Nicolas Sarkozy remis en liberté, sous contrôle judiciaire|LCI
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- 6:00journalisteChiffre
« 58 % des Français considèrent que cette décision n'est pas politique. »
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La Cour déclare recevable la demande de mise en liberté et ordonne la liberté de Nicolas Sarkozy sous contrôle judiciaire avec interdiction de sortir du territoire à l'instant donc 13h 13h39 ces informations qui nous parviennent. Voilà, mesdames, messieurs, vous l'avez compris, nous venons de vous annoncer de façon tout à fait officielle que Nicolas Sarkozy va donc quitter a priori aujourd'hui, cet après-midi la prison de la santé et que Nicolas Sarkozy dormira a priori ce soir chez lui à Paris en deor de l'univers carcéral. C'est important, c'est une information que nous venons d'apprendre.
Je vous rappelle que c'est un peu particulier. Nous avons eu dans ces circonstances très particulières notre journaliste Alexandra Aguiet qui se trouvait à l'intérieur du tribunal. Comme il y avait d'un danger de prise de photo avec une commercialisation éventuelle des photos de Nicolas Sarkozy, et bien on avait demandé aux journalistes de venir non pas avec leur téléphone, ils étaient interdits mais un ordinateur portable.
Et donc Raphaël Maillochon, notre journaliste ici présent dans le studio Police justice LCIT F1 était en contact direct avec notre autre journaliste qui elle se trouvait à l'intérieur du tribunal et qui vient donc de nous annoncer à 13h39 très officiellement que je vous le redis Nicolas Sarkozy ne dormirait pas en prison. Alors on a pas de date hein donc c'est donc la la demande de mise en liberté vient d'être acceptée par la Cour d'appel de Paris. Est-ce que ensuite est-ce que ça peut aller vite ?
Effectivement oui, en principe, il sera libéré aujourd'hui avant avant minuit, sauf si un cautionnement préalable était ordonné. Vous ne l'avez pas rapporté. Bon, on va voir puisque ce que vous évoquez avec l'interdiction notamment de quitter le territoire français, l'interdiction d'entrer en contact avec les uns et les autres, ce sont les obligations et interdictions du contrôle judiciaire.
à l'instant une information assez importante hein. Oui, effectivement la cour qui met noir sur blanc que Nicolas Sarkozi a l'interdiction d'entrer en contact avec le ministre et garde des saut de la justice donc Gérald Darmanin. On sait que le garde des SAAU était allé le rencontrer en détention et donc là la cour dans le fait qu'elle accède à sa demande de mise en liberté sous contrôle judiciaire, interdiction de sortie de territoire, interdiction d'entrer en contact avec d'autres d'autres d'autres prévenus et interdiction d'entrer en contact donc avec Gérald Darman Gard.
C'est assez sévère. Et dernière information donc effectivement Éric le disait le VCU aujourd'hui donc il va quitter la la prison de la santé cet après-midi. Rena on voit avec cette interdiction de de rencontrer Gérald Armanain le garde des saut une un agaissement très fort de la part des magistrats qui effectivement apparemment ont très très peu apprécié et c'est un euphémisme que le garde des SAAU rencontre il y a 10 jours Nicolas Sarkozy à la prison de la santé.
Euh ils se sont rencontrés euh 45 minutes euh selon euh selon les les informations que l'on a eu. Et on peut comprendre, moi je peux comprendre que les magistrats considèrent que ce n'est pas le rôle du ministre de la justice d'aller échanger avec Nicolas Sarkozy, visiter la la prison de la santé pour voir que les conditions de détention sont sûres et sont totalement, on va dire adéquat à la santé de l'ancien chef de l'État, aux conditions psychologiques de l'F l'ancien chef de l'État. Oui, mais que le garde des saut discute une demi-heure tr quart d'heure avec Nicolas Sarkozi, pas du tout apprécié hein.
Ça n'a pas du tout été apprécié. Non mais non mais ça a surpris. Ouais mais il l'aurait pas fait, on lui aurait reproché de pas l'avoir fait.
Le garde des saut le garde des saut ne serait pas allé voir le président Sarkozi. Il serait arrivé quoi que ce soit président Sarkozi. il aurait été mis en danger d'une quelconque manière que ce soit ça aurait été et par ailleurs pardon hein mais il y a alors moi j'entends hein que quand on est devient ministre de la justice comme quand on devient juge, on devient un saint au-dessus des hommes et c'est formidable.
Moi je moi moi qui n'ai jamais été une sainte, je peux pas me rendre compte de ce que c'est hein. Je peux pas me rendre compte de ce que c'est. Mais en fait on sait très bien que le garde des saut et Nicolas Sarkozy étaient très amis et que c'est son mentor depuis toujours.
