Lauriane Josende sur la loi PLM : « On demande l’abandon de cette réforme »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La Jan, vous êtes sénatrice à l'air des Pyrénées orientales. On va d'abord regarder les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois, la une de l'Alsace.
La fracture sociale ne cesse de se creuser en France. Toujours plus de pauvres et des riches encore plus riches. C'est ce que montre un rapport de l'observatoire des inégalités qui soulligne le rôle de l'origine sociale sur la scolarité et les revenus.
La fracture sociale dénoncée par Jacques Chirac en 1994 ne cesse de s'accroître. La deuxième une, c'est celle de Westron. cette question en déficit de la sécurité sociale hors de contrôle.
Le déficit qui pourrait atteindre près de 22 milliards cette année. De quoi compliquer la préparation du budget 2026. Et puis la dernière, c'est celle de la montagne.
Ton gosse se drogue et c'est l'enfer. Témoignage d'un père dont le fils est mort, d'une mère qui vit avec un adolescent en pleine crise. Ils alertent contre la banalisation des stupéfiants.
De quelle avez-vous envie de parler ? Celle sur la drogue de la montagne. Ça c'est un sujet qui vous inquiète.
Il y a eu un vote au CAT. au Sénat et à l'Assemblée au Parlement de cette loi sur le narcotraficant. le Parlement a adopté la loi narcotrafice.
Nous avons quand même donc euh permis l'instauration de de de mesures qui vont changer la la donne dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic et nous avons qualifié ce ce narcotrafic de véritables fléau parce que çaen est un euh partout sur nos territoires et pas que sur les territoires urbains. Moi, je viens d'un département très éloigné des grandes métropoles où la la drogue, le trafic de drogue et le l'usage de des stupéfiants se se multiplie, se banalise et effectivement touche des enfants de plus en plus jeunes avec des menaces également pour la santé mais pour la République. C'est ce que disait Gérald Darmin.
Oui, c'est un tout. C'est un tout parce que il y a une économie parallèle qui qui prend sa racine dans le le trafic de de stupéfiant. Euh évidemment, c'est un fléo pour la salubrité publique puisque nous avons des générations entières de euh d'enfants euh qui vont être touchés euh physiquement, psychologiquement, moralement par ces drogues qui sont aujourd'hui de plus en plus euh euh élaborées mais aussi frelatées.
Et donc les dégâts sont considérables et évidemment une menace pour pour la République parce qu'il y a un monde parallèle qui est en train de se de se mettre en place qui vise à y compris à défier l'autorité et surtout avoir ses propres circuits de financement en dehors de tout contrôle. Allez, on passe à l'actualité. On l'a vu dans le journal, ce sont les mesures, le durcissement des peines voulues par le gouvernement suite aux violences qu'ont eu lieu ce weekend après la victoire du PSG.
François Bairou qui plaide pour des peines minimales. Vous y êtes favorable ? Écoutez, les peines minimales sur le principe, j'y suis favorable bien sûr, mais il ne suffit pas de dire que nous instaurons des peines minimales pour que la justice soit plus répressive.
Aujourd'hui, le véritable problème, il est il réside dans les moyens euh dont doté notre justice en en France et euh et ces moyens sont lacunaires par rapport au au besoins. Euh les magistrats font leur travail dans des conditions euh souvent difficiles. Euh je peux en témoigner pour ce qui est du Perpignan.
Nous attendons une page de justice depuis très longtemps et euh je peux témoigner de de ce que vivent les magistrats au quotidien pour appliquer la justice. Mais au-delà bien sûr euh il y a un un un problème de place de prison. Euh aujourd'hui euh même les magistrats qui euh qui veulent condamner ou qui condamnent des des des peines sont obligés de trouver des des palliatifs parce qu'il n'y a plus de prison.
À l'échelle de mon territoire, nous avons une maison d'arrêt qui souffre de d'un taux d'occupation de 250 %. Nous en sommes au 9e stop écrou depuis le début de l'année. Donc dire on va mettre tout le monde en prison bien sûr sur le principe tout le monde mais on n pas les moyens de durcir les peines faute de place de prison.
