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Discours / meetingRenaissance (sur YouTube)· 5 mars 2017 9 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiÉducation & rechercheSolidarités & famille

EM #1 - Comment s'est construit notre projet ? I Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronChiffre
    « On a été interrogé 100 000 Françaises et Français. »
  • 3:30Emmanuel MacronChiffre
    « Il y a les comités, il y a les experts - il y en a 400, un peu plus même. »
  • 4:30Emmanuel MacronPromesse
    « On propose d'augmenter substantiellement le nombre d'auxiliaires de vie scolaire. »
  • 5:00Emmanuel MacronPromesse
    « On propose aussi de mieux payer et d'avoir un emploi stable pour ces auxiliaires de vie scolaire. »
  • 7:00Emmanuel MacronPromesse
    « On va récapituler tout ça pour que les personnes en situation de handicap puissent avoir la totalité des informations. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et tous, Voilà. On fait un peu le bilan de la semaine. Ça va être la nouvelle version des conversations au coin du feu.

Parce que je trouve que c'était important qu'on puisse faire le point, à la fin de chaque semaine, essayer de récapituler ce qui s'est passé, ce qui est important. Important pour vous : il faut m'écrire, me le dire. Et moi je vais essayer de vous dire ce qui est important pour moi.

Parce qu'on vit en effet une drôle de campagne, pour ces présidentielles. Il y a beaucoup de bruit, beaucoup de fracas, beaucoup de mauvais théâtre. On a commencé la semaine avec un candidat qui prétendait qu'on était en guerre civile le lundi.

Le mercredi il appelait lui-même à manifester contre la justice, c'est quand même une drôle de campagne. On a une candidate qui continue à monter dans les sondages au bénéfice des affaires alors qu'elle-même en subit...

Bon, voilà, tout ça c'est du bruit, du fracas, de la fureur diraient certains. C'est un peu triste. Ce qu'il faut faire, je pense, c'est vraiment rester sur le fond des choses et essayer de répondre à la fois au quotidien qui est le nôtre, et à nos perspectives communes, au futur.

C'est pour ça que j'ai voulu présenter cette semaine notre programme. Jeudi. Je dis maintenant "notre programme", ça me fait un peu drôle parce que pendant des mois je me suis battu pour dire qu'il fallait essayer de dépasser l'idée d'un programme - je le crois toujours, je vous rassure, je n'ai pas changé d'avis là-dessus - mais il faut accepter parfois de se plier à des règles du jeu, qu'elles soient médiatiques, médiatico-politiques ou autres...

Il y avait une présomption de manque de sérieux si on ne disait pas "ceci est un programme". Donc on a sorti un "ceci est un programme", avec en effet les propositions qu'on avait déjà faites pour le pays, toutes celles qu'on voulait continuer à faire et dans une cohérence qui est récapitulée dans un document qui sera largement distribué. Tout cela est accessible sur notre site, et avec au cœur de notre programme, ce que j'ai appelé le contrat avec les Français, qui sont pour moi les chantiers les plus importants.

J'ai défini six chantiers, qui est le cœur de la transformation du pays, mais où chacun aura un rôle à jouer. Il n'y a pas une personne qui sait pour les autres. Mais sur lesquels moi je veux m'engager, sur lesquels je dis "moi, je rendrai compte", sur lesquels je veux aussi engager la majorité qui aura à se constituer et donc c'est le contrat que signeront toutes celles et ceux qui seront investis par En Marche.

Alors il y a beaucoup de choses qu'on a expliquées dans ce programme, beaucoup de choses qui remontent du terrain. Parce que la méthode qu'on a utilisée depuis le mois de mai dernier, ce qui est vraiment nouveau, c'est à la fois qu'on rassemble plus de 200 000 Françaises et Français, mais qu'on a pas simplement demandé aux gens de venir voter des motions dans des réunions obscures et lever la main pour des choses qui étaient déjà décidées à Paris. Je crois que ça fatigue tout le monde et beaucoup de gens qui sont à En Marche n'ont pas envie de ça.

On a demandé aux gens de travailler. Donc il y a eu d'abord la Grande Marche. On a été interrogé 100 000 Françaises et Français.

Et puis il y a eu tout ce travail des comités, qui a permis de faire remonter de la base un programme. Il y a les comités, il y a les experts - il y en a 400, un peu plus même. Il y a eu un travail, entre les deux, permanent.

C'est ce qui fait que quand je suis allé cette semaine au Salon de l'Agriculture, que j'ai présenté notre projet pour l'agriculture, beaucoup de gens me disaient : "c'est formidable, parce que c'est exactement ce qu'on veut, c'est ce que j'ai vécu à tel endroit ou tel autre". Je me dis, il n'y a pas un hasard, ça s'est fait avec 3000 agriculteurs qui ont répondu aux questionnaires et qui ont travaillé avec le petit groupe qui est piloté d'ailleurs aussi par deux exploitants agricoles. Donc voilà, c'est ça notre méthode, c'est ce qui a conduit à construire ce programme et à faire remonter beaucoup de propositions très concrètes qui ont été résumées.

