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InterviewRMC (sur YouTube)· 8 juin 2022 23 minContradictoireActualitĂ© / polĂ©miqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSantĂ©Retraites

🔮 EN DIRECT - Bruno Le Maire invitĂ© de RMC

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06RelanceRĂ©ponse directe

    On vous cite souvent sur la réduction des dépenses et le travail qui doit payer, mais aujourd'hui vous sortez le carnet de chÚque. Pourquoi ?

  • 2:48OuverteRĂ©ponse directe

    Elisabeth Borne a évoqué une revalorisation des pensions de 4% dÚs juillet. Confirmez-vous ?

  • 3:06FermĂ©eRĂ©ponse directe

    La ristourne sur l'essence doit-elle ĂȘtre prolongĂ©e au-delĂ  de juillet ?

  • 3:55RelanceRĂ©ponse partielle

    Que signifie une fin progressive de la ristourne sur l'essence ?

  • 4:23OuverteRĂ©ponse directe

    Cette aide sera-t-elle ciblée sur les gros rouleurs ou restera-t-elle universelle ?

  • 5:22OuverteRĂ©ponse directe

    Comment allez-vous cibler les aides pour les travailleurs ayant besoin de leur voiture ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17InvitĂ© politiqueFait
    « Il y a une stratégie globale que chacun doit bien comprendre, qui n'est pas une stratégie du carnet de chÚque. »
  • 0:26InvitĂ© politiqueFait
    « D'abord un premier pilier dans notre stratégie économique, c'est de protéger nos compatriotes face à l'inflation. »
  • 0:38InvitĂ© politiqueFait
    « que les retraités ne soient pas pris à la gorge parce que leur pension de retraite ne suit pas l'inflation. »
  • 0:55InvitĂ© politiqueFait
    « aujourd'hui on est dans le pic de l'inflation, et ce pic de l'inflation va encore durer quelques semaines, voire quelques mois. »
  • 1:22InvitĂ© politiqueChiffre
    « nous avons le taux d'inflation le plus faible de tous les pays de la zone euro. »
  • 1:29InvitĂ© politiquePromesse
    « Il faut que sur le quinquennat, nous investissions dans les énergies renouvelables. »
  • 2:00InvitĂ© politiquePromesse
    « Nous devons rétablir les finances publiques. Et nous rétablirons les finances publiques. »
  • 3:23InvitĂ© politiqueFait
    « Je vous confirme que la ristourne, la remise qui devait s'arrĂȘter fin juillet, la prĂ©sence de la RĂ©publique a Ă©tĂ© trĂšs claire, elle sera maintenue jusqu'Ă  fin aoĂ»t. »
  • 6:17InvitĂ© politiqueFait
    « Nous, notre impératif était trÚs simple, que les retraités ne perdent pas d'argent à cause de l'augmentation des prix. »
  • 7:01InvitĂ© politiqueFait
    « Le chiffre n'est pas encore défini. »
  • 8:07InvitĂ© politiqueFait
    « je pense qu'il serait juste que ce soit concentré sur les ménages les plus modestes, ceux qui ont réellement des difficultés à s'alimenter correctement. »
  • 11:23InvitĂ© politiqueFait
    « ma responsabilité d'homme politique, de membre du gouvernement, de ministre de l'économie et des finances, c'est que chaque Français puisse manger à sa faim. »
  • 14:26InvitĂ© politiqueFait
    « Je suis totalement d'accord. Il a parfaitement raison. »
  • 14:27InvitĂ© politiqueFait
    « J'ai obtenu de la Commission européenne la possibilité de prolonger le remboursement de son PGE de 5 ans à 10 ans. »
  • 17:13InvitĂ© politiqueFait
    « Il est hors de question que des salariés, des Français payent plus d'impÎts sur le revenu ou rentrent dans le barÚme de l'impÎt sur le revenu à cause de l'inflation. »
  • 18:01InvitĂ© politiqueFait
    « Nous rĂ©viserons la croissance au moment oĂč je prĂ©senterai le projet de loi de finances rectificative, donc Ă  la fin du mois de juin. »
  • 20:27InvitĂ© politiqueFait
    « La radicalitĂ© de M. MĂ©lenchon, qui consiste Ă  vous dire « la retraite Ă  60 ans, je ne sais pas comment on paye, mais on le fait quand mĂȘme », c'est mauvais pour le pays. »

Temps de parole

  • Bruno Le Maire67 %
  • PrĂ©sentateur26 %
  • InvitĂ©3 %

≈ 3,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

dans ce moment de grande difficultĂ©, et en mĂȘme temps Ă  4 jours des lĂ©gislatives, on va voir que c'est sans doute pas totalement anodin. Ça fait quand mĂȘme un bon bout de temps que vous nous dites qu'il faut rĂ©duire les dĂ©penses, je vous cite, qu'il faut que le travail paye, lĂ  encore je vous cite, et le rĂ©sultat c'est quand mĂȘme que vous allez ressortir le carnet de chĂšque.

