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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 15 octobre 2026 28 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesRetraitesÉducation & recherche

LAURE LAVALETTE est l'invitée des GRANDES GUEULES sur RMC !

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen veut mettre fin à l'aide financière à l'Ukraine dans les six mois suivant son élection.

  • 1:06FerméeRéponse partielle

    Elle est de combien cette contribution française à l'Ukraine ?

  • 2:26RelanceÉludée

    Dites-moi combien on donne.

  • 3:57OuverteRéponse directe

    En attendant, vous voulez remettre la retraite à 62 ans.

  • 5:27OuverteRéponse directe

    Vous dites qu'on n'a plus les moyens en France.

  • 6:33ComplaisanteRéponse directe

    Merci de me donner la possibilité de parler sur cette retraite.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14InvitéFait
    « Marine Le Pen veut mettre fin à l'aide financière à l'Ukraine de la France dans les six mois suivant son élection. »
  • 0:51PrésentateurFait
    « On a une contribution mais qui ne sera plus financière parce que figurez-vous, nous n'avons plus d'argent, les caisses sont vides. »
  • 1:25PrésentateurChiffre
    « Il y a un Français sur trois qui a 100 euros près le 10 du mois. »
  • 2:31PrésentateurChiffre
    « 8 milliards. »
  • 3:58InvitéFait
    « Vous voulez remettre la retraite à 62 ans. »
  • 3:59InvitéChiffre
    « Il y a 1 400 milliards de dettes. »
  • 5:53InvitéChiffre
    « Vous dites 42 ans d'annuité. »
  • 6:40PrésentateurFait
    « Si vous avez commencé entre 17 et 20 ans, vous savez bien que vous pouvez partir avec 40 annuités et 60 ans. »
  • 6:57PrésentateurChiffre
    « L'âge du premier boulot en France, c'est 27 ans. »
  • 8:50PrésentateurFait
    « Notre contribution nette à l'Union Européenne, par exemple, on en a marre de financer des projets qui ne nous conviennent pas. »
  • 9:03PrésentateurChiffre
    « D'accord, 6 milliards d'un côté, des milliards de l'autre. »
  • 9:06PrésentateurChiffre
    « On arrive quand même aux 140 milliards d'économies promis sur le quinquennat entier. »
  • 10:43InvitéChiffre
    « Chaque enfant qui naît dans ce pays a 53 000 euros de dette. »
  • 14:28PrésentateurPromesse
    « On va réserver les allocations familiales aux couples français dont au moins un des deux parents est français. »
  • 14:32PrésentateurChiffre
    « C'est 16 milliards la première année, c'est 29 milliards l'année d'après. »
  • 14:39PrésentateurPromesse
    « On va ramener l'Union européenne, la contribution nette, à 5 milliards. »

Temps de parole

  • Présentateur55 %
  • ?13 %
  • Invité9 %
  • Invité 27 %
  • Invité 37 %
  • Présentateur 26 %
  • Invité 43 %

≈ 36,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Grande gueule.

0:02
Locuteur

Laure

0:03
Présentateur

Lavalette, députée Rassemblement National du Var, est notre invitée. Bonjour Madame la députée. Bonjour à tous, merci de votre invitation.

0:09
Invité

Merci d'être là. Marine Le Pen veut mettre fin à l'aide financière à l'Ukraine de la France dans les six mois suivant son élection. C'est-à-dire que vous avez choisi Poutine plutôt que Zelensky

0:19
Locuteur

?

0:19
Présentateur

Je me retrouve là très caricaturale quand même, de bon matin, à 11h10 matin. Marine Le Pen est honnête avec Zelensky. Je pense que c'est ce devoir d'honnêteté, de dire en fait on ne peut plus vous aider, nos caisses sont vides. Elle l'a déjà dit, souvenez-vous, il y a 15 jours, Louis Alliot l'a répété aussi il

0:34
Locuteur

y

0:34
Présentateur

a à peu près 15 jours. En fait, on va continuer à former les soldats, nous faisons ça très bien. Hier j'étais à l'école militaire à la présentation de l'armée de terre et j'ai rencontré des généraux qui m'expliquaient comment nos soldats formaient les soldats ukrainiens, expliquaient les techniques, nos techniques de guerre. Donc on a une contribution mais qui ne sera plus financière parce que figurez-vous, nous n'avons plus d'argent, les caisses sont vides.

0:57
Locuteur

Les

0:58
Présentateur

10 ans de macronisme ont laissé la France ex-sangue à genoux. Nous ne pouvons plus aider, ce n

1:04
Locuteur

'est

1:04
Présentateur

pas qu'on ne veut pas, c'est qu'on ne peut plus aider. Elle est de combien cette contribution ? La quelle contribution ?

1:08
Invité

La contribution française

1:09
Locuteur

à l'Ukraine. Je ne sais pas

1:10
Présentateur

combien est-ce qu'elle est, je ne sais pas combien coûte ce que nous faisons. Vous voulez dire d'aider

1:17
Locuteur

les

1:17
Présentateur

soldats ? Dites-moi, tiens.

1:19
Invité

Non mais c'est intéressant quand même.

1:20
Locuteur

C'est vrai, vous avez raison, M. Consigny, dites-moi combien on donne.

1:23
Présentateur

En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut plus donner parce qu'on n'a pas d'argent. Moi, est

1:25
Locuteur

-ce

1:25
Présentateur

que je peux vous dire, si vraiment on peut parler des chiffres, il y a un Français sur trois qui a 100 euros près le

1:30
Locuteur

10 du mois.

1:32
Invité

Franchement, renoncer à l'aide à l'Ukraine, ce n

1:34
Locuteur

'est

1:34
Invité

pas une petite décision. D'ailleurs, on voit bien que quand Marine Le Pen dit ça, c'est une espèce de coup de tonnerre. Ça sonne comme une menace pour les Ukrainiens. Et puis moi, je pense, et beaucoup de gens le pensent, que si on lâche l'Ukraine, derrière, c'est la sécurité des Européens qui va être en cause. Et d'ailleurs, les pays européens, plus ils sont proches de la Russie sur le plan géographique, plus ils ont envie que les pays européens et les États-Unis aident l'Ukraine à tenir. En plus, Poutine devait prendre Kiev en deux jours. Et finalement, on est là plusieurs années après et il est en train de perdre cette guerre.

Donc on lâcherait ce petit pays qui se bat contre un gigantesque pays qui est en train de gagner sa guerre au moment où il est en train de la gagner. Je vais vous dire, c'est tellement stupide que c'en est presque suspect.

2:20
Locuteur

Et

2:20
Invité

le fait que vous ne sachiez pas dire combien on donne, je suis désolé, ça montre que vous n

2:25
Locuteur

'êtes pas sérieux. Ça améliore la suspicion. Dites-moi combien on donne, M. Consigny. Dites-moi combien on donne. Mais direct, c'est environ

2:31
Présentateur

8 milliards. Depuis le début du conflit,

2:35
Locuteur

c

2:35
Présentateur

'est entre 12 et 15 milliards.

