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InterviewC à vous (sur YouTube)· 26 septembre 2022 51 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Sébastien Chenu et Medhy Zeghouf - C à vous - 26/09/2022

Source d'origine 10 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 25 %Défensif 36 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:47OuverteRéponse directe

    Pourquoi Giorgia Meloni et son parti sont-ils qualifiés de post-fascistes ?

  • 6:50OuverteRéponse directe

    Quelle leçon tirez-vous de cette élection italienne ?

  • 9:00RelanceRéponse directe

    Ce ne sont pas les alliés du Rassemblement national ?

  • 10:28OuverteRéponse directe

    Georgia Meloni est favorable aux sanctions contre Vladimir Poutine. Vous aussi ?

  • 10:57RelanceRéponse partielle

    Quel genre de négociations diplomatiques ?

  • 12:29OuverteRéponse directe

    Vous proposez toujours de baisser la TVA à 5,5. Comment compenser le manque à gagner ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:06PrésentateurFait
    « Sa réforme la plus autoritaire ou du moins critiquée comme étant une dérive autoritaire, c'est l'instauration de l'élection du président de la République au suffrage universel direct. »
  • 4:26PrésentateurFait
    « Elle a promis un blocus maritime ? »
  • 5:40PrésentateurChiffre
    « C'est parce que la coalition de droite totalise 47% des voix, ce qui est moins que du temps de Berlusconi, où ce total a dépassé plus de 50%. »
  • 6:50Sébastien ChenuFait
    « Je pense que c'est un vote pour les Italiens probablement d'espoir, et c'est un recours. »
  • 7:10Sébastien ChenuChiffre
    « Je rappelle que le pouvoir d'achat, c'est 10% pour les Italiens en quelques années. »
  • 10:34Sébastien ChenuFait
    « Nous aussi, on est pour les sanctions. »
  • 10:40PrésentateurFait
    « Ça, ce n'est pas du tout ce que dit Georgia Meloni. »
  • 12:18PrésentateurChiffre
    « Quelques 45 milliards seront consacrés au maintien d'un bouclier tarifaire. »
  • 12:30PrésentateurFait
    « Vous proposez toujours de baisser la TVA à 5,5. »
  • 12:52Sébastien ChenuFait
    « Nous, on propose des solutions qui d'ailleurs sont faites ailleurs. L'Allemagne, j'ai vu, a baissé sa TVA sur les énergies à 7%. »
  • 13:30Sébastien ChenuFait
    « Nous, on propose ça, mais on propose aussi de sortir du marché européen de l'électricité. »
  • 13:34Sébastien ChenuFait
    « On propose une taxation sur les super profits, pas sur les profits. »
  • 19:11PrésentateurFait
    « Nous avons une très juste analyse du Trésor qui est sortie qui dit attention, si on repousse la retraite, l'âge du départ à la retraite à 64 ans, alors on va faire augmenter les dépenses sociales et d'assurance chômage. »
  • 26:36Sébastien ChenuFait
    « Les violences conjugales, qu'elles soient physiques ou qu'elles soient psychologiques dans notre société, c'est une problématique à prendre au sérieux. »
  • 31:57Locuteur 7Fait
    « C'est pour ceux-là aussi qu'ils exigent une telle somme 10 millions de dollars. »
  • 32:01Locuteur 7Fait
    « Quelques jours plus tard, ils vont abaisser cette somme à 2 millions de dollars. »
  • 32:11Locuteur 8Fait
    « La santé des Français ne doit pas et ne sera pas prise en otage. »
  • 32:20Locuteur 8Fait
    « Ce qui vient de se passer ici, touchant des services de réanimation, de réanimation néonatale est inacceptable. »
  • 33:24Locuteur 8Chiffre
    « Plus d'un million de personnes. »
  • 34:43Locuteur 8Fait
    « On estime que ce qui a été piraté ne permet pas d'avoir accès à suffisamment d'informations pour mettre en place une usurpation d'identité. »
  • 38:03Locuteur 8Chiffre
    « On chiffrait un peu plus de 2 millions d'euros. »
  • 38:38Locuteur 8Fait
    « En France, ça existe depuis maintenant un certain nombre de mois. »
  • 48:30PrésentateurChiffre
    « On ne connaît que 40% des astéroïdes qui seraient capables de détruire une région entière de notre planète. »
  • 48:34PrésentateurFait
    « L'objectif au final, c'est de réduire son orbite en venant taper à 24 kilomètres par seconde. »

Temps de parole

  • Présentateur71 %
  • Locuteur 814 %
  • Locuteur 94 %
  • Locuteur 73 %
  • Locuteur 43 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir, bienvenue dans CETAVOU, très heureuse de vous retrouver, très heureuse de retrouver toute l'équipe de CETAVOU qui est à mes côtés jusqu'à 20h50 en direct. Bonsoir à tous les cinq. Bonsoir à ma belle belle. Emilie, votre choix de l'actu du jour ? Ce qui s'appelle mettre ses menaces à exécution, l'hôpital de Corbeil-Essen a refusé de payer la rançon aux hackers. Et bien les hackers ont commencé à diffuser des milliers de données personnelles sur Internet. Avec quelles conséquences, quels conseils donner à ces patients dont les données de santé sont désormais livrées à l'espace public ?

On en parle avec le président de conseil de surveillance du centre hospitalier de Corbeil-Essen, Mehdi Zegouf, qui sera dans un instant sur notre plateau. Mohamed, votre story ce soir ?

0:38
Locuteur 8

Après des accusations de violences psychologiques contre son ex-compagne, Julien Bayou, le secrétaire général d'Europe Écologie-Les Verts, a décidé de démissionner son avocate contre-attaque cet après-midi. Vous saurez tout ce soir dans CETAVOU.

0:50
Présentateur

Patrick, votre édito ? L'extrême droite au pouvoir en Italie. Je vais revenir sur la victoire de Giorgia Meloni et de son parti Fratelli d'Italia. Quel est son programme ? Est-ce qu'on peut la qualifier de fasciste ou de post-fasciste ? Voilà une victoire saluée par Marine Le Pen et le Rassemblement National. On en parle avec Sébastien Chenu, député RN du Nord, porte-parole du RN et vice-président de l'Assemblée Nationale. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Mathieu, dans le 5 sur 5. On va voyager, Babette, je vous emmène à 11 millions de kilomètres de la Terre. Un module spatial va dévier... Oui, il faut se dépêcher, oui.

On va dévier un ostéroïde, ça bouge à Saint-Arnaud en plus. On va dévier un ostéroïde de sa trajectoire. Est-ce que ça va marcher ? C'est la nuit prochaine, je vous explique tout ça. Voilà. Est-ce qu'on reste les pieds sur terre dans votre œil, Pierre ? Pas tout à fait, mais quand même. Sidney Poitier, l'acteur et le citoyen américain, une manière décisive d'imposer le respect. Un documentaire raconte sa vie, je vous le présente tout à l'heure. Nos invités du dîner, deux allumés, c'est comme ça qu'ils se définissent eux-mêmes. Catherine Fraud, Michel Faux sont en théâtre avec une pièce d'André Roussin. Lorsque l'enfant paraît, c'est au théâtre de la Michaudière. Il dîne avec nous ce soir.

Sofiane Zermani aussi sera avec nous au dîner. Il cartonne sur Netflix avec un téléfilm qui s'appelle Sous emprise. Il incarne un champion du monde d'apnée très toxique. Un dîner préparé ce soir par Louis Amen, qui est aux côtés de Bertrand Chameroy en cuisine. Salut à tous les deux.

2:11
Locuteur 8

Salut et bonsoir à tous. Je suis effectivement avec Louis Amen du restaurant Momen Boulevard Haussmann à Paris. Et à la demande de Patrick Gelose, en ce lundi, que nous amène Louis ?

2:22
Présentateur

Ce soir, on vous prépare un tentacule de poulpe laqué avec un jus de betterave, un houmous à la betterave et quelques pickles pour agrémenter le tout. Merci chef, bonne émission.

2:33
Locuteur 9

Voilà, et on voit en gros plan les tentacules en ce moment même. Merci beaucoup à tous les deux. Et à tout à l'heure. Tout de suite, l'édito de Patrick Cohen.

2:47
Présentateur

Question sur les élections législatives italiennes qui vont faire de Giorgia Meloni la prochaine chef de gouvernement. Pourquoi elle et son parti sont-ils qualifiés, surtout en France et en Allemagne, de post-fascistes ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Pas grand-chose si on regarde le discours et le programme d'aujourd'hui qui n'ont rien de fasciste. Sa réforme la plus autoritaire ou du moins critiquée comme étant une dérive autoritaire, c'est l'instauration de l'élection du président de la République au suffrage universel direct. Comme en France.

