Marine Le Pen défend les viticulteurs dans les vignobles du Beaujolais
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« si la libéralisation des droits de plantation passe et est imposée par l'Union européenne, en cinq ans, les vignobles seront nettoyés, la viticulture sera nettoyée. »
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« ça a coûté quand même très cher, l'arrachage, etc. »
- 6:45Invité politiqueChiffre
« Notre production, donc, elle est de 52 par hecto. 52 par hecto. Et donc, nous, on produit à peu près entre 35 et 45. »
- 9:01InvitéChiffre
« Les plans d'arrachage au niveau européen, ces dix dernières années, quinze dernières années, ça a coûté un milliard au niveau européen. »
- 9:33InvitéFait
« Le lectolitre coté sur marché à terme que souhaitent certains industriels et négociants, c'est exactement ça. »
- 13:12InvitéFait
« il a exprimé sa soumission à la doxa ultralibérale. Voilà. Il suit la feuille de route de Merkel, maintenant c'est clair. »
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On est parti pour une petite balade au cœur des lignes.
Et là, sur votre gauche, on essaye petit à petit de restructurer le vignoble pour encourager justement la jeunesse à vouloir revenir travailler dans de nos vignes, qui est un super métier.
Ça, c'est un métier de passion, mais c'est vrai que la situation est inquiétante.
La situation n'est pas simple. C'est vrai que c'est un combat de tous les jours. On ne sait pas ce que demain sera fait.
Parce que le problème, au-delà du problème des jeunes, qui bien souvent s'écartent dans les exploitations familiales, le problème, c'est aussi la valeur du patrimoine.
Bien sûr.
Parce qu'à partir du moment où il y a toute une série d'exploitations qui ferment, parce qu'elles ont des problèmes économiques, ça fait perdre, évidemment, de la valeur aussi au terrain. Et moins il y a de gens qui veulent reprendre, et plus ce sera compliqué. Or, c'est votre bien.
Voilà, ça c'est notre bien. C'est mon beau-père qui a monté cette exploitation. Donc c'est deux générations. Mon grand-père était également producteur, mais il était plutôt ouvrier viticole. Donc voilà, on aimerait vraiment garder cette richesse que l'on a, parce que nous sommes vraiment passionnés par ce que l'on fait.
Je suis venu lancer un signal d'alarme, parce que j'ai vu trop de professions qui se sont réveillées trop tard. conjointées notamment à des décisions prises, bien souvent, par l'Union européenne, imposées au bénéfice de quelques-uns, mais au détriment de l'immense majorité. Et bien souvent, quand la réaction arrive, elle est trop tardive. Or, moi je suis venu lancer un signal d'alarme ici aux viticulteurs, en disant que les viticulteurs doivent absolument se mobiliser contre la libéralisation des droits de plantation, parce que si la libéralisation des droits de plantation passe et est imposée par l'Union européenne, en cinq ans, les vignobles seront nettoyés, la viticulture sera nettoyée.
Il faut le savoir, voilà. Donc à un moment donné, on dit le même des batailles, mais parfois, la bataille est la dernière, et celle-là, c'est la dernière. C'est-à-dire que si elle est perdue, ce sera la fin. Bon, Nyon européenne a fait déjà beaucoup de mal, ça a coûté quand même très cher, l'arrachage, etc. Là, c'est vraiment l'arrêt de... Ce sera la mort, la mort de la viticulture. Alors, on se bat beaucoup au Parlement, mais derrière tout ça, il y a beaucoup de loups.
Il y a beaucoup de gros sous, il y a beaucoup de très grosses entreprises parce qu'il n'y a vraiment qu'une chose, c'est cette libéralisation des droits de plantation pour pouvoir envahir les plaines, les qualités, tout ça, et puis hop.
Bien sûr, pour nos petits producteurs, ce serait vraiment une catastrophe. Ça va ramener un volume de vin, et là, nous sommes après rééquilibrés l'offre et la demande, et là, si vous pouvez planter n'importe où, mettre des cépages qui ne correspondent pas du tout à une région, parce qu'ils ont besoin de soleil, ils vont être plantés au nord, ce serait catastrophique.
C'est ça, et ce qui est incroyable dans cette affaire, c'est que l'ensemble, en tout cas de ce qu'ils disent, l'ensemble des 16 pays, en gros, qui sont concernés par ces problèmes, sont contre, et pourtant, un ou deux technocrates européens peuvent imposer, c'est là où on voit que les nations sont plus aussi libres qu'on va bien en dire, dans le cadre de cette Union européenne, mais là, vraiment, je veux dire, je ne veux pas, je ne veux pas que les viticulteurs me tiennent soit dans la situation dans laquelle j'ai trouvé les pêcheurs de sept, par exemple, qui, encore une fois, ont réagi trop tard, et puis, ils sont morts, quoi. C'est terminé, c'est fini, c'est plié.
