LAURE LAVALETTE est l'invitée des GRANDES GUEULES sur RMC !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Marine Le Pen veut mettre fin à l'aide financière à l'Ukraine dans les six mois suivant son élection.
- 1:06FerméeRéponse partielle
Elle est de combien cette contribution française à l'Ukraine ?
- 2:26RelanceÉludée
Dites-moi combien on donne.
- 3:57OuverteRéponse directe
En attendant, vous voulez remettre la retraite à 62 ans.
- 5:27OuverteRéponse directe
Vous dites qu'on n'a plus les moyens en France.
- 6:33ComplaisanteRéponse directe
Merci de me donner la possibilité de parler sur cette retraite.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14InvitéFait
« Marine Le Pen veut mettre fin à l'aide financière à l'Ukraine de la France dans les six mois suivant son élection. »
- 0:51PrésentateurFait
« On a une contribution mais qui ne sera plus financière parce que figurez-vous, nous n'avons plus d'argent, les caisses sont vides. »
- 1:25PrésentateurChiffre
« Il y a un Français sur trois qui a 100 euros près le 10 du mois. »
- 2:31PrésentateurChiffre
« 8 milliards. »
- 3:58InvitéFait
« Vous voulez remettre la retraite à 62 ans. »
- 3:59InvitéChiffre
« Il y a 1 400 milliards de dettes. »
- 5:53InvitéChiffre
« Vous dites 42 ans d'annuité. »
- 6:40PrésentateurFait
« Si vous avez commencé entre 17 et 20 ans, vous savez bien que vous pouvez partir avec 40 annuités et 60 ans. »
- 6:57PrésentateurChiffre
« L'âge du premier boulot en France, c'est 27 ans. »
- 8:50PrésentateurFait
« Notre contribution nette à l'Union Européenne, par exemple, on en a marre de financer des projets qui ne nous conviennent pas. »
- 9:03PrésentateurChiffre
« D'accord, 6 milliards d'un côté, des milliards de l'autre. »
- 9:06PrésentateurChiffre
« On arrive quand même aux 140 milliards d'économies promis sur le quinquennat entier. »
- 10:43InvitéChiffre
« Chaque enfant qui naît dans ce pays a 53 000 euros de dette. »
- 14:28PrésentateurPromesse
« On va réserver les allocations familiales aux couples français dont au moins un des deux parents est français. »
- 14:32PrésentateurChiffre
« C'est 16 milliards la première année, c'est 29 milliards l'année d'après. »
- 14:39PrésentateurPromesse
« On va ramener l'Union européenne, la contribution nette, à 5 milliards. »
Temps de parole
- Présentateur55 %
- ?13 %
- Invité9 %
- Invité 27 %
- Invité 37 %
- Présentateur 26 %
- Invité 43 %
≈ 36,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Grande gueule.
Laure
Lavalette, députée Rassemblement National du Var, est notre invitée. Bonjour Madame la députée. Bonjour à tous, merci de votre invitation.
Merci d'être là. Marine Le Pen veut mettre fin à l'aide financière à l'Ukraine de la France dans les six mois suivant son élection. C'est-à-dire que vous avez choisi Poutine plutôt que Zelensky
?
Je me retrouve là très caricaturale quand même, de bon matin, à 11h10 matin. Marine Le Pen est honnête avec Zelensky. Je pense que c'est ce devoir d'honnêteté, de dire en fait on ne peut plus vous aider, nos caisses sont vides. Elle l'a déjà dit, souvenez-vous, il y a 15 jours, Louis Alliot l'a répété aussi il
y
a à peu près 15 jours. En fait, on va continuer à former les soldats, nous faisons ça très bien. Hier j'étais à l'école militaire à la présentation de l'armée de terre et j'ai rencontré des généraux qui m'expliquaient comment nos soldats formaient les soldats ukrainiens, expliquaient les techniques, nos techniques de guerre. Donc on a une contribution mais qui ne sera plus financière parce que figurez-vous, nous n'avons plus d'argent, les caisses sont vides.
Les
10 ans de macronisme ont laissé la France ex-sangue à genoux. Nous ne pouvons plus aider, ce n
'est
pas qu'on ne veut pas, c'est qu'on ne peut plus aider. Elle est de combien cette contribution ? La quelle contribution ?
La contribution française
à l'Ukraine. Je ne sais pas
combien est-ce qu'elle est, je ne sais pas combien coûte ce que nous faisons. Vous voulez dire d'aider
les
soldats ? Dites-moi, tiens.
Non mais c'est intéressant quand même.
C'est vrai, vous avez raison, M. Consigny, dites-moi combien on donne.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut plus donner parce qu'on n'a pas d'argent. Moi, est
-ce
que je peux vous dire, si vraiment on peut parler des chiffres, il y a un Français sur trois qui a 100 euros près le
10 du mois.
Franchement, renoncer à l'aide à l'Ukraine, ce n
'est
pas une petite décision. D'ailleurs, on voit bien que quand Marine Le Pen dit ça, c'est une espèce de coup de tonnerre. Ça sonne comme une menace pour les Ukrainiens. Et puis moi, je pense, et beaucoup de gens le pensent, que si on lâche l'Ukraine, derrière, c'est la sécurité des Européens qui va être en cause. Et d'ailleurs, les pays européens, plus ils sont proches de la Russie sur le plan géographique, plus ils ont envie que les pays européens et les États-Unis aident l'Ukraine à tenir. En plus, Poutine devait prendre Kiev en deux jours. Et finalement, on est là plusieurs années après et il est en train de perdre cette guerre.
