Grand-Dossier : Trump frappe encore l’Iran lui répond |LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous, c'est l'heure du grand dossier. Soyez les bienvenus. Donald Trump est-il en Lisé dans le piège d'une guerre sans fin en Iran ?
On sent ce soir que la situation se tend d'abord. Aucun répit au Liban contre le esbola proiranien. Israël intensifie ses offensives.
Image symbolique de cette forteresse médiévale de Beaufort où plane désormais le drapeau israélien. De leur côté, les Iraniens et les Américains poursuivent leurs échanges de frappe. Les Iraniens ont abattu un drone américain.
Les Américains ont riposté et dans la foulée, les Iraniens ont visé une base américaine au Kawait. Depuis quand l'Iran renaît de ses cendres, des images satellites montrent que Teran a réussi à déblayer et à remettre en état une grande partie des entrées des tunnels qui mènent à ces sites de stockage de missile. De quoi renforcer ses capacités militaires.
Nous serons en direct avec tous nos reporters mobilisés au Liban, en Israël, dans les pays du Golfe et aux États-Unis. Alors que la perspective d'un accord avec les Iraniens s'est éloigné, Donald Trump est-il en Lisé dans une guerre sans fin ? C'est le thème de votre grand dossier.
Et on va donc commencer par Washington. Bonjour Sonia Dreddy, merci d'être avec nous. D'après le média Tasnim et bien les Iraniens ont claqué la porte des négociations au nez de Donald Trump.
Oui, et toujours pas de réaction ici à la Maison Blanche de la part de Donald Trump qui se trouve toujours dans sa résidence que vous pouvez voir derrière moi. Il devrait bientôt arriver dans le bureau Val vers 17h pour une réunion qui pourrait porter sur l'Iran. On n'a pas beaucoup plus de détails.
En tout cas, on sent un Donald Trump de plus en plus coincé. lui qui vendredi avait annoncé une réunion dans la salle de crise de la Maison Blanche et avait assuré qu'il allait prendre une décision final concernant un accord entre l'Iran et les États-Unis. Et puis plus rien.
On a appris via le New York Times qu'il avait demandé lors de cette réunion des amendements au projet d'accord entre iranien et américain. Aujourd'hui, le New York Times écrit que Donald Trump est dans une impasse, lui qui aime les victoires militaires rapides et décisives. Merci beaucoup Sonia Drpu Washington et je salue mes invités.
Magalie Bartes, bonjour. Éditorialiste international LCI. À vos côtés le conolen Michel Goya, consultant militaire LCI.
Bonjour. Bonjour. Vous êtes l'auteur du livre Théorie du combattant aux éditions Périn et je rappelle qu'on peut aussi vous lire lire vos analyses sur votre blog La Voix de l'épée.
Bonsoir Guillaume Lagagne, merci d'être avec nous également spécialiste des questions de défense et de relations internationales, auteur du livre géopolitique de l'Europe. D'abord Magalie, on sent ce soir que les choses se se tendent. On a changé de de seuil dans l'attention.
Oui, parce que comme le disait Sonia, tout le monde attendait la décision de Donald Trump qui nous disait, je prends quelques jours pour réfléchir, qui avait manifestement essayer de durcir les conditions américaines. Et puis en fait, il se fait prendre de vitesse par les Iraniens qui annoncent là la suspension des négociations pour riposter à cette offensive israélienne au Liban. On sait que la volonté des Iraniens, ils le disent depuis plusieurs jours, c'est de toute manière de lier les deux dossiers pour pour les Iraniens.
Il faut que le cesser le feu euh tienne en Iran et tienne au Liban. Or là, on voit bien que Netaniau est en train de de pousser, menacer directement Beou euh de de frappe. Et donc en en représaille à à ce ton qui monte et bien les Iraniens haussent eux aussi euh le ton et donc affirment aujourd'hui que il claquent la porte, que c'est terminé et c'est certainement le grand théâtre des négociations.
C'est comme ça que ça se passe. C'est pas complètement une une grande surprise, mais on voit queen tous les cas l'Iran essaie de cherche cherche à mettre la pression sur Trump et aussi sur Benjamin Netaniaahu pour essayer et bien d'orienter les les négociations. Et sinon, en effet, il dit "Bah, nous sommes prêts à reprendre la guerre." Et bien sûr, on suivra l'éventuelle réaction, la réaction qui aura lieu sûr, de Donald Trump dans la soirée.
On suivra tout ça sur LCI. Mais vous avez évoqué la situation au Liban hein qui déclenche la colère des Iraniens. On va regarder ces images des habitants nombreux de Beou qui fui la capitale libanaise.
Benjamin Netaniaahou a ordonné à l'armée israélienne de frapper la banlieue sud de Beou. On part sur place pour retrouver notre envoyé spécial Thomas Misraki. Thomas Israël intensifie son offensive au Liban contre le esbola proiranien.
Oui, effectivement et ces annonces à répétition aujourd'hui d'abord du premier ministre israélien affirmant que Beou allait être frappé et puis il y a 1 heure à peine cet ordre d'évacuation du quartier sud de Beyout de l'un des quartiers sud de Beoute le voici. Il s'agit de Darier. C'est les tours que vous voyez sur les images de Morganpop.
Il se situe juste à côté de l'aéroport. Ce quartier, il est majoritairement peuplé par des chites, mais pas seulement. et il est considéré comme étant un fief du Espola.
Si Israël venait à frapper ce quartier dans les minutes ou dans les heures qui viennent, et bien ce conflit prendrait une toute autre physionomie pour deux raisons. Euh dans le cadre de l'accord de paix conclu entre le Liban et Israël, il y avait deux lignes rouges. D'abord la communauté chrétienne, mais aussi Beou.
Beou qui a été frappé à deux reprises depuis le 17 avril, mais sur des points très spécifiques. Les Iraniens ont réagi : "Attention, si vous frappez Beou, nous reposterons, nous raserons un quartier de Télav Aviv. euh dit Teran euh cet après-midi euh des Iraniens qui sont en train de lier les États-Unis.
Est-ce que Israël pourrait faire ici à Beou ? Terran considère que si frappes israéliennes il y a ce soir ou dans les jours qui viennent sur Veryouth et bien ce serait la fin de tout accord et de toute négociation avec les États-Unis pour ainsi dire ce serait le début d'une nouvelle guerre. Thomas Misraki à Beyouth avec Morgan Pope Guillaume Lagne.
Netaniaou, il a contribué à faire capoter ses négociations entre les Américains et les Iraniens. Écoutez, monsieur Netaniaah, il a poursuivi ses opérations effectivement avec un œil sur la négociation irano-américaine. Je pense que la les manœuvres actuelles d'Israël au Liban s'expliquent par deux facteurs.
Le premier sous le contrôle évidemment colonel est un facteur militaire. On considère en effet que Israël aujourd'hui elle a la nécessité de déployer ses opérations bien au-delà de la petite ligne qu'elle occupe aujourd'hui au sud du Liban pour être efficace. Je rappelle que ces dernières semaines Israël l'armée israélienne a été frappée par de nombreuses attaques de drones de la part des du Esbola et au sein de l'étatmajor israélien, il y a l'idée que on ne peut pas combattre le esbola en se liant les mains, c'est-à-dire en restreignant la force militaire tel que c'est aujourd'hui le cas avec le le CC le feu.
Et puis il faut pas oublier non plus, c'est le deuxième facteur, le côté interne, nous sommes dans une période pré-électorale à en Israël. Chaque parti rivalise de critiques, en tout cas dans l'opposition contre le premier ministre d'aniagia en l'accusant là aussi de de ne pas être suffisamment efficace sur le plan militaire. Donc je pense que monsieur Netaniaou et son ministre monsieur Cas, ministre de la défense doivent répondre à ces critiques et montrer la force de Tsaral dans ce contexte préélectoral.
Alors il y a aussi cette image qu'on va décrypter avec vous. Colonel hier l'armée israélienne s'est emparée de la forteresse médiévale de Beaufor dans le sud de Liban. Le le drapeau iranien, on le voit, flotte désormais sur cette citadelle du 12e siècle.
Est-ce que comme l'affirme Benjamin Netaniaou, est-ce que c'est une prise, c'est un tournant stratégique ? Euh c'est quelque chose de très important à la fois militairement et symboliquement. Euh militairement euh c'est d'abord c'est la deuxième fois que on voit des images un peu semblables à part que là les combats ont été quand même assez limités.
Euh mais c'est la deuxème fois que les Israéliens s'emparent de de cette forteresse. Euh et cette forteresse, elle est essentielle d'un point de vue militaire parce que elle est pas là pour rien hein. Elle est à 650 m d'altitude à peu près.
Et de cette position, vous pouvez voir tout le sud du Liban. On voit sur la carte, non seulement vous pouvez voir tout le sud du Liban, mais vous pouvez voir également une partie du nord d'Israël. La la ville de Kirat Mchemolé se trouve à peu près à 25 km.
