La leçon de clôture de Dominique Cardon - Forum numérique France Culture-Sciences Po
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Dominique CardonFait
« cette révolution qui est en train de se dérouler sous nos yeux est une auèe dans la mesure où elle approfondit et complexifie le régime démocratique »
- 6:00Dominique CardonFait
« les données ne sont pas données les données brutes n'existent pas qu'elles sont captées par des enregistreurs que ces capteurs sont souvent très imprécis »
- 12:00Dominique CardonFait
« il n'est pas possible de prédire les élections les résultats des élections ou le succès d'un film avec des tweets »
- 22:00Dominique CardonFait
« il est vain de réclamer que soit levé le secret des algorithmes et plus utile de connaître les flux de données qui entrent dans la composition du calcul »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
un MRO ah oui d'accord d'accord bonjour on va reprendre euh donc je suis pierre hasky coffondateur de Rue 89 et et partenaire de cette journée qui qui fut danse qui fut euh alors après la dernière table ronde je ne sais plus si c'est bien ou c'est pas bien mais mais en tout cas c'est c'est c'est intéressant et ça pose un certain nombre de questions et et et c'est exactement ce que nous allons faire maintenant avec cette leçon de clôture parce que le le propre des des révolutions technologiques ou des changements de paradigme comme ce que nous vivons en ce moment et et dont nous parlons depuis ce matin c'est que quand on est dedans on on a le nez de dans dans ce qu'on vit euh on na pas nécessairement le recul pour comprendre euh ce qui nous arrive ce que ce qui change dans nos comportements euh ce qui est de notre libre arbitre et ce qui est généré par des forces que nous ne connaissons pas ou que nous ne maîtrisons pas et et c'est là qu'on a besoin de gens comme comme Dominique Cardon on a besoin de gens qui font un pas de côté pour pour nous aider à à à comprendre pour nous aider aussi à à nous donner les armes pour que nous restions dans la mesure du possible maître de nos destins je sais pas si si après ce qu'on a entendu tout à l'heure on peut imaginer qu'on sera totalement maître de nos destins numériques mais en tout cas euh comprendre c'est c'est c'est un pas indispensable pour pour avancer alors Dominique Cardon est chercheur au laboratoire des usage d'orangeelab c'est il utilise les armes de la sociologie pour pour comprendre ce qui nous arrive ce que nous faisons avec nos smartphones ce que nous vivons dans nos navigations internet ce que nous vivons dans notre vie personnelle dans notre vie sociale dans nos relations de travail euh et et et au-delà et et c'est un un un outil extrêmement intéressant ça fait plusieurs années qu'il trace cette cette voie un peu parallèle pour nous aider à comprendre tout ça et et il et il jalonne ce ce chemin de de quelques ouvrages que euh qui font référence parce qu'il il y a besoin de de de production actuelle sur sur ces sujets et je pense notamment à la démocratie internet promesse et limite qui était paru en en 2010 euh j'étais dans le jury du des Assises du journalisme et nous lui avons donné à l'époque le le le Grand Prix des Assises du journalisme parce que c'est un un livre qui poser un certain nombre de questions sur euh bah le le à la fois le le les possibilités de la réinvention de la démocratie mais aussi comment euh les réseaux sociaux et les et les nouveaux modes de communication sur Internet euh influer sur nos vies de de citoyens et pas simplement de de consommateurs et il y a cette mise en garde dans dans ce livre qui je pense résume sa démarche et et et et et peut-être aussi une partie de la tonalité de cette journée cette révolution qui est en train de se dérouler sous nos yeux est une auèe dans la mesure où elle approfondit et complexifie le régime démocratique pourtant il ne faut pas l'accueillir avec une satisfaction béate avant de la célébrer il faut la penser tout en s'interrogeant sur ses limites et je pense que cette phrase s'adressant à à l'impact de d'Internet sur nos pratiques démocratiques s'adresse concerne l'ensemble de nos de nos pratiques et et et ça participe de son nouveau livre qui vient de de sortir qui a un titre étonnamment poétique euh à quoi rêvent les algorithmes alors nous on a une règle sur notre site c'est que en général quand on met le mot algorithme dans un titre on sait que on plombe le le l'audience parce que c'est un mot qui fait peur qui qui fait qui sert de repoussoir et qui fait penser aux gens que de toute façon ils vont pas comprendre alors je vous rassure tout de suite au-delà de la poésie du titre c'est un livre qui est extrêmement compréhensible même pour ceux qui comme moi non ne comprennent rien au au calculs aux mathématiques et et à et au savant dosage que constituent ces ces systèmes de calcul de de de Big Data de de données massives et qui sont le le le cœur aujourd'hui de tout ce que nous vivons au quotidien et et ce livre s'interroge non seulement sur le fonctionnement de ces de ces systèmes mais il essaie de nous de nous pousser peut-être nous citoyens à non seulement nous interroger mais aussi à à à chercher les moyens de de reprendre un peu de contrôle sur sur nos vies que que c'est que ces boîtes noires pour employer un autre terme utilise al le à des fins qui ne sont pas nécessairement celle que nous souhaitons Dominique je te passe la parole et puis nous reprenons ensuite un débat bon merci beaucoup pierre merci pour l'invitation je suis à vrai dire un peu intimidé surtout je suis un peu ennuyé de de de voir faire une leçon qui