3 mai 2007. La police allemande a lancé un appel à témoins. Les enquêteurs recherchent en particulier la personne avec qui le suspect était au téléphone ce soir-là. Les Etats-Unis, l'ancien secrétaire à la défense de Donald Trump, qui avait démissionné James Mattis, a accusé le chef de la Maison Blanche de diviser l'Amérique après les violences qui ont secoué le pays après la mort de George Floyd.

Les quatre policiers qui l'ont interpellé sont désormais tous poursuivis par la justice. Son décès a été requalifié en meurtre. Écoutez le procureur général du Minnesota. Les preuves dont nous disposons maintenant permettent une accusation plus grave de meurtre au deuxième degré pour Derek Chauvin.

56:18
Présentateur

Les trois autres officiers de police sont poursuivis pour complicité. Je crois fermement que ces développements sont dans l'intérêt de la justice pour George Floyd, sa famille, cette communauté et notre État.

56:28
Invité

Nous avons pris ces décisions sur la base des faits que nous avons recueillis.

56:34
Présentateur

En aucun cas, la pression du public n'a influé sur notre prise de décision. Et puis cette image forte aux Etats-Unis, les stars de la NBS Stephen Curry et Clay Thompson ont rejoint une foule de manifestants pour une marche pacifique contre les violences racistes. C'était à Auckland. En France, nouveau rassemblement contre le racisme hier soir à Toulouse ou encore Montpellier pour rendre hommage aussi à George Floyd et à Adama Traoré.

56:59
Invité

Après la manifestation de 20 000 personnes à Paris, le préfet Didier Lallement a décidé de signaler à la justice l'organisation de cette manifestation interdite.

57:08
Présentateur

Mais pour maître Arien Halimi, avocat au barreau de Paris, membre de la Ligue des droits de l'homme, la manifestation a été interdite trop tard.

57:14
Invité

Quand on interdit deux ou trois heures avant une manifestation, on empêche les organisateurs de faire un recours devant le tribunal.

57:21
Présentateur

Et en plus, on empêche les gens d'être informés de l'interdiction, puisqu'on n'a pas le temps de les informer. Donc ils viennent et ça crée forcément une confrontation entre la police et les personnes qui viennent à une manifestation qui a été interdite trop tardivement. Quand vous savez qu'en France, le droit de manifester, c'est quelque chose de vraiment culturel et traditionnel, que c'est une soupape de sécurité pour la démocratie, bien effectivement, lorsqu'on essaye d'enlever cette dernière soupape à la population, on crée des conflits au lieu d'apaiser la situation. C'est ce que fait M. Lallement. RMC 7h06, le combat d'un couple de restaurateurs du Beaujolais.

Ils se croyaient couverts par leur assurance en cas d'épidémie, mais AXA refuse de les indemniser.

57:59
Invité

Le couple attaque en justice l'assureur, déjà mis en cause par le restaurateur Stéphane Manigold, dont le combat a débuté ici même sur RMC. Le tribunal de commerce de Paris lui a d'ailleurs donné raison.

58:11
Présentateur

Et Léosia Patricio a rencontré à Lyon ce couple qui a bien l'intention de faire plier l'assureur.

58:17
Invité

Valérie et David sont propriétaires du Bacchus depuis 7 ans. Pour sauver leur restaurant, ils ont décidé de poursuivre leur assureur en justice. On a quasi maintenant l'impression de faire un peu la quête l'aumône, mais c'est pas du tout le cas. C'est juste qu'ils nous doivent qu'on a payé un contrat pour ça. Le couple réclame une indemnisation de 20 000 euros pour les frais fixes qu'ils ont continué de payer pendant le confinement. Alors que leur contrat mentionne une prise en charge en cas d'épidémie, AXA refuse de payer. Une clause stipule que si un autre établissement est lui aussi fermé pour épidémie dans le même département, alors l'indemnité ne sera pas payée.

Thierry Grégoire, de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, souhaite proposer dès septembre une assurance commune à tous les professionnels. C'est de ne plus dépendre en fait systématiquement de ces assurants-là, donc de créer un dispositif, un vrai contrat spécifique à notre secteur d'activité,

59:04
Présentateur

pour lequel il sera distribué sous une marque qui représentera l'ensemble de notre secteur, je vous dis comme l'habitude des motards par exemple,

59:11
Invité

de créer un dispositif assurantiel spécifique à notre secteur. L'avocat des restaurateurs assure être déjà en possession d'une cinquantaine de dossiers similaires. La décision du tribunal sera rendue dans une semaine. En actualité également, Emmanuel Macron, Edouard Philippe réunissent cet après-midi syndicats et patronats, ils vont plancher sur des solutions à la crise économique et sociale. Les Français plus solidaires, plus généraux, depuis le début de l'année, la crise sanitaire n'a pas freiné la générosité, au contraire, c'est ce qui ressort du baromètre des apprentis d'Auteuil qu'RMC vous dévoile ce matin.

Plus d'un Français sur deux prévoit de donner aux œuvres caritatives d'ici la fin de l'année. Martin Bourdin. La crise sanitaire, le confinement, les difficultés sociales que ça a engendré. J'ai vu des gens, une file d'attente, dans un centre de secours populaire, ça m'a touché.

59:55
Présentateur

La situation a incité Moëz, un pharmacien de 35 ans, à donner encore plus aux associations.

59:59
Invité

Entre février et mars, je pense que j'ai contribué à hauteur de 300 euros. On dépense moins en restos, en sorties et tout ça, donc autant que ça aide. Un cas loin d'être isolé, les dons et les promesses de dons sont de plus en plus importants, se réjouit Stéphane Doge, le directeur de la communication des apprentis d'Auteuil, qui a réalisé ce baromètre.

1:00:14
Présentateur

On a tout de même un Français sur quatre qui dit qu'il compte donner cette année 25% de plus que ce qu'il a donné l'année dernière. Le don moyen qui est évoqué par ses donateurs est de 300 euros. Donc on peut supposer une hausse de dons. La crise sanitaire a donc créé un élan.

1:00:29
Invité

L'enjeu maintenant, c'est de faire en sorte qu'il perdure, que ce ne soit pas qu'un épiphénomène, le combat de la styliste et philanthrope Agnès B. Moi, je suis très heureuse de cette prise de conscience qu'il y a eu grâce à ce Covid. Une fois qu'on l'a en soi, ça devient presque automatique et normal, c'est tout. Moi, j'ai une nature optimiste et j'espère que les gens ont changé en bien. Optimisme conforté par le baromètre sur dix Français gagnant au moins 10 000 euros chaque mois. Plus de huit prévoient de donner aux associations d'ici la fin de l'année.

1:00:55
Présentateur

Depuis mardi, les salles de concert, les théâtres, les opéras sont autorisées à rouvrir en zone verte uniquement.

1:01:01
Invité

Mais les conditions sanitaires drastiques empêchent certains spectacles de reprendre. C'est le cas du Ballet de l'Opéra National du Rhin. Les premiers spectacles ne se joueront pas avant septembre.

1:01:10
Présentateur

Margot Bédé, Nicolas Trenon ont pu assister aux répétitions à Mulhouse. À la barre, les mouvements sont gracieux, mais prudents. Les masques sont obligatoires et Jessie a rapidement le souffle court. Le masque, il nous enlève presque deux tiers de nos capacités. Là, on fait quatre, cinq sauts. On est déjà vraiment fatigué. C'est là que je travaille moins que si je ne l'avais pas. On a vraiment hâte d'enlever le masque. J'ai chaud, ouais. Pierre-Émile s'accorde une pause, indispensable.

1:01:37
Invité

Si on est essoufflé, si nos muscles sont essoufflés, en fait, peut y avoir des risques de blessures.

1:01:42
Présentateur

La classe à peine terminée, désinfection immédiate. Le jeune danseur file pour apprendre le premier rôle du spectacle de la rentrée. Enfin, uniquement les solos, tout contact est interdit.

1:01:52
Invité

Il y a plein de parties dans le ballet qu'on ne peut pas prendre pour le moment parce que ça nécessite du contact physique.

1:01:58
Présentateur

Tout le monde s'inquiète ici de la tenue du ballet en septembre, y compris Bruno Boucher, le directeur artistique. Dans les conditions actuelles, on ne pourra pas le donner, c'est sûr. Les théâtres réouvrent, mais c'est au directeur des théâtres ou des opéras de trouver les solutions. Et ça, c'est un peu compliqué. Chaque jour d'entraînement avec le masque met encore plus en péril la première. Pour le moment, la moitié seulement de la compagnie serait prête à le retirer.

1:02:20
Invité

Voilà, rendez-vous en septembre pour voir ce ballet.

1:02:23
Présentateur

Il est 7h11, merci Céline. On vous retrouve tout à l'heure à 8h. Vous appelez 3216RMC.fr. 3216, c'est notre lien, vous le savez. Fabien est à Miramas. On va parler de l'apprentissage. Puisqu'on en parle beaucoup, il y a beaucoup d'appels ce matin. Miramas dans les bouches du Rhône. Bonjour Fabien.

1:02:39
Invité

Bonjour Jean-Jacques.

1:02:40
Présentateur

Ça va, mon cher Fabien ?

1:02:41
Invité

Écoutez, très bien, je vous en remercie.

1:02:43
Présentateur

Vous êtes proviseur de lycée ? Oui, de lycée professionnel. C'est le plus gros de l'académie d'ex-Marseille. Voilà. Essentiellement industriel, mais avec une petite partie de tertiaire. Voilà. Vous êtes le proviseur du plus gros lycée professionnel de l'académie de Marseille. Fabien. Ex-Marseille, tout à fait. Ex-Marseille. L'apprentissage. Faites-nous la promotion de l'apprentissage rapidement, Fabien. Allez. Mais écoutez, ce que je voulais vous dire, c'est que depuis septembre, dans tous les lycées professionnels de France,

1:03:14
Invité

nous avons la possibilité de mettre en place de la mixité du public. C'est-à-dire que dans les classes, vous avez des élèves mélangés avec des apprentis.

1:03:23
Présentateur

Ça, c'est la grande innovation de cette année sur le ministère de l'Éducation nationale. Et ça permet de sécuriser les parcours des apprentis. Parce qu'à tout moment, un élève peut devenir apprenti dans l'année. Et à tout moment, si jamais ça se passe mal avec l'entreprise, l'apprenti peut redevenir élève. Donc, il n'y a pas de rupture de parcours. Et ils ont exactement le même rythme, si ce n'est que quand les élèves s'en vont en vacances, les apprentis sont en entreprise.

1:03:47
Invité

Et quand les élèves s'en vont en stage en entreprise, les apprentis sont en entreprise. Ils ont juste deux, trois semaines de différence, les apprentis. Et ça marche très bien. Je suis celui qui en est le plus dans ce cadre-là.

1:03:57
Présentateur

Ça en est à peu près 35. Et ça monte en puissance. Ça a permis de tisser du lien avec les entreprises. L'apprentissage sur les filières Bac Pro commence à la fin de la seconde. Donc, ils font toute la seconde en tant qu'élève. Ils font des stages en entreprise. Et l'entreprise, ça permet de connaître l'élève et de le tester et de pouvoir lui proposer un contrat d'apprentissage.

1:04:17
Invité

Et l'année prochaine, dès le mois de juillet d'ailleurs, je vais avoir pas mal d'apprentis en plus chaque année.

1:04:23
Présentateur

Eh bien, c'est génial ça, Fabien. C'est génial. Voilà un joli message ce matin. Merci, Fabien. Je vous remercie, Jean-Jacques. Et merci d'être avec nous le matin. Vous regardez la télé ou vous écoutez la radio le matin ?

1:04:34
Invité

Les deux, les deux, les deux. Là, je vais aller ouvrir puisque j'ai des élèves qui ont repris dans le lycée.

1:04:40
Présentateur

J'en ai eu à peu près 110 depuis mardi. Et voilà. Avant d'aller travailler, je regarde toujours... Eh bien, c'est gentil. Eh bien, c'est gentil. Merci beaucoup, Fabien. Merci. Il est 7h13. Alain Grégoire est avec nous. Coordinateur national du dossier perte d'exploitation Covid-19 à l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie. Bonjour, Alain Grégoire. Bonjour, Jean-Jacques Bourdin. Oui, merci d'être avec nous. Vous savez que nous nous battons depuis le début pour faire en sorte que les assureurs assurent et prennent leurs responsabilités. vous aident, aident tous les commerçants victimes de cette crise économique due au Covid. Vous en avez assez. Vous en avez assez.

Et les cafetiers, hôteliers, restaurateurs ne veulent plus dépendre des assureurs traditionnels. Allez-y, Alain Grégoire. Qu'est-ce que vous vouliez nous préciser ? D'abord, merci de votre soutien. Je crois que la profession est vraiment top vis-à-vis de vous. Alors, sur le sujet, étant donné que les assurances ne jouent pas le jeu depuis le début du conflit, nous avons pris nos responsabilités. Nous avons créé un groupe de travail qui doit rendre sa copie dans le courant de l'été et nous permettre d'avoir un vrai cadre d'offres à proposer à nos professionnels, c'est-à-dire aux 230 000 entreprises. Alors, que doit couvrir les futuros ? Alain Grégoire, on a un problème de son.