Le véritable sujet c'est celui-là effectivement. Elles sont trop attentes ces places de prison. Elles sont euh Est-ce qu'il y a aussi une responsabilité des élus qui veulent pas de prison sur leur territoire ? il y a un phénomène euh de de de normes euh qui s'appliquent à la construction des prisons aujourd'hui qui font que comme dans tout projet d'urbanisme conséquent euh il faut des années pour que euh pour que les projets émergent.
Il n'y a pas que l'opposition des territoires. Euh je dans le cas des Piernés orientales, nous attendons aussi une nouvelle prison depuis depuis des années. Nous avons trouver le foncier mais nous avons des problématiques urbanistiques de compensation environnementale euh des donc des problèmes de normes et d'autorisation qui retardent le projet.
Alors pour pour faire face à ces contrates, Gérald Larmadin lui il a proposé des prisons modulables. Il dit ça va plus vite, c'est moins cher. Octobre 2026 c'est l'échéance.
C'est une bonne idée ça ? Ben écoutez, euh en attendant euh effectivement euh parce que je pense qu'il va falloir trouver des des solutions, hein, euh l'idée euh euh l'idée est bonne. Euh il faut absolument que l'on trouve des euh des des solutions de de court terme. avec un point de de vigilance, c'est il ne faut surtout pas que le provisoire devienne du définitif parce que à force de de trouver des des des palliatifs de courte durée, on oublie le véritable objectif qui est celui de long terme et qui est d'avoir des véritables prisons.
On va revenir au propos de Gérald Darmanin qui a dit que les peines n'étaient pas à la hauteur. Les peines, les comparitions immédiates après les volances du PSG parce qu'il y a eu beaucoup de surcis et justement Gérald Darmanin, il veut supprimer le surcis. Vous êtes d'accord avec ça ?
Le surcis aujourd'hui symboliquement il pose problème parce que dans l'esprit des Français de nos compatriot de la prison avec surcis, une peine avec surcis, ce n'est pas une peine. C'est-à-dire que les gens ont l'impression que le la personne qui a commis une infraction n'est pas véritablement condamnée. Et donc on a un problème symbolique avec ce surcis.
Euh moi, je pense qu'il faut transformer le surcis par une autre euh notion et notre type d'accompagnement ou d'aménagement de peine qui montre à nos compatriotes que l'on fait quelque chose. Alors les magistrats le font déjà au quotidien hein, d'éviter parce qu'on a un principe d'individuation de de la peine qui impose que au cas par cas, on regarde si la personne peut se réinsérer, si c'est son premier délit et cetera et cetera. Il faut continuer de le faire mais il faut absolument qu'il y ait une condamnation symbolique plus forte que celle du surcil.
On a un véritable problème avec le surcil. Il a raison de poser cette question. Est-ce que votre groupe le groupe LR va s'emparer de ce sujet faire des propositions ?
Nous avons hier eu une réunion de de groupe he comme tous les mardis matins effectivement donc avec Bruno Rota et et le parti et nos collègues de de l'Assemblée, nous allons se nous saisir de ce sujet. Oui. Sous forme de proposition de loi.
Très certainement. Oui. Alors, nous avons une mission d'information sur l'exécution des peines, par exemple, au Sénat déjà qui qui est en cours, qui est euh importante dont nous attendons les conclusion et sur cette base là, nous serons force de proposition.
Est-ce qu'il faut rétablir les peines planchées ? Elles avaient été instaurées sous Nicolas Sarkozi, supprimé sous François Hollande. Est-ce qu'il faut y revenir ?
Je crois qu'il faut y revenir dans le sens où il faut absolument que nous montrions que euh à toute infraction doit correspondre une peine minimale, que ce soit encore une fois pour euh euh que les Français comprennent euh quel est le le le principe euh d'une condamnation, mais aussi les euh potentiels délinquants. Voilà, parce que eux-mêmes, il faut se le dire, ceux qui ont qui ont fait de la délinquence une forme de d'habitude savent que la justice, la réponse judiciaire n'est pas adaptée actuellement et ils profitent de cette situation don que nous regrettons évidemment tous. Et puis à la question des moyens de la justice, vous suivez vous particulièrement ce sujet ici au Sénat, les crédits de la justice, le budget a augmenté ces dernières années.