ne va pas être du coup une leçon mais après la la journée passionnante qui vient d'avoir lieu donc je je vais pas ennuyer tout le monde avec un un texte et essayer assez rapidement de de de de dire quelques petites choses en profitant d'une certaine manière de de l'invitation pour faire un petit exercice de désenvoûtement euh parce qu'il me semble que dans les débats autour du numérique ils agissent sur nous un petit peu comme des des filtres magiques alors même que les technologies numériques se sont incrustées dans nos vies depuis maintenant plus d'un quart de siècle nous continuons à regarder les mil et1 effets qu'el diffracte dans nos vies quotidiennes et dans la vie sociale comme si un agent unifié extérieur à nos vies à nos projets à nos désirs plané au-dessus de nous une sorte de de Dieu sorcier avec ceux qui croient et ceux qui n'y croient pas ceux qui en espè beaucoup et ceux qui sont effrayés et c'est un ensorcellement qui est partagé aussi bien et c'est le point qui m'intrigue par les alotes que par les cassandres on construit on réifie un numérique avec un grand haine comme si une force irrésistible venait déchirer notre monde imposer sa rupture la la la sacro sainte disruption appelé à la lutte des 2.0 contre les [Musique] 1.0 comme si la planète numérique un peu comme la Mélancolia de Lars V triers arrivait vers nous et que face à au destin qu'elle nous promettait il fallait soit évangéliser soit se cacher dans une grotte déconnectée alors je caricature beaucoup ce ce ce tableau mais il me semble qu'il y a quand même quelque chose de l'ordre de la de la croyance et surtout cette obligation qui est faite et donc que je voudrais partager avec vous aux chercheurs au en science social d'être pour ou d'être contre d'y croire ou de ne pas y croire euh d'être confiant ou d'être inquiet alors même que quand on en explore les usages qui est ma ma ma tâche ma mon mon métier tout ces débats grand Destrade n'ont pas grand-chose à voir avec la réalité de nos pratiques les miennes les vôtres quotidiennes banales incroyablement ordinaire avec des petits troubles des petites joies des grandes joies des grands troubles avec des choses extrêmement routinière qui se sont lentement installés dans nos vies et qui sont en fait aussi le numérique tout se passe un peu comme s'il existait deux débats différents le débat un peu binaire sur le numérique qui engage les grands les grandes tension euh dont on a vu quelques illustrations là tout à l'heure et puis toutes ces ce réseau euh sous le radar de pratiques plurielles proliférant que sont les usages nos usages du numérique alors l'exercice que je voudais vous proposer c'est que je crois que pour bien parler des Numériques je je ne dis pas du tout que tout le débat qui vient d'avoir lieu n n'a aucune importance il en a beaucoup et notamment le le dernier sur la la la vie privée euh mais que je crois que pour bien parler des pratiques numériques on peut faire quelques petits exercice rituel pour se démar démarabouter de cette croyance dans le numérique et je voudrais pour ça faire entendre la petite voix des sciences sociales cette petite voix des sciences humaines et sociales elle elle elle dit plusieurs choses d'abord elle répète constamment que l'unification derrière du numérique comme un agent tout en un n'a pas grand sens quel risque de nous faire confondre les torchons et les serviettes et que en fait il y a des numériques comme il y a des Internet et qu'on devrait toujours ou beaucoup plus souvent employer le pluriel cette petite voix elle nous dit aussi que en elle-même j'insiste bien le en elle-même les technologies numériques ne font rien d'autre que ce que nous leur faisons faire et qu'il n'y a donc aucune raison d'être pour ou contre les technologies numériques mais qu'il y a en revanche des raisons à être pour ou contre telle ou telle manière d'utiliser les technologies numériques ça a été dit dans le le débat mais c'est un point qu'il faut toujours souligner et puis cette petite voie elle invvite aussi à désessentialiser euh la technique pour éviter tout un débat que je trouve mais je je dis ça à titre personnel un peu un peu fatiguant parfois sur le partage entre les humains et les machines et ce que je voudrais soutenir c'est que parfois ce débat un peu ontologique sur la place de l'humain face à la machine il nous empêche de faire de la politique et de politiser la question technique et les enjeux d'usage dans nos sociétés alors voilà c'était un argument pour dire que je moi je crois que la numérique n'est pas cet être extérieur une sorte de de de de d'entéléchie que nous aurions avec lequel nous devrions négocier nos modes de vie mais en fait le numérique il est dans nos pratiques il est dans le monde que nous avons façonné pour nous associer à ces nouvelles technologies et à ces nouveaux artefacts on pourrait presque dire que le numérique il est en nous en tout cas que les êtres techniques qui se sont entrés dans nos vies nous les avons socialisés et que c'est à ça que je voudrais m'y intéresser alors avec quatre petites leçons je vais vraiment aller très vite hein sur cette C aspect en prenant beaucoup d'exemples sur la question des Big Data et des algorithmes puisque c'est le l'objet de mes recherches récentes la la première leçon c'est que je crois qu' il ne faut pas se laisser raconter d'histoire par les marchands de promesses et très souvent dans le débat sur le numérique on a toute une série de de de de de discours qu'on auquels on adhère ou qu'on accepte de discuter ou qui nous font penser à des choses pour organiser des représentation de la