Je vais vous reprendre. Décidément, ce matin, tout tourne mal. On a un problème de son. Je vais vous reprendre dans deux minutes. Il est 7h15. A tout de suite, Alain Grégoire. A tout de suite.

1:06:24
Auditeur

Est-ce qu'Alain Grégoire est là ?

1:06:29
Présentateur

Oui, Alain Grégoire, vous êtes là ? Oui, je suis là. Ah, ça marche mieux, Alain. Je suis désolé. Désolé, vous savez, ça, c'est la magie du direct et la magie de Skype. Bon, magie, enfin. Alain, vous vous regroupez, donc. On se bat contre pour pousser les assureurs à être devant leurs responsabilités et à assumer leurs responsabilités. Vous, les cafetiers, les hôteliers, les restaurateurs, vous ne voulez plus dépendre des assureurs traditionnels et vous voulez, en quelque sorte, réunir pour créer une nouvelle assurance, c'est ça ? C'est bien ça, Jean-Pierre. Tout à fait. Bon, merci, vous soutien. Vous êtes prêts ? Bon, Alain, je suis désolé, mais j'ai eu un problème de téléphone.

Ce matin, je ne sais pas ce qu'il y a au standard, ça ne marche pas. Donc, je vous prendrai, je ne sais pas quand, tout à l'heure, entre 8h et 8h30, si vous pouvez, au moment où ça marche. Ce matin, rien ne va, je vous l'ai dit. Il est 7h20, vous êtes sur RMC et Marie Dupin est là. Marie, sauvez-nous. Ça fait au moins une chose qui va bien. Vous marchez parce que vous êtes en studio, donc ça marche. Ces lignes téléphoniques qui se dégradent, c'est quand même étonnant. Marie Dupin, ici. Les Français et les enfants pourront-ils partir en colonie de vacances cet été ? Oui, le gouvernement l'a annoncé, mais dans quelles conditions ?

1:07:50
Invité

C'est toute la question. Les organismes de colonies ont fait part de leurs attentes au gouvernement. Ils ont proposé un protocole sanitaire qui est en attente de validation, un protocole qui sera validé dans quelques jours. Parmi les mesures envisagées, moins d'enfants par chambre, un seul enfant par lit superposé, moins d'enfants par table pour les repas, des activités en plus petits groupes. Mais les organisateurs disent qu'il faut que les colonies puissent ressembler à des colonies, qu'il faut que les enfants puissent jouer ensemble, puissent retrouver le plaisir de courir ensemble, etc.

Ils aimeraient par exemple que le masque ne soit imposé aux adultes que lorsque la distanciation physique est impossible. Par exemple, pas de masque à l'extérieur pour les adultes.

1:08:30
Présentateur

Et au niveau des réservations, ça se passe comment ?

1:08:32
Invité

C'est tout à fait possible de réserver dès maintenant puisque le gouvernement a annoncé qu'il y aurait bien des colonies cet été. Selon une enquête menée auprès des parents qui avaient inscrit leurs enfants avant le confinement, ils sont près d'un sur deux à vouloir maintenir l'inscription. Donc c'est pas si mal. Après, c'est vrai qu'il y a assez peu de nouvelles inscriptions, surtout tant que le protocole sanitaire n'est pas connu. Ça devrait être le cas d'ici la fin de la semaine.

1:08:55
Présentateur

Certains établissements pourraient bénéficier d'un label « colonies apprenantes ».

1:08:58
Invité

Vous savez, le gouvernement avait dit qu'il y aurait un dispositif « vacances apprenantes ». Les colonies vont être mises à contribution avec la création d'un label. Label qui sera attribué en fonction du contenu des activités pour les colonies qui ont une dimension plus forte que ce soit en matière de pédagogie, de culture ou de découverte du patrimoine.

1:09:16
Présentateur

Bien, merci Marie. Je me tourne maintenant vers Charles Magnin pour l'actu des réseaux sociaux. Moi, cher Charles, ça marche vous aussi ? Vous êtes en suivi. Je suis là. Après Twitter, le réseau social Snapchat s'en prend à Donald Trump accusé d'inciter à la violence raciale. « Nous ne voulons pas amplifier des voix qui incitent à la violence raciale et à l'injustice ». Ce sont les termes du communiqué publié hier par Snapchat, réseau social très prisé des jeunes. Concrètement, Snapchat ne va plus promouvoir les messages de Donald Trump. Ses posts ne sont plus mis en avant sur la page Discover, le fil d'infos du réseau. Une décision assez similaire à celle prise par Twitter.

Sur les deux réseaux, désormais, les messages de Trump seront toujours disponibles, mais avec moins de visibilité, des avertissements. En revanche, Facebook, le premier réseau social du monde, a choisi de ne pas censurer ou signaler les messages de Trump. Et attention, encore une fois, à ce qui est écrit sur les réseaux sociaux, parce que, toujours aux Etats-Unis, les fake news se multiplient au sujet des manifestations en cours. Oui, des fake news qui traversent l'Atlantique et sont de plus en plus reprises par des internautes français. On peut en citer plusieurs.

D'abord, contrairement à ce que laisse croire une photo très partagée sur Facebook, le poste de police de Minneapolis n'a pas été incendié. Idem pour la photo de l'incendie d'un restaurant McDonald's qui n'a rien à voir avec les émeutes en cours. Autre vidéo très partagée, celle d'un manifestant qui aurait soi-disant volé un tank de la Garde nationale. Là encore, la vidéo date de 2018. Il s'agissait d'un officier qui s'était enfui d'une base à bord d'un tank. Enfin, l'image montrant toute la ville de Washington plongée dans le noir avec un immense brasier au centre n'est pas une vraie photo. Il s'agit d'une capture d'écran d'une série Netflix.

Mais là encore, des milliers d'internautes l'ont partagée en l'associant aux manifestations. Donc oui, encore une fois, on le rappelle, vérifiez toujours les sources et le contexte des images que vous voyez défiler sur les réseaux sociaux. Oui, et nous, journalistes, nous devons être de plus en plus attentifs parce que les rédactions se tournent beaucoup maintenant vers les réseaux sociaux. Et nous devons faire très, très, très attention à chaque fois vérifier avant de relayer une image, de relayer une information.

En France, un maire de Corrèze, alors écoutez-moi bien parce que vous allez réagir, un maire de Corrèze affiche sur Facebook les habitants qui jettent leurs déchets dans la nature. Laurent D'Artoux, maire de Malmort, en Corrèze, partage lui-même les photos sur Facebook. Il vient d'être élu et avait fait de la lutte contre ces dépôts sauvages, un argument de sa campagne. Grâce aux caméras de vidéosurveillance de la commune, il a pu prendre les auteurs sur le fait. Il a tout de même pris soin de flouter leur visage et leur plaque d'immatriculation.

Il annonce d'ailleurs avoir porté plainte, a transmis les informations à la police et espère voir ses contrevenants condamnés à des travaux d'intérêt général. Et si on se fie aux très nombreux commentaires sur sa page Facebook, l'initiative est plus que saluée par les habitants. Merci Charles. Les frontières rouvrent en Europe et les Français sont déjà nombreux à retourner en Italie. Quentin Vinet. Alors pourquoi ça rouvre ? Côté italien, en tout cas. La raison officielle, c'est pour relancer le tourisme et faire revenir les visiteurs étrangers. Et ça n'a pas manqué.

Dès hier, dès les premières heures de réouverture, de nombreux Français se sont rendus à 20h30 pour boire un café, manger une pizza. Là, je fais un peu dans le cliché, mais surtout beaucoup pour faire le plein de carburant,

1:12:28
Invité

d'alcool ou de cigarettes et profiter des taxes qui sont nettement plus avantageuses qu'en France, ça marche dans un sens mais pas dans l'autre puisque la France n'a pas prévu

1:12:35
Présentateur

de rouvrir sa frontière avec l'Italie avant la mi-juin. Les frontières rouvrent aussi en Belgique à partir du 15 juin et dès aujourd'hui en Autriche avec beaucoup plus de jours d'avance. C'est beaucoup plus tôt que prévu. Les Autrichiens arrêteront de contrôler systématiquement les allées et venues avec l'Allemagne notamment. En revanche, il y aura encore quelques restrictions pour l'Italie parce que la situation est jugée trop préoccupante en Italie. Bien, merci Quentin. Tiens, si je prenais Cédric avant de retrouver Nicolas Poincaré. Cédric qui est dans les Pyrénées-Orientales à Tuir. Bonjour Cédric. Oui, bonjour Jean-Jacques. Bonjour. Votre fils est retourné au collège hier ?

Oui, il est allé hier juste déposer les documents. Quel âge ? Il va faire 15 ans. Il est en 3ème. Il est en 3ème. C'est l'année du brevet ça. Oui, donc ce n'est pas de brevet. On n'a pas eu de brevet blanc. Et puis ça a été un petit peu brutal parce qu'ils ont dû s'arrêter net. En fait, c'est des classes bilingues qui sont ensemble depuis la maternelle. Et comme il m'a dit, il m'a dit l'année prochaine c'est lycée donc on va tous être éclatés et on ne se reverra pas. Il avait hâte, Cédric, de retrouver le collège. Oui, complètement. Complètement. Il s'agit de le moment qu'il le demande. Mais évidemment. À cet âge-là, 13, 14, 15 ans, c'est l'âge vraiment.

On a vraiment envie de retrouver les copains et les copines. Et puis ils s'en foutent. Je lui dis vous allez manger dans les classes peut-être. On ne savait pas au début comment ça allait se passer. Il m'a dit on s'en fout. Mais clairement, il m'a dit nous, ça nous passe au-dessus. Il m'a dit voilà. En plus, ils sont responsables. Ils sont responsables. Ils savent. Complètement. Ils s'adaptent. Ils s'adaptent sans problème. Ah non, mais ils s'adaptent sans problème. Ça va très bien. Et d'ailleurs, je pense que l'erreur qu'on fait nous adultes, c'est que souvent on ne leur pose pas la question. On ne les interroge pas.

Or, quand on leur pose la question, qu'on leur dit qu'est-ce que vous en pensez ? Ils se rendent compte qu'en fait, eux, ils gèrent complètement. Ils ont une autre vision de la chose. Quand on leur dit il faut se laver les mains, oui, évidemment. Mais mettez-nous du savon dans les toilettes et on va se laver les mains. C'est ce qu'ils vous disent. Oui, mais Cédric, ça me fait plaisir d'entendre ça. Mais ça me fait plaisir parce que laisser aux enfants leur autonomie, ils sont intelligents, ils sont responsables. Il ne faut pas croire. Oui, mais c'est sûr. Ils ont été enfermés quand même deux mois. C'est très long. Ils ont arrêté l'école, ils ont arrêté les activités sportives.

Nous, on n'a pas pu encore reprendre ça. Il y a des clubs qui ont pu reprendre les activités sportives et on ne peut pas encore tout reprendre. Il fait quoi, votre fils ? Il joue à quoi ? Il fait du VTT

1:15:07
Invité

et de l'escalade. Le VTT, ils ont pu reprendre. Mais nous, à l'escalade, on a reçu un courrier

1:15:13
Présentateur

de l'assurance qui nous dit qu'il ne nous assure pas si on a plus de 10 gamins. Je pense que l'assurance bluffe. Mais on ne va pas prendre de risques non plus. Je trouve que c'est un peu léger de la part de l'assurance de nous envoyer ce genre de courrier. Mais on a quand même reçu ce courrier. Donc, les gamins, ils ne peuvent plus faire d'escalade. Par chance, il a pu refaire du VTT la semaine dernière. Mais ça a été très brutal pour les enfants, moi je trouve. C'est bien qu'ils puissent retourner. Je suis d'accord. Je suis d'accord avec vous. Vraiment totalement d'accord. D'ailleurs, peut-être faut-il assouplir. On va parler des enfants tout à l'heure à 8h10 et du virus.

Peut-être faut-il assouplir. Ah oui, c'est l'avenir. Peut-être faut-il assouplir maintenant, vraiment accélérer le retour des enfants à l'école. C'est très encadré. C'est compliqué pour eux. Merci Cédric, dans tous les cas. Merci à vous, Jacques. Bon courage. C'est très sympa d'être avec nous comme ça. Nicolas Poincaré. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Jacques. Vous allez nous expliquer que la police française n'est pas raciste. Est-ce qu'on peut taxer la police française de racisme ? J'entends ça, je lis ça partout. Vous êtes allés voir. Alors, c'est la question à laquelle on va essayer d'y répondre.

