Laurent Jacobelli, député RN de la Moselle, est l'invité politique de la matinale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Laurent Jacobelli, merci d'être notre invité ce matin sur France info. Avant de parler du budget qui occupe le plus clair de votre temps, on revient sur l'actualité de ces actes de vandalisme sur les voies SNCF qui ont bloqué plus de 50000 voyageurs hier. C'est des faits qui se multiplient globalement dans le temps.
Est-ce que selon vous, il y a un problème sur la sécurisation des voies SNCF ? Il y en a bien sûr, mais s'il fallait sécuriser chaque centimètre de rail en France, on nen sortirait pas. Et comme à chaque fois on a le même problème en amont de la violence du manque de respect d'autorité du manque de respect de l'ordre et puis derrière des infrastructures qui essayent de s'adapter.
Je pense qu'il faut frapper à la tête, essayer de retrouver les voyou qui ont fait ça. Alors on parlait souvent dans le passé quand ça arrivait de de piste d'extrême gauche. On verra bien si cette violence sort de l'hémicycle pour aller sur les rails.
Mais en tout cas, il faut que l'enquête soit menée et que très vite les coupables soient arrêtés pour que enfin les passagers, les usagers puissent voyager tranquillement. Il le méritent. ramener l'ordre en France, ça devrait être notre priorité.
Alors, justement, l'ordre dans l'hémicycle en ce moment, il existe pas vraiment à cause de du budget qui est en débat. Ça fait beaucoup euh il y a beaucoup d'agitation en ce moment. Euh il se trouve que samedi, lors de l'examen du budget, euh moi j'ai suivi les débats, on n pas vu grand monde sur les bancs du Rassemblement national.
Vous étiez où ? Ah bah écoutez, vous savez, on a un système de jauge comme tous les partis. C'est-à-dire que la plupart de nos députés sont à l'Assemblée nationale et puis d'autres va qu'à d'autres occupations sur le terrain, en commission et cetera.
Ça prend pas tout votre temps le budet. Et le jeu normal, ça peut prendre le temps en dehors de l'hémicycle. Vous savez par exemple, moi je suis rapporteur pour avis du budget ancien combattant et ben parfois je ne suis pas dans l'hémicycle et je travaille sur mon rapport.
Il faut pas donner une image caricaturale des choses. En tout cas, ce qui est réel, c'est que notre présence est la première présence de groupe dans l'hémicycle, dans l'étude de ce budget et que nous sommes très vigilants pour arrêter les horreurs fiscales de la gauche et les trahisons de la droite. Alors, on va revenir dessus mais il y a une absence qui a été remarquée, c'était Marine Le Pen qui était à Pousset dans les Vauges pour une foire agricole chez vous dans le Grand Est.
Est-ce que l'examen du budget ça l'intéresse pas ? On l'a entendu dire en gros ça sert à rien, c'est un sketch ce qui se passe. Non, d'abord ça l'intéresse parce qu'elle suit de très près Marine Le Pen tout ce qui se passe dans l'hémicycle même quand elle n'est pas dans l'hémicycle.
Et puis vous savez, aller à Pousset, c'était à la aller à la rencontre des Français. Le problème de beaucoup de députés et je pense notamment à ceux du bloc gouvernemental, c'est de ne pas connaître les Français, ne pas savoir ce qu'ils veulent. Et pendant que certains voulaient proposer des folies fiscales au sein de l'hémicycle, Marine Le Pen, elle allait parlait avec ceux qui avaient des problèmes de pouvoir d'achat, qui voulaient que leur travail.
Ah bah, c'est essayer de comprendre. Vous savez, le problème c'est cette déconnexion d'un certain nombre de gens qui nous dirigent, notamment le gouvernement actuel qui ne savent pas du tout ce que veulent les Français. Vous parliez du chaos à l'Assemblée nationale.
Moi, j'ai passé hier 2 heures à parler des bateaux à voile. C'est intéressant hein, bien sûr, mais je pense que c'est pas les problèmes des Français. Les Français veulent plus de sécurité, moins d'immigration, plus de pouvoir d'achat.