société numérique à partir de ce petit secteur bien construit par les les technologues de de l'innovation de pointe qui est une sorte d'écosystème organisé pour fabriquer notre imaginaire de l'innovation et que on est très souvent à discutter consultant journaliste spécialisé esséistes gourou futurologue d'objets mythologiques qui ont été fabriqués dans les laboratoires de la Silicon valallleé pour construire notre imaginaire sur la croyance dans la capacité incroyablement forte en rupture innovante de certaines des des technologies numériques avec des services épousoufflants mais sans utilisateur des prototypes improbables et des ruptures technologiques dont on dissimule très souvent le fait qu'elles sont à très long terme en nous faisant croire qu'elles sont déjà dans nos vies et on est parfois prisonnier de ça et je crois que le désenvoutement ce serait de de les regarder avec plus de distance ou d'être voilà plus plus plus méfiant ou plus interrogateur à l'égard de de de toutes ces choses qui ne cessent de tomber sur nous tiens un service propose de greffer le rythme cardiaque sur le choix des photos d'un site de rencontre et immédiatement article de presse hermut de toutes ordres viennent commenter la biomécanique des affectes qui viendrait entrer dans nos sociétés tiens une start-up fait une levée de fond pour un service qui propose de noter non pas des restaurants des films ou des cafetières mais des gens tout simplement noter des gens alors aussitôt hermneut commentateur en tout genre viennent gloser sur une société de la compétition et de l'évaluation qui se généraliserait partout avant de réaliser que cette annonce était un fake tiens un service propose d'écrire des romans à la place des auteurs et on va gloser sur toute une la disparition de l'imagination ou bien la capture de notre imagination par les algorithmes il me semble qu'on est trop facilement saisi par ces ces promesses qui ne cessent de courir partout et qui organiseent du coup une partie du bat que nous avons sur ces questions bon l'histoire des sciences et des techniques là-dessus elle est imparable hein c'est-à-dire que la science-fiction prédit très bien le présent enfin nous raconte notre présent mais ne prédit pas l'avenir et que les grandes ruptures les grandes innovations technologiques elles n'ont pas été attendu elles n'ont finalement pas été prévu personne n'a vu venir le web je me rappelle au moment des réseaux sociaux le grand thème souvenez-vous au lie au lieu de parler des big data on parlerait ici le thème c'était le web 3D bon le web 3D personne l'a vu à la place on a vu arriver les réseaux sociaux qui n' n'avait pas été anticipé de cette manière-là donc on est toujours en fait soumis à à des surprises à des embranchements à des forme diversifiée et et plus ou moins inattendu d'apparition de l'innovation technologique et on pourrait faire une liste de toutes ces idées à laquelle nous toutes ces idées auxquelles nous avons cru et qui n'ont jamais eu d'autre réalité que celle de nous faire fantasmer ou cauchemarder des futures improbables alors je vais vous le faire très rapidement mais sur le thème des big data on pourrait multiplier les voilà les les questionnements de cet ordre là si on a entendre les prophètes les données sont là elles enregistrent tous nos comportements nous sommes captés de dans toutes les dimensions de notre vie il suffirait de se baisser pour ramasser les données elle se laisserait croiser entre elles de façon très simple il suffira ensuite d'appuyer sur un bouton comme dans les films de science-fiction d'un clic pour que le calculateur nous produise une prédiction parfaite et absolument précise d'une action future tout serait simple fluide et immédiat la réalité des Big Data aujourd'hui la réalité du monde des données c'est que les données ne sont pas données les données brutes n'existent pas qu'elles sont captées par des enregistreurs que ces capteurs sont souvent très imprécis que quand on regarde les bases de données elles sont très sales qu'elles sont incomplètes qu'elles sont bruitées que le croisement de ces bases de données est extrêmement difficile à faire que les propriétaires de ces bases de données et les propriétaires notamment de base de données intéressantes ne sont pas du du tout prêt à les partager avec tout le monde aussi facilement que cela et que les calculs qui sont faits sur ces bases de données les fameux algorithmes font des choses très importantes mais ils font aussi de beaucoup de calculs qui sont improbables triviaux et assez peu utile l'enregistrement du sommeil par la petite application de l'ipone on vient de montrer que les calculs les la mesure était complètement fausse la prédiction de la grippe par Google flou qui était un des services phar des Big Data a été arrêté par Google tellement la mesure était imprécise euh la personnalisation publicitaire fait mieux qu'une distribution aléatoire de la publicité sur vos pages web mais franchement les résultats sont euh de assez faible l'analyse des sentiments donne des résultats d'une incroyable trivialité euh il n'est pas possible de prédire les élections les résultats des élections ou le succès d'un film avec des tweets la traduction automatique de Google ben je vous invite tous à aller essayer quelques phrases donc vous voyez que dans les promesses on a un discours de promesses parfaite d'un monde de la prédiction la réalité concrète aujourd'hui c'est qu'on y'y est pas et pourtant et c'est l'argument moi que j'aimerais soutenir parce que moi j'aime les sciences et les techniques j'aime ce que j'aime les gens des