En tout cas, on a remarqué que le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, hier a reconnu qu'il pouvait y avoir des erreurs. Il a dit qu'il fallait qu'à chaque fois il y ait une enquête et des sanctions. Le problème qui se pose le plus souvent, c'est la question des contrôles au faciès dans certains quartiers. Je vous dirais qu'il y a des enquêtes et des informations sur ce sujet. Bien, merci tout à l'heure Nicolas Poincaré. Les explications à 8h moins 10. Il est 7h29, c'est Mathieu Rouault qui va nous dire ce que nous allons faire.

Avec ce coronavirus, pour la première fois depuis 20 ans, il y a en France moins de détenus que de places disponibles en prison et il ne faudrait surtout pas renouer avec l'inflation carcérale. C'est ce que disent plus d'un millier de personnalités. Maître Henri Leclerc, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme est avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC. Il est 7h30 juste. Anne-Sophie Balbière est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.

1:17:07
Invité

Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. 43 ans, 1m80, allemand, délinquant sexuel, multi-récidiviste. La piste d'un nouveau suspect dans l'affaire Madi, fillette de 3 ans disparue pendant des vacances au Portugal. C'était en 2007. Quelles solutions pour préserver l'emploi ? En France, face à la crise sanitaire, le gouvernement cherche des solutions. Les partenaires sociaux sont reçus à l'Elysée à 15h. Un plan pour les jeunes sera annoncé d'ici l'été. Et puis, la volte-face de l'OMS, les essais cliniques sur l'hydroxychloroquine reprennent. La publication à l'origine de l'interruption des recherches est remise en cause. RMC, 7h31. Une photo placardée partout.

13 ans d'enquête, plusieurs fausses pistes, mais un nouvel espoir aujourd'hui. L'enquête sur la petite Madi est relancée. Il y a un nouveau suspect, un délinquant sexuel allemand. La fillette britannique de 3 ans est portée disparue depuis des vacances en famille en 2007 au Portugal. Paul Barcelone. Ce suspect serait un délinquant sexuel multirécidiviste. Il aurait notamment vécu et travaillé au Portugal entre 1995 et 2007. Plus précisément à Praia d'Alouz, la ville où a disparu Madi en 2007. Marc Cranwell, inspecteur en chef de la police britannique. Le suspect est de nationalité allemande, emprisonné dans une autre affaire.

1:18:26
Présentateur

Il mesure 1m80, blond, cheveux courts. Il a 43 ans maintenant. A ce jour, je suis incapable de vous dire si Madi est vivante ou non.

1:18:35
Invité

La police se penche sur deux pistes. D'abord, deux véhicules que le suspect aurait utilisé à l'époque. Ensuite, son téléphone portable qui aurait borné tout près de la location de vacances de Madi et ses parents juste avant la disparition. Les polices allemandes, portugaises et britanniques lancent donc un nouvel appel à témoins. Il y a sûrement eu des personnes dans le passé qui ont pris peur et n'ont pas parlé à la police. Je m'adresse à tous ceux qui pourront avoir des informations.

1:19:00
Présentateur

A-t-il parlé avec vous ? S'est-il confié sur ce qu'il s'est passé

1:19:03
Invité

cette nuit-là ? Pour ses parents, cet appel à témoins est 13 ans après. Je cite un nouvel espoir de retrouver Madi, découvrir la vérité et traduire les responsables en justice. L'horizon s'assombrit un peu plus pour les quatre policiers qui ont interpellé à George Floyd aux Etats-Unis. Tous sont désormais poursuivis par la justice. Derek Chauvin est inculpé pour homicide volontaire sans préméditation. Les trois autres pour complicité. Alors, la contestation dans la rue va-t-elle s'essouffler ? Hier, l'ancien président américain Barack Obama a salué le mouvement contre les violences policières et le racisme. Il s'est adressé à des manifestants par visioconférence.

1:19:39
Présentateur

Je veux que vous sachiez que vous comptez. Je veux que vous sachiez que vos vies comptent, que vos rêves comptent. Il est très important pour nous de nous saisir de ce moment qui vient d'être créé et d'utiliser cela pour avoir enfin un impact. Il y a un changement de mentalité qui est en cours, une plus grande conscience du fait que nous pouvons faire mieux. Et c'est le résultat direct de la mobilisation et de l'engagement de beaucoup de jeunes à travers le pays. Et je veux vous remercier pour ça. En France, à Toulouse, hier soir,

1:20:15
Invité

au moins 2000 personnes se sont réunies contre le racisme et les violences policières concernant les 18 personnes interpellées en marge de la manifestation de mardi soir à Paris. Sept majeurs et un mineur ont été déférés à Paris. Ils pourraient être jugés en comparution immédiate dès aujourd'hui. Le rendez-vous est fixé à 15h. Les partenaires sociaux sont reçus à l'Elysée par Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Il va falloir plancher sur des solutions face à la crise économique pour éviter un maximum de faillite de licenciement. Victor Jouanin. Priorité de l'exécutif, préserver l'emploi des plus fragiles, notamment les jeunes. 700 000 vont entrer sur le marché du travail à la rentrée.

Mais si les partenaires sociaux partagent ce diagnostic, les remèdes divisent. Selon le MEDEF, pour que les entreprises se remettent à embaucher, il faut alléger les charges. Un plan jeune sera annoncé d'ici l'été par le gouvernement qui compte d'ici là inciter financièrement les employeurs à prendre des jeunes en apprentissage. Un responsable syndical soupire. C'est le genre de vieilles recettes qui nous a conduits dans le mur. Le monde d'après devra être différent. Les syndicats attendent, eux, la suppression de la réforme de l'assurance chômage pour protéger ceux qui ont déjà grossi les rangs de Pôle emploi. 900 000 rien qu'en avril. Sur le plan sanitaire, ça s'améliore encore.

Moins de patients en réanimation, mais quand même 80 décès de plus en 24 heures en France. Les essais cliniques se poursuivent un peu partout dans le monde et, surprise, ceux sur l'hydroxychloroquine reprennent. Décision inattendue de l'OMS hier. Caroline Philippe.

1:21:45
Auditeur

La décision de l'OMS intervient suite aux réserves émises par la revue médicale The Lancet. La publication qui avait motivé l'interruption des recherches sur l'hydroxychloroquine est remise en cause. Plus d'obstacles donc à la poursuite des recherches selon le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé.

1:22:01
Présentateur

Après analyse des données disponibles sur la mortalité, les membres du comité de sécurité et de suivi ont estimé qu'il n'y a aucune raison de modifier le protocole.

1:22:10
Auditeur

Le choix de l'OMS est un choix raisonnable selon le docteur Bruno Megarban, chef du service de réanimation à l'hôpital d'Ariboisière à Paris.

1:22:17
Présentateur

On a eu l'impression qu'il y avait quelque part un peu de précipitation à vouloir interdire les essais thérapeutiques. Or, les essais thérapeutiques incluant l'hydroxychloroquine représentent la seule façon objective et scientifiquement valable pour démontrer l'intérêt ou l'absence d'intérêt de l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid à chacune de ses phases.

1:22:40
Auditeur

En France, après avoir suspendu les essais, l'Agence nationale de sécurité du médicament devrait réexaminer sa position. Autre essai clinique, autre étude menée par une équipe américaine qui estime que prendre de l'hydroxychloroquine peu de temps après avoir été exposé au Covid ne permet pas a priori de prévenir une infection. Les moins de 15 ans

1:23:03
Invité

touchés par le coronavirus sont très peu contagieux. résultat d'une étude qui a duré plus d'un mois et demi en Ile-de-France. Les pédiatres demandent au gouvernement d'assouplir les règles sanitaires dans les écoles. Le président de l'Olympique lyonnais ne désarme pas. Jean-Michel Aulas espère toujours que la saison de Ligue 1 redémarre. Sur RMC hier soir, il en a remis une couche et explique que les clubs vont demander réparation à l'État.

1:23:27
Présentateur

À partir du moment où c'est l'État qui a intimé l'ordre d'arrêter le championnat, la responsabilité de l'État est engagée et il faut aller réclamer à l'État les 800 millions d'euros de déficit probable. Donc oui, il y a une volonté des clubs. C'est peut-être aussi pour cela que la ministre dit non, non, mais ce n'est pas nous qui avons pris la décision.

1:23:50
Invité

Les dossiers de Toulouse, Amiens et Lyon qui contestent l'arrêt du championnat de Ligue 1 sont examinés à 14h par le Conseil d'État. Et puis, pas de festival mais quand même une sélection à Cannes cette année, un label dont pourront profiter les films retenus comme Été 85 de François Ozon, ADN de Maïwen ou le dernier long-métrage de Wes Anderson. Les courses, Mathieu, c'est à Clairefontaine-Dauville.

1:24:15
Présentateur

Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori numéro 11, Mille Sabore, Outsider, numéro 7, Cubot, le 11 et le 7, Jean-Jacques Bourdin. Bien, il est 7h37, merci d'être avec nous, 7h37, M. Henri Leclerc sera là dans quelques instants, avocat pénaliste, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme. Est-ce que vous savez que pour la première fois depuis près de 20 ans, le nombre de détenus est inférieur au nombre de places en prison ? On ne peut plus en France parler de surpopulation carcérale. Pourquoi ? Eh bien, parce que pendant le coronavirus, 13500 détenus, je dis bien 13500 détenus, ont été libérés.

et souvent, des détenus qui arrivaient en fin de peine et qui ont été libérés un peu plus d'eau. Donc, pour libérer des places, bonjour Henri Leclerc, pour libérer des places de prison, 13500 détenus en moins, c'est un recours, on n'a jamais vu ça depuis 20 ans. Maître Henri Leclerc, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. On n'avait jamais vu ça depuis 20 ans. Ah ben, attendez, on n'avait pas vu ça depuis 30 ans. Alors, c'est-à-dire qu'on avait des libérations massives au temps où François Mitterrand était président de la République. Oui, je me souviens. Les amnisties. Et on se battait à l'époque parce qu'il y avait 5000, 6000 prisonniers d'un coup qui étaient libérés.

Deux ans après, les places étaient prises. Oui. C'est pour ça que, bien entendu, je me réjouis de... Ben alors, beaucoup vont dire, Maître Henri Leclerc, mais c'est détenu. C'est dangereux. On a libéré 13 000. Je ne sais pas combien, 13, 15 000 détenus. C'est dangereux. C'est dangereux ou pas ? Je comprends qu'on le dise, mais on le dit parce qu'on ne connaît pas la réalité, bien entendu. Les gens ont peur, j'en crois, mais nous savons quelque chose. Oui.

C'est qu'il y a eu 20 000 détenus de plus en quelques années, en 20 ans, que les statistiques de la délinquance qui sont extrêmement précises, parce qu'il y a plusieurs systèmes pour mesurer la délinquance, prouvent que la délinquance a plutôt diminué. Plutôt diminué. Dans tous les domaines. Oui. Et voilà, que la prison ne cesse de s'accroître. Oui. Et donc, les gens qui ont été libérés là, il ne faut pas se faire d'illusions, c'est des gens qui étaient condamnés à des petites peines auxquelles il restait deux mois de prison à faire, ou un mois. Et donc, il est évident que c'est des petits délinquants. De toute façon, c'est des gens qui sont en fin de peine.

Ils seraient sortis dans deux mois. Non, je trouve que, si vous voulez, au début de l'épidémie, j'étais très pessimiste. Oui. Et j'ai été surpris d'un résultat. C'est un point sur lequel on peut dire que l'épidémie a apporté... Ça veut dire quoi, Maître Henri Leclerc ? Ça veut dire que les décisions là, prises en l'occurrence par le gouvernement, étaient les bonnes ? Ben écoutez, en tout cas, la pratique a été assez bonne. Oui. La meilleure preuve, c'est qu'on est arrivé à un chiffre de détention qui s'approche du nombre de places en prison. Oui. Alors... Même en dessous, légèrement en dessous. Légèrement en dessous. On est à 98% du taux d'occupation, je crois.

Comme vous savez, ça dépend un peu des prisons. Oui, ça dépend des prisons, évidemment. Donc, il faut étudier ça plus rapidement. C'est encore un peu en surcharge. Oui. Mais dans l'ensemble, effectivement, c'est un résultat. Enfin, nous n'arrêtons pas de demander ça. Oui, vous n'arrêtez pas. Je n'ai pas jamais arrêté de demander ça. On m'a toujours dit mais c'est complètement impossible. Oui. La preuve que c'était possible.

Bon, alors, Maître Henri Leclerc, vous restez avec nous, vous êtes avocat pénaliste, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme et vous lancez un appel avec de très nombreuses organisations, personnalités, appel au président de la République pour qu'il engage une véritable politique de déflation carcérale. Nous allons parler de cela dans deux minutes. Je vous parlerai aussi de débats en France autour du racisme de la police, du comportement de la police. Vous êtes, je le rappelle, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme, invité ce matin sur RMC, RMC Découverte. C'est là que ça se passe dans deux minutes. Vous êtes avec nous, Maître Leclerc. 7h41. RMC, pour un direct.

