Allocution de Macron : "On a une forme d’enfilage de perles, un discours assez convenu et classique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour merci de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu de la haute-savoiement du groupe Union centriste on va longuement revenir sur cette intervention d'Emmanuel Macron vous l'avez entendu 100 jours pour apaiser le pays c'est le cap qui l'a donné hier soir c'est le bon cas pour vous c'est le cap de l'été ce qui me surprend énormément dans la dans l'intervention du président de la République hier soir c'est l'absence de mesure forte ou de symboles pour clore cette période en réalité on a une forme d'enfilage de perles un discours assez convenu assez classique et une perspective qui a aucun moment ne lui permet de se remettre en cause lui ou son gouvernement dans la manière dont ils ont géré cette réforme des retraites comme si c'était un mal nécessaire il faut les passer par là et que c'était utile le fait de faire un si ce manque d'introspection ce manque de recul et de jugement sur ce qui s'est passé me laisse penser que les 100 jours qui viennent auront énormément de mal à être comme il le dit 100 jours d'apaisement pour le pays et donc c'est là que c'est là que je suis inquiet parce qu'en fait les difficultés auxquelles les Français sont confrontés les inquiétudes sur la situation internationale les questions de pouvoir d'achat restent des questions extrêmement fortes il n'en a finalement que très peu parlé et donc pas de changement de méthodologie pas de pas d'autocritique en somme est-ce qu'il y a un nu est-ce qu'il y a une nouvelle étape du mot du deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron qui s'ouvre j'en doute vraiment et je suis assez inquiet sur la relation qui existe entre l'exécutif et le pays et le Parlement affaibli à son national et le Sénat malgré c'est sa bonne volonté auront énormément de mal à jouer ce rôle là si le président de la République ne prend pas du recul et ne fait pas confiance au corps intermédiaire et à la vie démocratique du pays c'est à dire le Parlement et les collectivités territoriales il a il a continué à la défendre disons qu'elle était nécessaire mais il a quand même reconnu qu'elle n'était pas acceptée c'est un pompon oui mais comme s'il ne considérait qu'il n'y avait pas joué de rôle ou que lui-même et le gouvernement des Elisabeth borne n'avait pas une responsabilité dans la manière dont les choses se sont passées il prend comme exemple hier soir la question de la Conférence nationale sur la sur la fin de vie enfin si c'est ça le mode de gouvernement des 100 jours qui viennent à faire des conférences thématiques avec des citoyens tirés au sort pour faire pour dire en gros ce que le gouvernement a envie qu'il est citoyens disent ça marchera jamais on peut pas tenir le pays le pays et c'est représentant à l'écart de de de la décision publique regardez par exemple sur la question de l'immigration pas un mot hier soir on avait un projet de loi qui était inscrit à l'ordre du jour du Sénat qui a été retiré qu'est-ce qu'on en fait on n'en sait rien on va aller vers les grands des grands événements oui il faut prendre des mesures d'accord et alors on va attendre la semaine prochaine que madame la Première ministre l'agenda parlementaire jusqu'au 14 juillet c'est ça le la nouvelle méthode de gouvernement du président de la République c'est pour ça que je suis je suis extrêmement inquiet on va parler des institutions très bien alors on va on va il dit qu'avec la présidente de l'Assemblée nationale le président du Sénat on va annoncer des des choses à l'international très bien et on parle pas du tout de la manière dont le pouvoir est incarné notamment par un certain nombre de deux ministres il parle il parle pas de cette une de Playboy de de Madame Schiappa qui a été une erreur sur le fond mais une erreur sur la forme qui est considérable donc il y a pas d'autocrity hier soir je n'ai pas entendu d'autocritique et ça m'inquiète beaucoup sur la réforme des retraites est-ce que maintenant la porte de sortie c'est le référendum pour vous jamais jamais parce que le référendum en France dans la culture plébiscitaire du référendum fera en sorte que les Français ne répondront pas à la question qu'on leur pose je prends pour exemple le référendum de 69 qui référendum du départ du général de Gaulle dedans il y avait la régionalisation la réforme du