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InterviewRMC (sur Podcast)· 5 juin 2024 8 minComplaisantFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprises

Philippe Baptiste, président du CNES – 05/06

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:50OuverteRéponse directe

    Cette date du 9 juillet, elle est enfin actée. Pour vous, c'est un soulagement ?

  • 2:18OuverteRéponse directe

    À quand la répétition générale ?

  • 3:10OuverteRéponse directe

    Maintenant que le lanceur est prêt, il faut que ça marche. Et surtout, vous avez un carnet de commandes très rempli. Il faut industrialiser Ariane 6.

  • 4:14OuverteRéponse partielle

    Votre carnet de commandes s'établit à combien ?

  • 5:14OuverteRéponse directe

    Est-ce que tous vos clients vous ont attendus ou sont-ils passés chez Elon Musk ?

  • 6:33OuverteÉludée

    Combien coûte en moyenne le lancement d'un satellite via Ariane 6 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:49Invité politiqueFait
    « On a une date de lancement, donc, le 9 juillet à Kourou. »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « Notre enjeu numéro 1 pour demain matin, c'est la question de ce qu'on appelle le ramp-up. »
  • 4:29Invité politiqueChiffre
    « On doit être aujourd'hui autour d'une trentaine de contrats qui sont déjà dans le carnet de commandes. »
  • 6:59Invité politiqueFait
    « Ariane 6 va coûter moins cher qu'Ariane 5. »

Temps de parole

  • Philippe Baptiste66 %
  • Présentateur34 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

BFM Business présente Edwige Chevriot, La Grande Interview. Bonsoir à tous, bienvenue dans La Grande Interview. C'est un programme un peu air-sol que je vous propose ce soir puisque j'ai deux invités. Clément Ulrich, directeur France d'Airbnb. Bonsoir Clément Ulrich. Bonsoir à lui. Merci d'être avec vous, avec nous, parce que vous avez Airbnb à forcément de nouvelles offres. Vous m'expliquez à l'instant que les Français commençaient à s'y mettre, à réserver des Airbnb. Donc il y a une grosse accélération. Et puis, et puis, on sera dans l'air puisque ça y est, enfin, on sait qu'on sera le vol inaugural d'Arienne 6. Ça sera le 9 juillet prochain.

Notre invité, c'est Philippe Baptiste, président du CNES en direct de Berlin. Bonsoir Philippe, merci d'être avec nous.

0:49
Philippe Baptiste

Bonsoir, merci beaucoup de me recevoir.

0:50
Présentateur

Alors, il faut dire que c'est une journée importante car on attendait cette date depuis très longtemps ici à BFM Business. Avec Jean-Baptiste Thuette, on suit ça quasiment pas à pas, si je puis dire. Donc cette décision a été prise. L'Agence spatiale européenne l'a annoncé tout à l'heure. Pour vous, vous dites enfin ouf ?

1:09
Philippe Baptiste

Ben, en fait, je partage avec vous les mêmes sentiments. C'est bien que j'ai attendu aussi avec beaucoup d'impatience. Voilà, alors, tout en étant évidemment partie prenante du programme. L'Europe était dans une situation qui était quand même très difficile, pour ne pas dire dramatique, cette dernière année, puisque nous n'avions plus d'accès à l'espace. Et la question de l'accès à l'espace, elle est absolument centrale. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de spatial si vous n'avez pas de lanceur, si vous n'avez pas de capacité à atteindre l'ordre. Et donc, c'était fondamental de retrouver cette capacité d'accès à l'espace. C'est pour ça qu'il fallait converger et finir Ariane 6.

C'est maintenant quasiment le cas. On a une date de lancement, donc, le 9 juillet à Kourou. Je vous donne rendez-vous à Kourou. On sera évidemment sur place. Et on sera évidemment de tout cœur avec nos collègues d'Ariane Group et de l'ESA, puisqu'on est tous les trois, le CNES, Ariane Group et l'ESA, porteurs de ce beau projet européen. Et on attend avec grande impatience le retour en vol d'Ariane 6.

2:11
Présentateur

Philippe Abattis, tout est en ordre. On peut le dire dorénavant que vraiment tous les voyants sont au vert. À quand la répétition générale ? Je crois qu'il y a une répétition générale.

2:22
Philippe Baptiste

Alors, il y en a déjà eu plusieurs. On aura effectivement encore une autre répétition générale où on va remplir les réservoirs et puis les vidés qui aura lieu dans les jours, dans les semaines qui viennent. Ça va être assez rapide. Je ne peux pas vous donner de date très précise sur ce point-là. Après, évidemment, on est encore soumis à tous les aléas techniques. Et c'est normal parce que c'est un premier lancement. Un premier lancement, si vous regardez statistiquement, il y a des échecs, il y a des reports. Évidemment, on n'est pas dans cette logique-là, mais c'est un succès. Mais il y a toujours des aléas techniques, il y a des aléas météos.

Mais bon, le 9 juillet, c'est notre date et on y va.

3:02
Présentateur

Et on y va. Après, j'ai envie de dire, c'est presque le plus simple sera fait. Parce que maintenant, comme vous dites, il faut que ça marche. Et puis surtout, derrière, vous avez un carnet de commandes qui est déjà très, très rempli. Et il faut maintenant, ça y est, il faut sortir les fusées. Il faut vraiment aller vers une industrialisation d'Ariane 6.