L'apprentissage au cœur d'une réunion cet après-midi à l'Elysée. Eddy nous dit, on va dire que c'est la journée des apprentis. Alors j'en profite, j'en profite, nous dit Eddy, pour remercier RMC qui depuis bientôt 10 ans m'aide chaque jour à me remettre en question et apporte un peu de fraîcheur et de jeunesse à notre travail, nous, dans l'apprentissage. Alex nous dit, le vrai problème, c'est qu'on envoie en apprentissage les gens dont on ne veut plus à l'école. Et donc le regard de la société vis-à-vis de l'apprentissage est terrible. Personnellement, après un bac S, j'ai voulu me diriger vers un CAP boulanger.

« Mes professeurs m'ont regardé comme le pire des abrutis, comme si j'allais ruiner mon avenir. Il faut vraiment que ça change. » Philippe, justement, est boulanger et a régulièrement des apprentis. Il nous dit, il faut arrêter de dire que ça coûte cher d'avoir un apprenti, ça coûte en tout cas moins cher que d'avoir des salariés. Les allègements de charges pour les apprentis, pourquoi pas ? Mais il ne faut pas que certains patrons se cachent derrière ce problème. Chris, lui, dit que l'autre problème, c'est plutôt administratif. On devrait avoir moins de papiers à faire et moins de temps à consacrer pour établir les contrats en tant que patron, nous dit Chris ce matin.

1:29:37
Auditeur

RNC, 6h-9h, Vos Indirect.

1:29:40
Présentateur

Bien, Maître Henri Leclerc est avec nous, avocat pénaliste, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme. Je le disais, de très nombreux détenus ont été libérés pendant cette période du coronavirus. Demain, je recevrai d'ailleurs la garde des Sceaux qui sera avec nous, Mme Belloubet, pour parler de cela et pas que de cela. Maître Henri Leclerc, vous vous réunissez donc avec des hommes et des femmes publics, avec des responsables associatifs, avec aussi des avocats, Éric Dupond-Moretti, par exemple, les représentants des avocats, Conseil national des barreaux, Conférence des bâtonniers.

Vous vous réunissez pour dire au président de la République, mais profitons, profitons de cette situation. Aujourd'hui, il y a moins de monde dans les prisons. Nous avons fait naître, vous avez fait naître un fol espoir. Il n'est ni déraisonnable, ni dangereux de poursuivre dans cette voie. Poursuivre dans quelle voie, Maître ? Dans une voie qui consiste à ne pas faire de la détention un principe absolu. C'est possible aujourd'hui ? Oui, bien sûr. Est-ce qu'il est possible de rendre justice ? D'abord, il y a beaucoup de pays qui l'ont fait. Ensuite, quand même, il y a 20 ans, il y avait 20 000 prisonniers de moins. Oui. Bon. Et la délinquance n'a pas énormément augmenté.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Alors, il y a une espèce d'obsession, n'est-ce pas ? On l'a très bien vu dans l'ordonnance de Mme Belloubet, puisque vous l'entendrez demain, concernant la détention promulée. Je vais l'entendre, tiens, pas comme un juge d'instruction, mais... Qui avait prévu que les renouvellements de détention provisoire seraient automatiques, sans passer par un juge. Et là, je dis, bravo, depuis... C'est une alternative à la prison. Oui, écoutez, il y a des alternatives à la prison. D'abord, elle l'a proposée dans une loi. Mme Taubira l'avait proposée, mais ça a été un ouvari complet. ça a sombré, parce que les gens étaient contre.

Mme Belloubet a proposé des dispositions dans cette loi qu'il y a un an maintenant, et qui n'ont pas eu d'effet sur une réduction sérieuse de la population pénale. Il ne se passait rien. Il a fallu le coronavirus pour qu'on fasse quelque chose. Et elle voulait absolument prolonger les détentions provisoires automatiquement. Le Parlement est bravo. Pour une fois, nous avons un Parlement. Le Parlement a retoqué cette disposition et a annulé la disposition qui l'avait prédient. Que demandez-vous à Mme Belloubet ce matin, qui sera là demain ? Très bien. Qu'est-ce que vous lui demandez ? Je lui demande deux choses.

Je lui demande la première, c'est de veiller à ce que le nombre de prisonniers n'augmente pas. Ce n'est pas compliqué. On a réussi à les mettre dehors, on peut réussir à ne pas les y mettre. Deuxièmement, de renforcer les règles concernant la détention provisoire. Enfin, quelle est la raison pour laquelle, en cinq ans, on est passé de 16 000 détentions provisoires à 21 000 détentions provisoires ? Quelle est la raison ? Qu'est-ce qui a amené cela ? Sinon, des problèmes de politique pénale, de conception du droit pénal. Non. Le problème, c'est qu'il faut considérablement réduire la détention provisoire. Il faut trouver des mesures de sûreté moins contraignantes.

Deuxièmement, il faut réduire la prison. Il faut réduire la prison en ayant un certain nombre de mesures alternatives qui peuvent parfaitement être appliquées si on s'en donne les moyens. Oui. Travail d'intérêt général. Le travail d'intérêt général. Il y en a beaucoup. Même l'assignation en résidence chez soi. L'assignation en résidence. Nous voulons connaître tous ça. L'assignation en résidence chez soi. Oui, ça c'est vrai. Eh bien, l'assignation en résidence chez soi est une bonne solution à la prison.

Maître, j'avais envie, changeons de sujet, et j'ai envie de vous poser une question sur le débat qui agite aujourd'hui autour de la France, autour des violences policières et du racisme dans la police. Ça existe, vous pensez ? Enfin, ça existe comme partout dans la société, mais est-ce que c'est particulièrement fréquent en France ? Ça se manifeste essentiellement d'ailleurs dans des quartiers sensibles, mais c'est le problème des contrôles au faciès.

C'est le problème qu'on sait parfaitement qu'aujourd'hui, si vous êtes coloré, si vous avez une origine d'Afrique, etc., vous avez je ne sais plus combien de temps d'être interpellé qu'un citoyen normal et que cette discrimination par le contrôle au faciès est insupportable. Et c'est quelque chose qui touche, vous savez, ces gamins qui sont contrôlés trois fois le même jour, quelquefois par les mêmes politiques. Alors comment faire, Maître ? Comment faire pour éviter le contrôle au faciès ? Eh bien, il faut les interdire. C'est-à-dire qu'il faut, si vous voulez, la Cour de Cassation, il y a quelques années, a annulé des décisions où le contrôle au faciès avait été montré.

Mais on l'espérait beaucoup, nous. Mais malheureusement, on l'espérait, mais on n'a pas, comme disent les pêcheurs, ferré le poisson. C'est-à-dire qu'on pensait qu'on avait quelque chose d'important. De même que là, sur les prisons dont on parlait il y a un instant, on pensait que l'arrêt, mais il n'est pas si vieux, l'arrêt du 30 janvier 2000 de la Cour européenne des droits de l'homme condamne la France pour la façon dont elle traite les prisonniers. Eh bien, de la même façon, les contrôles au faciès doivent être interdits. Alors, on avait prévu le problème du récépissé, vous savez. Oui, je me souviens, oui. Le problème, il est très simple.

Il est que les contrôles d'identité doivent donner lieu à des comptes rendus. Le problème, il est effectivement de vérifier et d'apprendre aux policiers que c'est interdit. Oui. C'est-à-dire pas seulement de leur dire c'est une interdiction de principe, vous n'en occupez pas, mais dire attention. Si vous faites des contrôles au faciès, vous commettez une faute. Moi, je crois que les policiers, ils ne sont pas plus mauvais que les autres. Ce n'est pas la question, on ne va pas se mettre à critiquer les policiers. Et pourtant, ils se montraient du doigt et accusaient aujourd'hui, vous avez vu, par certains. Mais oui, mais ce n'est pas les policiers individuellement, c'est le commandement.

Le problème, c'est que le commandement n'est pas assez strict pour dire ce qui est complètement interdit, ce qui est impossible. La discrimination est interdite. Merci, Maître Henri Leclerc. Merci d'être venu nous voir ce matin. Nicolas Poincaré, justement, sur ce sujet, Nicolas, bonjour, rebonjour. Vous étiez là tout à l'heure, rebonjour. C'est l'heure des explications, Nicolas. RNC, expliquez-nous. Bien. Alors, hier, le ministre de l'Intérieur a indiqué que chaque faute de la police devait être sanctionnée. Et ça a fait du bruit. J'ai vu même un syndicat de police Alliance qui dit cette déclaration est une menace.

Le secrétaire national du syndicat de police Alliance parle d'un État qui lâche sa police. C'est un discours nouveau. Oui, en tout cas, c'est très nouveau ce qu'a dit Christophe Castaner hier, très nouveau de sa part, puisque avant-hier encore à l'Assemblée, il contestait toute forme de racisme au sein de la police. Hier, devant les sénateurs, il s'est montré donc moins affirmatif, on va dire. la police a-t-il dit peut faire des erreurs. Chaque fait, chaque mot, sous-entendu raciste, doit faire l'objet d'enquêtes et éventuellement de sanctions.

C'était évidemment une façon de calmer le jeu après la manifestation de mardi devant le palais justice de Paris et alors qu'on fait l'amalgame avec ce qui se passe aux États-Unis, l'émotion mondiale après la mort de George Floyd aux États-Unis. Oui, nous venons d'en parler avec Maître Leclerc, ce que l'on reproche le plus souvent aux policiers, ce sont les contrôles aux faciès. Et Maître Leclerc l'a très bien expliqué, c'est le problème numéro un, c'est ce qui avait été évoqué par la chanteuse Camilia Jordana chez Ruquier il y a une dizaine de jours. Elle disait qu'elle avait peur lorsqu'elle était contrôlée.

En tout cas, le défenseur des droits Jacques Toubon, qui est l'ancien garde des Sceaux de Jacques Chirac, vient de publier un rapport sur une enquête menée par ses services. En l'occurrence, il s'agissait d'une bande de 18 jeunes et garçons, tous d'origine étrangère, qui se plaignaient d'un groupe de policiers dans le 12e arrondissement de Paris, des policiers qui multipliaient les contrôles, les fouilles au corps, les insultes, salle noire, salle libanais de merde, les jeunes dénonçaient des passages à tabac au commissariat. Finalement, trois policiers ont été jugés, il y a donc eu une enquête, ils ont été jugés et condamnés à des peines de prison avec sursis. Mais...

Comme quoi, des policiers aussi sont condamnés. Ça arrive, naturellement. Ça arrive, bien sûr. Mais dans cette affaire, le défenseur des droits a estimé que ces policiers avaient agi sur ordre pour mettre fin à des trafics, des tapages, des nuisances. Ce n'était pas sans aucune raison que ces jeunes étaient contrôlés. Mais finalement, le rapport a dénoncé le caractère systématique et abusif de ces contrôles qui apparaissaient comme du harcèlement en raison des origines. C'était donc bien, d'après le défenseur de droit, une histoire de racisme. C'est très difficile à mesurer et à prouver. Oui.

Alors bon, il y a des études, des sondages qui montrent qu'on parle de 20 fois plus de chances d'être contrôlés lorsque vous êtes noir et arabe que si vous êtes blanc, de risque. La cour de cassation a rendu un arrêt qu'on évoquait à l'instant avec Maître Leclerc qui est important. C'était en 2016, il y a 4 ans. Elle a jugé qu'on pouvait inverser la charge de la preuve. C'est-à-dire que ce n'est pas à celui qui est contrôlé d'essayer de prouver qu'il l'a été parce qu'il est noir ou arabe. C'est aux policiers de prouver qu'ils ne l'ont pas contrôlé en raison de la couleur de sa peau.

La cour de cassation avait été saisie sur deux affaires, notamment par un groupe d'amis des Français d'origine arabe qui se trouvaient sur la terrasse d'un McDo. Tous les autres clients étaient blancs et n'avaient pas été contrôlés. Et ces clients avaient accepté de témoigner en faveur des trois amis maghrébins. Résultat, les policiers n'ont pas pu se justifier, n'ont pas pu expliquer pourquoi ils n'avaient contrôlé que ces trois-là. La justice leur a donné tort. La cour de cassation a estimé que c'était une faute lourde de l'État qui méritait réparation. C'était donc une reconnaissance par la justice du préjudice dû au contrôle abusif et raciste. C'était il y a 4 ans.

Mais bon, il faut bien reconnaître que sur le terrain ça n'a pas changé grand-chose de bien. Aujourd'hui, c'est l'affaire Adama Traoré qui symbolise le supposé racisme des forces de l'ordre. Une affaire complexe. Voilà. Alors je ne sais pas si effectivement c'est la bonne affaire pour en faire le symbole du racisme dans la police. Parce que qu'est-ce qui s'est passé ? C'était donc en 2016 il avait 24 ans ce garçon. Ce n'était pas un contrôle d'identité qui a mal tourné. Les gendarmes étaient venus interpeller son frère à la demande d'un magistrat.