Sénat et et finalement les Français disent non en général le Gaulle donc il y a un vrai risque institutionnel à ce que ce référendum soit une occasion de dire autre chose que la question ça pose une autre question que le Sénat rejette le ce rythme cette idée là je pense que c'est d'une très mauvaise idée ça nous emmènerait d'ailleurs sur un un timing qui n'est pas le bon moi vous savez moi je me suis abstenu sur la forme des retraites donc j'ai beaucoup j'aurais beaucoup de choses à dire sur cette réforme là sur le fond et sur la manière dont elle a été conduite mais le retour devant le peuple sous forme cette nouvelle forme du du Rip ou du Rick c'est ça c'est une mauvaise idée il a tendu là-bas au syndicat vous dites il faut rejoindre avec les syndicats il aura tendu la main il les invités à nouveau aujourd'hui à l'Élysée sauf que le patrona Eva mais les syndicats refusent d'y aller pour le moment le robergé il dit il faut un délai de décence ils ont raison pour vous complètement ils vont lui poser un lapin ce matin c'est tout à fait logique la négation dans ce pays des corps intermédiaires c'est à dire de ceux qui représentent quelque chose du lié au mouvement social au monde associatif au monde économique c'est c'est la négation du pays réel et on peut considérer que le Président de la République a un problème avec le pays réel avec le pays profond donc et il y a une responsabilité à avoir coupé les ponts avec leur grand berger avec la CFDT avec cette forme de syndicalisme social-démocrate constructive qui avait d'ailleurs soutenu la réforme par point en 2019 oui c'est une évidence avoir ne pas les avoir reçus par au moment où il y avait et une forme de de colère dans le pays et dire l'apport était toujours ouverte aujourd'hui c'est une ironie qui est insupportable pour pour ces représentants là donc je comprends qu'il n'aillent pas à la à la Réunion aujourd'hui et puis les autres sujets ça va être quoi ça va être par exemple toutes les mesures que le Sénat a voté que le Conseil constitutionnel a fait sauter dont il a pas reparlé hier ça a été une des raisons pour lesquelles un certain nombre de sénateurs ont voté cette réforme ça a été une raison pour laquelle un certain nombre de député notamment la République était prêt à la voter et il faudra qu'on en reparle de ces sujets là comme il faudra quand même qu'on reparle un certain nombre de sujets dans le domaine du pouvoir d'achat et dans le domaine vous souhaitez que les mesures retoquées par le conseil constitent soit dans une loi travail prochainement oui sauf que la difficulté c'est que la première ministre a annoncé qu'elle ne courrait plus aux 49-3 et qu'il faudra trouver une nouvelle majorité sur ce sujet là y compris avec la gauche de la majorité présidentielle c'est la question est totalement ouverte le 49-3 était utilisé pour cette réforme de retraites est-ce que le gouvernement est prêt à l'utiliser à nouveau sur des mesures qui ont été sorties de ce projet loi de financement rectificatif la sécurité sociale Emmanuel Macron a tendu là-bas aux oppositions et Aubers notamment il veut relancer une nouvelle coalition on en parle avec notre journaliste parlementaire Alex tout ça [Musique] bonjour Alex bonjour Ariane bonjour les carrés bonjour c'est Manuel Macron a essayé d'apporter quelques réponses à la crise politique que nous connaissons ah oui alors même si le chef de l'État ne parle pas explicitement de crise démocratique comme le font ces opposants comme le font elle est syndicale Emmanuel Macron a reconnu hier en creux qu'il y avait une défiance des citoyens vis-à-vis de nos institutions de la démocratie et qu'il fallait les faire évoluer ces institutions écoutez le président de la République 1 et démocratique signifie également que nous devons lutter contre le sentiment persistant que voter ne serait plus décidé je proposais à cet égard en lien avec la présidente de l'Assemblée nationale le président du Sénat le président du Conseil économique social et environnemental des grandes pistes pour que le fonctionnement nos institutions gagne en efficacité mais aussi en participation citoyenne comme nous venons d'ailleurs de le faire avec la convention citoyenne sur la fin de vie une réforme des institutions qui se décident mais Emmanuel Macron ne parle plus de la fameuse commission transpartizane qui devait regrouper toutes les forces politiques y compris les oppositions pour dessiner