Oui, contre la déconnexion, le terrain de temps en temps, ça fait du bien. Alors, le ce qui prend le plus les la lumière dans les débats en ce moment, c'est cette question de la taxation des hauts patrimoines. Le Parti socialiste a proposé une taxe Zucman allégée, 3 % d'impôt minimum des 10 millions d'euros de patrimoine enincluant pas les parts des entreprises innovantes et les parts des entreprises familiales.
Vous en pensez quoi ? Est-ce que c'est quelque chose que vous pourriez voter vous ? Mais ça se soigne hein, je pense euh la névrose, les tox, ça se soigne.
Or euh les socialistes, LFI, une partie du bloc central euh sont euh en proie une radicalité fiscale. Ils veulent taxer euh tout ce qui bouge. Euh LFI, c'est 183 milliards de taxes supplémentaires proposées et d'ailleurs le gouvernement, c'est 19 milliards.
On parle de cette taxe là, arrêtons les bêtises. Arrêtons cette taxe vous vous étiez simplement absten quand au mois de février, monsieur. Oui, mais parce qu'il y avait des amendements et cetera.
Cette taxe, elle est ridicule. C'est une c'est non, c'est une c'est faux. C'est une taxe totem, c'est-à-dire on va aller se faire les riches.
Mais vous savez, la France, elle a un problème, c'est qu'elle n'a pas assez de riches. Elle n'a pas assez de gens qui investissent. Elle n'a pas assez de gens qui créent des entreprises.
Créer des entreprises et laisser les entrepreneurs libres d'agir, c'est créer des emplois. Créer des emplois, c'est faire générer des cotisations. Et les cotisations, c'est notre système social.
Les socialistes n'ont rien compris. Leur haine du riche les amène à dire tout et n'importe quoi. Nous voterons contre la taxe Zucman. alléger ou pas alléger, que ça soit une drogue dure ou une drogue douce, ça reste une drogue pour les gens de gauche.
Alors, vous dites pas de taxe, pas de taxe, mais dans votre projet de contrebudget, il y a la création de cet impôt sur la fortune financière qui rapporterait aux alentours de 4 milliards. C'est ça. Écoutez, oui, il y a cette transformation en fait de l'impôt sur la l'impôt sur la fortune immobilière actuelle qui deviendrait l'impôt sur la fortune financière.
C'est-à-dire que on ne serait plus sur la transmission, le patrimoine, mais sur d'autres types de revenus. Donc c'est une transformation mais globalement le budget que nous proposons ce sont des économies d'impôts. C'est ça qu'il faut dire au français.
C'est-à-dire que si on appliquait toutes les mesures proposées par le Rassemblement national rentrait de l'argent dans les caisses à un moment si on on aurait 1 milliard d'impôts en moins dans le budget aujourd'hui. Donc les économies pour les Français elles seraient sonnantes et trébuchchantes. Oui, vous avez raison.
Il faut rééquilibrer le budget. Pour ça, il faut attaquer les mauvaises dépenses. Le coût de l'immigration, il y a jusqu'à 20 milliards à aller chercher.
Le coût du surabondement à l'Union européenne, 8 milliards à aller chercher. Les agences qui ne servent à rien. Vous parlez aussi de réduction aux subventions d'associations, je cite, ne relevant pas de l'intérêt général, 3 milliards d'économie, c'est quoi ces associations ?
SOS Méditerranée et toutes ces associations promigrants que le gouvernement subventionne pour 3 milliards que pour les associations promigrants. Entre autres, vous me demandez un exemple, je vous en donne un. Il y a beaucoup d'associations qui aujourd'hui euh abusent des fonds publics, notamment à travers certaines régions qui sont euh des euh clientèles électorales mais qui finalement euh servent à mener non, il est temps de faire des économies.
Je vais vous dire ce qui est caricatural, c'est de dire aux français vous travaillez pas assez, vous partez à la retraite trop tôt, on va vous prendre tout votre argent. Tout ça c'est caricatural. C'est une une version socialiste voire soviétique de l'État.