Adama Traoré était là il a pris la fuite il a été rattrapé une première fois il s'est débattu un de ses copains est venu l'aider a plaqué le gendarme au sol Traoré a repris la fuite puis il est allé se réfugier dans un appartement au rez-de-chaussée un appartement dont il ne connaissait pas le propriétaire il est rentré comme ça il s'est caché sous une couverture les gendarmes sont arrivés et l'ont donc interpellé sur cette couverture ils l'ont conduit ensuite au commissariat il a perdu connaissance dans le véhicule pendant le trajet qui durait à peu près 2 minutes et arrivé à la caserne les pompiers n'ont pas pu le réanimer alors depuis il y a deux versions qui s'opposent et qui sont radicalement opposées la famille affirme qu'il est mort asphyxié victime d'un plaquage ventral sous le poids des trois gendarmes les gendarmes démentent avoir pratiqué ce plaquage ventral ils disent que ça ne fait pas partie de leur procédure ils contestent avoir porté le moindre coup et effectivement l'autopsie n'a pas trouvé de traces de coup enfin ils refusent les accusations de racisme en précisant que sur l'ensemble du dispositif des gendarmes il y avait trois gendarmes qui eux-mêmes étaient noirs trois rapports médicaux ont été commandés par les juges d'instruction et ont plutôt exonéré les gendarmes puis il y a un rapport commandé par la famille qui lui vient au contraire d'affirmer que c'est bien le plaquage ventral qui était la cause de la mort on en est là les gendarmes n'ont jamais été mis en examen ils sont témoins assistés soupçonnés non pas de violences volontaires mais de non-assistance à personnes en danger hier le directeur de la gendarmerie est sorti de son silence pour dénoncer les amalgames pour dire qu'on ne pouvait pas comparer cette affaire avec l'affaire George Floyd aux Etats-Unis il n'empêche que c'est bien ce qu'essayent de faire actuellement la famille et le comité de soutien faire que l'affaire Traoré devienne l'équivalent français de l'affaire américaine le symbole de la violence policière même si les faits on vient de le voir sont beaucoup moins clairs qu'à Minneapolis oui et Nicole Belloubet ministre de la justice sera là pour la première fois elle va parler de cette affaire pour la première fois depuis ce qui s'est passé mardi elle va parler de cette affaire et puis de tous ces problèmes autour du nombre de détenus en France et de l'élargissement de très nombreux détenus 98% aujourd'hui le taux d'occupation des prisons françaises alors que nous étions au-delà des 100% il est 7h58 qu'allons-nous faire Mathieu ?

Les enfants et le coronavirus très peu touchés et très peu contaminants c'est ce que révèle une étude conduite en Ile-de-France par l'équipe de Robert Cohen pédiatre infectiologue à l'hôpital de Créteil il est avec nous juste après le journal de 8h sur RMC

1:42:19
Auditeur

jeudi 4 juin

1:42:21
Présentateur

l'info sur RMC Céline Calman est là pour les infos il est 8h04 Céline bonjour

1:42:26
Invité

Bonjour à tous les enfants sont très peu contagieux et ne contractent quasiment pas le Covid-19 résultat d'une étude menée par le pédiatre Robert Cohen il sera sur RMC juste après ce journal il préconise une ouverture plus large des écoles l'affaire Madima Khan relancé un pédophile multirécidiviste actuellement incarcéré en Allemagne se trouvait au Portugal lors de la disparition de la fillette il y a 13 ans puis les syndicats et patronats à l'Elysée cet après-midi objectif trouver des solutions pour préserver l'emploi durement touché par la récession liée à la crise bienvenue à tous sur RMC

1:42:58
Présentateur

les médecins ont longtemps pensé que le Covid-19 il a paru que les enfants étaient des vecteurs du virus en puissance sauf que pas du tout une étude menée par le professeur Robert Cohen vice-président de la Société Française de Pédiatrie démontre que les enfants sont non seulement très peu contagieux mais qu'en plus ils ne contractent quasiment pas le virus d'où cette question faut-il maintenir les conditions sanitaires

1:43:23
Invité

drastiques imposées en ce moment dans les écoles les médecins appellent à un retour à la normale Rémi Hink Mahou Becker-Granier Oscar Nevant est en CM1 en ce moment il va à l'école un jour par semaine le mardi et il aimerait beaucoup y aller plus souvent pour voir ses amis

1:43:37
Locuteur non identifié

comme ça je peux les voir un peu plus et de deux être un peu plus en liberté dans la cour parce que ici on est un peu en prison

1:43:46
Invité

sa maman Sophie mère de deux autres enfants ne comprend tout simplement pas ce qui empêche la réouverture totale des établissements scolaires là on apprend avec cette étude que le risque est relatif qu'est-ce qui coince qu'est-ce qui coince pour que cette jeunesse là reprenne un rythme normal et d'un par soucis intellectuels et puis par conséquences psychologiques qu'est-ce qui coince Christophe Batard est l'un des pédiatres qui ont participé à cette étude pour lui le protocole sanitaire mis en place dans les écoles est trop strict il faut donc réouvrir les écoles largement et faire que les enfants retournent tous à l'école pour que la vie et le travail des adultes reprennent avec les mesures barrières ce sont le plus souvent les adultes qui contaminent les enfants et non pas l'inverse explique le pédiatre et le professeur Robert Cohen sera votre invité Jean-Jacques juste après ce journal l'OMS révise sa position sur les tests de l'hydroxychloroquine comme remède au coronavirus l'organisation mondiale de la santé autorise de nouveau les tests après le rétro-pédalage du journal médical de l'ANCET l'agence française du médicament affirme qu'elle va réexaminer sa position

1:44:49
Présentateur

15h cet après-midi troisième réunion avec les partenaires sociaux depuis le confinement et cette fois les syndicats et le patronat seront en chair et en os à l'Elysée il sera évidemment question de préserver l'emploi au maximum il sera aussi question de l'apprentissage la crise du coronavirus a marqué un coup d'arrêt aux embauches en Charente-Maritime à Bourse-Franc-le-Chapu à côté de l'île d'Oléron

1:45:11
Invité

Nicolas Paolersi est allé à la rencontre d'un plombier chauffagiste

1:45:15
Présentateur

ils se connaissent depuis plus de trois ans Logan a fait tous ses stages de quatrième et troisième chez Eric

1:45:21
Invité

le contrat d'apprentissage était prêt à être signé mais la crise sanitaire et économique a changé la donne Eric Larégal dit

1:45:28
Locuteur non identifié

une possibilité d'assurer un chiffre d'affaires constant et raisonnable en tout cas en rapport avec ce que je faisais les autres années du coup la décision a été prise de retarder la signature du contrat avec Logan

1:45:41
Présentateur

une décision difficile à encaisser pour Logan 17 ans avec le Covid-19 c'était difficile je ne savais pas dans lequel direction me mettre après Eric Larégaldi vit mal la situation

1:45:51
Invité

le plus dur c'est vis-à-vis de lui je me sens responsable entre parenthèses de son avenir je n'arrive pas à assumer complètement la chose malgré tout humainement

1:45:59
Présentateur

Eric attend désormais un geste de l'Etat pour la survie de son entreprise les reports de charges c'est bien mais moi je pense que ces charges-là il faut les faire sauter si la boîte coule les charges ne seront pas payées ce n'est pas de l'argent qui va rentrer pour l'Etat non plus Eric espère que la situation se redressera rapidement avec l'espoir de pouvoir enfin embaucher Logan

1:46:17
Invité

attention date limite pour faire sa déclaration d'impôts en ligne vous avez jusqu'à ce soir si vous habitez les départements de 1 à 19 un peu plus pour les autres et pas la peine de se déplacer pour vous faire aider les centres et trésorerie sont toujours fermés au grand désespoir de certains contribuables le reportage en Seine-et-Marne de Romain Poiseau

1:46:35
Présentateur

un centre des impôts qui reste sous confinement et des citoyens qui réclament des conseils au portail à l'interphone

1:46:40
Locuteur non identifié

vont nous téléphoner quand vous serez de retour à la maison ?

1:46:42
Présentateur

oui seulement les conseils au téléphone ne sont pas toujours suffisants pour remplir correctement sa déclaration comme l'a constaté Kevin

1:46:48
Invité

on m'a donné une réponse mais qui est toujours pas claire pour moi j'ai pas à cocher cette case-là et je sens que je vais avoir une surprise à cause d'une éventuelle demi-part supplémentaire et ouais Yaya, 40 ans

1:46:57
Présentateur

lui aussi s'est cassé de nez devant la porte du centre des finances publiques il ne comprend pas la raison de cette fermeture

1:47:03
Invité

partout c'est ouvert sauf les impôts il a été fermé pendant 3 mois il est nécessaire d'ouvrir pour recevoir les gens surtout pour la déclaration d'impôts

1:47:11
Présentateur

la raison invoquée par le centre des impôts

1:47:13
Invité

les dispositifs de protection ne sont pas suffisants pour accueillir les usagers sans rendez-vous Guillaume Le Fier du syndicat solidaire finances publiques estime qu'il y aura des laissés pour compte on souhaitait le report de cette campagne d'impôts sur le revenu maintenant que cette campagne se déroule en mode dégradé il y a toute une partie de la population parce que l'accueil physique c'est 4 millions d'enseignes d'usagers tout ne se résout pas sur un coup de téléphone le syndicat redoute une augmentation importante des contentieux cette année RMC 8h09 la requalification en meurtre du décès de George Floyd c'est ce que réclamaient depuis du jour des centaines de milliers d'américains le policier à l'origine de la mort de l'afro-américain était inculpé de meurtre au second degré l'équivalent d'un homicide volontaire sans préméditation les trois autres policiers présents lors de l'interpellation sont aussi poursuivis Cédric Fech vous êtes le correspondant d'RMC aux Etats-Unis

1:48:02
Présentateur

ça y est les quatre policiers impliqués dans la mort de George Floyd ont tous été arrêtés les trois derniers policiers ont été arrêtés hier et inculpés pour complicité d'homicide ce sont les trois collègues du premier policier arrêté vendredi dernier quatre jours après les faits celui qui avait maintenu son genou sur le cou de George Floyd alors lui il était inculpé pour homicide involontaire c'est désormais un homicide volontaire il risquait 25 ans de prison c'est désormais 40 et ses trois collègues risquent eux entre 10 et 40 ans de prison les obsèques de George Floyd commencent aujourd'hui à Minneapolis avec un service funéraire un second service funéraire lui sera rendu samedi en Caroline du Nord où il est né et il sera enterré mardi à Houston où il a passé la plus grande partie de sa vie

1:48:41
Invité

Maddy avait quasiment quatre ans lorsqu'elle a disparu de la chambre d'hôtel au Portugal dans lequel séjournait sa famille pour les vacances c'était en 2007 13 ans après les faits cette disparition mystérieuse qui a connu de nombreux rebondissements est peut-être en train d'être illucidés les policiers britanniques portugais et allemands s'intéressent à un nouveau suspect délinquant sexuel déjà condamné à plusieurs reprises Marc Cranwell est inspecteur en chef de la police britannique le suspect est de nationalité allemande emprisonné dans une autre affaire il est blanc il a 43 ans maintenant à l'époque il avait 30 ans mais il aurait pu en faire entre 25 et 32 il y a sûrement eu des personnes dans le passé qui ont pris peur et n'ont pas parlé à la police vous savez peut-être certaines des choses qu'il a faites alors je m'adresse à tous ceux qui pourraient avoir des informations il vous a peut-être confié la disparition de Maddy et ce qu'il s'est passé cette nuit-là 5 départements du sud-est en vigilance orange inondation hier soir de violents orages ont traversé l'île de France accompagnés parfois de grêle pas de festival de Cannes cette année vous le savez mais il y a quand même eu une sélection officielle rendue publique hier par le festival 56 films retenus et qui pourront utiliser le label de la sélection officielle lors de la diffusion dans les salles Romain Cluzel

1:50:02
Présentateur

les réalisateurs se sont bousculés pour présenter leur film au festival malgré l'annulation 2067 films cette année un record apprécié par Pierre Lescure président du festival ça pouvait pas s'arrêter et on sentait que ça butait contre la porte du cinéma fermé qu'allait ouvrir un jour fallait qu'on soit là pour l'accompagner je pense que c'est l'illustration émouvante et très spectaculaire de la force à Noël sur 365 jours du festival de Cannes dans la liste des réalisateurs habitués de la croisette comme My Wayne Steve McQueen ou Wes Anderson qui présentent The French Dispatch mais aussi des nouveaux comme l'acteur Vigo Mortensen qui s'essaye derrière la caméra pas de palmarès pour départager ses films mais ce n'est pas l'essentiel pour le délégué général du festival Thierry Frémont puisqu'il y a 60 millions de sélectionneurs et bien chacun pourra à partir de cette liste là faire son la sélection officielle d'un Cannes qui eût pu avoir lieu certaines sorties auront lieu dans quelques semaines comme celle du film de François Ozon été 85 prévu le 15 juillet et je rappelle que les cinémas