Exactement, mais il n'est pas sûr du tout qu'elle dispose d'une majorité des deux tiers dans les deux chambres pour accomplir ce qui serait une révolution dans cette Italie parlementariste rétive à toute idée de guide ou de leader suprême depuis la mort de Mussolini.

Donc post-fasciste, c'est politiquement trompeur, mais historiquement juste, parce que Giorgia Meloni a été fasciste, qu'elle a longtemps dit et pensé du bien de Mussolini, qu'elle a repris comme emblème lors de la fondation de son parti la flamme fasciste que son prédécesseur Gianfranco Fini avait abandonné une dizaine d'années plus tôt et que le RN a d'ailleurs gardé, que ce parti compte des militants ou des personnalités qui se revendiquent comme fascistes, qui se disent nostalgiques de Mussolini et que Meloni elle-même n'a pris ses distances et arrondi son discours que ces toutes dernières années. Et dans son programme ?

Là, c'est à la fois très à droite et très classique, baisse des impôts pour les familles, les entreprises et les travailleurs indépendants, suppression du revenu minimum universel, plan de soutien à la natalité, défense et promotion des racines historiques et culturelles judéo-chrétiennes de l'Europe, mais c'est surtout contre l'immigration irrégulière qu'elle a fait campagne. Elle a promis un blocus maritime ? Oui, on a beaucoup parlé, on a beaucoup retenu cette idée de blocus en réalisé, ça n'a rien d'un coup de force, voici précisément le mode d'emploi qu'elle a détaillé il y a quelques jours à la télévision.

4:39
Locuteur 3

Chiediamo all'Europa una missione europea, cioè di andare insieme a trattare con i paesi del Nord Africa, assegnatamente con la Libia, insieme alla Libia, quindi io non considero il blocco navale un atto di guerra, come ci ripetono tutti i giorni, insieme alla Libia, fermare le partenze dei barconi, perché io non voglio continuare a dare i soldi agli schiavisti del terzo millennio, si stanno arricchendo gli schiavisti grazie a queste solidarissime politiche della sinistra, sono la mafia del terzo millennio.

5:12
Présentateur

Un accord avec la Libia sous l'égide de l'Union Européenne pour stopper les migrants en mer, ou pour les stopper avec la Libia, vous avez entendu, elle le répète à deux reprises, c'est exactement ce qui est mis en place depuis cinq ans. Il y a eu un accord signé en 2017 entre l'Italie et la Libia, il fonctionne plus ou moins bien, mais en tout cas, Il existe. Ce mode d'emploi-là, il est déjà en application, bon, on attend de voir la suite. Est-ce que l'Italie s'est droitisée hier lors de ce vote ? A nuancer, c'est parce que la coalition de droite totalise 47% des voix, ce qui est moins que du temps de Berlusconi, où ce total a dépassé plus de 50%.

Hier, les partis de centre-gauche, les centristes et le mouvement 5 étoiles ont obtenu en tout plus de voix que la droite, mais ils sont pénalisés par une loi électorale qui favorise les grandes alliances. En revanche, il est vrai que la droite dite modérée a quasiment disparu en Italie, elle est réduite, si vous voulez, à Berlusconi. Et au sein du bloc de la droite, le parti de Giorgia Meloni se taille la part du Lyon. 26% des voix contre 4% lors des dernières élections, il y a 4 ans.

Dans l'intervalle, il est le seul parti à être resté dans l'opposition à tous les gouvernements qui se sont succédés, à n'avoir jamais mis les mains dans le cambouis, à n'avoir jamais été aux affaires, si vous préférez. Dans le même temps, la Ligue de Matteo Salvini, le parti dont vous êtes le plus proche au Rassemblement National, paie au prix fort sa participation aux affaires. Moins de 9% des voix, un score divisé par 2 en 4 ans, preuve que personne n'est épargné par le dégagisme. C'est la leçon que vous tirez de cette élection ? Non, non, non, je tire plusieurs leçons. D'abord, je pense que c'est un vote pour les Italiens probablement d'espoir, et c'est un recours.

Recours, vous l'avez dit, Mélanie n'est jamais allée au gouvernement, n'a jamais gouverné, et donc elle est perçue comme un recours face à des politiques qui sont en matière d'immigration, de pouvoir d'achat, vécues très difficilement par les Italiens. Je rappelle que le pouvoir d'achat, c'est 10% pour les Italiens en quelques années. Il y a 9% d'inflation aujourd'hui. Oui, oui, c'est un pays qui vit difficilement les choses. C'est aussi, je crois, une leçon donnée à Ursula von der Leyen, qui a tenté de faire pression, de dire, si vous ne votez pas correctement, vous les Italiens, on va vous sanctionner. Vous savez, à chaque fois, ça donne le résultat inverse.

Pas exactement ce qu'elle a dit. Oui, enfin, c'est quand même une espèce de petit chantage démocratique. Elle a dit qu'il y avait des règles en Europe et qu'il fallait les respecter. C'est une ingérence, en tous les cas, dans cette élection qui est de mauvaise alloi. Et je pense que ça donne de toute façon toujours le résultat inverse. Quand Ursula von der Leyen se met à parler, elle est devenue une sorte de tract pour Mélanie pendant toute cette campagne. Après, le débat fasciste ou pas fasciste, moi je crois qu'il est totalement dépassé. Dépassé ? Oui, il est totalement dépassé, parce qu'en fait, vous avez commencé par le dire. Bon, d'abord, il y a souvent...

Elle ne renie pas son passé, elle ne cache pas son admiration pour l'idée en fasciste. En tout cas, elle ne l'a pas caché. C'était jusqu'à l'âge de 16 ans. Elle est née en 77, Mélanie. Non, non. Mais ce que je veux dire, c'est que... C'était bien après. C'était ça. Ce que je veux dire, c'est que ce débat, il est surtout fait, en fait, pour essayer de décrédibiliser ceux qui sont tenant d'une ligne patriote. En fait, il y a des gens qui disent dans ce pays, qui sont souvent ceux qui, d'ailleurs, ont défendu Mao, Staline, etc., qui disent, « Ouh là là, ce sont des post-fascistes, des crypto-fascistes, des néo-fascistes, que sais-je.

Ils sont en France amis de Marine Le Pen, donc Marine Le Pen est une crypto-néo-post-fasciste, etc. » On connaît le cinéma. Ça ne marche plus. Ça ne marche plus. Ce genre de procès ad nominem ne fonctionne pas. Moi, je crois... D'ailleurs, en Italie, Mélanie, elle est présentée hier. J'ai regardé moi les résultats. C'était coalition de centre droit. Oui, c'est la télé italienne. C'est leur appellation à eux. Oui, non, mais d'accord. Ils se présentent comme le centre droit. C'est pas le cas dans la presse italienne. C'est pas le cas dans la presse italienne. À relayer les choses. Sur les alliances, c'est ça qui est intéressant.

Parce que vous revendiquez, Marine Le Pen en a parlé, les succès en Suède puis en Italie. Dans les deux cas, ce sont des alliances de droite.

9:08
Locuteur 7

Ce ne sont pas les alliés du Rassemblement national ?

9:10
Présentateur

De droite et d'extra-droite. Vous l'avez dit, Mélanie, ce n'est pas notre allié. Nous, notre allié au Parlement européen, c'est la ligue de Matteo Salvini, qui fait partie de cette coalition. Qui s'est complètement écroulée, recule historique. Oui, qui a reculé, qui est ressorti essoré de son passage au gouvernement. Ça, c'est une réalité. Mais nous, notre allié au Parlement européen, c'est Salvini. Georgia Mélanie, c'est, j'allais dire, une droite conservatrice. Elle est probablement plus conservatrice que nous, par exemple, le Rassemblement national. Elle est peut-être un peu plus libérale économiquement aussi. C'est Éric Zemmour, en gros, qui a réussi l'alliance des droites.

Ça ressemble plutôt à ça. Mais nous, on n'est pas favorable à l'alliance des droites. D'abord parce qu'on considère, et avec nous, je pense, Emmanuel Macron, qui a théorisé quelque part la même chose, que droite et gauche, c'est dépassé, et c'est dépassable. Et surtout, nous, on veut l'union des patriotes. Et les patriotes, ils peuvent venir de gauche. Ils peuvent venir d'autres mouvements. Ils peuvent venir de gens qui ne croient plus en les partis politiques, mais qui croient encore à la nation. Et je pense que c'est ça qui nous fait ressembler. On a des points de convergence avec eux.