Il faut maintenant Oui, rien que ça. Bien sûr, nous sommes le pays le plus taxé au monde. Il y a un moment, il faut le dire.
Et pourquoi est-ce qu'on est taxé ? Pour avoir moins de santé, moins d'éducation, moins de sécurité. Alors oui, d'accord, on a plus d'immigration mais c'est pas ce que veulent les Français.
Donc il y a un moment, il faut rendre aux Français leur argent et arrêter les mauvaises dépenses. Ne plus prendre un centime dans la poche des Français tant que l'État n'a pas fait sa cure d'amaigrissement. Justement, justement, vous dites que il faut mettre plus d'argent pour les Français.
Euh dans ces négociations, on peut pas dire sur le budget, on peut pas dire que vous prenez vraiment votre part euh que vous proposez grand-chose. Euh on voit que les socialistes, ils sont en train d'essayer de d'obtenir des choses. Est-ce que vous avez pas la sensation d'être un peu horors jeu cette fois par rapport aux dernières fois où par exemple avec Michel Barnier ou François Baou, vous aviez obtenu des choses.
Non, mais si être dans le jeu, c'est vendre son âme, ce sera sans nous. Nous nous avons fait un contrebudget. Nous nous avons fait nous avons fait notre contrebudget.
Ce contre budget, il est clair 50 milliards de dépenses en moins, moins de de recette fiscale donc plus de liberté fiscal et au total 14 milliards d'économ. C'est plus de négociation rien que le programme tout le programme. Nous proposons nos abonnements, nos amendements, ils sont votés, ils ne sont pas votés.
Le parti socialiste s'est vendu à la macronie, il s'est vendu, c'est des petites tractations mais il obtient la suspension de la réforme des retraites par exemple mais il obtient rien du tout. Tout sera à la fin sera détricoté. Le Parti socialiste n'a qu'une obd en tête.
éviter les élections pour maintenir ces sièges. Vous savez, c'est le même Parti socialiste qui s'est allié à l'extrême gauche violente, parfois antisémite pour garder ses poste. Et bien, ils font la même chose aujourd'hui avec la Macronie parce qu'ils sont agrippés comme des ventouses à leur siège.
L'intérêt général, il s'en fiche. Les salariés français, ils s'en fichent. Ce qui compte, c'est leur voiture à cocarde et leurs indemnités.
Alors, vous vous demandez la censure, la censure, la censure, retourner aux élections par la dissolution. Est-ce que vous craignez pas de que ça vous fasse perdre entre guillemets en crédibilité ? Je m'explique, il y a une étude aujourd'hui qui sort qui dit que la troisème préoccupation des Français derrière la santé et le pouvoir d'achat, c'est la stabilité politique.
En faisant ça, vous allez pas vraiment dans ce sens-là. Est-ce que vous craignez pas que ce changement de stratégie puisque vous étiez plutôt dans les dans les raisonnables, vous disiez avant, vous fasse perdre des électeurs ? Nous nous sommes serein, raisonnables, vous l'avez dit et nous écoutons les Français.
Non, j'ai dit que vous l'étiez mais nous le sommes toujours. Je vous rassure, les Français veulent de la stabilité. Pour que ça soit stable, il faut une majorité à l'Assemblée nationale.
C'est ce que nous leur proposons. Une majorité avec le Rassemblement national censure, une nouvelle dissolution et bien ça amènera de la stabilité. Non, au contraire, il y aura un parlement qui travaille avec le gouvernement.
Je vais je vais permettre de terminer qui travaille avec le gouvernement et qui prendra les mesures que veulent les Français. Le chaos, c'est aujourd'hui. Le chaos, c'est aujourd'hui avec des tractations improbables entre la gauche et la droite.
Tout ça pour garder ses sièges avec un budget qui n'arrive pas. qui sera voté à la fin par ordonnance qui sera imposée aux Français. Le cha depuis des décennies.
Finalement le chaos, c'est la macronie. il est temps d'en sortir. Merci beaucoup Laurent Jacobell d'avoir été notre invité ce matin.
Laurent Jacobelli