0:17
Bruno Le Maire

Il y a une stratégie globale que chacun doit bien comprendre, qui n'est pas une stratégie du carnet de chÚque. D'abord un premier pilier dans notre stratégie économique, c'est de protéger nos compatriotes face à l'inflation. Et je pense que c'est nécessaire économiquement, et que c'est juste, que les plus fragiles ne soient pas menacés par l'augmentation des prix, que les retraités ne soient pas pris à la gorge parce que leur pension de retraite ne suit pas l'inflation. C'est le premier pilier, on protÚge contre l'inflation, et nous continuerons de protéger contre l'inflation tant qu'elle durera. Tant qu'elle durera ?

Oui, tant qu'elle durera, aprÚs on fera évoluer les dispositifs en fonction des chiffres de l'inflation, mais aujourd'hui on est dans le pic de l'inflation, et ce pic de l'inflation va encore durer quelques semaines, voire quelques mois. Il y a la guerre en Ukraine, le blocage chinois, donc le pic inflationniste dans lequel nous sommes aujourd'hui va encore durer quelques semaines ou quelques mois. Je le dis avec beaucoup de gravité pour que chacun voit quelle est exactement la situation. Et puis je pense que début 2023, nous verrons commencer à refluer l'inflation.

Donc nous devons protéger, nous le faisons avec efficacité, nous avons le taux d'inflation le plus faible de tous les pays de la zone euro. Le deuxiÚme pilier, c'est continuer à investir. Il faut que sur le quinquennat, nous investissions dans les énergies renouvelables. C'est une priorité absolue pour réussir la transition climatique, mais aussi dans l'école, mais aussi dans l'hÎpital, dans la santé. On voit bien qu'à l'hÎpital, nous avons besoin d'investir pour que ces grands services publics continuent à nous protéger, continuent à garantir la cohésion sociale.

1:51
Présentateur

Et ça, c'est sur le long terme.

1:52
Bruno Le Maire

Et ça, c'est sur le long terme, c'est sur les cinq années. Et puis toujours sur les cinq années, c'est le troisiÚme pilier de la stratégie. Et je n'ai jamais laissé aucun doute là-dessus. Nous devons rétablir les finances publiques. Et nous rétablirons les finances publiques. Et donc tout cela est une affaire d'équilibre.

2:07
Présentateur

C'est compliquĂ© quand mĂȘme de tenir les trois piliers ensemble.

2:09
Bruno Le Maire

J'ai peur que le lignif s'Ă©croule. Si c'Ă©tait simple, le job n'aurait aucun charme. Mais c'est un dĂ©fi qui ne me regarde pas que moi, ministre de l'Économie et des Finances. Et ce qui est important, c'est que nous puissions en dĂ©battre avec toutes les forces vives de la nation. Comment est-ce que nous faisons pour conjuguer protection, investissement et rĂ©tablissement des finances publiques ? Mais mon cap est extrĂȘmement clair. Je sais oĂč nous devons aller. Et avec le prĂ©sident de la RĂ©publique, avec la premiĂšre ministre, nous en avons parlĂ© trĂšs longuement. Nous travaillons depuis des semaines sur cette stratĂ©gie.

Nous devons conjuguer protection, investissement, rétablissement des finances.

2:43
Présentateur

On va rentrer dans le trĂšs concret, puisqu'il y a notamment trois points qu'a Ă©voquĂ© Elisabeth Borne hier. La revalorisation des pensions de 4% dĂšs le mois de juillet. La prolongation des ristournes sur l'essence au-delĂ  de juillet avec peut-ĂȘtre un gros plan rouleur. Vous allez nous en dire plus. Et puis un chĂšque, 150 euros sans doute, qui serait versĂ© en septembre au plus modeste. Commençons quand mĂȘme par l'essence, parce que les Français qui nous regardent ou qui nous Ă©coutent s'en sont bien rendus compte ce matin. L'essence a franchi Ă  nouveau le cap des 2 euros le litre d'essence, presque autant pour le gazole.

Donc vous nous confirmez ce matin que la ristourne de 18 centimes, elle sera prolongĂ©e jusqu'Ă  la fin de l'Ă©tĂ©. Donc les personnes qui vont rouler en aoĂ»t en bĂ©nĂ©ficieront encore. Ça, oui ?

3:23
Bruno Le Maire

Je vous confirme que la ristourne, la remise qui devait s'arrĂȘter fin juillet, la prĂ©sence de la RĂ©publique a Ă©tĂ© trĂšs claire, elle sera maintenue jusqu'Ă  fin aoĂ»t. Et ensuite ? Ensuite, il faut que nous en sortions progressivement. On ne va pas du jour au lendemain dire « attendez, il y avait une remise ». Et puis il n'y a plus de remise. Je pense que ce serait trop brutal. Et je crois profondĂ©ment que nous devons Ă©viter toute brutalitĂ©. La situation Ă©conomique est suffisamment brutale pour les Françaises et les Français pour que nous, nous sachions accompagner nos compatriotes de la maniĂšre la plus responsable possible. Mais on voit bien que ce dispositif...