2:36
Locuteur

Et depuis le début du conflit, on a donné même jusqu'à 19

2:38
Invité

en comprenant l'aide de l'Europe à

2:40
Locuteur

laquelle on contribue.

2:40
Invité

Marine Le Pen

2:41
Locuteur

dit, depuis le début du

2:42
Présentateur

conflit,

2:43
Locuteur

il

2:43
Présentateur

y a très très peu de conflits qui se terminent de façon militaire sur toute la planète. En fait, ça n'existe pratiquement pas.

2:49
Locuteur

Ah bon ? La Deuxième Guerre mondiale, par exemple ? Non, d'accord,

2:51
Présentateur

mais là, je peux vous assurer que ça n'est pas le cas. Depuis le début, Marine Le Pen propose, demande

2:56
Locuteur

à ce qu'on ait une grande conférence de la

2:58
Présentateur

paix, et qu'on mette tous les protagonistes autour de la table. Et depuis le début, nous disons que l'Ukraine doit y arriver la plus forte possible, parce qu'en négociation, évidemment, bien sûr que chacun perd un peu de

3:09
Locuteur

ce dont il a envie. Mais si on avait fait ça. Mais oui, non, mais c'est ça. Donc vous souhaitez... M. Consigny, elle demande ça, ça fait plus de 4 ans.

3:15
Invité

Donc

3:16
Locuteur

vous souhaitez que l'Ukraine

3:16
Invité

cède aux conditions

3:16
Locuteur

Poutine. Mais non, on veut la fin de la guerre. La guerre est épouvantable, M. Consigny, la guerre. Ce que

3:22
Invité

demandent les négociateurs,

3:23
Locuteur

c

3:23
Invité

'est qu'en réalité, l'Ukraine cède à des

3:24
Locuteur

conditions imposées

3:26
Invité

par Poutine. Alors que l'Ukraine est en train, avec ses petits bras, de gagner sa guerre contre Poutine. Ce qui est sûr, c

3:32
Présentateur

'est que les Ukrainiens nous ont donné une leçon de patriotisme,

3:36
Locuteur

mais vraiment de volonté. Mais ça, pas du tout. Et ça, nous ne cessons de le dire. Et

3:40
Présentateur

vous savez à quel point nous sommes attachés à la souveraineté. Donc vous savez à quel point on a tout de suite pris

3:44
Locuteur

la défense de l'Ukraine en

3:46
Présentateur

disant que c'était épouvantable, et qu'il y avait un agresseur qui était la Russie. Donc vous voyez,

3:50
Locuteur

il y a

3:50
Présentateur

zéro suspicion.

3:51
Locuteur

Et qu'il y avait un

3:51
Présentateur

agressé qui était l'Ukraine. Là, il n'y

3:53
Locuteur

a

3:53
Présentateur

plus d'argent. Est-ce que vous connaissez la réalité du pays, M.

3:56
Locuteur

Consigny ? En attendant, vous voulez remettre la retraite à

3:58
Invité

62

3:59
Locuteur

ans. Il y a 1 400 milliards

4:00
Présentateur

de dettes. Ces gens-là ont fait autant de dettes qu'entre la fin de la guerre mondiale

4:04
Locuteur

et les années 2000. Il n'y a plus d'argent ce matin encore. Quand Poutine s'attaquera

4:07
Invité

à un pays de l'OTAN.

4:08
Locuteur

Une fois qu'il aura

4:09
Invité

eu gain de cause, grâce à vous, en Ukraine.

4:12
Locuteur

M. Consigny,

4:12
Présentateur

vous vous emballez là.

4:13
Locuteur

Oui,

4:14
Invité

si, grâce à vous, grâce à Trump aussi, qui est tout aussi louche que Marine Le Pen s'agissant de Poutine.

4:19
Locuteur

Et quand

4:20
Invité

on

4:20
Locuteur

connaît l

4:20
Invité

'histoire de Poutine, on sait jusqu'où ça peut aller quand c'est suspect. Une fois qu'il aura eu sa part du gâteau en Ukraine, et qu'il s'attaquera à un pays de l'OTAN, voire à un pays de l'UE, qu'est-ce que vous direz ? Vous direz, ben non, on n'a pas d'argent, on ne peut pas aider la Pologne. C'est ça que vous allez dire ? Non,

4:37
Locuteur

mais ça n'a

4:38
Invité

pas de sens,

4:38
Locuteur

ce raisonnement. Déjà,

4:39
Présentateur

c'est de la politique fiction, ce que vous êtes en train de faire. Encore une fois, moi je vous dis que depuis le départ, on demande une grande conférence pour la paix. Je pense qu'Emmanuel Macron a été mis hors du jeu, tout de suite. Excusez

4:48
Locuteur

-moi de vous dire qu'il n'a pas brillé. La France est une grande

4:50
Présentateur

nation, et on n'a pas été fichus d'arriver à mettre

4:52
Locuteur

le monde autour de la table. Il a été excellent sur

4:54
Invité

l'Ukraine, Macron. C'est un des rares sujets sur lesquels il a été excellent. Il faut dire les choses, il a très clairement choisi son camp, il s'est bougé, et croyez-moi que les Ukrainiens lui sont reconnaissants. Cette

5:03
Locuteur

guerre

5:03
Présentateur

dure depuis trop longtemps. Il y

5:05
Locuteur

a

5:05
Présentateur

des pertes qui sont absolument colossales des deux côtés. La guerre,

5:08
Locuteur

c

5:08
Présentateur

'est absolument terrible. Vous parlez de suspicion.

5:12
Locuteur

Souvenez-vous quand même Louis

5:13
Présentateur

Alliot qui a pris son petit bus pour aller à la frontière ukrainienne, chercher

5:16
Locuteur

des familles ukrainiennes. Vous ne pouvez

5:17
Présentateur

pas nous

5:18
Locuteur

faire

5:18
Présentateur

ce faux procès, ce n

5:19
Locuteur

'est

5:19
Présentateur

pas

5:19
Locuteur

possible. Là, on dit

5:20
Présentateur

qu'on ne peut pas l'aider financièrement.

5:22
Locuteur

Ça ne veut

5:22
Présentateur

pas dire qu'on n'a pas d'autre aide. Et encore une fois, je vous dis, je pense que former ses soldats, c'est aussi de l'aide.

5:27
Invité

Vous dites qu'on n'a plus les moyens en France. Vous avez présenté votre contre-budget en quelque sorte, toutes les économies que vous voulez faire, enfin en tout cas les efforts budgétaires. Le problème,

5:37
Locuteur

c

5:37
Invité

'est que lorsqu'on regarde de près, c'est qu'on ne voit pas vraiment où sont les économies. C'est des paris en fait. Alors que les dépenses supplémentaires, on les voit, notamment effectivement le retour d'un âge de départ autour de 62 ans, voire 60 ans. Ce n

5:52
Locuteur

'est

5:52
Invité

pas toujours très clair. En tout

5:54
Locuteur

cas, vous dites 42

5:56
Invité

ans d'annuité. Donc ça veut dire en deçà de ce que François Hollande avait mis en place, c

6:01
Locuteur

'est

6:01
Invité

-à

6:01
Locuteur

-dire

6:01
Invité

les 43 ans. Finalement, vous n'êtes plus...

