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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 29 septembre 2025 101 minAutoproduit

La Ve République contre les communes | #Amfis2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et tous. Euh bienvenue euh dans cette conférence dans le cadre du parcours sur les municipales. Alors moi je me présente, je suis Marianne Maximi.

Je suis députée de la France insoumise du département du puit de Dô et je suis aussi euh conseillère euh municipal d'opposition à Clarmontferrand. Et euh donc je vais animer cette conférence et je vais vous présenter mes collègues qui vont intervenir aussi. Donc à mes côtés, j'ai Marie G qui est adjointe au maire de Gentill et qui anime aussi le média nos révolutions.

De l'autre côté donc j'ai Patrick Poissi qui est le maire LFI de Fach Tuminil département du Nord que vous connaissez sûrement et au bout de la table René Révol qui est donc maire et fille de Grabel donc dans l'héroie vaste aujourd'hui. Donc l'intitulé de notre discussion, c'est la 5e République contre les communes et par nos divers expériences dans des conseils municipaux, on va essayer effectivement de d'expliquer en coin cette République qu'on dont on parle beaucoup à l'échelle nationale et aussi un véritable danger pour les démocraties locales. On va évidemment parler budget, démocratie, je viens de le dire, mais aussi politique publique.

Et on va aussi essayer de se donner des perspectives parce que vous le savez cette année va être chargée. On y reviendra évidemment à la fin mais nous sommes dans une année d'élection municipale et donc nous allons avoir aussi en tant que insoumis et insoumise des propositions et pas que juste des mesures mais aussi une autre vision politique de ce qui est de ce que sont en fait aujourd'hui les communes, à quoi elles servent et qu'est-ce que est-ce que c'est un outil aussi pour nous révolutionnaire. Et donc on va développer tout ça et je vais commencer par laisser la parole donc à Marie euh pour une quinzaine de minutes et évidemment à la fin on aura un échange ensemble et préparer vos questions.

On va essayer de pouvoir interagir et et discuter et se trouver aussi des pistes pour notre rentrée qui va être chargée. Merci. [Applaudissements] Alors effectivement depuis depuis 40 ans, on nous parle de décentralisation et en réalité c'est tout l'inverse.

Sous la 5e République, les réformes territoriales ont méthodiquement vidéo politique, fiscal et administratif. Depuis 15 ans en particulier, nous vivons une offensive néolibérale qui a organisé une recentralisation masquée sous tutelle technocratique et qui frappe de point foué en particulier les communes populaires. La 5e République, elle a elle a concentré les pouvoirs dans les mains à la fois de l'exécutif et elle place les communes sous tutelles de Beril, des grandes entreprises et des préfets.

Donc derrière les mots de rationalisation, de modernisation qu'on entend souvent, il y a une stratégie qui est de recentraliser les richesses, d'affaiblir l'autonomie populaire et de transformer les communes en simple en simple sous-traitante des politiques néolibérales. Autrement dit, la 5e République, c'est l'histoire d'une centralisation brutale et d'abord contre les communes populaires. Et c'est pas seulement une question technique ou une question d'élus parce que historiquement la commune, elle a jamais été neutre.

Elle est un champ de bataille euh politique et un champ de bataille entre domination bourgeoise et pouvoir populaire. Alors, si on fait un peu euh euh l'histoire justement de l'évolution euh euh des communes et de leur pouvoirs, entre 45 et 2000, euh les communes françaises, elles vont bénéficier en quelque sorte d'un âge d'or de l'autonomie fiscale notamment. Donc, il y avait la taxe foncière, taxe d'habitation, à partir de 1976, la taxe professionnelle et les municipalités, elles sont emparées euh pour mener des politiques ambitieuses et autonomes.

La santé municipale avec des centres municipaux de santé, euh des crèches publiques locales, euh le logement public, ce qu'on appelle parfois le logement social et même parfois des diplomaties militantes alternatives en quelque sorte à celle du pouvoir central. par exemple sur le Vietnam, il y a eu un certain nombre de communes qui sont mobilisées. Donc ça a vraiment été une période où la commune a pu être un levier politique d'émancipation.

Et ce qui est intéressant, c'est que c'était aussi un levier politique qui était financé par les entreprises via cette fiscalité sans que les entreprises ne décident elle-même des politiques qui sont qui sont menées. À partir de 2009, c'est là où réellement il y a un démantellement systématique de l'autonomie fiscale des communes dans une logique de centralisation néolibérale et souvent sous les mots de la décentralisation. C'est un processus en fait qui s'inscrit euh dans la continuité de la contre-évolution néolibérale des années 80 qui s'était déjà attaqué avant par exemple à la sécurité sociale avec un mécanisme un peu similaire en quelque sorte puisqu'on utilisait des des concepts donc identifiés comme positif étatisation pour reprendre en main les capitaux et les espaces d'autonomie populaire.

Donc qu'est-ce qui se passe en 2009 ? Ça commence avec sous la présidence de Sarkozy la suppression de la taxe professionnelle qui est remplacée par des taxes moins moins moins redistributives. C'est la CFE et la CVAE.

Et ce qu'il faut comprendre c'est que c'est une économie de 7,4 milliards d'euros pour les entreprises. Donc c'est pas du tout quelque chose de négligeable. Entre 2009 et 2011 en fait il y avait 59 % de l'impôt local qui était à la charge des particuliers en 2009.

C'est 77 % en 2011. Donc, on voit qu'il y a un vrai euh renversement et que les entreprises font une réelle économie euh dans euh euh dans cette euh dans cette démarche. Ensuite, 2014-2015 sous la présidence de François Hollande, c'est les lois MAPTAM et les lois nôtres qui imposent donc de nouvelles intercommunalités et notamment en Île-de-France, c'est les établissements publics territoriaux au découpage arbitraire.

Si on prend Gentil, la commune où je suis élue. Avant ça, il y avait une intercommunalité choisie avec sep communes. À partir de là, on est dans un établissement public territorial de 24 communes qui est qui chevo deux départements sans sans continuité, sans cohérence territoriale ni politique.

Les périmètres et les sièges de ces établissements publics territoriaux en fait, ils sont décidés en décreté en conseil des ministres. Donc c'est euh imposé ces lois. Elle crée aussi la métropole du Grand Paris euh qui crée un transfert des impôts et aussi des compétences, mais je pense que mes collègues vont vont revenir dessus plus largement euh vers ces structures donc technocratiques et éloigné du suffrage populaire parce que je pense que il y a très peu d'habitants en Île-de-France qui savent qui siège à la métropole du Grand Paris contrairement au MER qu'en général on identifie assez bien. et communes, elles vont transférer une partie de leurs ressources, en particulier les ressources économiques via ce qui s'appelle un fond de compensation des charges transférées qui est capté essentiellement par la métropole.

Sans aller dans le détail sur ces mécanismes, concrètement, qu'est-ce qui se passe ? C'est que les communes, elles fixent pas donc la fiscalité locale et elles dépendent de renversements qui sont complexes. Et on arrive à des situations par exemple où Nanter finance des villes comme Neïi.

Pourquoi ? parce que les communes populaires, elles avaient utilisé la taxe professionnelle en se disant on attire des entreprises et comme ça on fait payer aux entreprises un certain nombre de politiques publiques. Donc à partir de là, elles sont considérées comme riches fiscalement et donc elles doivent reverser une partie de de ces ressources vers des communes qui ont pas eu ces stratégies là.

Donc comme Neïi par exemple, ça emmène également à une technicisation de l'action publique qui qui dépolitise la gestion municipale et qui favorise petit à petit donc le le transfert du pouvoir vers des directions administratives essentiellement donc à la métropole et aux établissements publics territoriaux. Dernier élément fiscal, c'est la suppression de la taxe d'habitation en 2018 euh sous la présidence donc d'Emmanuel Macron qui prive les communes là aussi d'un dernier outil fiscal. Donc là aussi, que faisaient les communes populaires, c'est qu'elles fixaiit des taxes foncières assez hautes pour pouvoir que faire en sorte que l'impôt il soit il soit réparti y compris sur sur les entreprises et des taxes d'habitation très faibles.

Et donc là, elle se retrouve avec un un elles sont enfin cette stratégie n ne peut plus être d'actualité. Et dès lors, puisqu'on voit qu'il y a les différentes les différentes stratégies fiscales qui existaient donc sont démantelées, les communes, elles deviennent largement dépendantes de la dotation globale de fonctionnement. Donc c'est versé par l'État qui est donc non pilotable par les villes.

Les villes peuvent pas faire grand-chose pour changer leur dotation globale de fonctionnement et les montants se réduisent d'année en année. La baisse globale c'est 20 %. Entre 2014 et 2025 c'est passé de 40 milliards d'euros à 27,2 milliards d'euros.

Donc on voit que ça a vraiment fondu presque de la moitié les communes. Donc à partir de là, qu'est-ce qu'elles doivent faire ? Elles doivent courir auprès de subvention, d'appels à projet qui orient donc les politiques publiques qui sont menées puisque du coup elles doivent bah remplir des cahiers décharges qui sont pas les leurs.

Et ces appels à projet, bah qu'est-ce que c'est ? par exemple la vidéosurveillance les cité éducative donc c'est pas forcément les politiques que vous voulez mener vont être qui vont être subventionné donc si vous voulez de l'argent en fait il faut remplir ces cahers des charges et il faut mettre en place ces politiques là donc en en conclusion ce ce processus donc il il a transformé les communes populaires en en sous-traitante en quelque sorte du coup de politique néolibérale en les privant de leviers pour agir pour penser et pour résister mais ça ça s'est pas passé uniquement par l'arme budgétaire. Il y a aussi toute une ingénieurie normative, les audits, les marchés publics, le rôle de la préfecture qui qui concourt à transformer les communes en exécutantes.

Là aussi, c'est sous des mots d'ordre de transparence, d'intégrité, de bonne gestion que la décision politique, elle est recodée en problèmes techniques évalué par des arbitres qui ne sont pas élus et infiné donc soustraites au contrôle des classes populaires. Si on prend un exemple avec les Chambres régionales des comptes, donc c'est créé en 82 au moment où on proclame la libre administration des collectivités. Nous, on a eu un contrôle en 2017.

Que nous a dit la Chambre régionale des comptes, c'est notamment qu'on avait trop de dépenses de personnel par rapport à notre strat, c'est-à-dire qu'on a trop d'agent, donc on a trop de politique publique par rapport à la taille de la ville. Ça qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que les communes qui sont favorisées, en réalité, c'est les communes qui externalisent.

Si vous externalisez la propreté par exemple, euh ben vous avez pas trop d'argent par rapport à votre strat. Donc voilà, là il y a là c'est vous êtes un bon élève, vous suivez bien le cahier des charges qu'on vous donne euh et euh bah il y a des entreprises du coup qui peuvent en profiter puisque forcément il y a un profit qui se fait euh dans l'opération. Cette tutelle comptable, elle a encore été renforcée par la loi 3DS là en 2022 puisque maintenant il y a un contrôle aussi de certaines politiques publiques.

Donc cette année par exemple, c'était sur la compétence scolaire. Donc la Chambre régionale des comptes vient et et juge clairement plus uniquement les choix euh financiers, on va dire, mais aussi euh les politiques publiques qui sont mené. Ça ça renforce l'invisibilisation des choix euh politiques puisque c'est plus une question de droite ou de gauche, c'est une question euh de bons et de mauvais élèves.

Et le juge, c'est pas le pouvoir populaire, c'est pas les électeurs, c'est bah des haut fonctionnaires qui viennent vous dire si ce que vous faites c'est bien. Ensuite, il y a les règles de la commande publique également. La commande publique.

Alors, selon le baromètre de la commande publique, c'est 100 milliards d'euros en en 2023. J'ai vu qu'il y a un rapport sénatorial cette année qui l'évalue même à à 400 milliards d'euros, mais il faut retenir que c'est entre 8 et 15 % du produit intérieur brut. Donc c'est quand même une somme considérable.

Euh 22 milliards d'euros pour les communes, 9,9 milliards d'euros pour les intercommunalités. L'objectif des règles de la commande publique, l'objectif affiché c'était de garantir l'optimisation de la commande publique. Donc qu'on dépense pas trop euh sa transparence et de limiter tout détournement d'argent public.

Bon, on peut que être d'accord avec ces objectifs. Maintenant, qu'est-ce qui se passe concrètement ? Ce qu'on observe, c'est qu'il y a des ententes entre les entreprises sur les prix, sur les marchés pour pouvoir les obtenir.

Il y a eu notamment une une affaire, le cartel des BTP en 2021 qui l'a très bien montré et un certain nombre d'affaires aussi qui montrent que bah par exemple quand vous êtes une entreprise et que vous allez acheter une tondeuse, bah ça coûte beaucoup plus cher que pour un particulier qui va à le roi Merlin ou à monsieur Bricolage. L'inspection générale des finances elle-même, elle reconnaît ignorer l'ampleur de cette captation. Euh elle parle d'au moins 5 milliards d'euros de surcoup euh pour les collectivités, donc ce qui est pas du tout négligeable.

Et puis il faut aussi euh pour rester euh courte dire que ces règles, elles créent un droit d'attaque patronale puisque une entreprise qui est déboutée d'un marché public, elle peut poursuivre une municipalité pour rupture d'égalité devant la concurrence. Et c'est notamment un obstacle quand on veut faire de l'achat militant, de l'achat coopératif ou de l'achat local. Dernier élément, c'est les préfets qui renforcent donc la tutelle politique de l'État.

L'exemple, c'est en 2023, par exemple, il y a un certain nombre de communes qui ont affiché des banderoles devant leur mairie pour dire qu'on était pas d'accord avec la réforme des retraites. Qu'est-ce qui s'est passé ? les préfets ont envoyé des courriers à ses maires pour leur dire bah en fait vous êtes maire donc vous êtes pas là pour faire de la politique, il y a la neutralité des services publics donc vous enlevez ça et je crois que mes collègues vont revenir c'est cette année on a eu la même chose avec les drapeaux sur les mairies.