C'est d'ailleurs les les Palestiniens l'organisation de libération de la Palestine lorsque l' occupait le sud de Liban utilisait le fort de Beaufort pour tirer justement sur Israël et un peu plus loin d'ailleurs vous avez une autre position une autre qui permet elle de voir sur la plaine de la B. Donc c'est pour de vue militaire, c'est absolument essentiel et puis c'est important symboliquement. Donc on voit les images combien ça tout ça ça domine toute la région.
Justement quel est le symbole ? Et le symbole c'est que euh c'est devenu aussi le symbole de l'occupation israélienne. C'est-à-dire que les Israéliens se sont emparés après des combats violents euh de cette position en juin de 1982.
C'était au moment de l'opération Pai en Galilée. Euh pour les Palestiniens, c'est un combat très important aussi. C'est pour eux c'est un lieu de de de mémoire parce qu'ils ont résisté à l'armée israélienne.
On la voit ici, on voit les images de de l'époque. Et surtout les Israéliens après sont restés pendant 18 ans sur cette base. Ils en ont fait une base de contrôle qui a duré 18 ans et c'est devenu pour Liman le prè le symbole de l'occupation israélienne jusqu'en 2000 au moment de l'évacuation qui a été salué comme une grande victoire en réalité notamment une grande victoire du Esbola.
Et du point de vue israélien, c'était euh bah c'était pas forcément euh savoir qu'on était muté sur qu'on allait être installé sur la base de euh de de Beaufort. Euh c'était euh c'était la perspective d'être assiégé. En réalité, toute cette base a été euh harcelée par le Sebbola et d'autres mouvements pendant des années et des années.
Euh et donc là maintenant, c'est une sorte de comeback de l'histoire revient un petit peu à une situation où tout le monde se demande d'ailleurs si euh c'est pas le prélude à une nouvelle forme d'occupation du sud Liban pour et pour les Libanais comme peut-être beaucoup les Israéliens, ça a fait remonter quand même de nombreux mauvais souvenirs. Et les Iraniens regardent de près ce qui se passe ici au Liban. On va écouter le porte-parole du ministère des affaires étrangères iraniennes.
Nous insistons sur le fait qu'un cesser le feu au Liban est une condition essentielle à tout accord visant à mettre fin à la guerre. Guillaume Lagane. On voit que les Iraniens suivent de près effectivement la la situation.
Ils l'ont dit en fait, tant que il y aura pas de cesser le feu au Liban, il n'y aura pas d'accord avec les Américains. On avancera pas vers vers la paix. Je pense que ça ça a été dès le départ dès la conclusion du cesser le feu entre les États-Unis et l'Iran, rappelez-vous, il y a eu une forme d'ambiguïté.
Les Iraniens disaient que le Esbola a était compris dans le cesser le feu. Les Américains disaient que pas du tout. Et c'est vrai que beaucoup d'observateurs à l'époque ont considéré que cette ambiguïté signifiait quand même de la part de l'Iran une forme d'affaiblissement parce que les choses n'étant pas clair, elle semblait abandonner son allié traditionnel qui est le Esbola aux mains de de Tsahal.
Alors ensuite le Donald Trump a imposé une forme de restriction aux opérations militaires israéliennes. Je l'ai rappelé tout à l'heure mais en réalité on voit que les combats se sont poursuivis d'un côté d'un côté comme de l'autre. Donc aujourd'hui, je pense que les Iraniens se disent que si l'offensive israélienne doit se poursuivre, elle va peut-être déboucher sur un affaiblissement significatif du esbola.
Encore une fois, difficile de savoir ce qui se passe, mais les Israéliens communiquent sur un chiffre d'environ 3000 euh combattants du Esbola qui seraient morts depuis les opérations que les opérations militaires ont commencé. C'est un chiffre assez élevé hein quand quand on rappelle que lebola est fort de quelques dizaines de milliers de soldats. Donc c'est pas non plus une armée très très importante.
Euh donc évidemment, je pense que là aujourd'hui, le fait que l'Iran insiste sur le fait qu'elle ne poursuivra pas les négociations tant que euh le esbola ne sera pas compris dans ce cesser le feu, c'est probablement, comme le disait Magali tout à l'heure, pour faire monter les enchères, pour montrer qu'elle n'est pas soumise aux Américains. Est-ce qu'il faut en déduire pour autant qu'elle est en position de force ? Je n'en suis pas certain parce que à l'inverse, il y a de jours pendant le weekend, c'est plutôt les Américains qui semble-t-il ont ajouté des conditions, des critères à la conclusion d'un accord avec les les Iraniens comme s'ils voulaient finalement exercer une pression supplémentaire sur l'Iran pour montrer qu'ils étaient eux en position de force.
Oui, c'est vrai que les Américains ont durci leur position. Disons que Trump a fait part de son mécontentement sur plusieurs points. Magali, Trump, il est obsédé par le fait de faire un accord qui soit meilleur que celui signé par Obama en en 2015.
Or, pour le moment, ben les conditions, elles sont pas du tout réunies. Donc, on sent que en effet, il est en train de il a essayé en tous les cas de durcir les conditions notamment sur la question du nucléaire. Mais en face, il il est toujours face à ce mur puisque les Iraniens ont encore dit aujourd'hui que pour le moment, il était pas question de discuter du nucléaire.
Pour le moment, je vous rappelle que il est question d'un protocole d'accord en fait qui ouvre la voie normalement à la réouverture d'Ormous et à et à la levée du blocus du contreblocus américain et qu'ensuite ça ouvre une période de discussion de de 60 jours où l'on ira précisément dans les détails du du nucléaire. Mais manifestement, Donald Trump se méfie et il a certainement raison. Et donc il voudrait quand même avoir un certain nombre de garanties et c'est pour ça que manifestement il a rajouté des conditions.
C'est difficile de parler avec les Iraniens parce qu'en plus ça prend du temps. Le temps de voilà d'arriver à avoir l'aval du guide MTAba Ramene tout ça complique encore et et prend davantage de jours. Ça finit par exaspérer Donald Trump.
On sent que la frustration est en train de de monter. Mais là vraiment la la nouveauté du jour, c'est le la façon dont les Iraniens répondent en disant là si vous continuez au Liban de toute manière nous on arrête tout. Donc ça ça va remettre en fait la pression aussi sur Donald Trump dont on attend la réponse qui qui se fait attendre et on suivra bien sûr tout ça.
On va aller en Israël. Betab Salem, merci d'être avec nous. Est-ce que Benjamin Netaniaahu est inarrêtable ?
Écoutez, ici euh ce le ce qu'on considère, c'est que si les États-Unis demandent à Israël d'arrêter les opérations au Liban, et bien Israël arrêtera. On l'a vu ces dernières semaines, il n'y a pas euh de frappe menée au Liban par l'armée israélienne qui n'ait été préalablement approuvée par l'administration Trump. Aujourd'hui, l'objectif d'Israël, ce n'est pas de tenter de désarmer le esbola par la force militairement.
Ça, c'est impossible. Tout le monde se l'accorde à dire dans l'armée et dans les ressignements, mais c'est au moins de le fragiliser au maximum afin que dans un deuxième temps et bien le gouvernement libanais puisse procéder au désarmement de l'organisation chiite proche de Teran dans le cadre d'un accord. Et on rappelle d'ailleurs que demain et après-demain sont toujours prévues des négociations entre Israël et le pays du cèdre.
Euh Benjamin Netanyaahou ici, il n'avait pas vraiment d'autre choix en période électorale que de répondre à la colère de l'armée mais aussi de la population du nord d'Israël qui d'ailleurs est soutenue par l'ensemble de la population israélienne qui depuis des semaines est sous le feu des drones des roquettes dubola. Le Esbola qui d'ailleurs ces derniers jours a élargi sa zone de tir et qui vise non seulement les soldats mais qui aussi revendique visé des cibles civiles. Et dans les prochaines heures, on doit s'attendre effectivement à ce que ces frappes sur le sud de Beouh aient lieu.
Pourquoi ? Parce que depuis il y a déjà eu plusieurs sirènes dans le nord du pays. Etsal a bien menacé.
Elle a dit que et bien elle viserait Beou, elle viserait le Esbola si les tirs de roquettes et de drones se poursuivaient. Merci beaucoup Betsab Salem depuis tel avif pour pour LCI colonel. Le Esbola continue à tirer sur le nord d'Israël notamment avec ses drones à fibre optique qui ne sont pas détectables.
C'est c'est c'est le cauchemar des Israéliens. Euh alors d'un point de vue purement tactique, le drone à fibre optique, d'abord ça vient de Russie. Russ qui ont les premiers mis au point ses équipements et on se demande d'ailleurs comment ils atterrissent au Liban quoi.
Euh alors probablement via les Iranien. Alors peut-être que les Iraniens ont développé également cette technologie avec l'aide des Russes et ensuite ils l'ont transféré transféré au Liban où évidemment ça pose autant de problèmes tactiques que ça en pose par exemple aux Ukrainiens. Je rappelle un drone à fibre à fibre optique vous pouvez pas le brouiller mais il est un brouillable.