6:04
Locuteur

C'est un choix, vous avez raison, c'est un choix

6:06
Présentateur

de gouvernance.

6:07
Locuteur

C'est un

6:07
Invité

choix qui va nous coûter cher. C'est un choix qui paraît complètement incongru par rapport à ce que font tous nos voisins, l'Italie, l'Espagne, que ce soit la gauche, la droite, etc. Et par rapport aussi à l'évolution démographique de notre pays, à moins qu'on se remette à faire énormément d'enfants... C'est un projet,

6:25
Locuteur

ça.

6:26
Invité

...où

6:26
Locuteur

que tout le monde travaille à 100%, on

6:28
Invité

aura quand même un petit souci parce qu'il

6:30
Locuteur

y a

6:30
Invité

de moins en moins d'actifs et de plus en plus d'inactifs, et tant mieux puisqu'on vit de plus en plus longtemps.

6:33
Présentateur

Merci de me donner la possibilité de parler sur cette retraite. Il n

6:37
Locuteur

'y a

6:37
Présentateur

rien de nébuleux. Si vous avez commencé entre 17 et 20 ans, vous savez bien que

6:40
Locuteur

vous

6:40
Présentateur

pouvez partir avec 40 annuités et 60 ans parce que ce sont souvent des métiers pénibles, très loin de ceux que nous faisons tous autour de ce plateau. Après, c'est progressif, jusqu'à 42 annuités et un âge à 62 ans, effectivement. Et votre âge de départ à la retraite dépendra de votre âge de rentrée sur le marché du travail. C'est là où cette retraite est intéressante parce que l'âge du premier boulot en France, c'est 27 ans. Autant vous dire que c'est très tard par rapport à la moyenne de nos voisins européens. Donc il faut arriver à faire travailler les jeunes plus tôt. Ça, ça se travaille aussi en amont.

C'est la raison pour laquelle on va mettre fin au collège unique, revaloriser toutes ces filières manuelles qui sont des filières d'excellence et qui fera qu'on aura des jeunes en apprentissage qui seront plutôt sur le marché du travail. Et ne serait-ce que pour notre PIB, vous allez voir que c'est intéressant. L'autre question qu'il faut se poser, c'est qu'en ce moment, vous avez une personne sur deux qui arrive à l'âge de la retraite qui n'est pas sur le chemin de l'emploi, qui n'est pas employée. Donc c'est-à-dire que vous voudriez continuer à faire travailler des gens plus longtemps alors que vous en avez déjà perdu 50% en route.

Et je me souviens très bien lors des débats, nous avons passé un temps fou sur une espèce d'index senior à se demander comment est-ce qu'on remettrait les seniors,

7:44
Locuteur

en évite senior d'ailleurs, sur le marché du travail. En général, quand on recule l'âge de

7:47
Invité

départ, le travail des seniors progresse, ça s'est vu dans les pays qui l'ont fait.

7:51
Présentateur

Je peux vous assurer qu'en tout cas pour l'instant, c'est un pari de croire que ce que vous allez récupérer comme cotisation ne sera pas de l'autre côté parti en assurance chômage ou en assurance maladie.

7:59
Invité

Édouard Philippe, il

8:00
Locuteur

est

8:00
Invité

plus clair, il dit lui, 45 ans d'annuité, 65 ans l'âge de départ.

8:05
Locuteur

Mais

8:05
Présentateur

c'est bien, vous êtes prêts à faire confiance à quelqu'un qui a participé à l'effondrement total de notre pays. Je vous rappelle quand même qu'il a participé à ce gouvernement qui pendant 10 ans a mis la France à

8:14
Locuteur

genoux, a

8:15
Présentateur

ruiné l'industrie, a ruiné l'agriculture, a ruiné l'hôpital public, a ruiné l

8:18
Locuteur

'éducation nationale. Vous ne répondez pas à sa proposition.

8:21
Présentateur

Je vous réponds que de faire confiance à quelqu'un qui a ruiné le pays, ce n'est pas tellement éventuellement ce que les Français veulent faire et a priori ce n

8:27
Locuteur

'est

8:27
Présentateur

pas ce qui ressort des sondages. Mais là où je voudrais revenir, vous avez raison, c'est un sujet de société, c'est un choix que nous faisons. On fait le choix, on pense que quand vous avez travaillé toute votre vie, vous pouvez partir à la retraite en bonne santé parce que figurez-vous que... Ça a un coût,

8:42
Locuteur

mais vous

8:44
Présentateur

savez, on a aussi des pistes d'économie et vous faites semblant de ne

8:48
Locuteur

pas

8:48
Présentateur

les connaître, on les répète depuis 5 ans. Notre contribution nette à l'Union Européenne, par exemple, on en a marre de financer des projets qui ne nous conviennent pas.

8:55
Locuteur

On

8:55
Présentateur

ne

8:56
Locuteur

veut

8:56
Présentateur

pas d'élargissement, on veut arrêter de payer les crédits pour la rentrée de la Turquie dans l'Union Européenne, parce qu

9:00
Locuteur

'on

9:00
Présentateur

ne veut pas de la

9:01
Locuteur

Turquie dans l'Union Européenne. Vous n'avez pas

9:02
Invité

récupéré beaucoup sur

9:03
Locuteur

ça.

9:03
Présentateur

D'accord, 6 milliards

9:04
Locuteur

d'un

9:05
Présentateur

côté, des milliards de l'autre. Vous savez, on arrive quand même aux 140 milliards d'économies promis sur le quinquennat entier. Mais là encore, et c'est ça que je trouve très intéressant dans cette période et dans cette élection qui me paraît cruciale, et ça fait très longtemps qu'on n

9:18
Locuteur

'a

9:18
Présentateur

pas eu un tel enjeu, c'est qu'on a des projets totalement différents. Nous,

9:21
Locuteur

on

9:21
Présentateur

veut faire des économies sur l'Union Européenne, on veut faire des économies sur l'immigration, on peut ne

9:25
Locuteur

pas être d

9:25
Présentateur

'accord... Mais pas sur les retraites. Non, ça

9:27
Locuteur

ne coûtera pas l'heure. Mais c'est comme si c'est possible, matin en porte. Je viens de

9:32
Présentateur

l'Assemblée Nationale

9:32
Locuteur

où j'ai demandé à ce

9:33
Présentateur

qu'on arrête avec la suppression de l'abattement des 10% pour

9:36
Locuteur

les retraites.

