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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 25 novembre 2025 22 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Baromètre Odoxa : Emmanuel Macron toujours aussi impopulaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Sur l'idée du service militaire volontaire qu'il pourrait annoncer jeudi, est-ce que ça c'est quelque chose auquel les Français pourraient adhérer ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la popularité d'Emmanuel Macron peut remonter malgré son recentrage sur l'international ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la fracture entre Macron et les Français après la dissolution ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecornu peut-il incarner une alternative crédible à Macron ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quels enseignements tirer des intentions de vote pour 2027 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Emmanuel MacronFait
    « il faut vraiment en tout cas tout de suite supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu'on va envoyer nos jeunes en Ukraine. C'est pas du tout le sens de de cette affaire. »
  • 3:00Erwan directeur conseil à l'Institut de sondage au doxaChiffre
    « 9 français sur 10 sont favorables au rétablissement du service militaire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

qu'il faut vraiment en tout cas tout de suite supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu'on va envoyer nos jeunes en Ukraine. C'est pas du tout le sens de de cette affaire. Il est très clair que nous devons renforcer le pact armé nation et c'est dans ce contexte là qu'on prend plusieurs initiatives dont celle de la transformation du service national universel vers une nouvelle forme et j'aurai l'occasion de l'évoquer dans les jours à voilà et on va en parler évidemment avec vous Nathalie Erwine Nathalie Moret journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Hebbra Erwan directeur conseil à l'Institut de sondage au doxa on entend Emmanuel Macron qui s'exprime ce matin sur cette question de la guerre en Ukraine sur la position des Européens et on l'entend, il veut rassurer les Français, les jeunes Français sur des propos qui auraient peut-être été mal compris.

Il endosse à nouveau son costume de de chef à l'international. Nathalie, il ne fait que ça depuis au moins 2022. Moi, je trouve qu'il s'est beaucoup recentré. il a beaucoup insisté euh sur tout ce qui était euh euh tout ce qui dérivait du conflit entre l'Ukraine et la Russie depuis 2 ans.

D'ailleurs, c'était un conflit qui avait un petit peu congelé la dernière campagne présidentielle et en un mot, il dit ça. Il dit euh "Oui, on nenverra pas nos nos jeunes sur le conflit en Ukraine. En revanche, on est dans une guerre hybride, il faut le comprendre et ça implique un certain nombre de choix que je seraiis amené à faire." Donc c'est ça qu' dit en fait, je trouve qu'il dit rien de nouveau parce qu'il dit ça depuis très très longtemps.

Mais on est collectivement, je pense dans un changement de paragdigme. C'est-à-dire qu'on a tellement vécu depuis des dizaines d'années dans l'idée que effectivement on était dans un monde de paix que collectivement et quand je dis collectivement c'est au niveau européen, on a du mal à entendre et à concevoir qu'effectivement il y a une menace qu'elle s'appelle la Russie et qu'elle est à nos portes. Ouais. sur l'idée du service militaire volontaire qu'il pourrait qu'il devrait annoncer jeudi.

Erwan. Est-ce que ça c'est quelque chose auquel les Français pourraient adhérer ? Oui, tout à fait.

C'est vrai que on le voit régulièrement dans les enquêtes d'opinion. Il y a une certaine nostalgie des des Français quand on parle du service militaire. Puis c'est aussi on est dans un contexte où non seulement les Français sont inquiets de la situation en Ukraine, ils ont la le sentiment que ça peut avoir des répercussions sur leur quotidien.

Ils sont attachés à leur armée. Les Français, ils ont une très bonne image de des forces armées françaises. Et puis l'armée, c'est aussi ce qui diffuse certaines valeurs patriotiques d'ordre, de respect des institutions.

Donc ça plaît tout à fait au français. 9 français sur 10 sont favorables au rétablissement du service militaire. Après, il y en a qu'un sur de qui est favorable à ce qu'il soit obligatoire.

Donc, il y a il y a quand même des modalités logistiques qui expliqueront le niveau de soutien. Mais sur le principe, les Français sont très favorables à ce que le service militaire soit rétabli. On va parler he du baromètre doxa pour public Sénat et la presse régionale.