Donc clairement le message qui est envoyé c'est que les maires bah ils sont pas là pour faire de la politique et ils sont juste là pour appliquer les consignes qui leur sont données par par le pouvoir central. Et pour pas être trop longue, je voudrais conclure en disant que oh il y a la 5e République a organisé ça, mais au-delà de ça, je crois qu'on est aussi dans le paraachèvement d'un mouvement historique euh sur la commune où l'hypercentralisation, elle se calque aussi l'hypercentralisation politique sur l'hypercentralisation économique. Et l'histoire des communes, elle a été marquée par une lutte de classe permanente.

Et on l'a vu entre le moment de la Révolution française puis la contre-évolution de de Termidor puis les années 45000 et aujourd'hui on voit qu'il y a différents mouvements où les communes elles occupent pas forcément la même place et où l'autonomie qui est laissée aux communes et derrière aux classes populaires, elle est pas la même. Et je crois que le débat entre centralisation et décentralisation qui est souvent euh imposé en France, il masque souvent l'essentiel qui est que c'est pas seulement la question du pouvoir euh euh au trait local ou ou le pouvoir euh central. Euh c'est pas la forme administrative qui détermine le contenu politique d'une institution, euh c'est euh les personnes qui l'exercent et c'est la classe qui l'exerce.

La commune, elle peut être un relais d'un pouvoir de notable et c'était le cas aussi entre les années 45 et 2000. C'était aussi l'âge d'or des petites baronies locales et ça peut être aussi un appui à l'autonomie populaire. Donc c'est pas uniquement le degré d'autonomie qui qui détermine cela.

Et je crois que comprendre ça, c'est aussi important dans le débat entre centralisation et décentralisation euh pour refuser tout fétichisme, le fétichisme de se dire que c'est l'État qui doit tout faire et que le sujet c'est juste de saisir euh le pouvoir central et tout faire au niveau de l'État ou l'autre l'autre impasse qui serait de dire que voilà, on conquit une municipalité et on peut réussir à avoir une un peu un contreat à l'échelle locale et et changer la vie des gens uniquement. Euh à ce niveau-là, [Applaudissements] merci beaucoup Marie parce que tu viens de faire un exercice pas évident, c'est-à-dire nous faire un topo, un retour historique en moins de 15 minutes et c'était hyper clair. Donc merci beaucoup.

Euh je laisse la parole à à mon voisin Patrick qui va nous parler aussi euh entre euh bah la question de l'organisation actuelle de la vie politique locale et intercommunale et puis surtout comment euh bah tout cela s'organise contre l'intervention du peuple hein sur des questions démocratiques. Donc je te laisse la parole pour 15 minutes aussi. Merci.

Bonjour à toutes et à tous. Je suis très heureux qu'il y ait des moments réservés pour ces amphies pour concernant les municipales qui arrivent. Euh on ait un mouvement qui s'est d'abord créé sur son national et c'était bien normal.

Et jusque-là, c'est vrai que nous les élus locaux, on rallait un petit peu en disant "Mais parlez parlez de ce qui se passe dans les mairies et au niveau local. C'est le cas cette année et je veux dire que c'est très important puisque vous le savez, il y a le renouvellement des conseils euh municipaux le euh le 15 mars très 2026 et euh c'est l'occasion de pouvoir être présent partout et de pouvoir développer des actions, des réalisations dans le quotidien, dans le concret des habitants et d'améliorer petit à petit comme on le peut mais souvent de manière tout à fait efficace le le confort de de des habitants. Alors, vous en avez parlé un petit peu juste avant, on a ce phénomène de la métropolisation que la France insoumise dénonce qui fait que les communes petit à petit se sont dépossédées ou se sont vu déposséder d'un certain nombre de leurs compétences.

Moi, je siège au sein de la métropole européenne de Lille, 95 communes. Voilà. Autant vous dire que c'est une sacrée usine à gaz et tout à fait antidémocratique.

Moi, mon président de la métropole européenne de Lille, vous le connaissez pas, il y a peu de métropolitains qui le connaissent. Il s'appelle Damien Castelin. Il est maire d'une ville de 1001 habitants.

Et donc lui, il me donne des leçons de bonne gestion de ma commune, moi qui a une commune de 18000 habitants. Et par ailleurs dans le dans la méthode d'élection au aux pour la métropole européenne de Lille, quand on va déposer le bulletin au municipal, il y a verrez ça sur les prochaines municipales, il y a un petit encar où on propose des noms qui doivent figurer sur notre liste municipal pour aller nous représenter à la métropole. Et c'est le cas pour les autres EPCI, établissements publics de coopération internationale.

Ça peut être une communauté intercommunale, ça peut être une communauté d'aglo, une communauté de commune, une métropole dans dans mon cas. Et nous, on a deux élus à la métropole européenne de Lille. Donc un élu représente 9000 habitants puisqu'on a 18000 habitants.

Chaque commune a un élu à la métropole. Une commune de 500 habitants dans la métropole européenne de Lille, elle a une voie. Donc eux ils ont une voix qui fait 500 et moi j'ai une voix qui fait 9000.

Ça vous donne déjà une petite idée du décalage qui existe, mais c'est quelque chose qui a été voulu, le fait qu'il y ait beaucoup beaucoup de villes dans ces interc parce que ça enlève du pouvoir à la ville centre qui est l'île et en plus bon bah l'île était à gauche donc ça les arrangeait encore plus de construire de cette manière-là l'augmentation du nombre de villes et puis euh cette métropole et ben tout simplement c'est un il faut un bac + 27 en technocratie pour comprendre ce qui se dit quoi. C'estd que si tu as pas des Nous on n pas de moyen de groupe, on fait tout tout seul parce qu'on a pas un groupe que on est quatre et il faut être six pour être connu comme un vrai groupe. Donc on se on se paluche toutes les délibérations métropolitaines.

C'est incompréhensible mais c'est fait exprès. C'est fait pour que le le concitoyen s'il commence à lire ça, ils disent en fait j'y comprends rien et je laisse tomber. quand on commence à s'attaquer euh à la délégation publique euh de service public pour l'eau, euh c'est il faut un Gabriel Amar au moins pour réussir à comprendre ce qui est dit là-dedans.

Et donc ça éloigne bien évidemment le les concitoyens de ce qui se passe à la métropole européenne de Lille. Et puis tu le disais, pour se financer auprès de la métropole européenne de Lille, ils ont inventé un truc qui est génial, ça s'appelle les fonds de concours. Mais le fond de concours, si vous ne rentrez pas exactement dans les caractéristiques euh qui sont données pour pour y avoir accès, vous vous ne pouvez pas l'avoir.

C'est une manière pour eux de faire des économies et aussi en effet de pouvoir financer uniquement ce qui les intéresse et pas forcément ce que nous nous voudrions voir voir financer. Quelques exemples, nous la voirie, les routes, les trottoirs, c'est la métropole européenne de Lille. Et alors pour nous élus local euh c'est hyper compliqué parce que il y a un trou dans la voirie.

Les gens ils viennent se plaindre à qui ? Ben ils viennent se plaindre à nous. Et dit bah oui désolé mais on va faire euh remonter à la métropole européenne.

Bah vous vous servez à quoi alors ? C'est c'est ce qu'on se prend comme remarque quasiment quotidienne. Euh tout ce qui concerne les déchets a aussi été capté par la métropole européenne de l'île. la distribution production distribution d'eau.

C'est quand même des sujets qui sont hyper présents dans le quotien, hyper importants pour l'ensemble des habitants des des interc. Donc bah pour ça, il faut réussir à à se mobiliser. Nous, c'est très compliqué parce que la gauche est vraiment pas du tout majoritaire dans dans cet hémicycle là.

On essaie de de faire de la publicité. Les transports par exemple, c'est aussi la métropole européenne de Lille. On essaie de pousser à la gratuité des transports et ben, il faut quand même se lever tôt le matin parce que évidemment à chaque fois c'est on peut pas, ça coûte trop cher.

En vrai euh c'est comme tout hein, si euh on arrive à diminuer certaines dépenses à certains endroits, on pourrait augmenter euh les autres pour étendre la gratuité des des transports sur la métropole, mais aussi sur d'autres sur d'autres aglos qui le font déjà, hein. Donc voilà, les métropoles, c'est vrai que c'est quelque chose d'hyper compliqué, mais plus on aura d'élus locaux, plus on aura de chance d'entrer dans les métropoles et plus on pourra pousser ces sujets de régie publique de l'eau et de gratuité des transports en commun. Après, évidemment, on a notre niveau local pour l'intervention populaire puisque on s'était dit que j'allais vous parler de ça.

Nous, on a mis pas mal de choses en place sur la sur la ville de Fachetuménil parce que on avait fait campagne en disant nous, on veut ouvrir les portes et les fenêtres du conseil municipal et de la mairie. On a certaines limites. Par exemple, dans un conseil municipal, il n'est pas possible de faire autre chose que ce qui est marqué dans notre ordre du jour.

Par contre, on peut à un moment arrêter le conseil municipal ou attendre la fin pour prendre les questions du public. Ça peut paraître de la dentelle, pas grand-chose. Moi, quand je suis arrivé, le conseil, il était ni filmé ni et on prenait pas les questions du public.

Ben moi, j'ai dis à partir de maintenant, on prend les questions du public, j'y réponds à la fin, on le filme et on prend les questions sur le Facebook. Et ben allez voir sur notre Facebook de la ville le nombre de fois où le conseil municipal est regardé. Après, en replay, des fois, on fait 8000 vues sur une commune de 18000.

C'est pas mal quand même. Tu peux dire il y a 8000 personnes qui ont regardé ce qui se passe au conseil municipal. Je vous remercie.

C'est euh c'est du c'est du petit détail du quotidien mais ça nous semblait euh hyper important. Ensuite euh on a euh essayé de mettre en place des nouvelles habitudes notamment pour qui ce qui concerne la concertation pour les projets. Il y a pas mal d'équipes municipales plutôt de droite mais encore que malheureusement pas que.

Ils invitent les habitants à venir à participer à une réunion publique parce que par exemple, il va avoir des travaux de voirie. La voirie va être faite. Venez, on va vous demander votre avis et quand vous arrivez, en fait tout est déjà prêt, on va juste vous expliquer en quoi c'est bien, hein.

Et puis on répondra aux questions à la fin. Mais de toute façon, on peut pas faire évoluer le projet. Nous, on a pris le parti inverse.

On ne fait pas de réunion publique. On ne valide pas de permis de construire avant qu'il y a eu les réunions publ euh pour les projets d'aménagement ou pour les projets de voirie, c'est la même chose. Et l'idée, c'est de dire aux gens bah voilà, on a préparé 1 2 3 scénarios scénari, on va vous demander votre avis, mais il y a rien d'arrêté, les budgets sont là, on veut nous on n'habite pas la rue, on n'habite pas le quartier.

C'est vous les usagers de cet endroit-là. C'est à vous de nous dire. Par contre, dans nos valeurs, on a quelques obligations.

Piéton, vélo, végétalisation, hyper important pour faire descendre les températures. Une rue végétalisée, c'est un degré et demi 2 degrés en moins en lors des fortes chaleurs. Et puis on essaie de garder un peu de stationnement parce que si tu enlèves le stationnement, alors là, attention, c'est fini.

Et vous voyez, on a on essaie à chaque fois de de faire et on met ensuite en vote sur notre plateforme citoyenne ou alors en vote papier directement auprès du service parce que des gens ne veulent pas utiliser l'application smartphone et ils font ce qu'ils veulent. Et donc on on met l'ensemble de ces de ce qui a été dit. On essae pardon de mettre des scénarios, des scénaris en vote avec les remarques qui nous ont été faites pendant la réunion publique et après on le met en vote.

Ce qui fait que l'acceptabilité des projets, elle est elle est elle est elle est elle est bien supérieure à ce que c'était avant. Une fois, j'ai un collectif de citoyens sur deux rues qui qui devaient être faites. La métropole européenne de Lîele arrive, met des mots dans les boîtes en disant "La semaine prochaine, on commence les travaux." Il nous avaient pas prévenu nous.

Ils avaient et donc ils disent et les citoyens ils disent mais qu'est-ce qu'il va y avoir comme projet ? Ils se rendent compte que le projet il est nul quoi. Je les accueille en mairie.

Je leur ai filé des feuilles avec les profils de rue et je leur ai dit je vous mets une salle communale à disposition, vous on vous aide à faire la pub, vous vous réunissez, vous faites des ateliers et à la fin vous nous donnez un papier avec votre euh version idéale du projet. et ben ils l'ont fait en 2 3 jours et ils sont arrivés, ils m'ont donné bah ça c'est notre projet idéal. Je leur dit je le prends, je le mixe avec les obligations réglementaires de la métropole he que eux forcément peuvent pas forcément que ne connaissent pas forcément et à la fin le projet.

Mais alors quand je passe là-bas franchement c'est c'est chouette quoi. Et tu croises des habitants, ils disent franchement bravo, vous avez écouté notre voix. Alors, ça prend du temps, il faut de l'organisation, ça casse un peu les neurones de temps en temps.

Alors, c'est vrai que si on a un élu local et qu'on vont pas s'emmerder, on prépare le truc à l'avance et après mâcher, on dit c'est comme ça. Mais quand on est un élu local et qu'on veut vraiment le faire, ce que je voulais vraiment dire, c'est que on peut le faire et on peut le faire de manière respectueuse de toutes et de tous. On a mis en place le budget participatif, 40000 € à l'année pour des projets décidés, proposés, votés par les concitoyens.

Et pareil, c'est de la dentelle. C'est c'est vous qui habitez votre rue qui envie d'un banc à cet endroit-là, ben allez, on met au budget participatif. On a mis en place le droit de pétition.