3:55
Présentateur

Mais ça veut dire quoi, pardon ? Ça veut dire quoi, cette fin progressive ? Est-ce que ça veut dire que vous allez passer, je ne sais pas, de 8 centimes à 15 centimes à 13 centimes à 20 centimes à 20 centimes ? Mais ça veut dire qu'il faut trouver un meilleur dispositif. Ou est-ce que c'est un changement de dispositif ?

4:05
Bruno Le Maire

C'est un changement de dispositif, mais qui doit se faire, lĂ  aussi, progressivement. C'est ce que nous avons fait pendant la pĂ©riode du Covid. On a mis en urgence des dispositifs. Ça a Ă©tĂ©, par exemple, le Fonds de solidaritĂ©. Et puis on les a adaptĂ©s au fur et Ă  mesure de la rĂ©alitĂ©. Il faut savoir s'adapter Ă  la rĂ©alitĂ© et aux dĂ©fauts que peuvent avoir les dispositifs.

4:23
Présentateur

Est-ce que ça serait, par exemple, davantage les gros rouleurs ? On a parlé des gros rouleurs. Est-ce que c'est ça ou est-ce que ça restera une aide universelle ?

4:29
Bruno Le Maire

Alors gros rouleurs, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, notre dispositif, il protĂšge, c'est bien, mais il a aussi des dĂ©fauts qu'il faut savoir reconnaĂźtre. D'abord, il couvre tout le monde de la mĂȘme façon. Vous pouvez avoir des revenus trĂšs Ă©levĂ©s ou avoir des revenus trĂšs modestes, vous ĂȘtes couverts de la mĂȘme façon. Ce n'est pas forcĂ©ment ce qu'il y a de plus juste.

Le deuxiĂšme dĂ©faut, c'est que ça protĂšge autant celui qui prend sa voiture pour faire ses courses, mais qu'il n'en a pas impĂ©rativement besoin, que celui qui en a impĂ©rativement besoin pour se rendre sur son lieu de travail, Ă  son usine, Ă  son entreprise, ou qu'il utilise au quotidien, par exemple, s'il est aide-soignante. Moi, j'Ă©tais il y a quelques jours Ă  Colmar. J'ai rencontrĂ© des ouvriers de l'usine LibĂšre, qui fait des engins de chantier, qui me disent, ben voilĂ , nous, M. Le Maire, c'est trĂšs simple. On ne va plus venir travailler. On habite Ă  60-70 km de l'usine. Ça nous coĂ»te trop cher de travailler.

Moi, je ne veux pas entendre un seul salarié, un seul ouvrier, qui nous dit que ça coûte trop cher de travailler.

5:19
Présentateur

Si j'essaie de tenir compte de tout ce que vous venez de me dire là à l'instant, ça veut dire que vous allez avoir une aide qui sera ciblée sur les travailleurs qui ont besoin de leur voiture, sur les plus modestes, comment vous mettez tout ça ?

5:29
Bruno Le Maire

Évidemment, je pense qu'il faut que nous rĂ©flĂ©chissions cet Ă©tĂ© Ă  substituer au dispositif de remise, progressivement, un dispositif, le prĂ©sident de la RĂ©publique l'avait annoncĂ© il y a quelques mois, qui va couvrir mieux ceux qui sont obligĂ©s de prendre leur voiture pour aller travailler, ou dont la profession mĂȘme requiert l'utilisation de sa voiture. C'est des aides-soignantes, ça peut ĂȘtre des dĂ©marcheurs Ă  domicile, ça peut ĂȘtre toutes sortes d'autres professions. Et lĂ , du coup, toutes ces personnes-lĂ  ne seront plus empĂȘchĂ©es d'aller travailler Ă  cause du prix du carburant. C'est une mesure de justice et une mesure d'efficacitĂ© Ă©conomique.

6:02
Présentateur

Dans les annonces d'hier d'Elisabeth Borne, il y a également la question de la revalorisation des pensions de 4%. C'est plus que ce que vous n'imaginez ? C'est plus que ce que vous aviez prévu ?

6:12
Bruno Le Maire

On travaille collectivement avec Elisabeth Borne et avec l'ensemble des ministres. Donc on a eu des discussions. Nous, notre impératif était trÚs simple, que les retraités ne perdent pas d'argent à cause de l'augmentation des prix. Un retraité n'a absolument aucune autre solution que de vivre de sa pension de retraite. Il ne peut pas faire des heures supplémentaires, il ne peut pas travailler plus.

6:33
Présentateur

Il ne peut pas travailler plus.

6:35
Bruno Le Maire

Mais il va y avoir des revalorisations classiques. Cette revalorisation s'ajoute aux revalorisations du début d'année. Donc ça nous permet de couvrir l'intégralité de l'inflation.