9:36
Présentateur

Non, mais parce que vous avez répondu de manière cash, pas sur les retraites. Or, il y a le rapport

9:40
Locuteur

de... Pas sur les retraites,

9:40
Présentateur

je viens de parler des retraites. Non,

9:41
Locuteur

non, non,

9:42
Présentateur

je dis des économies, pas d'économies sur les retraites, vous m

9:45
Locuteur

'avez dit... Ah oui, oui, pardon, pardon. Pas d'économies sur les retraites. En fait, il y a quelques

9:47
Présentateur

effets de bord dans le tableau qui a été présenté par Jean-Philippe Tanguy. Voilà,

9:52
Locuteur

et ça, on va avoir une conférence de presse sur les retraites. C'est surtout le tableau

9:55
Présentateur

qui a été présenté par Bercy. Il

9:57
Locuteur

y

9:57
Présentateur

a les retraites des fonctionnaires. C'est ce que tu allais dire, Joël. Je vais te laisser développer. 50 milliards les retraites des fonctionnaires. Et quand on regarde les gros budgets de l'État et notamment de l'Éducation Nationale,

10:06
Locuteur

un tiers du budget

10:07
Présentateur

part au budget des retraites. Et vous dites, on n'y touchera pas. Or, c'est

10:12
Locuteur

peut-être là-dessus qu'il y a des économies à faire. Joël Dagosséry. Je

10:14
Invité

ne comprends pas comment on peut remettre à flot ce pays sans toucher au plus gros budget de ce pays. Moi, je pense que là, ce que vous nous expliquez entre l'immigration, l'Union européenne, même votre histoire de TVA, TVA sociale, à 5 %, en fait, ce sont des pécadilles comparées à ce que représente le poids des retraites dans le budget de ce pays. Aujourd'hui, là, quand on parle justement de réarmement démographique, de relancer les naissances, chaque enfant qui naît dans ce pays a 53 000 euros de dette. Vous pensez que c'est moral

10:49
Locuteur

? Il faut arrêter d'en faire, Madame Dagosséry ? Il faut arrêter de

10:51
Présentateur

faire des enfants ? Il

10:52
Locuteur

faut arrêter de faire des dettes. Mais je trouve

10:53
Invité

que c'est pas moral, en fait, de faire peser 53 000 euros de dette à un nourrisson.

11:00
Locuteur

Épouvantable de réfléchir comme ça, Madame Dagosséry. Exactement, mais ce sont les chiffres. Ce sont les chiffres.

11:06
Invité

Là, à la maternité, là, s'il y

11:08
Locuteur

a

11:08
Invité

une dame qui accouche demain, il faut qu'elle sache que son enfant naît avec 54

11:11
Locuteur

000 euros de dette. En fait, il faut vous couper le micro, parce que si on vous écoute, il n'y aura plus de natalité

11:14
Invité

du tout,

11:15
Locuteur

Madame Dagosséry, c'est terrible.

11:17
Invité

Vous, vous, vous, vous, vous,

11:18
Locuteur

vous, vous, vous, on va relancer la natalité, oui.

11:19
Invité

Non, bien sûr, bien sûr, vous allez rentrer dans la chambre des gens et relancer

11:22
Locuteur

la natalité. Je préférerais que vous occupiez

11:24
Présentateur

des réelles

11:28
Invité

économies qui doivent être faites sur les retraites, plutôt que de faire ça. Moi, je considère que vous êtes le dernier avatar du socialisme. Il faut vraiment dire la vérité. Vous êtes le dernier avatar du socialisme qui nous a plongé dans l'État dans lequel on est. Vous ne remettez pas en cause le périmètre de l'État. Pas une fois. Vous ne réfléchissez pas à vous dire est-ce que l'État doit continuer d'intervenir là où des

11:50
Locuteur

pays...

11:50
Invité

Dans

11:51
Locuteur

la commande publique,

11:51
Présentateur

par exemple.

11:52
Invité

On

11:52
Locuteur

aimerait bien qu'il intervienne dans la commande publique. Les pays comme le

11:53
Invité

Canada, qui aujourd'hui sont forts, ont dû faire cette réflexion.

11:57
Locuteur

C

11:57
Invité

'est-à-dire,

11:57
Locuteur

est

11:57
Invité

-ce que l'État doit continuer d'intervenir sur tel périmètre ou pas ? Vous, non. Vous,

12:01
Locuteur

vous, on peut continuer

12:02
Invité

à être le Shiva, l'État avec ses tentacules, continuer à inonder toute la société.

12:09
Locuteur

Ça, c'est un poule, les

12:10
Présentateur

tentacules.

12:10
Invité

Madame Dago Serric, moi, ce

12:11
Locuteur

que je vous propose, c'est de mettre votre tête sur une

12:14
Présentateur

affiche et

12:15
Locuteur

d'aller avec le

12:15
Présentateur

programme dont vous venez de me parler, coller vos affiches

12:18
Locuteur

et voir si les Français... Dago Serric 2027.

12:20
Présentateur

Exactement. Si les Français,

12:20
Locuteur

ils

12:20
Présentateur

pensent parce que vous imaginez qu'on se pointe à l'élection cruciale, à la mer des batailles, en ayant réfléchi à rien ?

12:26
Locuteur

Mais en fait, ce que je vous disais... Et ce sont des choix.

12:28
Présentateur

Mais vous pouvez ne pas être d'accord et ne pas nous donner votre pouvoir.

12:30
Locuteur

Mais vous entretenez du

12:31
Invité

mensonge. Quand vous dites qu'Edouard Philippe a participé à la faillite de l'État, c'est faux. Mais vous aussi, vous y avez participé.

12:40
Locuteur

Mais

12:40
Invité

non. On

12:40
Locuteur

a participé. Vous

12:42
Invité

participez en mettant

12:43
Locuteur

dans l'esprit

12:45
Invité

des Français,

12:46
Locuteur

qu'on va pouvoir continuer

12:47
Invité

à partir en retraite à 60, 62 ans. Vous participez à ça.

12:52
Locuteur

C

12:52
Invité

'est-à-dire qu'eux continuent de croire qu'avec vos réformettes, on va pouvoir continuer

12:57
Locuteur

à partir à la faillite de l'État. On va poser la question.

12:59
Invité

Est-ce que vous allez redéfinir les missions de l'État ?

13:03
Présentateur

Typiquement, sur la commande publique, on n'arrête pas de le dire. Oui, l'État va être acteur dans la commande publique parce qu

13:08
Locuteur

'on

13:08
Présentateur

pense, évidemment, parce qu'on veut aussi relancer l'industrie. Ça ne vous a pas échappé que ces dix dernières années, tous nos fleurons industriels ont été bradés par

13:14
Locuteur

Emmanuel Macron ? Tous les candidats le promettent. Emmanuel Macron l'avait promis aussi.

13:18
Présentateur

Je pense que si on est si haut dans les sondages, c'est aussi qu'on a une authenticité. C'est quand vous avez, pendant 30 ans, perdu, préféré perdre, en disant qu'on voulait faire des mesures sur l'immigration, parce que peut-être que ce n'était pas populaire à un moment, en disant qu'on voulait donner moins d'argent à l'Union européenne. Quand vous préférez perdre pendant 30 ans, ça vous donne une certaine authenticité. Il se trouve que là, on est en adéquation à ce que pensent les Français. C'est en ça qu'ils nous font confiance. Et excusez-moi de vous dire que je crois vraiment, les Français nous reconnaissent ça, on a une volonté politique que les nôtres n'ont pas.