Puisqu'on parle d'Emmanuel Macron, on va commencer par la côte de popularité d'Emmanuel Macron. 78 % d'impopularité, il n'arrivent pas à à remonter dans les dans les opinions. Awan, non, c'est c'est ce qu'on ce qu'on voit, c'est que le lien semble définitivement rompu avec les Français.

Il y a un niveau très haut, très très bas de soutien dans l'opinion. Le rejet est très fort chez les cadres, chez les 65 ans et plus qui étaient euh quand même les euh les segments les plus forts de son socle électoral jusque il y a peu. Et il fait figure avec Jean-Luc Mélenchon, il fait partie des deux personnalités qui ont plus de 50 % de taux de rejet.

C'est-à-dire que il fait partie des deux personnalités les plus rejetées du paysage politique national. Tout se passe comme si les Français avaient inconsciemment ou pas tourné la page Emmanuel Macron attendre peu de choses de ce président dont la code de popularité ne bénéfic ne bénéficie pas d'une respiration alors même qu'il a pris du recul par rapport à la scène nationale. Comment on l'explique Nathalie ? vrai qu'on était dans une période où là il est il s'exprime beaucoup sur l'international, il est dans une séquence très internationale.

Il y a eu aussi les commémorations des 10 ans du 13 novembre dont on aurait pu dire que ça redonne forcément une un élan à Emmanuel Macron. Il ne profite de rien de tout ça. Euh moi je pense qu'il y a deux choses.

La première c'est qu'il est là depuis 8 ans et qu'il y a une usure du pouvoir euh que vous mesurez mais qui est réelle. Euh je pense qu'effectivement Emmanuel Macron souffre de cette usure de pouvoir comme souffrirait n'importe quel chef de l'État à sa place. Mais ce qui a grave son cas, euh si je peux me permettre de parler ainsi, c'est sans doute la dissolution euh incomprise et qui demeure incomprise largement euh de 2024.

Et ça, je pense que c'est une fracture euh vous en parlez souvent Erwan, mais une fracture avec l'opinion qui je pense aura du mal à se à se reconnecter. Et d'ailleurs ce matin sur RTL, il en a parlé euh puisque le journaliste lui disait "Mais les gens ne enfin c'est aussi un petit peu de votre faute ce qui se passe" et euh et il dit "Ben non, moi j'ai voulu redonner du sens et les Français ont voté comme ils l'ont voulu." Mais n'empêche que effectivement ce la personne qui a dissou et qui a fait en sorte qu'on se retrouve avec une assemblée légitime certes mais fracturé, c'est lui.

Et ça je pense que dans l'inconscient collectif, c'est quelque chose qui demeure et qui explique en partie sa code de popularité très basse. C'est ça ? C'est un rejet de sa politique, de ses choix dont celui de la dissolution pointait très bien Nathalie où il y a aussi un rejet de sa personne.

Il y a eu un cocktail un peu dévastateur pour sa sa popularité. Tout commence avec la réforme des retraites ou sur le fond, on a le sentiment qu'il est maltraitant socialement sur la forme. On a l'impression qu'il fait un passage en force démocratique avec le 493.

Puis cette dissolution qui devait être une opération de clarification qui a créé uniquement de la confusion dans l'esprit des Français. Tant est si bien qu'il n'est plus du tout crédité dans l'esprit des Français comme étant le président qui va relever les défis qui se posent pour la France. À ça c'est ajouté le la perspective d'une dette record pour les comptes publics.

Donc tout ça mis ensemble fait que les Français ne croient plus en la compétence d'Emmanuel Macron et sont très critiques à son égard. Et d'ailleurs, quand on leur demande qui est le principal responsable de la crise politique actuelle, alors évidemment les oppositions ne sont pas épargnées. He leur attitude n'est pas saluée.

Mais c'est Emmanuel Macron qui sort très largement en tête dans l'opinion des Français. On va parler d'un mot de de Sébastien Lecnul, premier ministre qui alors lui en revanche voit sa popularité monter en flèche. Il prend 6 points, il est à 36 %.

Les Français prouvent quoi ? La méthode, le style, l'homme ? Alors 36 % des Français jugent effectivement que Sébastien Lecornu est un bon premier ministre.