Euh et donc ben pour faut soit l'intercepter euh en vol, ce qui est toujours très compliqué. Euh bah soit soit rien, soit résister au coup. Et de drone à fibre optique, vous pouvez taper jusqu'à euh allez maintenant on peut taper jusqu'à 30 km euh dans une zone où euh les distances sont assez resserrées, hein. 30 km c'est la distance pratiquement entre le la frontière au plus large d'ailleurs entre la frontière isenne et le FL britanque par exemple avec des drones à fibre optique.
Donc là les drones du Esbola peuvent tirer sur Israël. D'accord. Donc c'est à la fois 30 km de portée euh oui à peu entre 20 km, ça dépend des modèles qui sont utilisés.
Mais donc ces menaces euh ça pose un problème. Voilà, tactiquement aux Israéliens qui ont un peu de mal à stopper ces euh ces ces systèmes. Maintenant, d'un point de vue plus large, euh comment dire, la stratégie israélienne face au Westbola c'est toujours la même en réalité depuis 25 ans.
C'est on on casse, on tape à distance tout ce que l'on peut du SBOL. On essaie de l'affaiblir si possible. On va franchir la frontière pour casser toutes ces infrastructures au sud du fleuve l'Italie et cetera.
Et en même temps, on fait pression sur on sait qu'on le détruira pas, on arrivera pas à le détruire. Pour le détruire, il faudrait et encore et encore réoccuper le Liban. Et bon, ils sont pas arrivés à le détruire la première fois en occupant le Liban, ce serait très compliqué.
Mais là, ils ont leur seule perspective, c'est de l'affaiblir, de le casser. C'est ce qu'ils ont essayé de faire en 2006. Euh ils ont globalement échoué ce qu'ils sont fait en octobre 202 euh octobre-novembre 2024.
Là ça a été beaucoup plus dur, ça a été beaucoup plus violent mais on voit que bah le vestila est toujours là. Euh donc c'est vraiment une guerre de cisif hein de toujours des ténè recommencement. Et la deuxième étape c'est de dire bah en fait on l'affaiblit pour la mettre à portée du gouvernement libanais et on va inciter un peu faire pression sur gouverne du Bali pour que lui-même s'en prenne au Westbola. ce qui est également tout à fait 20 euh parce que un le gouvernement libanais et son armée n'a pas les moyens de d'affronter le lebola même si lebola est bombardé et de euh il n'a pas forcément toujours l'envie quand il voit euh l'Israélien taper tout Azimut sur euh euh notamment sur Beou et quand il voit les Israéliens récuper, ravager toute une la région de la frontière, mettez-vous à la place des Libanais quoi.
Attendez, pourquoi on ferait le boulot des des Israéliens alors queils sont en train de ils ont ils ont ravagé la ville de Bingebel dans le dans le sud du Liban ? Ils sont en train de réoccuper toute une partie de notre territoire. Et donc cette politique en réalité c'est ben j'y reviens, c'est une politique decisif hein de la part des Israéliens.
C'est un éternel recommencement, ça marche pas mais on peut essayer de d'affaiblir à peu près lebola pour un temps. Sachant que je termine là-dessus, je pense que les Israur temps est compté aussi quand même. C'est qu'au moment où ils vont dire Noël Trump va dire "OK, maintenant on arrête, ça va trop loin ne sera que pour une négociation." Et donc là, ils accélèrent pour essayer d'avoir le maximum mais euh ça ne sera pas décisif comme cela n' l'a jamais été.
Un mot Guillaume décisif. Euh le juste peut-être pour prolonger sur la la 2e hypothèse, il y a aussi une option qui n'est pas avouée par le gouvernement israien mais qui est possible aussi, c'est que ce million presque et demi aujourd'hui de déplacés dans le nord du Liban accentue les tensions communautaires entre Libanais parce qu'il faut quand même dire que derrière le mot libanais, il y a des communautés qui sont extrêmement différentes et souvent opposé et c'est le spectre aussi de la guerre civile que le Liban a déjà connu pendant les années 70 et 80 qui pourrait être aussi je veux dire si on est en réelle politique, ça pourrait être aussi une option du gouvernement israélien, pousser les communautés libanaises à s'affronter pour vaincre en fait ce que beaucoup de libanais considère comme étant un cancer qui ronge en fait l'État libanais, c'est-à-dire le mouvement armé dubola. Maintenant, je ne dis pas que c'est possible et ni souhaitable, mais ça peut être une stratégie un peu jusqu'au boutis des Israéliens.
Voilà pour la situation en Liban. On va faire le point avec vous Magali sur la situation en Iran avec ces nouvelles tensions autour du D3 d'Ormouse. On sent que la situation se tend de nouveau.
Que s'est-il passé ces dernières heures ? Ah, il y a une recrudescence hein des frappes. Les Américains disent que l'un de leurs drones de surveillance MQ1 a été abattu par les Iraniens ce weekend.
Alors, s'agit-il du même appareil, mais on a reçu ces images de la propagande iranienne aujourd'hui. Les gardiens de la révolution euh qui montrre leurs forces, diffusent ces images et où l'on voit en effet un drone présenté comme un drone américain qu'ils auraient réussi à éliminer style grâce à un nouveau système de défense aérienne. En tous les cas, Henry Post à ce qui est présenté comme des actions agressives de l'Iran, et bien les États-Unis ont repris donc ce weekend leur bombardement.
île dechme goruc sur la rive donc iranienne du D3 d'Ormous visé des radars iraniens et puis des sites de commandement et de lancement de drone ou c'est la troisème fois en 10 jours hein qu'il y a ce genre de de frappe d'escarmouche de cycle he de frappe de ripost dans le D3 d'Ormouse avec toutes ces cibles notamment bande d'arabas qui a été visée plusieurs fois ce qui est intéressant c'est que du côté américain jusqu'à présent il est toujours question de frappe d'autodéfense comme comme s'il voulait rester toujours en dessous d'un certain seuil pour éviter de faire voler en éclat négociations. Et c'est là qu'on sent que ça pourrait peut-être changer. Et l'Iran Rost ?
Oui, parce que l'Iran Rost et et manifestement change de ton. D'abord, il y a eu cette nouvelle frappe iranienne sur le Kit. Le commandement américain le Sencom confirme d'ailleurs avoir intercepté domicile balistique iranien.
Comme la semaine dernière, c'était manifestement une base américaine. Dans tous les cas, ce que l'on pense savoir, cette base aérienne d'Ali Al Salem qui aurait donc été visée par les Iraniens. Cette fois-ci, aucun blessé, aucune perte, disent euh les États-Unis.
Mais on sent que cet après-midi le ton monte, le tonte du côté de Tran puisque avec cette offensive israélienne qui se poursuit au Liban, et bien l'Iran menace. L'agence de presse officielle iranienne a affirmé bloqué désormais totalement ce D3 d'Ormous et affirme que les négociations, ça y est, avec les Américains seraient suspendues et face à cette poussée de fièvre et bien immédiatement le baril de pétrole est remonté plus 6 %. Merci beaucoup Magalie Bartez.
Et Donald Trump a-t-il réagi ? On va prendre la direction de de Washington. Sonia Drid.
Est-ce que Trump a réagi à ces iraniens qui disent voilà nous on suspend les négociations ? Alors toujours pas de réaction de la part du président américain qui devrait bientôt se rendre dans le bureau oval pour une réunion qui est prévue à son agenda. Il se pourrait qu'elle porte notamment sur l'Iran.
Donald Trump qui avait annoncé ce vendredi en grande pompe sur un message sur son réseau social et bien qu'il allait tenir une réunion dans la salle de crise de la Maison Blanche qui se trouve dans l'aest que vous pouvez voir derrière moi, qu'il allait prendre une décision finale sur un potentiel accord Iran États-Unis et finalement plus rien. On a appris que par le New York Times que pendant cette réunion, il a notamment demandé des amendements à un potentiel accord. Il est particulièrement soucieux de la partie concernant le possible dégelirs iraniens ou encore sur le sort des matériaux nucléaire iraniens.
Aujourd'hui des Atlantiques écrit que l'accord échappe de plus en plus à Donald Trump et selon des responsables de la Maison Blanche qui se sont confiés à dit Atlantique et bien Donald Trump est de plus en plus frustré parce queil n'arrive pas à faire capituler les Iraniens et de plus en plus en colère contre les commentateurs qui disent que cela le fait paraître faible. Et d'ailleurs, on l'a bien senti ce matin avec un nouveau message sur son réseau social Tru où euh il dit certains que je pensent que je vais trop vite, pas assez vite, que il faut que je retourne à la guerre ou euh au contraire euh non, mais il faut que tout le monde relaxe, tout va finir par fonctionner comme c'est toujours le cas. Merci beaucoup Sonia Dri en direct de Washington et j'accueille Jean-Louis Bourlange qui va nous rejoindre, ancien président de la commission des affaires étrangères de de l'Assemblée, ancien député.
Merci beaucoup d'être avec nous. On va parler des Ianiens bien sûr qui claquent la porte des négociations selon le média iranien Tasnim et puis on s'intéressera aux capacités militaire de l'Iran. Malgré les bombardements, les Iraniens auraient réussi à rouvrir la majorité des entrées des tunnels qui mènent à ces sites souterrains de missile.