laboratoires j'aime le le travail patient méticuleux difficile astucieux rusés qu'il doivent mener pour essayer de lever des difficultés techniques pour essayer de trouver de nouvelles solutions pour faire face à ces à ces nouvelles ruptures technologiques mais c'est pas cette réalité là qu'on nous fait voir ou alors on nous l'a fait voir dans des des exemples des cas très particuliers excusez-moi lorsque par exemple lineria vient nous expliquer par un communiqué magnifique qui a été fait au moment de la loi de programmation militaire qu'un algorithme actuellement on peut lui donner toutes les communications des Français il n'arrivera pas à détecter des terroristes si sa base d'apprentissage c'est qu'il a quatre ou SEP terroristes pour faire un modèle pour le faire tourner ensuite sur les l'ensemble des commun tout d'un coup là on découvre cette réalité du travail cette réalité des des technologies qui est souvent masquée par l'immense discours des promesses et des prophéties qui vient partout je ne vous fais pas le couplet je le passe sur l'intelligence artificielle bon vous voyez que l'intelligence les statistiqu il y a des progrès qui sont faits mais on est très très loin de ces débats sur l'intelligence artificielle juste pour dire que les cador du domaine que j'aime beaucoup Yan lekem qui est aujourd'hui un Français qui dirige aujourd'hui le département de l'intelligence artif officiel de Facebook ou bien Andrew NG qui est l'un des des des maîtres de de la discipline ne cesse de rappeler à longueur d'interview qu'il faudrait qu'on arrête de faire des promesses sur l'intelligence artificielle parce que c'est pas ce qu'ils sont en train de faire dans les laboratoires ils font des choses passionnantes ils font des choses très intéressantes mais la réalité c'est qu'on n'est pas en train de faire un être artificiel autonome avec une volonté et une autonomie propre on est très très loin encore de ça même si des choses se passent donc la leçon de desés envoûtement ce serait d'être plus réaliste et peut-être d'aller plus dans les laboratoires voir que dans les conférences de presse des technologues et de leurs entreprises ma deuxième leçon je vais très très vite c'est que il me semble que on se désenvoouterait ou en tout cas on aura un recul plus distant à l'égard des des de ces discours sur la technique et sur les outils de communication si on ne parlait pas au nom des utilisateurs et que dans beaucoup de ces discours soit de prophétiese encourageante soit de discours critique on présuppose l'utilisateur en fait on le rend complètement transparent à l'outil ou au service qu'on est en train de décrire comme s'il était réellement en train de faire ce que le concepteur avait pensé qu'il allait faire la réalité des usages c'est que les les utilisations sont beaucoup plus différentes beaucoup plus inattendu beaucoup plus dispersé beaucoup moins continu qu'on ne l'imagine parfois et on imagine à la fois un utilisateur naïf novice extrêmement docile qui se laisserait constamment guider par les entreprises et les outils qu'on leur donne qui ne correspond pas bien à la réalité et d'autres à l'inverse imagine une sorte notamment pour la fameuse génération Y des des des utilisateurs habiles àroit Virtuos et incroyablement compétents Que ne sont pas non plus les fameux jeunes de ces générations les usages sont plus complexes on a du mal à imaginer leur diversité laattention peut-être extrêmement captive mais elle peut être aussi extrêmement réflexive et critique dans selon les les conditions et les services souvent on imagine l' utilisateur à travers la plateforme dont on parle donc il est enfermé dans facebook mais quand on va voir l'utilisateur bah il a cinq onglets qui sont ouverts donc il y a bien Facebook mais il y en a quatre qui sont à côté donc il y a une variété des usages il y a une pluralité il y a une ruse de l'utilisateur qui est souvent oubliée dans beaucoup de ces discours et puis le deuxième élément qu'il faudrait souligner c'est que par rapport à la première petite petite au premier petit exercice c'est que parmi toutes les promesses technologiques qui sont faites il y en a qui accrochent sur l'usage qui accr proche sur nos sociétés il y a des moments où l'artefact fait monde avec des des individus des pratiques sociales des pratiques d'entreprisees des pratiques commerciales et ils vont effectivement fonctionner et puis il y a plein de de de de propositions technologiques qui ne rencontrent pas leurs utilisateurs qui ne rencontrent pas un monde d'usage et qui qui ne font pas d'une certaine manière qui ne sont pas socialisés ou apprivoisé par nos sociétés pour faire sens moi j'avais autrefois beaucoup travaillé sur le télétravail he le télétravail c'est une promesse qui est présente depuis les années 60 he et qui et qui n'arrive toujours pas mais on continue à nous vendre la promesse alors promesse notamment d'aménagement du territoire et cetera bon c'est tout le contraire qui se passe aujourd'hui mais on continue àoncer le télétravail il y a aujourd'hui toute une vague autour du quantifi self hein beaucoup de de zéotes de de de discussions et cetera sur le Quantified Self la réalité des usages du Quantified Self moi j'ai une collègue qui travaille TR très près là-dessus c'est qu'à part les sportifs où là la greffe a effectivement pris sur une petite partie des des des joggers le reste des pratiques de Quantified Self c'est des gens qui commencent et qui arrêtent au bout de au bout de 3 4 semaines qui trouvent que leurs données sont très monotone et finalement la la l'articulation entre une proposition technologie