6:45
Présentateur

Et puis il y a ce chĂšque, donc ce ne sera plus un chĂšque alimentaire Ă  proprement parler, comme ça avait Ă©tĂ© Ă©voquĂ© notamment par l'ancien ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie. Ce sera un chĂšque tout court, sous forme de virement d'ailleurs, pour ĂȘtre tout Ă  fait prĂ©cis, de l'ordre de 150 euros pour les foyers les plus modestes. C'est Ă  peu prĂšs ça ?

7:01
Bruno Le Maire

Le chiffre n'est pas encore défini. Mais qu'est-ce que nous voyons là aussi en étant trÚs pragmatiques, en essayant de protéger le mieux possible nos compatriotes ? Aujourd'hui, vous avez le prix des pùtes qui a fortement augmenté, les prix alimentaires qui augmentent. Vous avez beaucoup de nos concitoyens qui cherchent désespérément à avoir le prix le plus bas possible, qui passent du temps, qui parfois au lieu de se consacrer à leur recherche d'emploi, cherchent désespérément à avoir le prix le plus bas. Il faut les protéger. Dans une puissance économique aussi importante que la France, il est légitime qu'on puisse s'alimenter correctement.

Donc l'objectif de ce chÚque qu'a annoncé la PremiÚre Ministre, c'est effectivement d'aider tous ceux qui ont du mal à se nourrir correctement, à s'alimenter correctement. Ce sera versé à la rentrée et nous définirons le montant cet été.

7:46
Présentateur

Vous dĂ©finirez le montant et vous dĂ©finirez Ă  qui exactement il s'adresse. Parce qu'en fait, si on reprend le dispositif, qui Ă©tait Ă  peu prĂšs le mĂȘme genre, c'est-Ă -dire une sorte de prime inflation qui avait Ă©tĂ© annoncĂ©e par Jean Castex et qui avait Ă©tĂ© versĂ©e jusqu'en fĂ©vrier dernier, c'Ă©tait 100 euros pour ceux qui gagnent moins de 2 000 euros.

8:04
Bruno Le Maire

Ça touchait beaucoup de nos compatriotes, nous n'avons pas encore dĂ©fini tous les paramĂštres. Mais je pense qu'il serait juste que ce soit concentrĂ© sur les mĂ©nages les plus modestes, ceux qui ont rĂ©ellement des difficultĂ©s Ă  s'alimenter correctement.

8:14
Présentateur

OĂč est-ce que vous mettez le curseur ? C'est quoi ĂȘtre trĂšs modest ?

8:16
Bruno Le Maire

C'est le débat. C'est notre méthode, on l'a dit suffisamment, et de consulter, de dialoguer. Il y aura à l'Assemblée nationale un débat sur le projet de loi pouvoir d'achat, et je ne vais pas arriver en disant voilà, c'est à prendre ou à laisser, voilà exactement le curseur. On va en parler à l'Assemblée nationale, en débattre à l'Assemblée nationale.

8:33
Présentateur

Et en mĂȘme temps, vous l'annoncez dĂšs maintenant. Vous l'annoncez dĂšs maintenant parce que les lĂ©gislatives, c'est quand mĂȘme dans quelques jours.

8:38
Bruno Le Maire

Mais enfin, ce n'est pas une annonce par-ci, une annonce par-lĂ , je le redis, c'est une stratĂ©gie globale. Pour faire face Ă  ce pic inflationniste, nous devons protĂ©ger. Et vous voyez bien que les mesures que nous prenons sont de plus en plus des mesures qui sont ciblĂ©es, et puis des mesures qui pourront ĂȘtre supprimĂ©es le jour oĂč l'inflation ne sera plus lĂ , oĂč on sera reparti Ă  un niveau d'inflation qui sera plus raisonnable.

9:00
Présentateur

Alors ça, c'est quand mĂȘme... Vous insistez quand mĂȘme aussi sur ce point. C'est-Ă -dire que ça ne devient pas une mesure pĂ©renne, ça reste une mesure d'urgence.

9:07
Bruno Le Maire

Sur le chÚque alimentaire, on doit en discuter avec les représentants du monde agricole, notamment la FNSEOA, Christiane Lambert, avec le ministre de l'Agriculture, Marc Fénault.

9:15
Présentateur

Elle est déçue, Christiane Lambert. Elle espérait que ce serait dÚs maintenant, là, un vrai chÚque alimentaire.

9:20
Bruno Le Maire

Oui, mais nous ne sommes pas... Enfin, moi, je suis prĂȘt Ă  regarder toutes les propositions, mais il faut tout simplement qu'elles tiennent la route. C'est-Ă -dire qu'elles puissent ĂȘtre utilisĂ©es immĂ©diatement par les Françaises et les Français. Moi, je ne veux pas promettre de leur dire, voilĂ , on a trouvĂ© un super dispositif. Vous allez pouvoir aller dans votre magasin, prendre des produits bio ou des produits sourcĂ©s français qui vont bĂ©nĂ©ficier strictement aux producteurs français. Ça marche, je sais faire. Non, je ne sais pas faire. J'ai l'honnĂȘtetĂ© de le reconnaĂźtre.