cette réforme des institutions en revanche le président de la République c'est montrer ouvert à travailler dans la suite de son quinquennat avec tous ceux qui le souhaitent écouter de celui-ci toutes les forces d'action et de bonnes volonté nos mères nos élus nos forces politiques nos syndicats tous ensemble je compte mieux les associer en relançant dès le mois de mai des coalitions et alliances nouvelles sur les bases solides du Conseil national de la refondation au plus près du terrain et chacun d'entre vous avait un rôle à jouer avoir maintenant ces manuel Macron va réussir à rassembler autour de son action ce n'est pas gagné quand on connaît sa relation avec les oppositions en tout cas le président veut utiliser ces 100 jours aussi pour restaurer l'unité du pays Loic Hervé on l'a vu dans le président de la République va travailler sur des grandes pistes pour réformer nos institutions selon vous quelles mesures doivent être prises pour réformer notre système démocratique a pour moi c'est des mesures qui tiennent à l'exécutif et à la manière dont l'exécutif fonctionne le couple président de la République première ministre et le gouvernement notamment gouvernement dans sa relation avec le Parlement je m'explique aujourd'hui président de la République est dans une posture non reliée des choses c'est à dire qu'il est très impliqué dans les affaires intérieures la première ministre en fait exécute elle défendent secrétaire général de l'Élysée super secrétaire général de l'isée et le gouvernement est pléthorique avec des ministres inconnus dans un certain nombre font des choses dont que le Parlement ignore c'est à dire que on sait pas trop ce que telle ou tel secrétaire d'État au ministre délégué fabrique donc il faut un gouvernement resserré politique une première ministre qui soit vraiment en charge de de la gestion du pays ce que la Constitution prévoit et un président de la République qui prennent de la distance et qui qui soit en capacité si s'il l'appelle d'être justement et d'aller chercher des des alliés pour un gouvernement de mission pas pour pas pour aller exécuter un programme qui est forcément le programme que lui seul aura décidé mais ça suppose non pas des mines réformes constitutionnelles mais un changement complet de manière d'être et d'agir d'abord du premier d'entre nous qui est le président de la République veut-il lui-même abandonner une partie de ces prérogative veut-il en confier davantage à sa première ministre et veut-il avoir des ministres politiques qui travaillent avec le gouvernement de manière intelligente moi il se trouve qu'ici dans cette maison au Sénat je travaille sur les questions de sécurité intérieure et de sécurité civile donc quand le détecte arrive à la commission des lois avec d'autres collègues comme marfield ovress nous travaillons par exemple sur les questions de police de gendarmerie de sur des questions intérieures nous avons un ministre référent qui est très politique qui s'appelle Gérald Darmanin il y a aucun problème mais je plains mes collègues qui ont qui travaillent dans d'autres domaines où ils ont des référents au gouvernement qui sont des référents techniques jamais politiques où il est très très difficile d'avancer sur tel ou tel sujet parce que le ministre est tenu par ses collaborateurs sont cabinet ou n'osent pas faire de la politique il faut dans ce pays on arrive à faire de la politique on est dans une situation de minorité à l'Assemblée nationale de majorité relative si l'on veut et donc il faut juste accepter cette réalité là et que le fonctionnement instituel du pays vous savez la Cinquième République est robuste mais il faut que le fonctionnement du pays s'adapte à la nouvelle réalité politique je suis pas sûr qu'il faille aller modifier la Constitution pour changer quoi que ce soit plus de ministres politiques comme Gérald Darmanin faut moins de ministre en général et il faut qu'on ait des interlocuteurs et des jeux et des personnes qui prennent les sujets à bras le corps et qui les fasse avancer donc pour vous faut être déprésidentialisé finalement le régime un centriste de de je suis un parlementariste militant et je pense que sans sans avoir le risque de de retomber sous la Quatrième République il faut qu'on ait une capacité d'assumer que nous sommes une démocratie parlementaire et que nous fassions confiance au Parlement assemblée et Sénat et que nous fassions confiance au corps