Donc là, c'est c'est une procédure où quelqu'un va déposer une pétition. Si elle a elle obtient un certain nombre de signatures, 400, ça donne le droit à l'inscription au conseil municipal peuvent voter pour cette pétition. les gens inscrits sur l'électoral, les lycées électorales, les gens qui ont entre 16 et 18 ans, c'est dans le programme insoumis, on se dit tiens, on va le mettre aussi et puis les étrangers euh qui habitent sur la commune, après tout, ils habitent sur la commune, ils ont bien le droit aussi de donner leur avis sur un droit de pétition et ça euh alors voyez, on parlait tout à l'heure de limite constitutionnelle notamment, on l'a fait pour le droit de pétition, on a voulu mettre en place le RIC, le référendum d'initiative citoyenne.

Et ben ça, on peut pas le prendre en délibération, on n pas le droit. La Constitution nous l'interdit. Donc ce qu'on a fait c'est qu'on a dit bah nous on va dans un vœu au conseil municipal qui est pas exactement une délibération.

On a dit par contre quand on aura atteint un tel niveau de signature avec le même système que le droit de pétition. Donc là on est à 2000 signatures parce que 2000 signatures c'était le nombre de voix que mes opposants avaient eu à la municipale. Et ben on s'engage à à faire un référendum et et et on aurait pas pu le prendre en véritable délibération. sinon ça serait pas passé au niveau de monsieur le préfet.

Donc voilà, ça c'est un quelques exemples de petites choses que nous avons réussi à à mettre en place. Les relations avec le préfet, j'y viens très rapidement, c'est pas les choses qui sont toujours les plus agréables parce que bah lui c'est le représentant de l'État et quand l'État a décidé qu'on mettrait pas de drapeau palestinien sur la façade, il nous les fait enlever. Alors, moi, je suis allé au tribunal administratif il y a 2 semaines puisque euh monsieur le préfet n'a pas attendu ma réponse à son courrier pour nous mettre au tribunal administratif.

En gros, il m'appelle et il me dit "Monsieur le maire, il y a deux solutions. Soit vous me dites que vous le retirez, soit je vous écris." Bah je lui dis "Bah, on va s'envoyer des lettres, monsieur le préfet.

On mettra pas de petit cœur en en bas de la page, mais on va s'écrire." Il m'a écrit, il a pas attendu que je lui réponde. Il m'a mis au tribunal administratif, ce qui est pas très sympathique.

Euh au tribunal administratif, j'ai dit "Mais attendez, il y a un jugement à Versailles sur le sujet des drapeaux ukrainiens. Un concitoyen voulait pas qu'il y ait de drapeau ukrainien sur la façade de la mairie, tribunal administratif." et le et le tribunal administratif dit à partir du moment où le maire suit la politique diplomatique française, il y a pas de problème.

Et puisque la France est au côté de l'Ukraine, il y a pas de problème. Donc moi, il y a de semaines, qu'est-ce que je dis ? Mais attendez, moi je ne fais que respecter ça dit ce qu'a dit monsieur le président de la République française.

Il vient d'annoncer qu'il allait reconnaître l'état de Palestine. Je suis dans la droite ligne de la politique diplomatique internationale française. Bon, ça a pas marché.

Ça a pas marché. Bah ouais. Non mais attendez, ils sont pas blancs et chrétiens donc forcément ça marche pas.

Faut pas. Donc j'ai retiré le drapeau mais du coup ce que j'ai fait c'est que j'ai mis des lumières à la place. Ouis.

Normalement on peut rien dire donc j'espère en tout cas. Et puis dernier truc à la main du préfet, il y a quelque chose qui s'appelle la dotation de soutien à l'investissement local. En territoire rural, c'est la dotation de soutien euh de dotation.

Bon, c'est pour les territoires ruraux, territoires ruraux et ça c'est à la main du préfet. En gros, ils ont une enveloppe annuelle pour tout le département, bah nous le département du nord et il décide de comment il la dépense. Tant et si bien que moi en jusqu'à 2024, j'avais eu 0 € de décile pour la ville de Fachetuménil et je rencontre le nouveau préfet, je lui je lui énonce cet état de fête et il me dit "Bon, je vais voir pour faire quelque chose parce que je ne voudrais pas que l'on dise que monsieur le préfet juge à la couleur politique du maire." C'est c'est quand même c'est quand même beau.

Et en effet, on a eu 340000 € sur une réflection, une réhabilitation de salle de sport. Mais bon, voyez, c'est quand même quelque chose. C'est pas très sain.

Moi, je trouve dans un un un dans une vie démocratique normale que un petit conciliabule de de personnes décident que oui, lui son projet ça me plaît et lui ça me plaît pas et donc on va pas on va pas aller donner d'argent. Voilà ce que je voulais vous dire, c'est que j'espère vous en avez avoir donné la preuve avec les quelques petits projets que je vous ai cité. Il est possible de mettre tout de même des choses en place au niveau local.

Il est possible de faire de la politique. Ça, j'insiste parce qu'il y a plein de mes qui disent "Moi, je fais pas de politique, je suis juste un bon gestionnaire en bon père de famille." Celui qui vous dit ça, c'est un menteur.

Tous les maires font des choix politiques, mais c'est juste que selon la couleur politique, des fois, on nous dit de faire de la politique et des fois, c'est du bon sens. Par exemple sur les chaînes de télé, un maire qui va dire "Moi, je vais sucrer les aides facultatives du CCS aux parents dont les enfants traînent dans la rue, là ils vont dire c'est du bon sens bien évidemment, ils emmerdent la ville, donc la ville ne va pas donner d'argent." Pourtant, c'est quand même bien marqué politiquement.

Et par contre nous quand on dit on va faire peut-être un peu moins de place à la bagnole, un peu plus de place à la végétalisation et aux arbres et là on dit "Oh, vous êtes des affreux écolo et vous voulez priver les gens d'utiliser la voiture." Donc vous voyez euh tous les maires font de la politique, de toute façon la politique c'est la vie de la cité. étymologiquement, il faut pas avoir peur de ça.

C'est très bien vu. Moi, j'ai mis une banderole sur l'hôtel de ville contre la réforme de la retraite à 64 ans. J'ai dit à mes agents, si vous allez faire la manifestation, la grève même, je suis pas allé voir si c'était en manif cet après-midi, je retirerai pas sur les payes.

Je peux vous dire que ça a été hyper apprécié quand je dis que je mets pas les et pas par les achants et aussi par les habitants. Quand je dis que je mettrai pas les les drapeaux en berne à la mort d'Élisabeth 2 ou du pape parce que neutralité des édifice public pour pas mettre le drapeau palestinien, c'est un principe constitutionnel. Par contre, pour mettre les drapeaux en berne à la mort du chef d'une église, là ça va ça déroge pas, tu vois, au principe de neutralité des édifice public.

Et là, c'est hyper apprécié aussi des habitants. J'arrête là, j'ai fait 16 minutes. Bravo.

Merci. Merci à toi. Et puis voilà, ça donne des exemples aussi concrets de ce que ça veut dire euh quand on a euh bah des mairies insoumises.

Qu'est-ce qu'on peut y faire dans un cadre évidemment comme on dis décri 5e République avec toutes ses contraintes, sa violence, sa répression parce qu'on le voit aussi les élus ne sont pas épargnés par par la répression politique aussi parce que c'est de ça dont il s'agit. Et donc on va on va continuer dans les exemples concrets aussi et parler peut-être des de des de leur politique et de la nôtre. C'est-à-dire bah par exemple un exemple concret régie publique ou privatisation.

Qu'est-ce qu'on a comme espace pour agir concrètement dans ce cadre là ? Aujourd'hui je te laisse la parole à toi René. Bonjour à toutes.

Bonjour à tous. Donc moi je partage l'avis de mes prédécesseurs comme quoi c'est très bien qu'on ait des débats ici sur la France insoumise concernant la question municipale. Non seulement parce qu'il y a des élections l'année prochaine mais que pendant les 6 ans d'une mandature l'intervention des insoumis dans une commune peuvent jouer un rôle important.

Voilà quelle que soit la situation. D'habitude, je viens pour d'autres sujets à la France insoumise. L'année dernière, j'étais pour venir signer mon bouquin sur l'histoire du capitalisme.

Cette année, c'est pour venir signer mon bouquin sur mon expérience politique de 1967 jusqu'en 1995 de Lambert à Mélenchon. Voilà. Puis je suis avec d'autres donc et là enfin on me fait on me fait venir sur les questions municipales.

Bon voilà, c'est un peu pour pour un peu un peu d'humour. Donc l'article 72 de la Constitution déclare la libre administration des communes. Et lorsque cet article a été rédigé, Michel Debré ne voulait pas l'écrire dans l'histoire de la Constitution.

Il y a eu un débat chez les gaulistes en 58 et finalement il a repris cet article qui était dans la constitution de la 4e République. Pourquoi il pourquoi ça son importance ? Parce que la République plonge ses racines dans la libre administration des communes, plonge ses racines dans la bataille pendant tout le Moyen-Âge et puis pendant l'époque moderne contre laquelle se battait notamment Louis XIV, c'est-à-dire les chartes municipales libres qui permettaient aux villes de se s'administrer librement et de s'émanciper de la tutelle des seigneurs.

Donc la République, elle a commencé par la bataille des cités libres, faut jamais l'oublier. Et dans les états du LD dog dont on faisait partie, les chartes des cités libres étaient la base sur laquelle on a pu construire le combat républicain qui a mené et qui a été repris par les Jacobins. Il faut avoir cette cette vision historique qui puis ça a débouché sur la loi du 14 décembre 1789 présenté par Mirabo qui avait été déjà discuté entre la nuit du 4 août où abelli les privilèges et le 22 août où il y a eu la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

Ils ont eu un débat sur cette libre administration des communes et cette loi fondamentale, elle dit que c'est les citoyens qui doivent élire le conseil municipal sur la base de la commune et dans aucune finalement aucune prérogative pour la noblesse et pour le clerger, pour les nobles et cetera. C'est notre histoire et c'est pas par hasard si de Napoléon les rois et tout le monde au cours du 19e siècle ont aboli cette disposition et elle n'a été reprise que par la grande loi du 5 avril 1884 qui rétablit le fait que les maires sont enfin élus par leur conseil municipal et non pas désignés par le préfet hein. Sauf pendant et c'est le cas depuis sauf pendant la période de Vichi où la dictature de Vichi a décidé de renommer les maires donc c'est une histoire cette libre administration c'est l'histoire de la République. pas parce qu'on est intéressé par les communes ou je sais pas quoi.

Ça fait partie, c'est la base même de la République. Et la 5e République a voulu remettre en cause cela et par ce que j'appelle de je vais sortir un texte en 2015 à ce sujet au moment où il y a eu la loi Mapam, tu as très bien fait de citer comme un moyen finalement de faire régresser les libertés communales. J'avais dit il y avait le le triangle sur lequel la République est fondée est un triangle démocratique extrêmement simple.

C'est premièrement la en 1789 la 3e République, la 4e également c'est d'abord la commune qui éluit son conseil municipal librement, c'est deuxièmement le département qui élu son conseil départemental librement et c'est enfin l'Assemblée nationale qui où les députés sont élus pour faire la loi parce que la loi doit être toute toujours la même pour tous sur tout le territoire de la République. D'accord ? Et à ce triptique, on nous a on l'a démantelé.

La 5e République et toutes les politiques néolibérales visaient à le démanteler en faisant premièrement que le pouvoir national diminue et que des compétences soient transférées dans des instances supranationales notamment européennes et qui font fi de la de de décision démocratique des différents peuples. D'accord ? Deuxièmement, c'est la mise en place des régions qui n'avaient aucune base historique en France avec la création de régions qui ont guerre de signification. quand on voit je veux vraiment attaquer aucune région ici mais enfin la mienne Occitanie elle a aucun sens voilà elle a aucun sens 6 millions d'habitants on a plus d'habitants que l'Autriche en c'est stupide et donc il y a on éloigne la décision de l'habitant et enfin il y a les intercommunalités les intercommunalités c'est par le transfert des compétences à l'intercommunalité et l'intercommunalité que ça soit une agglomération que vous de commune métropole et cetera, et bien ça a été très bien décrit par les prédécesseurs fait qu'on le fait pas.

Alors à partir de là, il faut commencer et bien se dire que nous pouvons résister dans les communes et il y a la possibilité de résister. C'est ça qui est important. Et ce qu'on fait, c'est pas de dire que la commune, on peut créer le socialisme dans la commune, hein, c'est pas vrai.

Faut pas mentir aux gens comme quoi on va pouvoir appliquer tout notre programme dans la commune, mais on peut faire des pas significatifs qui donnent à voir ce que serait un pouvoir insoumis dans le pays. Et c'est ça l'essentiel. Et de ce point de vue ne pas se laisser bon je comment dire impressionné par les autorités qui sont au-dessus de nous qui nous disent ça c'est pas possible c'est interdit.

Alors je vais prendre des exemples concrets puisque c'est ça la commande. Voilà. Donc des exemples concrets.

Prenons avant de parler de la régie de l'eau, prenons le si parlons de la régie de l'eau. Justement euh nous on a décidé de faire un référendum municipal. Bon on fait le référendum municipal.

Le préfet nous appelle nous dit "Vous avez pas le droit. Je sais pas ce qu'il m'a pris au téléphone, je dit mais c'est pas un référendum. Il me dit qu'est-ce que c'est ?

Je dis "C'est une votation citoyenne et il me dit "Ah bon ?" Donc voilà. Donc donc on a organisé une votation citoyenne et le et le votation citoyenne alors c'est je fais venir Gabriel Lamar à l'époque voilà parce qu'on avait pas fait la régie.

C'est lui qui a fait un débat public. On a respecté. Il y avait les partisans de la délégation de services publics au privé.