Alors ça le place plutôt au-dessus des premiers ministres précédents comme Ellisabeth Borne ou comme François Bairou. Ça le place plutôt en dessous ce qu'on mesurait pour Jean Castex ou pour Gabriel Atal. On peut parler plutôt de stabilisation à un niveau intermédiaire parce qu'en fait en réalité sa code de popularité ne bouge pas chez les sympathisants renaissance et chez les sympathisants LR.

Chez les autres en fait il y a un peu plus de bienveillance parce que quand on faisait la mesure le mois dernier, on sortait du mois de la démission renomination de discours de politique générale à l'Assemblée de l'annonce de la suspension de retraite de plein de séquences qui avaient créé beaucoup de clivage partisan. Aujourd'hui, il y a un peu plus de bienveillance de la part des oppositions. Et puis c'est vrai que de toute façon, Sébastien Lecornu, autant les Français que les oppositions le disent, sur le plan de la méthode, il y a assez peu de choses à lui reprocher.

En plus, le refus de passer par le 493, la volonté de faire des concessions, de discuter collectivement, tout ça, ça lui est reconnu comme étant des des qualités. En revanche, sur la ligne politique, il est un peu moins soutenu. Donc tout ça ne se transformera pas en capital politique, mais il y a beaucoup plus de bienveillance à l'égard de Sébastien Lecorn qu'à l'égard d'Emmanuel Macron.

Évidemment, est-ce que ça peut paraître un peu paradoxal Nathalie au moment où il a des difficultés à faire passer les budgets ? Je pense que les Français décryptent parfaitement les personnages politiques qui sont devant nous. Ils savent que Sébastien Cornu est un très proche du président, vous l'avez dit.

Donc bon, c'est la ligne du président et et là-dessus ça va pas arranger sa popularité. En revanche, je trouve que la façon dont il travaille et dont il forge son image depuis 2 mois et demi qu'il est à Matignon, elle est très habile. D'abord, il a eu une parole extrêmement rare.

Il a pas fait un 20h dès qu'il est arrivé à Matignon. Il a commencé à parler à la presse quotidienne régionale, donc à la presse qui se lie dans l'bistro et qui est la presse du lien social. Et ensuite, il a fait deux apparitions assez marquantes en allocution devant le péron de l'Ély de de Matillon, pardon.

La première pour démissionner au bout de 13h et la seconde hier euh matin de façon aussi complètement impromptue pour dire euh bon ben voilà, on n'y est pas, je mets les responsab enfin je mets les les oppositions et la majorité d'ailleurs devant leur responsabilité. Moi je veux bien faire les choses mais à eux de faire le boulot. Je résume schématiquement.

Donc on voit que il prend l'opinion à témoin à chaque fois. Euh alors ça effectivement je pense que c'est quelque chose à mettre à son crédit puisque il parle non seulement aux oppositions euh dans le le secret des couloirs de l'Assemblée et au Sénat, mais il a une parole qui est franche vis-à-vis euh vis-à-vis les Français et ça ça peut effectivement euh être mis à son à son crédit. Allez, on va en venir au cœur de ce baromètre, les intentions de vote pour la présidentielle de 2027.

Avant de découvrir le résultat Eran pour qu'on comprenne bien un mot sur la méthode et sur le choix des candidats. Oui, tout à fait. Alors, on a posé différentes questions pour identifier quels étaient les candidats qu'on pouvait tester dans les dans les intentions de vote.

Et pour chacun des camps, on a demandé parmi une liste de présidentiables ou de candidats putatifs s'il représentaient le meilleur candidat pour leur camp. Ce qu'on voit, c'est qu'à gauche pour le segment socialiste, Raphaël Gluxman apparaît bien plus légitime et aux yeux des Français et aux yeux des sympathisant socialistes qu'Olivier Fort ou François Hollande au centre, Édouard Philippe est juste devant Gabriel Atal mais tous les deux sont plutôt crédités comme étant de potentiel bons candidats pour leur camp par les sympathisants Renaissance et par les Français. un cran devant Gérald Armanin à droite très nettement et c'est le président des des Républicains.

Bruno Retaillot apparaît bien plus légitime pour représenter son camp que Xavier Bertrand que Laurent Voquet que Dominique de Villepin. Et enfin à l'extrême droite, on a demandé mais tout en sachant que Marine Le Pen serait vraisemblablement empêchée pour des raisons judiciaires, quel serait le meilleur candidat pour représenter l'extrême droite ? 44 % des Français nous disent Jordan Bardella.