et puis un monde d'usage ne se fait pas en tout cas actuellement sur ce genre de technologie la trisème petit exercice que je voulais faire est le plus compliqué et pour le dire rapidement et et dans une formule que vous n'alz trop abstraite c'est que je crois qu'il ne faut pas se tromper de théories de la domination pour bien faire une critique des nouvell nouvelles formes que prennent le numérique dans nos sociétés on en a eu dans le débat entre Éric Sadin et Alain Bensoussan tout à l'heure un merveilleux exemple mais c'est je crois qu'il est toujours très important de savoir sur quoi prendre appui pour fonder un discours critique depuis quelle position depuis quel principe depuis quelle norme va-t-on juger qu'une activité qu'une pratique qu'un service qu'un entre les un état ou une entreprise agisse euh pour le bien ou pour le mal en tout cas sur quoi va-t-on appuyer notre critique à cet égard et l'idée que je voudrais brièvement défendre c'est que la mobilisation des des arguments qui avaient été traditionnellement opposé aux médias de masse à la société de communication et au formes de la domination économique on dirait dans le capitalisme industriel et assez peu efficace et opérante aujourd'hui et c'est les thèmes de la colonisation numérique de la la rationalité calculatrice de la surveillance disciplinaire de l'enfermement des individus d'un système de de de contrôle sur les individus de déshumanisation instrumentale applique me semble-t-il sur une réalité nouvelle un diagnostic critique qui a été inventé à propos d'un d'un état un peu ancien de du système de communication et de médias que nous av que nous dont nous disposions autrefois et je crois que du coup elle rate un peu leur cible en posant un un diagnostic si contreintuitif qu'il est parfois improbable l'exemple qui pourrait l'illustrer de façon assez parfaite et celui du thème du excusez-moi du digital Lebor qui revient beaucoup aujourd'hui le thème du digital labor consiste à dire que par nos actions sur Internet et par toutes nos actions sur Internet nous travaillons pour les plateformes et nous travaillons gratuitement pour les plateformes c'est une théorie de l'exploitation c'est une théorie de l'exploitation qui qui me semble très juste et très pertinente et importante de dire mais qui ajoute en même temps sans le savoir hein et donc nous travaillons gratuitement sans le savoir théorie de l'aliénation qui elle me semble beaucoup plus improbable la réalité c'est que les exploités que nous sommes ne se sentent pas aliénés et il est toujours très difficile de de mobiliser dans les théories critiques sur l'Internet des des des fondements normatifs dans lequel l'utilisateur serait manipulé on a vu la c'est a réapparaître dans nos débats de tout à l'heure manipuler contrôler qu'on lui fermerait son espace de visibilité qu'on lui bloquerait des accès à l'information qu'on orienterait ses choix politiques c'est relativement me semble-t-il un diagnostic assez improbable sur l'effet qu' a eu numérique sur nos sociétés tout montre que précisément dans les usages qui s'est joué avec le numérique c'est une sorte de d'acclimatation dans lequelle les technologies sont venus épouser des transformations de nos sociétés qu'on pourrait dire des transformations de l'individualisme libéral et qu'elles ont chaque fois se sont greffés à des demandes des attentes de des individus d'une société qui cherche à échapper à ces cadres échapper aux médias qui leur désignaient l'information qu'il devaient lire échapper aux associations aux représentants ou à l'état qui leur imposaient des catégories d'appartenance ou des modes d'exercice de telle ou telle pratique l'idée qu'on redonnait aux individus la possibilité de s'auto-organiser de choisir leurs informations de naviguer d'avoir tel ou tel type de pratique de pouvoir s'exprimer librement sur Internet est au cœur de la l'articulation entre ces technologies et les nouveaux usages et du coup il me semble que il faut prendre trouver un autre fondement normatif à la critique des réalités numériques d'aujourd'hui en prenant acte du fait que le type de gouvernementalité qu'imposent les technologies numériques ne se laisse pas décrire dans le langage du contrôle et de la manipulation mais dans celui de la liberté et c'est un paradoxe compliqué complexe à traiter c'est des technologies qui nous nous guident sans nous obliger qui nous orientent sans nous contraintre qui organis le fait que nous puissions nous sentir autonome ou libre de nos choix qui nous enser tout en nous permettant de naviguer sur des sites de tous ordres et de toutes espèces d'une certaine manière le modèle qui lui ressemble plus c'est celui que Michel foucco décrivait dans ses leçons de 79 sur la la naissance de la biopolitique comme étant la gouvernementalité néolibérale c'est-à-dire un système de conduite des conduites qui marche à la liberté qui produit de la liberté qui a besoin en fait de consommer de la liberté pour organiser le système économico-pitique qu'il met en place alors du coup la question qu'on devrait se poser mais là je ne fais proposer des des des des réflexions c'est qu'il faudrait arriver à trouver des moyens de critiquer les nouvelles réalités numériques dans lesquelles nous pris en en actuellement tout en gardant comme fondement normatif l'idée que on a donné de l'autonomie aux individus que cette autonomie c'est une sorte de liberté de choix de navigation de consultation euh mais qu'elle peut poser aussi des problèmes et qu'elle peut euh être soumise à un certain nombre de critiques alors je je vais peu entrer dans un