Je vais vous dire, quand la moitié des députés du Bloc central doivent leur siège à un désistement du nouveau Front populaire, ces gens-là n'ont pas de volonté politique. Parce que moi, Sylvain Maillard, je pense qu

13:55
Locuteur

'il

13:55
Présentateur

préférait partir en vacances avec moi qu'avec Mathilde Panot. Donc vous voyez, il

13:58
Locuteur

y a des

13:58
Présentateur

postures politiques.

14:00
Locuteur

Mais

14:00
Présentateur

non, mais je les vois vivre. Enfin, je vois bien qu'en fait, ce n

14:03
Locuteur

'est

14:03
Présentateur

pas l'amour fou entre eux, sauf qu'ils sont capables de faire des alliances de coups d'un soir ou de deux soirs pour empêcher Jordan Bardella d'arriver...

14:11
Locuteur

Des alliances de coups d'un soir ou deux sur une belle image. C'est ça,

14:14
Présentateur

excusez

14:15
Locuteur

-moi de vous dire. C'est ça.

14:18
Présentateur

Et je pense vraiment que si on est CEO, c'est

14:20
Locuteur

parce que les

14:21
Présentateur

Français ressentent qu'on a la volonté politique de faire. Et oui, je vous le dis, on va réserver les allocations familiales aux couples français, dont au moins un des deux parents est français. C'est 16 milliards la première année, c'est 29 milliards l'année d'après, une fois qu'on aura fait notre référendum constitutionnel. Oui, on va ramener l'Union européenne, la contribution nette, à 5 milliards. C'est ce qu'avait fait Chirac après l'élargissement 2027. Et à l'époque, excusez-moi, personne ne poussait des cris d'orfraie. Oui, on va relancer la commande publique parce qu'on pense que l'État doit être acteur. Mais

14:51
Locuteur

pas touche aux retraites des fonctionnaires. Non, pas

14:53
Présentateur

touche aux retraites. Mais je vais vous dire, il y a des fonctionnaires que nous ne remplacerons pas quand ils partiront à la

14:58
Locuteur

retraite. Donc

14:58
Présentateur

il y aura

14:58
Locuteur

un effet.

14:59
Présentateur

Il y aura un effet. Mais par contre, typiquement, dans l'éducation nationale, là, vous savez qu'il

15:02
Locuteur

y

15:02
Présentateur

a un problème de pyramide avec des classes qui se ferment. Notamment parce que François Hollande avait mis fin à l'universalité des allocations familiales en remplaçant par le quotient. Et on voit les effets tout de suite là. Parce que, figurez-vous, sans rentrer dans les chambres à coucher, Mme Dagosseri, mettre les Français en condition de sécurité financière aussi, eh bien, je vais vous dire, ça fait une charge mentale en moins. Et quand ils vous écoutent et qu

15:24
Locuteur

'ils

15:24
Présentateur

pensent que leur bébé, quand il naîtra, il aura 53 millions d'êtres,

15:28
Locuteur

potentiellement,

15:28
Présentateur

ce soir,

15:29
Locuteur

ils vont regarder

15:29
Présentateur

Netflix

15:30
Locuteur

plutôt que de

15:30
Présentateur

se tenir chaud. Moi, je crois...

15:32
Locuteur

Il y a des coups d'un soir à l'Assemblée, mais vous n'entrez pas dans les chambres à coucher. Non, et à Mme

15:36
Présentateur

Dagosseri, il n

15:36
Locuteur

'y a

15:36
Présentateur

plus de coups du tout.

15:37
Locuteur

Je suis un peu embêtée. Bon, on continue la

15:40
Présentateur

discussion dans un instant. Lors, la valet députée Rassemblement National du Var est avec nous, avec Sam Zira, Charles Consigny et Joël Dagosseri. Il est 11h20. RMC, 9h, midi. Les Grandes Gueules. Les Géchis, les Grandes Gueules en direct sur RMC, RMC Story. Notre dernier sujet de discussion, tout à l'heure à midi, moins 20. 25% des Françaises en couple ne font plus l'amour. Ah, bah ça, excusez-moi, Mme Dagosseri.

16:10
Locuteur

Accordez

16:11
Invité

-moi. Je crois que vous êtes peut-être pour quelque chose.

16:15
Présentateur

Ah bah oui. Il serait temps de vous taire, en fait. 25% des Français ne font plus l'amour. Visiblement, il y a plus... Et les jeunes. Et les jeunes, il n

16:22
Locuteur

'y a

16:22
Présentateur

plus de désir dans...

16:23
Locuteur

Mais ils ne se draguent

16:23
Présentateur

plus non plus. Moi, j'ai 4 filles entre 20 et 25 ans. Elles sont entourées de super beaux gosses.

16:28
Locuteur

Et

16:28
Présentateur

on sent que tout le monde a peur même de draguer. On dirait qu'il faut demander le consentement pour la drague.

16:32
Locuteur

Je

16:32
Présentateur

vous assure, il

16:33
Locuteur

y

16:33
Présentateur

a une génération...

16:34
Invité

Vos filles ne seront pas draguées.

16:35
Présentateur

Si, parce que je ne peux

16:37
Locuteur

pas tout redire

16:37
Présentateur

cela. Parce qu'après, je vais avoir des textos toute la journée. Mais je trouve que c'est une génération qui est assez mal à l'aise avec l'amour. Je trouve que nous étions plus... Plus

16:44
Locuteur

libres.

16:45
Présentateur

Parce

16:45
Locuteur

qu'il y a

16:46
Invité

beaucoup d'hommes qui sont mal à l'aise avec le consentement

16:47
Locuteur

peut-être aussi. Mais j'en suis sûre,

16:49
Présentateur

j

16:49
Locuteur

'en

16:49
Présentateur

suis

16:49
Locuteur

sûre. Les Françaises, en tout cas, ont de

16:50
Présentateur

moins

16:51
Locuteur

en moins de relation sexuelle. Ou

16:52
Présentateur

on est loin

16:53
Locuteur

du

16:53
Présentateur

désir et d'y aller franco.

16:55
Locuteur

En tout

16:55
Présentateur

cas, ça ne suscite pas le désir, a priori.

16:57
Locuteur

On

16:58
Présentateur

en parlera tout à l'heure à midi moins 20. Pourquoi est-ce qu'il y

17:00
Locuteur

a

17:00
Présentateur

moins de désir ? Moins envie de faire l'amour dans notre société. En particulier chez les jeunes femmes. 25% d'entre elles. On en parlera au 32-16. Laure Lavalette, députée Rassemblement National du Var et notre invitée, Sam Zira.

