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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 12 juin 2025 59 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

« Escort boys », la série qui met à nu la masculinité - 12/06/2025

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... - A.-E.Lemoine: On est en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Emilie est aux côtés de R.Regnauld. - E.Tran Nguyen: On va manger un mix entre l'Auvergne et la Bretagne.

C'est ce qui vous correspond. C'est de la truite d'Auvergne avec du sarrasin et moi, je peux m'occuper d'éplucher les tomates cerises. - R.Regnauld: C'est meilleur sans la peau. - E.Tran Nguyen: C'est mieux!

C'est très facile. - A.-E.Lemoine: Elle épile des tomates! - E.Tran Nguyen: Avec une main, en plus.

Je gère. Allez-y. - A.-E.Lemoine: Bravo à tous les 2.

R.Regnauld dirige L'Auberge du Pont, à Pont-du-Château. C'est une série qui aborde de manière décomplexée le monde des escorts. - Vous avez pris la bonne décision. ... - Putain, on l'a fait. - Je vous l'avais dit, ou pas? - Nous sommes si fiers d'inaugurer la construction de la franchise Hydromélie dans toute la région. - Vous nous aviez jamais parlé d'un projet pour toute la région. - Si vous voulez qu'on s'arrête là, je vous laisse me faire une proposition de rachat de mon investissement. - On va faire ce qu'on sait faire.

Vous me faites confiance? On est ensemble. - Quelqu'un a une meilleure solution à proposer? - OK. - C'est temporaire. ... - C'est quoi, cette soirée? - Tu es mon esclave.

A genoux! - Salut, the bear. - Champagne? - Peut-être qu'on n'aurait pas dû recommencer. - On était tous d'accord. - Je pense à nous, moi. - A nous?

Tu penses qu'à toi, à ta petite baraque. On fait tous la pute parce qu'on t'a suivi dans tes délires hôteliers. - C'est vous, le nouveau sex-toy de ma femme? - Tu fréquentes ces gens-là? - Ca changerait quoi? - Je te suis plus. - Tu te rappelles que c'est toi qui m'as demandé de prendre ce boulot? - Au début, on fait ça pour l'argent, et on finit par se perdre. - A.-E.Lemoine: Le problème avec l'argent facile, c'est qu'on peut s'y perdre.

Cette série sera disponible demain, avec toujours à l'affiche un carré d'as d'acteurs, G.Labbé, T.Evrard, C.Fila et S.Ehrlacher, obligés de tomber dans l'escorting pour le projet d'une vie.

Ils sont nos invités. Salut. Ca va?

On est ravis de vous recevoir en force. 2e saison qui pousse le curseur encore un peu plus loin que la 1re saison, notamment en montrant l'envers du décor de ce métier que vous ne faites pas de gaieté de coeur, tous les 4. Si? - On y prend goût. - C.Fila: En saison 1, je suis le personnage...

Je vais quand même dire "le personnage". Je suis le personnage qui met le plus de gaîté de coeur à l'ouvrage. Je fais un petit compte OnlyFans.

Je mets du miel, je vends mes sous-vêtements...

La saison 2, c'est différent. - A.-E.Lemoine: Elle est plus sombre.

Elle montre bien l'impact de vos choix sur la vie personnelle de chacun de vos personnages. Les conséquences qui varient...

Pour Thibaut, ça prend la forme de l'addiction. - T.Evrard: J'ai un rapport plutôt compliqué, je n'ai pas envie d'y aller en saison 1.

C'est mon épouse qui me dit d'y aller. "Peut-être que ça sauvera notre couple..." Dans la saison 2, j'y ai pris goût. - A.-E.Lemoine: Ne vous excusez pas!

Pour vous, Simon, ça rend impossible une relation véritable avec une femme. - S.Ehrlacher: C'est un peu compliqué.

J'ai mon problème avec ma mère, mes sentiments qui sont en train de monter...

Je me dis: "L'escorting, j'arrête." Saison 2, je les laisse faire tout seuls. - A.-E.Lemoine: Votre personnage, Zack, prend sa revanche, dans cette saison 2? - C.Fila: Ou.

Il porte une revanche sociale qui était déjà là en saison 1. La saison 2, ça devient plus sombre et obsessionnel pour lui. Il est dans un rapport de domination avec un couple bourgeois de l'âge de ses parents.

A un moment, il dit: "Maintenant, c'est moi qui donne les ordres." - A.-E.Lemoine: Il va inverser la tendance.

Pour vous, Guillaume, c'est la question de la paternité qui est évoquée. - G.Labbé: La graine était plantée, et c'est le cas de le dire, en saison 1...

C'est lié à sa trajectoire de frère et de père. Il y a la place de père et le fait que pour faire un enfant, il faut être un homme. Selon lui, il ne faut plus avoir de père pour être un homme.

C'est ce qu'il essaie de trouver en saison 2. - A.-E.Lemoine: C'est une prise de risque, de s'aventurer dans une série dans laquelle on est un escort, dans laquelle on aborde la prostitution masculine?

Ce n'est pas représentatif de toute la prostitution masculine. C'est un risque? Vous vous dites que votre corps est un outil de travail comme un autre? - G.Labbé: Le risque était en saison 1.

Quand on a accepté le projet, il y a eu une discussion avec Ruben. C'était de voir comment il filmait. Ca aurait pu être vulgaire, désagréable.

Lui, ses intentions de nous filmer un peu comme les femmes sont filmées dans le cinéma depuis le début du cinéma, c'était hyper intéressant. Je trouvais le truc très cool que nous, en tant qu'hommes, on ait des plans qui démarrent sur les jambes, sa chute de rein quand il fait l'amour...

Qui est quand même magnifique! D'être sensualisés... - A.-E.Lemoine: Comme les femmes ont pu être filmées. - G.Labbé: C'était hyper intéressant.

Je n'ai pas senti de... - A.-E.Lemoine: D'exhibitionnisme. - G.Labbé: Ou de prise de risque.