Donc on lâcherait ce petit pays qui se bat contre un gigantesque pays qui est en train de gagner sa guerre au moment où il est en train de la gagner. Je vais vous dire, c'est tellement stupide que c'en est presque suspect.
Et
le fait que vous ne sachiez pas dire combien on donne, je suis désolé, ça montre que vous n
'êtes pas sérieux. Ça améliore la suspicion. Dites-moi combien on donne, M. Consigny. Dites-moi combien on donne. Mais direct, c'est environ
8 milliards. Depuis le début du conflit,
c
'est entre 12 et 15 milliards.
Et depuis le début du conflit, on a donné même jusqu'à 19
en comprenant l'aide de l'Europe à
laquelle on contribue.
Marine Le Pen
dit, depuis le début du
conflit,
il
y a très très peu de conflits qui se terminent de façon militaire sur toute la planète. En fait, ça n'existe pratiquement pas.
Ah bon ? La Deuxième Guerre mondiale, par exemple ? Non, d'accord,
mais là, je peux vous assurer que ça n'est pas le cas. Depuis le début, Marine Le Pen propose, demande
à ce qu'on ait une grande conférence de la
paix, et qu'on mette tous les protagonistes autour de la table. Et depuis le début, nous disons que l'Ukraine doit y arriver la plus forte possible, parce qu'en négociation, évidemment, bien sûr que chacun perd un peu de
ce dont il a envie. Mais si on avait fait ça. Mais oui, non, mais c'est ça. Donc vous souhaitez... M. Consigny, elle demande ça, ça fait plus de 4 ans.
Donc
vous souhaitez que l'Ukraine
cède aux conditions
Poutine. Mais non, on veut la fin de la guerre. La guerre est épouvantable, M. Consigny, la guerre. Ce que
demandent les négociateurs,
c
'est qu'en réalité, l'Ukraine cède à des
conditions imposées
par Poutine. Alors que l'Ukraine est en train, avec ses petits bras, de gagner sa guerre contre Poutine. Ce qui est sûr, c
'est que les Ukrainiens nous ont donné une leçon de patriotisme,
mais vraiment de volonté. Mais ça, pas du tout. Et ça, nous ne cessons de le dire. Et
vous savez à quel point nous sommes attachés à la souveraineté. Donc vous savez à quel point on a tout de suite pris
la défense de l'Ukraine en
disant que c'était épouvantable, et qu'il y avait un agresseur qui était la Russie. Donc vous voyez,
il y a
zéro suspicion.
Et qu'il y avait un
agressé qui était l'Ukraine. Là, il n'y
a
plus d'argent. Est-ce que vous connaissez la réalité du pays, M.
Consigny ? En attendant, vous voulez remettre la retraite à
62
ans. Il y a 1 400 milliards
de dettes. Ces gens-là ont fait autant de dettes qu'entre la fin de la guerre mondiale
et les années 2000. Il n'y a plus d'argent ce matin encore. Quand Poutine s'attaquera
à un pays de l'OTAN.
Une fois qu'il aura
eu gain de cause, grâce à vous, en Ukraine.
M. Consigny,
vous vous emballez là.
Oui,
si, grâce à vous, grâce à Trump aussi, qui est tout aussi louche que Marine Le Pen s'agissant de Poutine.
Et quand
on
connaît l
'histoire de Poutine, on sait jusqu'où ça peut aller quand c'est suspect. Une fois qu'il aura eu sa part du gâteau en Ukraine, et qu'il s'attaquera à un pays de l'OTAN, voire à un pays de l'UE, qu'est-ce que vous direz ? Vous direz, ben non, on n'a pas d'argent, on ne peut pas aider la Pologne. C'est ça que vous allez dire ? Non,
mais ça n'a
pas de sens,
ce raisonnement. Déjà,
c'est de la politique fiction, ce que vous êtes en train de faire. Encore une fois, moi je vous dis que depuis le départ, on demande une grande conférence pour la paix. Je pense qu'Emmanuel Macron a été mis hors du jeu, tout de suite. Excusez
-moi de vous dire qu'il n'a pas brillé. La France est une grande
nation, et on n'a pas été fichus d'arriver à mettre
le monde autour de la table. Il a été excellent sur
l'Ukraine, Macron. C'est un des rares sujets sur lesquels il a été excellent. Il faut dire les choses, il a très clairement choisi son camp, il s'est bougé, et croyez-moi que les Ukrainiens lui sont reconnaissants. Cette
guerre
dure depuis trop longtemps. Il y
a
des pertes qui sont absolument colossales des deux côtés. La guerre,
c
'est absolument terrible. Vous parlez de suspicion.
Souvenez-vous quand même Louis
Alliot qui a pris son petit bus pour aller à la frontière ukrainienne, chercher
des familles ukrainiennes. Vous ne pouvez
pas nous
faire
ce faux procès, ce n
'est
pas
possible. Là, on dit
qu'on ne peut pas l'aider financièrement.
Ça ne veut
pas dire qu'on n'a pas d'autre aide. Et encore une fois, je vous dis, je pense que former ses soldats, c'est aussi de l'aide.