Est-ce que vous pensez que ce sera encore le cas compte tenu des fortes contraintes budgétaires ? La justice doit être et le budget de la justice sanctuarisé parce que on on en parle ce matin, la justice au-delà euh de des des problèmes euh d'application des peines et c'est symboliquement encore une fois euh la la justice c'est l'un des piliers si ce n'est aujourd'hui le pilier essentiel sur lequel tient notre ordre républicain. Mais vous dites sanctuarisation pas augmentation on n pas les moyens d'augmenter.
Il faut sanctuariser ce qui a été fait la dernière. LAL LOJ de toute façon a prévu une augmentation chaque année et donc il y a des engagements qui ont été pris. Nous allons faire en sorte que ces engagements soient soient tenus puisque on attend des recrutements de magistrats de de travail des encore une fois nous venons d'en parler des projets immobiliers.
Euh il y a euh donc des euh des euh des outils numériques, je rentre pas dans les détails, mais il y a de véritables besoins et nous ne pouvons absolument pas euh faire l'économie euh de ces euh dépenses. Et des mesures de durcissement pénal, on en a parlé qui se veulent une réponse aux violences qui ont éclaté après la victoire du PSG face à l'Inter. La France insoumise demande une commission d'enquête.
On les écoute. C'est pour vous annoncer le dépôt d'une autre commission d'enquête et nous espérons que suffisamment de groupes seront d'accord avec celle-ci pour qu'elle puisse se s'exercer sans notre droit de tirage puisque nous l'avons pour notre part épuisé. C'est sur la gestion de la sécurité publique après le match Parissag-Germain Milan AC et c'est suite d'abord parce que il est quand même assez étonnant en France que le droit de manifester ou le droit d'exprimer une fête populaire de liè finalement ne puisse pas se passer de manière correcte et dans la tranquillité pour les participants.
Bonne idée cette commission d'enquête. Écoutez, moi je je note que de chaque côté de de l'hémicycle et notamment du côté des extrêmes, on instrumentalise une situation qui est qui est qui est dramatique. On a affaire à des pompiers pyromanes, c'est-à-dire que on encourage, on on considère que les personnes qui se sont rendu coupable d'infraction, qui ont tout cassé dans Paris samedi soir sont des victimes de la société, du système euh et presque ne devrait pas donc faire l'objet de sanction. et d'un autre, on va aller demander au pouvoir public de se justifier des mesures mises en œuvre pour assurer la tranquillité publique.
Alors que l'on sait que euh jamais il n'y a eu autant de forces de police euh déployé pour assurer la sécurité du match, qu'est-ce que ça aurait été justement s'il n'avait pas été là ? sans interpellation et je ne supporte pas que dans ce pays on crache toute la journée que des responsables publics crachent toute la journée sur les forces de police et les forces de l'ordre. Ça ça va être insupportable.
On va parler du ministre de l'intérieur Bruno Retagos. C'est l'actualité dans votre département où on va se rendre tout de suite à Perpignan. Bonjour Pierre Matis merci beaucoup d'être avec nous Pierre rédacteur en chef de l'indépendant.
Pierre on va parler de Bruno Retaillot. Bruno Retaillot, il sera dans les Pyrénes orientales demain. Alors en tant que ministre de l'intérieur pour parler des feux de forêt mais également en tant que président des LR et vous vouliez interroger Laorien de Chaussande à ce sujet.
Oui, bonjour. Bonjour madame la sénatrice. Oui, je je voulais vous poser une question très politique en fait parce que euh on sait que le département des Pyrénées Orientales pour votre parti, c'est un petit peu un département euh on va dire où le Rassemblement national et où Louis à lieu on ont beaucoup beaucoup euh pris la main sur y compris certaines de vos certains de vos anciens de vos anciens élus.
Donc là, vous allez être on a moins d'un an des municipales. Euh allez-vous euh allez-vous euh regarder avec Bruno Rota et vous militants quelle stratégie vous allez adopter pour ces municipales et notamment est-ce qu'il y aura une tentative de stratégie d'union au premier tour qui semble sur Perpignant en tout cas la la seule qui puisse être efficace. Alors pour répondre à votre question, bien sûr que nous allons regarder de de près cette question des des municipales à à Perpignan. euh puisque c'est une ville que nous avons perdu et effectivement gagné gros villes dirigées par le RN, voilà, gagné depuis par Louis à Lio le territoire des Piernes orientales, je ne vais pas vous l'apprendre, monsieur Math, c'est un territoire très très compliqué euh sur le plan politique et surtout parce que c'est un un département dans lequel la population se sent déclassée, oubliée, maltraité par les pouvoirs publics. que vous faites référence certainement à à l'article qui qui était dans vos colonnes sur une possible union de premier tour allant de de la gauche à la droite.