17:12
Locuteur

Oui,

17:12
Invité

Madame Lavalette, merci d'être avec nous. Alors, selon le dernier sondage IFOP pour Marianne, je ne

17:17
Locuteur

sais

17:17
Invité

pas si vous l'avez lu, 46% des musulmans interrogés envisageraient de quitter la France. Si Marine Le Pen était élue, 81% craignent une hausse des agressions et des discriminations et 27% envisageraient de dissimuler leur religion. Récemment, là, sur les réseaux sociaux, ça s'enflamme. On peut lire par exemple, on votera pour le candidat qui fera quitter la France un maximum de musulmans. Marine égale 46%. Qui dit mieux ? Madame Lavalette, vous défendez le Rassemblement National ou le Dégagement National ?

17:47
Présentateur

Moi, je n

17:47
Locuteur

'y

17:47
Présentateur

crois pas un instant. Je vais vous dire, sur la circonscription, il y a des Français musulmans qui votent pour moi. Ils savent qu'ils n'ont rien à craindre. Vous savez, nous,

17:55
Locuteur

ce

17:55
Présentateur

qui nous empoisonne la vie, ce sont les gens qui essayent de rentrer illégalement sur notre sol. Et la seule différence que nous faisons après, c'est savoir si les gens sont Français ou pas Français. Mais

18:03
Locuteur

comment vous pouvez rassurer les

18:05
Invité

Français

18:06
Locuteur

de confession musulmane

18:07
Présentateur

qui s'inquiètent, certains

18:09
Locuteur

en tout cas, de l'arrivée au pouvoir de Marine Le Pen ? Absolument

18:10
Présentateur

aucune inquiétude à avoir.

18:12
Locuteur

Je

18:12
Présentateur

veux dire, encore une fois, quand vous êtes Français, que vous n'êtes pas délinquant, enfin, même un Français délinquant, il irait en prison. Je veux dire, il n'y a aucun souci. Vraiment, je n

18:22
Locuteur

'y

18:22
Présentateur

crois pas parce que j'en côtoie beaucoup. Vous savez, j'habite à Toulon et je rencontre beaucoup de musulmans français qui votent pour nous.

18:28
Locuteur

Est-ce

18:28
Présentateur

que vous condamnez

18:29
Locuteur

ce genre

18:30
Invité

d'électeurs qui disent « Ouais, génial, Marine Le Pen, 37%, ça dégagera les musulmans. » Est-ce que vous le condamnez fermement,

18:37
Locuteur

ce genre de réaction

18:37
Présentateur

? Mais

18:37
Locuteur

évidemment

18:37
Présentateur

que je le condamne. Et c'est même presque insultant que vous me posiez cette question parce que personne ne peut imaginer que je

18:43
Locuteur

ne trouve pas bien. C'est le

18:44
Présentateur

candidat qui suscite ça. Mais pas du tout.

18:45
Locuteur

Mais

18:45
Présentateur

par contre, ceux qui, pour l'instant, dissimulent aussi leur religion, pour l'instant, excusez-moi de vous dire, c'est quand même les Français de compatriotes français de confession juive qui ont fui les banlieues depuis longtemps parce qu'autant un Français musulman ne me pose aucun problème, autant je peux vous dire que j'aurai la volonté politique de lutter contre l'islam politique, contre l'islamisme, contre les idéologies islamistes.

19:06
Locuteur

Mais là, moi, je ne vous parle pas d

19:08
Invité

'islamisme, je vous parle

19:08
Locuteur

d'islamophobie.

19:09
Présentateur

Non, oui, mais ça, je condamne

19:11
Locuteur

évidemment. Ça existe, l

19:11
Présentateur

'islamophobie ? Ah bah, chez les Français sûrement, de temps en temps, bien sûr, mais tout existe.

19:15
Locuteur

Vous ne l'entretenez pas

19:16
Présentateur

? Mais bien sûr que non, on ne

19:17
Locuteur

l

19:17
Présentateur

'entretient pas. Vous

19:17
Locuteur

n

19:17
Présentateur

'êtes pas le parti qui entretient la haine de

19:19
Locuteur

l'autre, de l

19:20
Présentateur

'immigré,

19:21
Locuteur

de... Encore

19:21
Présentateur

une fois, on fait une

19:22
Locuteur

seule distinction. La haine de l'islam.

19:24
Présentateur

On fait une seule distinction au Rassemblement National, c'est notre seule discrimination, entre guillemets, c'est si vous êtes Français ou vous n

19:29
Locuteur

'êtes

19:29
Présentateur

pas Français. Si vous êtes Français, d'où que vous veniez, on pense que c'est normal que vous ayez plus de droits. Mais ça, c'est dans quasiment la totalité des pays du monde. Il n

19:37
Locuteur

'y

19:37
Présentateur

a qu'ici

19:37
Locuteur

que les gens trouvent ça pour envoyer une note d'information à certains bons électeurs. Vous avez instauré une

19:41
Présentateur

crainte quand même en disant que vous dévoileriez les jeunes filles sur l'espace public. Donc ça, c'est une attaque de la religion musulmane. Non, vous savez bien qu'on veut lutter contre l'idéologie.

19:51
Locuteur

Oui, mais il y a des jeunes filles qui sont françaises qui portent le voile et se disent « Voilà, donc moi, si le RN passe, mon salut, c'est le départ.

19:57
Présentateur

» Et souvent,

19:58
Locuteur

elles

19:58
Présentateur

vous disent « Parce qu'au

19:59
Locuteur

moins,

19:59
Présentateur

je suis pénard en famille.

20:00
Locuteur

»

20:00
Présentateur

Non, mais ce sont des vraies questions. Effectivement, je pense que le voile, c'est l'asservissement de la femme.

20:03
Locuteur

Ça

20:03
Présentateur

fait une différence entre l'homme et la femme. Et que tous les pays musulmans, quand ils sont arrivés au pouvoir, c'est toujours ce même débat, ont voilé les femmes. Donc je pense que moi,

20:10
Locuteur

je

20:10
Présentateur

suis plutôt team bikini Brigitte Bardot. Et ma mère avait été topless à la plage. Moi, je suis quand même d'une génération où on était beaucoup plus à l'aise avec son corps que

20:19
Locuteur

maintenant. Vous êtes

20:20
Présentateur

féministe ? Bien sûr que

20:21
Locuteur

je

20:21
Présentateur

suis féministe.