Vous dites qu'on n'a plus les moyens en France. Vous avez présenté votre contre-budget en quelque sorte, toutes les économies que vous voulez faire, enfin en tout cas les efforts budgétaires. Le problème,
c
'est que lorsqu'on regarde de près, c'est qu'on ne voit pas vraiment où sont les économies. C'est des paris en fait. Alors que les dépenses supplémentaires, on les voit, notamment effectivement le retour d'un âge de départ autour de 62 ans, voire 60 ans. Ce n
'est
pas toujours très clair. En tout
cas, vous dites 42
ans d'annuité. Donc ça veut dire en deçà de ce que François Hollande avait mis en place, c
'est
-à
-dire
les 43 ans. Finalement, vous n'êtes plus...
C'est un choix, vous avez raison, c'est un choix
de gouvernance.
C'est un
choix qui va nous coûter cher. C'est un choix qui paraît complètement incongru par rapport à ce que font tous nos voisins, l'Italie, l'Espagne, que ce soit la gauche, la droite, etc. Et par rapport aussi à l'évolution démographique de notre pays, à moins qu'on se remette à faire énormément d'enfants... C'est un projet,
ça.
...où
que tout le monde travaille à 100%, on
aura quand même un petit souci parce qu'il
y a
de moins en moins d'actifs et de plus en plus d'inactifs, et tant mieux puisqu'on vit de plus en plus longtemps.
Merci de me donner la possibilité de parler sur cette retraite. Il n
'y a
rien de nébuleux. Si vous avez commencé entre 17 et 20 ans, vous savez bien que
vous
pouvez partir avec 40 annuités et 60 ans parce que ce sont souvent des métiers pénibles, très loin de ceux que nous faisons tous autour de ce plateau. Après, c'est progressif, jusqu'à 42 annuités et un âge à 62 ans, effectivement. Et votre âge de départ à la retraite dépendra de votre âge de rentrée sur le marché du travail. C'est là où cette retraite est intéressante parce que l'âge du premier boulot en France, c'est 27 ans. Autant vous dire que c'est très tard par rapport à la moyenne de nos voisins européens. Donc il faut arriver à faire travailler les jeunes plus tôt. Ça, ça se travaille aussi en amont.
C'est la raison pour laquelle on va mettre fin au collège unique, revaloriser toutes ces filières manuelles qui sont des filières d'excellence et qui fera qu'on aura des jeunes en apprentissage qui seront plutôt sur le marché du travail. Et ne serait-ce que pour notre PIB, vous allez voir que c'est intéressant. L'autre question qu'il faut se poser, c'est qu'en ce moment, vous avez une personne sur deux qui arrive à l'âge de la retraite qui n'est pas sur le chemin de l'emploi, qui n'est pas employée. Donc c'est-à-dire que vous voudriez continuer à faire travailler des gens plus longtemps alors que vous en avez déjà perdu 50% en route.
Et je me souviens très bien lors des débats, nous avons passé un temps fou sur une espèce d'index senior à se demander comment est-ce qu'on remettrait les seniors,
en évite senior d'ailleurs, sur le marché du travail. En général, quand on recule l'âge de
départ, le travail des seniors progresse, ça s'est vu dans les pays qui l'ont fait.
Je peux vous assurer qu'en tout cas pour l'instant, c'est un pari de croire que ce que vous allez récupérer comme cotisation ne sera pas de l'autre côté parti en assurance chômage ou en assurance maladie.
Édouard Philippe, il
est
plus clair, il dit lui, 45 ans d'annuité, 65 ans l'âge de départ.
Mais
c'est bien, vous êtes prêts à faire confiance à quelqu'un qui a participé à l'effondrement total de notre pays. Je vous rappelle quand même qu'il a participé à ce gouvernement qui pendant 10 ans a mis la France à
genoux, a
ruiné l'industrie, a ruiné l'agriculture, a ruiné l'hôpital public, a ruiné l
'éducation nationale. Vous ne répondez pas à sa proposition.
Je vous réponds que de faire confiance à quelqu'un qui a ruiné le pays, ce n'est pas tellement éventuellement ce que les Français veulent faire et a priori ce n
'est
pas ce qui ressort des sondages. Mais là où je voudrais revenir, vous avez raison, c'est un sujet de société, c'est un choix que nous faisons. On fait le choix, on pense que quand vous avez travaillé toute votre vie, vous pouvez partir à la retraite en bonne santé parce que figurez-vous que... Ça a un coût,
mais vous
savez, on a aussi des pistes d'économie et vous faites semblant de ne
pas
les connaître, on les répète depuis 5 ans. Notre contribution nette à l'Union Européenne, par exemple, on en a marre de financer des projets qui ne nous conviennent pas.
On
ne
veut
pas d'élargissement, on veut arrêter de payer les crédits pour la rentrée de la Turquie dans l'Union Européenne, parce qu
'on
ne veut pas de la
Turquie dans l'Union Européenne. Vous n'avez pas
récupéré beaucoup sur
ça.
D'accord, 6 milliards
d'un
côté, des milliards de l'autre. Vous savez, on arrive quand même aux 140 milliards d'économies promis sur le quinquennat entier. Mais là encore, et c'est ça que je trouve très intéressant dans cette période et dans cette élection qui me paraît cruciale, et ça fait très longtemps qu'on n
'a
pas eu un tel enjeu, c'est qu'on a des projets totalement différents. Nous,
on
veut faire des économies sur l'Union Européenne, on veut faire des économies sur l'immigration, on peut ne
pas être d
'accord... Mais pas sur les retraites. Non, ça
ne coûtera pas l'heure. Mais c'est comme si c'est possible, matin en porte. Je viens de
l'Assemblée Nationale
où j'ai demandé à ce
qu'on arrête avec la suppression de l'abattement des 10% pour
les retraites.