3:22
Philippe Baptiste

Vous avez absolument raison. C'est-à-dire qu'à la fois, le programme, c'est vrai, c'est un programme qui a été critiqué, c'est un programme qui est en retard. Et c'est la réalité. En même temps, il est très attendu. On en a besoin en Europe. Et notre enjeu numéro 1 pour demain matin, c'est la question de ce qu'on appelle le ramp-up. C'est notre capacité à aller non seulement au premier vol, mais après d'aller jusqu'à 10, 11 vols par an. Et ça, c'est un très gros travail industriel qui va être pour le coup vraiment beaucoup, essentiellement dans les mains d'Ariane Group. Et donc, évidemment, on est très, très vigilants sur ce point.

Alors, c'est indispensable d'atteindre une cadence qui soit une cadence significative, parce qu'on a beaucoup de besoins. Et puis, on a aussi des satellites institutionnels européens qui attendent d'être lancés. Ils font la queue, là, devant Ariane 6. On a vraiment besoin d'avoir beaucoup de lanceurs.

4:14
Présentateur

Justement, Philippe Baptiste, votre carnet de commandes, il s'établit à combien, là ?

4:20
Philippe Baptiste

Alors, ce n'est pas le mien. C'est le carnet de commandes d'Ariane Space. Oui, je le sais, mais bon. Parce que Ariane Space commercialise. Et je pense qu'il faudrait interroger le PDG d'Ariane Space, Stéphane Istraël. Mais je pense qu'on doit être aujourd'hui autour d'une trentaine de contrats qui sont déjà dans le carnet de commandes. Donc, c'est déjà très significatif. Aucun lanceur Ariane n'a commencé à débuter sa carrière, si je peux m'exprimer ainsi, avec autant de lancements déjà signés.

Je crois qu'il y a une énorme attente, à la fois en Europe, mais bien au-delà, dans le monde entier, pour avoir des lanceurs qui sont des lanceurs, qui sont des alternatives possibles à l'acteur aujourd'hui ultra-dominant sur le marché.

4:58
Présentateur

Oui, c'est incroyable de dire que c'est l'acteur ultra-dominant Elon Musk. Lorsqu'on voit qu'avant, c'était Ariane, quand même, qui était ultra-dominante, justement. Quatre ans d'attente, puisque le lancement devait avoir lieu en 2020. Quatre ans d'attente. Est-ce que tous vos clients vous ont attendus ou, justement, ils sont passés du côté d'Elon Musk ?

5:19
Philippe Baptiste

Non, bien sûr. On a eu... Parce que... Et je veux dire... Nous, entre guillemets, les Européens, de temps en temps, on avait aussi des urgences. Il y a un certain nombre de satellites qu'on a mis en stand-by et on a fait le pari d'attendre, parce qu'il nous semblait que c'était fondamental d'utiliser les moyens de transport européens. C'est déterminant. La France est extraordinairement attachée à ce point-là, comme vous le savez sans doute. Mais il y a quelques... Sur quelques lancements, on a eu besoin de passer par spécif. Et on a dû le faire. Voilà. Et donc, on a eu, bien sûr, quelques ennuis de ce type-là. Mais effectivement, on paye les 4 ans, les 4 ans de retard. C'est malheureux.

Bon, voilà. C'est comme ça. Je crois qu'aujourd'hui, toutes les équipes, que ce soit les équipes d'Ariane Group, d'Ariane Espace, de l'ESA, du CNES, on a travaillé vraiment très, très étroitement ensemble pour ces dernières années pour finir le programme. Et maintenant, il faut aller de la main.

6:15
Présentateur

Oui, Philippe, tu as une dernière question, mais qui est importante. En fait, on voit bien que c'est un changement, c'est une révolution, en fait. Enfin, ça doit être une révolution pour Ariane, en tous les cas, parce qu'il faut que ça coûte beaucoup moins cher d'utiliser le lanceur Ariane pour un satellite, pour vos clients. Ça va être combien, à peu près, en moyenne, le lancement d'un satellite via Ariane 6 ?

6:38
Philippe Baptiste

Alors là, je vous renverrai à nouveau. Sur Stéphane Israël. Je ne peux pas faire de langue de voix, mais sur Stéphane Israël, évidemment, pour répondre à ces questions-là. Ce qui est certain, c'est qu'on a besoin d'avoir des lanceurs qui soient des lanceurs pas chers et qui soient des lanceurs compétitifs en Europe. Ariane 6 est un pas important parce que Ariane 6 va coûter moins cher qu'Ariane 5. Maintenant, il est vrai que le marché aussi a changé et que les prix ont baissé et donc ça re-challenge l'ensemble du système.

Il faut qu'on trouve des ressources pour aller plus loin dans la compétitivité européenne et je pense qu'il faut aussi réfléchir à la manière dont on procède et voir effectivement et se préparer déjà aussi à la suite parce qu'il ne faut pas faire... Non, je ne dirais pas Ariane 6 mais je dirais simplement parce qu'Ariane 6 va être là pour un bon moment et je pense que ce sera un très bon lanceur. Merci.

Mais par contre, il faut être attentif au fait qu'il faut être capable d'évoluer et évoluer, ça veut dire aussi à la fois peut-être regarder d'autres lanceurs peut-être mais surtout aussi faire évoluer Ariane 6 parce que tes évolutions sont indispensables pour rester dans le marché, pour rester compétitif.

7:47
Présentateur

Merci beaucoup en tous les cas Philippe Baptiste, le président du CNES, on a compris, c'est vraiment le retour de l'Europe dans la compétition spatiale et ça, c'est très important et rendez-vous bien sûr le 9 juillet. Merci beaucoup. Sous-titrage Société Radio-Canada