1:51:08
Invité

rouvrent le 22 juin Jean-Jacques

1:51:10
Présentateur

oui le 22 juin on a hâte aussi de retourner au cinéma bien il est 8h13 le professeur Robert Cohen est avec nous merci d'être là professeur vous êtes pédiatre infectiologue à l'hôpital de Créteil dans le Val-de-Marne pendant le confinement nous nous sommes eu nous avons beaucoup parlé des enfants avec vous et là vous nous parlez d'une étude très intéressante je trouve vraiment très très intéressante sur les enfants étude qui montre qui montre combien combien les enfants sont épargnés par ce virus par ce coronavirus ça confirme ça confirme ce qu'on savait professeur ce qu'on présentait professeur Cohen ça confirme ce qu'on présentait et les résultats sont presque plus favorables que ce qu'on attendait encore alors je rappelle je vais donner la condition de l'étude entre le 23 avril et le 12 mai 27 pédiatres 27 pédiatres ont testé au hasard je dis bien au hasard c'est très important 605 enfants d'Ile-de-France alors qu'à ce moment là l'Ile-de-France était la région la plus touchée par l'épidémie 53% étaient asymptomatiques et 283 symptomatiques seuls 11 enfants sur tous ces enfants ont eu un test PCR positif soit 1,8% c'est ça ?

oui ça c'est ce qu'on attendait mais ce qu'on s'est aperçu aussi c'est que ces enfants avaient en même temps des anticorps pour la plupart d'entre eux même ceux qui étaient contaminés avaient des anticorps ça plaide pour deux choses la première c'est qu'ils n'étaient probablement pas contagieux ce qu'on confirme par la technique de PCR que nous avons utilisée ou qui montre en fait sur ces 11 enfants il y avait peut-être 3 ou 4 qui étaient potentiellement contaminants voilà les autres ne l'étaient pas on ne sait même pas si les 3 ou 4 étaient contaminants ils étaient potentiellement contaminants et les autres non et les autres avaient déjà des anticorps et avaient des PCR à des titres très faibles des concentrations d'anticorps très faibles et très incomplètes donc tout ça montre que le risque était extrêmement faible et on voit aussi que ce sont les parents qui les ont contaminés à 90% il y a toujours eu un parent malade avant eux bon on était dans la période du confinement ils ne pouvaient pas se contaminer trop par les autres enfants des écoles mais c'est comme ça c'est la transmission depuis le départ on sait qu'elle se fait plutôt du sens adulte enfant et pas enfant adulte et pas enfant enfant et le fait d'avoir des frères et soeurs ne changeait pas le risque de contamination ne changeait pas le risque de contamination mais c'est très intéressant alors évidemment il faut savoir pourquoi mais ces derniers temps j'ai beaucoup parlé ici de l'immunité croisée c'est à dire que les enfants sont bien souvent victimes de rhumes ou de petites syndromes grippos ils ont le nez qui coule en permanence et ce sont souvent des coronavirus ces rhumes très souvent pas que des coronavirus pas que des coronavirus mais des virus dans tous les cas et on les trouve même chez des enfants qui n'ont pas de symptômes le coronavirus les coronavirus les autres sont très bien adaptés à l'homme très bien adaptés aux enfants et on trouve très souvent des coronavirus dans nos prélèvements ça veut dire quoi peut-être peut-être que les enfants sont immunisés par tous ces petits rhumes même à ce nouveau coronavirus il y a une autre hypothèse c'est aussi du fait que les enfants sont très souvent d'autres virus même que le coronavirus ont une immunité plus entraînée que celle de l'adulte ah d'accord c'est ce qu'on appelle l'entraînement immunitaire c'est un concept qui est apparu ces derniers mois ou années où on montre que vraiment quand ils ne connaissent pas les microbes ils font plutôt mieux que nous que plutôt moins bien quand ils ne le connaissent pas quand ils ne le connaissaient pas encore mais vous qui êtes pédiatre vous devez être heureux de ça nous on est heureux ce qui nous a rendu malheureux c'est le fait qu'on a été tellement lent pour la réouverture des écoles oui on est trop précautionneux franchement on est largement trop précautionneux très largement trop précautionneux il faut absolument assouplir les règles sanitaires je posais la question au ministre mardi mais bon il avait l'air d'être réticent il faut absolument assouplir les règles sanitaires pour l'ouverture si on veut que l'école remarche si on veut que l'école remarche c'est évident c'est évident aujourd'hui c'est bien pour les parents c'est bien pour les enfants je dis d'abord c'est bien pour les enfants vous êtes pédiatre oui c'est bien pour les enfants il y a aucun espèce un risque extrêmement faible et tout ce qu'on voit des pathologies liées à l'absence des autres enfants liées à l'école on voit énormément de patients qui viennent nous voir parce qu'ils ont des troubles psychologiques ou des troubles psychosomatiques voire de vraies maladies liées à l'absence de l'école donc c'est pas sans risque il y a de plus en plus d'enfants qui souffrent de troubles liés à l'absence de l'école mais c'est ça c'est à dire que si on pouvait dire bon on veut pas prendre de risque ça n'existe pas ne pas prendre de risque puisque c'est prendre de risque sur d'autres choses d'accord ?

c'est à dire peut-être réduire un peu le risque de coronavirus qui est infinitésimal comme on l'a vu mais augmenter ce risque de pathologie psychologique psychiatrique et somatique c'est ça qu'on veut faire passer et les vacances arrivent derrière ça sera pas un mois sans école ça sera finalement six mois sans école c'est ça la durée et les dégâts franchement ça peut faire des dégâts tout à fait ça fait des dégâts en décrochage scolaire ça oui tout le monde a bien compris mais ça fait des dégâts sur la psychologie et sur les maladies psychosomatiques c'est à dire les enfants par exemple je vous donne un exemple à ma consultation je vois presque un enfant sur 3 ou 4 qui vient pour douleur abdominale on sait que par définition c'est ce que ça veut dire les enfants sont pas bien ils ont mal au ventre ou ils viennent pour des maux de tête intenses sans cause en fait la cause on sait très bien ce que c'est c'est leur désarroi psychologique qui déclenche ces symptômes et de temps en temps c'est des pathologies plus graves il faut qu'on soit extrêmement attention et pas dire pas de risque on fait un protocole sanitaire ne le faire c'est augmenter le risque pour beaucoup d'autres choses et le bilan à la fin je pense risque d'être très lourd le bilan risque d'être négatif c'est à dire qu'on veut tellement protéger qu'on veut tellement protéger qu'on oublie mais pardon je vais être très dur qui veut se protéger ce sont pas les enfants ce sont les adultes qui veulent se protéger encore une fois les adultes qui pensent à eux et qui ne pensent pas au bonheur au bonheur et au développement des enfants ça c'est une règle depuis quelques dizaines d'années de notre société je pense oui mais vous pédiatre ça doit vous faire enrager clairement ça nous fait clairement enrager de voir que finalement ce sont les c'est eux qui payent une facture très très très importante à une pathologie qui n'était pas grave pour l'immense majorité d'entre eux clairement merci professeur Cohen d'être venu nous voir ce matin passionnant vous êtes toujours passionnant 8h20 merci d'être avec nous Mathieu à suivre les entreprises françaises ont produit des masques en masse et bien ça n'a servi strictement à rien Guillaume Folle va nous expliquer pourquoi dans un instant sur RMC

1:58:19
Auditeur

Philippe est en colère

1:58:23
Présentateur

comme Robert Cohen Philippe nous écrit en disant c'est vraiment pitoyable c'est dégueulasse ce qu'on nous a fait croire on nous a foutu la trouille avec de dire que les enfants étaient très contaminants on se rend pas compte de toutes les conséquences que ça a eu le gardiennage le travail la liberté des enfants Gérard nous dit évidemment qu'il faut rouvrir les écoles comme avant y remettre tous les enfants parce qu'en plus ils vont prendre un retard énorme Bertrand nous dit pareil pour les colonies de vacances il faut absolument que les enfants puissent y accéder cet été les professeurs le veulent aussi Alain nous dit les profs sur 160 profs dans mon lycée il n'y en a que 10 qui ne peuvent pas reprendre pour raison de santé nous nous voulons reprendre dit Alain cri du coeur ce matin et puis Cédric témoigne aussi son fils est retourné au collège pour déposer des documents la semaine il y retourne la semaine prochaine c'est devenu un boomer on en fait beaucoup trop le fils de Cédric comme tous ses camarades veulent absolument retourner à l'école le plus vite possible

1:59:23
Auditeur

il est 8h25

1:59:28
Présentateur

Guillaume Paul est avec nous bonjour Guillaume bonjour Jean-Jacques alors quand même la France c'est un pays un peu à part dans le monde nous avons cruellement manqué de masques et tout le monde a dénoncé et voilà qu'aujourd'hui nous nous retrouvons avec un énorme stock de masques de masques en tout genre et notamment de masques en tissu invendus invendus c'est surréaliste alors pour surréaliste pour comprendre l'histoire Jean-Jacques il faut revenir un peu plus de deux mois en arrière rappelez-vous on est à la mi-mars le gouvernement cherche des masques absolument partout apparemment c'est très difficile d'en faire venir rapidement de l'étranger donc le gouvernement décrète la mobilisation nationale et en France vous avez environ 300 PME disséminés un peu partout qui pour soutenir l'effort de guerre disent bon on va chambouler nos organisations on va faire des masques en tissu lavable et réutilisable donc elles commencent à en produire alors d'abord pour les personnels hospitaliers parce que c'est la priorité et puis on se rend compte au fur et à mesure qu'en fait c'est toute la population française qu'il va falloir équiper en masques donc elles produisent de plus en plus la région Auvergrenale par exemple les PME vont arriver très vite à produire 5 millions de masques par semaine et l'État qui est toujours complètement déboussolé dit ah bah voilà je vous passe en masse de grosse grosse commande et puis les semaines passent et puis qu'est-ce qui arrive ?

finalement l'État à force de persévérance arrive à faire venir ces masques de l'étranger qu'il avait commandé et ils sont beaucoup moins chers forcément ces masques pour vous la faire courte un masque lavable et réutilisable 20 fois en France pour le produire c'est à peu près 3 euros les masques qu'on fait venir en provenance d'Europe centrale d'Asie de Chine c'est quelques dizaines de centimes d'euros la semaine dernière encore le gouvernement a passé une grosse commande de masques du Vietnam 10 millions de masques du Vietnam pour quelques dizaines d'euros alors si j'ai bien compris on passe des commandes de masques en tissu au loin alors qu'on a des fabricants en France d'un seul coup d'un seul coup on n'a plus de masques en tissu fabriqués en France de ce qui se passe c'est que depuis une semaine l'État est en train de dire à toutes ces PME écoutez on vous remercie mais maintenant on a ce qu'il faut donc on n'a plus besoin on annule quasiment toutes vos commandes alors qu'on était venu les chercher c'est pas vrai on était venu les chercher ces petites PME on les avait demandé on leur avait passé les commandes on leur avait demandé de former leurs salariés on leur avait fait investir du matériel pour construire ces masques et là elles l'ont malvaise parce qu'elles se disent finalement si j'avais pas proposé mon aide généreusement il y a deux mois qu'est-ce qui serait passé j'aurais mis mes salariés au chômage partiel et puis on aurait fait le dos rond en attendant que la crise se termine mais dites-moi double peine pour elles parce qu'en plus elles n'ont pas mis leurs salariés donc au chômage technique elles n'auront pas d'aide de l'État et en plus elles ont continué à travailler alors qu'à l'arrivée elles vont rester avec des stocks d'invendus des millions voire des dizaines de millions de masques et ça financièrement il y en a certaines me disaient tant hier qui risquent d'y laisser des plumes à cause de la volte-fosse du gouvernement si vous avez le témoignage d'un de ces chefs d'entreprise je prends demain matin et je le mettrai à l'antenne demain matin pour montrer parfois l'incurie de l'administration française et de l'État il est quelle heure ?

il est 8h28 merci Guillaume c'est passionnant merci à toutes celles et ceux qui sont avec nous le matin vous savez combien nous sommes heureux d'être ensemble le matin 32-16 notre lien je voudrais remercier encore une fois toute cette équipe mon équipe qui est absolument formidable et demain nous nous retrouverons évidemment toujours avec le même plaisir Rachida Dati sera là dans un instant sur RMC et BFM TV

2:02:41
Auditeur

RMC Bourdin Direct

2:02:42
Présentateur

Jean-Jacques Bourdin 8h34 Rachida Dati est avec nous Rachida Dati bonjour bonjour merci votre liste au premier tour des municipales à Paris a obtenu 22,7% le 15 mars contre 29,3% pour Anne Hidalgo et 17,7% pour Agnès Buzyn Rachida Dati est-il vrai que vous avez eu plusieurs échanges téléphoniques avec Emmanuel Macron ces dernières semaines

2:03:12
Invité

alors monsieur Bourdin j'ai vu effectivement le petit papier c'est vrai ou faux ? non mais je veux vous dire la réalité des choses

2:03:20
Présentateur

parce qu'au bout d'un moment il vaut mieux dire la réalité bien sûr mais est-ce que alors est-ce qu'une seule fois vous m'avez prise en défaut sur même des choses j'ai fait des interviews avec vous depuis très longtemps c'est vrai et donc je n'ai jamais été prise en défaut sur soit une trahison soit un mensonge politique à un moment donné il faut dire les choses Emmanuel Macron je le connais depuis longtemps comme vous le savez Jacques Attali pour lequel j'ai travaillé à la Bird à Londres quand il a eu la commission Attali lorsque j'étais garde des Sceaux Emmanuel Macron faisait partie de cette commission et ensuite quand il a travaillé à l'Elysée il était très proche puisqu'il doit beaucoup à Jean-Pierre Jouillet qui est un ami intime et Jean-Pierre Jouillet qui est effectivement un ami de longue date pour lequel j'ai beaucoup de respect qui est un grand commis de l'Etat un grand serviteur de l'Etat et donc j'ai connu effectivement très bien Emmanuel Macron aussi par le biais de Jean-Pierre Jouillet et d'ailleurs quand il était ministre de l'Economie on a parlé beaucoup vous savez sur quel sujet ?