débat qui serait un peu complexe mais moi il me semble que d'abord cette liberté elle a des des effets qui qui ont été positifs et qui sont ceux de l'auto-organisation ceux des bien commun ceux des des grands collectifs de l'Internet de la liberté expressive et de la liberté de coordination qui a été donné aux internautes mais elle a aussi des des points qu'on pourrait dire beaucoup plus critiques d'une certaine manière on pourrait dire que les les internautes ont été mal libérés hein si on voulait être critique notamment dans dans l'idée que je prends le débat sur les algorithmes dans l'idée que finalement ce qu'il calculle de nous c'est des choses qui sont liées à nos comportements et jamais à nos dés c'est-à-dire qu'il nous laisse libre de choisir il calcule nos trace pour nous rendre des choses que nous avons demandé donc on peut pas dire qu'il nous impose spécifiquement des choses mais ils organisent autour de nous un monde dans lequel seul l'efficacité seul nous rendre comme service un service qui soit celui de l'utilité et de l'efficacité sans s'intéresser à autre chose que ça dans nos comportements individuels on pourrait aussi dire que cette idée que ces nouveaux services du Web finalement organisent une sorte de de de de tissu d'internautes autonomees dans le libre choix ils produisent aussi des effets d'inégalité et les algorithme souvent accusé je pense notamment au newsfeed de Facebook est typiquement dans C ce genre de situation c'est-à-dire que il apparaît bien que le newsfeed de Facebook il n'est pas sans responsabilité l'algorithme mais il il ne il n'est pas en train de déformer ce qu'il est en train de nous montrer pour des raison politique et subtil en nous encadrant dans un modèle qu'on pourrait dire de sur surveillance disciplinaire ce qu'il fait tout simplement c'est qu'il à partir de nos actions et surtout à partir de nos amis il reproduit le type d'information qui est celui de la sociabilité des amis que nous avons choisi et donc en fait il laisse sa société des individus se reproduire d'elles-même par le bas d'une certaine manière en faisant que les individus qui ont beaucoup de ressources sociales et qui ont des amis qui ont des goûts divers multiples hétérogène et varié vont produire une fenêtre d'information à travers l'algorithme qui va être hétérogène multiple diverses des vari et puis des individus qui en revanche ont un réseau relationnel qui n'est pas divers et varié mais qui est plus homogène moins diplômé moins cultivé vont avoir un espace informationnel qui sera sans doute beaucoup plus restreint finalement l'algorithme en se posant sur les individus en se posant sur leur comportement et en prétendant ne faire que leur rendre une expérience utilitaire à leur propre pratique vient reproduire et reconduire des inégalités de distribution sociale on pourrait presque dire que les algorithmes ils vont donner plus de curios à ceux qui sont déjà curieux du fait de leur position dans la société et qui vont enlever encore plus de curiosité à ceux qui du fait de leur position dans la société n'ont pas accès à beaucoup d'opportunités et de ressources sociales alors j'insiste pas là-dessus je vous réalise que je suis déjà trop long et je voudrais conclure avec mon mon 4è petit exercice qui est celui d'une certaine manière auquel est consacré le le petit ouvrage sur les les les les algorithme que je viens de publier c'est d'ouvrir le capot c'est de ne pas se laisser intimider ni par les marchands de promesses euh ni par ceux qui masquent les euh usages ni par l'idée que on ne peut pas comprendre les nouveaux univers numériques qui nous sont proposés euh moi je je je crois qu'il est nécessaire d'essayer d'entrer dans les système et de d'en faire une sorte de pédagogie active pour essayer de de de voir comment les nouvelles technologies fabriquent des mondes et elles fabriquent des monde en couplant des des services et des artefacts techniques avec des des des des formes sociales sont différentes alors c'est l'exercice que j'ai essayé de faire avec les principes de classement algorithmique du web en montrant que selon différentes familles de calcul aujourd'hui sur le web on peut organiser le monde par la popularité de l'audience et la grande viralité intentionnelle que produit le web par le nombre de clics et de visiteurs sur un site ou sur un autre et dans ces cas-là le type de société qu'on fabrique c'est c'est véritablement celui d'une sorte d'audience mondiale dans lequel des effets viruxx attirent collectivement notre attention vers un seul bien et un seul objet ça peut être d'autres algorithmes comme celui de Google et des moteurs de recherche qui fabriquent eux un monde hyper méritocratique mais un monde méritocratique dans lequel on a une séparation très très forte entre les excellents et puis tout le reste qui est médiocre et les excellents c'est ceux qui ont été ramenés par l'algorithme du moteur de recherche en haut dè la première page de ces résultats à travers un système de reconnaissance par les experts hein puisque en fait les les les les sites qui vont venir le plus en en haut de la hiérarchie sont ceux qui ont été cités par beaucoup d'autres sites même beaucoup cités sur le web avec d'autres mécaniques qui se sont greffé là-dessus mais c'est toujours cette logique là qui contribue à produire un toute petite fraction d'excellent et puis à laisser dans l'ombre toute une autre tout un autre monde derrière les réseaux sociaux nous ont amené dans un monde du calcul dans un monde dans lequel finalement nous sommes tous en recherche de réputation et nous mesurons entre nous la