Il y avait les partisans de la régie. égalité, chaque citoyen a reçu chaque consommateur d'eau, pas seulement citoyen, c'est-à-dire que tous les plus de 16 ans ont pu voter et tous ceux qui sont étrangers qui consomment de l'eau comme les autres ont pu voter. Et on a organisé des débats publics et il y a eu un vote et le vote, il a été tranché. 95 % pour la régie publique, 5 % pour la délégation privée.

Voilà. Et je peux vous dire que malheureusement malheureusement la France insoumise ne fait pas 95 % de mois commun. Donc ça signifie ça signifie que c'est la population qui a choisi que c'était un objet communal y compris j'ai vu des gens de droite qui ont jamais voté pour moi, voilà, et qui ont dit "Ah oui, vous avez raison, l'eau, ça doit rester communal." Voilà.

Et c'est cette élément extrêmement important, faut oser le faire, c'est faisable. C'est-à-dire que le ric on peut le faire sous une forme adaptée et ça donne à voir ce que serait un ric. Voilà, ça me paraît important.

Ensuite, quand on vous dit c'est pas votre compétence, je prends un autre exemple. Moi je suis il faut qu'on se batte pour les prochaines municipales pour installer dans toutes les communes des boucliers socials. Donc bon pas détaillé si on a pour 2 heures là dans le communalisme insoumis c'est c'est un point qui est important des boucliers socials local qu'il faut installer.

Donc vous avez un premier outil par lequel vous pouvez partir c'est les CCAS. Vous avez vu que récemment il y en a même qui envisagé de les supprimer. D'accord.

Euh voilà donc voilà les CCAS. Alors le CC si vous regardez les missions obligatoires du CCS, c'est que dalle. Quand je suis arrivé comme mer ça, il faisais un repas pour les aînés chaque année, tout ce qu'il faisit.

Donc le CCS peut s'étendre, peut se développer et à un moment donné, j'ai dit ben voilà, on va faire une on va faire un truc spécifique sur le logement. Ah on me dit c'est pas votre compétence, c'est la compétence de la métropole. J'ai rien à J'organise une délégation du logement et on s'occupe et on a imposé à la métropole que c'est nous qui nous occupons du logement.

J'avais 3 % de logements sociaux, maintenant je suis à près de 20 %. il a fallu se battre avec ses délégations pour le faire. Donc c'est c'est ça c'est important de ne pas accepter cette consigne.

Deuxièmement, quand on a euh sur l'emploi, alors là, quand on a décidé de faire une mission euh communale pour l'emploi, on nous a dit "Ah, c'est pas votre compétence, c'est la compétence de l'État." Ah, bravo. Donc c'est à l'époque cit la NPE machin là France travail s'appelle aujourd'hui.

Voilà. Et donc c'est France travail, c'est pas votre compétence. Bon, OK, c'est pas ma compétence, je le fais quand même.

Voilà ce qu'il faut dire. Donc, il y a OCC, un service emploi qui recueille toutes les offres d'emploi, qui accompagne toutes les personnes de la commune qui le souhaitent. On a commencé par les jeunes parce que les jeunes moins de 25 ans, c'est la galère la plus absolue et cetera et on l'a étendu à toute la population.

C'est faisable. Donc, on est passé d'un d'un CCAS qui était à deux agents, un CCAS qui a une bientôt une dizaine d'agents et ainsi on on s'insère et on résiste à la Alors, il faut faire attention, c'est pas le CCAS ne va pas remplacer euh l'État social qui est aujourd'hui démantelé à l'échelle nationale. Ça c'est une illusion de dire ça.

Mais par contre, en faisant ces batailles, ça sert de point d'appui pour la lutte ensuite à l'échelle euh disons plus large. Maintenant, on aborde une dernière question si vous voulez qui me paraît importante, c'est l'intercommunalité, la métropole. Alors, je reviens pas ce qu'a dit Patrick, c'est très juste.

Donc moi, j'ai 31 communes, je suis un peu moins noyé. Donc c'est c'est et il faut voilà, c'est la la régie devait s'installer au niveau de la métropole. La régie s'installe à la métropole.

Donc une fois, je suis arrivé, après on m'a viré, après je suis revenu, ainsi de suite. Bon, voilà, c'est classique. Donc on se bat politiquement euh pour mettre en place cette rchie.

Donc faut bien faire attention. Le le mouvement a changé. Le mouvement a commencé à Grenoble en 95 puis a eu Paris en 2001.

D'accord. Puis petit à petit aujourd'hui la moitié des alors à l'époque c'était 8 millions d'habitants puis maintenant on est la moitié des habitants sont couverts par des régies parce qu'il y a eu Bordeaux, il y a eu Strasbourg, il y a plein de gens qui sont passés. Il y a Lyon, tout le monde passe par les régies.

Voilà et c'est un mouvement d'ensemble. Et donc aujourd'hui, on a parfaitement les moyens aujourd'hui de dire pour le il y a beaucoup de contrats qui vont s'achever pour les communes dans les 6 ans qui viennent et et c'est très dur d'arrêter un contrat en cours de contrat, c'est quasiment impossible mais ils ont plus la possibilité de faire des contrats comme avant de 25 ans. Donc qui est une vraiment un scandale parce que vous donnez un fric fou pendant 25 ans.

D'accord ? Et alors, il faut avoir un argumentaire. On va pas revenir sur l'argumentaire par rapport à la régie parce qu'on le connaît, on l'a développé et c'est pas exactement le sujet.

Mais montrer que la régie est plus efficace que la délégation privée, plus juste socialement, plus écologique et plus efficace. Alors, le plus juste socialement, c'est les 15 premiers m cup gratuits qu'on a mis en place. Voilà, on nous a dit, vous allez ruiner.

Bah, on a rien ruiné du tout. On a 15 m c gratuits parce que c'est un moyen de survie. J'aurais dû faire 30 60 mais j'avais pas les moyens de les payer.

La seule chose que j'ai pu payer, c'est 15 m³. Donc on a commencé par les 15 m³ gratuits. À partir de là, on on développe, on prend tout l'assainissement, on prend tout le reste et on le gère nous-même.

Alors, on nous dit "Oui, mais vous êtes pas compétent, vous savez pas faire, c'est les entreprises qui savent faire." Je m'excuse les Je respecte les ouvriers, les techniciens, les ingénieurs des entreprises qui fabriquent une usine d'épuration. C'est pas moi je suis allé avec ma bétonnière bâtir l'usine d'épuration.

D'accord ? Ça serait pas droite d'ailleurs. Voilà.

Donc euh c'est c'est des entreprises spécialisées avec des compétences, mais par contre la gestion c'est ça qui les intéresse parce que la gestion dans les bouquins de de marketing, ils appellent ça la vache allée, d'accord ? C'est ce qui permet de nourrir le capital, d'accord ? Maintenant, il faut exclure le privé, le capitalisme de la gestion des biens communs et puis vous passez des marchés avec des entreprises spécialisées compétentes qui peuvent vous fabriquer ceci ou cela pour parce que c'est l'enjeu de l'autonomie future de nos territoires par rapport à la réserve en eau qui est aujourd'hui très cruciale dans toutes les régions de France et donc il est fondamental de continuer à faire ces régides donc c'est possible de le faire.

Donc on a tout à fait raison de dire que les politiques nil libérales vont cherchent à nous imposer ça et ne pas le faire. À partir de là, vous arrivez dans des intercommunalités qui peuvent vous contraindre comme vous le dites. Mais le l'établissement public de coopération intercommunale, c'est un joli nom.

Le mot coopération, c'est le contraire de ce qu'ils font. Ce qu'il font eux si on vous impose une norme et puis vous devez l'appliquer. Donc il faut il faut arriver dans ces unités avec une avec la moi je vais proposer que par tous c'est une obligation légale.

Faut que vous êtes obligé de faire au début de la mandature une charte de gouvernance. Vous êtes obligé de faire une charte de gouvernance de toutes les communes. Voilà, faut l'adopter et elle doit être adoptée à l'unanimité toutes.

Donc si vous vous avez les moyens de les emmerder donc à l'unanimité donc cette charne de gouvernance, il faut bien la travailler pour que dedans il y ait des choses qui respectent la liberté communale. Par exemple, ce qui disait tout à l'heure qu'une métropole vienne et disent dans la rue machin on fait c on fait ça, on distribue. Il faut imposer une dans la charte de gouvernance que rien un véritable droit de vétoal.

Alors on n'est pas contre, on n'est pas débile, on n'est pas contre le fait que certaines politiques publiques ne peuvent être développées que sur des territoires pertinents de plus grande ampleur. Prenons l'exemple de l'eau. Moi, je suis un long partisan, je suis Jean-Luc l'a souvent repris, c'est le territoire pertinent pour l'eau, c'est peut-être pas l'intercommunalité, c'est le bassin versant.

C'est le bassin versant des rivières qui sont chez vous, de l'eau qui coule chez vous et donc ça rassemble les communes. Or les intercommunalités, elles se sont souvent construites en fonction de petites combines politiques qui fait qu'elle ne respecte pas les bassins versants. Donc que qu'on gère l'eau à l'échelle d'un bassin versant, ça me paraît logique.

Que l'on gère les transports et un choses comme ça à l'échelle d'un bassin de vie et d'emploi, ça me paraît logique. Mais il est anormal qu'on vienne sur une commune qui elle est élue démocratiquement et qu'une structure qui n'est pas élue démocratiquement décide à la place de la commune. Il faut donc introduire le droit de vétoal sur le territoire de la commune par rapport aux décisions de l'intercommunalité et ça faut le mettre dans la charte de gouvernance.

Voilà, je m'arrêter sinon je suis trop long. Merci beaucoup pour pour ton ton discours et puis pour des perspectives aussi concrètes. Euh mais mes trois collègues l'ont dit, on est dans un moment qui s'inscrit dans une longue histoire dans le temps long, c'est-à-dire celle qui vise à réduire l'autonomie, la liberté des communes, les appauvrir, mais les mettre aussi sous un jou néolibéral.

Et ça ça se s'accélère évidemment. On va dire que dans le retour historique que tu nous as fait, on a quand même un moment où quand Hollande arrive au pouvoir, président de gauche normalement quand il s'était présenté euh a fait énormément de mal aux collectivités avec une baisse de dotation qui a été vraiment euh très violente, très brutale, qui a mis à mal les politiques publiques. Tout ça s'est poursuivi avec Macron d'autre manière, c'est chacun son style.

Euh Macron nous a fait euh quand il est arrivé euh euh au pouvoir le pacte de Caor qui venait là aussi euh impacter les collectivité. C'était un mécanisme très pervers inspiré de du pacte de stabilité européen euh avec euh l'obligation pour les communes euh de les communes et les départements et les régions d'ailleurs he les grandes communes, c'était à l'époque euh de ne pas augmenter de dépasser en fait un certain seuil de dépenses de fonctionnement. Donc ça s'attaquait carrément aux politiques publiques là aussi, c'est-à-dire le nombre d'agents parce que c'est ça les dépenses de fonctionnement principalement.

Et s'il dépassait ce seuil là, ilelles avaient des pénalités financières. Donc vous voyez ça ça s'est arrêté avec le Covid. Moi je voulais juste parler de ça parce que j'ai eu la casquette aussi de de parlementaires membres de la commission des finances et je voulais quand même continuer dans la 5e République qui s'en prend en commune avec les budgets depuis que nous avons Macron et depuis notamment 2022 où il n'y a plus de majorité.

Et un des des braquages démocratiques aussi au niveau communal, c'est le fait que les parlementaires ne puissent plus aujourd'hui voter les budgets. Vous le savez, depuis 2022, tous les budgets sont passés en force par des 493. Et ça, c'est un scandale démocratique aussi à l'échelle des collectivités.

Et c'est important de le dire parce que euh là pour 2026, vous avez vu le le programme euh la cure d'austérité historique que nous prépare Bairo. On a 44 milliards en tout hein ce qu'ils a été annoncé plus des mesures absolument horribles sur l'hôpital public, sur les de jours fériers qui veulent supprimer euh et sur les communes. On leur demande un effort qui est assez hallucinant parce que ça s'inscrit dans le temps long.

Comme je disais là, il demande une contribution aux collectivités de 5,3 milliards d'euros, ce qui est énormissime, ce qui représente en fait 13 % des économies que doivent que doit réaliser le budget de l'État. Donc ça c'est important de le mettre en relation parce que par exemple les très hauts revenus que nous on essaie de taxer, qu'on essaie de par amendement de de faire contribuer justement au budget de l'État pour rétablir en fait cet équilibre entre les recettes et les dépenses, eux ne sont pas du tout impactés à la même hauteur. C'est-à-dire que si on arrive enfin si on reste sur le budget qui a été présenté, ils contribueront à peine à 10 %.

Donc vous avez vu l'effort est principalement demandé aux collectivités aujourd'hui dans ce nouveau budget qui va être d'une violence absolue et je détaillerai pas tous les dispositifs sur lesquels ils vont continuer à grignoter à la fois l'autonomie, la liberté par exemple de prélever des sur les recettes aussi des collectivités. Ça c'est des dispositifs d'une perversité assez incroyable où on vient prendre l'argent dans les recettes des collectivités et ils réfléchissent à remettre un nouveau contrat de CAOR, enfin un nouveau dispositif aussi. Donc vous voyez le budget 2026, ça va être aussi une grande bataille contre cette 5e République qui va s'en prendre encore plus aux collectivités.

Et ce qu'il y a d'important à savoir c'est qu'on a parlé effectivement des politiques publiques que mènent les communes. On a parlé de l'eau, on a parlé de de plein de choses, mais moi j'avais un exemple assez concret par exemple, c'est celle des piscines. Ça peut paraître anecdotique les piscines, mais c'est quand même un symbole important.

Et au moment où il y a eu la crise inflationniste, par exemple, il y a des collectivités qui n'ont pas pu faire fonctionner leur piscine parce que l'État n'a rien fait pour faire des boucliers tarifaires à la hauteur. Ils ont fait évidemment baisser les dotations parce qu'elles nit pas n'était pas indexé sur l'inflation. Et donc ces politiques publiques là, c'est pas des choses qui sont accessoires dans la vie des gens.