2:04:12
Invité

Non

2:04:12
Présentateur

La lutte contre la radicalisation qui était un sujet avant même qu'il soit candidat à la présidentielle la lutte contre les inégalités à l'école et d'ailleurs moi je lui avais dit et c'est parce qu'il ne connaissait pas cet outil notamment des PMI la protection maternelle et infantile et je lui avais dit la lutte contre les inégalités à l'école ça commence depuis la crèche depuis l'école maternelle et l'école primaire et à l'époque la gauche avait supprimé les études dirigées les internats d'excellence et les bourses au mérite et je me souviens quand il était dans le gouvernement de François Hollande je lui avais dit Emmanuel ce sont des erreurs pourquoi ? parce que

2:04:45
Auditeur

nous c'est pas de donner c'est de donner plus à ceux qui ont moins sur la ligne de départ et donc on a parlé

2:04:52
Présentateur

donc on a toujours eu des échanges de cette nature depuis longtemps on parle politique on parle de la France

2:04:58
Invité

et même vous savez même les manifestations qui existent aujourd'hui et donc sur la campagne municipale bien sûr qu'on en a parlé mais parce que moi

2:05:07
Présentateur

ces dernières semaines on a échangé vous avez parlé de la stratégie adoptée à Paris à aucun moment non c'est pas une stratégie monsieur Bourdin on a parlé de politique parce qu'effectivement je veux vous dire à l'époque quand monsieur Griveaux était candidat beaucoup nous on est parti de 8% 8% à Paris et donc personne

2:05:28
Auditeur

n'avait pu imaginer je vous explique pourquoi il faut que vous ayez parce que c'est trop facile de dire non non c'est pas facile si c'est facile

2:05:34
Présentateur

moi je veux simplement savoir et à l'époque on m'avait demandé on m'avait demandé y compris dans ma famille politique de ne pas porter l'étiquette LR à Paris moi je suis convaincue que la droite existe en France et elle existe à Paris et si effectivement on finit avec des mauvais scores c'est que peut-être on n'est pas assez à l'écoute on n'est pas assez clair sur nos convictions et nos engagements donc on a parlé de ça revenons alors vous allez parler est-ce que ces derniers temps après pendant le confinement après le premier tour vous avez parlé non mais ça

2:06:03
Auditeur

je n'ai pas à vous répondre là-dessus M. Bourdin

2:06:05
Présentateur

c'est vrai ou pas vous avez eu des échanges ou pas ?

2:06:07
Auditeur

oui non mais moi j'ai des échanges depuis toujours

2:06:10
Présentateur

bon donc vous en avez eu voilà donc vous en avez eu

2:06:12
Auditeur

non mais qu'on soit au clair qu'on soit au clair on n'a pas parlé

2:06:15
Présentateur

vous avez discuté d'alliance en vue du second tour faux faux voilà c'est faux faux vous n'avez pas parlé d'alliance faux vous avez parlé de stratégie adoptée on n'a pas du tout parlé de la stratégie municipale à Paris il paraît que François Bayrou ça aurait joué les entrepreneurs pas du tout François Bayrou alors pareil François Bayrou comment l'ai-je connu ?

je l'ai connu par Simone Veil au moment où il était ministre de l'éducation nationale et qu'il était en difficulté notamment pour la gestion c'était le début des foulards à l'école avec des problèmes dans de nombreuses écoles Simone Veil m'a demandé de pouvoir travailler pour lui dans son cabinet sur ces sujets et donc nous nous connaissons avec Marielle de Cernès et François Bayrou depuis cette époque et nous sommes amis bien alors Agnès Buzyn était là hier je ne sais pas si vous l'avez regardée ou écoutée hier matin j'ai écouté elle était là elle est candidate donc est-ce que vous pensez qu'elle est candidate pour son honneur personnel ?

elle ne devait pas revenir dans cette campagne municipale à sa place vous ne seriez pas revenue ? vous croyez avec votre caractère ? je vais vous dire moi c'est toujours facile de dire à votre place je fais simplement le commentaire que je fais qui est un commentaire elle ne devait pas revenir dans cette campagne de toute façon en plus pour quelqu'un qui est candidat qui dit j'ai hésité mais finalement ça ne donne pas envie surtout pas un combat pour Paris parce que l'enjeu de cette élection c'est quoi ? c'est finalement est-ce qu'on en veut encore ? est-ce qu'on veut 6 ans de plus à Nidalgo ? l'enjeu il est simple voilà la campagne municipale à Paris voulez-vous 6 ans de plus à Nidalgo ?

est-ce que vous voulez 6 ans de plus d'un Paris dégradé et d'un Paris qui décline ? est-ce qu'on veut ça ou pas ? est-ce qu'on veut continuer sur un Paris insécurisé ? un Paris très sale ? un Paris dégradé ? sans vision ? sans ambition ? un Paris qui décline ? un Paris finalement confiné à vie ? Agnès Buzyn affirme avoir refusé tout accord avec vous pas d'alliance d'appareil avec un parti a-t-elle dit mais moi je l'ai dit bien avant eux

2:08:16
Invité

et moi lors des débats avec Mme Buzyn on va la mettre face à ces contradictions

2:08:21
Présentateur

souhaite-t-elle revenir ? non elle est revenue parce qu'il y a une commission d'enquête parlementaire uniquement pour ça vous pensez ? parce que si vous voulez elle pense que la campagne va lui servir de justification pas parce qu'elle avait envie de se battre de laver je sais pas moi de retrouver de retrouver son honneur par orgueil par je ne sais pas pour un responsable politique revenir pour son honneur

2:08:42
Invité

et son orgueil uniquement quand on est candidat pour une municipale comme une ville comme Paris M. Bourdin vous n'avez pas été frappé hier pas un mot pour les parisiens pas un mot pour le personnel soignant pas un mot pour les victimes pas un mot pour les malades

2:08:54
Présentateur

pas un mot pour effectivement de compassion d'empathie elle n'était que sur elle-même moi je suis choqué quand elle dit je suis très heureuse de pouvoir m'expliquer vous l'avez reprise d'ailleurs sur ce terme nous on n'est pas heureux quand je rencontre les familles atteintes du Covid

2:09:11
Auditeur

quand je rencontre les personnels soignants qui ont été à genoux à terre en étant en première ligne elle a dit je suis très heureuse le système sanitaire

2:09:19
Invité

a tenu le coup grâce

2:09:21
Présentateur

a-t-elle dit je suis la première ministre à avoir fait autant pour l'hôpital le président de la république lui-même a dit que les réformes qu'il a portées étaient des erreurs mais le système sanitaire et vous avez des médecins sur vos plateaux régulièrement demandez-leur comment ils ont tenu demandez-leur comment ils ont fait face ils ont fait face parce qu'ils n'ont respecté aucune norme aucune contrainte qui leur avait été imposée y compris quand il y a eu des diminutions de lits en réanimation ils ont rouvert des lits sans demander l'autorisation parce qu'il y avait une question de vie et de survie pour ne pas dire une question de mort et donc aujourd'hui moi je trouve un peu indécent

2:09:56
Auditeur

de ne pas avoir un mot pour effectivement l'ensemble de ces victimes pour avoir un mot pour les parisiens parce que pendant cette crise sanitaire on a été aux côtés des personnes âgées des personnes vulnérables des personnes fragiles mais aussi auprès des familles qui pour certaines n'ont même pas pu être aux côtés de leurs parents

2:10:13
Présentateur

pour les accompagner dans leur dernier voyage et bien moi je vais vous dire c'est un peu indécent ce que j'ai entendu hier bien Rachida Dati pas d'accord avec La République En Marche on est bien d'accord sauf dans le cinquième arrondissement non alors c'est quoi cette histoire le cinquième arrondissement ne comprend rien

2:10:29
Invité

alors moi je vais vous le dire

2:10:30
Présentateur

dites moi

2:10:31
Invité

en tous les cas

2:10:33
Présentateur

le maire sortant Florence Berthoud avait l'étiquette La République En Marche et voilà que vous vous alliez avec elle alors vous êtes alliée avec elle je vous explique monsieur Bourdin oui allez-y on peut me reprocher plein de choses moi on peut pas me reprocher le manque de clarté j'ai toujours été à la clarté dans mes convictions dans mes engagements parce que ceux comme monsieur Guérini qui dit

2:10:53
Auditeur

comme madame Buzyn qu'on n'a pas les mêmes valeurs mais quelles sont mes valeurs vous connaissez mon parcours républicain mais on devrait être très content

2:11:01
Invité

que des parcours comme les miens en étant partie d'où je suis partie puissent arriver à une plus haute responsabilité quelles sont mes valeurs la trahison comme monsieur Guérini

2:11:09
Présentateur

le mépris comme monsieur Guérini l'arrogance comme madame Buzyn non ce ne sont pas mes valeurs ça c'est vrai nous n'aurons pas les mêmes valeurs et donc de la clarté de cette alliance de la clarté là vous êtes alliés non on n'est pas alliés et c'est vrai que la république en marche madame Buzyn madame Buzyn elle-même et jusque très tard on sait parler au téléphone elle souhaitait que je sauve je sauve

2:11:32
Auditeur

je prends les termes

2:11:33
Présentateur

madame Burkley et madame Berthoud je vous le dis elle ne peut pas le démentir je n'ai pas voulu je n'ai pas voulu j'ai refusé et donc en me disant si vous les sauvez en contrepartie

2:11:45
Invité

on retire des listes dans le dixième dans le onzième dans le treizième on fusionne par certains endroits elle ne peut pas le démentir

2:11:53
Présentateur

c'est la réalité j'ai refusé j'ai refusé madame Berthoud nous a appelé plusieurs fois plusieurs fois depuis le début je ne lui avais jamais parlé au téléphone parce que d'ailleurs j'avais appelé madame Buzyn pour lui dire je ne ferai pas d'accord parce que vous ne voulez pas revenir dans cette campagne dans votre dos pour ne pas que vous ayez le sentiment que je profite d'une situation et madame Berthoud jusqu'au dernier moment nous a effectivement tendu la main pourquoi ?

parce qu'elle n'est pas REM aujourd'hui elle est divers droite divers droite elle n'est pas républicaine oui elle n'est pas républicaine elle ne l'est plus elle a été elle ne l'est plus oui elle ne l'est pas on a eu un accord et je n'ai pas accepté

2:12:28
Invité

de contrepartie

2:12:29
Présentateur

vous avez donc un accord vous avez donc un accord avec Florence Berthoud on est bien donc elle votera divers droite elle votera Dati elle votera Dati bien sûr bien sûr elle votera Dati l'accord ne peut être que là-dessus pour la mairie bien sûr bon elle votera Dati et pourtant vous avez dit cette femme vous avez dit beaucoup de choses bien sûr vous avez dit que c'était une traître vous avez dit les traîtres il y a des gens qui trahissent sans qu'on leur demande quoi que ce soit puis je pense que des gens qui trahissent trahiront de nouveau bien sûr peut-être vous trahir peut-être peut-être c'est ce que vous avez dit c'est ce que vous avez dit d'elle et après vous êtes d'accord avec elle mais c'est ça la politique non c'est pas ça la politique c'est ça c'est pas la politique

2:13:08
Auditeur

parce que je n'ai pas fait un accord avec Mme Berthoud j'ai fait un accord de liste avec ses colissiers et dessus par exemple le numéro 2 qui est un ami de M. François Bayrou Pierre Casanova

2:13:17
Présentateur

qui est quelqu'un de bien moi j'ai fait un accord collectif mais ça n'est pas un accord avec la REM j'y tenais absolument je veux de la clarté de la cohérence et moi je vais vous dire M. Bourdin je vais plus loin que cela Mme Hidalgo aujourd'hui fait campagne pour un segment de Parisiens quand vous voyez qu'il y a moins de 160 000 moins de 160 000 Parisiens qui ont porté leur suffrage sur le nom de Mme Hidalgo sur 2,2 millions d'habitants c'est un vote par défaut et donc moi effectivement je m'adresse moi je ne m'adresse pas à un segment un segment de Parisiens