réputation mutuelle des messages que nous produisons et nous mesurons les effets que les messages que nous produisons produit sur les autres et sur leur réputation et donc d'une certaine manière nous sommes dans un système un peu de benchmark généralisé dans lequel euh nous nous comparons entre individu à travers les pages différentes de nos réseaux sociaux et puis les nouveaux algorithmes prédictifs du machine learning viennent automatiser certaines de nos conduites ils viennent essayer de les comprendre comme il a été dit tout à l'heure essayer de prédire à partir de traces passé comparer aux traces des autres ce que pourrait être notre comportement au futur voilà dessiné très rapidement quatre mondes qui correspondent à quatre manières d'entrer différemment dans les services du Web et d'essayer de comprendre le genre d'effet qu'il produis sur le couple que nous formons avec ces nouveaux artefacts du web alors c'est je je coupe beaucoup de choses mais c'est un peu dans cette direction là que moi je trouve il y aurait une contribution importante que pourrai faire les les chercheurs des sciences sociales enfin en tout cas moi c'est celle à laquelle j'aimerais contribuer pour essayer de de de favoriser une sorte d'apprentissage et de pédagogie dans lequel on n'entre pas dans dans dans un débat qui est celui de l'homme la machine et puis la machine si complexe que je ne peux pas la comprendre et et quelle est ma place moi humain face au aux machines je pense ce débat ontologique il nous fascine il nous effraie on en fait de la science-fiction mais on en fait pas de la politique qu'en revanche on discute de savoir si on préfère un monde de popularité d'autorité de réputation ou d'automatisme et la manière dont les algorithmes les façonnent la manière dont les différents services les construisent la manière dont nous pouvons leur reposer d'autres manières de calculer l'information ou les services c'est je crois entrer dans une sorte de de mise en débat public de la manière dont nous voulons que les technologies numériques façonnent et construisent un monde que nous désirons et pas un monde qu'on nous impose voilà merci merci merci merci merci merci oui ben merci euh tu tu as commencé ton propos tout à l'heure mais aussi dans le livre en parlant de de politiser le débat tu le tu as terminé d'une certaine manière dessus aussi euh qu'est-ce que tu entends par là est-ce que c'est simplement comme euh comme le sujet Vivian raiding de faire un peu plus de lois de protéger nos données de d'avoir des des gardesfous de garantir le droit à l'oubli et cetera ou est-ce que c'est une une prise en en main par les citoyens un peu plus grande et donc sous quelle forme oui alors non ce serait pas même si tout ce qui est dit sur le droit mais moi je suis pas compétent dans ce domaine c'est pour ça que j'ai n intervient pas mais ça serait évidemment très important moi ce que j'entends par politiser le débat c'est c'est de faire cette chose dont on parle beaucoup de la littératie numérique c'est-à-dire pour tout et chacun comprendre et du coup voir quels sont les enjeux derrière quels sont les enjeux d'un monde de l'excellence hein est-ce qu'il faut pas aussi calculer autrement que par la M ocratie de l'excellence de de de de Google et et et faire que ces enjeux on puisse chacun se les approprier pour ensuite opposer aux plateformes au calcul une lecture qui soit pas intimidée et silencieuse voilà moi ce que j'entends par politiser c'est c'est un truc très bête en fait he et très simple c'est de dire arrêtons de dire je ne comprends pas et je ne peux pas comprendre c'est de dire on peut comprendre et ce qu'on comprend on peut aussi essayer de de de soumettre à la à la critique et à la discussion un certain nombre des des des des des des formes qui viennent avec ces technologies il y aurait plein d'exemples hein les utilisateurs de Facebook se Rebell contre un certain nombre de propositions que leur fait Facebook aujourd'hui typiquement voilà forme d'auto-organisation aussi des aut ad Block est en train d'envahir les les les les BR les interfaces du web de de vous de moi et cetera tout simplement comme une forme de résistance politique à euh certaines formes violentes d'envahissement publicitaire donc il a il y a plein de de thèmes dans nos pratiques ordinaires et très quotidiennes de l'Internet dans lequel des des enjeux de ce typelà peuvent être présents alors il y a il y a pour rester sur ce sur ce thème il y a une une phrase qui m'a surpris dans dans le conclusion du livre qui est de dire que il est vain de réclamer que soit levé le secret des algorithmes et plus utile de connaître les flux de données qui entrent dans la composition du calcul alors moi il me semblait que euh peut-être de manière un peu simpliste euh la la transparence sur les algorithmes puisque tout le monde se plaint que l'algorithme de Google et celui de Facebook sont des secrets aussi bien gardés que la recette du Coca-Cola euh c'était un un un peu une exigence de de de transparence qui serait une partie de la solution or or tu as l'air de déplacer le problème si si je pense l'exigence de transparence elle est très utile très importante il faut la la la la la soutenir de de façon forte simplement là on est dans un débat plus technique sur les nouveaux algorithmes hein c'est-à-dire que on peut toujours demander de lever le secret sur le l'algorithme de de Google même vinciigal qui est la personne qui est à la tête de cette affaire ne comprend plus ce que fait son algorithme donc on ne comprendrait pas mieux ce qu'il fait dedans ça ne veut pas dire qu'il faut