Non, mais parce que vous avez répondu de manière cash, pas sur les retraites. Or, il y a le rapport
de... Pas sur les retraites,
je viens de parler des retraites. Non,
non, non,
je dis des économies, pas d'économies sur les retraites, vous m
'avez dit... Ah oui, oui, pardon, pardon. Pas d'économies sur les retraites. En fait, il y a quelques
effets de bord dans le tableau qui a été présenté par Jean-Philippe Tanguy. Voilà,
et ça, on va avoir une conférence de presse sur les retraites. C'est surtout le tableau
qui a été présenté par Bercy. Il
y
a les retraites des fonctionnaires. C'est ce que tu allais dire, Joël. Je vais te laisser développer. 50 milliards les retraites des fonctionnaires. Et quand on regarde les gros budgets de l'État et notamment de l'Éducation Nationale,
un tiers du budget
part au budget des retraites. Et vous dites, on n'y touchera pas. Or, c'est
peut-être là-dessus qu'il y a des économies à faire. Joël Dagosséry. Je
ne comprends pas comment on peut remettre à flot ce pays sans toucher au plus gros budget de ce pays. Moi, je pense que là, ce que vous nous expliquez entre l'immigration, l'Union européenne, même votre histoire de TVA, TVA sociale, à 5 %, en fait, ce sont des pécadilles comparées à ce que représente le poids des retraites dans le budget de ce pays. Aujourd'hui, là, quand on parle justement de réarmement démographique, de relancer les naissances, chaque enfant qui naît dans ce pays a 53 000 euros de dette. Vous pensez que c'est moral
? Il faut arrêter d'en faire, Madame Dagosséry ? Il faut arrêter de
faire des enfants ? Il
faut arrêter de faire des dettes. Mais je trouve
que c'est pas moral, en fait, de faire peser 53 000 euros de dette à un nourrisson.
Épouvantable de réfléchir comme ça, Madame Dagosséry. Exactement, mais ce sont les chiffres. Ce sont les chiffres.
Là, à la maternité, là, s'il y
a
une dame qui accouche demain, il faut qu'elle sache que son enfant naît avec 54
000 euros de dette. En fait, il faut vous couper le micro, parce que si on vous écoute, il n'y aura plus de natalité
du tout,
Madame Dagosséry, c'est terrible.
Vous, vous, vous, vous, vous,
vous, vous, vous, on va relancer la natalité, oui.
Non, bien sûr, bien sûr, vous allez rentrer dans la chambre des gens et relancer
la natalité. Je préférerais que vous occupiez
des réelles
économies qui doivent être faites sur les retraites, plutôt que de faire ça. Moi, je considère que vous êtes le dernier avatar du socialisme. Il faut vraiment dire la vérité. Vous êtes le dernier avatar du socialisme qui nous a plongé dans l'État dans lequel on est. Vous ne remettez pas en cause le périmètre de l'État. Pas une fois. Vous ne réfléchissez pas à vous dire est-ce que l'État doit continuer d'intervenir là où des
pays...
Dans
la commande publique,
par exemple.
On
aimerait bien qu'il intervienne dans la commande publique. Les pays comme le
Canada, qui aujourd'hui sont forts, ont dû faire cette réflexion.
C
'est-à-dire,
est
-ce que l'État doit continuer d'intervenir sur tel périmètre ou pas ? Vous, non. Vous,
vous, on peut continuer
à être le Shiva, l'État avec ses tentacules, continuer à inonder toute la société.
Ça, c'est un poule, les
tentacules.
Madame Dago Serric, moi, ce
que je vous propose, c'est de mettre votre tête sur une
affiche et
d'aller avec le
programme dont vous venez de me parler, coller vos affiches
et voir si les Français... Dago Serric 2027.
Exactement. Si les Français,
ils
pensent parce que vous imaginez qu'on se pointe à l'élection cruciale, à la mer des batailles, en ayant réfléchi à rien ?
Mais en fait, ce que je vous disais... Et ce sont des choix.
Mais vous pouvez ne pas être d'accord et ne pas nous donner votre pouvoir.
Mais vous entretenez du
mensonge. Quand vous dites qu'Edouard Philippe a participé à la faillite de l'État, c'est faux. Mais vous aussi, vous y avez participé.
Mais
non. On
a participé. Vous
participez en mettant
dans l'esprit
des Français,
qu'on va pouvoir continuer
à partir en retraite à 60, 62 ans. Vous participez à ça.
C
'est-à-dire qu'eux continuent de croire qu'avec vos réformettes, on va pouvoir continuer
à partir à la faillite de l'État. On va poser la question.
Est-ce que vous allez redéfinir les missions de l'État ?
Typiquement, sur la commande publique, on n'arrête pas de le dire. Oui, l'État va être acteur dans la commande publique parce qu
'on
pense, évidemment, parce qu'on veut aussi relancer l'industrie. Ça ne vous a pas échappé que ces dix dernières années, tous nos fleurons industriels ont été bradés par
Emmanuel Macron ? Tous les candidats le promettent. Emmanuel Macron l'avait promis aussi.