Alors, je vous réponds très clairement non. Il n'y aura pas d'union de la gauche à la droite au premier tour au municipal en 2026. Nous aurons notre propre candidat.
Comment les choses se passeront ? Est-ce que il y aura une union de la droite et du centre ? Ça c'est ce que nous sommes en train de de de regarder.
Mais ce qui est certain, c'est que nous serons présent. Nous ne pouvons pas ne pas être présents au premier tour des élections municipales à Perpignan. Cert.
Oui, tout à fait. Ouais. Et autre autre enjeu de ces élections de ces élections municipales, c'est les villes périphériques de Perpignan où il y a un certain nombre de de maires républicains qui et on sait que pour Louis Alot, l'autre enjeu c'est en dehors de l'armée de Perpignan, c'est l'agglomération.
On sait très bien que l'essentiel des l'essentiel des des leviers aujourd'hui pour pour agir sont dans sont dans l'aglo. Donc vous avez un certain nombre de maires qui risquent d'être confrontés à des candidats rassemblement national et peut-être aussi il y aura de la part du du Rassemblement national une sorte de pacte de non agression pour ceux qui ne ceux qui ne suivraient pas forcément le parti. Euh comment vous bah pas même question hein, comment vous organisez-vous en anticipation de de ces différentes élections ?
Mais écoutez, nous nous soutenons nos élus et nos maires de droite. Euh pour euh la plupart euh ils ne sont pas forcément partis comme certains voudraient le dire. Simplement, vous le savez aujourd'hui les maires dans leur commune ont souvent font le choix de ne plus être encarté ou d'afficher clairement leur leur leur étiquette.
Euh pour autant, ils sont de la droite euh républicaine. Euh pour autant, euh ils sont euh euh prêts à à combattre bien sûr et à défendre euh nos nos couleurs. Euh je ne crois pas euh trop à la menace du RN.
Vous savez, il faut quand même constituer une liste, il faut avoir une tête de liste, mais aussi pouvoir constituer une liste dans alors il y en aura peut-être dans certaines communes, mais au moins les choses seront claires, y compris pour nos élus. à savoir que il y a une forme de de de défiance ou de d'agression politique qui serait mené à leur endroit. Je ne suis pas sûr que nos élus en aient véritablement peur.
En tout cas, nous nous serons là pour les soutenir et pour mener ce combat également s'il doit être mené. Merci beaucoup Pierre Matis, merci d'avoir été avec nous depuis Perpignan. La une de l'indépendant, l'incendie du village de Noël était criminel.
C'est à la une de votre journal ce matin. Merci beaucoup Pierre Matis et à très vite. On va continuer à parler des municipales.
On est à moins d'un an maintenant et la question qui a été posée hier au Sénat c'était : "Faut-il réformer le mode de scrutin à Paris, Lyon, Marseille ?" La réponse a été très claire pour le Sénat c'est non. On va regarder les temps forts de cette séance avec Steve Jourdin. [Musique] Bonjour Steve.
Bonjour Rian. Bonjour madame la séatrice. Bonjour Steve.
Sénat a donc rejeté hier une réforme du scrutin électoral dans les villes de Paris, Lyon et Marseille. Avant de revenir sur la séance, on va rappeler les contours de cette réforme. Oui, c'est une proposition loi déposée par les députés macronistes et qui propose de revenir sur la spécificité du scrutin dans les villes de Paris, Lyon et Marseille.
C'est une spécificité qui date de 1982. À l'époque, on est en pleine décentralisation. L'idée, c'est de rapprocher le pouvoir des citoyens en créant des mairies d'arrondissement ou des mairies de secteur à Paris, Lyon et Marseille. civil les plus peuplés de France.
Un mode scrutin spécifique est alors mis en place. Il n'y a pas de liste à l'échelle de la commune tout entière comme ailleurs en France. Le vote se fait au niveau de l'arrondissement et ensuite chaque conseil d'arrondissement envoie des membres au conseil municipal.