Peut-être que ça va nous griller sur des trucs! - A.-E.Lemoine: Thibaut, ça vous a permis de décomplexer? - T.Evrard: Je ne sais pas.

Quand j'ai vu le titre, je me suis dit que ce n'était pas pour moi. Après, j'ai lu les arches narratives. Je me suis dit que Ruben avait l'air bienveillant.

J'ai rencontré les gens qui sont là et les corps qu'ils avaient. Pendant la 1re saison, j'avais 20 kg de plus. C'est un rapport au corps particulier. - A.-E.Lemoine: Votre surnom, c'est "the bear".

Votre nom de... - T.Evrard: D'escort.

C'est aussi parce que je suis poilu. - A.-E.Lemoine: Même si c'est parfois étrange de tourner des scènes au milieu de 80 figurants nu? - S.Ehrlacher: C'est un peu galère.

On arrive avec nos petites chaussettes et tout le monde est en doudoune Quechua. - A.-E.Lemoine: C'est comme ça que vous cachez l'essentiel!

Oui, j'appelle ça "l'essentiel". - S.Ehrlacher: Il faut casser cette 1re barrière qui est un peu compliquée d'arriver nu. "Voilà, c'est comme ça." Après, la scène se passe... - G.Labbé: On a été aidés par les figurants sur ces scènes.

Il y en avait qui étaient très à l'aise. - S.Ehrlacher: Pour la scène d'orgie, oui. - G.Labbé: Très à l'aise. - A.-E.Lemoine: Trop à l'aise? - G.Labbé: Non. - C.Fila: Le jour où on tourne la scène d'orgie...

On a tourné ça pendant 3 ou 4 jours. Le 1er jour, on arrive...

C'est long! Le 1er jour, on arrive et il y a 100 figurants nus qui se font préparer avec du doré sur les poils pubiens. Tu débarques...

C'est une ambiance très particulière. Dès les 1res mises en place... - G.Labbé: Pour certains d'entre nous, c'est très nouveau. - A.-E.Lemoine: Pour d'autres, un peu moins. - P.Lescure: C'est une nouvelle saison plus dense, plus noire à certains égards, avec plus de sexe et plus d'invités stars.

T.de Montalembert, C.Morgane, A.Turner, C.Reali et J.Balasko...

Josiane qui a des fantasmes... - Au secours! - Enlève ta culotte et mets-la dans ta bouche. - Non.

Ca ne va pas du tout. Ce n'était plus dans le script! - Si. "Enlève ta culotte et mets-la dans ta bouche." Vous étiez censée répondre: "Je ne porte jamais de culotte quand je passe l'aspirateur." - Vous n'avez pas lu la V2?

Le coup de la culotte, on a trouvé ça too much. J'ai coupé tout ça. Vous me plaquez contre le piano la main sur la bouche et basta. - P.Lescure: Rien que pour une scène comme ça, ça valait le coup de signer! - T.Evrard: Quand on lit le scénario, on se dit que c'est rigolo.

Quand Ruben te dit que Josiane a accepté... - M.Bouhafsi: C'est des histoires qui existent vraiment. - A.-E.Lemoine: Pas pour J.Balasko! - M.Bouhafsi: L'inspiration de R.Alves vient de scènes qui se sont vraiment passées. - G.Labbé: Ruben plonge vraiment dans sa vie, ses connaissances et l'histoire qu'il y a autour de lui.

Il a un quotidien assez cool, selon le point de vue. - E.Tran Nguyen: On va voir autrement la scène.

Vous, c'est quand une certaine C.Morgane demande vos services. ... - C'est bizarre, j'ai l'impression de te connaître.

On ne s'est jamais croisés? Je ne te dis rien? Tu es de la région? - Je t'en pose, des questions? ... - E.Tran Nguyen: Plus tard dans la scène, Clara vous met au défi de faire un plan à 3.

C'est Simon qui vous rejoint. Simon, paraît-il, vous gardez un petit traumatisme de cette scène? - G.Labbé: Je vais apprendre quelque chose!

C'est un de mes meilleurs souvenirs. Vas-y... - S.Ehrlacher: Maintenant, c'est en train de changer...

C'est surtout ta barbe...

Le contact de sa barbe quand on s'embrasse... - G.Labbé: Je peux me raser, m'épiler! - S.Ehrlacher: Rase-toi, s'il te plaît. - M.Bouhafsi: Il y a quelque chose de très bien filmé dans la série, c'est les décors.

La photographie, c'est dingue. Les décors naturels, surtout. La série se passe en pleine Camargue, où vous avez tourné avec des chevaux et des taureaux.

Ce n'était pas toujours très simple pour vous. Simon, vous avez adoré ce côté cow-boy. - S.Ehrlacher: J'adore la terre, les chevaux, monter à cheval...

Tous les week-ends, on se faisait des trips à cheval. C'est une connexion. L'univers western, cow-boy, c'est vraiment un régal. - M.Bouhafsi: Vous en gardez un côté positif? - C.Fila: Je n'ai pas peur de grand-chose, mais j'ai peur des chevaux! - A.-E.Lemoine: Pas des taureaux? - C.Fila: Moins.

Ca me fascine. Les chevaux, ça fait peur. Je ne sais pas trop pourquoi. - A.-E.Lemoine: Thibaut, votre nom de scène est the bear.

Vous, c'est Titanic. Ca ne fait pas envie! - S.Ehrlacher: C'est parce que vous n'avez pas vu le paquet! - A.-E.Lemoine: Pourquoi Titanic?

Il y a un naufrage quelque part? - P.Lescure: L'iceberg! - A.-E.Lemoine: Simon, c'est le joker.

Pardon...

Guillaume, c'est Lupin. - G.Labbé: Ouais.

Pas ouf, hein? - A.-E.Lemoine: Non...