Puis vous savez, la société italienne, attention, elle est probablement un peu différente de la société française. Elle est la plus conservatrice. Son histoire n'est pas la même. Le mode de scrutin, vous l'avez rappelé, n'est pas le même non plus. Donc comparaison n'est pas raison, mais ils envoient un signal. C'est ce signal que nous saluons, qui est celui du triomphe d'une coalition qui défend la nation.

10:27
Locuteur 9

Georgia Meloni, elle a aussi convaincu sur ses positions atlantistes, à l'opposé des vôtres. Elle est favorable aux sanctions contre Vladimir Poutine.

10:34
Présentateur

Nous aussi, on est pour les sanctions. On n'est pas pour les sanctions qui empêchent les Français, mais on est pour des sanctions. Elles font plus de mal aux Français qu'aux Russes. Non, c'est pas quelles sanctions ? Ça, ce n'est pas du tout ce que dit Georgia Meloni. Non, non, attention. Nous, très clair, on est favorable à des sanctions qui touchent Vladimir Poutine. Le problème, c'est que les sanctions actuellement, elles ne sont pas particulièrement intelligentes pas Vladimir Poutine, mais elles impactent fortement le pouvoir d'achat des Français. C'est une distinction que vous ne faites que depuis 15 jours. Pardon. Non, non, pas du tout. Si, si. Pas du tout, pas du tout.

Regardez l'élection présidentielle, le débat à l'élection présidentielle. Et Marine Le Pen l'avait bien dit. Parce que, pourquoi ? Parce que dans le passé, on a déjà essayé d'avoir des sanctions contre la Russie qui n'ont pas fonctionné et qui avaient juste abîmé notre outil agricole et qui avaient renforcé l'outil agricole russe. Donc, ces sanctions-là, elles ne fonctionnent pas. Il en faut d'autres. Moi, je vous dis, ça se terminera comment ? Il n'y a que deux solutions. Ou ce sont des négociations diplomatiques, et il faut le souhaiter, ou alors ce sont... Alors, on est en route vers une guerre. Quel genre de négociations diplomatiques ? La diplomatie...

Non, je pense qu'il y avait des choses à faire. Je pense qu'on peut toujours les faire. Mais, encore une fois, nous, on a choisi aussi de ne pas parasiter l'action de la France et du président de la République. Par exemple, mettre autour de la table les pays producteurs de gaz pour faire écrouler les marchés du gaz, eh bien, je pense que c'était une voie vers laquelle il fallait aller, vers laquelle il faut continuer d'aller. Ce n'est pas ce qui est aujourd'hui choisi par le président de la République. Je pense que la France, elle peut encore jouer un rôle parce que, de toute façon, on négocie la paix future avec qui ? Avec ses ennemis d'aujourd'hui, avec ses adversaires d'aujourd'hui.

On ne la négocie pas avec ses amis. Donc, il faudra bien un moment de continuer à parler à la Russie. Il se trouve qu'à la tête de la Russie, c'est toujours Poutine. Et le président de la République, là-dessus, a raison de parler à Poutine parce que c'est bien lui qu'il va falloir amener à la table des négociations ainsi que Zelensky. Quelques 45 milliards seront consacrés au maintien d'un bouclier tarifaire puisqu'on parle de la crise énergétique censée continuer à contenir à 15% la flambée des prix de l'électricité et du gaz. Vous proposez toujours de baisser la TVA à 5,5. Mais comment compenser le manque à gagner pour les finances publiques ? C'est 45 milliards.

En fait, c'est une subvention qui est faite par les Français à ceux qui font des marges de spéculation. Ce n'est pas une politique. Moi, je vois bien, j'ai regardé comment était structuré le budget à travers la présentation qu'en a fait Gabriel Attal aujourd'hui. Mais ce n'est pas une politique du pouvoir d'achat. Ce n'est pas une politique de protection du pouvoir d'achat des Français. Nous, on propose des solutions qui d'ailleurs sont faites ailleurs. L'Allemagne, j'ai vu, a baissé sa TVA sur les énergies à 7%. Nous, on propose qu'elle soit baissée à 5,5%. Ça coûte à peu près 12 milliards.

Vous voyez, là, on est sur 45 milliards avec le bouclier fiscal que payent les Français parce que c'est 45 milliards d'euros. Ils sortent de la poche des Français. Donc les Français, en fait, se subventionnent eux-mêmes. Ce n'est pas 45, c'est 16, puisque il y a... Non, non, non. Le bouclier fiscal, c'est 45 milliards. Le bouclier tarifaire, il y a 29 milliards qui sont payés par les énergéticiens. Le bouclier tarifaire, il est de 45 milliards dont le budget, je vous invite à lire l'excellent journal Le Monde aujourd'hui qui donne effectivement cette description du budget. Donc nous, on propose ça, mais on propose aussi de sortir du marché européen de l'électricité.

On propose une taxation sur les super profits, pas sur les profits. C'est normal qu'une boîte fasse des profits, des super profits. Mais uniquement pour les secteurs de l'énergie ? Non, non. Également, par exemple, pour des secteurs, par exemple, comme de transport, par exemple, CMACGM, qui ont fait des super profits, je crois, 10 milliards. Eh bien, je pense qu'il faut qu'ils contribuent à cet effort qui permettrait des recettes supplémentaires. Parce que là encore, dans le budget de la France, il faut savoir, il y a à peu près 500 milliards, c'est un budget de 1 000 milliards à la France, il y a 500 milliards de dépenses, mais il y a 350 milliards de recettes.

Donc on a un déficit de 150 milliards. Mais si vous voulez, quand je vois que le ministre des Finances annonce 2 milliards pour créer des abris pour des demandeurs d'asile, etc., je pense que les priorités ne sont pas les bonnes. Je pense que les Français, ils attendraient que ces 2 milliards qui sont consacrés à créer des structures d'accueil pour des demandeurs d'asile, eh bien, ils soient dirigés plutôt vers leur vie quotidienne et vers leurs difficultés. Sur le plan énergétique et avant cet hiver qu'on nous annonce difficile et peut-être périlleux pour notre approvisionnement d'électricité, qui, à vos yeux, est responsable de la situation actuelle ?

Je pense qu'on a un gouvernement qui a été, pas celui uniquement d'Emmanuel Macron d'ailleurs, les gouvernements qui suivent cette même logique néolibérale depuis 30 ans. Mais, par exemple, François Hollande a une lourde responsabilité dans la fermeture de Fessenheim, dans le fait d'avoir une vision extrêmement brouillée, pour ne pas dire mieux, de l'outil nucléaire, de la politique nucléaire que vient la France. Parce qu'à un moment, il fallait séduire les verts, alors on a arrêté de miser sur le nucléaire. Résultat, on a des EPR qui ne fonctionnent pas. C'était exactement la position du Front National à l'époque aussi. Non, non, mais écoutez, moi je... Pardon, la position...

Moi, je ne le dis pas au Front National... Non, mais au moment où vous reprochez à François Hollande d'avoir pris des mauvaises décisions, mais à ce moment-là, le Front National était parfaitement aligné puisque Marine Le Pen, on va le voir dans cet archive, il y a 10 ans... J'espère que vous allez au bout de la phrase. On va voir. Écoutez, c'est moi qui ai fait l'interview à l'époque, je m'en souviens parfaitement. Marine Le Pen réclamait la sortie du nucléaire. Regardez.

15:39
Locuteur 8

Le nucléaire est une énergie extrêmement dangereuse, nous le disons depuis très longtemps, puisqu'un des premiers colloques du Front National en 1979 était justement sur les dangers du nucléaire. Mais il est incontestable

15:50
Présentateur

que cette sortie qui serait positive, qui limiterait les dangers pour le monde, ne peut se faire que progressivement et doit passer évidemment par un investissement massif dans la recherche concernant les nouvelles énergies. C'était la même position que... Et donc, cet extrait, je le connais puisqu'on nous le sort à chaque fois. Que dit Marine Le Pen ? En 2000. Que le nucléaire... Mais elle dit d'autres choses dans cette interview. Elle dit aussi que le nucléaire, c'est propre, que le nucléaire, c'est efficace. Non, dangereux. Et elle dit que c'est une énergie qui comporte des dangers. Mais ne pas le regarder en face, ce serait ne pas voir une vérité.