Or, la qualité, l'emploi, parce qu'il y a ça aussi, la tradition, la sécurité aussi, sanitaire, parce que ça, c'est l'un de mes grands combats, parce que je pense qu'on est dans un monde, là, aujourd'hui, avec des règles qui ne permettent pas, et de préserver la qualité dans le cadre des importations qui sont faites en France. Alors, nous, on fait de la super qualité. Bien sûr. Nous, on respecte des normes sanitaires qui sont incroyables. C'est vrai qu'on a beaucoup demandé aussi d'investissement pour ça, etc. Mais en même temps, on est en concurrence avec des produits qui ne respectent pas tout ça. Et ça, c'est un vrai...
Une concurrence un peu déloyale.
Ah ben, c'est pas un peu, c'est complètement déloyale. Complètement déloyale. Et ça, on retrouve ça, je veux dire, dans beaucoup de domaines agricoles. C'est-à-dire qu'on a beaucoup demandé aux agriculteurs, on leur a beaucoup demandé en termes d'investissement, on leur a beaucoup imposé de normes et d'une manière absolument insensée. En revanche, on ne réclame pas ces mêmes conditions aux produits qui sont importés et donc consommés sur le territoire. Mais, je veux dire, il faut continuer à avoir du vin, des vins qui ont mille saveurs différentes. Et de qualité. Donc, ce serait l'idéal.
Il faut absolument attirer l'attention du public sur ce problème de fonds qui est le problème de la libéralisation des droits de plantation. Donc, je veux dire, c'est tous les Français qui s'intéressent. Ça, je viens de dire, moi, ici. C'est-à-dire, c'est pas uniquement la défense d'intérêts catégoriels, les viticulteurs qui... Non, c'est tous les Français que ça concerne, ce problème-là. Quand on voit des viticultations comme la vôtre, ça ferait mal au cœur que ça soit remplacé par ça, là-bas.
Exactement, oui.
Donc, il faut se battre. Voilà.
Qu'on va mener là-dessus. Exactement. On n'arrive plus à vivre...
On est loin, mais juste, là. Tout à fait. Par rapport au travail qu'il fournit, on en est très, très loin.
On en est très loin. C'est beaucoup d'oeuvre. Donc, voici la case de dégustation. Donc, c'est là où je reçois les clients. C'est là aussi où on travaille, on étiquette, on est en carton. Je fais également manger mes vendanges jaunes, donc au mois de septembre. Donc, voilà. Et puis, donc... Et vous faites combien de production de combien ? Notre production, donc, elle est de 52 par hecto. 52 par hecto. Et donc, nous, on produit à peu près entre 35 et 45. Voilà.
Toutes les exploitations qui ferment ici, tous les emplois induits, ils tomberaient. Et ils vont se reconvertir dans quoi ? C'est ça, la vraie question. Ils vont se reconvertir dans quoi ? Donc, on va accélérer la désertification urale. Tous ces coteaux se transforment. Je ne sais plus, ça va pas. Ça va contribuer à une augmentation massive du chômage, je crois. Il y a eu, non ? Ah, il y a eu. Je crois que c'est... Vraiment, là, moi, je suis venu, ce n'est l'alarme, quoi. Ce n'est clair.
En disant, attention, parce que ne vous réveillez pas quand cette énorme machine qu'est l'Union Soviétique Européenne aura déjà broyée, parce qu'à ce moment-là, vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais il sera trop tard. Il sera trop tard pour la viticulture. Si on autorise des plantations partout, n'importe où, sans aucune régulation, c'est la fin de la viticulture française. Voilà. C'est la fin. Et la viticulture sera alors dirigée par des très grands groupes qui, encore une fois, produiront du vin Coca-Cola, le même goût, et on aura mis sur le carreau des... Je ne sais pas, des... patrimoines. Un patrimoine, mais surtout un savoir-faire, qui est un savoir-faire pluriséculaire.
Quand on ne sait plus, après... Pluriséculaire, et qui continue à évoluer, parce que jamais le vignoble français n'a été d'aussi bonne qualité, jamais il n'a été aussi diversifié, et cet effort de diversification et de qualité, il a été avant tout porté par des petits exploitants, par des exploitations familiales. L'exploitation familiale, c'est pas ringard, c'est l'avenir, c'est la clé. Et si on balaye ses exploitants, on va arriver à du management industriel de base, et avec ça, on ne pourra plus rien faire. Personne ne pourra s'installer. Les prix auront été complètement cassés. On arrivera à des crises de surproduction, mais comme jamais.
Les plans d'arrachage au niveau européen, ces dix dernières années, quinze dernières années, ça a coûté un milliard au niveau européen. Et là, on s'apprête à autoriser tout le monde à planter. C'est ridicule. Un milliard, c'est quand même pas rien. La deuxième chose, c'est qu'il faut regarder ce qui se passe en Australie encore en ce moment. On ne vend plus du vin sur les marchés, on vend du jus de raisin. Les Chinois se mettent à produire du vin. Vous croyez qu'ils ont beaucoup de vignes ? Non. Ils achètent des cuves de raisin en jus en Australie. Ils transforment ça chez eux, ils mettent une étiquette dessus, et ça s'appelle du vin.