intermédiaire c'est juste que l'exécutif se rendre compte qu'en face de lui il y a le pays réel hier il a appelé à relancer les coalitions les alliances solides est-ce que vous pourriez participer à ça alors la participation d'un certain nombre de formations politiques qui concourent d'ailleurs à l'exercice démocratie dans la Constitution à un gouvernement nommé par Emmanuel Macron supposerait qu'on a un gouvernement de mission c'est-à-dire que pour une durée donnée il y est des impacts de gouvernement précis durée de nez qui n'est pas forcément d'ailleurs le terme du mandat présidentiel mais qui qui serait de dire que et d'ailleurs c'est ce que Emmanuel Macron aurait dû faire après les législatives c'est à dire que à l'allemande de dire nous avons un certain nombre de choses à faire dans l'intérêt du pays il y avait retraites on voit bien comment ça ça se finit il y a les sujets d'immigration qui sont dessus important il y a les sujets travail pouvoir d'achat et dans cette durée là de dire voilà voilà le programme voilà le programme que je propose et sur cette base là construite d'ailleurs ou pas avec un syndrome de formation politique qui ne sont pas aujourd'hui dans la majorité on va il est encore temps pour vous ce que j'ai entendu hier soir à part des incantations et je vous avais dit une forme d'enfilage de perles c'est pas le chemin qu'on prend mais c'est le sens du Labin la droite et au centre hier c'est le seul moyen de faire avancer le pays le veut-il vraiment et vous moi je crois que c'est le seul moyen si on veut pas moi moi si vous voulez ma seule inquiétude c'est que aux prochaines élections présidentielles on n'est pas un président de la République qui viennent de la France insoumise ou de rassemblement national c'est le seul sujet qui m'a en fait qui me qui me préoccupe qui m'empêche vraiment de dormir parce que je pense qu'on on prend vraiment le chemin de cela entre Pif Gadget Playboy et le bras d'honneur du ministre de la Justice à un parlementaire dans la séquence qu'à aucun moment on ait eu une remise en ligne du gouvernement en disant que maintenant il s'agirait de en gros de siffler la fin de la récré et que les ministres notamment un certain nombre d'entre eux se mettent vraiment à avoir des attitudes acceptables dans la période de gravité qui est dans notre on n'est pas des seins ça j'en suis bien conscient on est des êtres humains hommes et femmes parlementaire ministre etc mais il faut un peu de décence quand même alors la première ministre Isabelle borne est maintenue au moins jusqu'au 14 juillet au terme de ces 100 jours est-ce que ça peut être la bonne chef de gouvernement de ce gouvernement de mission politique que vous souhaitez il faudra que Elizabeth borne est davantage d'empathie et de capacité à trouver des dialogues je l'ai rencontré pour un certain nombre de fois c'est une femme que j'estime honnête travailleuse pleine de bonnes volonté mais il faut qu'elle fasse davantage de de politique je reviens sur ce sujet là encore une fois c'est une elle vient autre fonction publique elle a une dimension de technicienne elle connaît très bien ses sujets mais il faut qu'elle fasse de la politique et faire de la politique ça suppose voilà à un moment donné d'ouvrir aussi sa personne de craquer un peu l'armure pour vis-à-vis des Français et vis-à-vis des des formations politiques d'être capable aussi d'élargir le spectre vous savez la majorité présidentielle elle s'est rendu compte qu'elle était face à des difficultés importantes avec les dernières législatives mais de de cette prise de conscience aux actes il y a parfois encore du chemin c'est vrai pour la première ministre mais c'est vrai aussi pour certaines attitudes à l'Assemblée nationale ou parfois on a encore l'impression d'être en 2017 dernière question sur cette méthode du Conseil national de la refondation qui est déclinée en plusieurs thématiques Emmanuel Macron a estimé que c'était une réussite et il voulait approfondir cette méthode qu'est-ce que vous en pensez vous tout arrêter faut tout arrêter faut arrêter de faire croire au peuple et assez représentants que il y aurait une forme de de démocratie spontanée qui viendrait du simple fait que le Président de la République appuierait sur un bouton qui s'appelle CNR et que de ce conseil national la refondation on aurait employé en plus à un terme qui qui fait qui nous rappelle 43 à 44 on aurait tout de suite