Il y a un petit jeu proposé sur le site de la série où on peut, si on a l'intention de devenir escort, trouver son propre pseudo. Il faut prendre la 1re lettre de son prénom et la 1re lettre du nom de famille et on trouve. Pierre, ce serait Loup Pétillant.

Mohamed, Bambou Doux. Emilie, Fleur Velue. - E.Tran Nguyen: Voilà! - A.-E.Lemoine: C'est la loterie.

Moi, c'est Miel Pétillant. Tu vérifies? Si c'est une fleur velue?

On s'amuse beaucoup et à la fois, il y a de l'enjeu dramatique dans cette saison 2. Ca fait qu'il y a quand même de la densité, de la richesse et de l'intensité. C'est à partir de demain. "Escort Boys" a eu un bel écho en Europe, pas qu'en France.

Vous êtes doublés? Vous avez entendu vos voix en espagnol, en italien? - C.Fila: Moi, j'ai reçu un message du mec qui fait ma voix en anglais en Angleterre.

Son message m'a beaucoup touché. C'était il y a 2 semaines. - A.-E.Lemoine: En disant? - C.Fila: Qu'il était en train de travailler sur la 2e saison et qu'il avait fait la 1re.

Il m'a fait des compliments qui m'ont touché. - M.Bouhafsi: Il était content d'avoir du travail? - C.Fila: C'est drôle. - A.-E.Lemoine: Voilà la belle carrière de cette série, qui fête sa saison 2, en attendant la saison 3.

Non? - G.Labbé: Je ne crois pas.

Si? - A.-E.Lemoine: C'est vous qui décidez...

L'OEil de Pierre. - P.Lescure: "J'ai repensé à toutes ces années où je l'ai écouté et j'ai admiré son génie." C'est B.Dylan qui a écrit ce message cette nuit sur X.

C'est l'un des Mozart de la pop et de la musique moderne qui est parti hier avec B.Wilson. Tout a commencé pour lui dans les années 60.

Vous n'étiez pas nés. Avec ses 2 frangins, son cousin et un copain. "Wouldn't It Be Nice", des Beach Boys. ...

Brian, un peu violent et un peu musicien, a découvert les dons de son fils de 1,90 m en revenant de voyage. ... - P.Lescure: A partir de là, les tubes de surf, les tubes qui chantent l'été sans fin font le tour du monde.

Le père est à la caisse. Brian veut aller plus loin. Plus d'harmonie, plus de création.

Il est époustouflé par le talent prolifique d'un groupe qui s'appelle les Beatles. ... - P.Lescure: Brian, bien que déjà très perturbé, prenant trop de drogues pour soigner sa parano, va sortir "Pet Sounds", un album mythique et son titre merveilleux "God Only Knows". ... - P.Lescure: McCartney lui-même, qui n'a jamais pris un médoc de sa vie, est vraiment très admiratif. ... - P.Lescure: Dans la foulée, les Beach Boys font des tournées, mêlant leurs vieux tubes et "Pet Sounds".

Brian ne sort plus de son lit pour aller en studio. En quelques mois et 90 heures de bandes magnétiques, il va écrire une symphonie de moins de 4 minutes. "Good Vibrations".

Brian a retrouvé le moral. Il s'attaque à son grand projet: l'album "Smile". Mais il ne le sortira jamais.

Brian restera 30 ans dans la nuit, cloîtré chez lui. Sa 2de femme le ramènera à la lumière. Il fera une jolie tournée entouré de jeunes musiciens géniaux au début des années 2000.

Mais on savait depuis 2024 que ce géant au talent fou avait sombré dans la démence. Je vous recommande 2 docs en ce moment sur les Beach Boys, celui de C.Conte sur Arte et un autre très bien sur Disney+. - A.-E.Lemoine: Il est beau, ce titre, "Le Génie empêché".

Dans un instant, D.Dufresne va nous rejoindre. Pour la 1re fois notre invitée.

D'ici là, Jibé et Lucien. - Magnifique. - Tu les as triés par couleurs? - Oui, c'est classe, non? - Jibé, tu as déjà vu des profs qui faisaient l'appel par couleurs? - C'est raciste. - Tu comprends pas. - C'est plus joli. - Tu as foutu Sartre et Camus à côté! - Ils sont bleus. - C'est un malade, ce mec! - Tu sais combien de temps j'ai mis à faire ça? - Ah!

Voilà. - Super moche. Tiens, il manque celui-là. - "Illusions perdues", Balzac.

C'est important, quand tu veux devenir journaliste. - Tu vois bien que ça bloque. Fous-le en dessous. - En dessous, c'est les C.

Il manque 3 cm! - On n'a qu'à le jeter, sinon...

C'est pas un truc d'inquisiteurs, ce qu'on fait? - Ca va, c'est une préface! Personne les lit. - J'ai l'impression que tu prends du plaisir. - Attends, ça me donne une idée.

Il y a un chapitre qui est un peu en dessous du reste. C'est pour rendre service au lecteur. - Ca va rentrer, là. - Bouquin de naze! - Ca va, Lucien? ... - Et voilà. - Excusez-moi, il est ici, "Illusions perdues"? - Il est là. - A.-E.Lemoine: C'est une légende vivante, une star, une diva, une pionnière, la Lady Gaga ou la Madonna de son époque.

Une artiste qui ose, qui s'assume. ...

D.Dufresne a bouleversé l'image de la femme dans la chanson. La toute première rockeuse francophone qui invite le public à venir à sa rencontre en toute intimité.

Une "Causerie" où elle revient sur tout ce qui lui est cher. Elle est accompagnée au piano par O.Godin. - D.Dufresne: Vivre pour ce qu'il reste de jolies traverses.

Vivre pour quelques perles, mais vivre pour ceux qui restent. Nos tendres richesses...

Vivre pour quelques êtres importants. - A.-E.Lemoine: C'est à l'affiche du Théâtre de l'atelier le 24 et le 29 juin.