C'est donc un scrutin qui se fait en de temps. Orian et le Sénat veut pas que ça change. Non, il l'a fait clairement savoir hier malgré les arguments du gouvernement.
Écoutez, il était important de d'y revenir à la fois par ce qui concerne 3500000 de nos concitoyens. Ensuite parce qu'il s'agit d'un scruter un dérogatoire qui a été interrogé et critiqué depuis son instauration et quasiment à chaque échéance municipale. Il s'agit d'un mode de scrutin peu intelligible et restrictif de la liberté de l'électeur.
Les auteurs du texte proposent proposaient d'organiser deux scrutins au même moment. Il propose toujours d'ailleurs, mais on y reviendra ensuite, deux scrutins au même moment. Les Parisiens, les Lyonnais, les Marseillais se présenteraient dans leur bureau de vote pour désigner les membres des conseils d'arrondissement et aussi directement pour élire les conseillers au niveau de la commune tout entière.
Les électeurs auraient donc deux bulletins de vote à mettre dans deux urnes différentes. Si elle est votée en l'état, la réforme s'appliquerait dès les prochaines élections municipales. Orian, mais c'est mal parti parce que le Sénat a dit non.
Et a une très large majorité ceux qui sont euh candidats ou ceux qui sont pressentis comme candidat par exemple à Paris ont eux aussi dit non. Écoutez ce que vous proposez c'est un Parisien deux voix, un Marseillais deux voix, un Lyonnais trois voix. C'est cela la réalité.
Et en réalité c'est un projet électoraliste qui est hors du temps réglementaire. Vous allez prendre lourdement un vote de défiance sur cette loi dans cette assemblée. Qu'est-ce que vous allez faire de ce vote ?
Il faut quand même clarifier. C'est ça dit ça touche aux compétences des collectivités locales. C'est de fait une réforme territoriale.
Sur une telle réforme, vous pouvez passer outre le Sénat. Réforme trop complexe, réforme trop chè pour une majorité de sénateurs par 218 voix contre et 97 voix pour le Sénat a donc dit non madame la sénatrice, on sait comment ça marche. Le dernier mot reviendra à l'Assemblée nationale.
Mais comme le demandait un peu Yannick Jadeau, est-ce que vraiment le gouvernement peut passer en force et la et faire voter une telle réforme sans l'accord du Sénat ? Constitutionnellement et juridiquement, c'est toujours possible. Euh il n'empêche que nous espérons que le signal euh très clair euh fort que le Sénat a envoyé hier qui est quand même la chambre des territoires sera entendu par euh le gouvernement.
Mais vous dites on a aujourd'hui on n'a pas de garantie. Vous avez pas pu échanger avec le avec le gouvernement à ce sujet avec des députés avec monsieur Mignola. Il y a pas eu d'engagement clair.
Aucun engagement à date clair n'a été pris. Le Sénat devait discuter de ce texte hier. Le gouvernement attendait sagement que le le Sénat est discuté et est donné son point de vue et analyser ce texte en détail puisque c'est un peu le travail que nous avons fait au Sénat qui n'a pas été fait ou en tout cas pas suffisamment hein, ce n'est pas moi qui le dit, ce sont tous les les les acteurs auditionnés.
Euh donc euh travail insuffisant à l'Assemblée nationale. Nous avons essayé de pousser l'analyse le plus loin possible pour bien faire comprendre que une réforme est utile nécessaire mais pas celle qui a été présentée et euh dans des délais aussi euh contraints. Mais quand vous dites le gouverne, on attend que le gouvernement nous entende, ça veut dire vous demandez l'abandon de cette réforme.
Ah, on demande l'abandon de cette réforme et donc que le gouvernement ne convoque pas la commission mixte paritaire. Hm hm. Euh vous avez listé, je crois cinq arguments contre.
Vous êtes personnellement opposé à cette réforme. L'un de ces arguments revient à dire que ça coûte très cher. Une telle réforme coûterait très cher.
C'est ça. Ça reviendrait combien ? À combien ? 15000.
Ce qui a été établi comme chiffre, c'est ce sont 15 millions d'euros juste pour l'organisation. C'est hors indemnité puisque nous aurions des élus supplémentaires. Donc avec des indemnités supplémentaires, des frais de mandat supplémentaire hors euh remboursement des des financements pour la campagne électorale 15 millions d'euros juste l'organisation.