Je pense que si on est si haut dans les sondages, c'est aussi qu'on a une authenticité. C'est quand vous avez, pendant 30 ans, perdu, préféré perdre, en disant qu'on voulait faire des mesures sur l'immigration, parce que peut-être que ce n'était pas populaire à un moment, en disant qu'on voulait donner moins d'argent à l'Union européenne. Quand vous préférez perdre pendant 30 ans, ça vous donne une certaine authenticité. Il se trouve que là, on est en adéquation à ce que pensent les Français. C'est en ça qu'ils nous font confiance. Et excusez-moi de vous dire que je crois vraiment, les Français nous reconnaissent ça, on a une volonté politique que les nôtres n'ont pas.
Je vais vous dire, quand la moitié des députés du Bloc central doivent leur siège à un désistement du nouveau Front populaire, ces gens-là n'ont pas de volonté politique. Parce que moi, Sylvain Maillard, je pense qu
'il
préférait partir en vacances avec moi qu'avec Mathilde Panot. Donc vous voyez, il
y a des
postures politiques.
Mais
non, mais je les vois vivre. Enfin, je vois bien qu'en fait, ce n
'est
pas l'amour fou entre eux, sauf qu'ils sont capables de faire des alliances de coups d'un soir ou de deux soirs pour empêcher Jordan Bardella d'arriver...
Des alliances de coups d'un soir ou deux sur une belle image. C'est ça,
excusez
-moi de vous dire. C'est ça.
Et je pense vraiment que si on est CEO, c'est
parce que les
Français ressentent qu'on a la volonté politique de faire. Et oui, je vous le dis, on va réserver les allocations familiales aux couples français, dont au moins un des deux parents est français. C'est 16 milliards la première année, c'est 29 milliards l'année d'après, une fois qu'on aura fait notre référendum constitutionnel. Oui, on va ramener l'Union européenne, la contribution nette, à 5 milliards. C'est ce qu'avait fait Chirac après l'élargissement 2027. Et à l'époque, excusez-moi, personne ne poussait des cris d'orfraie. Oui, on va relancer la commande publique parce qu'on pense que l'État doit être acteur. Mais
pas touche aux retraites des fonctionnaires. Non, pas
touche aux retraites. Mais je vais vous dire, il y a des fonctionnaires que nous ne remplacerons pas quand ils partiront à la
retraite. Donc
il y aura
un effet.
Il y aura un effet. Mais par contre, typiquement, dans l'éducation nationale, là, vous savez qu'il
y
a un problème de pyramide avec des classes qui se ferment. Notamment parce que François Hollande avait mis fin à l'universalité des allocations familiales en remplaçant par le quotient. Et on voit les effets tout de suite là. Parce que, figurez-vous, sans rentrer dans les chambres à coucher, Mme Dagosseri, mettre les Français en condition de sécurité financière aussi, eh bien, je vais vous dire, ça fait une charge mentale en moins. Et quand ils vous écoutent et qu
'ils
pensent que leur bébé, quand il naîtra, il aura 53 millions d'êtres,
potentiellement,
ce soir,
ils vont regarder
Netflix
plutôt que de
se tenir chaud. Moi, je crois...
Il y a des coups d'un soir à l'Assemblée, mais vous n'entrez pas dans les chambres à coucher. Non, et à Mme
Dagosseri, il n
'y a
plus de coups du tout.
Je suis un peu embêtée. Bon, on continue la
discussion dans un instant. Lors, la valet députée Rassemblement National du Var est avec nous, avec Sam Zira, Charles Consigny et Joël Dagosseri. Il est 11h20. RMC, 9h, midi. Les Grandes Gueules. Les Géchis, les Grandes Gueules en direct sur RMC, RMC Story. Notre dernier sujet de discussion, tout à l'heure à midi, moins 20. 25% des Françaises en couple ne font plus l'amour. Ah, bah ça, excusez-moi, Mme Dagosseri.
Accordez
-moi. Je crois que vous êtes peut-être pour quelque chose.
Ah bah oui. Il serait temps de vous taire, en fait. 25% des Français ne font plus l'amour. Visiblement, il y a plus... Et les jeunes. Et les jeunes, il n
'y a
plus de désir dans...
Mais ils ne se draguent
plus non plus. Moi, j'ai 4 filles entre 20 et 25 ans. Elles sont entourées de super beaux gosses.
Et
on sent que tout le monde a peur même de draguer. On dirait qu'il faut demander le consentement pour la drague.
Je
vous assure, il
y
a une génération...
Vos filles ne seront pas draguées.
Si, parce que je ne peux
pas tout redire
cela. Parce qu'après, je vais avoir des textos toute la journée. Mais je trouve que c'est une génération qui est assez mal à l'aise avec l'amour. Je trouve que nous étions plus... Plus
libres.
Parce
qu'il y a
beaucoup d'hommes qui sont mal à l'aise avec le consentement
peut-être aussi. Mais j'en suis sûre,
j
'en
suis
sûre. Les Françaises, en tout cas, ont de
moins
en moins de relation sexuelle. Ou
on est loin
du
désir et d'y aller franco.
En tout
cas, ça ne suscite pas le désir, a priori.