Et alors que le pétrole flambe, à cause de la guerre au Moyen-Orient, que Poutine a mise sur sa flotte fantôme pour enroger de l'argent, et bien vous allez voir ces images. La France a arraisonné hier un nouveau pétrolier russe au large de la Bretagne. À tout de suite.
Il est 17h17. Merci d'être avec nous dans le grand dossier. Donald Trump est-il ené dans une guerre sans fin ?
Les Iraniens ont annoncé qu'il claquait la porte de négociation. On en parle dans un instant avec mes invités juste après les titres de cette fin d'après-midi avec d'abord dans le GERS les recherches qui se poursuivent pour tenter de retrouver Liana, cette collégienne de 11 ans qui a disparu vendredi dans le GER. 70 gendarmes sont déployés, un hélicoptère, des équipes cinophiles.
Un homme est en garde à vue depuis samedi pour enlèvement et séquestration de mineurs de 15 ans. Il s'agit du père d'une amie de l'adolescente. Plus de 890 interpellations, bilan des débordements du weekend après la victoire du PSG en Ligue des Champions samedi soir, une hausse de 45 % par rapport à 2025.
Ce sont les précisions du ministre de l'intérieur, Laurent Nèz. 178 policiers et gendarmes ont été blessés. Et puis Tes France 9e édition, événement cher à Emmanuel Macron qui l'a lancé pour attirer des investissements en France et le record s'apprête à être battu cette année avec 93 milliards d'euros annoncé ce lundi.
Le président parle d'investissement confirmés avec 15000 emplois à la clé. Et je salue donc à nouveau mes invités Jean-Louis Bourlange. Merci d'être avec nous. ancien président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée, Guillaume Lagane est avec nous également spécialiste des questions de défense, le colonel Michel Goya, notre consultant militaire LCI et Magalie Bartes, éditorialiste international LCI.
On va parler de la puissance militaire de l'Iran. Quelle est-elle ? Les frappes américaines et israéliennes ont affaibli les capacités militaires de l'Iran.
Colonel Goya, on va aller voir ça. Mais maisant dispose encore de moyens militaires que le régime continue de mettre en scène. On va voir ces images de propagande de ce missile tiré par les Iraniens avec le visage de Trump et cette mention que tous les Américains soient partis.
Voilà pour ces images de propagande, l'Iran colonel qui a visiblement aussi réussi à déblayer les entrées des tunnels qui mènent vers ces sites domiciles. Euh oui, alors l'Iran a conservé sa capacité de frappe à longue distance, que ce soit des missiles ou que ce soit par exemple des drones, les drones chaue distance, c'est pas une surprise du tout. C'est ça le malheur en réalité.
Donc vous savez que pour les sites de missile en particulier, ceux-ci sont organisés en cité en bastion souterrain très organisé. Ça fait des dizaines d'années qu'ils ont creusé tout ça. Ils ont mis en place des des sites de de stockage et de tirs qui sont pratiquement indestructibles.
Euh et c'est donc la campagne aérienne dans un premier temps a essayé de neutraliser euh cette capacité en détruisant par exemple les lanceurs. Euh ça c'est les lanceurs mobiles. Les silos d'où on peut tirer ça OK, ça on peut les avoir.
Et autrement, ben la seule possibilité c'était de de fermer toutes les ouvertures afin de bah de de neutraliser, d'empêcher ce tout ces bastions de de pouvoir tirer, de pouvoir fonctionner. Et là, qu'est-ce qui se passe logiquement depuis le le cesser le feu ? Et bien les Israiens les Iraniens déblé, ils ont tout ça ça été anticipé hein de leur part bien sûr.
Donc ils sortent les alors avec quel matériel ? des bulldoers cam des buldozeurs, des engins de génie, des pelles, des pioches, des gens, tout le monde y va et puis hop, on réouvre les sites et puis voilà, maintenant ça fait plus de de d'un mois et demi et donc tous ces sites sont à nouveau opérationnels. On parle de 50 des 69 entrées de tunnel qui seraient déblayé.
Oui, bien sûr, mais encore une fois, c'est il y a rien de surprenant à tout ça, hein. Euh dès le le la signature du enfin du signature dès l'annonce du CC le feu, on a recommencé à ouvrir et se remettre en place. Et donc les Iraniens conservent cette capacité de frappe inférieure à celle qu'il avait au début de la guerre, mais elle est toujours très conséquente.
On pense qu'ils ont encore un millier de missiles à longue portée, donc au-delà de 1000 km. Ils ont peut-être 3 à 4000 missiles à courte portée, donc moins de 1000 km qui peuvent taper sur les pays voisins, sur le Kuwait, on l' vu encore très très récemment ou sur les Émirats arabes unis et une capacité aussi à lancer des drones. Donc la cette campagne aérienne qui par ailleurs a été certainement interrompue prématurément par Donald Trump et ben n'a de ce point de vue qu'un résultat très minime.
Les Iraniens conservent toujours pour employer un langage trumpien cette carte en main. cette capacité à menacer les pays voisins et ça ça pèse forcément énormément dans les négociations en cours. Et on va en parler ensemble.
Merci beaucoup euh colonel. Guillaume Lagan, les Américains, les Israéliens voulaient bloquer les missiles et les lanceurs sous terre. C'est donc un échec.
Alors ce qu'on peut dire c'est que à ce stade et encore une fois pour ce qu'on peut en en savoir les coups qui ont été portés aux capacités balistiques de l'Iran étaient des coûts finalement de de je dirais de court terme comme l'a bien expliqué Michel Goya. À partir du moment où vous arrivez à réouvrir les entrées de ces fameux tunnels, ben vous récupérez le stock. Maintenant dans quel état est-il ?
Ça, je suis incapable de de le savoir. Le fait d'avoir subi quand même des milliers de tonnes de bombardement pendant plusieurs semaines a quand même dû d'une manière ou d'une autre abîmer un peu les systèmes. Ce qui est certain, c'est que le le système iranien, il était vous savez, c'est le mode mode, il était résilient, c'est-à-dire, il était prêt à cette offensive américaine.
Il a sans doute été pris au dépourvu, écrasé dans les premières semaines, mais il a cette faculté, c'est un hydre hein, qui est capable de renaître de ses cendres chaque fois qu'on lui porte qu'on lui porte un coup. Maintenant, je pense que entre la capacité balistique que pourraient avoir les Iraniens et leur capacité à supporter une nouvelle campagne de frappe puisqueapparemment d'après en tout cas les déclarations officielles américaines, je pense à monsieur Exet qui était à Singapour, les Américains conserveraient des capacités en terme de stock pour reprendre une compagne de frappe. Je pense que il y aura quand même un petit un petit gatus.
J'observe d'ailleurs que beaucoup des coups qui ont été portés par les Iraniens dans les dernières semaines ont utilisé soit des capacités indirectes, c'est-à-dire des milices par exemple en Irak qui ont frappé les Émirats Rumis ou le Kuwait, soit des drones he qui sont quand même beaucoup moins chères que les capacités balistiques que l'Iran prétend prétend afficher. H Jean-Louis Bourlange, à la faveur du CC le feu, les Iraniens sont en train de de se renforcer. Écoutez, techniquement, moi je suis pas je parle sous contrôle du colonel Goya de Guillaume Lagane.
Ce que je crois fondamentalement, c'est que nous sommes dès le début, les Américains sont dès le début dans une contradiction dont ils ne sortent pas. C'est-à-dire que changer un régime, détruire un régime politique sans par des moyens aériens ou balistiques, sans intervention au sol et une intervention puissante, coûteuse et inimaginable pour Trump, vous êtes dans l'impasse et c'est ce qui s'est passé parce que ils peuvent détruire. Écoutez, on a ils ont envoyé des ils ont fait une frappe au mois de juin dernier où ils sont sortis en disant tout est fini sur le plan nucléaire, rien n'était fini.
Mais même sur un micro organisme comme Gaza qui est minuscule, ça fait plusieurs années maintenant qu'il détruisent absolument tout sans avoir réussi à extirper le le le le massas et ils sont en train de s'engager sur une voie analogue Israël en tout cas de s'engager sur une voie analogue au Liban. Donc je pense que c'est une situation impossible pour Trump. Il n'y a que des mauvaises solutions.
Alors la la sauf s'il y avait vraiment euh ce qui est la seule chose qui serait possible mais sur lequel en tout cas moi je ne sais rien s'il y avait des dissonances fortes à l'intérieur du pouvoir iranien. S'il y en avait qui disaient "Écoutez, on va quand même mettre un bémol à tout ça parce que ça nous mènera pas à à à une solution." Alors si si les équipes se divisent là, il y a peut-être une mais pour l'instant on en a pas ça.
On ce qu'on a vu c'est que si vous voulez, je sais pas si moi j'on étudié quand on était étudiant, on avait étudié la parabole de Saint-Simon, non pas le mémorialiste mais le sociologue. Et Saint-Simon dit à peu près si dans un pays vous tuez les 100 principaux politiciens, ambassadeurs, même généraux d'ailleurs, il se passe rien. Si vous tuez les 100 meilleurs scientifiques, ingénieurs, investisseurs, c'est c'est tout est par terre là.