L'occasion de recevoir D.Dufresne sur notre plateau. Bonsoir.

Ravie de faire votre connaissance. Je vous présente 4 acteurs très talentueux. Bonsoir.

On est ravis de vous recevoir à l'occasion de vos retrouvailles avec le public français. Ca faisait 6 ans! - D.Dufresne: Je pensais que ça faisait 3 ans.

Le temps, pour moi...

Quand je regarde l'homme de ma vie, je vois que le temps passe! - A.-E.Lemoine: Le public français vous a découverte la 1re fois sur scène à l'Olympia en 1993, en première partie de J.Clerc.

Un public qui vous connaissait déjà avec votre titre "J'ai rencontré l'homme de ma vie". Le public voit débouler une rockeuse complètement allumée, tout en costume de metal... - D.Dufresne: Des collants avec un string... - A.-E.Lemoine: Une partie de la salle vous a ovationnée et l'autre vous a huée. - D.Dufresne: On m'a dit: "Ils vont t'aimer pour ce que tu n'es pas." Un des derniers soirs, je n'étais pas arrivée sur scène que j'étais déjà huée.

J'ai versé quelques larmes et le public a changé. - A.-E.Lemoine: Ils vous ont respectée.

Au début, on vous a demandé de faire moins de chansons. Au contraire, vous avez rajouté des chansons au lieu d'en enlever. - D.Dufresne: Je m'étais fait couper les cheveux.

Je demandais: "Est-ce que vous aimez?" - A.-E.Lemoine: B.Coquatrix vous aurait dit: "Dans 5 ans, tu seras une star." Vous avez répondu: "Ca ne m'intéresse pas, dans 5 ans." - D.Dufresne: Je ne m'en souviens pas. - A.-E.Lemoine: Vous étiez en avance sur votre temps.

Bien avant Madonna, vous étiez rockeuse, extravagante, libre, avec des looks extraordinaires. On se souvient de ces images fabuleuses au stade olympique de Montréal. Vous arrivez sur la scène avec une traîne longue de 60 m portée par beaucoup d'hommes.

Cette excentricité vous vient de votre mère? Votre audace a été critiquée, parfois, incomprise? - D.Dufresne: En France, on veut...

Il y avait des parents qui interdisaient que leurs enfants écoutent leurs disques. - A.-E.Lemoine: Le public vous a suivie à Montréal pour ce concert mythique. 55 000 spectateurs ont décidé de venir habillés en rose pour vous rendre hommage.

C'est l'une des plus belles choses que vous ayez vues de votre carrière? - D.Dufresne: Oui.

C'était un spectacle très critiqué. L'entrée au stade...

Quand je suis arrivée sur scène, je me suis dit que mon coeur allait s'arrêter. 80 % des gens en rose...

C'était magnifique. C'était très impressionnant. - A.-E.Lemoine: Aujourd'hui, l'extravagance, c'est d'assumer vos cheveux blancs.

Il paraît même que vous en rajoutez! - D.Dufresne: C'est ceux qui me coiffent qui en rajoutent!

Ils trouvent que je n'en ai pas assez! - A.-E.Lemoine: Prendre de l'âge, vous dites que c'est terrible et libérateur. - D.Dufresne: Oui.

C'est bien aussi. Je fais des choses...

Je fais du nouveau, des sculptures...

Ce qui est bien, c'est quand les choses se terminent. Le passé...

On laisse toujours des débuts. - A.-E.Lemoine: Votre voix n'a pas changé. - D.Dufresne: Elle change un peu.

Elle est plus grave. Je crie moins, maintenant. Je crie après mon compagnon. - A.-E.Lemoine: Votre technique vocale, vous la devez en partie à votre chien.

C'est vrai? - D.Dufresne: Je faisais des chansons, des ballades, avec François.

Je voulais chanter comme J.Joplin. Quand je chantais, je criais.

C'est mon chien qui beuglait. Plus je criais, plus il beuglait. Il est venu sur scène.

Il est allé se cacher sous le piano. - A.-E.Lemoine: Est-ce que vous accepteriez de nous chanter un petit bout de "L'Hymne à la beauté du monde"? - D.Dufresne: A cappella?

Ne tuons pas la beauté du monde. Chaque fleur, chaque arbre que l'on tue revient nous tuer à son tour. C'est assez? - A.-E.Lemoine: Oui, c'est très joli.

C'est une de vos chansons qui sont aujourd'hui reprises par la jeune génération. ... - Donnez-moi de l'oxygène, de l'oxygène... - Donnez-moi de l'oxygène, donnez-moi...

De l'oxygène... - A.-E.Lemoine: Quelle reprise vous préférez? - D.Dufresne: Pas de choix. - A.-E.Lemoine: En tout cas, c'est un bel hommage à ces sublimes chansons. - E.Tran Nguyen: Une chanson écrite par L.Plamondon.

A l'époque, M.Berger les écoute. Vous allez présenter M.Berger à L.Plamondon.

Puisque vous êtes à l'origine de leur rencontre, M.Berger va inventer l'opéra rock intitulé "Starmania". - D.Dufresne: Non, vous parlez de quelqu'un d'autre.

C'est M.Berger qui a écouté l'opéra rock et qui a décidé d'appeler L.Plamondon pour faire "Starmania" - E.Tran Nguyen: Il vous demande d'y participer. - ON DORT LES UNS AVEC LES AUTRES.

ON COURT LES UNS APRES LES AUTRES. ON SE DETESTE, ON SE DECHIRE. ON SE DETRUIT, ON SE DESIRE.

MAIS AU BOUT DU COMPTE, ON SE REND COMPTE QU'ON EST TOUJOURS TOUT SEULS AU MONDE... - E.Tran Nguyen: Vous incarniez Stella Spotlight, le personnage de cette comédie musicale devenue absolument culte en France.

Mais si c'était à refaire, vous dites que vous ne le referiez pas forcément. - D.Dufresne: Non, pas forcément.