Mais à ça, on pourrait vous rétorquer que la démocratie ça coûte aussi, ça coûte cher et que cette réforme reviendrait peut-être, c'est ce que disent en tout cas ceux qui soutiennent cette réforme, à aboutir à plus de démocratie directe. On élirait directement euh le maire de ces grandes villes. C'est là où nous nous ne sommes pas d'accord du tout puisque en fait ce n'est pas plus démocratique.
Dans aucune commune de France, les Français n'élissent directement leur mère. Ce serait un peu plus directement. Ce serait toujours le conseil municipalà déjà la nuance est notable puisque on dit depuis le début euh les Français euh pardon les les Parisiens, les Lyonnais et les Marseillais pourront lire directement leur maire.
Ce n'est le cas dans aucune commune de France. On est lié à un conseil municipal qui lui-même est lié un maire et d'ailleurs en cours de mandat on peut changer de maire et la légitimité démocratique pleine, elle est donnée au départ au conseil municipal l'assemblée délibérante. Tout à fait.
Monsieur Pa n'a pas été élu lui-même maire de Marseille par les Marseillais. Bon, donc le l'argument de la démocratie, il est un peu suranné, il est il a été utilisé parce qu'il est ses vendeurs. Euh mais quand on analyse ce texte, on se rend compte que au contraire, de par les effets induits de ce texte et notamment beaucoup d'effets pervers, ce cette réforme ne serait absolument pas un gain pour la démocratie.
Vous dites aussi, on a beaucoup entendu dans les rangs de la gauche que c'est aussi une manière bah de de permettre à Rachid Adati d'arriver à la mairie de Paris. Vous vous pouvez nous expliquer cet argument ? Écoutez, le l'argument, il consiste à dire parce que des projections ont été faites, en tout cas c'est comme ça que je l'ai compris, par rapport au au votes qui ont été ceux des Parisiens, des Lyonnais, des Marseillais en l'occurrence des des Parisiens en 2020.
Des projections ont été faites en disant en gros si on instaure ce scrutin euh on a de bien meilleurs résultats et c'est la meilleure façon de faire élire un candidat euh de la droite et et du centre. Bon, ce ne sont que des projections purement théoriques. Le scrutin de 2020 euh est s déroulé dans des conditions très particulières et je ne suis pas sûr vraiment que une telle réforme aboutisse à à à l'effet voulu.
Ce serait d'ailleurs assez dramatique si on se rendait compte de cela à postériorie si vraiment l'intention du gouvernement ou du législateur parce que je rappelle que c'est une proposition de loi de Mayard était celle-ci. Merci Steve. On se retrouve dans une demiheure.
Ouais. On parlera de la lutte finale chez les socialistes. À tout à l'heure.
Un dernier mot puisqu'on on l'a vu dans le journal, les ALER maintiennent leur opposition à la proportionnelle. Est-ce que vous dites comme Bruno Rotaillot que si ce François Bairou lance cette réforme, les aller doivent quitter le gouvernement ? Je le dis comme euh Bruno Rotaillot effectivement euh c'est une ligne rouge, c'est très clair.
Euh Bruno Rotaillot a a eu raison de de de l'affirmer. Euh pour nous c'est euh c'est non négociable et euh et si nous devons quitter le gouvernement euh pour euh ce motif, nous le quitterons. Mais pas pour un autre parce qu'il y a des sénateurs, on avait un sénateur Pascal Lizard à votre place hier qui disait "Non mais il faut le quitter dès maintenant le gouvernement.
On a plus rien à y faire." C'est certains de de mes collègues et pas seulement des parlementaires, des élus de droite considère désormais que il est difficile de de de continuer ainsi. Euh mais on ne peut pas quitter un gouvernement, il faut qu'il y ait quand même une raison importante comprise par les Français.
C'est ça. Parce que sinon on va nous dire mais c'est pour des raisons électoralistes parce que 2026 2027 que sais-je approche. Donc il faut quand même que qu'on soit en cohérence.
La ligne de Bruno Rota c'est une ligne de clarté de cohérence de vérité de sincérité d'honnêteté et donc sa décision il la prendra en fonction de ces considérations là. Merci beaucoup. Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure.
On va accueillir notre prochaine invité. C'est la porte-parole du gouvernement Sophie Prima qui nous rejoint. M.
Lauriane Josende