On
en parlera tout à l'heure à midi moins 20. Pourquoi est-ce qu'il y
a
moins de désir ? Moins envie de faire l'amour dans notre société. En particulier chez les jeunes femmes. 25% d'entre elles. On en parlera au 32-16. Laure Lavalette, députée Rassemblement National du Var et notre invitée, Sam Zira.
Oui,
Madame Lavalette, merci d'être avec nous. Alors, selon le dernier sondage IFOP pour Marianne, je ne
sais
pas si vous l'avez lu, 46% des musulmans interrogés envisageraient de quitter la France. Si Marine Le Pen était élue, 81% craignent une hausse des agressions et des discriminations et 27% envisageraient de dissimuler leur religion. Récemment, là, sur les réseaux sociaux, ça s'enflamme. On peut lire par exemple, on votera pour le candidat qui fera quitter la France un maximum de musulmans. Marine égale 46%. Qui dit mieux ? Madame Lavalette, vous défendez le Rassemblement National ou le Dégagement National ?
Moi, je n
'y
crois pas un instant. Je vais vous dire, sur la circonscription, il y a des Français musulmans qui votent pour moi. Ils savent qu'ils n'ont rien à craindre. Vous savez, nous,
ce
qui nous empoisonne la vie, ce sont les gens qui essayent de rentrer illégalement sur notre sol. Et la seule différence que nous faisons après, c'est savoir si les gens sont Français ou pas Français. Mais
comment vous pouvez rassurer les
Français
de confession musulmane
qui s'inquiètent, certains
en tout cas, de l'arrivée au pouvoir de Marine Le Pen ? Absolument
aucune inquiétude à avoir.
Je
veux dire, encore une fois, quand vous êtes Français, que vous n'êtes pas délinquant, enfin, même un Français délinquant, il irait en prison. Je veux dire, il n'y a aucun souci. Vraiment, je n
'y
crois pas parce que j'en côtoie beaucoup. Vous savez, j'habite à Toulon et je rencontre beaucoup de musulmans français qui votent pour nous.
Est-ce
que vous condamnez
ce genre
d'électeurs qui disent « Ouais, génial, Marine Le Pen, 37%, ça dégagera les musulmans. » Est-ce que vous le condamnez fermement,
ce genre de réaction
? Mais
évidemment
que je le condamne. Et c'est même presque insultant que vous me posiez cette question parce que personne ne peut imaginer que je
ne trouve pas bien. C'est le
candidat qui suscite ça. Mais pas du tout.
Mais
par contre, ceux qui, pour l'instant, dissimulent aussi leur religion, pour l'instant, excusez-moi de vous dire, c'est quand même les Français de compatriotes français de confession juive qui ont fui les banlieues depuis longtemps parce qu'autant un Français musulman ne me pose aucun problème, autant je peux vous dire que j'aurai la volonté politique de lutter contre l'islam politique, contre l'islamisme, contre les idéologies islamistes.
Mais là, moi, je ne vous parle pas d
'islamisme, je vous parle
d'islamophobie.
Non, oui, mais ça, je condamne
évidemment. Ça existe, l
'islamophobie ? Ah bah, chez les Français sûrement, de temps en temps, bien sûr, mais tout existe.
Vous ne l'entretenez pas
? Mais bien sûr que non, on ne
l
'entretient pas. Vous
n
'êtes pas le parti qui entretient la haine de
l'autre, de l
'immigré,
de... Encore
une fois, on fait une
seule distinction. La haine de l'islam.
On fait une seule distinction au Rassemblement National, c'est notre seule discrimination, entre guillemets, c'est si vous êtes Français ou vous n
'êtes
pas Français. Si vous êtes Français, d'où que vous veniez, on pense que c'est normal que vous ayez plus de droits. Mais ça, c'est dans quasiment la totalité des pays du monde. Il n
'y
a qu'ici
que les gens trouvent ça pour envoyer une note d'information à certains bons électeurs. Vous avez instauré une
crainte quand même en disant que vous dévoileriez les jeunes filles sur l'espace public. Donc ça, c'est une attaque de la religion musulmane. Non, vous savez bien qu'on veut lutter contre l'idéologie.
Oui, mais il y a des jeunes filles qui sont françaises qui portent le voile et se disent « Voilà, donc moi, si le RN passe, mon salut, c'est le départ.
» Et souvent,
elles
vous disent « Parce qu'au
moins,
je suis pénard en famille.
»
Non, mais ce sont des vraies questions. Effectivement, je pense que le voile, c'est l'asservissement de la femme.
Ça
fait une différence entre l'homme et la femme. Et que tous les pays musulmans, quand ils sont arrivés au pouvoir, c'est toujours ce même débat, ont voilé les femmes. Donc je pense que moi,
je
suis plutôt team bikini Brigitte Bardot. Et ma mère avait été topless à la plage. Moi, je suis quand même d'une génération où on était beaucoup plus à l'aise avec son corps que
maintenant. Vous êtes
féministe ? Bien sûr que
je
suis féministe.