2:13:48
Auditeur

moi je m'adresse à tous les Parisiens

2:13:49
Présentateur

je vais revenir sur vous demander à tous ceux

2:13:53
Invité

qui veulent qu'à Paris ça change et croyez-moi M. Bourdin et les gens ne peuvent pas en douter si demain je suis maire de Paris ils verront le changement immédiatement Paris ne sera pas le Paris d'aujourd'hui

2:14:05
Présentateur

Bien Rachida Dati rassemblement interdit pour des raisons sanitaires à Paris avant hier soir à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré il y a eu des incidents à la fin du rassemblement des interpellations il y avait à peu près 20 000 personnes dans cette affaire Traoré expertise contre expertise maintenant on fait un parallèle avec la mort de George Floyd aux Etats-Unis pourquoi dans cette affaire est-ce si long pour connaître la vérité vous avez été garde des Sceaux

2:14:33
Auditeur

moi j'ai été garde des Sceaux

2:14:35
Présentateur

et je vais vous dire je veux même bien aller en amont j'étais conseillère de Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur on a connu en 2005 des émeutes non-stop en octobre mais sous état d'urgence l'état d'urgence avait été déclaré non-stop avec Nicolas Sarkozy on était sur le terrain tous les jours parce que quand on ne règle pas une situation quand on laisse effectivement une fracture de la société s'amplifier s'accentuer à un moment donné ça vous explose à la figure et certains moi je me souviens de certains responsables politiques à gauche notamment en disant moi je vais signaler à alerter par exemple nous à l'époque au ministère de l'Intérieur on sillonnait la France il y avait des foyers qui allaient nous exploser à la figure juste pour vous dire certains disent non mais on s'en fiche ça ne vote pas mais si ça ne vote pas à un moment donné ils viennent vous mettre le feu

2:15:21
Invité

là où effectivement on n'a pas réglé les problèmes sur cette affaire rappelons en 2005 on a eu aussi un drame de jeunes qui sont morts dans un central électrique Maître Mignard

2:15:33
Présentateur

qui n'est pas de mon bord politique il est socialiste il était conseiller de François Hollande on a eu cette affaire effectivement sur ces demandes

2:15:40
Auditeur

ça a généré beaucoup de défiance

2:15:42
Présentateur

transformateur électrique

2:15:43
Auditeur

exactement beaucoup de problèmes attendez beaucoup de problèmes avec monsieur Mignard Nicolas Sarkozy avait reçu les familles on a reçu les avocats lorsque j'étais garde des Sceaux on a il y a eu attendez ça veut dire quoi pour aujourd'hui justement je vais vous dire nous on a souhaité apaiser on a ouvert une instruction les partis ont eu accès

2:16:00
Présentateur

au dossier ils ont fait des demandes d'actes et on a laissé la justice faire son travail dans l'affaire Adama Traoré et encore une fois je ne connais pas tous les détails de cette affaire tout ce que je peux vous dire et je suis aussi magistrat et j'ai été garde des Sceaux vous avez raison dans cette affaire Adama Traoré il faut le reconnaître c'est que dès le départ l'affaire a été mal emmanchée pardon par la police la justice non parce qu'il y a eu

2:16:25
Auditeur

d'abord des déclarations du procureur ensuite il y a eu des expertises dont on n'a pas eu connaissance tout de suite ensuite dans les expertises il y a eu des expertises contradictoires pas au sens juridique du terme

2:16:36
Présentateur

au sens contradiction du terme des médecins renommés

2:16:40
Auditeur

certains disaient

2:16:41
Présentateur

que c'était effectivement une mort par asphyxie d'autres ont dit que c'était lié à une pathologie et donc tout ça a généré

2:16:46
Auditeur

beaucoup d'opacité

2:16:48
Présentateur

beaucoup de défiance est-ce que le plaquage ventral exercé par les policiers et les gendarmes qui est dénoncé doit être interdit ? moi je pense qu'à un moment donné il faut revoir la doctrine moi je ne vais pas vous dire est-ce que ça existe je ne vais pas vous dire que le plaquage ventral c'est une technique d'interpellation de toute façon le code de procédure pénale

2:17:06
Auditeur

donne un cadre pour les actes pour les policiers pour les interpellations ensuite c'est des pouvoirs d'appréciation ensuite il peut y avoir

2:17:14
Présentateur

une faute ça peut aller plus loin tout ce que je peux vous dire vous savez l'histoire des Etats-Unis et celle dans France vous faites un coup une comparaison pour ce qui se passe dans les Etats-Unis c'est pas la même histoire mais pour que ça suscite une telle émotion partout dans le monde c'est qu'à un moment donné il faut s'interroger et d'ailleurs on parlait tout à l'heure des échanges

2:17:31
Auditeur

moi j'ai parlé à Emmanuel Macron depuis très longtemps de ce qui se passe dans nos quartiers populaires cette fracture elle est profonde et depuis longtemps

2:17:40
Présentateur

on ne peut pas dire vous pouvez devenir ministre d'Emmanuel Macron au passage comme ça puisque vous avez tout le monde alors je vais vous dire non je vous dis c'est comme ça parce qu'on parle beaucoup de rassemblement

2:17:48
Auditeur

d'abord il ne me l'a jamais proposé non mais il ne l'a jamais proposé et je veux vous dire vous allez travailler avec lui ah mais moi je n'ai jamais rien demandé à personne et encore moins à monsieur Macron

2:17:56
Présentateur

donc je suis très à l'aise simplement je l'alerte et moi je lui ai toujours dit des choses y compris parfois très désagréables sur effectivement des choses dont il ne tienne pas compte regardez le racisme le racisme dans les forces de l'ordre vous y croyez ou pas parce que c'est un corps d'abord les violences policières moi je vous dis oui il y a peut-être un racisme comme partout pourquoi je suis devenue magistrat d'après vous monsieur Bourdin allez-y et vous connaissez mon histoire je connais votre histoire et votre parcours et vous connaissez mon histoire familiale oui

2:18:24
Auditeur

et vous connaissez mon histoire de la cité dans laquelle j'ai vécu oui c'est pour ça que

2:18:28
Présentateur

quand monsieur Guérini du vote sa gauche stroscanienne me donne des leçons qui se les garde et qui se les applique moi je viens de très loin donc si je suis devenue magistrat c'est que j'ai compris que l'état de droit était aussi une protection vous avez souffert du racisme vous

2:18:42
Auditeur

la question n'est pas moi et ça n'est plus moi aujourd'hui

2:18:45
Présentateur

dans votre famille on a souffert du racisme de la police je suis devenue magistrat parce que je me suis dit notre protection c'est l'état de droit et donc oui hier en venant ici ma soeur j'ai une soeur qui vit à Londres et on discutait ça et elle me dit mais tu sais Jean-Jacques Bourdin va t'adorager là-dessus sur le racisme et je lui dis écoute tu sais je ne peux pas répondre en disant que la France est raciste c'est faux je ne peux pas dire que la police est raciste c'est faux et je les défendrai toujours toujours je vous le dis qui est des dérives individuelles c'est une chose ce corps est un corps extrêmement contrôlé et donc elle me dit d'accord Rachida mais il y a une chose cette émotion que ça a suscité est-ce que ça ne te renvoie pas à des choses que des gens que tu as défendues

2:19:24
Auditeur

des gens que tu as soutenues contre lesquels on s'est battus quand on était plus jeune quand on habitait la cité de la liberté à la cité du bout du lac à la cité du stade est-ce qu'il n'y a pas des choses qui te reviennent en mémoire Rachida nous on ne dira pas qu'est-ce qui vous revient

2:19:39
Présentateur

en mémoire alors

2:19:40
Auditeur

et donc

2:19:40
Présentateur

j'ai défendu

2:19:41
Auditeur

parce que j'ai défendu c'est pour ça quand je vous dis

2:19:44
Présentateur

qu'est-ce qui vous revient en mémoire

2:19:46
Auditeur

moi je vais vous dire c'est pas ce racisme là

2:19:49
Présentateur

dont il faut parler et ça n'est pas ma situation personnelle et donc des choses me sont revenues en mémoire et ce que je veux vous dire les français ne sont pas racistes il n'y a pas de racisme d'état mais le racisme existe en France il y a un racisme visible celui qui est lié à l'origine ou la couleur de peau dites-moi les contrôles aux faciles s'il faut justement quand j'ai été procureur quand j'ai été procureur de la République

2:20:09
Auditeur

bien sûr que ça existe et donc moi j'ai donné des réquisitions je contrôlais je contrôlais la justice doit contrôler parfois on donne des réquisitions de contrôle d'identité

2:20:19
Présentateur

sans contrôle mais il y a un racisme qui est encore plus pernicieux le racisme social monsieur Bourdin

2:20:23
Auditeur

la crise des gilets jaunes c'est quoi ? effectivement problème de pouvoir d'achat vous ne croyez pas

2:20:28
Invité

qu'un racisme social

2:20:30
Auditeur

vis-à-vis des gens ce qu'on appelle les petites gens qui ne sont pas petits au contraire et qu'il y avait effectivement des manifestations pour le pouvoir d'achat mais ces gens-là on les humilie on les considère pas on les traite mal et on en a eu tant besoin pendant cette crise sanitaire

2:20:45
Présentateur

c'est pour ça que j'avais alerté aussi de ce gouvernement attention à l'humiliation à la non-considération et l'arrogance et là vous vous rappelez

2:20:53
Auditeur

on disait la convergence des luttes là il y a une convergence des crises et la crise sanitaire

2:20:58
Invité

va laisser beaucoup de traces je suis très inquiète la crise sanitaire va laisser beaucoup de traces beaucoup pourquoi ? beaucoup vont être au tapis avec un chômage de masse qui va se créer et pas forcément très en haut

2:21:08
Présentateur

tous ces gens-là et c'est pour ça que cette mobilisation va bien au-delà que simplement une mobilisation contre le racisme c'est bien au-delà de cela et quand j'ai été garde des sceaux j'ai pris des politiques de lutte contre le racisme de lutte contre l'antisémitisme de lutte contre toutes les formes de discrimination y compris sur l'organisation sexuelle et vous le savez moi mes combats ils sont là ça a été des combats de vie mais pendant très longtemps et parfois on n'échappe pas

2:21:35
Auditeur

à son enfance des combats de survie c'est pour ça que attention ces combats-là ce que l'on voit aujourd'hui je pouvais me taire je pouvais vous faire une réponse très politiquement correcte parce que je suis en campagne je ne peux pas me taire

2:21:46
Invité

aujourd'hui c'est ce qu'il se passe il faut en tenir compte parce que beaucoup de politiques je vous le dis y compris ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui disent c'est pas grave ces gens-là votent pas pour nous et ils ne votent plus ils ne votent plus et donc c'est pas grave on sera réélus par défaut

2:22:02
Auditeur

et donc avoir le pouvoir uniquement pour avoir le pouvoir moi j'aime trop mon pays j'aime trop la France

2:22:09
Présentateur

et si je suis là aujourd'hui face à vous c'est la France qui m'a permis d'être d'être ce que je suis c'est la France qui m'a permis d'être à votre table aujourd'hui alors attention

2:22:17
Auditeur

de ne pas perdre définitivement ce que la France a de mieux en elle et donc ce qui se passe au-delà de l'affaire Adama Traoré c'est un sujet d'ensemble qui concerne nos gouvernants qui concerne nos gouvernants et d'ailleurs pour Paris je vous le dis

2:22:32
Présentateur

les territoires perdus de la République ils existent au coeur de Paris ça existe au coeur de Paris et la population dont je vous parle aujourd'hui le nord et l'est de Paris oui madame Hidalgo s'en fiche les gens qui sont parqués maltraités dans des conditions insalubres dans le nord et l'est de Paris dans le parc social

2:22:48
Auditeur

ils ne votent plus donc elles s'en fichent c'est pas grave c'est une reconduction c'est une tacite reconduction moi je dis à ces parisiens je dis aux français

2:22:56
Présentateur

je dis aux soutiens mobilisez-vous je ne soutiendrai pas les appels à l'émeute les appels à la violence nous on s'en est sortis

2:23:03
Invité

sans émeute sans violence simplement en défendant

2:23:07
Présentateur

l'état de droit ces mobilisations ils veulent un état de droit

2:23:10
Invité

ils veulent de la considération ils veulent du respect il faut arrêter avec l'humiliation l'arrogance et effectivement finalement ce racisme social c'est un sujet qui nous concerne tous

2:23:21
Présentateur

Merci Rachida Dati d'être venu nous voir ce matin sur RMC BFM TV il est 8h54

2:23:27
Auditeur

RMC 6h 9h Vos en direct