C'est fait. Je suivais Luc. Il m'a fait autour de 100 chansons.

C'était normal que je suive. Travailler avec M.Berger...

Il avait du génie. Pour lui, c'était... "J'aurais voulu être un artiste"...

Oui. Quand on était jeunes, on allait à New York regarder les comédies musicales. C'était un rêve. - A.-E.Lemoine: Ca a duré un mois, cette aventure. - D.Dufresne: Même pas, 2 semaines, 3 semaines.

Ce n'était pas évident. Les Français n'aimaient pas les comédies musicales. C'était intéressant.

Ce n'était pas facile. Entre les Américains, les Français...

Ils sont plus bordéliques, quand même. - E.Tran Nguyen: C'était 2 mondes. - D.Dufresne: Il fallait des "guts". - A.-E.Lemoine: Balavoine...

Ce n'était pas rien de partager leur scène. Pour nous, c'était des légendes. - D.Dufresne: Moi, j'étais sur un monticule.

Ben oui. On ne pouvait même pas pencher la tête. Oui...

C'était quelque chose de le faire. - P.Lescure: Quand on vous demandait, lorsque vous avez débarqué avec "Starmania", si vous aviez eu des modèles, vous citiez souvent une chanteuse française: J.Gréco. - J.Gréco: Déshabillez-moi, déshabillez-moi...

Mais pas tout de suite. Pas trop vite. Sachez m'hypnotiser, m'envelopper, me capturer. - P.Lescure: En dehors de "Déshabillez-moi", en quoi elle vous a inspirée? - D.Dufresne: Dans tout, sa façon de penser, sa liberté, sa gestuelle...

J'ai chanté avec elle. C'était la 1re fois...

J'ai demandé si on pouvait faire un duo. "Elle ne pourra jamais me répondre, madame Gréco." Elle est arrivée et c'était la 1re fois qu'on faisait un duo.

C'était quoi, la chanson de Gainsbourg? - P.Lescure: "La Javanaise"? - D.Dufresne: Oui.

Une déesse! - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous avoir ce soir.

On va sortir la boîte à archives dans quelques instants. Il y a des passages à la télévision qu'on va revoir ensemble. Mais tout de suite, le PVPP de M.Bouhafsi. ...

Le mot du jour, c'est "human kibble". - M.Bouhafsi: Vous devez parfois en avoir marre de vous creuser la tête pour savoir quoi manger sans grossir.

Un américain nommé William Kim a trouvé la solution. Sa routine alimentaire insolite a dépassé les 7 millions de vues sur TikTok. ... - A.-E.Lemoine: Il mange tout le temps la même chose. - M.Bouhafsi: Il ne mange que ce plat tous les jours depuis 6 ans, plusieurs fois par jour.

Sa gamelle a fait le buzz sur les réseaux sociaux, sous le hashtag "human kibble", ce qui veut dire "croquettes pour humains". Depuis, les internautes s'amusent à mélanger des ingrédients dans un bol géant à la manière de croquettes. Il répète à longueur de journée que ça ne fait pas grossir, qu'il a gardé le même corps depuis 6 ans.

Ca marche, ça cartonne. On vous a posé la question de ce que vous en pensiez. - Si je vous dis "human kibble", ça vous fait penser à quoi? - "Human câble"? - Moi, je vois juste un câble. - C'est des croquettes pour humains. - Quelle horreur! - Je ne sais pas si j'en mangerais tous les jours, mais ça va. - M.Bouhafsi: Les nutritionnistes ne recommandent pas ça.

Il manque des éléments essentiels, comme les produits laitiers. On ne se nourrit pas que de 20 ingrédients, même si c'est pour mincir. - A.-E.Lemoine: Pour rester stable, en plus.

Quel enfer! La variété, s'il vous plaît! L'image du jour est une figure incontournable de Paris. - M.Bouhafsi: Au coeur de Saint-Germain-des-Prés, Ali Akbar, 73 ans, dernier vendeur de journaux, arpente inlassablement les rues de Paris. - M.Bouhafsi: Aujourd'hui, la situation s'est inversée.

Ce sont désormais les journaux qui lui rendent hommage. Il va être fait chevalier de l'Ordre national du mérite par E.Macron.

Il a quitté le Pakistan à 18 ans avec un rêve: aider sa famille. Il a réussi. Mais à Paris, il a trouvé plus qu'un nouveau pays: une vocation.

On a suivi la star des vendeurs de journaux à la criée. C'était beaucoup plus que sportif. - Je marche tous les jours à peu près 12 ou 15 km.

M.Jackson s'est réveillé! Ca y est! - M.Bouhafsi: Il connaît le quartier par coeur et a rencontré des personnalités. - J'ai rencontré F.Mitterrand, bien sûr.

Il était tout le temps dans ce quartier. - M.Bouhafsi: Depuis ses 20 ans, la société a évolué. - C'était beaucoup mieux.

Maintenant, tu vois les écrans, c'est horrible! - M.Bouhafsi: Au fil des années, sa voix chaleureuse a captivé et réuni les passants de toutes les générations. - C'est une personne qui a du coeur, de l'humour et qui a une énergie incroyable. - On aime le voir arriver en disant: "Ca y est!" Ca y est, quoi?

On ne sait jamais quoi exactement. - Il représente l'âme de Paris, de la France. - Le jour où il ne sera plus là, il manquera quelque chose dans le quartier. - M.Bouhafsi: Il recevra les insignes de l'Ordre national du mérite pour le plus grand plaisir des habitants du quartier. - Tu ne savais pas? - Non!

C'est génial! - Merci! Quand même, j'ai été très touché.

Je n'y croyais pas, au début. Ca fait quelque chose. - M.Bouhafsi: Dernier représentant d'un métier disparu, il n'est pas près d'arrêter.