Personne, aujourd'hui, nous a proposé un dispositif qui soit immédiatement opérationnel face à un pic inflationniste qui est maintenant. C'est maintenant qu'il faut protéger. Pas dans trois mois ou pas dans six mois. Maintenant.

9:52
Présentateur

Il y a quand mĂȘme un grand nombre de salariĂ©s qui ont maintenant des tickets restaurant. C'est devenu des cartes. Et ces cartes, elles ne peuvent, elles ne marchent que si vous achetez des produits qui sont effectivement des produits d'alimentation. Donc, en fait, en tout cas, il y a des sociĂ©tĂ©s de cartes qui attendent qu'ils savent le faire. Je ne vais pas rentrer trop dans les... Mais bien sĂ»r. Si ils ne savent le faire, vous ne sauriez pas.

10:09
Bruno Le Maire

Bien sûr. Mais ce qu'ils ne savent pas faire, c'est cibler ça sur les produits agricoles français. C'est ça, notre grande difficulté. Donc, moi, donner de l'argent public, c'est-à-dire l'argent des Français pour payer des produits alimentaires qui ont été fabriqués en dehors de France et qui vendent à des producteurs en dehors de France, ça ne m'intéresse pas trop. La logique, c'est que nos compatriotes puissent s'alimenter bien. Et si j'entends bien Christiane Lambert, la présidente de la FNSOA, que ça puisse aussi profiter aux producteurs français. Et aujourd'hui, on n'a pas résolu le problÚme.

10:37
Présentateur

C'est super pour les agriculteurs. Et on comprend bien que la patronne des agriculteurs, celle qui les représente, plaide pour cela. Mais je plaide aussi pour eux. J'ai été trois ans ministre de l'agriculture. Pour la personne qui pousse son caddie, qui a ses enfants à la maison, ça lui fait une belle jambe. Vous lui dites, voilà, nous on te donne 100 euros, mais tu dois uniquement les dépenser auprÚs des produits les plus chers.

10:56
Bruno Le Maire

C'est exactement, je ne saurais mieux dire... Ça ne va pas l'arranger. C'est exactement pour ça, Apolline de Malherbe, que comme nous, nous voulons en prioritĂ© absolue, absolue, absolue, protĂ©ger tous ceux qui aujourd'hui ne peuvent pas se nourrir correctement. Enfin, on ne peut pas accepter que dans une grande puissance Ă©conomique mondiale, vous ayez des familles qui n'arrivent pas Ă  nourrir correctement leurs enfants. Enfin, c'est inacceptable, c'est rĂ©voltant. Donc moi, je suis prĂȘt Ă  toutes les propositions. Mais ma responsabilitĂ© d'homme politique, de membre du gouvernement, de ministre de l'Ă©conomie et des finances, c'est que chaque Français puisse manger Ă  sa faim.

Et donc, je ne dis pas que la solution que nous avons trouvée avec Elisabeth Borne est parfaite. Je dis qu'elle est opérationnelle, que les gens toucheront leur argent et qu'ils pourront payer le caddie à la fin du mois. Ensuite, si on trouve mieux quelque chose qui, en plus de cela, permettent d'avoir des produits sains et de soutenir nos agriculteurs et nos producteurs auxquels je suis profondément attaché, tant mieux. Mais nous n'y sommes pas. J'attends les propositions.

11:50
Présentateur

Il y a aussi un point qui pourrait ĂȘtre trĂšs inquiĂ©tant. On s'aperçoit aujourd'hui, on l'a dĂ©veloppĂ© ce matin sur AMC, que les Français ont de plus en plus recours au crĂ©dit Ă  la consommation. Ça a augmentĂ© juste lĂ , ce dernier trimestre, de 10%. Le recours au crĂ©dit Ă  la consommation, un jour, il faudra les payer. Qu'est-ce que vous dites de ça ?

12:09
Bruno Le Maire

C'est bien pour ça aussi que toute notre politique vise à donner du travail à chaque Français, à aller vers le plein emploi et à avoir un travail qui paie mieux. Parce qu'il faut bien comprendre que, autant ces mesures d'urgence sont indispensables, parce que c'est une situation exceptionnelle de choc inflationniste.

12:27
Présentateur

Mais que vous disent les patrons ?

12:28
Bruno Le Maire

Autant sur le long terme, la seule solution, ce n'est pas de puiser toujours plus dans les caisses de l'État. Ça, c'est des solutions mĂ©lanchonistes. Ça mĂšne tout droit Ă  la faillite du pays et tout droit Ă  l'appauvrissement des Français.

12:37
Présentateur

Mélanchoniste, le mot est lùché. Mais oui, c'est mélanchoniste. Je vous disais, 8h45, vous avez attendu 12 minutes.

12:44
Bruno Le Maire

Oui, je peux attendre encore 14 minutes, ça ne me dérange pas, mais je vois les propositions politiques qui sont sur la table.