Le lectolitre coté sur marché à terme que souhaitent certains industriels et négociants, c'est exactement ça. Ce qu'on voit sur le maïs, ce qu'on voit sur le blé, ce qu'on voit maintenant sur la poudre de lait, c'est ce qu'ils veulent pour le vin. Et on parlera d'un marché, on parlera uniquement de langue financière. Les terroirs, là-dessus, ce sera marginal. Il restera qui ? Quelques grands crus, parce qu'on peut bien faire plaisir aux milliardaires. Mais le vin, le Beaujolais village, en France, c'est le plaisir du peuple français et aussi de tous nos visiteurs. C'est ça qu'il faut défendre. Quel monde doit se sentir concerné ? Mais justement, je veux pas...
Je veux dire, en même temps, je viens appeler les viticulteurs à se défendre, parce que je crois qu'ils ne sont plus défendus par leurs syndicats, qui sont en réalité les complices des volontés exprimées par l'Union européenne. Quoi qu'ils en disent, mais c'est surtout l'ensemble des Français que je voudrais associer à cette cause. parce qu'elle est extrêmement grave dans ses conséquences et symbolique, encore une fois, des catastrophes qui peuvent être la conséquence des décisions de dérégulation de l'Union européenne. Ça va aller très vite. Le jour où ils voteront la dérégulation, où ils imposeront à la France la dérégulation, ce jour-là, la viticulture mourra dans les 5 ans.
Donc, je veux dire, honnêtement, il ne faut pas se réveiller trop tard. Moi, je rappelle ce que j'ai dit tout à l'heure, les pêcheurs de 7, quand ils se sont... C'était trop tard. C'était trop tard. Quand ils se sont rendus compte de ce qui se passait, c'était déjà trop tard. Les producteurs de lait, c'était déjà trop tard. Eh bien, il ne faut pas que pour les viticulteurs ce soit trop tard. Et je viens donc tirer la sonnette d'alarme. Il y a des réunions qui se déroulent en ce moment même dans le cadre du Parlement européen. Il y a des gens qui s'opposent à cela, à cette libéralisation des droits de plantation. Mais moi, je connais la puissance des technocrates européens.
Et des lobbies qui vont avec. Et des lobbies parce que derrière tout ça, il y a des histoires de gros sous. Il ne faut pas se raconter d'histoire. C'est les grandes entreprises qui vont profiter pour faire comme elles. La seule chose qu'elles sont capables de faire d'ailleurs, c'est-à-dire du profit parce qu'en général, elles font plus de profit que d'emplois. Il faut bien dire. Et alors, il est comment ce vin ? Il est délicieux. Mais vraiment, vous avez un petit air jaloux là. grand danger qui pèse sur la viticulture française, notamment les droits de plantation qui sont en discussion.
Alors, je viens encore une fois défendre ce savoir-faire, la promotion et puis demander à tous les Français de se mobiliser pour sauver le vin français qui disparaîtra si on se laisse imposer les dictates européens. Qu'est-ce que vous avez pensé dans cette discussion ? C'est que le changement, c'est clairement, il a exprimé sa soumission à la doxa ultralibérale. Voilà. Il suit la feuille de route de Merkel, maintenant c'est clair. Et donc, il nous emmène sur le chemin de la Grèce, de l'Espagne avec toutes les conséquences sociales dramatiques à subir dans les mois qui viennent. Pour le point de l'emploi, tous ces problèmes, vous pensez qu'il n'a développé aucun argument valable ? Mais aucun.
Il s'est présenté à moitié comme un technicien pour redire des choses qu'il a déjà dites. Le problème encore une fois, c'est qu'il a raté le vrai virage qui aurait été dédié. Maintenant, stop au libre-échange. Stop à l'ultralibéralisme, lui, au protectionnisme national et de la protéine. Il est allé un peu loin, il s'est laissé un peu... La situation est souvent difficile des viticulteurs. Une situation difficile aujourd'hui qui pourrait devenir encore plus demain. Je pense que nous sommes tous corresponsables en quelque sorte de l'avenir et de la défense de nos viticulteurs.
Très bien. Mais est-ce qu'on peut vous demander ce que vous appelez le brouchelet ?
Ah oui, et puis en plus, j'ai été patronisé. Ah bon ? Ah oui, maintenant, en ordre du grand argentier, alors je résume que je reçois une responsabilité supplémentaire.
Tout à fait. Alors, tous les cas, bonne visite et profitez de cette belle fête que vous connaissez sans doute pas.
Non, c'est la première fois que je viens et que j'ai passé une journée jusqu'à présent absolument charmante et je suis pas venu de la concité.
Très bien, merci beaucoup, bonne soirée. Merci.
Marine Le Pen