démissionner voilà c'est ça mon mon point c'est pas parce qu'on ne comprend pas exactement ce qu'il fait alors on ne comprend pas ce qu'il fait parce que les techniques aujourd'hui algorithmiques sont notamment le support vector machine ou les les les les SV les les réseaux connexionnistes produit des modèles qui qui sont complètement distribués et qui qui ne sont pas interprétables par un humain en fait dans dans dans cette affaire en revanche savoir qu'est-ce qui rentre dans le système et quel est l'objet de la supervision de l'algorithme parce qu'on donne toujours à un algorithme un objectif et savoir auditer la manière dont on fait bien respecter l'objectif qu'on lui a donné à l'algorithme ça en revanche ça mérite un audit une critique de façon évidemment très fort alors dans l'émission d'hier soir de tadi à laquelle il a été fait référence tout à l'heure qu tu tu participais il a fait un petit montage de d'extraits du journal télévisé euh sur une période assez courte qui était assez éloquent c'està-dire le le la présence du débat sur les algorithmes dans des sujets aussi variés que les sites de rencontrre le le scandale Volkswagen la surveillance évidemment par par les États NSA et cetera et donc dans dans des le recrutement par des algorithmes plutôt que par les DRH parce que ils sont plus efficace et plus performant bref on a on a eu le sentiment dans ce poau pourri d'extrait que que c'était effectivement entré au cœur de nos vies mais dans un champ extrêmement large sans qu'on s'en soit véritablement rendu compte quand même oui enfin les les parce que les algorithmes c'est du calcul statistique informatisé donc c'est c'est pas complètement nouveau effectivement il y a une présence nouvelle elle elle est elle est elle se glisse dans de plus en plus de de service mais bon c'est pas c'est pas entièrement entièrement nouveau et et surtout ça nous nous confronte et c'est un peu le débat que j'ai j'ai très mal soutenu là dans la la présentation mais qui qui qui est assez au cœur de cette affaire c'est que on peut pas s'en soustraire voilà alors je dis pas on peut pas s'en soustraire de façon déféti c'est-à-dire que si on avait pas d'algorithme de moteur de recherche on ne verrait rien la formation si on avait pas d'algorithme pour plein d'activités on a besoin de quelqu'un qui et qui filtre euh donc on a confié à des calculateurs quelque chose qui était autrefois confié à des humains les les journalistes étaai des gateekeepers les gateekeepers c'était quoi c'était des algorithmes qui filtraient et qui triaient l'information pour nous désigner celle qui étaent intéressante alors maintenant il y a tellement d'information que d'une certaine manière il faut trouver d'autres manières de calculer les informations qui pourraient nous intéresser et c'est dans les techniques de calcul pour trouver l'information qui pourrait nous intéresser la personne qui pourrait nous intéresser la route qui devrait nous conduire au bon endroit et cetera que ces techniques algorithmiqu se mettre en place une dernière question pour clore cette longue journée deit être épuisée par par toutes par tous ces débats mais c'est c'est celle qui qui qui qui a surgi également hier dans ce débat télévisé qui était la est-ce que est-ce que la technique est neutre c'est il y a eu un vrai débat là-dessus c'estd est-ce que le problème c'est simplement de contrôler ceux qui font les les les les dosages de de ces systèmes de calcul ou est-ce que la technologie induit nécessairement un modèle de société de civilisation comme dirait Éric Sadin tout à l'heure qui suggère lui qu'on s'en retire complètement al moi dans ce débat j'appartiens à ceux qui dit neutre c'est pas la bonne formule mais c'est que la les la technologie n'apparaît dans ses effets qu'à travers des usages et donc en fait il y a des gens qui la fabriquent il y a des gens qui ont des intentions dans la manière dont il la fabrique et il y a des dispositifs sociotechniques dans lesquels on l'insèt pour ensuite nous faire agir de telle ou telle manière donc la question centrale critique de de de de de de débat sur le bien le mal l'effet positif ou l'effet négatif des technologie c'est de prendre le dispositif complet et pas prendre la technologie en elle-même puisque les technologies en elles-même he moi ce que j'avais dit hier c'est que c'est dans du point de vue de la technique hein c'est les mêmes algorithmes qui servent aujourd'hui à à séquencer les génôes pour aller chercher des histoire de molécules et soigner le cancer que celle qu'on met en place pour aller chercher les terroristes dans les voilà donc les techniques sont fondamentalement ambivalentes elles prennent sens à travers les dispositifs dans lesquels on les a inséré et c'est dans les c'est les dispositifs qu'il faut observer étudier et critiquer et contrôler et contrôler merci j'espère que vous avez terminer cette séance un peu désenvoûtée puisque c'était le le propos de de Dominique Cardon et et merci je alors moi je ne sais pas à qui je passe la parole pour et en tout cas à l'année prochaine Terri cétait trop long non non c TR non franchement je pense qu' j'ai vu quelques personnes un peu larer par quelques expressions il il y a une la dame quand tu as dit qutifight self je crois qu'elle a été per tu tuas perdu c'est pas grave et sur j'avais la gorge j'ai essayé de faire une blague sur la manière dont TER précédente passer la parole à quelqu'un d'imaginaire qui nétait pas là mais en tout cas l'idée du des envûement c'était c'était super surtout après la dernière C de ronde qui nous on on est Moné c'éit ouais
Rémi Cardon