Et donc aujourd'hui, on est armé pour contrer ces dangers du nucléaire. Elle dit qu'il faut développer l'hydrogène. D'ailleurs, il y a quoi dans le budget demain pour le développement de l'hydrogène ? Qu'est-ce qu'on va mettre dans le budget de l'hydrogène ? Pas grand-chose. Elle prône la sortie du nucléaire. Elle le dit à deux reprises dans cette interview. Monsieur, nous défendons une politique nucléaire dans notre pays. Ben oui, nous défendons cette politique nucléaire. Mais nous, je ne vous parle pas de ce qui a été fait il y a 20 ou 30 ans, je vous parle de ce que fait Emmanuel Macron aujourd'hui. Si vous parliez de ce que François Hollande a fait ou n'a pas fait il y a 10 ans.

Les erreurs qu'il a commencé à faire. Emmanuel Macron a poursuivi et a gravé ces erreurs. Parce qu'aujourd'hui, la politique, c'est une politique de pompier pyromane. Si vous voulez, quand on est brouillon à ce point, quand on continue à faire... Parce qu'en fait, Macron, il aurait très bien pu dire celui qui est à la tête de l'État qui m'amène à protéger les Français. Il ne l'a pas fait. De la même façon, vous pourriez dire ce soir notre formation a changé d'avis sur le nucléaire. Non, parce que nous y avons toujours été favorables. Quand bien même, nous considérons qu'une énergie, elle peut porter des dangers. Mais aujourd'hui, on maîtrise bien le nucléaire, je crois, dans notre pays.

Beaucoup mieux d'ailleurs qu'au moment où Marine Le Pen s'exprimait d'ailleurs dans cette interview qui est assez ancienne. 2011, c'était hier. Voilà, il y a 10 ans. Précisément. Date à laquelle François Hollande avait annoncé la fermeture de Fersenheim un peu avant. Un an avant. C'est cette semaine que le gouvernement va faire connaître sa méthode pour réformer les retraites parce que c'est sûr, même si on ne connaît pas exactement les détails, cette réforme aura lieu. Et il était largement temps, c'est ce que pense l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, qui ce week-end était l'invité des universités du Modem dans le Morbillon.

La première fois que j'ai entendu parler de la question des retraites, j'étais en seconde. C'était mon professeur d'économie qui était au tableau. Je peux vous dire qu'il n'y avait pas d'informatique. Il était au tableau, il nous a fait des courbes et il nous a dit vous voyez ce système de retraite, un jour il va y avoir un problème parce que de plus en plus c'est la démographie.

Nous sommes un pays où depuis, autant que je m'en souvienne, 35 ans, où nous savons qu'il y a un problème, où nous essayons de le régler, où parfois nous apportons des pierres dans l'édifice et d'une certaine façon tant mieux, mais où ce problème est devenu constitutif de la crise de nerfs nationale, de notre incapacité à appuyer nos décisions sur des chiffres et avoir un débat rationnel. C'est un sujet dont je me permets d'observer qu'il a toujours été réglé dans tous les pays comparables de la même façon. Est-ce qu'il n'est pas temps de trancher une bonne fois pour toutes comme le réclame Édouard Philippe ?

Non mais nous, on n'est pas en accord avec le diagnostic qui est fait, avec la méthode, mais la méthode, j'ai l'impression que eux-mêmes ne sont pas en accord les uns avec les autres si j'entends François Bayrou. Le diagnostic,

18:51
Locuteur 9

c'est que vous dites que non,

18:52
Présentateur

l'origine de la retraite n'est pas déficitaire. Je vois deux choses. Il y a deux éléments aujourd'hui qui sont très clairs et qui viennent de sortir. Le comité d'orientation des retraites qui nous dit qu'on a renoué avec les excédents. Ça pourra se redégrader dans quelques années, mais là, on a renoué avec les excédents et grosso modo, il faut prévoir un budget de 9 milliards par an pour ce régime des retraites. De l'autre côté, nous avons une très juste analyse du Trésor qui est sortie qui dit attention, si on repousse la retraite, l'âge du départ à la retraite à 64 ans, alors on va faire augmenter les dépenses sociales et d'assurance chômage. Pourquoi ?

Parce que 50% des gens qui arrivent à la retraite à cet âge-là, qui arriveront à la retraite à 64 ans, eh bien, sont souvent ou au chômage ou au RSA ou malades ou invalides et que par conséquent, plus vous repoussez aussi le départ de l'âge de la retraite, plus vous faites monter les dépenses d'assurance maladie et de chômage. Donc par conséquent, cette petite solution que nous sort Edouard Philippe en disant il va falloir repousser, repousser, repousser, elle a aussi d'autres répercussions. Ne pas le dire, c'est ne pas dire toute la vérité aux Français. Nous, on a un schéma, on est capable de l'assumer, c'est départ à 60 ans avec 40 annuités et à partir de 17 à 20 ans.

Et ensuite, on peut aller de façon progressive jusqu'à 62 ans. Mais ce qui est intéressant, c'est de voir la part de ce qu'on veut consacrer aux retraites par an dans notre produit intérieur brut. Les projections nous disent, en fait, on est capable de consacrer dans notre pays entre 11 et 13 milliards par an à l'horizon 2070. Aujourd'hui, on en consacre presque 15%. Donc, ça veut dire que ce système, il est tenable. Mais bien sûr, ça ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire. Ça veut dire qu'il faut de la croissance, ça veut dire qu'il faut revoir les politiques d'égalité salariale. Ça veut dire qu'il faut faire entrer un maximum de gens sur le marché du travail, donc de la formation.

Je veux dire, il y a des choses à faire, bien entendu. Mais cette logique, elle fonctionne, elle peut être pérenne. Et aujourd'hui, elle est financée. Le Rassemblement National Presse, c'est sympathisant d'adhérer avant ce soir, minuit. N'oubliez pas, Pierre. Avec la promesse de pouvoir voter pour l'élection du président du parti. Ils pourront voter dès vendredi et jusqu'au 3 novembre pour la présidence. Deux candidats sont en lice, Jordan Bardella et Louis Alliot. Qui a votre préférence ? Moi, pour deux raisons, je n'ai pas choisi. La première... Parfaites-le-dans. Non, non, non, pas par prudence, parce que je voulais dire pour qui j'allais voter, mais je vous ai expliqué pourquoi.

La première, c'est vrai que j'ai de la sympathie pour les deux, mais une fois qu'on a dit ça, on n'a pas dit grand-chose. Mais la deuxième, comme je viens d'intégrer la commission de contrôle des opérations électorales, j'ai une espèce de devoir de réserve qui va m'amener à ne pas dire pour qui je vais voter à titre personnel. Je n'ai parrainé aucun des deux, mais je les accueille tous les deux volontiers dans les réunions. Bon, c'est des personnalités différentes, c'est des histoires différentes. Je pense que l'élection n'est jamais faite jusqu'à la fin.

Mais moi, je trouve que ce qui est bien, c'est qu'on nous a fait le reproche pendant des années de dire au RN, tout est verrouillé, c'est toujours une candidate, elle est candidate, elle est seule, c'est celui à l'avance. Bon, là, il y a une élection, donc c'est normal qu'il y ait plusieurs candidats quand il y a une élection, il faut qu'il y ait des gens qui se présentent. C'est un corps électoral de combien de personnes ? Combien ? Je n'ai pas regardé encore puisque les adhésions sont jusqu'à ce soir. Donc, à mon avis, on est sur 30 000, comme ça, on est sur 30 000 adhérents, peut-être 40 000. Voilà, mais vous savez, c'est à peu près ce que font les partis politiques.

Vous avez vu, vous avez vu, non, les partis politiques en France ne suscitent pas beaucoup de vocation, mais vous avez vu combien il y a eu de votants pour renaissance, donc on sait bien que les partis politiques ne sont pas des outils qui sont beaucoup utilisés par les Français. Ils sont très différents, Jordan Bardella et Louis Alliot ? Ils ont des vraies différences de parcours, probablement de méthode et en fait, moi, je pense qu'ils ont des qualités complémentaires et celle qui fait qui réunit le mieux ces qualités, c'est Marine Le Pen. Donc, ils sont chacun un peu un bout de Marine Le Pen.

Vous restez avec nous, on continue à vous soumettre des sujets d'actualité, c'est notamment l'heure de la story de Mohamed Bouafsi. Julien Bayou, où le chef de file d'Europe Écologie, Les Verts, a donc démissionné ce matin de son poste de secrétaire national et de coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée nationale. Un groupe qui n'a donc plus de secrétaire national

22:59
Locuteur 9

depuis ce matin.