Plus qu'un travail, c'est sa passion. - Dans le quartier, il y en a qui sont partis. Un jour, moi aussi.

La vraie retraite, ce sera au cimetière. Tant que je suis debout, je vais continuer à marcher. - M.Bouhafsi: Il gagne en moyenne 50 euros par jour.

Malgré la difficulté de son métier, il continue de distiller tous les jours de la bonne humeur dans son quartier. Le journal "La Tribune Dimanche" a récemment offert à Ali un vélo pour rendre ses déambulations moins fatigantes. 12 à 15 km par jour, c'est beaucoup.

C'est vraiment important. - A.-E.Lemoine: Ce serait bien qu'on le reçoive, une fois décoré! - M.Bouhafsi: On y a pensé.

On va lancer l'invitation. - A.-E.Lemoine: On termine avec la tendance du jour. - M.Bouhafsi: "La Macarena" fait son grand retour sur TikTok dans une version revisitée, la "Woke Macarena".

Ca va vous faire réagir, D.Dufresne. Tout part d'un morceau d'une chanteuse irlandaise, écrite pour répondre aux attaques sur les corps des femmes, après avoir elle-même reçu des critiques sur son physique sur les réseaux sociaux.

Cette chanson devient le son du moment sur les réseaux sociaux. Le hashtag est lancé et la chorégraphie enflamme les réseaux. ... - M.Bouhafsi: Avec cette "Macarena" revisitée, on ne danse pas juste pour le fun mais aussi pour dénoncer la pression sur les femmes, notamment dans le monde musical.

C'est une bonne réaction de passer par la musique pour faire passer des messages? - D.Dufresne: Je fais la "Woke Macarena"! - A.-E.Lemoine: Diane, votre 1re télévision en France, c'était le 5 février 1967, sur le plateau de "Télé Dimanche".

Le journaliste ne comprenait pas que vous parliez français, vous qui êtes québécoise. Vous vous en souvenez? - D.Dufresne: Non.

Il pensait que j'étais belge! - J'aime beaucoup entendre les voix des Canadiennes qui arrivent en France. Comme on dit au Canada "bonjour, mesdames, bonjour mademoiselle, bonjour messieurs"? - D.Dufresne: On dit pareil. - Vous êtes en France depuis combien de temps? - D.Dufresne: Un an et demi. - C'est la 1re fois que vous passez à la télévision.

Est-ce qu'on appelle le trac "le trac", au Canada? - D.Dufresne: Oui, on parle français, messieurs! - A.-E.Lemoine: Bienvenue à la table de "C à vous" autour de ce pavé de truite breton accompagné d'un sarrasin et de bouillon de langoustine qu'il faut verser.

Vous l'avez tous? - C.Fila: Si. - A.-E.Lemoine: Les Français ont toujours été fascinés par votre accent.

Pourtant, au début, on vous a demandé de le gommer. - D.Dufresne: Oui, mais je ne l'ai jamais perdu.

Il courait après moi. Je l'ai moins, maintenant. Je peux parler à la française, aussi.

Mais non! Je chante aussi plus en français, les chansons françaises...

Vu que je vis au Québec depuis très longtemps, j'ai retrouvé mes accents circonflexes. - E.Tran Nguyen: Simon, vous avez fait vos débuts à 23 ans dans la série qui rendait fous tous les ados dans les années 2000: "Coeur Océan".

C'est une bande d'adolescents sur l'île de Ré, l'été. On suit leurs amours. Vous étiez Melvil, le mauvais garçon de la série.

On peut regarder le 1er épisode. - C.Fila: Oh là là... - Je sens l'arrivée imminente de la pièce montée.

C'est au-dessus de mes forces. Je sais que ce n'est pas ton truc. - Si, ça va. - C'est la chanson d'amour qui t'a achevée.

Viens, on se tire. On va sur la plage boire un verre. - Pourquoi? - Tu te sens de rempiler pour les toasts et les chansons paillardes?

Tu es maso! - E.Tran Nguyen: Ca vous fait quoi, de vous regarder? - C.Fila: C'est bizarre, mais c'était une belle expérience. - E.Tran Nguyen: Mais après, vous avez pris du recul pendant 7 ans avant de revenir à "Plus belle la vie".

Pourquoi? - C.Fila: A l'époque, il n'y avait pas toutes les plateformes.

C'était vraiment la télé. La télé, à cette époque, ne m'animait pas tant que ça, ce qu'on me proposait. Je me suis dit que je n'allais pas continuer à faire toute ma vie des choses qui ne me plaisent pas.

J'ai dit "stop, je vais faire un break". Pendant 7 ans. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait quoi?

Vous avez changé de métier? - C.Fila: Je fais du sport, à côté. - M.Bouhafsi: Ca ne se voit pas...

Rires. - C.Fila: Je suis ceinture noire de ju-jitsu brésilien.

J'ai passé des diplômes. J'ai fait des petits tafs, à côté. - G.Labbé: C'est une machine.

Je ne peux plus bouger à cause de lui. Il étrangle beaucoup. Il fait des clés de bras.

C'est terrible. Je n'ai presque pas l'usage de mon bras... - M.Bouhafsi: Corentin, vous avez commencé votre carrière comme mannequin.

Vous avez commencé avec "Quand on a 17 ans" avec S.Kiberlain. - C.Fila: Ce n'est pas un rayonnement qui écrase, c'est un rayonnement ultra protecteur qui emmène avec soi.

Elle est juste. C'est une belle personne. - P.Lescure: C'est son 1er film, C.Fila.

On en est sidéré. - S.Kiberlain: Ils sont éblouissants. - C.Fila: Je n'étais pas invité, mais ça me touche. - A.-E.Lemoine: Vous ne l'aviez même pas vu? - C.Fila: Non. - G.Labbé: C'est une petite réaction par rapport à ça? - M.Bouhafsi: Il a l'air touché, presque.