des bonnes idées qui émergeraient comme ça du pays par une forme de spontanéité démocratique et non c'est pas ça marche pas ça et donc autant le CNR que les histoires convention citoyenne du climat ou fin de vie faut arrêter le plus vite possible cette ce type de méthode là parce qu'en fait c'est ce [ __ ] de la figure du Parlement et des corps intermédiaires et du monde des locaux on a largement dans le pays entre le Conseil économique et social les associations d'élus le Parlement on a largement de quoi faire à nouveau créer de nouveaux bidules qui servirait à en plus à servir la soupe à l'exécutif parce que moi je peux vous dire que les conclusions de la Convention nationale sur la fin de vie on aurait pu les écrire voilà et quand on regarde comme outil est intervenu devant cette convention nationale y compris chez les philosophes qui étaient tous favorables aux utilisateurs assistés et à l'euthanasie il y a un événement de quoi remettre en cause complètement ce type là donc ce type de méthode là je dis ouvrir la République il faut arrêter tout ça et pas dire sur les bases solides du CNR ouais enfin tu pardon tu parles sur la fin de vie le Parlement aurait évidemment le dernier mot il y a un projet de loi qui va être présenté mais ça veut dire que vous le voterez si voter c'est voté les conclusions du CNR jamais de la vie jamais de la vie moi je suis pour le les soins palliatifs je suis pour qu'on aille au bout de l'application la loi cléonetti mais le suicide assisté et le l'euthanasie dans mon pays jamais et je me battrai sur ces sujets là c'est des sujets qui renvoient chez moi à aux raisons d'être de mon engagement politique et finalement à ce qu'est un être humain à raison d'être de ce qu'est la personne humaine et donc c'est pas c'est certainement pas ces conclusions là que je voterai j'ai beaucoup de choses à dire sur ce sujet là on en reparlera évidemment avec vous on va remercier Alex d'abord à tout à l'heure on se retrouve dans le club pour parler des chantiers économiques que veut lancer Emmanuel Macron ce sera dans le club et on va voir l'actualité dans votre région avec nos partenaires de la presse régionale bonjour Frédéric Thiers merci beaucoup d'être avec nous chef d'agence du Dauphiné libération de Maurienne on va parler dans tout au sujet avec vous on va parler du lion [Musique] alors le lion Turin aujourd'hui sont deux réalités ou plutôt une réalité le tunnel en lui-même un tunnel de base en pleine construction et puis une virtualité sont les accès aux lions Turin le tunnel un double tube deux fois 57 km entre Saint-Jean-de-Maurienne en Savoie et Suze de l'autre côté des Alpes plus des galeries annexes déjà creusé environ 17% la livraison de l'ouvrage c'est pour 2032 l'objectif c'est faire passer dedans 40 millions de tonnes de marchandises par an ça a un coup bien sûr le tunnel c'est 8 milliards 6 euros et le financement prévu au départ c'était l'Europe 40 % l'Italie 35% la France 25% vous me direz pourquoi l'Italie paie plus que la France à l'origine Rome avait accepté cette participation parce que un tunnel neuf qui débouche de chaque côté sur un réseau vieillissant ça ne sert à rien il faut des accès à ce tunnel or entre Turin et Suze il n'y a que quelques dizaines de kilomètres de la plupart c'est à plats les Italiens ont déjà phasé et financés ses accès il nous disent qu'ils sont livrés en même temps que le tunnel en 2032 donc en France c'est plus compliqué il faut réaliser le contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise le fameux CEFAL et aussi une ligne nouvelle entre Lyon et Saint-Jean-de-Maurienne ça fait 140 km et une grande partie c'est en Souter les accès français ils ont été validés par une déclaration d'utilité publique en 2013 mais depuis bien il y a plus rien aucune décision pas d'argent ni dans le dossier rien du tout Laurent est prête là encore financer jusqu'à la moitié de ses accès et mais la France ne lui a même rien demandé du tout du coup l'Union s'impatiente et l'Italie aussi l'Italie se demande si elle n'est pas en train clairement se faire avoir par la France qui lui a fait payer plus pour le tunnel de base en échange d'accès qu'elle ne fera jamais du côté de l'Europe c'est pour l'avenir du réseau ferroviaire continental qu'on est inquiet le lion Turin en effet c'est le maillon d'un corridor qui est bien plus long qui va du sud de l'Espagne ou Lisbonne jusqu'à Budapest et puis sans