12:49
Présentateur

Non, mais on sent bien qu'il y a un haro sur Jean-Luc Mélenchon.

12:50
Bruno Le Maire

Non, il n'y a pas de haro contre qui que ce soit. Il y a simplement des Ă©lections lĂ©gislatives qui vont dĂ©finir le destin de la France. Et comme nous sommes tous attachĂ©s au destin de la nation française, il vaut mieux savoir oĂč on va. Est-ce qu'on va dans le mur en klaxonnant, en dĂ©pensant toujours plus d'argent public, en ne finançant pas la retraite Ă  60 ans, en mettant des dizaines de milliards d'euros de dĂ©penses publiques sur la table, comme le propose M.

MĂ©lenchon, pour au bout du compte finir par une politique d'austĂ©ritĂ© et ĂȘtre contrĂŽlĂ© par le Fonds monĂ©taire international, parce que c'est le destin inĂ©luctable de toutes les nations qui ont empruntĂ© cette voie, que ce soit l'Argentine ou que ce soit la GrĂšce, ou est-ce qu'on tient un discours de vĂ©ritĂ© et de responsabilitĂ© ? Moi, je vous ai toujours tenu, Apolline de Malherbe, et j'ai toujours tenu aux Françaises et aux Français un discours de vĂ©ritĂ© et de responsabilitĂ© que l'État protĂšge en pĂ©riode de crise. On l'a fait pendant le Covid, on le fait pendant le pic inflationniste, mais la richesse d'une nation suppose d'abord qu'on la produise.

Donc qu'on soutienne le travail et les entrepreneurs. Et je ne crois jamais avoir varié de ligne depuis 20 ans que je fais de la politique avant de redistribuer des richesses. Il faut les produire, et pour les produire, il faut plus de travail et plus d'entrepreneurs.

13:56
Présentateur

Alors justement, Bruno Le Maire, deux questions sur les entrepreneurs, Ă  la fois sur eux et puis sur les salariĂ©s. Sur les entrepreneurs, de nombreux entrepreneurs ont contractĂ© auprĂšs de l'État, des banques et des banques, un prĂȘt garanti par l'État. L'État s'en est portĂ© garant. Il va falloir quand mĂȘme les rembourser, lĂ  encore. C'est comme les crĂ©dits Ă  la consommation pour les particuliers. Il va falloir les rembourser. Christian Estrosi, qui Ă©tait Ă  ce mĂȘme micro hier, il disait qu'il faudrait prolonger le remboursement de ces PGE. Est-ce que vous ĂȘtes d'accord ? De plusieurs mois, voire mĂȘme de plusieurs annĂ©es.

14:25
Bruno Le Maire

Je suis totalement d'accord. Il a parfaitement raison. J'ai obtenu de la Commission européenne la possibilité de prolonger le remboursement de son PGE de 5 ans à 10 ans. Il faut que chaque entrepreneur qui nous écoute, qui a de vraies difficultés financiÚres, qui n'arrive pas à rembourser son PGE, qui se trouve aujourd'hui angoissé par cela, aille à la médiation du crédit dans son département et qu'il négocie le remboursement différé sur 10 ans, un étalement de son remboursement sur 5, 6, 7, 8, jusqu'à 10 ans. Donc c'est plus encore que ce que je propose. Mais vous dites qu'il faut négocier ou ce sera automatique ? Non, il a un droit à obtenir l'étalement de son remboursement jusqu'à 10 ans.

C'est un droit. Donc il doit faire cette dĂ©marche ? Mais il doit faire lui-mĂȘme la dĂ©marche.

15:04
Présentateur

Est-ce que le résultat en est garanti ? Le résultat est garanti. Il obtiendra l'autorisation d'attendre ?

15:09
Bruno Le Maire

Le banquier va regarder avec le mĂ©diateur du crĂ©dit. Il peut y avoir des entreprises qui, visiblement, ne tiennent pas la route. Ça peut arriver. Dans ce cas-lĂ , ça n'a pas grand sens d'Ă©taler le remboursement. Mais c'est un droit, lorsque votre entreprise est viable, quand vous avez une difficultĂ© financiĂšre qui est transitoire, parce qu'il y a aussi l'augmentation du coĂ»t des matiĂšres premiĂšres, que vous n'en sortez pas. Vous avez besoin de 2 ans ou 3 ans supplĂ©mentaires. Vous y avez droit jusqu'Ă  10 ans d'Ă©talement.

15:32
Présentateur

C'est toujours un peu paradoxal. C'est-Ă -dire que vous dites que celles qui sont saines auront le droit, celles qui sont le couteau sous la gorge, elles n'y auront pas le droit.

15:39
Bruno Le Maire

Alors que c'est celles qui vont avoir le plus besoin. Pardon, mais il y a toujours dans la vie économique...

15:44
Présentateur

Vous ĂȘtes un banquier comme un autre.