Ils sont que 37 à nous dire Marine Le Pen et 97 % des sympathisants RN, c'est l'unanimité devant Marine Le Pen. 90 % donc elle reste tout à fait légitime tout de même. Mais voilà, ça nous a donné un peu quel devait être le casting.

Donc on a testé alternativement Édouard Philippe et Gabriel Atal dans deux offres de premier tour pour ses intentions de vote. Et puisqu'on va parler des intentions de vote de second tour, ensuite en en France dans les sondages, on ne teste dans des deuxè tours que des candidats qui ont des chances d'accéder au second tour. C'estàd qu'un Éric Zemour, par exemple dont le score aujourd'hui d'intention de vote est autour de 3 % ne peut pas être testé dans une intention de vote parce que sa présence au second tour est purement fictionnelle. ceux qui sont testés au second tour les candidats qui compte tenu des marges d'erreur statistique sont en possibilité d'accéder au second tour.

Donc on a testé des seconds tours face à Jordan Bardella pour Édouard Philippe, pour Gabriel Atal, pour Jean-Luc Mélenchon et pour Raphaël Gluxman. Voilà, c'est très clair. C'était quand même important de de repréciser la la méthode pour qu'on comprenne bien.

On va donc découvrir les résultats d'abord du premier tour, quel que soit la configuration, Jordan Bardella est largement tête avec plus du double face à la personne qui arrive en seconde position. Oui, il y a il y a vraiment un rapport de 1 à 2 entre le score potentiel d'Edouard Philippe et celui de de Jordan Bardella. C'est la première information.

Et l'information principale de tout ça, on l'avait déjà constaté en avril, on l'avait déjà constaté aux élections européennes. Mais c'est un mouvement qui se prolonge. C'est la dynamique inversée entre le Rassemblement national et la majorité présidentielle. 35 % d'intention de vote pour Jordan Bardella, c'est 12 points de plus que le score de Marine Le Pen au premier tour en 2022. 17 % d'intention de vote pour Édard Philippe, c'est 11 points de moins que le score d'Emmanuel Macron en 2022.

Donc il y a vraiment deux mécaniques inversées qui se prolongent dans le temps et qui sont de plus en plus fortes. Eddard Philippe perd trois points par rapport au premier tour en avril que nous mesurions en avril pour 2027 et Jordan Bardella en gagne tris. Donc l'écart continue de de se creuser et on voit que avec Raphaël Gluksman à 13,5 %, Jean-Luc Mélenchon 11 %, Édouard Philippe est en situation d'accéder au second tour mais non plus un qualifié certain alors que Jordan Bardella fait en effet la course en tête.

Ouais. Euh euh Nathalie hein, c'est sur ce sondage en tout cas, il y a pas photo entre Jordan Bardella euh et euh et ses concurrent, il y a on est dans un véritable effet rassemblement national. 35 % 35 % c'est-à-dire plus d'un électeur sur 3, c'est absolument considérable.

Je suis allée rechercher le score que j'avais oublié. Je savais que c'était plus de 30 % mais Nicolas Sarkozi qui avait fait un score massif en 2007, c'était 31 %. Donc on voit bien qu'on est dans un score hors norme qui je ne sais pas s'il se confirmera mais qui à mon avis aujourd'hui le signe effectivement de je ne sais pas si c'est un envie une envie de rassemblement national à mon avis en tout cas c'est le signe d'un rejet massif de l'ensemble de la classe politique parce que Jordan Bardella aujourd'hui il n'est pas au pouvoir il n'a jamais été ministre il n'a jamais été élu sur un sur son nom propre mais sur des scrutins de et il est élu à Bruxelles qui est quelque chose qui est un petit peu loin de de l'opinion française.

Donc il incarne à tort ou à raison un renouvellement de la classe politique. Un renouvellement parce qu'effectivement il a pas les mains dans le cambouille là tout de suite dans dans je veux dire le marasme national qui est celui du budget. Il est dans une position par rapport à ça qui est justement celle de l'opposant ce qui est toujours un petit peu plus simple et puis il a le renouvellement générationnel.