Ils ont tué les 100 les 100 dirigeants politiques et il s'est rien passé. Ça ne pouvait pas fonctionner de la sorte. Alors ce qu'il faut craindre parce que c'est quand même d'une humiliation pour Trump absolument insupportable.
Enfin si on les Ianiens se se payent sa fiole pour être pour être clé à ce un négociateur là il peut avoir la tentation de changer de mauvaise solution et de après avoir eu la solution alors certains lui disent comme Naniaou vous avez arrêté trop tôt mais c'est pas vrai parce qu'on aurait continué ça ne changeait rien compte tenu du du système mais il peut non moi je me laisserai pas faire il faut qu'on recommence et si on frappe à ce moment-là s'il s'agit de refaire faire la même chose qu'il y a quelques semaines. Bah c'est la définition classique de la folie, hein. C'est faire répéter les mêmes gestes avec l'espérance d'en obtenir des résultats différents.
Alors on va regarder les images des des dernières heures sur la situation sur le terrain en Iran. D'abord les échanges de frappe se se poursuivent. L'Iran a détruit un drone américain MQ1 qui opérait au-dessus des eaux internationales et en réponse, l'armée américaine a mené une nouvelle vague de frappe sur le sud de l'Iran, des bombardements américains qui ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drone dans la ville de Goruc et sur l'île de Keschm dans le D3 d'Ormouse.
On va aller du côté du Qatar à Doa. retrouver Jordane Olivier. La situation qui du côté du D3 d'Ormouse se tend ce soir.
Oui, exactement Céline d'ailleurs selon l'agence de presse iranienne Tasnim, les Iraniens veulent justement accentuer cette pression dans le D3 d'Ormous en le fermant complètement. Ce serait une mesure de représaille notamment envers les États-Unis accusé de briser régulièrement le cesser le feu selon les Iraniens en tout cas. teran pointe également du doigt euh l'État d'Israël et son action au Liban. tant que Tsal ne se retirera pas du Liban, et bien aucune raison pour les Iraniens de reprendre euh les négociations.
C'est en substance ce qu'annonce euh ce rapport révélé par l'agence Tasnim. Et les Iraniens pourraient même aller plus loin en ouvrant un nouveau front, celui de Babel Mandeb, le D3 de Babel Mandèb qui est au plus au sud au niveau du du Yémen. C'est la porte d'entrée vers la mer Rouge et et c'est un chemin très important pour euh les pétromarchies, notamment l'Arabie Saoudite qui exporte une partie de ces hydrocarbures via ce D3 de Babel Mandeb en l'absence de possibilité de de passer par le D3 d'Ormous.
Donc vous pouvez le constater, cette pression qui devient de plus en plus importante à Ormouse. Il y a quelques navires qui peuvent évidemment passer, une poignée, mais il faut absolument une autorisation de la part des gardiens de la révolution qui ont toujours donc la main dans la région, sur le trafic des bateaux et les gardiens de la révolution l'ont bien compris, ils ont une carte importante dans leur jeu et ils veulent jouer à fond justement la carte de la pression sur les Américains avec ce D3 d'Ormous. Ah !
Merci beaucoup Jordan Olivier. Un mot de cette pression qui augmente Magalie. Donc on a vu dans le trroit d'Ormous mais désormais aussi dans le trit de Band Mandb.
C'est-à-dire que les Iraniens jouent toutes leurs cartes. En effet, toutes les cartes qu'ils ont à disposition dans cette négociation qui est difficile et où ils ont tout intérêt à faire monter les enchères parce qu'ils ont bien senti aussi la frustration de de Donald Trump. Donald Trump qui essaie de remettre manifestement certaines exigences notamment sur la question du nucléaire et ils répondent avec ce ton extrêmement extrêmement ferme en menaçant en effet de fermer totalement le le le D3 d'Ormous en activant menaçant d'activer les proxis.
Ils ont aussi besoin les Iraniens d'envoyer un message au Esbola justement et au groupe euh cheat euh de de la région pour leur dire on ne vous abandonne pas et on est bien toujours là et on n'est pas affaibli. C'est aussi le le c'est aussi comme ça qu'on peut interpréter ce message. Mais ce qui est très net, c'est que aujourd'hui finalement l'Iran prend de vitesse.
Donald Trump qui dont on attendait la réaction sur ces négociations et on voit que ce soir c'est l'Iran qui dit bah ça y est de toute manière nous menaçons de tout arrêter si Benjamin Netaniaahou ne cesse pas cette offensive au Liban encore une fois vouloir lier la question iranienne de la question libanaise ça c'est absolument essentiel pour les Israéliens Benjamin Netano qui sait que son que le temps est est est compté peut-être et donc qui a qui veut qui veut avancer Hm. Jean-Louis Bourlange. Oui, ça ça veut dire que ce ce qu'attendent les Iraniens, c'est que vraim et toute honte bu.
C'est-à-dire non seulement il a échoué sur le plan nucléaire, non seulement la seule euh le seul changement apporté par la guerre, c'est le blocage du des trois d'Ormus qui donc n'existait pas antérieurement. Mais alors Trump se se dit bon, il laisse il y a une espèce de de porte de sortie qui est de laisser les les Israélien faire ce qu'ils appellent le ménage et qui n'est pas du tout le ménage en au Liban. Et là s'ils le fulent abandonner là il sera vraiment le président des États-Unis sera vraiment tout nu dans la cour.
Mais là où je me pose quand même une question, c'est de savoir ce que parce que ils se font plaisir les Iraniens. C'est un le plaisir d'humilier les États-Unis avec lequel ils sont en guer depuis des décennies, c'est irrésistible, c'est orgasmique si je puis dire. Mais au-delà de ça, c'est quand même extrêmement dangereux parce que il y a un moment où la vanité, l'orgueil blessé de Trump qui est quelqu'un qui ressemble psychologiquement.
J'ai pas mal étudié récemment les origines de la Première Guerre mondiale et je trouve qu'il y a beaucoup de points communs entre Trump et Guillaume II euh notamment cette espèce de brutalité, vanité, tous azimutes et là il peut à un moment il peut se dire "Non, c'est Netaniau qui a raison, il faut mettre le paquet et et et multiplier les les frappes de façon interminable." Alors, c'est une option déraisonnable. C'est ce que j'appelle changer de mauvaise solution.
Mais euh euh là, allez, vous savez, moi je je disais, j'avais dit ici une fois que quand on regarde la fin de la guerre de la crise de Cuba, on s'aperçoit que les Russes ont été géniaux parce que ils ont plié bagage, ils ont donné le point aux États-Unis mais en contrepartie, ils ont obtenu de que les Américains abandonnent leur base de B52 en Turquie qui menaçait directement le territoire soviétique et ils ont accepté de ne pas ébruiter cette victoire. Donc Kennedy a empoché les palmes, le les lauriers et en réalité le jeu était très équilibré. Ça a quand même conduit coûté son poste à Crouchef assez rapidement parce qu'il avait un peu perdu la face.
Mais il y a un moment où quand vous gagnez comme ça, il faut que vous fassiez une petite concession. Et je ne sens pas du tout les Iraniens dans la disposition d'esprit qu'il faut pour faire ce ce faux semblant qui permettrait à Trump non pas de s'en tirer brillamment parce que toute manière il a l'air il faut voir aussi euh le désastre que ça représente dans l'équilibre géopolitique du de la région. Moi je pense que il y a une chose qui va à laquelle on n'échappera pas c'est une prolifération nucléaire.
Je pense que l'Arabie Saoudite a compris. Elle se dit maintenant la sécurité c'est pas les États-Unis. Donc la sécurité euh ça sera l'arme nucléaire.
Je pense que c'est c'est un désastre complet la stratégie américaine et et je pense qu'avec l'aide du Pakistan, il pourrait très bien obtenir ça. Et du coup, c'est une modification totale de l'équilibre politique et une déconfiture absolue des des États-Unis avec un rôle incertain mais sans doute réaffirmé de de la Turquie. enfin et et un remodelage complet de peut-être que les les Émirats arabes unis s'appuont sur Israël, peut-être que les autres s'appueront plutôt sur l'Iran ou sur l'Arabie Saoudite.
En tout cas, plus personne ne fera vraiment confiance aux États-Unis. C'est vraiment un désastre. Alors, on va regarder aussi les images du terrain avec vous, colonel.
L'Iran qui accentue la pression, on l'a dit sur Trump et dans les pays de golf sur les bases américaines avec à nouveau une base américaine au Kawait qui a été visée aujourd'hui. Euh oui. Alors doit être au 3e ou 4e accrochage à peu près identique depuis 10 jours.
C'est ça. Ouai. Et et c'est en fait c'est du théâtre c'est je dirais même c'est presque du théâtre Kabuki japonais.
C'est hyper codifié. On a toujours la même séquence. C'est voilà, il y a des Américains qui sont dans la zone contrôlée ou que revendiquent les Iraniens dans le D3 Romous qui est assez large qui déborde assez largement le Détroit lui-même que ce soit des drones que ce soit des navires américains qui passent dans la zone.