Apprendre au gamin à nager et ben ça sert à ça les communes. C'est hyper important quand on voit par exemple aujourd'hui le nombre de noyades que nous avons eu cet été avec une année de canicule. et ben plus on va appouvrir les les les communes, plus on va voir des phénomènes qui vont s'amplifier.

Et je prends cet exemple-là parce que je le trouve assez parlant et ben on va mettre encore en difficulté les communes sur des politiques publiques quelles sont les seules à mener en fait. Et je trouve que c'est assez hypocrite quelques un an après les JO de nous dire on a fait plein de politiques du sport et en fait de de mettre à mal les collectivités sur ces politiques publiques là. Alors moi, je voulais finir là-dessus sur l'austérité parce que ça va être une bataille de la rentrée, mais je vais y revenir.

Mais peut-être se dire que qu'est-ce qu'on comment nous on va appréhender cette séquence, c'est-à-dire quelle va être notre entrée politique et qu'est-ce qui va se passer en mars 2026. les collègues, vous en avez beaucoup parlé, c'est que la commune tout d'abord c'est un espace politique et ça c'est une vraie bataille à mener. Vous l'avez dit, c'est pas un truc de gestion, c'est pas un truc de neutralité ou de bon sens, c'est des choix politiques, c'est un lieu de lutte des classes.

C'est un lieu où on va pouvoir construire une politique qui lutte contre le néolibéralisme et qui lutte, affirmons-le aussi, contre ce système capitaliste. Et ça c'est important de l'avoir en tête parce que c'est un véritable outil pour nous militants de gauche de pouvoir concrètement proposer des mesures qui vise à lutter contre ce système. Alors tu l'as dit René, on va pas faire des communes anticapitalistes, on est dans un monde qui est compliqué mais on va faire des batailles à toutes les échelles.

Mais cette échelle-el là, elle est importante parce que c'est là où les gens sont en capacité de se mobiliser le plus. On le sait et ça a été dit aussi aujourd'hui, on connaît plus facilement le nom de son maire, sa mère que du président de l'Interco ou même que le président du département ou alors même que des membres des ministres tellement ils changent souvent. L'échelle municipale et communale, c'est une échelle aussi où à laquelle les gens sont attachés.

C'est une échelle concrète dans notre vie quotidienne. On va, on sait où est notre mairie. On sait pas où est le siège de la métropole par exemple, mais on sait où est notre mairie.

Et donc, on a un levier énorme d'éducation populaire pour repolitiser ces débats-l qui vont traverser en fait la société qui vont qui va commencer très tôt cette année. C'est un outil aussi où il va falloir qu'il va falloir activer pour repenser aussi les liens entre les gens et entre les territoires. Alors, on nous parle beaucoup des territoires, c'est surtout les gens qui les font vivre ces territoires.

Et aujourd'hui, on nous a présenté les communes, les métropoles notamment comme des outils de concurrence. C'est la concurrence entre tous et tous, tout le temps. La métropole, c'est en fait cette logique d'attractivité, de rayonnement, de compétitivité, tous ces mots-là très néolibéraux mais qu'on a fait infusé aussi à l'échelle municipale.

Et nous, on va arriver justement avec cette idée complètement inverse. Nous volons des lieux de solidarité. Le but c'est pas d'être la meilleure ville par rapport à l'autre, c'est pas d'être la métropole en concurrence.

Moi je vois, je suis clairement toise, donc nous on est censé concurrencer Saint-Étienne, Grenoble, Lyon. Autant vous dire que c'est pas la peine. On y arrive pas.

Et donc ça nous fait faire des politiques qui sont délirantes. Construire un grand stade parce qu'il faut avoir un grand stade pour être une grande ville parce que sinon on n'est pas une grande métropole. Ça c'est 80 millions par exemple d'euros foutus en l'air à Clermontferrand pour un grand stade de foot qui va être vide et qui n'est pas un développement utile pour les gens aujourd'hui.

On a besoin d'autres investissements et donc nous on va arriver avec une politique qui vise à mettre de la solidarité, de la fraternité, de la sororité en fait entre nous et entre les habitants et les habitantes. Et quand je dis ça, c'est que il va falloir s'appuyer sur des outils qu'on a nous insoumis tout simplement. Ce sont les luttes et je pense qu'on ne peut pas aujourd'hui se présenter dans des échéances électorales sans s'appuyer sur nos luttes locales.

Et aujourd'hui, il existe dans toutes les communes des collectifs, des gens qui s'organisent, qui essayent de changer leur ville, leur ville, leur rues, leur quartier. C'est dans les quartiers populaires, mais c'est aussi des parents d'élèves qui vont s'attaquer à ce qui se passe dans leur école, comment la courisée, est-ce qu'il y a des bagnoles devant l'école ? Et on doit nous s'appuyer sur les luttes.

Et on doit même faire plus, c'est qu'on doit faire rentrer les luttes dans les conseils municipaux. On doit faire en sorte qu'aujourd'hui les gens qui se mobilisent, qui sont des acteurs et des actrices de leur ville et qui sont pas écoutés en fait par les les dominant que nous avons aujourd'hui, moi je vois à Clarmontferrand et c'est une majorité, on va dire de de gauche hein, PS euh écolo. Et pourtant l'élulaires n'arrivent pas à percer dans les conseils municipaux mais parce que tout simplement nous avons aussi aujourd'hui des conseils qui ne sont pas représentatifs des habitants et des habitantes.

On a plus beaucoup d'ouvriers. Par exemple, nous à Clarmontferin alors que nous sommes la ville Michelin. À une époque, un conseil municipal de la ville de Clarmont, c'était des ouvriers Michelin qui siégeit.

Aujourd'hui, on a des quêtes supérieurs Michelin qui siègent. Alors, ça change un peu les politiques publiques qu'on met en place. Et donc ces luttes, ces luttes qu'on va avoir besoin et dans lesquelles nous sommes aussi nous insoumis, insoumises, dans lequel on participe, il va falloir qu'elle soit aussi bah la construction de ces programmes politiques et qu'elle rentre en fait dans les conseils.

C'est un point d'appui qui est le plus important pour nous. Pour sortir aussi cet aspect très technocrate qu'on veut nous faire monter pour être un élu, il faudrait être un grand technos. Bon ben non, c'est pas ça.

Un élu, c'est quelqu'un qui connaît sa ville, qui la vit, qui a des qui sait ses besoins, les besoins de ses voisins et qui peut porter la parole de ses voisins, de ses des habitants des quartiers ou de bah des entreprises qui y sont. Donc les luttes à mon avis c'est vraiment la base aussi de la construction de notre programme en dehors de tous les outils qu'on a nous insoumis parce que vous allez voir la boîte à outil elle est elle est vaste hein. On va pas pouvoir tout faire hein.

Prenez ce qu'il y a d'intéressant mais prenez aussi ce qui existe sur vos territoires, ce qui existe dans vos villes, dans vos quartiers pour pouvoir les faire être au plus près en fait des besoins des habitants. Parce que nous, on fait une politique qui part enfin qui part des besoins de celles et ceux qui vivent ici. Et c'est comme ça qu'on fera de la démocratie, qu'on remettra de la démocratie dans ces conseils municipaux aussi parce que c'est ce qui nous manque aujourd'hui, c'est de ne pas avoir en fait la parole, la vie réelle en fait des gens qui euh alors je dis pas dans les communes où nous sommes à la tête de ces communes évidemment, on a eu plein de démonstrations de comment on fait monter cette parole et comment elle fait éruption en fait dans les conseils.

Mais lorsque nous sommes pas aujourd'hui aux commande, il va falloir pousser pour que ça ça rentre. Et donc moi, je vais aller très vite parce que je voulais laisser la parole après à vous, mais dire qu'on va avoir plusieurs étapes en cette rentrée. Je pense que ça commence et on va en parler pas mal, mais ça va commencer le 10 septembre.

Le 10 septembre, c'est aussi à l'échelle des villes que ça va se construire. C'est un mouvement national mais c'est dans les quartiers, dans les ronds-points sûrement aux entrées de ville, mais c'est plein d'endroits où il va falloir s'appuyer dessus et être présent, soutenir. Et le 10 septembre, ça peut être aussi un moment de construction très politique en fait où les gens vont se réapproprier ce qui est en train de se passer.

Et ça va continuer comme ça évidemment avec les batailles nous parlementaires avec la censure. On va espérer arriver à très vite à faire une censure. Mais si c'est pas juste à la rentrée, ça sera avec le budget parce que c'est impossible que ce budget austéritaire qui va faire un mal incroyable à celles et ceux qui n'ont plus rien, que ce budget passe.

Donc on va se bagarrer évidemment contre ce budget et puis ça va continuer évidemment avec les élections municipales. Je pense que mars 2026 peut être un moment politique assez historique dans ce que nous sommes en train de vivre dans ce temps long justement et c'est un moment de réappropriation. Il va falloir voilà s'appuyer sur tout ce qu'on va construire dès septembre pour que bah nous insoumis insoumises nous soyons au rendez-vous des municipales et qu'on puisse s'emparer de ces villes-là pour changer la vie des gens à l'échelle de la de la commune mais aussi dans les interc et foutent le bazar comme tu disais parce que ça a besoin d'être secoué.

Donc on a une tâche, une année qui risque d'être particulièrement chargée mais qui va être à mon avis un tournant important euh pour nous, pour celles et ceux qui bah qui sont méprisés depuis bien trop longtemps par les gouvernements successifs comme on l'a pu le décrire. Donc on va avoir du boulot. Donc et il y a pas, je finis juste là-dessus, mais on a parlé plusieurs de plusieurs échelles de ville et de plusieurs territoires et c'est ça qui est intéressant.

Mais en tout cas, tout ce qu'on s'est dit, c'est applicable de la plus petite commune jusqu'à la grande métropole où en fait tout est politique et dans une commune de 150 habitants, la vie de la cité, elle est aussi éminemment politique. Et je finis juste sur une dernière chose. Moi, je remercie les maires qui se sont mobilisés, que ce soit pour la réforme des retraites mais aussi pour la Palestine parce que repolitiser le débat public et ben c'était ce qu'il nous fallait, c'est essentiel et gloire à vous d'avoir aussi affronté ces préfets et de continuer à le faire parce que on a besoin d'avoir des élus qui représentent nos idées et celles et de celles et ceux qui se battent depuis plus de 22 mois, tous les samedis dans toutes les villes de France et notamment pour Gaza.

Donc merci beaucoup d'avoir fait ça aussi. Euh, on va faire passer du coup un micro. Ben, je on va essayer de d'alterner si ça vous va une question camarade femme, camarade homme pour pouvoir avoir une représentativité aussi de notre assemblée et on vous laisse la parole.

Essayie de formuler ça assez court s'il vous plaît qu'on puisse laisser la parole à tout le monde. Je t'en prie. 1 2 Oui, ça parle ça en temps.

Très bien. Euh question courte à à tous et notamment à René Revol euh sur l'histoire. Vous entendez pas ?

Ben je parle au maximum là. Je projette la voix. Oh, le micro est allumé là.

Euh oui, sur le contournement parce que effectivement le préfet retoque quand il y a une quand il y a un référendum d'initiative citoyenne communale. Il dit non, il y a la consultation aussi mais tu as dit que tu avais fait tu as proposé une votation et là du coup c'était passé. C'est ce qu'avait fait la commune de Saillan il y a quelques années aussi et c'était passé.

Donc tu confirmes bien ce fait quoi. Ça être très important pour la suite hein. Merci.

Il y a une question qui pour moi m'étonne que vous n'ayez pas abordé, c'est la question assurantielle des communes puisque non seulement en effet les communes ont subi des baisses de dotation mais elles ont subi des augmentations des primes d'assurance allant de 1 à 1104 %. Euh c'est mon travail, je boss là-dedans. Comment est-ce qu'on fait en tant que maire quand on prend une augmentation d'assurance de sa flotte, de ses bâtiments, de l'ensemble de ces bâtiments communaux supérieur à 1000 % ?

Et encore si on trouve un assureur prêt à nous assurer. Mais le fait est que aujourd'hui il y a une suprématie des pôles assurantiel qu'il y en a deux en France et si ces deux assureurs refusent de vous assurer, certains maires ont même été s'assurés à l'étranger. D'autres encore aujourd'hui alors que nous sommes au mois d'août n'ont toujours pas d'assurance depuis le mois de janvier.

Euh comment est-ce que vous faites euh merci euh moi je suis en train de travailler le programme avec un groupe de camarades sur une petite commune Marseille. Euh donc euh une première question, Marseille, c'est 111 conseillers municipaux et 300 si on prend les secteurs et tout, 700000 habitants. Euh donc la question des exemples que vous avez donné, euh il y a une différence de taille d'échelle et on se pose beaucoup de questions.

Comment réussir à faire que les élus puissent aider à faire une démocratie locale efficace ? Et ben, on réfléchit. Si vous avez des pistes, je prends.

Deuxème question par rapport à aux questions financières. Euh la question la enfin avec tout ce qui a été dit, une des seules voies qu'on voit pour essayer de lever du pognon, c'est l'endettement. Et est-ce que vous avez des choses à dire là-dessus par rapport à vos expériences municipales ?

Merci. Euh oui, bonjour. La question de la 5e République, c'est aussi la question de la toute puissance de la majorité. euh dans la dans une dans un conseil municipal et donc je me demandais dans votre pratique à vous, on va dire insoumise de la des mairies quelle place vous avez décidé vous de laisser à l'opposition.

Surtout que bon, nous dans nos communes de droite, il nous laisse zéro place donc c'est un peu tantant de se dire que si on arrive au pouvoir, on ferait pareil. Donc voilà, c'est une vraie question. Quelle place vous laissez à l'opposition et pourquoi et et comment on fait une première salle de réponse et on reprend les questions après pas sur l'opposition.

