04-11-2025 - Jérôme Guedj - QAG - interpellation du Premier Ministre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Monsieur le Premier ministre, quel niveau de recette êtes-vous prêt à avaliser dans ce PLFSS ?
- 2:07RelanceRéponse directe
Vous n'êtes ni spectateur ni arbitre de ce débat. Quel niveau de recette êtes-vous prêt à avaliser dans ce PLFSS ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:02Fait
« Il y a pas de 493, tant mieux, mais on a besoin quand même de quelques clarification. »
- 0:02Fait
« Vous vous êtes engagé à suspendre jusqu'au 1er janvier 2028 la réforme des retraites y compris pour les carrière longue. »
- 0:44Fait
« Au nom du pouvoir d'achat, préoccupation première de nos concitoyens, nous devons vous dire notre position ferme à l'année blanche sur toutes les pensions et sur toutes les prestations. »
- 0:44Fait
« Nous voulons vous redire notre opposition farouche au doublement des franchises médicales. »
- 1:25Fait
« Pour renoncer à ces mesures injustes, il faut dégager d'autres économies et mieux lutter contre la fraude. »
- 2:07Fait
« Vous n'êtes ni spectateur ni arbitre de ce débat. Vous en êtes un acteur essentiel comme chef de votre majorité relative. »
- 2:49Fait
« Il se trouve que la LOLF nous amène à d'abord étudier les recettes et vous le savez le prémistre l'a indiqué, nous serons évidemment très ouvert pour accompagner toutes les mesures justes, proportionnées et efficaces. »
- 3:27Fait
« Je pense à l'hôpital notamment avec le renforcement de l'ondable hospitalier. »
- 3:27Fait
« Je pense aux minimas sociaux qui doivent être effectivement revalorisés. »
Temps de parole
- ?100 %
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Merci beaucoup. La parole est à monsieur Jérôme Gage pour le groupe socialiste. Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, c'est les 80 ans de la SQ. Nous débutons tout à l'heure l'examen du PLFSS, un texte essentiel pour l'ensemble de nos concitoyens. Mais à vrai dire, au moment où nous débutons, nous ne savons pas exactement où nous allons. Il y a pas de 493, tant mieux, mais on a besoin quand même de quelques clarification. Nous avons accepté par notre non censure de permettre à ce débat de se déployer. Votre texte a abandonné la suppression de 2 jours fériers et la réforme de l'assurance chômage. C'est heureux. Vous vous êtes engagé à suspendre jusqu'au 1er janvier 2028 la réforme des retraites y compris
pour les carrière longue. Mais au nom du pouvoir d'achat, préoccupation première de nos concitoyens, nous devons vous dire notre position ferme à l'année blanche sur toutes les pensions et sur toutes les prestations. Vous vous êtes d'ors et déjà engagé dans ce sens. Au nom de notre amour de l'hôpital public, nous défendrons le renforcement de l'ondame hospitalier d'au moins un milliard supplémentaire. Au nom de notre attachement à l'universalité de la sécurité sociale et au nom de la protection des classes moyennes et des classes populaires, nous voulons vous redire notre opposition farouche au doublement des franchises médicales. C'est de votre seul ressort car ça se fait par décret. De même manière, fragiliser le salaire des apprentis, plafonner les indemnités journalières,
pénaliser les tickets restaurants et les chèqus vacances, nous ne pourrons l'accepter. Mais nous sommes lucides. Pour renoncer à ces mesures injustes, il faut dégager d'autres économies et mieux lutter contre la fraude. Nous y sommes prêts. Mais surtout, et je le dis avec solennité, pour la sécurité sociale, il faut mobiliser de nouvelles recettes. Des propositions sont sur la table, mais sans votre assentiment, comme sur la CSG capitale, elles ne pourront pas prospérer. Monsieur le Premier ministre, nous avons besoin de cette clarification avant d'entrer dans les débats amendement par amendement, car sinon, il n'y aura pas d'atterrissage global. Vous n'êtes ni spectateur ni arbitre de ce débat. Vous en êtes un acteur essentiel comme chef de votre majorité relative ne
vous en déplaise et nous vous avons besoin que vous l'entraînez dans la construction de ce nécessaire compromis. Quel niveau de recette êtes-vous prêt à avaliser dans ce PLFS ? Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à madame Amélie Monchalin, ministre en charge de l'action et des comptes publics. Merci monsieur le député. Je pense qu'il est effectivement extrêmement important quand on construit un budget, qu'il soit de l'État ou de la sécurité sociale, de ne pas détacher les recettes des dépenses et les dépenses des recettes. Il se trouve que la LOLF nous amène à d'abord étudier les recettes et vous le savez le prémistre l'a indiqué, nous serons évidemment très ouvert pour accompagner toutes les mesures justes, proportionnées et efficaces qui pourront
être proposées pour qu'à la fin effectivement nous réduisions le déficit de la sécurité sociale puisqu'il ne peut pas rester à 23 milliards comme cette année. Les mesures, vous le savez, de recettes qui vont être discutées, ce sont celles sur les niches sociales, sur la CSG patrimoine, sur le gel des baremes, sur la participation des complémentaires, sur la participation des assurés qui en ont les moyens. ces débats, nous allons les avoir et vous le savez avec le premier ministre, avec mes collègues Stéphanie Rist et Jean-Pierre Farandou, nous voyons déjà émerger du côté des dépenses mais aussi des recettes des compromis possibles. Je pense à l'hôpital notamment avec le renforcement de l'ondable hospitalier. Je pense aux retraites à la fois les enjeux d'indexation et de suspension. Je
pense aux enjeux ultramarins avec notamment les évolutions que nous pourrons porter à notre proposition sur l'ODOM. Je pense aux minimas sociaux qui doivent être effectivement revalorisés. au travail avec les heures supplémentaires d'un côté mais aussi soutien aux apprentis. Bref, que ce soit sur la fraude ou les mesures d'économie, nous voyons qu'il y a des compromis possible et vous l'avez dit, les recettes doivent aussi faire l'objet de compromis collectif. Il s'agit d'une première lecture, il y aura une navette, il y aura une seconde lecture. Notre conviction depuis le début du débat, vous le savez, c'est que nous, gouvernement, nous sommes au service des parlementaires. Nous sommes au service du compromis. Nous facilitons l'émergence de ces compromis et nous
avons bien en tête que nous devons être attentifs à deux choses. Bien partager l'effort et rendre notre modèle social soutenable. Soutenable pour chacun et soutenable dans le temps. À la fin, nous pouvons y arriver si tout le monde veut y arriver. Merci beaucoup madame
Jérôme Guedj