Il a une façon de faire de la politique qui est radicalement différente de celle d'Edouard Philippe par exemple qui est à 17 % et qui est le le second. Donc je pense que ça signe euh l'immense agacement des Français vis-à-vis de de la politique qu'on peut dont on est témoin tous les jours euh chacun ici. Et euh il faut voir, on est à 15 mois, il faut voir si effectivement euh cet immense euh j'allais dire rejet de la politique et cet immense engouement vis-à-vis de Jordan Bardella résiste à une campagne électorale.

L'autre enseignement c'est le second tour. Là aussi, on va découvrir les résultats et quel que soit l'adversaire de Jordan Bardella, Jordan Bardella remporterait la présidentielle. C'est ça.

Il aurait 53 % des voix face à Édouard Philippe, 58 % face à Raphaël Glann et même 74 % face à Jean-Luc Mélenchon. C'est ça montre que les duels ne sont plus du tout à l'avantage des forces opposées au Rassemblement national. Autrement dit, il brise la malédiction du plafond de verre du second tour parce que les votes de barrage sont de moins en moins présent.

Dans un deuxième tour entre Jordan Bardella et Édouard Philippe, ce qu'on observe c'est que il y aurait une grosse abstention de la gauche donc qui bénéficie à Jordan Bardella. Dans un deuxième tour entre Raphaël Gluxman et Jordan Bardella et ben une partie majoritaire des électeurs de Bruno Retaillot au premier tour choisirait Jordan Bardella. une partie non négligeable de la gauche s'abstiendrait.

Donc tous ces tous ces reports de voix qui sont beaucoup moins favorables parce que les opinions politiques sont parfaitement fragmenté et ben ça fait le jeu du Rassemblement national qui lui finalement en restant stable avec une base consolidée réussit à être plus fort que ces forces politiques qui n'arrivent plus à s'allier et pour lesquelles on n' pas forcément envie de faire un vote de barrage quand on n'est pas un sympathisant direct. Donc c'est vrai que la question des réserves de voix se posait pour le Rassemblement national mais aujourd'hui dans notre intention de vote de premier tour Bardella plus du pont aignant plus Zmour ça fait déjà 40,5 % des voix. Il suffit de récupérer un peu des voix de Bruno Retaillot avec en plus une abstention un peu plus forte dans un deuxième tour où on n pas forcément son candidat qui fait qu'avec 45 % des voix mais au prata parce qu'il y a moins de gens qui ont voté ça peut faire plus que 50.

Bah, c'est un contexte qui bénéficie au Rassemblement national parce que de moins en moins un électeur de gauche va vouloir soutenir la majorité présidentielle et vice-versa. Je suis très réservé moi sur les sondages de second tour 15 mois avant hein parce que on n'est pas dans une dynamique de campagne, on n' pas de proposition arbitrée. Donc moi, je je suis très réservé et ce que cela dit en même temps, ça dit que effectivement il y a une espèce de de comment dire de d'élan vis-à-vis de Jordan Bardella. celui qui a été en tête généralement 15 mois avant n'a jamais été président 15 mois après.

Faut faut le rappeler. Et ensuite la le deuxième peut-être enseignement, c'est que Édouard Philippe qui apparaissait comme un candidat naturel et dont on l'avait dit ici sur ce plateau même, il n'y a ne serait-ce que avant l'été, aujourd'hui ne l'est plus et à mon avis c'est ça qui est et il est sur une pente glissante même. Euh je ne sais pas s'il est sur une pente glissante, il est sur des intentions de votes qui perdent de la population.

Il il est sur sur une pente qui est pour l'instant un peu douce qui l'avait euh qui l'avait anticipé hein. Euh il se considérait lui-même comme trop dans les sondages. Euh donc il disait bon fatalement à un moment ça va baisser.

Je pense que dans son entourage on est plutôt assez heureux que ça baisse maintenant plutôt que dans 6 mois. Moi je pense que c'est ça l'enseignement de ce second tour plus que la code de de popularité de Jordan Bardella qui est confirmé ici dans ce dans ce vote de second tour hypothétique, c'est le fait qu'effectivement Édouard Philippe et je pense que c'est un problème pour lui n'apparaît pas comme le candidat évident du bloc central. Oui lui dans le sondage il est même pas voà c'est 11 % des intentions de vote ce qu'il le place en retrait par rapport au seuil de qualification pour le second tour c'est 6 points derrière Édouard Philippe.