23:00
Présentateur

Oui, c'est ça, depuis ce matin, Europe Écologie n'a plus de secrétaire national. À 7h02, le communiqué tombe. Julien Bayou, accusé de violence psychologique par une ex-compagne, annonce sa démission avec ces mots. Je suis accusé de faits qui ne me sont pas présentés, dont mes accusateurs, accusatrices, disent qu'ils ne sont pas pénalement répréhensibles et dont je ne peux pas, je ne peux pour autant me défendre puisqu'on me refuse de m'entendre. C'est Kafka à l'heure des réseaux sociaux. Son avocate, Marie Dosé, s'est exprimée pour la première fois cet après-midi. Elle a récapitulé

23:32
Locuteur 8

les faits dans cette affaire.

23:34
Locuteur 7

Julien Bayou s'est séparé de sa compagne dans le courant du mois de novembre 2021 et cette décision fut très difficile. Il avait conscience de la fragilité psychologique de sa compagne. Le 30 juin 2022, elle transmettait à la famille et aux amis de Julien Bayou, à Sandrine Rousseau et à la cellule de signalement d'Europe Écologie Les Verts, un mail qualifiant son ancien compagnon de manipulateur lâche, je la cite, et évoquant son intention, je cite toujours, de mourir pour protéger les autres. Quelques jours plus tard, le 4 juillet, elle envoyait à Julien Bayou un courriel menaçant et haineux. inquiète-toi, je vais revenir et en force. Et nous tenons à ce stade

24:16
Locuteur 9

à rappeler et à préciser qu'à aucun moment n'ont été évoquées

24:20
Locuteur 7

des violences sexuelles, physiques ou du harcèlement.

24:23
Présentateur

Cette affaire remonte en fait au mois de juillet dernier quand la commission interne de EELV sur les violences et harcèlements sexuels est saisie par l'ex-compagne de Julien Bayou. Celui-ci en étant informé, il demande aussitôt à être auditionné par la dite commission. Le 7 juillet dernier, il confirme par ailleurs l'existence de cette enquête interne au Figaro. Mais depuis, plus rien. Il ne s'est rien passé. Julien Bayou n'a jamais été entendu par personne dans cette affaire. Ce n'est que le lundi 19 septembre sur ce plateau que l'affaire a rebondi.

Interrogée sur l'existence d'une enquête interne à EELV sur Julien Bayou, Sandrine Rousseau confirme et révèle publiquement que sa campagne a fait une tentative de suicide quelques temps après son témoignage.

25:06
Locuteur 9

Je l'ai reçu chez moi. l'ex-compagne de Julien Bayou. Au moment où j'ai reçu cette femme, elle était dans un état vraiment très déprimé, voire vraiment très mal. Très très mal. D'ailleurs, elle a fait une tentative de suicide quelques semaines après tellement elle allait mal.

25:24
Présentateur

Ces déclarations provoquaient une déflagration chez Europe Écologie car même si aucune plainte pénale n'a jamais été déposée et aucune enquête judiciaire ouverte à ce jour, tout le week-end, la pression sur Julien Bayou n'a cessé d'augmenter. Yannick Jadot estimait sur RTL ce dimanche qu'il serait de bonne intelligence que Julien Bayou se retire. Un constat partagé par plusieurs dirigeants d'Europe Écologie Les Verts au micro de Louis Amart et d'Audrey Payas.

25:49
Locuteur 7

Là où on était rendu en termes de traitement médiatique, de traitement sur les réseaux sociaux, de la France entière qui se mêle de cette séparation, alors avait-il le choix ? Je ne pense pas.

26:00
Locuteur 8

Il y a une telle accumulation de cas assez sordis, de personnes qui ont été protégées par l'institution et que maintenant, il y a des révélations par rapport à ça qu'à un moment, il faut dire que malheureusement, je paye pour les autres mais je dois prendre du recul parce que sinon, je ne suis pas entendu. Et ça, c'est triste, mais on est obligé de passer aujourd'hui par ces phases de recul.

26:19
Présentateur

Les camarades de parti de Julien Bayou estiment que la démission était nécessaire pendant qu'ailleurs, des voix comme celle de François Bayrou, Éric Ciotti ou encore de Marion Maréchal-Le Pen s'inquiètent plutôt de la dangerosité de la justice médiatique. Sébastien Chenu,

26:33
Locuteur 8

quelle est votre position ?

26:35
Présentateur

C'est un vrai sujet. D'abord, la première chose à dire, c'est que les violences conjugales, qu'elles soient physiques ou qu'elles soient psychologiques dans notre société, c'est une problématique à prendre au sérieux. Il ne faut pas détourner le regard et pendant des années, on a globalement probablement détourné le regard et puis les faits nous sautent au visage. Il y a eu plus de 20% je crois de violences conjugales l'année dernière. Donc, on ne met pas ça de côté, on ne dit pas que ça ne compte pas, c'est un vrai problème. Le silence se brise et tant mieux, il faut que les paroles puissent se libérer.

On a vu une extrême gauche mal à l'aise parce que forcément, quand vous passez votre vie à donner des leçons et à dire aux uns et aux autres, vous devez rendre des comptes, vous devez démissionner, etc. Quand ça vous tombe dessus Jean-Luc Mélenchon qui trouve des circonstances atténuantes... Ah, là vous parlez d'Adrien Quatennin. Ça n'a rien à voir avec... Je vais venir à Sandrine Rousseau parce que je pense que c'est très insidieux. J'entends un truc qui me gêne terriblement. Je paye pour les autres. Il y a un type qui dit Julien Bayou va payer pour les autres. Non. D'abord, je pense que ce n'est pas au parti politique de devenir une sorte de justice privée.

Il y a une justice dans notre pays. On peut considérer qu'elle n'a pas assez de moyens et elle n'en a pas assez dans ce domaine-là. On peut considérer qu'elle n'a pas assez vite et c'est probablement vrai. Mais les partis n'ont pas vocation ni à rendre de la justice ni à étouffer ni à orienter, etc. Quand vous êtes saisi, de toute façon, quand vous êtes parlementaire, c'est un droit, quand vous êtes saisi d'un problème comme celui-ci, je serais curieux de savoir si Sandrine Rousseau l'a fait, vous devez dénoncer, ça s'appelle comme ça, au titre de l'article 40, signaler exactement cette problématique qui doit être traitée.

Et ensuite, la machine judiciaire se met en branle et le parti politique peut prendre les décisions qu'il veut concernant les responsabilités qui puissent aussi se défendre parce qu'il ne faut pas oublier la présomption d'innocence dans tout ça. On n'est pas dans une société construite sur la présomption de culpabilité. Mais là, il y a un piège qui se referme, qui est incroyable. Et c'est là où Sandrine Rousseau quelque part instrumentalise tout ça et je trouve ça absolument ignoble. Elle a créé, avec la naïveté des types de la France insoumise, etc., un piège incroyable. La première chose, c'est culpabilité des mecs tout le temps, 100%.

On érige pendant des mois, des années, le fait qu'un homme est un coupable, est un violeur possible et que de toute façon, il faut l'avoir à l'œil. Deuxième chose, on se transforme en conseillère conjugal complètement bidon. On recueille des témoignages qu'on livre ensuite, qu'on balance dans les médias avec la personne qui évidemment est broyée par le procès médiatique alors que ça devrait suivre un chemin judiciaire quand il s'agit de quelque chose qui est un délit. Tout ça, pourquoi ?

Parce que Sandrine Rousseau, elle a bien compris, après avoir flingué Julien Bayou, après avoir fait rentrer dans ce piège des manuels Bompard, des types qui ne savent plus s'en sortir, elle aura comme dernière victime Jean-Luc Mélenchon, le mâle de plus de 50 ans pour pouvoir elle-même porter les couleurs de l'extrême gauche. La réalité, c'est que Sandrine Rousseau, elle mène sur ces sujets-là un combat politicien qui déshonore... Elle a pas de conviction. Non, non, non. C'est juste de la manipulation médiatique alors que c'est un sujet éminemment sérieux, un sujet sur lequel il faut prendre des dispositions. Il faut...

Vous savez que le budget sur les violences conjugales, j'ai regardé, il est extrêmement... Son augmentation est extrêmement faible cette année par rapport à l'année précédente. Ça veut dire qu'on ne prend pas encore la mesure de tout ça. Donc si vous dénoncez les agissements de ce genre au sein du Rassemblement national, on dira que c'est parce que vous avez des ambitions personnelles ? qui tabassent sa femme, c'est la libre humanité, si vous voulez ce que je pense. Donc c'est sûr qu'il vient... Je pense que si un jour il y avait quelqu'un qui devait se confier, il ne viendra pas vers moi parce que vu ce que j'en pense, évidemment c'est directement chez le procureur.