Et vous ne pensez pas que vous faites preuve d
'antiféminisme, justement,
en
disant « Qu'est-ce qu'une femme doit porter ? » ou «
Qu'est-ce qu'une femme ne doit pas porter ? » En fait, je suis
féministe. C'est-à-dire que je pense que quand on fait le même job, on doit être payé pareil. Vous imaginez que moi, je voudrais que ce soit une femme qui soit à la présidence de
la
République. Au Sénat, c'est Edwige Diaz qui est la chef de notre groupe. Donc oui, les femmes ont une place prépondérante au Rassemblement National. Chez moi, j'ai quatre filles et ils ne sont que deux mecs. Quand on veut dire que chez nous, c'est le girl power. L'islam politique et des idéologies islamistes qui, je pense, ne sont pas bien. Donc là où vous avez raison, c'est que quand on accueille 500 000 immigrés légaux par an, ça,
c
'est terminé. Parce que pour l'instant, on n'a pas les moyens. Ça influence votre culture. Vous savez, quand vous avez le gouvernement qui est obligé de faire l'excision, ne part pas en vacances, ça pose des questions. L'excision, ce n
'est
pas
une tradition gallo-roumaine. Donc ça veut quand
même dire... On en a reparlé en hémicycle dans la dernière loi intégrale sur les violences sexistes, où je suis intervenu d'ailleurs pour qu
'on
puisse allaiter partout. Parce que moi, je pense que si on voit un bout de sein, c'est surtout pas un problème. Donc voilà. Donc quand vous en êtes à débattre sur oui ou non l'excision, c'est quand même qu
'il
y
a
eu des transformations profondes dans votre pays. Et oui, je pense que de réduire l'immigration, de reprendre en main notre politique migratoire, est une bonne chose. Par contre, les musulmans français n'ont absolument rien à craindre sur notre sol.
Parlons de la crise d'ICN. Omar Sy, l'acteur, dénonce la réponse lamentable des autorités, la répression policière. Il dit, attendez, ce sont nos enfants qui sont dans la crise, c
'est
l'avenir de la France.
Alors,
c'est pas les siens, parce que je pense que les siens, s'il en a, sont en Californie. Vous voyez, je veux dire. Donc c'est pas ses enfants. Par contre, ce sont mes enfants qui sont dans les lycées. Donc moi, je trouve déjà, quand vous n'habitez pas là, arriver à prendre la parole sur ce qui se passe là, c'est quand même d'une indécence dingue.
Il faut aller travailler en France. Je sais qu'on n'est
pas d'accord.
Je
sais qu'on n'est pas d'accord. Oui,
non,
mais on ferme sa gueule.
Il travaille en France. On habite loin, on est déconnecté. Il doit fermer sa gueule.
Ben, en tout cas, pas comme ça. Je veux dire, pas remettre de l'huile sur le feu. On a déjà du mal avec cette contestation lycéenne, parce qu'il y a des raisons qui sont légitimes. Et vraiment, moi, j'en sais quelque chose. Vraiment, la réforme blanquer de 2019 a cassé ce lycée. Le fait d'avoir sorti ces filières a engendré des emplois du temps qui sont terribles. Et oui, moi, en tant que maire de famille, je ne trouve pas ça bien. Quand mon fils a 4 ou 5 heures de trou dans la journée... Alors, comment
on sort de cette crise ici ? Eh bien, déjà,
on revient sur cette réforme blanquer. On annule cette réforme blanquer.
Vous
annulez Parcoursup
?
Alors, je ne
sais
pas si on l'annule. En tout cas, il sera complètement réformé. Parce que oui, trop anxiogène, complètement obscur. Moi, j'en ai rempli 3 des Parcoursup. J'ai perdu 10 ans de santé mentale, je pense. Déjà, c'est un truc absolument épouvantable. Je ne
sais
pas si quelqu'un autour de ce tableau en a rempli.
C
'est l'horreur. Tout ça pour en plus n'arriver pas forcément à avoir vos choix. Il y a 25 000 formations. Il y a 1 million de gens qui vont, de lycéens. Et ça ne répond pas vraiment à la demande. Mais il faut déjà revaloriser nos profs. Vous ne pouvez pas avoir des profs qui sont payés 18% de moins en milieu de carrière que la moitié de l'OCDE. Ce n
'est
pas possible. Il faut rétablir l'autorité. Tu casses, tu payes. On l'a entendu de Gabriel Attal, mais ça n'a jamais produit d'effet. Ce n
'est
pas possible. Il faut qu'à chaque fois qu'il y ait une atteinte à un professeur, il faut porter plainte. Pas de vagues. Moi, j'habite à Toulon, à la Ciotat, à 30 km de chez moi. Il y a un prof qui a été aspergé d'essence. Imaginez la violence du truc. Donc, il faut revaloriser les profs, réaffirmer l'autorité et réorganiser ce lycée. Je l'ai dit un peu tout à l'heure. Je pense que de mettre fin au collège unique, de revaloriser aussi les métiers manuels. Tous nos enfants ne sont pas faits pour aller à l'école.
Tous
nos enfants ne sont pas faits pour être avocats. Et je pense aussi qu'il faut qu'on adapte l'école, les formations, à ce dont nous avons besoin. Je pense qu'il faut moins d'étudiants au sens social et plus de gens dans les matières scientifiques.
Est-ce que l
'État a lâché les policiers dans cette affaire face à la contestation lycée ou aux violences ? C'est ce que dit le syndicat de police Alliance. Oui, ça
ne
date
pas d'hier.