Vraiment? - C.Fila: Oui. - M.Bouhafsi: Le déclic, vous l'avez eu 4 ans auparavant en voyant une pièce de Peter Brook. - C.Fila: Aux Bouffes du Nord.

C'était une pièce de Peter Brook, qui est un immense qui est décédé il y a quelques années. C'était un des plus grands metteurs en scène de théâtre de l'histoire. Cette pièce de théâtre était jouée par des acteurs noirs sud-africains, et un acteur d'origine camerounaise.

Je l'ai vue et je me suis dit que je voulais faire ça, que je pouvais faire ça. - A.-E.Lemoine: Parce qu'avant, ce n'était pas évident? - C.Fila: Je n'avais jamais eu l'idée.

Je ne sais plus qui m'a offert cette place. Je remplaçais quelqu'un qui devait aller au théâtre. - A.-E.Lemoine: Il faut le remercier tous les jours.

Il se reconnaîtra peut-être. - P.Lescure: Guillaume, on vous a découvert dans plusieurs séries à succès, comme "Plan coeur", "Je te promets", avant de vous voir dans "Super Mâles".

C'est une famille d'artistes. Votre soeur est également comédienne. Elle joue notamment dans "Balthazar".

Elle fait un beau chemin et elle a message pour vous. - Bonjour, Guillaume. On est hyper pudiques, dans la famille.

J'en profite pour te dire à quel point je t'aime. Je suis fière de ce que tu deviens. Comme j'admire ton jeu à l'écran...

Tu es un des rares en France qui allient autant de sensibilité avec délicatesse. A chaque fois, ça me surprend dans tous les projets. Même d'un point de vue humain, je suis contente de t'avoir dans ma vie.

Si je devais choisir une personne avec qui jouer, ce serait toi. - P.Lescure: En fait, Bobby ne supporte pas que Constance fasse des compliments à quelqu'un d'autre que lui.

Vous aimeriez travailler avec elle, mais la seule fois où vous a proposé un rôle, vous étiez en couple. - G.Labbé: Non, je ne crois pas...

Je ne crois pas qu'on nous ait proposé ça. On a travaillé ensemble pour une série sur France 2. C'était un moyen métrage.

Mais ce n'est pas évident. Il y a une espèce de pudeur que je ne trouve pas avec d'autres comédiens. Il faut trouver le projet qui collera sur ça.

Elle ne l'a pas vraiment. Moi, j'ai un truc...

On se connaît tellement que c'est l'ultime jeu. C'est le magicien face à un autre qui le connaît. On ne peut jamais tricher, même une demie-seconde. - A.-E.Lemoine: C'est Simon qui joue avec Constance dans "Cat's Eyes".

Et vous êtes en couple! - G.Labbé: Il a embrassé toute la famille, en fait! - A.-E.Lemoine: Lequel vous préférez embrasser? - S.Ehrlacher: Rase-toi, et on verra. - A.-E.Lemoine: Qui embrasse le mieux?

Thibaut, "Borgia", "Kaboul"...

Vous êtes né en Belgique, mais vous êtes parti vous installer en Suisse. Donc vous êtes belgo-suisse. Vous avez décidé de devenir comédien quand vous avez découvert B.Poelvoorde dans "C'est arrivé près de chez vous", petit, à 6 ans, mi-effrayé, mi-fasciné. - T.Evrard: Caché derrière le canapé, car mes parents ne voulaient pas que je regarde.

On était chez mes cousins. Il y avait aussi le spectacle "Le Futur a de l'avenir". - A.-E.Lemoine: B.Poelvoorde, on est tous fans absolus de ce comédien.

C'est un génie, d'autant plus quand il parle de la différence entre la façon dont on tourne en Belgique et la façon dont ça se passe en France. "Bougez cette caisse, bordel!" - B.Poelvoorde: S'il y a un problème et qu'un connard a laissé une bagnole dans le cadre, tout le monde va commencer à gueuler. "Bouge cette putain de bagnole!" Le 1er assistant dit: "Qui a mis la putain de bagnole dans le cadre?" 2e assistant: "Qui a mis la putain de bagnole dans le cadre?" "C'est moi." On arrive à la fin au pauvre régisseur, au mec qui fait ventouse: "Bouge cette putain de bagnole!" Alors que chez nous, au lieu de chercher qui est responsable, on la bouge. - A.-E.Lemoine: C'est tellement vrai, ou pas? - G.Labbé: Ben oui.

Il y a une chaîne de commande sur les tournages. On est beaucoup au contact du 3e assistant, qui est ultra important sur un plateau, et en même temps, c'est un boulot que tu as au début quand tu es jeune. Lui, il se prend dans l'oreillette, quand il nous parle...

Il est avec des comédiens qui peuvent être difficiles à gérer par moments. C'est terrible, car on les entend se faire...

Ils prennent toute la pression sur le dos dans l'oreillette. Alors que toi, tu dis: "Attends, je finis mon café." - A.-E.Lemoine: "Escort Boys", c'est à partir de demain sur Prime Video.

Merci à tous les 5 d'avoir accepté notre invitation. Tout de suite, les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 12 juin. Demain, un anniversaire, ou un "hebdoversaire". Le nouvel habillage de France Télévisions fêtera sa première semaine, ou une semaine de trop.

Contre toute attente, le plus gros sujet de ce Conseil de Paris...

Je crois que la personne ne peut pas me blairer. Qui que vous soyez, levez les mains, la journée est terminée: je m'en charge tout seul. Tout seul ce soir, sur France 5...

J'ai dit le bon programme? - A.-E.Lemoine: Oui.

J'ai fait mon taf. - B.Chameroy: A la une, le salon VivaTech.

E.Macron était sur place. Et les expressions... - E.Macron: C'est un travail secteur par secteur.

Il faut y aller, prendre sa bêche et panacher. Vous allez casser la baraque. - B.Chameroy: "C'est parti, mon kiki!" Le président participait à une table ronde avec des entrepreneurs.