20:21
Locuteur

Et vous ne pensez pas que vous faites preuve d

20:23
Invité

'antiféminisme, justement,

20:25
Locuteur

en

20:25
Invité

disant « Qu'est-ce qu'une femme doit porter ? » ou «

20:27
Locuteur

Qu'est-ce qu'une femme ne doit pas porter ? » En fait, je suis

20:27
Présentateur

féministe. C'est-à-dire que je pense que quand on fait le même job, on doit être payé pareil. Vous imaginez que moi, je voudrais que ce soit une femme qui soit à la présidence de

20:33
Locuteur

la

20:33
Présentateur

République. Au Sénat, c'est Edwige Diaz qui est la chef de notre groupe. Donc oui, les femmes ont une place prépondérante au Rassemblement National. Chez moi, j'ai quatre filles et ils ne sont que deux mecs. Quand on veut dire que chez nous, c'est le girl power. L'islam politique et des idéologies islamistes qui, je pense, ne sont pas bien. Donc là où vous avez raison, c'est que quand on accueille 500 000 immigrés légaux par an, ça,

20:57
Locuteur

c

20:57
Présentateur

'est terminé. Parce que pour l'instant, on n'a pas les moyens. Ça influence votre culture. Vous savez, quand vous avez le gouvernement qui est obligé de faire l'excision, ne part pas en vacances, ça pose des questions. L'excision, ce n

21:08
Locuteur

'est

21:08
Présentateur

pas

21:08
Locuteur

une tradition gallo-roumaine. Donc ça veut quand

21:10
Présentateur

même dire... On en a reparlé en hémicycle dans la dernière loi intégrale sur les violences sexistes, où je suis intervenu d'ailleurs pour qu

21:16
Locuteur

'on

21:16
Présentateur

puisse allaiter partout. Parce que moi, je pense que si on voit un bout de sein, c'est surtout pas un problème. Donc voilà. Donc quand vous en êtes à débattre sur oui ou non l'excision, c'est quand même qu

21:26
Locuteur

'il

21:26
Présentateur

y

21:26
Locuteur

a

21:26
Présentateur

eu des transformations profondes dans votre pays. Et oui, je pense que de réduire l'immigration, de reprendre en main notre politique migratoire, est une bonne chose. Par contre, les musulmans français n'ont absolument rien à craindre sur notre sol.

21:36
Invité

Parlons de la crise d'ICN. Omar Sy, l'acteur, dénonce la réponse lamentable des autorités, la répression policière. Il dit, attendez, ce sont nos enfants qui sont dans la crise, c

21:48
Locuteur

'est

21:48
Invité

l'avenir de la France.

21:48
Locuteur

Alors,

21:48
Présentateur

c'est pas les siens, parce que je pense que les siens, s'il en a, sont en Californie. Vous voyez, je veux dire. Donc c'est pas ses enfants. Par contre, ce sont mes enfants qui sont dans les lycées. Donc moi, je trouve déjà, quand vous n'habitez pas là, arriver à prendre la parole sur ce qui se passe là, c'est quand même d'une indécence dingue.

22:02
Locuteur

Il faut aller travailler en France. Je sais qu'on n'est

22:03
Présentateur

pas d'accord.

22:04
Locuteur

Je

22:04
Présentateur

sais qu'on n'est pas d'accord. Oui,

22:05
Locuteur

non,

22:05
Présentateur

mais on ferme sa gueule.

22:06
Locuteur

Il travaille en France. On habite loin, on est déconnecté. Il doit fermer sa gueule.

22:10
Présentateur

Ben, en tout cas, pas comme ça. Je veux dire, pas remettre de l'huile sur le feu. On a déjà du mal avec cette contestation lycéenne, parce qu'il y a des raisons qui sont légitimes. Et vraiment, moi, j'en sais quelque chose. Vraiment, la réforme blanquer de 2019 a cassé ce lycée. Le fait d'avoir sorti ces filières a engendré des emplois du temps qui sont terribles. Et oui, moi, en tant que maire de famille, je ne trouve pas ça bien. Quand mon fils a 4 ou 5 heures de trou dans la journée... Alors, comment

22:34
Locuteur

on sort de cette crise ici ? Eh bien, déjà,

22:35
Présentateur

on revient sur cette réforme blanquer. On annule cette réforme blanquer.

22:39
Locuteur

Vous

22:39
Invité

annulez Parcoursup

22:40
Locuteur

?

22:41
Présentateur

Alors, je ne

22:42
Locuteur

sais

22:42
Présentateur

pas si on l'annule. En tout cas, il sera complètement réformé. Parce que oui, trop anxiogène, complètement obscur. Moi, j'en ai rempli 3 des Parcoursup. J'ai perdu 10 ans de santé mentale, je pense. Déjà, c'est un truc absolument épouvantable. Je ne

22:53
Locuteur

sais

22:53
Présentateur

pas si quelqu'un autour de ce tableau en a rempli.

22:56
Locuteur

C

22:56
Présentateur

'est l'horreur. Tout ça pour en plus n'arriver pas forcément à avoir vos choix. Il y a 25 000 formations. Il y a 1 million de gens qui vont, de lycéens. Et ça ne répond pas vraiment à la demande. Mais il faut déjà revaloriser nos profs. Vous ne pouvez pas avoir des profs qui sont payés 18% de moins en milieu de carrière que la moitié de l'OCDE. Ce n

23:15
Locuteur

'est

23:15
Présentateur

pas possible. Il faut rétablir l'autorité. Tu casses, tu payes. On l'a entendu de Gabriel Attal, mais ça n'a jamais produit d'effet. Ce n

23:23
Locuteur

'est

23:23
Présentateur

pas possible. Il faut qu'à chaque fois qu'il y ait une atteinte à un professeur, il faut porter plainte. Pas de vagues. Moi, j'habite à Toulon, à la Ciotat, à 30 km de chez moi. Il y a un prof qui a été aspergé d'essence. Imaginez la violence du truc. Donc, il faut revaloriser les profs, réaffirmer l'autorité et réorganiser ce lycée. Je l'ai dit un peu tout à l'heure. Je pense que de mettre fin au collège unique, de revaloriser aussi les métiers manuels. Tous nos enfants ne sont pas faits pour aller à l'école.

23:50
Locuteur

Tous

23:50
Présentateur

nos enfants ne sont pas faits pour être avocats. Et je pense aussi qu'il faut qu'on adapte l'école, les formations, à ce dont nous avons besoin. Je pense qu'il faut moins d'étudiants au sens social et plus de gens dans les matières scientifiques.

24:02
Locuteur

Est-ce que l

24:03
Présentateur

'État a lâché les policiers dans cette affaire face à la contestation lycée ou aux violences ? C'est ce que dit le syndicat de police Alliance. Oui, ça

24:11
Locuteur

ne

24:11
Présentateur

date

24:11
Locuteur

pas d'hier.

24:13
Présentateur

Enfin, je veux dire, ça ne date pas d'hier. Je pense que moi, encore une fois, tous les policiers que je rencontre ont l'impression d'être abandonnés. Ils sont désarmés moralement, ils sont désarmés physiquement. Quand vous avez Laurent Nunez qui vient à la tribune nous dire « Non, non, mais franchement, qui s'explique sur le coup de la grenade pour ce fait horrible, terrible où un lycéen a perdu la main. » Où il dit « Non, ce ne sont pas des armes létales. On a besoin de faire respecter l'ordre. » Et qui, dès le lendemain, se dédie. C'est vrai que ça démonétise la parole ministérielle. C'est un problème. Et vous nous trouverez toujours du côté du policier.