Les Iraniens tapent, frappent, les Américains interceptent les missiles et repostent sur les lancées de sur les points de lancement de de ces projectiles. Et enfin, les Iraniens dernière étape ripost tapent sur le Kuwait sur des bases américaines sur le Kuwait ou une fois une fois sur les Émirats arabes unis. Et donc c'est toujours la même séquence donc c'est très qualifié les deux dans les deux camps, on s'estime en autodéfense.
On estime dans les deux camps que on respecte les règles du du cess le feu. Les Américains ont dit aujourd'hui il n'y a pas de blessé mais est-ce que c'est pas un jeu dangereux ? C'est-à-dire est-ce qu'à un moment il peut pas y avoir un dérapage qui fasse s'envenimer la situation et que là on on change de seuil.
Oui. Non mais vous avez raison. C'est-à-dire que là pour l'instant faut bien dissocier.
Il a la phase politique des négociations, puis en dessous, il y a la il y a le la posture militaire où de part et d'autres ont dit voilà écoutez, vous lâchez pas les positions, faites preuve de fermeté et vous laissez pas faire quoi en gros. C'est ça. Maintenant, donc c'est dans ces échanges qui sont pour l'instant encore une fois, c'est plutôt du théâtre qu'autre chose.
Mais effectivement si d'un seul coup vous avez des pertes américaines, si les frappes sur les bases au Kit par exemple aboutissent, c'est là où les Américains ont eu le plus de pertes hein au bout du compte dans au Kit. Euh d'un seul coup, vous avez à nouveau des pertes américaines. Là euh Trump sera forcément obligé de passer un petit peu enfin de frapper encore plus fort, de d'escalader, de venger en tout cas, d'exercer des représailles euh pour euh pour ce pour cet acte et les Iiens peut-être aussi obligés d'escalader.
Donc là, on peut assister effectivement à un engrenage qui aboutierait à une une forme de de d'aff nouvel affrontement grande échelle, peut-être pas voulu par les deux mais qui serait mécaniquement qui aurait été euh comment dire qui serait survenu comme ça mécaniquement d'une certaine façon. Ça peut arriver. Euh maintenant on voit bien qu'il y a même que des deux côtés, on a pas envie on a pas envie vraiment de de de se taper.
Vous êtes d'accord avec ça Jean-Louis Bor ? Je suis d'accord. Je je crois que le problème c'est qu'on ne peut pas faire la paix puisqu'il n'y a pas il n'y a pas de base qui soit acceptable pour les deux sans que l'un ou l'autre et en l'occurrence Trump perde la face. qu'on peut pas faire la paix, on ne peut pas faire la guerre parce que les ça ça a échoué et les la vraie guerre et donc on poursuit la guerre à basse intensité en en qui permet à tout le monde de gagner du temps, qui permet à tout le monde de pas perdre la face mais qui ne mène sur rien sauf comme le dit très bien Michel Goya sur un risque à un moment de dérapage et de et et de remontée.
Donc c'est une espèce de c'est une c'est une c'est pas une enfin c'est une guerre qui est qui est com ça peut durer comme ça pas quoi faire d'autre. Et combien de temps ça peut durer comme ça ? Ça je ne sais pas pour Guillaume.
Vous ne croyez pas vous je vous voyais réagir le le risque de dérapage vous vous n croyez ? Globalement, j'ai une analyse complètement différente de ce qui vient d'être dit, mais bon, c'est vrai que c'est très difficile d'y voir clair. Chacun chacun voit un petit peu.
Moi, je considère que la guerre qu'a mené monsieur Trump au regard des guerres précédentes des États-Unis d'un exceptionnel succès. En Irak, les Américains ont perdu 3000 soldats. En au Vietnam 40000.
Là, on est à 14 morts dans 6 par erreur au Kouwait. Honnêtement, c'est quand même extrêmement peu coûteux. Enfin, il faut mesurer même l'armée française quand elle fait les opérations.
Malheureusement, pour avoir obtenu quoi ? Bien sûr, sû pour avoir obtenu quoi ? Moi, je dirais qu'aujourd'hui la situation de l'Iran, c'est une boîte noire.
L'Iran, vous l'avez dit tout à l'heure, Jean-Lou Bollange l'a répété, elle a perdu l'intégralité de sa classe politique en quelques minutes. Aujourd'hui, on ne sait pas très bien qui est à la tête du pays. Monsieur Ramée est peut-être vivant, peut-être mort.
On ne sait pas très bien comment se prennent les décisions. L'économie de l'Iran, ça c'est quand même un facteur majeur. Le blocus du blocus, ça marche pour l'instant.
C'est que l'Iran n'exporte pas de pétrole. Or, c'est aujourd'hui le seul carburant au sens propre d'ailleurs de l'économie iranienne. Don moi, je crois qu'il y a aussi beaucoup dans ces négociations, il y a un jeu de faux semblant.
C'est-à-dire évidemment monsieur Trump, il est obligé de dire qu'il négocie. Chaque fois qu'on arrive à un accord, il demande quelque chose de plus pour que les Iraniens disent non. De leur côté, eux veulent montrer qu'ils sont en position de force et font des déclarations qui très sincèrement sont quand même souvent reprises un peu de manière, je dirais au pied de la lettre.
On ne sait pas du tout s'ils ont les capacités qu'il qu'ils décrivent. Voyez, même les images qu'on voit à l'écran aujourd'hui. Bon, la réalité c'est que l'économie enfin la flotte iranienne, elle est aujourd'hui devenue un un support pour réciif coralien.
Donc là, ce qui reste à l'Iran, ce sont des capacités de nuisance, mais elle n'a plus la capacité d'affronter de manière conventionnelle l'armée américaine. Donc, je ne sais pas du tout ce qui se passe. Peut-être qu'effectivement, ça va être une catastrophe complète pour les États-Unis, mais je dirais que par rapport aux expéditions militaires précédentes, je pense à l'Irak, je pense à l'Afghanistan, le bilan humain pour l'armée américaine est pour l'instant extrêmement faible. côté iranien outre la perte de la classe politique, on sait pas du tout quelles ont été leur leurs pertes militaires.
Là aussi, on a aucune information. Elles ont probablement été considérable. Et donc moi, je dirais attendons un petit peu.
Attendons notamment les semaines qui viennent parce que l'économie iranienne, au fur et à mesure que l'exportation du pétrole n'est plus possible, elle est dans une situation compliquée sur le plan technique. Et ça quand même pour un pays qui est une pétromarchie, enfin en tout cas un pétro état, c'est un problème fondamental. Et depuis 1979, malgré les les régimes de sanction, l'Iran n'a jamais été soumise à une telle pression économique.
H Jean-Louis Bourl, je reviens vers vous dans un instant, mais Sonia Dri Washington. Euh Sonia, Donald Trump, il est lassé déjà par cette guerre, il arrête pas de de le dire. Là, les Iraniens lui ont claqué la porte au nez des négociations.
Évidemment, on attend ce soir sa réaction. Il y a une réunion prévue dans le bureau oval. Alors oui, il y a, excusez-moi, une réunion dans le bureau oval où il est arrivé puisque vous pouvez voir la présence du marid qui indique la présence de Donald Trump dans l'aouest de la Maison Blanche.
C'est une réunion, on n pas beaucoup de détails sur le sujet, policy meeting. Donc il en a régulièrement. C'est vrai qu'il en a beaucoup plus depuis de depuis le début de la guerre. ce type de réunion, on n' pas beaucoup de détails.
Pour l'instant, il n'y a pas de prise de parole prévu mais cela pourrait arriver dans les prochaines heures. Donald Trump qui en effet, vous l'avez dit, est lassé. Il souhaitait faire capituler l'Iran, il souhaitait une victoire décisive, rapide.
Selon dit Atlanti est toujours bien informé, il est aussi de plus en plus en colère contre les commentateurs qui sont à la fois des démocrates, mais aussi quelques républicains. Comme on l'a encore entendu ce weekend l'ancien secrétaire d'État Mike Pompeo qui disent que les États-Unis risquent d'apparaître faible si et bien il y a un accord qui serait trop favorable aux Iraniens. Consent aussi beaucoup d'hésitations du côté de Donald Trump qui vendredi avait annoncé à tout le monde qu'il allait prendre une décision finale lors d'une réunion dans la salle de crise de la Maison Blanche.
Et puis plus de déclarations à ce propos-là. Et ensuite, on a appris via le New York Times qu'il avait demandé des amendements au projet potentiel projet d'accord entre les Iraniens et les Américains qui aujourd'hui a l'air d'être en suspend. Sonia Dredy à Washington pour LCI.
Jean-Louis Borlange vous sou. Je voudrais je crois Guillaume a entièrement raison sur ce qu'il dit sur le plan militaire. C'est vrai que c'est absolument pas comparable.
Les pertes américaines n'est absolument sont absolument pas comparables à ce qu'ils ont connu en Irak, en Afghanistan et évidemment au Vietnam. C'est c'est ça c'est mais c'est pas le problème. Le problème est purement politique.