Vas-y. Je vais je vais répondre à la dernière question sur les relations avec l'opposition. C'est vachement intéressant. parce que je vais me lever comme ça je vous verrai en même temps.

Euh nous on a essayé de de faire davantage de place à l'opposition parce que euh on on voulait on aurait pas voulu nous être traité de cette manière. Alors nous c'était la première fois qu'on se présentait une élection locale pour 31 personnes sur 33 de notre liste. Et donc on s'est dit si on veut changer les mentalités commençons par changer nos pratiques à nous.

Et donc ça joue au moment de la prise du règlement intérieur et c'est là où tu peux ouvrir un petit peu plus facilement les portes. Euh par exemple, on a mis en place la possibilité pour n'importe quel élu, donc opposition ou pas, de Alors d'ailleurs, on dit pas élu d'opposition dans aucun texte. On dit élu euh non majoritaire à la limite, mais c'est même pas dans les textes non plus, tu vois.

Donc c'est parfois un peu un peu compliqué de de réussir à à désigner. On a mis la possibilité par exemple de demander la création d'une mission d'information spéciale sur des sujets précis. Par exemple, nous on est on s'était dit peut-être qu'ils vont en demander une sur l'extinction des lumières la nuit.

On l'a pratiqué dans notre ville, on éteint maintenant de 1h à 6h du matin et euh et ben non, on avait donné hein ces ces exemples là au moment de de la présentation du règlement intérieur et de sa votation, mais ils n'en ont pas ils en ont pas voulu. Euh quand euh on crée les conseils de citoyens, ce que certains appellent les conseils de quartiers, on met la avant ce qui se passait, c'est que les candidatures étaient envoyées que le président du conseil de quartier, c'était un élu de la majorité et que en gros il prenait dans les candidatures les gens qui l'intéressaient. Donc genre moi non.

Mais nous on a décidé de de les associer au choix. Et donc dans nos conseils de citoyens, il y a les gens qui sont volontaires qui candidatent et euh on fait une commission avec des membres de la minorité pour choisir les personnes les personnes volontaires et dans les person les personnes qui ont été désignées euh qui on qui avaient déposé une candidature, il y avait une personne qui était sur la liste de mon la liste concurrente. Une autre fois, j'avais un cas de conscience parce que j'avais une on avait ouvert un poste, on l'avait publié et là dans les personnes qui candidate, il y avait la femme d'un de mes élus.

C'était pour un poste dans une crèche et d'ailleurs c'était la femme de l'élu à la petite enfance. On a mis un mec à la petite enfance à ce qui paraît ça change. Il y a toujours des des postes comme ça où il y a plutôt plutôt des gars ou plutôt des femmes.

Donc on a changé. Et là, j'avais un, tu vois, j'avais un cas de conscience parce que on a pris une charte entre nous de bonne pratique et là ça peut nous être reproché même si elle a les compétences et les diplômes. Donc ce que j'ai fait c'est que j'ai invité euh un membre de la minorité à venir à l'entretien d'embauche.

Alors là, mes services, ils m'ont regardé comme ça, dis "Mais attendez, ça se fait pas, je m'en fous parce que de toute façon, s'il vient pas, bah moi je l'ai proposé, j'ai la preuve que j'ai proposé et si la personne vient, bah elle va faire un travail comme nous." C'està dire qu'elle va poser les questions et elle va donner son avis. Et au final cette personne n'a pas été recrutée mais quand même été invité à l'entretien d'embauche et euh et ça s'est joué sur les compétences.

Mais bon, tu vois, il y a il y a moyen par-ci parl de donner un petit peu plus de place à la à l'opposition. Euh c'est tentant de de pas le faire. Mais moi je pense que il faut toujours laisser ils sont élus comme nous.

Nous par exemple dans la ville, on a des indemnités pour les conseillers municipaux et donc aussi pour les conseillers municipaux d'opposition. Ça me paraît quelque chose de tout à fait tout à fait normal. Et en nouveau si on veut changer les mentalités, bah commençons par nous-même.

Tu voulais répondre sur l'endettement ? Oui. Juste quelques mots sur les questions financières, d'abord sur la l'assurance.

Tu as tout à fait raison. Moi, j'ai beaucoup tremblé, hein. Bon, j'ai une augmentation de 10 %, ça va, je peux peut arriver mais il y a des des collègues qui ont pas pu assurer certains biens dans leur dans leur commune.

Donc, si vous alors vous, il faut savoir qu'il y a des biens qui sont pas assurés. par exemple les voiries, les réseaux, tout ça c'est pas assuré tout le temps, il l'assure pas. Donc si vous avez une inondation et et une catastrophe comme ça m'est arrivé en 2014 et ben c'est tout bon pour votre budget quoi.

Et vous allez pleurer des subventions mais elles couvrent pas la totalité des dégâts. Donc voilà, c'est un vrai enjeu et on est plusieurs mères à de défendre l'idée d'une mutualisation des assurances entre les communes pour permettre que chacun ne soit pas livré seul petite commune face à AXA et autres requins des assurances. Voilà, ça c'est très important.

Ensuite sur l'endettement. Alors, il faut que vous sachiez quand même que à la différence de l'État, le budget de fonctionnement d'une commune, hein, ne peut pas être financé par la dette parce que c'est pas vous qui payez, c'est le trésor public qui paye. Donc si à un moment donné, il y a plus de sous dans la caisse, trésor public ne paye pas ce que vous demandez qui paye.

Donc les budgets de fonctionnement des communes sont toujours équilibrés par principe et c'est pour eux un moyen de contrainte comme tu l'as expliqué à travers le truc de car où il limite l'augmentation des dépenses de fonctionnement. C'est un pour eux moyen de contrainte. Donc l'endettement ne peut être utilisé que pour l'investissement.

Et il y a dans le discours néolibéral, donc moi j'ai une bonne opposition d'extrême droite néolibérale et cetera, c'est parfait. Et qui euh développe l'idée il faut surtout pas s'endetter. Faut surtout pas s'endetter.

La dette trop importante, c'est pas possible. La dette c'est le c'est l'ennemi. La dette c'est l'ennemi.

Voilà. En s'appuyant sur le bon père de famille, sur toutes toutes ces ces thèses là. Et il faut vraiment résister à ça et montrer que quand vous faites par exemple, je comme on est dans la première couronne de Montpellier, la croissance démographique chez moi est forte.

Donc on a construit une nouvelle école, d'accord ? Nouvelle école c'est communal hein. D'accord.

Si comment faire sans s'endetter ? Et puis c'est stupide pourquoi c'est les contribuables de l'année N0 qui payeraient un bien qui va servir pendant 30 ans ? Pourquoi on ne répartirait pas les biens sur les 30 ans à travers l'emprunt ?

À condition bien sûr que le taux d'intérêt de cet emprunt ne soit pas trop élevé, qu'il soit fixe, que vous le maîtrisiez. Donc faut assumer le fait de s'endetter. Il faut dire que c'est une bonne chose si la dette est saine si celle-ci correspond à un développement du service public et correspond à un étalement de la dépense.

Donc il faut absolument assumer l'endettement et c'est important naturellement à un moment donné il vous il vous tapent par exemple ils vous disent dans les taux vous savez font des rapports chaque année sur sur votre commune et il vous convoquent à la préfecture pour vous dire c'est bien pas bien ce que vous faites bon ils ont pas de pouvoir de nous l'interdire donc on écoute ce qu'ils nous disent mais ils nous disent bah le ratio de d'employés par exemple communaux si vous dépassez dans vos dépenses de fonctionnement 50 % des dépenses de fonctionnement c'est euh les salaires de vos employés c'est pas bien pourquoi c'est pas Bien pourquoi moi j'ai internalisé la crèche, j'ai internalisé loisir, j'ai internalisé plein de choses. Voilà et c'est le service public, l'école de musique, on a internalisé. Ben automatiquement, j'ai dépassé les 50 %.

Parce que je peux très ce que fait les politiques libérales, c'est qu'elle sous elle elle délègue au privés, ça fait diminuer la masse d'employés communaux et ça passe en dessous de 50 %. Non, on n'accepte pas ce dictat. De la même manière, ils nous disent le taux d'endettement, ça doit être avec ce que vous dégagez comme épargne chaque année, il faut que vous puissiez rembourser en moins de 12 ans.

C'est la c'est la règle. Je sais pas pourquoi. C'est un peu comme les 3 % de de Bruxelles ça.

Il y a un truc, ils ont inventé 12 % 12 ans. Donc il faut que avec votre excédent annuel, vous le remboursez. Il faut pas que vous déplacez les 12 ans.

Cette année, je suis passé à 13,6. Donc une petite lettre de la préfecture pour dire "Ah, vous avez dépassé les 12 ans." Mais oui, parce qu'on a on vient d'investir cette année, d'accord, pour rénover totalement une école pour qu'elle soit adaptée au changement climatique.

Et c'est bien, c'est bien tombé. Il y a eu une canicule, donc ça permis de de vérifier que c'était très utile. Et donc à partir de là, il faut absolument assumer cet endettement et l'assumer et le maîtriser.

Bon, maintenant vous n'avez pas la capacité d'augmenter vos ressources. La dernière ressource qui reste aux communes, il y en a qu'une, c'est la taxe foncière. C'est la taxe foncière et les propriétaires, ils la répercute sur le locataire, hein, vous en faites pas.

Donc euh c'est la taxe foncière. Donc vous avez une limite, y compris pour avoir une autonomie. Votre base fiscale, c'est que ça.

Alors, elle a un avantage, c'est qu'elle ne dépend pas de la conjoncture. D'accord ? Alors, à la différence de l'État qui a fait que les départements et les régions sont maintenant financés par la TVA, bon ben la TVA, les années les années où la TVA où l'activité se ralentit, ben la TVA diminue et donc les ressources des départements et de la région n'ont plus aucune maîtrise de leurs ressources.

Nous, il ne reste que la taxe foncière. Elle a une certaine stabilité, elle augmente avec le public et cetera. Mais vous, si vous augmentez la taxe foncière, ben voilà, il y a des limites, hein, chez nous est déjà élevé.

Mais à un moment donné, c'est la seule ressource. Vous ne pouvez pas faire autrement que d'augmenter cette taxe encière si vous voulez répondre. Et là ce qu'on chez moi, elle a pas augmenté depuis 10 ans, mais euh voilà, ça va se poser.

À ce moment-là, il faut dire quel est le projet pour la commune, quelle est l'augmentation d'impôts que je vous propose ? Et on fait un débat public pour organiser la votation de tous sur cette question. C'est est-ce que ce projet il est nécessaire ?

S'il est nécessaire et ben on décide de le payer ensemble par le seul moyen qu'on a. Voilà. Et et si on joue la démocratie à ce moment-là, et bien on n' pas avoir euh de honte à un moment donné d'augmenter des impôts si ça correspond un projet qui a été adopté avec les citoyens.

Un petit mot après, je laisse la parole pour les pour les autres. Sur l'endettement, il y a aussi des mécanismes qui sont hyper favorables, notamment avec la caisse des dépôts et et consignation. Nous là, on vient de changer l'ensemble de notre éclairage public en 3 mois, 1800 points lumineux.

On a tout passé en LED, pilotable à distance, tout ce que vous voulez machin et on a bénéficié d'un emprunt auprès de la caisse d'Pignation s'appelle de l'intracting. Et on va commencer à le rembourser en 2026 avec les économies qu'on aura commencé à générer sur le la baisse des consommations et de l'éclairage que que va générer le fait d'avoir tout passé en l'IDE. Donc ça c'est pareil.

Donc tu as raison, j'ai endetté euh notre majorité a endetté la ville d'un million supplémentaire, sauf que euh en 8 ans, je crois quelque chose comme ça, on sera déjà euh quasiment bénéficiaire, quoi. Et euh et en plus à des taux vachement intéressants puisque c'est la Caisse des dépôts et et consignation et que c'est un organisme qui dépend de l'État et que c'est c'est quelque chose de très très vertueux. Voilà, il y a aussi des mécanismes comme ça qui vous permettent de défendre l'emprunt.

Tu l'as très bien fait et je sous tout à fait à ce que tu dis. Une école, nous on on vient d'acheter un bâtiment pour y mettre un centre communal de santé et une épicerie sociale et solidaire. Ça va servir à tout le monde pendant des années et des années.

Ça répond à des problématiques précises de santé et de solidarité. Et on l'a fait avec de l'emprunt. Mais tu as raison, il faut que ça soit corrélé un objectif expliqué.

Mais il y a pas de c'est c'est du bon emprunt et ça sert à tout le monde. Ouais. Euh sur la première question sur le la votation Régie publique de l'eau.

Euh effectivement alors nous on a été dans la même situation, on est passé à une régie publique de l'eau, on a fait la même chose, on a fait une votation. Donc oui euh c'est euh c'est possible, ça passe. Après euh c'est les votations, elles sont euh c'est un engagement politique euh qui est pris euh qui est pas ça ne suffit pas pour passer à une régie publique de l'eau.

C'est un engagement que vous prenez euh auprès de la population et vous prenez l'engagement de respecter le résultat euh de la votation, mais ça ne suffit pas pour passer à une régie publique de l'eau. Et donc c'est pour ça que ça fonctionne. et peut-être pour donner une expérience aussi sur la place de de l'opposition.

Alors nous également, on a essayé donc de donner un certain nombre de pouvoirs à l'opposition et notamment la présidence d'une commission éthique pour contrôler à la fois les déplacements, tous les sujets qui pourraient y avoir de conflit d'intérêt et cetera dans la municipalité. Ils l'ont refusé un peu comme tu disais, ils refusent certains leviers. Après, il y a quand même une difficulté et une différence.

Alors, moi, je suis d'accord. Je pense qu'il faut donner donner un certain nombre de pouvoirs et pas être dans une logique revancharne. Mais il faut bien avoir à l'esprit que quand on est face à des oppositions de droite, elles vont pas forcément avoir les mêmes leviers que quand c'est la gauche qui est dans l'opposition. et notamment nous par exemple notre opposition euh bah elle a par contre la majorité au conseil départemental, au conseil régional, euh à la métropole et du coup ils sont pas du tout dans la même posture.