Bah écoutez pour une fois qu'il y a pas un traître en politique, moi je trouve ça plutôt sympa. plqu donc quelqu'un va en donc un malfaiteur va en prison un de ses amis a le droit de venir le voir. Alors ça c'est l'obsession l'obsession égalitaire très française nous aveugle parfois moi je fais partie des gens qui considèrent que un ancien président de la République détenu en prison n'est pas tout à fait un détenu comme les autres.
Je dis pas injusticiable he n'est pas un détenu comme les autres. Moi, je peux comprendre qu'un ancien président de la République qui a qui a été légitimé par le suffrage universel mérite une peine de prison comme les autres. Mais en revanche, c'est un détenu qu'il convient de protéger un peu différemment des autres parce qu'il n'est pas tout à fait, il fait pas l'objet des mêmes traitements en prison que les autres.
Vous l'avez compris, l'audence l'audience est suspendue. Vous voyez les les le public et puis les journalistes sortir les uns après les autres après cette décision. Donc la cour d'appel de don Alexandre [rires] notre journaliste de cette AD mise en liberté de Nicolas Sarkozi est acceptée par cette cour d'appel de Paris avant d'avoir des réactions de proches avant d'avoir des réactions politiques.
Une réaction sur le plateau. On a un avocat et un juge. D'abord vous Ludovic Fria, c'est extrêmement difficile à à expliquer au grand public.
La cour d'appel là ne revenait pas sur la décision de de la fin du mois de septembre. C'est un jugement totalement différent et ça ne remet pas en cause. En tout cas, ça ne ça ne ça n'apporte pas du discrédit sur le jugement du mois de septembre sur la condamnation.
Nicolas Saro, j'ai envie de dire deux choses. D'abord nécessairement d'avoir un immense soulagement pour Nicolas Sarkozy et pour ses proches et c'est bien normal. Et c'est bien normal parce que la prison, il le découvre Nicolas Sarkozi est une application normale du droit. du code de procédure pénale.
C'est une étape. La prochaine étape, c'est le procès en appel. Et notre travail maintenant désormais à Nicolas Sarkozy et à nous, c'est de préparer cette audience d'appel.
Voilà, je vous remercie. Je vous remercie. Voilà, très courte prise de parole pour dire préciser que ce n'est qu'une étape avant le procès pour le coup.
Pour finir ce que je voulais dire, je rejoins au moins là-dessus mettre un grain. C'est l'application ordinaire de la règle de justice et de la justice effectivement à un justiciable qui n'est pas tout à fait ordinaire. Mais ça me satisfait plutôt de voir que les règles judiciaires qui sont les nôtres fonctionnent et passent.
Ce que je veux dire aussi et pour finir là-dessus, c'est que ce n'est ni victoire ni un acharnement. H il est libéré sous contrôle judiciaire. C'est pas une victoire en ce sens que le premier jugement ne tombe pas.
C'est pas le parquet qui a été désavoué. C'est effectivement sa détention n'est pas nécessaire temps de son procès. À l'inverse, il eut été maintenu en détention.
On aurait parlé d'acharnement de la justice, de haine des magistrats et cetera. Il faut ramener cet événement à ce qu'il est l'application normale de la règle de droit. On est avec un proche de Nicolas Sarkozi, Thierry Sucé qui est en direct avec nous.
Bonjour. ancien conseiller donc euh de Nicolas Sarkozi, spécialiste de la communication politique. Tout simplement votre première réaction à cette libération, Nicolas Sarkozi, ce sera donc au cours de l'après-midi.
Il est libre donc c'est une intense satisfaction pour ceux qui sont libérés aussi de cette contrainte qui pesait sur lui. Je pense évidemment d'abord à sa famille, à ses proches. Je pense à des millions de Français qui n'ont jamais compris pourquoi on pouvait mettre en détention un homme qui ne présentait pas de danger pour la société.
Et donc oui, c'est une réelle satisfaction. Je suis un peu surpris évidemment de la nature du contrôle judiciaire. Enfin, écoutez, s'en prendre maintenant au garde des sauts comme si la justice avait des comptes à régler avec le ministre de la justice garde des saut qui est en plus un ami de Nicolas Sarkozy qui avait fait le péché de lui rendre visite en prison ou bien alors de limiter ses déplacements, de le de le maintenir en France alors que quelque part on va l'empêcher de travailler.
Donc c'est un petit regret mais c'est peu de choses à côté de l'intense satisfaction qu'on peut éprouver après cette émotion qui a saisi le pays. Il faut pas se raconter d'histoire. Je parle de millions de Français, c'est parfaitement incontestable et c'est vraiment ça qui compte aujourd'hui.
Quel quel est votre analyse vous qui êtes un homme de de communication sur cette décision de justice à l'endroit de Nicolas Sarkozi ? C'est intéressant parce qu'on voit beaucoup de de sondages. Alors, ce ne sont que des sondages un peu contradictoires.