Après je sais qu'il y a les exigences sur le quotidien : les impatiences, les colères, les incompréhensions, les peurs, les tristesses. Je ne prétends pas tout régler. Ce n'est pas vrai, on ne peut pas...

Je neveux pas faire de promesses mais, il y a beaucoup de colère, de sentiments, de forces que je sens quand je suis dans les déplacements. J'étais à Saint-Priest-Taurion la semaine dernière, et peut-être certains d'entre vous qui étaient là, quand une dame m'a saisi en m'expliquant qu'elle était au chômage depuis deux ans, qu'elle n'arrivait pas à retrouver un emploi et qu'on ne la formait pas. Ce sont des colères donc il faut apporter une réponse à ça.

Et c'est aussi ce que notre programme cherche à faire. C'est-à-dire à investir dans la formation de ce milieu de chômeurs qui cherchent une qualification, répondre de manière concrète à celles et ceux qui aujourd'hui se sentent abandonnés. Et ça ce sera un fil rouge, tout au long de la campagne que nous mènerons.

J'ai reçu beaucoup de remarques sur le programme. On va continuer à le compléter - ce n'est pas parce qu'on l'a présenté hier que c'est fini. D'abord il y a tout un travail "de colporteurs", il faut aller expliquer le programme à tout le monde, démontrer ce qui est, ce qui peut encore être amélioré, mais il y a surtout tout ce travail encore de production sur les angles morts, tout ce qu'on ne fait pas assez.

J'ai reçu des reproches. Pas de reproches, enfin...

C'est Isabelle, qui disait que : "regardez les principales mesures, pas de thème handicap, à part 100 euros pour l'allocation adultes handicapés". Elle dit : "minable. On n'arrive même pas au SMIC", ce qui est vrai. "Et en matière d'éducation, on ne parle pas non plus de handicap, ni d'autisme." Il y a beaucoup de choses dans le programme sur le handicap puisqu'on propose d'augmenter substantiellement le nombre d'auxiliaires de vie scolaire pour permettre aux jeunes enfants handicapés d'aller vivre normalement, le plus normalement possible dans l'école, et d'apprendre dans l'école.

On propose aussi de mieux payer et d'avoir un emploi stable pour ces auxiliaires de vie scolaire. Il y a aussi des propositions pour la mobilité qui sont faites à un autre endroit dans le programme. On va récapituler tout ça pour que les personnes en situation de handicap puissent avoir la totalité des informations mais, je pense qu'on peut encore faire mieux, moi j'en suis sûr donc faites aussi des suggestions, qu'on puisse les tester, qu'on puisse regarder la faisabilité, parce que les choses paraissent simples au début, c'est en creusant qu'on les améliore.

Mais c'est pas un programme à l'arrêt. Ce n'est pas un programme fait pour exister dans le jeu médiatique. Ce n'est un programme aussi fait pour notre quotidien.

Donc vous voyez, tous les messages qu'on a reçus, tout ce qu'on peut se dire et qu'on va continuer à se dire durant les prochaines semaines ne correspond à peu près en rien à l'essentiel des commentaires politiques qu'on a reçus sur le programme. Je n'ai pas su vraiment quoi en faire pour être honnête. Parce que la plupart des commentaires, c'était de savoir si c'était de gauche ou de droite.

Comme s'il fallait forcément nous enfermer dans une boîte. Bon, je vous laisse juges. Je ne suis pas sûr que ce soit la question qui vous intéresse le plus.

La question c'est : est-ce que ça porte une vision cohérente du pays ? Je ne suis pas sûr que d'ailleurs aujourd'hui les gens de gauche aient une vision très cohérente du pays entre eux, ni les gens de droite. Et si j'en crois le spectacle auquel on assiste, c'est tout le contraire.

Donc est-ce que c'est cohérent ? Est-ce que c'est efficace ? Est-ce que c'est juste ?

C'est ça, ce qui m'importe. Et est-ce que ça règle beaucoup de sujets qui font notre quotidien, est-ce que ça nous emmène quelque part ? C'est à ces questions que je veux répondre, avec vous.

Pour améliorer le quotidien de beaucoup, et surtout pour que tous et toutes on puisse vous emmener dans une perspective commune, un avenir partagé. Cet esprit de conquête, ce goût de la conquête, que je veux qu'on retrouve. Et qui est le vrai esprit français.

Voilà, c'était un peu le début de ces discussions que je veux qu'on instaure pour récapituler nos semaines, donc je reviendrai la semaine prochaine pour parler d'une autre actualité ou pour essayer de prendre un peu de recul par rapport à notre actualité. Parce qu'on a l'impression parfois que chaque demi-journée chasse l'autre et que rien n'imprime, que rien ne reste. Or nous avons notre avenir à préparer, et ça va durer très longtemps.

Voilà. Passez une bonne fin de semaine, et à très vite.