15:45
Bruno Le Maire

Je ne suis pas du tout un banquier comme un autre. Qui prĂȘte aux riches. Je vous rassure, je ne pense pas prĂȘter aux riches avec l'ensemble des mesures que nous faisons. Je pense que nous menons collectivement une politique de justice, mais aussi d'efficacitĂ© Ă©conomique. Il y a dans la vie Ă©conomique des faillites. Si vous soutenez l'ensemble des entreprises, mĂȘme celles qui sont mal gĂ©rĂ©es, le pays ne va pas aller trĂšs bien. LĂ , ce que nous voulons, c'est dire Ă  tous les entrepreneurs, PME, TPE, artisans, vous avez une difficultĂ© financiĂšre parce qu'il y a une grosse inflation.

Vous ne pouvez pas rembourser vos PGE parce que vos produits sont trop chers et que vous n'arrivez pas à les trouver. Vous allez voir la médiation du crédit. Vous avez droit à obtenir un étalement de 10 ans.

16:23
Présentateur

Donc ceux qui nous Ă©coutent et qui ont contractĂ© des crĂ©dits peuvent ĂȘtre rassurĂ©s sur les salaires. Vous encouragez les patrons Ă  augmenter les salaires. Certains jouent le jeu, d'autres non. Mais quoi qu'il en soit, ceux qui ont leur salaire augmentĂ©, parfois vont payer plus d'impĂŽts. C'est jusqu'Ă  ce soir minuit. Je le rappelle d'ailleurs Ă  tous ceux qui nous Ă©coutent et qui nous regardent qu'il faut finir de confirmer sa dĂ©claration d'impĂŽt. Il y aura des effets de seuil. Il y a ceux qui vont gagner plus d'un cĂŽtĂ© mais devoir du coup payer plus de l'autre. Est-ce que lĂ  aussi vous allez ĂȘtre attentif ?

16:54
Bruno Le Maire

Vous avez tout à fait raison. Mais je veux vraiment lever cette inquiétude parce qu'il ne s'agit pas que les Français payent plus d'impÎts à cause de l'inflation. Là aussi, je vous ai parlé de notre ligne politique, le travail, la valorisation du travail, le soutien aux entrepreneurs. Un des éléments clés de la politique que nous menons depuis 5 ans avec Emmanuel Macron, c'est la baisse des impÎts. Il est hors de question que des salariés, des Français payent plus d'impÎts sur le revenu ou rentrent dans le barÚme de l'impÎt sur le revenu à cause de l'inflation.

Donc nous allons indexer le barĂšme de l'impĂŽt sur le revenu sur l'inflation pour Ă©viter justement ces effets, comme vous dites trĂšs bien, de seuil oĂč des gens qui ne paieraient pas l'impĂŽt sur le revenu avant Ă  cause de l'inflation, des augmentations de salaires basculeraient dans l'impĂŽt sur le revenu ou basculeraient dans une tranche supplĂ©mentaire.

17:40
Présentateur

ConcrÚtement, ça veut dire qu'ils ont augmenté les seuils.

17:41
Bruno Le Maire

– Exactement, nous augmentons les seuils du montant de l'inflation pour Ă©viter que des Français se retrouvent Ă  payer plus d'impĂŽts. C'est le contraire de la politique que nous menons depuis 5 ans.

17:49
Présentateur

– La perspective de croissance, la Banque mondiale a revu Ă  la baisse les prĂ©visions de croissance. Le gouvernement table toujours sur une perspective de 4% ?

17:57
Bruno Le Maire

– Non, je suis trĂšs clair avec vous. Nous rĂ©viserons la croissance au moment oĂč je prĂ©senterai le projet de loi de finances rectificative, donc Ă  la fin du mois de juin. la vie est dure pour tout le monde, elle est dure pour tous les pays europĂ©ens. Cette crise inflationniste ne touche pas que la France, nous ne sommes pas isolĂ©s parmi les autres nations europĂ©ennes. Nous nous en tirons plutĂŽt mieux, avec une inflation plus faible et une croissance qui rĂ©siste. Ça ne sera pas 4%, et je rĂ©viserai le chiffre de croissance d'ici quelques semaines.

18:25
Présentateur

– Bruno Le Maire, vous qui ĂȘtes ministre de l'Économie, c'est l'AssemblĂ©e qui va sortir de ces Ă©lections lĂ©gislatives. Alors, les diffĂ©rentes projections ne donnent pas pour l'instant la nupesse de Jean-Luc MĂ©lenchon majoritaire, mais au minimum, elle incarnera la force d'opposition numĂ©ro 1 face Ă  vous. Face Ă  vous, il y a toujours le prĂ©sident de la Commission des finances. Traditionnellement, elle est donnĂ©e Ă  l'opposition. Vous imaginez demain avoir un membre de la France insoumise qui soit prĂ©sident de la Commission des finances et qui vienne nĂ©gocier, discuter avec vous ?