doute plus tard jusqu'à Kiev et c'est aussi un des très rares axes Est-Ouest en Europe ou alors que tous les réseaux européens sont aujourd'hui plutôt orientés du Nord vers le Sud alors la question qu'on a envie de vous poser le hic Hervé c'est est-ce qu'il y a urgence à faire avancer ce dossier ou alors est-ce qu'on peut attendre encore un petit peu comme le suggère le Conseil des réorientation des infrastructures qui verrait bien ses accès repoussés 2042 voir 2045 c'est une excellente question et bravo pour ce résumer extrêmement précis de ce qu'est le projet Lyon Turin vous savez comme vous j'imagine moi je vis dans une vallée alpine qui s'appelle la vallée de l'Arve et comme la vallée de la Maurienne par exemple nous sommes confrontés depuis des années au sujet de l'engorgement et de la pollution de l'air je le dis avec une certaine émotion et aussi une certaine irritation quand on parle de renvoyer les accès français à 2045 on tourne le dos à des engagements français vis-à-vis l'Union européenne qui touche à la vie quotidienne des hauts savoyards et des savoyards et en fait j'ai pas d'humour avec ce sujet là et si nous sommes des dizaines et des dizaines de parlementaires alors autour d'Etienne Blanc la semaine dernière mais aussi des parlementaires de la majorité présidentielle qui ont qui sont montés au créneau c'est que on veut simplement qu'on arrête de nous prendre pour des imbéciles et on veut simplement du Nord la parole du pays de réaliser les choses il y a 5 ans quand le mouvement 5 étoiles en Italie remettait en cause les accès du côté italien j'avais posé une question d'actualité au Gouvernement à Elisabeth borne qui était ministre des Transports j'ai retrouvé cette question et elle dit clairement qu'il faut honorer la parole de l'Italie vis-à-vis de l'Union européenne comme d'ailleurs nous devons honorer la parole de la France vis-à-vis de ce projet le lion Turin il faut le faire le tube principal est en cours moi je suis allé sur le chantier c'est un projet extraordinaire c'est un des grands investissements imaginez qu'on ait fait le tunnel sous la Manche sans faire Londres Douvres ou Paris Calais ce serait ridicule et ben c'est même sujet en fait il faut faire les accès en même temps que le tube principal est livré l'intégralité de l'infrastructure l'État doit être au rendez-vous un dernier mot Frédéric oui et selon vous justement le carré qu'est ce que peuvent faire des parlementaires de surcroît d'opposition en d'autres termes ce que la voie l'élu la voix du politique la force des traités signés ont encore quelques poids face à celui de l'administration ou au moins de certaines administrations dont au moins on sait qu'elle traîne des pieds c'est moins qu'on puisse dire et bien il faut rappeler au Conseil d'orientation des infrastructures qu'il n'est pas le Parlement que c'est le Parlement qui fait la loi dans ce pays et que l'exécutif est en charge d'exécuter ces cas de le dire les lois et les engagements internationaux qui ont été pris la force de ce projet c'est qu'il a été soutenu par l'intégralité des gouvernements au pouvoir dans notre pays depuis une vingtaine d'années qu'ils agissent de gouvernement de gauche ou de gouvernement de droite donc on a une une force c'est de de au-delà de l'opposition parce que je suis vous savez il y a Joël Giraud qui soutient notre notre initiative donc on peut pas dire que Joël soit dans l'opposition où il y a des parlementaires comme moi qui sont des parlementaires modérés et qui n'avons jamais voulu faire de la politique politicienne sur ces sujets là et puis il y a des gens qui sont beaucoup plus à gauche beaucoup plus à droite que moi et qui souviennent donc c'est une espèce de front commun que nous faisons pour dire au gouvernement à la première ministre et au ministre des Transports nous devons réaliser ce projet dans les temps il y a urgence merci fré merci d'avoir été avec nous 100 jours pour se relancer c'est à la une du Dauphiné aujourd'hui évidemment ça parle de l'allocution d'évaluelles Macron merci beaucoup d'avoir été avec nous merci Loic Hervé d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure et à très vite évidemment dans cette émission dans 20 minutes dans le club des territoires on revient sur la locution d'Emmanuel Macron des banques entre deux économistes Jean-Marc Daniel et Mathieu plage ce sera à suivre et on en parle tout de suite avec notre prochain invités