Par exemple, nous le conseil départemental depuis qu'il est passé à droite, il a voulu euh fermer une crèche municipale. Le maire a écrit au président du conseil départemental pour lui demander un rendez-vous pour s'y opposer et cetera avec une pétition avec un certain nombre avec beaucoup d'habitants qui ont signé. Le président du conseil départemental a refusé mais a reçu le président du groupe d'opposition.

Donc euh on est quand même face aussi à des euh à des gens qui eux contournent en fait assez largement euh le jeu démocratique qui voudrait euh quand même qu'on dise que bah quand un un maire a été élu, une majorité a été élue par des habitants, normalement on on va quand même plutôt les voir en premier. Donc on on va dire qu'on est quand même face à des difficultés euh un peu plus euh fortes à mon avis quand on a ce type d'opposition. Et pareil, on est aussi face à des difficultés de recours.

Euh nous, notre opposition euh dedans, il y a un juriste euh de droit euh public euh qui fait euh des recours systématiques au tribunal administratif sur tout ce qu'on fait, qui écrit à la préfecture. On a fait passer une délibération sur un bail amphithéotique pour une mosquée par exemple. Bah derrière courrier à la préfecture, les menaces de recours, voir les recours.

Donc c'est aussi quand même un un rapport à l'opposition qui est assez différent quand vous êtes face à des personnes qui ont des ressources assez importantes à la fois politiqu euh scolaire, juridique et cetera et je pense que faut enfin faut l'avoir en tête. Ouais. Et moi je rajouterai quand même une chose sur la question du droit des oppositions.

On n'est pas tous dans des configurations différentes, mais je pense qu'il y a un truc essentiel et que qui peut être aussi un enjeu pour nous, c'est la question de la transparence de la vie politique d'une commune. Et ça c'est un outil quand même qui est qui est pas toujours exploité par des conseils municipaux, notamment installés depuis très longtemps dans des communes où en fait on a peu accès à l'information que ça soit des élus d'opposition ou des citoyens et des citoyennes. Et et ça si pour régler aussi des questions de conflit, je pense dans le fonctionnement d'une institution comme des conseils municipaux, la transparence du de des délibérations, des réunions, le fait de d'informer les gens, bah ça règle aussi pas mal de conflits en fait entre opposition et majorité parce que les débats politiques bah ils doivent se mener, c'est sain.

C'est d'ailleurs la vie bah normale d'une commune, c'est qu'il y ait une opposition, une majorité et que on soit pas d'accord. enfin ça fait partie du jeu mais qu'on a accès en tout cas aux éléments pour se positionner et ça c'est un des véritables enjeux euh mais même à une échelle nationale hein, je le vois à l'Assemblée nationale quand on n pas accès à des études à des dossiers pour se positionner bah ça ça crée ça crée de l'attention et on narrive pas à mener un débat normal qui est et avec la fin qui est tranchée par les élus en fonction on a tous un mandat on est on a gagné ou perdu mais on a quand même un mandat électif qui doit être respecté quel que soit la majorité actuelle une dernière Dernière chose quand même sur la question de la dette, c'est agité de la même manière, je pense, par la droite que à l'échelle nationale. Une dette, c'est pas un objet dangereux en soi.

En fait, dans une famille, faire un emprunt pour acheter une maison, des voitures, c'est pas un truc où on fait n'importe quoi en fait. Donc on on doit aussi pouvoir parler de la dette de manière sereine euh le et ça a été décrit de manière bah quand elle est euh équilibrée, utile à une politique publique et qu'on est borné dans le temps et qu'elle est à ta fixe. Et on a un petit traumatisme quand même à l'échelle des collectivités, c'est qu'il y a eu aussi un moment des empreints toxiques et les banques évidemment sont très voraces sur les emprunt des collectivités et dans les années 2008 à peu près, il y a eu beaucoup de collectivités qui sont fait arnaquer par des emprunts qui s'appelaient fix à l'époque, mais c'était pas fix écrit en bon orthographe hein et c'était indexé sur l'eurofrance suisse sur des monnaies comme ça.

Donc c'est des emprunts qui ont explosé euh et qui ont mis vraiment en grande difficulté financière beaucoup de collectivités mais aussi des hôpitaux et tout ça. Donc il y a aussi comment on arrive à reprendre des contrôles sur aussi des banques, sur les questions d'emprunt. Enfin voilà, c'est c'est pas que euh la dette en tant que telle, mais c'est aussi bah ceux qui vont prêter de l'argent comment on contrôle aussi à une échelle nationale.

Et c'est pour ça la case des dépôts c'est pas mal pour ça hein. Mais les banques privées évidemment ont été aussi des énormes arnaques. Et par exemple sur les empreintes toxiques, là où on a eu un problème aussi, c'est quand on a voulu en sortir, il y a pas eu de solidarité entre les villes et en fait ça a pas tenu bon.

Il y a eu quelques communes qui ont voulu continuer à aller au contentieux pour attaquer les banques qui étaient vraiment une vraie arnaque. Sauf que en fait la plupart bah ont pas voulu résister à ça et cette logique de concurrence de chacun sauve sauve ses fesses et bah l'emporté à ce moment-là et donc ça laisse des traumatismes aussi et d'où c'est un à mon avis cette ligne politique qu'on doit défendre c'est celle de la solidarité entre tous et toutes plus que cette concurrence de savoir qui sera le meilleur gestionnaire le plus pur le moins endetté parce que ça ça a pas de sens. Ce qui compte, c'est les politiques qui sont utiles à la population.

On a le temps de reprendre quelques questions. On a le temps d'une dernière petite salle. Oui.

Oui, bonjour. Euh alors, moi je viens d'une petite ville d'un peu moins de 9000 habitants dans dans le Jura. Euh j'avais une question aussi sur euh l'endettement, sur euh la dette, mais vous y avez bien répondu du coup parce que donc je viens d'une ville qui est assez fortement endetté avec des capacités de d'investissement qui sont euh dites assez réduites.

Euh du coup, je vais vous poser des questions sur euh deux autres projets auquels on réfléchit avec mon groupe. Euh donc celui d'une d'une cantine municipale parce qu'à l'heure actuelle dans ma ville la cantine donc fonctionne avec une délégation de services public. Euh et je voulais savoir si vous dans vos communes, vous avez eu cette expérience là de passer d'une d'une régie de délégation de service public à une régie directe.

Et puis également sur le côté médical. Donc ma ville est dans un désert médical, on a du mal à voir des spécialistes notamment et donc on envisage la question d'une d'une maison médicale communale et je voulais savoir si vous aviez des expériences des retours d'expérience sur ce sujet. Dans le fond un petit peu désolé aux jambes devant.

Merci. Merci à à tous les quatre pour pour votre contribution. Moi ma question elle elle porte sur les euh les listes citoyennes.

Quelles sont vos relations avec les listes citoyennes si vous en avez dans dans vos communes et dans le cadre bah des prochaines élections en 2026, quelle stratégie notamment pour éviter l'éparpimement des voies et potentiellement aussi post-lection. euh comment collaborer avec elle, qu'on soit aux manettes de la ville ou dans l'opposition. Merci.

Oui, je vais prendre la suite parce qu'il peut y avoir une autre situation, c'est-à-dire qu'on peut être élu dansci on peut être élu dans une majorité mais dans une majorité mixte. C'est-à-dire qu'il y a des socialistes, des communistes, des écolos et deux insoumises. Et là euh ben il y a des choses qui passe auxquelles on adhère et il y en a d'autres pour lesquels on plaide très longtemps et qui ne passent jamais.

Alors c'est épuisant. Si vous voulez vous engager dans ça, bon courage. Moi, j'avoue que maintenant je préférera encore être dans l'opposition.

Je l'avais été auparavant et je trouve que c'est plus confortable comme situation. [Applaudissements] Oui oui, je je suis étonné parce que je pensais naïvement que les communes n'avaient pas le droit de se financer auprès de des organismes publics et qu'il devaient passer selon l'article 123 du traité de Lisbon sur les banques privées. Alors, je je j'en suis content parce que je ça me donne un espace auquel je n'avais pas songé mais jusqu'à maintenant, je pensais que toutes les collectivités département devait se financer auprès des banques privées et qui leur été interdit d'aller à la Banque de France sur la caisse des dépôts des consignations.

Merci de m'éclairer. Un jeune. Bon, allez, un jeune.

Encore une ou deux ? Ouais, de et après on arrête ou la place. La parité c'est entre femmes hommes pas jeune jeune plus âgé.

Donc deux questions très courtes. Je suis arrivé un peu en retard donc j'espère que ça recouvre pas quelque chose qui a déjà été traité. La première c'est vous parliez de des sources de d'autofinancement donc de la taxe foncière.

On a un petit peu regardé avec mon groupe on prépare les les municipales en Charante en Goulem. Est-ce que ça peut être un levier aussi pour certaines communes la taxe de séjour et entiellement d'autres petites taxes qui est un peu plus exceptionnelle comme la taxe contre les logements vacants, les locaux vacants vides ? C'est des des questions, j'aimerais bien avoir des chiffres, savoir à combien ça représente en pourcentage de de financement.

Et 2è petite question, c'était sur euh souvent euh dans le bah dans le cadre de de d'élus euh traditionnels de droite par exemple euh leur manière de poser leur légitimité face à des collectifs citoyens ou des contestataires qui peuvent s'opposer à des projets municipaux, c'est de dire bah ce que vous proposez, on pourra pas le faire, c'est pas possible, il y a il y a pas d'alternative. Et c'est souvent le cas. Nous, on a le ce sujet pour des projets où ils disent le PLUI ne nous permet pas de nous opposer à des projets par exemple de grands centres commerciaux ou de McDonald's.

Nous, c'est un CAD à McDonald's. Et donc bah voilà, je voudrais avoir des éléments un petit peu plus concrets là-dessus parce qu'en fait comme on sait pas, ils nous transmettent pas d'infos sur si ils sont en train de décider s'ils vont signer ou s'ils vont pas signer, quels sont les éléments qui qui leur en empêchent ou pas dans le PLUI ou dans le PLU. C'est vrai qu'on est un peu désarmé face à ça.

Une dernière et Oui. Euh bah je je fais comment dire ? Je je suis un peu porte-parole d'un camarade dans dans les discussions qu'on a eu sur la question des communes et des municipales, donc la question des budgets.

Il y a un camarade qui a posé la question qui nous a dit "Et pourquoi la France insoumise euh remet pas en cause la décision de Macron de supprimer les impôts locaux ?" Parce que dans les il y a dans il y a les communes qui ont beaucoup de propriétés enfin de propriétaires avec des pavillons même en banlieu parisienne. Moi dans ma commune il y a 40 % presque 45 % de logements sociaux donc des essentiellement des locataires.

Les locataires ne payent plus d'un pot locau. Évidemment le foncier a augmenté le et le foncier augmentant je crois que c'est toi qui l'a dit y compris les propriétaires ont augmenté les loyers. Donc la l'histoire de dire on a augmenté le pouvoir d'achat, c'est faux puisque les loyers dans y compris dans les bailleurs sociaux, les loyers ont augmenté et les charges ont augmenté énormément.

Donc cette question des impôts locaux qui comment dire était était pour tout le monde hein, c'était avec des différences selon les communes et cetera mais enfin ça et donc cette part financière enlevée aux communes a conséquences énormes sur le social sur tout ce qui est Camar a parlé de la santé et cetera sur les écoles et nous on a un maire de droite lui qu'est-ce qu'il fait comme il est copain avec Valérie PCR qui est présidente de la région qui se tarde d'avoir des des des centaines de milliers d'euros de subvention pour telle ou telle chose, y compris la la région a aidé à un financement pour rénover une école communale alors que c'est de l'ordre de la commune. Ouais. Bah peut-être pour rebondir sur la dernière intervention, moi je je partage complètement ce qui est dit. la taxe foncière, elle est euh impactée indirectement, y compris sur les organismes HLM.

Et on pourrait presque faire la même conférence qu'on fait aujourd'hui sur ce qui s'est passé pour les communes et ce qui s'est passé pour les organismes HLM. C'est à peu près c'est à peu près la même chose en terme de perte perte de moyens, perte de marge d'action et cetera. Et aujourd'hui, les organismes HLM sont dans des situations extrêmement difficiles.

Et c'est vrai que nous ça c'est un c'est forcément un sujet à avoir en tête quand on augmente aussi une taxe foncière. Euh ça a un poids très important pour un bailleur social parce que c'est euh beaucoup de beaucoup de logements pour un seul organisme. Sur la question de la taxe de séjour qui était posée et les autres sources d'autofinancement, effectivement il y a une possibilité sur la taxe de séjour.

Euh il y a notamment un mécanisme qui est de passer euh la taxe de séjour euh au forfait euh plutôt euh qu'au réel. Euh nous, on a été euh on a été amené à prendre cette mesure-là parce que euh on s'est rendu compte que ce que versait euh notamment l'hôtel Ibis qui était euh sur notre territoire euh c'était euh en gros en calculant, ça voulait dire qu'il y avait trois clients par jour dans l'hôtel. Donc, on s'est dit qu'il y avait un il y avait un problème euh sur le paiement de la taxe de séjour.

Euh donc, on l'a passé en forfait, c'est-à-dire que vous définissez un pourcentage de remplissage euh et euh ça vous est euh ça vous est versé comme taxe. Le l'autre avantage de cette ce mécanisme là, c'est que c'est un outil contre contre les Airbnb parce que ça marche aussi sur les les Airbnb. Donc ça amène à réfléchir à deux fois pour les personnes qui voudraient faire de l'investissement locatif en Airbnb sur la commune.