24:42
Invité

Charles ? Non, moi, ça m'intéresse cette interview parce qu'on voit bien où en est le RN. Je vous remercie. C'est-à-dire qu'il

24:49
Locuteur

y a

24:49
Invité

un côté le bon sens près de chez vous. Voilà, ce n

24:53
Locuteur

'est

24:53
Invité

pas très poussé.

24:55
Locuteur

Merci Charles.

24:56
Invité

Ce n

24:56
Locuteur

'est

24:56
Invité

pas très novateur. Ce n

24:58
Locuteur

'est

24:58
Invité

pas très novateur.

24:59
Locuteur

Ça

24:59
Invité

fait de venir. Ce n

24:59
Locuteur

'est

24:59
Invité

pas très précis.

25:01
Locuteur

La

25:01
Présentateur

revalorisation des profs, je vais vous dire, c'est 3% pendant 4 ans. C'est un peu

25:05
Locuteur

précis,

25:05
Présentateur

tiens.

25:06
Locuteur

Et les

25:06
Présentateur

18% de moins, c'était précis quand

25:08
Locuteur

même, Charles. Par

25:08
Invité

exemple, sur l'Ukraine, même à la louche,

25:10
Locuteur

vous n'allez pas dire. D'accord, tout m'est confuse. On me demande pourquoi ce n'est pas

25:14
Invité

précis. Je le précise. Je précise moi pourquoi ça n'était pas précis.

25:18
Locuteur

Donc,

25:19
Invité

très bien. Je veux dire,

25:20
Locuteur

en

25:21
Invité

même temps, ça ne changera rien. C'est ça qui est

25:24
Locuteur

très intéressant. Ça veut dire quoi, ça ne change rien

25:25
Invité

? C'est un parti qui ne propose pas de changement, au fond. On voit bien sur la retraite, à quel

25:30
Locuteur

point...

25:30
Invité

C

25:30
Locuteur

'est le truc le

25:31
Présentateur

plus disruptif qu'on

25:31
Locuteur

a entendu sur ce plateau, quand même, aujourd'hui,

25:33
Invité

Charles. Mais non,

25:34
Locuteur

mais c'est

25:34
Invité

vrai. C'est la

25:35
Locuteur

théorie de Charles. Vous proposez aucun changement de remercier

25:37
Invité

la

25:38
Locuteur

table

25:38
Invité

? Peut-être pour ça que vous êtes populaire, c'est que vous ne proposez pas de changement. Donc, les gens se disent... Mais

25:43
Locuteur

on va un changement

25:44
Présentateur

migratoire, on va un changement sécuritaire,

25:45
Locuteur

on

25:45
Présentateur

va un changement dans les comptes publics, on va un changement à l'hôpital, on

25:48
Locuteur

va

25:48
Présentateur

remettre...

25:49
Invité

C'est fou ! Pour

25:50
Locuteur

Marine Le Pen, il pense que

25:51
Invité

ça va changer. Mais je pense qu'il ne se passera rien. Ah oui,

25:53
Locuteur

c

25:53
Invité

'est

25:53
Locuteur

ça,

25:54
Invité

tu penses

25:54
Locuteur

qu'il ne se passera rien, finalement. Je suis sûr qu'il ne se passera rien.

25:56
Présentateur

Est-ce que vous êtes chafouin quand

25:57
Locuteur

on voit les

25:57
Présentateur

scores de votre famille

25:58
Locuteur

politique ? C'est peut-être ça qui vous rend dépressif, Charles

26:00
Invité

? Je pense que vous ne changerez rien. Et c

26:05
Locuteur

'est ça qui rassure au fond les Français. Moi, je veux rassurer les Français,

26:07
Présentateur

on va tout changer. Alors,

26:08
Locuteur

Marine

26:08
Présentateur

Le Pen à 40%, quasiment 40% selon le sondage autoxysme, 37-38. Ça veut dire que l'élection est irratable pour vous ? Non, pas du tout. Ça veut dire qu'il y a une adéquation entre nos constats, nos solutions et le peuple français à six mois d'une élection présidentielle. On voit ça avec beaucoup d'humilité et nous,

26:26
Locuteur

on

26:26
Présentateur

fait campagne comme si nous étions à 10%.

26:27
Invité

Une dernière question, parce qu'on parlait de la crise lycéenne, mais samedi,

26:30
Locuteur

il

26:30
Invité

y a des rassemblements. Alors, on ne sait pas trop comment ça va se passer. Il y a des gilets jaunes, il y a des routiers, des taxis, des agriculteurs, des lycéens. Le mot d'ordre,

26:41
Locuteur

c

26:41
Invité

'est manifester aussi contre la vie chère, demander une baisse des taxes sur les carburants.

26:45
Locuteur

Et

26:45
Invité

c'est ce que vous revendiquez. Est-ce que vous allez descendre

26:47
Locuteur

dans la rue ? Depuis cinq

26:48
Présentateur

ans. Est-ce que

26:48
Locuteur

vous allez descendre dans

26:49
Invité

la rue samedi ?

26:50
Présentateur

Vous savez que ce n

26:51
Locuteur

'est

26:51
Présentateur

pas tellement notre ADN. C'est vrai en plus. On a des électeurs, bien sûr, qui descendent. Et ça, je l'entends. C'est catharsis aussi, franchement. Quand vous n'en pouvez plus, quand vous n'avez pas à régler vos factures. Je crois que demain, on perd 15 degrés. Les Français, ils hésitaient déjà entre bien dîner, mettre de l'essence dans leur bagnole. Maintenant, il va falloir hésiter encore à se chauffer. La situation, elle est catastrophique. La précarité dans laquelle on est tombé au bout de dix ans de macronisme, c'est dingue. On a des étudiants qui se prostituent, qui sont aux banques alimentaires. Enfin, moi, des taxis qui n'arrivent pas à vivre parce qu'il

27:18
Locuteur

y a

27:18
Présentateur

eu une ubérisation de la société aussi qui a été compliquée, mise en place par Emmanuel Macron. Nos agriculteurs, il y en a un par jour qui se suicident. Il y a des fous qui veulent encore faire entrer typiquement l'Ukraine dans l'Union Européenne alors que c'est le grenier de l'Europe. Voilà, stop. Moi, je veux dire aux Français, je comprends que vous manifestiez parce que cette colère, je l'entends. Par contre, moi, je suis une responsable politique. Je pense que la meilleure arme sous la Ve République, c'est évidemment le bulletin de vote. Si vous voulez que les choses changent, glissez un bulletin Marine Le Pen dans l'urne.

Merci, Laure Lavalette, d'être passée par les GG, députés Rassemblement National.

27:51
Locuteur

Je reviendrai

27:51
Présentateur

malgré les vacheries de charges. Non,

27:53
Locuteur

ce n

27:53
Présentateur

'est pas des vacheries, c'est des constats. Dans un instant...

27:56
Locuteur

Et faites des

27:56
Présentateur

bébés, tiens,

27:57
Locuteur

Madame D'Agosté.