Mais par la voie de la justice. Je fais confiance à la justice de mon pays. Il faut qu'elle soit plus rapide, il faut qu'elle ait plus de moyens sur ces sujets-là, mais pas à travers ces petites manipulations politicardes que fait Sandrine Rousseau et qui déshonore sa parole dans le domaine. Finalement c'est le procès de Sandrine Rousseau alors qu'on est en train de faire ce soir. Oui parce qu'elle utilise un sujet sérieux pour faire avancer ses pions. Je trouve ça lamentable. Vous restez avec nous. D'autres sujets à vous soumettre Sébastien Chenou et notamment l'hôpital de Corbeil-Essen qui avait jusqu'au 23 septembre, c'est-à-dire jusqu'à vendredi, pour payer 10 millions de dollars

30:31
Locuteur 9

à ces hackers pirates sous peine de mettre leurs menaces à exécution. Et quelles menaces diffusées, livrées en pâture sur Internet les données personnelles de tous ceux qui auraient pu être en lien avec cet hôpital

30:44
Locuteur 7

un million et demi de personnes qui pourraient voir donc leurs coordonnées, leurs numéros de sécurité sociale, leurs examens médicaux, leurs bilans de santé, leurs radios divulgués. Alors forcément ça inquiète. Ça nous inquiète oui forcément parce qu'on ne sait pas ce qu'ils vont faire de ces données et c'est des choses très personnelles.

30:59
Locuteur 9

J'aimerais pas que les gens sachent si j'ai une maladie grave ou pas grave. On a le droit de faire transférer les dossiers par un médecin chez un autre médecin mais que tout le monde sache ma vie ça me dérangerait quand même un peu. Je vois pas quelle utilisation on peut faire de ça mais c'est forcément pas des bonnes choses. Alors cela fait plus d'un mois que l'hôpital redoutait ce jour. Fin août, l'établissement se retrouve avec tous ses écrans noirs. Il vient d'être cyberattaqué et se voit contraint de déclencher son plan blanc, de refuser les urgences, de ressortir les papiers, les crayons pour suivre les dossiers des patients déjà présents. présents.

Nous n'avons plus accès à nos bases de données de patients, les numéros de téléphone, on ne sait plus qui était suivi.

31:39
Locuteur 7

Il faut réécrire chaque jour les médicaments des patients, toutes les prescriptions, les prescriptions de sortie, les infirmières, au lieu de saisir sur informatique toutes les données des patients, doivent à nouveau remplir des pancartes, etc. La vie de malade est en jeu mais ça, les hackers s'en moquent. Au contraire, c'est même pour ceux-là qu'ils ciblent un hôpital. C'est pour ceux-là aussi qu'ils exigent une telle somme 10 millions de dollars. Quelques jours plus tard, ils vont abaisser cette somme à 2 millions de dollars. Ce à quoi le ministre de la Santé, François Braun, ému, avait répondu fermement.

32:09
Locuteur 8

La santé des Français ne doit pas et ne sera pas prise en otage. C'est essentiel, c'est totalement inadmissible, je le dis avec un peu d'émotion dans la voix. Mais ce qui vient de se passer ici, touchant des services de réanimation, de réanimation néonatale est inacceptable.

32:25
Présentateur

Bonsoir, Médie Zegouf. Bonjour, avec-jeu, président du conseil de surveillance du centre hospitalier Sud-Francilien de Corbeil-Esson. Je crois que c'est à peu près 10% de votre espace de stockage qui a été piraté. Mais vous ne pouvez quand même pas savoir combien de personnes sont concernées, quelles données exactes ont été volées. Donc c'est à l'ensemble des usagers de votre hôpital que vous êtes obligés d'écrire pour les mettre en garde. C'est à peu près un million de personnes qui sont potentiellement concernées.

32:53
Locuteur 8

Absolument, oui, d'après les premiers éléments de l'enquête, on estime qu'on a à peu près 10% de notre espace de stockage qui aura été crypté et du coup piraté et récupéré par ces pirates informatiques. Donc c'est difficile puisque c'est du quanti et pas du quali de savoir exactement ce qui a été piraté, ce qui est en leur possession. Tant que ce n'est pas diffusé en ligne, on ne peut pas exactement savoir ce qui est en leur possession.

Raison pour laquelle on ne peut pas forcément identifier chaque personne qui serait potentiellement ciblée et raison pour laquelle avec ce qui a été mis en place par l'ACNIL, on est obligé d'écrire à chaque patient qui s'est présenté à l'hôpital depuis 10 ans. Donc plus d'un million de personnes. En leur donnant quel conseil ? Alors déjà, c'est de les informer parce que je vous remercie de m'avoir invité, c'est de diffuser l'information. Diffuser l'information pour être vigilant et c'est le principe de nos recommandations.

On va écrire de manière individuelle à chaque personne parce que le risque principal il est lié mais finalement on le subit déjà chaque année à potentiellement du hameçonnage, du phishing. C'est de pouvoir récupérer un certain nombre d'informations personnelles pour essayer d'arnaquer les gens ensuite derrière. Donc c'est une vigilance dans les prochains mois.

33:50
Présentateur

Arnaquer comment ? Parce qu'en gros, quand on possède votre numéro de sécurité sociale ou des comptes rendus d'examen, que peuvent en faire les hackers ? Quelles valeurs ces informations ont-elles ?

34:01
Locuteur 8

C'est pour ça que je voudrais rassurer les gens à Elisabeth Lemoyne. C'est que le risque principal en la matière ce serait de l'usurpation d'identité. Néanmoins, pour avoir de l'usurpation d'identité, il faut quand même avoir un certain nombre d'éléments. Nom, prénom, date de naissance, etc. On estime que ce qui a été piraté ne permet pas d'avoir accès à suffisamment d'informations pour mettre en place une usurpation d'identité. Parce que le dossier personnel des soignants est préservé. Il est stocké sur un serveur à part donc il n'a pas été piraté.

Ce sont plutôt des données annexes c'est-à-dire par exemple des échanges de mail entre services, entre médecins sur lesquels il pourrait y avoir un numéro de sécurité sociale par-ci, un numéro de téléphone par-là, une identité. Donc c'est plutôt ces informations parcellaires mais qui ne permettent pas forcément de mise bout à bout et ils ne sont pas en mesure de le mettre bout à bout parce qu'encore une fois c'est une masse de données très importante de pouvoir avoir des risques majeurs on va dire en termes de sécurité.

34:54
Présentateur

Il n'était pas question de payer les 10 millions de dollars de rançon ?

34:56
Locuteur 8

Alors non, pour plusieurs raisons. Déjà parce que j'en ai ni les moyens ni la possibilité. On n'est pas aux Etats-Unis. Ici, l'hôpital public fonctionne sous le tutelle de l'Agence régionale de santé, du ministère de la santé. Quand bien même j'avais les moyens et envie, je n'ai pas de compte en bitcoin donc je n'ai pas la possibilité d'aller verser 10 millions de dollars à je ne sais qui en ligne et par ailleurs ce n'est pas dans la procédure nationale en la matière.

35:16
Présentateur

Ça veut dire que les pirates n'ayant toujours pas eu gain de cause ils vont continuer à faire fuiter ces informations ?

35:21
Locuteur 8

Malheureusement, nous ne le savons pas. Nous savons nous que le paramétrage de l'attaque est autour de 10% de nos données. Ils ont diffusé je crois un peu plus de 10 gigas de données. On peut estimer qu'ils ont un certain nombre d'autres informations en leur possession.

Moi je pense d'après les premiers éléments de l'enquête que c'était une volonté pour eux d'être crédibles par rapport à leur menace donc de mettre à exécution le chantage de divulguer une partie de l'information pour essayer éventuellement de se faire rémunérer ou en tout cas d'essayer de vendre le reste des données à deux potentiels pirates qui essaieraient de nous arnaquer mais comme on le vit déjà tout au long de l'année avec les mails de mise à jour de la carte de sécurité sociale ou les SMS qu'on reçoit beaucoup en ce moment par exemple votre colis a été livré merci de cliquer ici pour le recevoir.

