Jérôme Guedj : «Il ne faut pas concentrer ces aides uniquement sur les professionnels»
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ce dimanche, pour l'instant, il ne concerne que 3 millions de Français. C'est un chèque de 50 euros.
Il faudrait aller à 10 millions, 15 millions ?
En tous les cas, il ne faut pas réduire uniquement à ceux qui utilisent leur voiture pour des raisons professionnelles. Parce que pour l'instant, c'est le critère déterminant. Utiliser, je crois, c'est plus de 15 kilomètres la distance domicile-travail. Encore une fois, moi, je pense à des situations très concrètes. Une personne qui doit aller visiter en maison de retraite tous les jours, ou le plus régulièrement son proche, ou accompagner une personne en situation de handicap. Si vous lui dites, vous ne pouvez pas le faire avec votre voiture, on va mettre dans la grande difficulté. Et il faut aussi que ça ne se concentre pas uniquement pour les autres aides sur des professions.
C'est le cas aujourd'hui de la pêche, c'est le cas de l'agriculture, c'est le cas des gros rouleurs. Mais encore une fois, je reprends l'exemple des personnes vulnérables. Moi, c'est quelque chose auquel je suis très sensible. Les infirmières libérales, les aides soignantes, les aides à domicile qui font des dizaines et des dizaines de kilomètres tous les jours.
Les dispositifs gros rouleurs ?
Non, pour l'instant, elles n'y seront pas. Les aides à domicile et les infirmières libérales, ça coince pour les faire rentrer dans le dispositif, hormis le dispositif à 50 euros. Mais 50 euros en une seule fois pour celles-là, ça ne suffit pas, parce qu'elles font plusieurs centaines de kilomètres par semaine. C'est parti, c'est parti. C'est parti. C'est parti.
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Jérôme Guedj