C'est qu'est-ce qu'ils font avec leur supériorité écrasante sur le plan militaire ? On sait bien que l'Iran est plus résilient qu'on imaginait. Il y a des missiles, ils les ressortent, ils se débrouillent très bien, ils ont leur tunnel.
Enfin, malgré tout, c'est très petit niveau par rapport au moyens dont dispose les Américains. Mais regardons le résultat. Le résultat, il y avait un objectif qui était le désarmement du la chute du régime.
Le régime s'est plutôt durci, le le l'abandon de toute menace nucléaire, on est dans le statut coification réelle, c'est le blocage de la circulation maritime mondiale à partir du D3 d'Ormuse. C'est quand même un échec politique de première grandeur. Et pour une raison simple, c'est vraiment Klaus Vit.
Il s'agit pas simplement d'avoir des armées, il s'agit de savoir à quoi ces armées servent politiquement. Alors là où je ne suis pas euh je je ne ferme pas toutes les hypothèses, je l'ai dit tout à l'heure, c'est que comme les les Iraniens euh vraiment mettent la barrière très haut, c'estd qu' il faut qu'il trouve une ce qui serait une solution, c'est qu'il donne une petite concession, je sais pas laquelle d'ailleurs, mais de contrôle de d'une de leur matière difficile par des choses comme ça, une concession. Mais euh même s'il faisait ça d'ailleurs, le le bilan serait quand même extraordinairement décevant et négatif euh pour Trump.
Mais si il pousse si les Iraniens poussent le boucheron un peu loin, je crois que pour les raisons que donne Guillaume, c'est-à-dire la situation la situation économique, il s'en foutent les dirigeants. Il faut bien voir que les dirigeants iraniens leur problème c'est leur propre survie. Il c'est tout.
Si ils savent que s'ils perdent les s'ils perdent la guerre, sont ils y passent tous. Ça c'est quand même très motivant pour résister. Mais euh la le parti de la conciliation peut exister et la seule chose qui serait imaginable comme scénario pas trop catastrophique encore que ça promette plutôt une guerre civile à l'intérieur de l'Iran, ça serait une dissociation de la classe dirigeante euh iranienne.
Et là, moi je ne sais et je n'ai jamais compris pourquoi ce n'était pas dès le départ l'objectif que poursuivaient non pas les Américains qui n'avaient pas les capacités de manœuvre au sein de l'Iran. Euh mais la la mais Israël le Mossade est très il y a beaucoup de juifs en en Perse. Le Mossade avait des relations absolument partout et je pense qu'il aurait ils auraient dû préparer à la suite des massacres épouvantables, ils auraient dû préparer politiquement, insurrectionnellement, trouver un Jean Moulin local, préparer des caches d'armes, enfin des choses et intervenir en liaison avec une un mouvement insurrectionnel.
Je comprends absolument pas. Moi, je crois que le Mossade a perdu une grande partie de sa capacité de manœuvre habituelle. Ils sont géniaux, ils sont géniaux technologiquement mais ils sont beaucoup moins géniaux humainement qu'ils l'ont été. colonel.
Oui. Non, je je suis complètement d'accord avec cette hypothèse. Je pense qu'on a raté un créneau en décembre janvier où c'est là où il fallait fallait faire quelque chose.
C'est là où il fallait intervenir. Pour ma part, je pense qu'effectivement il fallait appuyer soutenir une opposition, l'armée parce que on était dans situation de guerre civile. La guerre civile déjà quand vous tuez 40000 personnes, c'est c'est plus de la comment dire une forme de répression peu musclée.
C'est de la c'est la guerre civile quoi. À part que d'un côté vous avez des armes et les autres de l'autre côté non. Donc je pense que oui, c'était à ce moment-là qu'il fallait faire quelque chose, qu'il fallait agir.
On l'a pas fait. Euh enfin, les Américains Israéliens ne l'ont pas fait. Ils se sont réduits sur le le plus petit dénominateur commun, c'est de dire euh le truc le moins risqué pour eux en fait, c'était faire une campagne aérienne.
Point. Euh et à partir de là, c'était devenu une tragédie grecque, c'est-à-dire qu'on pouvait prédire exactement ce qui allait se passer ou pas se passer. Alors, effectivement, cette campagne, elle était très bien organisée, très bien orchestrée et cetera et cetera.
Mais vous savez, il y avait euh euh c'est un dialogue assez célèbre, un colonel américain, le colonel Summers, qui après la guerre du Vietnam dit voilà, j'ai rencontré un général d'or vietnamien et à un moment je lui ai dit "Bah écoutez, en fait vous nous avez jamais battu sur le terrain et le général Norvietnamien regarde, lui dit "OK, c'est vrai. Euh mais là n'est pas la question, c'est pas le problème. Euh et le problème c'est ça, c'est quels sont les résultats stratégiques de cette magnifique machine de guerre ?
Bah résultat stratégique, ils sont nuls. Même on est faire la guerre, je termine là-dessus, c'est quand même essayer d'obtenir à la fin une situation qui soit plus favorable qu'au début. Meilleure qu'au début.
Voilà. Bon ben est-ce que la situation actuelle est meilleure pour les États-Unis, pour Israël, pour le monde, pour les pays de la région que qu'avant le 28 février ? B je suis pas sûr.
Ouais. Magali, on a appris ce soir donc dans l'après-midi que l'Iran claquait la porte des négociations. Alors le mot exact, c'est il suspendent les négociations avec les Américains.
Qu'est-ce qui va se passer maintenant ? D'abord le fil du dialogue, il est pas complètement rompu. Suspendre, c'est pas stopper.
Non, suspendre c'est menacer et c'est faire monter les enchères. ess d'intimider et de dire et de faire passer le message aux Américains que en effet si il ne il n'arrive pas à à restreindre et à retenir le bras de Netaniaahu parce que en fait la question libanaise elle est au cœur de ce qui se passe ce soir et bien alors ils ne reviendront pas à la table mais en effet on est dans une forme de théâtre de de poker menteur où chacun gonfle les muscles. aussi le le la méthode enfin c'est le propre de la négociation dans ce genre de période de crise et d'ailleurs les frappes que l'on voit sur certaines installations iraniennes, la riposte que l'on voit sur certaines bases américaines, tout ça ça fait partie de de ce théâtre.
Mais là, ce qui ce qui euh change cet après-midi et et ce soir, c'est que euh c'est l'Iran qui euh qui finalement prend l'initiative quand même de claquer la porte euh de ces négociations qui menace Hormous, qui menace de réactiver, en effet, comme le disait notre correspondant au Qatar, qui menace de réactiver aussi les outils et de bloquer l'autre des trit, le D3 de B. Ça veut dire quoi ? l'Iran qui a l'ascendant qui mène la dire que là là on a l'impression oui que que l'Iran est en train de de jouer toutes ses cartes et peut-être certaines cartes qu'elle avait moins utilisé en tous les cas la carte des outils qui a pas été utilisée jusqu'à présent en tous les cas il menace de le faire et ça met Donald Trump c'est vrai dans une position qui devient impossible il faut bien se rendre compte que aux États-Unis et et ça d'ailleurs ça ça rend furieux le président américain les titres des journaux s'enchaînent pour montrer en effet que et bien on le voyait que l'Iran, la menace balistique, elle n'a pas disparu, que la menace nucléaire, elle est elle est toujours là.
Donc Trump se retrouve de facto quand même sur la sur la défensive. il a besoin de résultats. Il a euh les 250 ans de la naissance de la des États-Unis euh en en le 4 juillet prochain.
Il voulait en faire une démonstration de la puissance américaine et et le voilà qui euh en train de de on a l'impression d'hésiter cette question des négociations. L'Iran en plus ne cesse de faire monter les enchères, réclame le dégel d'avoir gelé. On sait combien Donald Trump avait incendié Barack Obama lorsque lors du deal de nucléaire de 2015, Barack Obama avait débloqué un peu plus d'un milliard pour les Iraniens en échange de cet accord sur le nucléaire.
Là, les Iraniens en réclament 12 milliards tout de suite. Ah, si on pouvait revenir si on pouvait revenir à ça bonheur. On n'arrive pas à comprendre comment en fait Donald Trump va obtenir un meilleur accord que ce qui avait été signé parce que et bien les Iraniens en plus ont l'impression et et c'est vrai qu'ils ont tenu tête finalement aux Américains et aux Israéliens.
Donc, ils ne sont pas du tout enclins à faire des concessions. C'est là où la situation, elle devient très très compliquée pour Donald Trump parce qu'on a vu que cette campagne de bombardement, ben finalement ça n'avait pas fonctionné mais que la négociation justement parce que cette campagne de frappe, elle n'a pas réussi à suffisamment affaiblir le régime et ces négociations, elles n'avancent pas euh non plus. Donc c'est vrai qu' il se retrouve finalement assez acculé et c'est vrai qu'on a l'impression ce soir que l'Iran en profite et fait davantage encore monter la pression. peut y avoir un risque une tentation fol amour ou de la part des Américains parce que c'est c'est ils peuvent se sentir dans une je crois que les les Iraniens devraient mais les Iraniens ne sont pas forcément des acteurs rationnels au sens où nous l'entendons même mais les Iraniens devraient faire devraient ouvrir là au contraire ils profitent de leur avantage ils humilient Trump comme c'est pas permis il me semble que il devrait y avoir une petite une petite ouverture qui sinon ça ne peut qu'exploser Oui, je pense que effectivement Donald Trump il est coincé entre soit soit il fait des concessions, c'est comme une prise d'otage he le en particulier des trois d'ormous he soit vous faites des concessions, vous payez euh soit vous montez à l'assaut et là il est dans ces deux mauvaises solutions pour lui et monter à l'assaut.