Donc ça en fait on y est déjà habitué donc c'est surtout des messages de vigilance et on continuera d'accompagner les patients tout au long de ces mois en lien avec l'acnil en lien avec nos avocats si jamais c'était comment dire des risques plus graves qui venaient à arriver suite à cette attaque mais en tout cas nous avons fait des études par rapport aux autres attaques qui ont pu avoir lieu dans les autres hôpitaux ça se limite à des tentatives de phishing et de hameçonnage généralement ça ne va pas beaucoup plus loin.

36:25
Locuteur 7

Les risques en tout cas ils sont maintenant à l'hôpital aussi

36:28
Locuteur 9

puisque depuis le 21 août dernier vous êtes en mode dégradé les urgences fonctionnent à mes régimes vous avez dû enclencher le plan blanc vous demandez d'ailleurs aux personnes d'éviter les urgences spontanément si elles le peuvent

36:40
Locuteur 8

de ne pas venir ? Oui nous sommes aujourd'hui en phase stabilisée du mode dégradé c'est à dire qu'on n'est effectivement plus au niveau du début de l'attaque donc on a appris à fonctionner avec ce mode dégradé je voudrais saluer évidemment la solidarité des sonnans qui n'avaient pas besoin de ça en plus au cœur de l'été mais qui font face dans une très grande solidarité

36:56
Locuteur 7

Vous êtes retourné au papier stylo ?

36:58
Locuteur 8

On est retourné au papier stylo aujourd'hui petit à petit on revient quand même on arrive à remettre en service nos systèmes d'information petit à petit les logiciels parce que vous savez que dans un hôpital comme le nôtre vous l'avez dit ces 1000 lits ces 3700 collaborateurs c'est un vrai paquebot on n'imagine pas le nombre de logiciels qu'il faut pour faire tourner un hôpital comme celui-là donc petit à petit en créant une bulle sécurisée dans laquelle nous sommes sûrs qu'il n'y a pas de compromissions d'attaques nous remettons dans cette bulle sécurisée petit à petit les logiciels donc nous les rouvrons petit à petit et cette étape cette seconde étape de stabilisation va nous emmener jusqu'au mois d'octobre jusqu'à la fin du mois d'octobre et s'ouvrira ensuite une troisième étape où là nous fonctionnerons à 80% de nos capacités nous serons venus à 80%

37:35
Locuteur 7

seulement quand même donc 100% ce sera quand ?

37:37
Locuteur 8

dans un an il va nous falloir nous estimons qu'il va nous falloir et nous avons des précédents en la matière toute l'année 2023 pour rebâtir entièrement notre architecture informatique et nous sommes en cela aidés beaucoup par le ministère de la Santé mais nous étions déjà engagés dans un plan de modernisation ça va coûter très cher à l'hôpital public ça va coûter cher à l'hôpital public j'ai écrit au ministère de la Santé au ministre de la Santé notamment pour faire face au premier coup engendré par cette attaque sur en tout cas que l'on chiffrait un peu plus de 2 millions d'euros ces 2 millions d'euros vont nous être versés cette semaine donc je remercie le ministère de la Santé on estime que par rapport au précédent que ça va nous coûter à peu près 5 millions d'euros pour rebâtir l'ensemble de l'architecture informatique en 2023 mais le plan que nous devions mettre en place en 7 ans on va le mettre en place en un an

38:19
Présentateur

Comment se protéger contre ces cyberattaques en refondant complètement le système informatique mais c'est votre cas à vous c'est pas le cas de tous les hôpitaux qui sont de plus en plus la cible de cyberattaques depuis la crise du Covid particulièrement ?

38:31
Locuteur 8

Oui particulièrement depuis plusieurs mois alors ces attaques ont commencé aux Etats-Unis mais qui est dans un autre mode de financement de l'hôpital donc en France ça existe depuis maintenant un certain nombre de mois et il y a une prise de conscience de la part des autorités nationales puisqu'un plan avait été déployé pour renforcer la sécurité informatique notamment des hôpitaux publics on était engagés dans ce plan-là on était à la phase de diagnostic voilà on a été attaqués à ce moment-là donc oui il faut mettre des moyens supplémentaires mais il faut surtout changer de philosophie par rapport à la sécurité informatique de nos collectivités aussi puisque beaucoup de mairies sont attaquées il faut passer d'un système de défense en forteresse c'est-à-dire où on sécurise on bâtit des grands murs qui empêchent les pirates d'entrer mais une fois qu'ils sont à l'intérieur malheureusement ils naviguent un peu comme ils veulent et on l'a vu en l'espèce à un autre système à une autre philosophie où en fait il faudrait cloisonner et sécuriser l'intérieur même des données de telle sorte que si malheureusement un pirate arrive à entrer il n'ait pas accès à l'ensemble des données c'est toute la philosophie de ce que l'on est en train de mettre en place et que l'ensemble des hôpitaux vont mettre en place

39:29
Présentateur

en quelques mots C'est les enjeux de demain les protections des données de vie privée que ce soit à l'hôpital ou dans les autres administrations la cybersécurité ce sont les enjeux de demain on n'y échappera pas il va falloir être imaginatif mettre des moyens je salue l'ensemble des agents qui se démènent visiblement dans cet hôpital pour faire face à cette attaque ce sont les enjeux de demain il va falloir mettre un peu de moyens là aussi vous restez avec nous c'est l'heure du 5 sur 5 de Mathieu Béliard merci Mehdi merci à vous Zégoût bonsoir Babette bonsoir à tous on démarre ce soir

40:06
Locuteur 9

avec un sujet que l'on connait de mieux en mieux la sobriété énergétique

40:11
Présentateur

n'est-ce pas sobriété c'est clairement le mot de la rentrée sobriété et exemplarité avec le plan de la ville de Paris qui se déploie Babette ce week-end c'était au tour du symbole le plus parlant de la ville lumière la tour Eiffel dont les éclairages seront coupés plus tôt désormais 23h45 on va y revenir mais d'abord un effet très concret de cette extinction des feux sur le tourisme avec les bateaux mouches et autres péniches obligés d'adapter leurs horaires pour fermer plus tôt Louis Hamard et Audrey Payas sont allés interroger la compagnie des vedettes de Paris

40:37
Locuteur 4

nous avons donc décidé d'annuler notre dernier départ le dernier départ c'était 23h évidemment avec le retour du bateau à minuit au pied de la tour Eiffel on ne voulait pas que les touristes sortent de notre bateau au pied de la tour Eiffel et voilà la tour Eiffel est teinte on va dire qu'on perd la valeur d'un bateau par soir maintenant il nous reste une période de soirée à Paris entre 19 et 23 il y a de quoi faire nous on a un départ toutes les demi-heures donc à partir de la tombée de la nuit les gens adorent venir au coucher du soleil et voir Paris la nuit on a encore cette marge pour faire venir les touristes

41:15
Présentateur

et les enchanter avec les illuminations de Paris et nous avons voulu vous raconter les premières extinctions des feux de la ville lumière c'est un symbole alors vendredi Louis Amard et Audrey Payas se sont rendus à l'hôtel de ville d'abord sauf que vendredi il y avait un festival le festival Lisbonne sur Seine sur le parvis de la mairie vous voyez ces éclairages là on n'est pas dans l'économie d'énergie on s'était raté pour l'extinction des lumières pas grave nos reporters sont vaillants et ils ont marché les trois minutes qui séparent l'hôtel de ville de la tour Saint-Jacques et oui vous le voyez à 22h précise les lumières se sont éteintes c'est léger mais vérifiable à l'image on continue direction le Louvre qui doit s'éteindre normalement à 23h désormais tous les soirs et bien en fait non vous le voyez le Louvre est resté allumé bien plus tard il y avait un tournage de film sous la pyramide c'est raté alors Louis Amard et Audrey Payas n'ont pas attendu l'extinction définitive du Louvre non pas par découragement mais parce qu'ils avaient rendez-vous avec la dame de fer j'ai plus après de périphrase pour dire tour Eiffel le clou de la soirée l'extinction de la tour Eiffel dès 23h45 pour faire des économies suspense ça a fonctionné vous voyez ces lumières qui s'éteignent à 23h45 précise sobriété oblige c'est la règle désormais alors après ces échecs précédents au Louvre à l'hôtel de ville à l'approche de minuit au pied de la tour Eiffel Louis Amard lui Amard s'est offert le malin plaisir d'annoncer que la tour Eiffel ne brillera plus ce soir-là

42:30
Locuteur 5

vous attendez quelque chose

42:39
Locuteur 8

oui on attend les lumières et qu'elles brillent comme à chaque fois vous allez attendre longtemps

42:46
Locuteur 4

pourquoi parce que maintenant la tour Eiffel c'est un tous les soirs à 23h45 non pourquoi ma fille m'a dit qu'aujourd'hui l'Eiffel Tau va se débrouiller de l'Eiffel de l'Eiffel de l'Eiffel parce que de la saison électronique nous sommes un peu déchets nous sommes venus ici 4 ans et nous avons vraiment aimé le déjeuner elle est déçue pourquoi vous êtes déçue ?