18:56
Bruno Le Maire

– C'est l'AssemblĂ©e qui le dĂ©cidera. Moi, je respecte la sĂ©paration du pouvoir. Ça relĂšve du rĂšglement de l'AssemblĂ©e. C'est donc l'AssemblĂ©e, l'AssemblĂ©e seule, qui le dĂ©cidera. C'est certainement pas au ministre des Finances de se mĂȘler de ses nominations. Ce que je veux dire simplement, c'est que l'Ă©lection, c'est dans trois jours. Elle n'est pas jouĂ©e. Et j'appelle tous ceux qui croient dans le projet que nous prĂ©sentons, que le prĂ©sident de la RĂ©publique, travail, entrepreneuriat, unitĂ© de la nation française, construction europĂ©enne, et pas bras d'honneur Ă  nos partenaires europĂ©ens comme certains le proposent, de se mobiliser.

Je vois bien que certains prennent cette élection à la légÚre, ou avec indifférence, ou disons, le fond, ça ne change pas grand-chose.

19:34
Présentateur

– Vous-mĂȘme, vous, personnellement, vous allez beaucoup sur le terrain. – Personnellement, je fais campagne tous les jours. – On ne peut pas dire que le gouvernement, on ne peut pas dire qu'Elisabeth Borne, qui s'est un peu rĂ©veillĂ©e hier, on ne peut pas dire qu'Emmanuel Macron, qui s'est rĂ©veillĂ© juste ce week-end pour donner une interview, est Ă©normĂ©ment fait campagne.

19:46
Bruno Le Maire

– Mais nous sommes tous engagĂ©s, en tout cas, il ne s'agit pas de regarder le rĂ©troviseur.

19:50
Présentateur

– Celui qui a prisĂ© les campagnes, c'est Jean-Luc MĂ©lenchon.

19:52
Bruno Le Maire

– Nous avons tous fait beaucoup de campagnes, j'ai fait beaucoup de campagnes, tous les jours, pour soutenir nos candidats, tout simplement parce que chacun doit comprendre que cette Ă©lection lĂ©gislative est dĂ©cisive. Et l'une des diffĂ©rences par rapport aux prĂ©cĂ©dentes Ă©lections lĂ©gislatives, c'est que dans le passĂ©, il y avait des nuances entre les projets politiques. Vous pouviez ĂȘtre pour le marchĂ©, un peu moins pour le marchĂ©, pour une rĂ©gulation forte, vous pouviez ĂȘtre pour la FĂ©dĂ©ration europĂ©enne ou pour l'intĂ©gration europĂ©enne ou pour une Europe des nations, mais vous Ă©tiez pour l'Europe. Aujourd'hui, ce n'est plus des nuances. Nous sommes au temps de la radicalitĂ©.

Et il y a des radicalitĂ©s qui sont mauvaises pour le pays. La radicalitĂ© de M. MĂ©lenchon, qui consiste Ă  vous dire « la retraite Ă  60 ans, je ne sais pas comment on paye, mais on le fait quand mĂȘme », c'est mauvais pour le pays. La radicalitĂ© de Mme Le Pen, qui vous dit « je veux rester dans l'Union europĂ©enne, mais je ne paierai plus la cotisation Ă  l'Union europĂ©enne », c'est-Ă -dire « je sortirai de l'Union europĂ©enne », c'est une radicalitĂ© qui est mauvaise pour le pays. Donc je veux que chacun prenne conscience de la gravitĂ© de cette Ă©lection et se mobilise pour donner une majoritĂ© au contrat.

20:51
Présentateur

– Et je rappelle donc que le premier tour des Ă©lections lĂ©gislatives, c'est dimanche. Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, merci d'avoir rĂ©pondu Ă  mes questions. – Merci Ă  Pauline de Malherbe. – 8h54 sur LMC BFM TV. – Merci Ă  Pauline de Malherbe. Dans un instant, nous reviendrons d'ailleurs sur les dĂ©clarations de Bruno Le Maire qui, Ă  l'instant dit, nous continuerons de protĂ©ger contre l'inflation. Nous verrons aussi que l'indice des prix de BFM TV ne cesse d'augmenter. Quant au carburant, il repasse au-dessus des 2 euros. On fera aussi un point complet sur la situation en Ukraine. À tout de suite.

21:22
Invité

– L'air 2 des 2, comment ça vous vous faites un nouvel ami ? Ce n'est pas un droĂŻd, R2. – Il n'y a rien Ă  craindre, R2. – Regarde, il sourit ! – Obi-Wan Kenobi, exclusivement en streaming sur Disney Plus. Et le nouveau ID Buzz 100% Ă©lectrique. – DĂ©couvrez la nouvelle BMW SĂ©rie 2, Active Tourer, hybride rechargeable surĂ©quipĂ©, Ă  495 euros par mois sans aucun apport. – Stomp, le spectacle culte revient Ă  Paris pour 30 dates exceptionnelles Ă  la cigale du 6 dĂ©cembre 2022 au 1er janvier 2023. L'Ă©vĂ©nement de cette fin d'annĂ©e. – Voyager en groupe et faire des Ă©conomies, c'est possible avec NoWango.

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