Mais Édouard Philippe c'est c'est ce que dit Nathalie Morayet aujourd'hui il n'a les voix que de 53 % des personnes qui ont voté pour Emmanuel Macron en 2022. Ça veut dire qu'il y a la moitié du socle électoral de 2022 de la majorité présidentielle qui s'est évaporé. Il y en a une partie qui irait vers Bruno Retaillot, il y en a 20 % qui vont sur la candidature de Raphaël Gluxman.

Donc il il y a quand même énormément d'électeurs à ramener dans la dans la maison du socle commun. C'est un enjeu pour Édouard Philippe et puis il y a un enjeu de deuxème tour de pouvoir rassembler plus largement parce que au premier tour on voit bien que Jordan Bardella performe mais dans ce sondage on voit bien qu'il performe aussi au deuxième tour qui est plutôt une opération de rassemblement républicain derrière une candidature là où l'ERN du fait du nom de Le Pen de que le parti représente une menace pour la démocratie n'arrivait pas à réussir ce paris du rassemblement au second tour là ça semble être le cas mais en effet ce que disait Nathalie il on ne sait pas quel sera le contexte d'entre de tour, les appels au vote de barrage et dans quel sens ils seront suivi. Mais est-ce que quand même Jordan Bardella, il semble aussi bénéficier de division ?

Alors aussi bien dans le bloc central où à l'heure où on se parle, ça semble difficile d'avoir une candidature commune entre Bruno Rotaillot et Philippe Gabriel Atal et à gauche où ça semble difficile voir impossible d'avoir une candidature commune Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Luxman Olivier Fort. En fait il y a on a deux enfin qu'est-ce qu'on sait sur 2017 ? On sait deux choses, enfin 2027 pardon, on sait que il y aura une candidature assemblement national sans doute Jordan Bardella et je trouve que cette candidature s'impose de plus en plus par rapport à à Marine Le Pen et ensuite on sait que Jean-Luc Mélenchon sera candidat et qu'il n'y aura pas de de d'alliance avec le Parti socialiste.

Ça, ce sont deux candidatures dont on sait qu'elles seront là. Donc effectivement, c'est normal que ces deux candidatures là soient fortes dans dans les sondages puisqueeffectivement elles sont certaines et qu'on les connaît et on sait aussi ce que proposent ces deux parties. Pour le reste, vous n'avez aucun candidat qui est certain.

Effectivement, vous avez des candidatures déclarées ou pas, mais est-ce que infé elles seront sur la ligne de départ ? on nen sait rien et vous ne savez surtout pas ce qu'ils vont proposer. Donc entre le Rassemblement national et LFI, vous avez quand même un un un gap qui n'est ni incarné par les idées ni incarné par des gens.

Donc effectivement, c'est compliqué. Et on suivra évidemment tout ça et les enseignements de ce baromètre qui vont être nombreux. Merci beaucoup Erwan Lestron.

Merci beaucoup Nathalie Mour. On va terminer par l'histoire du jour. C'est une histoire insolite, c'est dans les régions du groupe Hebbra.

C'est l'histoire de Bernard Sisso et de son tracteur flashé au pied du Lou, sauf qu'il est retraité du Jura Saint-Jean d'reux et que son tracteur n'a jamais quitté son canton. On parle d'un tracteur de 1987 limité à 20 km/h. C'est un peu compliqué du coup de faire les 400 km qu'il séparent de Paris.

Et Bernard Tissu, il a quand même reçu une amende de 135 €. Il a porté plainte pour usurpation de plaque d'immatriculation mais de facto il a dû refaire sa carte grise et sa plaque d'immatriculation. C'est une mes aventures qui lui a quand même coûté quelques euros.

Voilà, merci beaucoup. C'est-à-dire dans les journaux du groupe, merci Nathalie. Merci Erwan d'avoir été avec nous.

Merci à tous de nous avoir suivi. À 17h, vous suivrez en direct l'examen au Sénat de la suspension de la réforme des retraites. On se retrouve demain pour en parler.

Très bonne journée.