Enfin, je veux dire, ça ne date pas d'hier. Je pense que moi, encore une fois, tous les policiers que je rencontre ont l'impression d'être abandonnés. Ils sont désarmés moralement, ils sont désarmés physiquement. Quand vous avez Laurent Nunez qui vient à la tribune nous dire « Non, non, mais franchement, qui s'explique sur le coup de la grenade pour ce fait horrible, terrible où un lycéen a perdu la main. » Où il dit « Non, ce ne sont pas des armes létales. On a besoin de faire respecter l'ordre. » Et qui, dès le lendemain, se dédie. C'est vrai que ça démonétise la parole ministérielle. C'est un problème. Et vous nous trouverez toujours du côté du policier.
Charles ? Non, moi, ça m'intéresse cette interview parce qu'on voit bien où en est le RN. Je vous remercie. C'est-à-dire qu'il
y a
un côté le bon sens près de chez vous. Voilà, ce n
'est
pas très poussé.
Merci Charles.
Ce n
'est
pas très novateur. Ce n
'est
pas très novateur.
Ça
fait de venir. Ce n
'est
pas très précis.
La
revalorisation des profs, je vais vous dire, c'est 3% pendant 4 ans. C'est un peu
précis,
tiens.
Et les
18% de moins, c'était précis quand
même, Charles. Par
exemple, sur l'Ukraine, même à la louche,
vous n'allez pas dire. D'accord, tout m'est confuse. On me demande pourquoi ce n'est pas
précis. Je le précise. Je précise moi pourquoi ça n'était pas précis.
Donc,
très bien. Je veux dire,
en
même temps, ça ne changera rien. C'est ça qui est
très intéressant. Ça veut dire quoi, ça ne change rien
? C'est un parti qui ne propose pas de changement, au fond. On voit bien sur la retraite, à quel
point...
C
'est le truc le
plus disruptif qu'on
a entendu sur ce plateau, quand même, aujourd'hui,
Charles. Mais non,
mais c'est
vrai. C'est la
théorie de Charles. Vous proposez aucun changement de remercier
la
table
? Peut-être pour ça que vous êtes populaire, c'est que vous ne proposez pas de changement. Donc, les gens se disent... Mais
on va un changement
migratoire, on va un changement sécuritaire,
on
va un changement dans les comptes publics, on va un changement à l'hôpital, on
va
remettre...
C'est fou ! Pour
Marine Le Pen, il pense que
ça va changer. Mais je pense qu'il ne se passera rien. Ah oui,
c
'est
ça,
tu penses
qu'il ne se passera rien, finalement. Je suis sûr qu'il ne se passera rien.
Est-ce que vous êtes chafouin quand
on voit les
scores de votre famille
politique ? C'est peut-être ça qui vous rend dépressif, Charles
? Je pense que vous ne changerez rien. Et c
'est ça qui rassure au fond les Français. Moi, je veux rassurer les Français,
on va tout changer. Alors,
Marine
Le Pen à 40%, quasiment 40% selon le sondage autoxysme, 37-38. Ça veut dire que l'élection est irratable pour vous ? Non, pas du tout. Ça veut dire qu'il y a une adéquation entre nos constats, nos solutions et le peuple français à six mois d'une élection présidentielle. On voit ça avec beaucoup d'humilité et nous,
on
fait campagne comme si nous étions à 10%.
Une dernière question, parce qu'on parlait de la crise lycéenne, mais samedi,
il
y a des rassemblements. Alors, on ne sait pas trop comment ça va se passer. Il y a des gilets jaunes, il y a des routiers, des taxis, des agriculteurs, des lycéens. Le mot d'ordre,
c
'est manifester aussi contre la vie chère, demander une baisse des taxes sur les carburants.
Et
c'est ce que vous revendiquez. Est-ce que vous allez descendre
dans la rue ? Depuis cinq
ans. Est-ce que
vous allez descendre dans
la rue samedi ?
Vous savez que ce n
'est
pas tellement notre ADN. C'est vrai en plus. On a des électeurs, bien sûr, qui descendent. Et ça, je l'entends. C'est catharsis aussi, franchement. Quand vous n'en pouvez plus, quand vous n'avez pas à régler vos factures. Je crois que demain, on perd 15 degrés. Les Français, ils hésitaient déjà entre bien dîner, mettre de l'essence dans leur bagnole. Maintenant, il va falloir hésiter encore à se chauffer. La situation, elle est catastrophique. La précarité dans laquelle on est tombé au bout de dix ans de macronisme, c'est dingue. On a des étudiants qui se prostituent, qui sont aux banques alimentaires. Enfin, moi, des taxis qui n'arrivent pas à vivre parce qu'il
y a
eu une ubérisation de la société aussi qui a été compliquée, mise en place par Emmanuel Macron. Nos agriculteurs, il y en a un par jour qui se suicident. Il y a des fous qui veulent encore faire entrer typiquement l'Ukraine dans l'Union Européenne alors que c'est le grenier de l'Europe. Voilà, stop. Moi, je veux dire aux Français, je comprends que vous manifestiez parce que cette colère, je l'entends. Par contre, moi, je suis une responsable politique. Je pense que la meilleure arme sous la Ve République, c'est évidemment le bulletin de vote. Si vous voulez que les choses changent, glissez un bulletin Marine Le Pen dans l'urne.
Merci, Laure Lavalette, d'être passée par les GG, députés Rassemblement National.
Je reviendrai
malgré les vacheries de charges. Non,
ce n
'est pas des vacheries, c'est des constats. Dans un instant...
Et faites des
bébés, tiens,
Madame D'Agosté.