43:10
Locuteur 9

parce que c'est mon anniversaire et je ne voulais qu'elle briller

43:12
Locuteur 4

c'est triste un peu mais comment il faut penser à notre planète ? vous venez demain

43:17
Locuteur 9

probablement exactement maintenant qu'on a perdu nous devons venir demain

43:21
Présentateur

alors plus sérieusement pour en revenir aux économies d'énergie il y a un collectif qui s'est illustré ce week-end des amateurs d'un sport qui s'appelle le parcours des acrobates urbains pour définir le parcours écologiste des membres du collectif On The Spot se sont filmés en train d'étreindre les lumières des magasins avec un style sans égale vous les voyez sauter marcher sur des murs parfaitement verticaux ils grimpent sur des façades pour atteindre les interrupteurs de ces devantures de magasins

43:46
Locuteur 9

l'idée c'est vraiment

43:48
Présentateur

de ne pas dégrader ça reste un mouvement bienveillant pas autant d'enseignes allumées la nuit c'est pour nous une aberration et pour nous l'écologie c'est ça aussi c'est peut-être quelques actions citoyennes qui permettent de passer des paroles aux actes

44:06
Locuteur 9

Oui on ignorait qu'il y avait des interrupteurs à l'extérieur pour éteindre les lumières

44:09
Présentateur

ça rappelle le film Yamakasi je crois qui a été produit par Besson il y a très très très longtemps on voit des gens sauter en ville comme ça là c'est pour la bonne cause

44:16
Locuteur 9

des scènes de vives tensions et d'émeutures urbaines même les communautés indiennes et pakistanaises qui s'affrontent

44:22
Présentateur

au coeur de l'Angleterre je vais vous raconter une histoire accrochez-vous il y a un peu d'histoire géo il est question de partition des Indes de Commonwealth de banlieues anglaises aussi mais tout commence aux Émirats Arabes Unis à Dubaï la Asian Cup de cricket le match Pakistan-Inde le 28 août dernier pour faire simple on ne parle pas seulement d'un classico du cricket mais tout sport confondu on parle de la plus grande rivalité sportive au monde l'Inde a donc gagné ce sommet du cricket un match de cricket ça dure plusieurs heures c'est interminable ça aurait dû être la fin de l'histoire c'est là que nous partons à Leicester un peu plus de deux heures et demie de route au nord de Londres on est à mi-chemin entre Londres et Manchester Leicester où cohabitent les deux communautés concernées des pakistanais musulmans et des indiens hindous à la fin du match le 28 août je le rappelle à la fin du match des supporters indiens se sont rassemblés à Leicester et seraient allés chanter des chants agressifs voire insultants dans le quartier précisément des pakistanais et l'affrontement de supporters est devenu un affrontement communautaire

45:33
Locuteur 2

Et ça a continué

45:46
Présentateur

les jours suivants dans un quartier puis dans l'autre là-bas on a reproché à la police d'avoir tardé à intervenir

45:51
Locuteur 4

En Inde

46:06
Présentateur

je fais une parenthèse de politique indienne le pouvoir nationaliste accompagne et alimente depuis des années une forte hausse de l'islamophobie ce qui vaut même à certains pays du Moyen-Orient de renoncer à des partenariats économiques avec le pays et donc à Leicester la politique indienne s'est invitée dans cette rivalité sportive qui dégénère

46:22
Locuteur 1

Je vous disais

46:41
Présentateur

qu'on en revenait à la partition des Indes à la fin de la colonisation anglaise aux relations Inde-Pakistan quoi qu'il en soit à Leicester les appels au calme se multiplient des appels des deux communautés réunies d'ailleurs qu'on a pu voir appel au calme donc c'était sans compter ce week-end sur ce youtubeur musulman en Angleterre son nom est sorti comme celui d'un acteur de ces affrontements Mohamed Ijab qui est accusé de mettre de l'huile sur le feu

47:02
Locuteur 2

affaire à suivre

47:23
Présentateur

ça dure depuis le 28 août dans la ville de Leicester au Royaume-Uni une page de science à présent avec une mission inédite de la NASA est-ce que vous reconnaissez cette musique ?

je ne m'aime pas la bête moi j'ai la réponse c'est Aerosmith Aerosmith la bande originale du film Armageddon lorsqu'en 1998 le cinéma imaginait Bruce Willis déviant la trajectoire d'un astéroïde pour sauver la Terre et bien le cinéma est rattrapé par la réalité avec la mission Dart ce qui veut dire fléchette en anglais Dart pour la fléchette qui va venir piquer un caillou à 11 millions de kilomètres de nous là-haut à l'image le décollage de la fusée Falcon 9 de SpaceX au mois de novembre il y a près d'un an c'est le temps qu'il a fallu pour arriver près justement de l'astéroïde Dimorphos pour la première fois l'humanité va dévier la trajectoire d'un corps céleste du moins essayé ce sera la nuit prochaine l'objectif n'est pas de piquer façon fléchette mais véritablement de se jeter d'aller s'écraser contre l'astéroïde Dart c'est une mission kamikaze en réalité un vaisseau plus petit qu'une voiture qui va percuter cet astéroïde Dimorphos fait environ 160 mètres de diamètre et tourne autour d'un autre astéroïde beaucoup plus gros l'objectif au final c'est de réduire son orbite en venant taper à 24 kilomètres par seconde

48:37
Locuteur 6

Si vous avez vu le film Armageddon ou joué Astéroïdes comme enfant cette mission est pour vous en partie de la stratégie de l'astéroïde planétaire la mission de NASA va prouver que un spacecraft peut autonomement naviguer à un astéroïde et s'intentionnellement collider avec elle Alors on est très loin

48:59
Présentateur

de toute forme de danger c'est expérimental encore une fois on est à 11 millions de kilomètres de chez nous mais j'ai appris surtout qu'on ne connaît que 40% des astéroïdes qui seraient capables de détruire une région entière de notre planète alors on s'entraîne ça vaut le coup de faire quelques essais le résultat de cette mission nous parviendrons qu'entre 2024 et 2026 mais les images elles seront là dès la nuit prochaine on passe des images au son avec une autre info de la NASA qui vient de nous communiquer du son de la planète Mars là c'est scientifique et poétique à la fois écoutez le son que fait une météorite qui tombe sur la planète rouge ça fait gloupe ça fait gloupe voilà ils s'attendaient mais très sérieusement les ingénieurs de la NASA quelqu'un qui a déglutit les ingénieurs de la NASA s'imaginaient un gros boom une explosion et non ils étaient très surpris c'est amorti c'est encore beaucoup de mystère

49:53
Locuteur 9

bon peut-être pas sur cette info scientifique mais vous voulez agir sur les économies d'énergie

49:58
Présentateur

oui oui parce que ça me faisait penser à ce que disait Jean-Marc Jancovici qui est quand même un ponte dans le domaine qui dit les petits gestes ça amène de petites économies donc on peut se faire plaisir probablement à éteindre plutôt la tour Eiffel etc moi je crois que ou à devenir comme Elisabeth Borne espèce de police de la température vous avez le droit jusqu'à 19 à partir de 15 non mais je ferai ce que ma conscience me dicte mais j'ai pas besoin d'Elisabeth Borne pour savoir à quel niveau je dois mettre le chauffage chez moi qu'elle se mêle probablement un peu plus de ce qui la regarde je considère que c'est n'importe quoi en revanche les changements de paradigme je pense les changements de logique je pense que c'est là-dessus qu'il faut travailler tant qu'on continuera à faire fabriquer des portables par des gamins du Bangladesh pour les vendre ici à des chômeurs cette logique-là elle créera évidemment de l'empreinte carbone et c'est cette logique-là qu'il faut inverser

50:46
Locuteur 5

voilà mais en attendant

50:47
Présentateur

ça fait partie des consignes et des conseils qu'on donne aux français baissons la température sans injonction de l'empreinte carbone

50:53
Locuteur

et des conseils de l'empreinte carbone

Sébastien Chenu et Medhy Zeghouf - C à vous - 26/09/2022 · Pourquijevote