Après, c'est un enfin on va dire que c'est un un outil à mon avis qui est utilisable déjà dans des zones très spécifiques parce que forcément quand on est en région parisienne ou en bord de mer, bah la question de la taxe de séjour, elle est plus importante que dans d'autres territoires. Et en terme de montant, c'est pas ça qui va permettre de financer. Voilà, ça va pas rénover une école, c'est de l'ordre de je sais pas de de 200000 € par anou, quelque chose comme ça, ce qui est pas c'est pas négligeable mais ça va pas financer des politiques publiques.

Et peut-être rapidement sur une autre question, sur la question des listes citoyennes et des relations qu'on a avec, moi je pense que c'est c'est une question difficile parce que liste citoyenne quelque part ça peut vouloir tout et rien dire. Et je pense qu'il y a un débat quand même à mener euh avec ces listes-là sur le fait que voilà, est-ce que c'est des listes citoyennes de gauche ? Est-ce que c'est des listes citoyennes de droite ?

Et euh ça peut parfois être euh comment dire des gens qui voilà qui se positionnent pas politiquement parce que il ils se sentent pas proche des partis et cetera auquel cas il y a un vrai intérêt je pense à à travailler, à discuter et à mener ce débat là. Après, on on sait aussi que le qualificatif de citoyens, c'est un peu comme toute la dépolitisation, le rapport juste aux techniques et au local. Euh parfois ça peut être aussi un faoné euh pour d'autres euh pour d'autres tendances euh politiques qui veulent pas euh s'afficher directement parce qu'elles savent que si elles affichaient leurs couleurs, euh les habitants ne les soutiendraient pas.

C'est ça effectivement. Après, il y a il y a des collectifs citoyens aussi qui existent et ce que je disais avec les luttes, c'est aussi comment bah on on propose des débouchés politiques en fait à ces gens qui s'organisent, qui sont pas forcément dans les logiques, on va dire partisanes en tout cas de voilà d'intégrer un parti politique mais qui ont besoin de déboucher à leur lutte. Et c'est à ça qu'on sert aussi en tout cas en tant que mouvement insoumis, je pense, c'est de réussir à à créer ses débouchés et à les emmener aussi avec nous.

Donc moi je vois en 2020, on avait créé, on a fait une mise clairement en commun et dedans, il y avait des collectifs qui étaient nés au moment des municipales pour parler climat, enfin écologie et qu'on a emmené avec nous et qui sont des élus maintenant dans notre groupe clairement en commun, la France insoumise et c'est aussi des logiques de repolitisation, de dication populaire et de enfin voilà de de ramener à à la place que doit avoir les gens, c'est-à-dire d'aller se coller aussi aux élections parce que c'est la place pas que de gens qui sont dans comment dire c'est pas qu'une question de parti quoi, c'est une question aussi de participation dans une ville et effectivement par contre euh s'affirmer dans un parti politique pour nous c'est une des une des missions parce que on a besoin aussi que de du débat politique. Enfin faut pas se cacher derrière juste le mot citoyen. Donc faut emmener les gens avec nous là-dessus sur des bases de programmatiques qui sont très claires, enfin qui doivent être très claires pour que ça fonctionne.

Moi, je voulais répondre juste sur la question des la logique de la fiscalité, en tout cas de la perte de souveraineté parce que c'est de ça dont il s a hein. C'est pas qu'une question d'argent, c'est une question de liberté des communes. On a bagaré la France insoumise he je pense à toutes les échelles possibles et dans tous les PLF dans tous les débats budgétaires.

Par exemple, l'année dernière, on avait réussi à faire adopter un amendement qui visait à remettre une taxe d'habitation, par exemple, sur les résidences secondaires ou sur les plus hauts revenus. Parce qu'en fait, la suppression de la taxe d'habitation de Macron, il l'a fait passer pour une mesure de justice sociale, ce qui était faux parce que les plus précaires on était par normalement exonérés et c'était ceux qui avaient des hauts revenus en tout cas qui qui pouvaient qui contribuaient le plus à cette taxe d'habitation et surtout qu'elle a été compensée à moyen constant, on va dire. C'est-à-dire qu'elle ne elle ne n'évolue pas en fonction de l'évolution d'une commune.

Donc une commune qui a gagné en population a la même compensation. Donc a perdu de l'argent concrètement. Il y a pas de compensation juste dans le macronisme, ça n'existe pas.

Et donc ça c'est une bataille qu'on mène à l'Assemblée nationale. La TVA c'est une un dévoiement de cet impôt qui est injuste, qu'on combat mais qui est utilisé aujourd'hui pour pour faire des compensations et qui sont là encore absolument pas juste pour les les collectivités ni pour les départements. Et département c'est aussi un autre problème.

Ils sont hyper endettés avec des politiques publiques qui sont très essentielles en fait en terme de social, de protection de l'enfance de de grand âge. Enfin voilà, c'est c'est pas anecdotique aussi pour les départements. Tout ça pour dire que c'est des batailles là qui se mènent plutôt à l'échelle nationale dans le cadre du PLF.

Et si on avait un des gouvernements qui de ne pas respecter les résultats des élections, on en serait pas là évidemment hein 2024 et la victoire du Nouveau Front populaire mais qui respecterait au moins le débat démocratique. C'est-à-dire quand il y a un débat sur le budget qu'il y a des amendements qui sont adoptés et ben on les garde même s'il y a un 493. Et ça c'est pas ce qui se passe à chaque fois, je vous jure.

Enfin, c'est c'est hyper frustrant pour nous parlementaires parce qu'on en a des victoires. Notamment le dernier budget, on a fait un budget à l'équilibre en taxant les riches, en ramenant des moyens en collectivité et tout ça est balayé d'un coup de 493. Il rajoute des choses qui ont été rejetées pendant le débat et qui enfin qui sont à la fin dans le budget.

Donc on a un holdup démocratique permanent depuis que Macron est là et ça ça impacte ce qu'on disait, les collectivités et la question de la fiscalité. Et je finis juste sur une dernière question qui était la question de la santé qui qui est pas vu comme une compétence municipale de premier plan et ça a été démontré par les deux collègues, c'est qu'en fait bah on fait un peu ce qu'on a envie de faire en fait. Si on estime que le besoin de la population c'est d'avoir des centres de santé municipaux et ben on peut faire des centres de santé municipaux.

Et je pense que c'est d'ailleurs un des enjeux de cette élection, c'est l'accès à la santé qui s'est évidemment dégradé en zone rurale mais aussi en zone urbaine notamment dans les quartiers populaire et construire des centres de santé, c'est-à-dire salarier les médecins directement parce que c'est ça dont il s'agit. C'est une demande de plus en plus de jeunes médecins, notamment les femmes qui veulent aussi avoir ce rythme de vie un peu plus préservé, une sécurité avec une administration. Enfin voilà, c'est des choses qui sont possibles et qu'il faut mettre en place, qui existent déjà beaucoup en banlieu parisienne qui sont historiques en plus hein.

Ce qui est pas pareil qu'une maison médicale où par exemple la commune met le bâti mais les médecins s'organisent en libéral et donc c'est une autre forme d'organisation. Moi je suis assez partisane des des centres de santé. On peut en faire départementaux, municipaux, enfin voilà, c'est un vrai outil.

Et on peut aussi parler question de tranquillité, de sécurité, de prévention. La question des trafics de drogue, c'est aussi une question qu'on peut don sur laquelle on peut agir notamment par les leviers de prévention, d'éducation euh avec des éduques de rue. Enfin voilà, il y a plein d'outils et une municipalité, elle peut faire beaucoup de choses.

Elle doit pas se suppléer à l'État ni compenser les défaillances, mais elle peut mettre des politiques publiques qui sont beaucoup plus efficaces que mettre par exemple des agents de police qui vont faire opération plasnet XXL alors que ça sert à rien. par exemple sur la la question de la je continue hein sur la la maison médicale communale de santé moi il y a 2 ans, j'avais participé à une formation et d'ailleurs si ça vous intéresse, il y a l'espace formation du formateur des collectivités et même si vous êtes pas inscrit en tant qu'élu, vous pouvez toujours assister au cycle de formation et il y avait un maire qui était là et qui nous expliquait comment il avait fait pour le mettre en place dans une zone en grande ruralité et en grand désert. euh médical et il expliquait que il avait hérité d'un bâtiment qui avait été aménagé par ses prédécesseurs pour justement euh dire au médecin en libéral "Venez vous installer, on a un beau bâtiment." Résultat, personne ne venait.

Et donc ils ont ils ont fait le choix de mettre ce bâtiment sous le statut de maison communale de santé. Et donc en fait la mairie recrute là c'était deux secrétaires et ils avaient commencé à deux ou à trois médecins, je sais plus en général et en médecin généraliste et c'était la ville qui payait directement les médecins. Donc sur un salaire assez élevé de 5600 puis 6000 € par mois. ce qui fait une sacrée dépense pour la commune.

Vous allez me dire deux équivalents temps plein de de secrétaire médical plus trois médecins, ça commence à chiffrer. Sauf que la ville se remboursait en touchant le tarif de la consultation et donc ça lui avait pris de de tête à peu près 11 à 12 mois à tout monter euh puisque il faut prendre les contacts avec les CP la CPM, les différentes mutuelles qui remboursent et cetera. Il nous avait expliqué que la première année, le temps que ça se lance et comme c'était pas encore très connu, si vous voulez, la le planning était pas rempli en terme de consultation, mais dès la deuxème année, il était en positif.

Première année, il avait perdu 20 ou 30000 € la ville et puis la deuxème année, il était bénéficiaire de 20000 €. Donc vous voyez, c'est un système qui marche, qui pour les médecins est hyper confortable par rapport, vous savez, aux médecins qu'on a connu qui était taillable et corvéable à Merci qui travaillent de 8h jusqu'à 22h et qui qui voyaient jamais leur famille et cetera. Là, les médecins, ils viennent, ils font 35 heures, ils font leur cœur de de métier, ils ont des secrétaires pour faire le le travail administratif et derrière, il y a en plus des bonus par la CPM s'ils vont se former, si ils ont des campagnes, tu le disais, spécifiques de de prévention.

Et c'est un système, lui il disait "J'ai jamais eu de mal à faire passer des entretiens et avoir des candidats." Fallait juste faire comprendre à certains que non, ils n'auront pas à part de fonction et voiture de fonction et qu'il ait pas 8000 € par mois parce que ils avaient d'autres conditions de travail qui équilibraient cette perte de salaire. Ça c'était pour la maison communale de santé.

Pour la cantine, tu peux en parler ? Alors tu toi tu as une régie ? Alors du coup, je vais faire la première partie parce que nous, on a fait l'inverse.

C'est-à-dire que enfin nous, la ville, mon prédécesseur a vendu euh la cantine municipale. C'est un peu dommage. Il avait besoin d'argent puisque les comptes de la ville étaient plus équilibré.

Donc euh il a récupéré un bâtiment du département à l'eurosymbolique et 2 ans après, il l'a revendu 700000 € pour en faire. Donc on avait plus de cuisine centrale et il l'a vendu au privé et nous on a récupéré cet état de fête là et on peut pas être sur tous les fronts en même temps et donc on avait pas les moyen de réinvestir dans un nouveau bâtiment pour refaire une cuisine centrale. Par contre, il y a possibilité même en délégation de faire des marchés qui valent le coût et on a un peu challengé sur sur ce sujet-là lors de notre procédure de marché d'appel d'offre et on est sur une cantine qui est à plus de 50 % bio.

Pour les Haut de France, on est la première quantine en terme de part de bio labellisé. On est à 54 %. On a retiré tous les plastiques avant même que la loi l'oblige.

Euh on est sur des parts de produits locaux et cetera et cetera. Donc il y a et puis deux pla vég par semaine. Donc voilà, vous voyez, on a fait un cahier des charges qui était quand même assez maous costos et pour pour justement mettre de la bonne qualité alimentaire dans les assiettes des enfants, c'est possible, c'est plus cher mais par contre on voulait aussi que le coût soit le même pour les familles.

Donc là, on y a été 2500 € de 150000 € annuels en plus sur le marché de la restauration scolaire. Mais c'est euh un effort financié que la ville était prête à faire pour mettre de la bonne qualité. Et toi donc du coup, tu vas nous parler de cuisine centrale très brièvement.

Euh c'est juste pour vous dire que c'est possible. Donc nous, on a fait effectivement une internalisation de tous les services, mais on commande, on a un marché pour les pour les pour les repas et ce marché a des exigences un peu équivalent aux tiennes qui sont exemplaires mais maintenant on est lancé dans un processus serait bien que toutes les villes qui se lancent dans ce processus, on se mutualise et puis qu'on échange information qu' a commencé cette année pour faire qu'à la fin de ce marché en 202 fin 2027, nous ayons puisque nous avons une nouvelle école, nous avons un espace pour une cantine, nous internalisions la fabrication des repas et ça c'est un enjeu avec on a fait des visites et cetera. Bon c'est tout.

Maintenant un petit mot de conclusion sur la stratégie. J'ai pas de conseil à donner moi. Je vous dire simplement qu'est-ce qu'il faut faire.

Faut sortir son drapeau. Il faut sortir son drapeau. D'accord.

Et qu'est-ce que c'est le drapeau ? C'est le programme et comme ça vous clouez tous les autres parce que je suis tout à fait d'accord avec ce que tu as dit sur les listes citoyennes. Faire très attention à ce qui voilà c'est aussi une façon de camouflage.

Si vous êtes sur le programme avec une grande clarté politiquement et pas simplement de dire voilà mon étiquette mais voilà ce qu'elle signifie en terme de programme municipal et bien vous vous pouvez créer un vrai point de ralliment. Voilà ça me paraît tout à fait essentiel. Ouais.

Et ben merci à toutes et tous et bah bonne suite des amphies. Je crois qu'il y a une grande conférence qui commence aussi tout à l'heure à 17h30 de Jean-Luc Mélenchon. Voilà.

Bonne suite à vous. Un petit G.