L'occasion d'en apprendre plus sur sa vie privée, alors que nous n'avions rien demandé. Vous voulez savoir comment le président a rencontré Thomas? Non, oui?

Si même vous, vous ne vouliez pas, vous allez le savoir. - E.Macron: La 1re fois qu'on s'est vus avec Thomas, c'était un petit-déjeuner à Washington avec des Américains.

Il était là. - Très bon souvenir. - B.Chameroy: Ce n'est même pas T.Pesquet, c'est juste Thomas, mon Thomas.

Pour animer cette conférence, le big boss de VivaTech. - Tout est parfait. Thomas Claudel...

Pardon...

Bon, ils ont décidé de se présenter tout seuls...

Bravo. - B.Chameroy: Résultat: il a fini par se venger. "Je ne te dis pas bonjour, puisque c'est comme ça." Musique triste.

Eh non. Politique toujours, avec B.Le Maire qui était auditionné par la commission d'enquête sur la réindustrialisation au Sénat.

Allez savoir pourquoi l'ancien ministre, également auteur de romans pour adultes, a réussi à parler de "renflements bruns". - B.Le Maire: Vous êtes hors de la sodomie, vous êtes dans la sodomie. - B.Chameroy: Il s'agissait de "taxonomie", mais avec la magie du montage, on enlève 2 syllabes...

Les vacances approchent. Ce n'est pas du luxe! Eloignez les âmes sensibles.

Le contenu à suivre est violent. - B.Le Maire: Ceux qui vous disent qu'il faut relancer la production industrielle et relancer les impôts et en finir avec le nucléaire, ceux-là ont un petit pois dans la tête. - B.Chameroy: Devant les sénateurs, B.Le Maire a tenu à mettre les points sur les I. - B.Le Maire: Il ne s'agit pas de sauter comme un cabri sur sa chaise en criant "réindustrialisation" pour qu'il se passe quoi que ce soit! - B.Chameroy: Effectivement, ça n'a rien changé.

Ca ne sert à rien. Sport, maintenant, avec mon nouveau chouchou: R.Cherki.

L'ex-Lyonnais vient de rejoindre Manchester City. Problème: son nouveau club est en anglais...

Le journaliste pose une question en anglais. "Je ne fais pas semblant, je ne comprends pas." Heureusement, il avait un peu révisé dans l'Eurostar avant l'interview, mais il s'est arrêté à la leçon "the best", un adjectif qu'il adore.

Je n'ai pas dit qu'il prononçait mal "best", mais il n'a que ce mot à la bouche. 6 minutes à destination des fans mancuniens, c'est long, surtout quand on a du mal avec l'anglais. ... - "Donner", c'est "give"...

Give for the club... - B.Chameroy: You are the best.

M.Le Pen était l'invitée de France Inter ce matin pour se plaindre des journalistes. Oui, tout va bien avec J.Bardella, mais moins bien avec les auteurs de ses éléments de répartie. - C'était quoi? - M.Le Pen: Vous faites toujours un dada... - B.Chameroy: C'est vrai que vous autres, journalistes, vous avez tendance à faire des "da, da"...

Au même moment, le député du Loiret était sur RMC pour parler de son petit truc pour savoir si ce qu'on mange est bon ou pas pour la santé. Comment ça s'appelle, déjà? Il bafouille.

Le quoi? Non...

Grand fan de gastronomie, il a tenu à détailler son régime alimentaire. Pas de travail pour l'Arcom, puisqu'aucune amende n'est à prévoir pour pub clandestine car il n'en a pas mis une seule. Enfin, une... - Quand je bois de l'Actimail, il y a parfois plus de sucre que dans un soda...

Merde, c'est bourré d'additifs! - B.Chameroy: Vous l'avez sûrement noté: il fait chaud.

Conseil numéro 1: boire de l'eau. Certains sénateurs n'ont retenu que le verbe "boire". - L'amendement autorisant une commune à ne pas...

Il bafouille. - B.Chameroy: Je confirme.

Au palais du Luxembourg, hier, c'était jour d'audition pour X.Bertrand, qui était en visio. Mais j'avais l'impression qu'il rattrapait la finale de Roland-Garros sur un écran.

Il était moyennement concentré sur sa caméra. - X.Bertrand: La meilleure garantie, c'est le niveau d'investissement consenti par les entreprises... - B.Chameroy: Si on imagine qu'il regarde un match, l'extrait est drôle.

L'audition nous a permis de prendre note d'une blague. Il faut juste avoir la ref. - Vous êtes à la carte grise dans votre territoire ce que la Marne était à la vignette automobile. - B.Chameroy: Je connaissais la même avec un curé...

Il n'y a que Patrick qui peut comprendre la blague. 1 heure 10 qui aurait pu monter à 7 jours si ce sénateur avait posé plusieurs questions. - Les aides régionales...

Euh...

Est-ce qu'elles sont réellement...

Euh......

Efficaces? Pour, la même...

A partir de quel seuil... - B.Chameroy: Si vous n'êtes pas mort de vieillesse suite à cet extrait, un autre, avec les mains de X.Bertrand.

S'il y a des amateurs, je suis sûr que ça existe, l'extrait à suivre va vous parler. Pas besoin de vous abonner à OnlyFans, il suffit de vous rendre sur le site de l'Assemblée pour avoir des gros plans sur les mimines à Xavier. En plus, il nous aguiche, le bougre!

On referme ces actualités avec un scoop. X.Bertrand a fait l'acquisition d'un rocking-chair.

Il l'adore. - X.Bertrand: Je suis un mec un peu remuant.

Grincement. Sur d'autres sujets, comme l'automobile... ...

Depuis 2020, vous posez la question... - B.Chameroy: L'info continue demain!

Bonne soirée! Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, la soirée sciences grand format.

« Escort boys », la série qui met à nu la masculinité - 12/06/2025 — Emmanuel Macron · Pourquijevote