Témoin RMC : Pascal Descamps - 23/06
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:58OuverteÉludée
Est-ce qu'on connaît l'identité des 10 enfants rapatriés ?
- 4:16OuverteRéponse directe
371 enfants sont morts ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22InvitéFait
« La France a rapatrié dans la nuit de dimanche à lundi, dix enfants de djihadistes de Syrie. »
- 0:25InvitéChiffre
« 300 enfants environ sont toujours retenus dans des camps tenus par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie. »
- 0:34InvitéFait
« Pascal Descamps, vous-même, votre fille et vos quatre petits-enfants sont actuellement détenus dans un camp dans le nord de la Syrie. »
- 0:56InvitéFait
« Trois garçons et une fille âgés de deux à dix ans et demi. Trois sont nés en France, le dernier en Syrie. »
- 1:03InvitéFait
« Vous avez des nouvelles ? »
- 1:12PrésentateurFait
« Je n'en ai plus depuis un certain temps parce qu'ils ont été emmenés par des militaires, on suppose, dans une prison. »
- 1:30PrésentateurFait
« On les a emmenées normalement pour les transférer d'un camp à un autre, du camp de Halol vers le camp de Roche. »
- 3:09PrésentateurChiffre
« 28 ont été rapatriés en 2 ans. C'est très peu. »
- 3:45PrésentateurChiffre
« Je veux tout de même rappeler un chiffre qui est sidérant. C'est 371 sont décédés en 2019, rien que dans le camp de Hallol. »
- 4:07PrésentateurFait
« Selon le croissant rouge kurde. C'est la croix rouge kurde. »
Temps de parole
- Présentateur72 %
- Invité28 %
≈ 10,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC.
Pascal Descamps est avec nous, membre du collectif des familles unies. Pascal Descamps, bonjour.
Bonjour M. Bourdin.
Avec vous, je change évidemment totalement de sujet. Je vous ai déjà eu plusieurs fois par téléphone, Pascal Descamps.
Oui, merci d'ailleurs.
Non, c'est normal. La France a rapatrié dans la nuit de dimanche à lundi, dix enfants de djihadistes de Syrie. 300 enfants environ sont toujours retenus dans des camps tenus par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie. Pascal Descamps, vous-même, votre fille et vos quatre petits-enfants sont actuellement détenus dans un camp dans le nord de la Syrie. C'est cela, hein ?
Oui, oui, tout à fait. Depuis un an et demi pour ma famille. D'autres, ils sont depuis deux ans et demi dans l'autre camp de Roche également.
Le camp de Halol pour votre fille et vos quatre petits-enfants. Trois garçons et une fille âgés de deux à dix ans et demi. Trois sont nés en France, le dernier en Syrie. Leur père est décédé. Vous avez des nouvelles ?
Je n'en ai plus depuis un certain temps parce qu'ils ont été emmenés par des militaires, on suppose, dans une prison. Je ne sais rien, nous n'avons aucune information. Juste des vidéos, des informations qui viennent des médias kurdes et de quelques femmes dans les camps qui disent que des tentes sont vides. On les a emmenées normalement pour les transférer d'un camp à un autre, du camp de Halol vers le camp de Roche. Et aujourd'hui, elles n'y sont pas. Où sont-elles ? On suppose qu'elles sont en prison, en dur, avec les enfants, entassées. Vous pensez bien que ce ne sont pas des prisons comme en France. Les températures sont extrêmes et ça avoisine les 40 degrés.
Bien évidemment, il n'y a pas la clim. Dans quelles conditions vivent-ils ? C'est un nouveau traumatisme en plus pour les enfants.
Est-ce qu'on connaît l'identité des 10 enfants qui ont été rapatriés dans la nuit de dimanche à lundi ?
Non, non, non, on ne les connaît pas.
Peut-être, pour l'instant, vos petits-enfants ne font pas partie de ces 10 enfants-là. Vous ne le savez pas, d'ailleurs.
Non, je pense que je le saurais quand même, même si nous ne sommes pas prévenus. Une fois les enfants sur le sol français, on préviendrait quand même la famille. Après, j'espère en tous les cas. Non, non, nous ne sommes pas concernés. Ce sont en majorité des enfants orphelins et quelques enfants qui sont rapatriés dans un but humanitaire. Donc, on ne comprend pas trop. Parce que la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, dit qu'il faut que nous soyons... Je cite, dans toutes les hypothèses, il faut que nous soyons en mesure d'aller les chercher sur les lieux où ils se situent, selon les conventions internationales du droit de l'enfant. Et après, on parle de cas par cas.
Donc là, moi, je dois bien comprendre auquel cas... Parce que rapatrier un enfant, c'est lui de sauver la vie. Ne pas le rapatrier, c'est prendre des risques qu'il décède. 28 ont été rapatriés en 2 ans. C'est très peu. Il en reste que 250 à peu près, précisément. Donc, ne pas les ramener, c'est laisser en péril au risque de leur vie, de décès, et d'agrandir le traumatisme qu'ils ont déjà, les pauvres. Donc, auquel cas, on rapatrie un enfant et pas un autre. Ces petits garçons, des petits-enfants de 5 ans, 6 ans, ce sont des enfants ordinaires comme les autres. Ils ont assez souffert. Aujourd'hui, pourquoi on ne les rappelait pas ? Je veux tout de même rappeler un chiffre qui est sidérant.
C'est 371 sont décédés en 2019, rien que dans le camp de Hallol.
371 enfants ?
Absolument. Selon le croissant rouge kurde. C'est la croix rouge kurde.
La croix rouge kurde.
Oui, ce ne sont pas tous les Français, évidemment, puisqu'il y a énormément de nationalités dans ce...
Mais 371 enfants sont morts. Oui, c'est pour rappeler le risque quand même. Morts de malnutrition, morts de maladies ?
Oui, oui. Quand il fait froid, l'eau elle gèle. On rappelle qu'ils sont dans des tentes. Pas toujours des tentes d'hiver. Ce sont des tentes... Oui. Voilà. Quand il fait chaud, l'eau elle chauffe. Et puis, il y a des croupies. L'eau, ils sont mal salés. Donc, c'est soit de maladie... Il fait des chaleurs extrêmes, un froid extrême, le manque de nourriture, la maladie, manque de soins. On sait bien que si quelqu'un est malade là-bas, ça prend des proportions terribles. Non, non. On a l'impression qu'on les laisse crever. C'est incompréhensible.
Incompréhensible. Merci Pascal Descamps.