Le dernier nous disant d'ailleurs que 58 % des Français considèrent que cette décision n'est pas politique, ce qui est finalement assez dur puisque ça voudrait dire que 42 % des Français considèrent que Nicolas SarkoZi est victime d'une justice politique. Quelle est la lecture que vous avez, si on pouvait prendre un peu de hauteur, sur cette sanction un peu inédite sur un chef de l'État, un ancien chef de l'État Écoutez, je je je pense mais je vais choquer monsieur Freya avec qui j'étais tout à l'heure sur un autre plateau. Je je pense que depuis 20 ans que quelque part depuis l'affaire Clairstream Bank, on lui met des des choses sur le dos sur le dos avec à chaque fois des appréciations très étonnantes pour un simple justiciable, n'est-ce pas ? dans l'affaire Bismut, c'était Oui, il y a pas de preuve mais il en avait l'intention et puis après sur le financement de la campagne électorale, il ne pouvait pas ne pas être au courant et au fond, on a recommencé cette fois-ci en disant bah oui, il y avait pas de corruption parce qu'on a pas trouvé d'argent dans la Liby bien dans la campagne.
Mais quelque part quand même il y avait un pack de de corruption et donc il y a beaucoup d'incompréhension. Je pense qu'on a le droit de de le dire et et de le noter. Et donc je veux pas dire qu'une meute était assez trousse animé par médiia part anticorps et probablement avec le le suivi d'un certain nombre de magistrats.
Mais on se pose beaucoup de de de questions sur la raison pour laquelle voilà cet homme quelque part est condamné dans dans les conditions que je viens d'évoquer. et au-delà de lui qui est résilient, qui est fort, même s'il a dit que cette épreuve avait été terrible pour lui, on pense à d'autres qui sont moins équipés, qui sont moins préparés et à qui on dirait de la même façon non, il y a pas de preuve mais formelle mais vous en aviez l'intention ou bien vous ne pouviez pas être au courant. Et donc, on espère que les décisions de ce type ne feront pas jurisprudence parce que si ça tombe sur quelqu'un qui est moins puissant, moins fort et moins résilient, c'est quand même un énorme problème pour la justice.
Le le tribunal avait condamné Nicolas Sarkozi envoquant des faits d'une gravité exceptionnelle de nature à altérer la confiance des citoyens dans ceux qui les représentent. Il y avait pas la la décision avait été quand même justifiée. Est-ce que vous aviez eu des nouvelles de Nicolas Sarkozy pendant son incorsération ?
On le rappelle, il est entré à la prison de la santé il y a quasiment 3 semaines jour pour jour. Ça fera 3 semaines demain en fait. Non, ce que je sais c'est qu'il ne s'y attendait pas cet été encore quand on en parlait. lui était plutôt optimiste, c'est-à-dire il disait "Non, on a démonté euh quand même tout ça pendant le pendant le procès." Il ne s'était d'ailleurs pas complètement trompé puisque trois des charges les les plus graves ont été quelque part démonté par la procédure.
Nous, entre nous, nous étions quand même autour de lui très inquiets parce qu'on on on pensait quelque part qu'il risquait tout de même une peine de prison et c'est exactement ce qui s'est passé. H il a été très éprouvé, dites-vous. Et c'est vrai que ce matin, pendant l'audience, il l'a dit, hein, le fait d'être en prison, c'est dur, c'est très dr, ça laisse certainement pour tout détenu.
Je dirais même que cette erant. Est-ce que sa famille, je sais pas si vous êtes au courant, est-ce que sa famille était inquiète pour sa santé même ? Ben, je crois d'abord que sa famille Carla en particulier a été extraordinairement éprouvée, probablement d'ailleurs plus que lui-même. et et encore une fois comme il était plutôt optimiste à l'origine quelque part, il n'a pas compris la décision et il a du coup très mal vécu évidemment cette mise en détention, je suis d'ailleurs heureux aussi que que pour la prison de la santé, pour le personnel, cette mise en détention qui n'aurait jamais dû arriver se lève aujourd'hui.
H ça va se passer cet après-midi effectivement la la mise en liberté de Nicolas Sarkozy qui va donc quitter la prison de la santé. Vous êtes euh un proche. Thierry Sucé, peut-être une dernière question parce que vous devez nous quitter.
Il va rejoindre son domicile d'un immédiatement. Oui, je pense pas. On m'a beaucoup demandé s'il y aurait quelque chose autour de lui.
Je sincèrement, je n'ai pas d'information particulière, mais je pense que maintenant, mettez-vous à sa place, il va vouloir revenir dans le dans le cocon familial et se remettre justement à une vie normale, saine, comme comme il comme il l'aime et et et qui va retrouver sa famille et ses proches discrètement, tranquillement quelque part pour pour respirer. Enfin, merci Thierry Saosé d'avoir passé ces quelques instants avec nous. Je rappelle que vous futes conseiller de Nicolas Sarkozy et que vous demeurez aujourd'hui encore un grand spécialiste de la communication politique.