Alors effectivement qu'est-ce qu'on fait ? Rappelez-vous que déjà fin mars, il commençait déjà à renoncer à l'idée de de faire des frappes militaires et cetera pour commencer à dire qu'il allait tout casser, que il allait détruire l'Iran, le ramener à l'âge de pierre et cetera et cetera. Et donc oui, il y a ce risque que euh bah coincé que euh on parte en escalade décidément et puis on décide de de faire une pression maximale sur l'Iran, de tout de tout casser euh en espérant obtenir une soumission et s'il y a pas de soumission de dire "OK, mais finalement j'ai puni, j'ai j'ai détruit et cetera et ça me suffira comme victoire." Hm.
Euh, colonel, un mot de cette information qui nous vient de nous parvenir euh de d'un média iranien, l'armée iranienne qui avertit les citoyens israéliens qui se trouvent près du Liban euh de se préparer à une évacuation. Donc, on sent qu'ici entre euh le Liban et Israël, il y a euh ce gros point de tension qu'on évoquait au début de l'émission. Euh oui, bien sûr.
Là, c'est le point dur. Encore une fois, les les Iraniens sont pas comment dire, ils peuvent être exigeants dans leur négociation. Ils ont des cartes en main, ils ont des atouts et donc ils ont remis le le Liban sur le sur le la table de jeu alors que Donald Trump l'avait un petit peu mis de côté.
Euh et donc là bah ils reviennent dans le dans ce jeu en menaçant directement donc déjà ils ont menacé Donald Trump, ils font pression sur Donald Trump pour que lui-même fasse pression sur Netaniaou et maintenant s'adresse directement aux Israéliens. Alors après, qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Euh est-ce que l'Iran d'un seul coup déciderait de frapper Israël par exemple ? dire bah écoutez voilà euh on frappe pas les Américains parce que on est encore en négociation avec eux mais les Israéliens eux euh on peut on peut leur taper dessus donc des des frappes qui seraient de toute façon probablement intercepté mais voilà symboliquement ça veut dire voilà on n'est pas content et ça ça mettrait une pression supplémentaire sur Donald Trump.
Euh sinon, alors ce que dit ce que ce que dit l'Iran là qui lance une menace aux habitants euh du nord d'Israël, si vous ne voulez pas être blessé, quittez la zone. Voilà ce que déclare le euh le Ali euh Abdouah, hein, là des commandants euh iraniens. Merci beaucoup Thomas Misraki d'être avec nous.
Vous êtes en direct de de Beou l'information de ce début de soirée. C'est donc l'armée iranienne qui avertit les citoyens israéliens qui se trouve près du Liban de se préparer à une évacuation. Oui, c'est une reposte verbale aux déclarations israéliennes un peu plus tôt.
Il y a 2h désormais environ. L'État hébreu qui appelle les habitants d'un quartier de Beou. En l'occurrence, le quartier de Darier, c'est un quartier cheat euh à considéré comme le le siège du Espola à évacuer donc ce quartier, donc la riposte de l'Iran pour bien faire comprendre aux Israéliens et bien que si jamais si jamais et bien il venait à frapper ce quartier ici à Beout et bien il y aurait une riposte.
La première réaction des Ianiens tout à l'heure était de dire si jamais Israël venait à frapper Beou et bien nous rposterions en frappant directement un quartier de Telaviv et en rasant ce quartier. Donc une deuxième couche, parmettez-moi l'expression que remet Teran maintenant pour bien signifier aux Israéliens que tout cela est sérieux, que ce n'est pas un jeu pour eux. La pression n'a pas cessé de monter ces dernières heures, il faut bien le dire, entre israélien et iranien.
Depuis quelques jours, vous le savez, on a assisté ici au Liban, mais surtout dans le sud du pays, une véritable intensification des combats, que ce soit en matière de bombardement, mais aussi en matière d'avancée terrestre. et et bien le le Espolar ripost dans le sud. Là, les Iraniens viennent à sa rescousse en quelque sorte pour prévenir cette possible frappe sur Beyrout.
Si c'était le cas, c'est ce que je vous disais tout à l'heure et bien si c'était le cas, cela pourrait signifier un retour de la guerre ou en tout cas l'arrêt du CC le feu entre le Liban et Israël. Thomas Misraki en direct de Beyouth avec Morgan Pop Jean-Louis Bourlange. La guerre se recentre sur le Liban en tout cas ce soir.
Oui, je crois le colonel Goya est bien moi le spécialiste ici. C'est lui qui dira si c'est si c'est selon lui un un une fausse fenêtre faite pour la symétrie. Ce dont j'ai l'impression.
Ils n'ont pas du tout les mêmes moyens de détruire le nord d'Israël ou ou tel vive que les que les Israéliens ont de détruire Beou. Mais le problème c'est la signification de cette offensive israélienne sur le Liban. À mon avis, ça n'a vraiment pas grand sens.
On comprend pourquoi ça a lieu. C'était c'est la seule façon pour Trump de donner l'impression qu'il ne laisse pas tomber Israël que de le laisser faire sa petite guerre au Liban, faute de continuer la grande guerre contre l'Iran. Mais ça ne peut vraiment déboucher sur rien quand on voit euh ça ne peut déboucher que sur une chose, c'est de fédérer à nouveau euh le esbola et les autorités libanaises, donc de freiner l'évolution alors que il y a certainement aucune solution à court terme pour pour éliminer l'esola.
Mais la seule approche qui serait raisonnable, c'est que les occidentaux, y compris Israël, proposent au Liban fasse une offre politique euh au Liban, une offre politique de paix durable, de sécurité, de d'aide euh massive au rétablissement, notamment au au aux opérations du port de Beou qui est quand même complètement détruit. héquipement de l'armée et peu à peu d'amener en contrepartie le gouvernement libanais à se séparer de dubola et le peuple libanais qui a envie de vivre en paix et de vivre libre d'aide de pouvoir se débarrasser du Esbola à travers un processus électoral dans quelques mois. Mais ça c'est pas du tout ça.
Et la la façon dont ces choses sont menées ne peuvent pas être plus efficaces que vis-à-vis du du Ramas à Gaza. Et et politiquement, ça bloque complètement le système et ça fait basculer le Liban du mauvais côté. Un mot Magali des dernières déclarations, c'est le haut responsable iranien Raï qui avertit que l'Iran contrôle le détroit d'Ormous, ne permettra ni blocus naval ni escalade au Liban et surtout cette phrase qui retient l'attention et qui est symbole de de de la pression de cette soirée.
La patience de Teran a des limites. Bon, c'est un message qu'on a entendu aussi toute la journée mais qui montre aussi que on est dans autre chose. En tout cas, on est plus dans ce qu'on vendredi où on disait on est à deux doigts de signer un accord.
Ah mais c'est vrai que là on a changé un petit peu de monde cet après-midi en effet et et d'ailleurs les marchés le ressentent puisque ils étaient le le cours du du pétrole était était redescendu et là il remonte à nouveau signe en effet que les tensions inquiètent. Oui parce qu'en fait on on voit que Terran est en train véritablement de hausser le ton et que Donald Trump se retrouve à culé. il a fait des contrepropositions, ça ne débouche sur rien et en même temps, il y a Benjamin Netaniaou qui veut et qui continue d'avancer.
Donald Trump a tenté la négociation, enfin a tenté de rapprocher le gouvernement libanais des Israéliens en organisant des négociations notamment à Washington. Il y a d'ailleurs un autre rendez-vous qui est prévu euh demain et après-demain, mais c'est vrai que là, on on a l'impression quand même que face au peu de résultats qu'il obtient et à la pression que met Netanahou justement sur le Esbola, Donald Trump a quand même le le laisse quand même avancer et tout ça est en train de faire finalement s'effondrer ce ce cesser le feu potentiellement. Donc on est dans un dans un moment de tension importante, tension tension extrême où tout le monde maintenant attend la réaction de Donald Trump.
Normalement, vous savez sur nos téléphones, on reçoit les premières réactions de Donald Trump au milieu d'après-midi. Regarde ça sur son sur son réseau sur son réseau social. C'est un bonil de LCI.
Il nourrit vos émissions avec une régularité. pouvez être sûr, il nourrit il nourrit ses ses par ses messages ses nos émissions. Oui, ça c'est sûr.
Et là et bien là c'est silence radio. qui montre quand même euh une forme de gêne d'embarras et ce qui explique aussi comme le disait Sonia Drid, notre correspondante devant la Maison Blanche, que en effet tout le monde maintenant est suspendu à à cette réaction officielle qui pour le moment tarde à venir. Yeah.