Brigitte Macron : le joker du Président - Les questions SMS #cdanslair 17.08.2017
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse partielle
Quel est le caractère de Brigitte Macron ?
- 0:26OuverteRéponse partielle
Brigitte Macron peut-elle en privé influencer les décisions politiques de son mari sans que les Français le sachent ?
- 2:25OuverteRéponse directe
Brigitte Macron rappelle qu'elle n'a pas de légitimité politique, mais les autres conseillers du président n'en ont-ils pas encore moins ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce qu'elle aurait des conseillers ?
- 4:14FerméeRéponse partielle
Sait-on si les femmes ont majoritairement voté pour Emmanuel Macron ?
- 4:35OuverteRéponse directe
Il n'y a pas de statut pour la femme du Premier ministre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00InvitéFait
« On sait par exemple, par des mots de revenir à un passé assez lointain, mais Yvonne de Gaulle, Tante Yvonne, la femme très effacée du général de Gaulle, a influencé le général de Gaulle à propos d'une loi qui lui était pour lui, pour lequel il était assez négative, qui était la pilule, la fameuse loi Novirte qui a imposé la pilule contraceptive. »
- 1:36InvitéFait
« Et l'une des mesures un peu qui va arriver à la rentrée dans certaines zones prioritaires, c'est le dédoublement des classes de CP. Ça ne m'étonnerait pas qu'elle ait joué un rôle dans ces mesures-là. »
- 3:43InvitéFait
« Pour le courrier, pour organiser ses déplacements. »
- 4:00InvitéChiffre
« Parce que vous faites, elles reçoivent beaucoup, beaucoup, beaucoup de courriers, des centaines et des centaines de dollars. »
- 5:15InvitéFait
« Un couple, parce qu'il a été mis en scène pendant toute la campagne, parce que l'histoire de la transgression, une femme de plus de 24 ans, son aînée, etc., faisait aussi partie, on va dire, du storytelling sur « je saurais réformer, je n'aurais pas peur des conservatistes ». »
- 5:52InvitéFait
« Et il y a déjà eu des présidents de la République célibataires à l'Élysée, alors c'était sous la Troisième République, Gaston Doumergue, qui a été aussi le seul président de la République protestant et qui a finalement épousé son amante ou sa maîtresse une semaine avant de quitter l'Élysée, mais il a été un président célibataire et un président très très populaire. »
- 7:10InvitéFait
« Elle va s'occuper de tout ce qui touche au handicap, beaucoup. Elle est pour l'inclusion des handicapés dans les classes, à l'école, et c'est une chose qu'elle a vécue en tant qu'enseignante. »
- 7:28InvitéFait
« Le sujet de l'autisme l'intéresse parce qu'une de ses anciennes élèves l'a alertée sur la situation non seulement des autistes mais de leur famille et de la grande détresse qui existait souvent en France, qui est très très mal notée, vous savez, dans tous les classements internationaux. »
- 8:25InvitéFait
« Elle a une phrase assez forte où elle dit que quand vous manquez, quand vous ratez une heure de cours, c'est plus qu'une heure que vous perdez, c'est vraiment l'occasion de transmettre un savoir et une envie d'apprendre. »
- 8:55InvitéFait
« Pas de faute jusqu'ici ? Pas de faute, elle, le jour de l'investiture, elle n'est pas comme Valérie Tréhvelère, derrière le Président à saluer toutes les autorités du pays, elle est arrivée comme une invitée, elle est restée plus discrète. »
- 9:16InvitéFait
« la polémique ne se serait pas enclenchée, on ne serait pas là au mois d'août à l'Élysée à essayer de déminer une polémique finalement assez inutile, parce qu'il s'agissait simplement d'encadrer, de rendre plus transparent, c'est la grande mode. »
- 10:03InvitéFait
« Oui, oui, c'est une féministe, je pense que c'est une féministe à l'ancienne, et très soucieuse du statut des femmes d'aujourd'hui. »
Temps de parole
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– Tiens, on va parler de Jupiter, puisque c'est le président jupitérien, Emmanuel Macron. Junon, c'était la femme de Jupiter. Junon était colérique et manipulatrice, nous dit ce téléspectateur qui nous envoie cette question. Quel est le caractère de Brigitte Macron ?
– Elle est très très spontanée et je pense que d'ailleurs ça peut lui jouer des tours, parce que je pense que c'est quelqu'un qui dit toujours ce qu'elle pense.
– Brigitte Macron peut-elle en privé influencer les décisions politiques de son mari sans que les Français le sachent ?
– Mais je pense que toutes les femmes de président ont d'une manière ou d'une autre influencé les décisions politiques de leur mari. On sait par exemple, par des mots de revenir à un passé assez lointain, mais Yvonne de Gaulle, Tante Yvonne, la femme très effacée du général de Gaulle, a influencé le général de Gaulle à propos d'une loi qui lui était pour lui, pour lequel il était assez négative, qui était la pilule, la fameuse loi Novirte qui a imposé la pilule contraceptive. Le général de Gaulle était contre et elle, bien que chrétienne, catholique, etc., y était favorable et on sait qu'elle a joué un rôle pour influer sur le général de Gaulle.
Donc vous voyez, on pourrait citer 10 000 exemples où je pense qu'on se souvient de l'opinion divergente de Bernadette Chirac sur Nicolas Sarkozy. On voit qu'il y a toujours une influence politique, des débats, etc. – Et elle pourrait notamment avoir une influence sur les sujets éducatifs parce que prof, ancienne prof, etc., ça l'intéresse beaucoup. Et l'une des mesures un peu qui va arriver à la rentrée dans certaines zones prioritaires, c'est le dédoublement des classes de CP. Ça ne m'étonnerait pas qu'elle ait joué un rôle dans ces mesures-là.
– Mais en même temps, c'est toujours une question bizarre parce que si on la pose à l'envers, est-ce que le mari de Simone Veil avait une influence politique sur sa femme ? – Très bien, oui. – Oui. – Tout à fait. Ce n'est pas une question de genre, ni d'homme, ni de femme. – Oui, bien sûr. – C'est la personne avec laquelle vous vivez.
– Est-ce que le conjoint, en effet, qui partage la vie de… Il y a beaucoup de femmes politiques, heureusement, en France, a une influence.
– L'évolution du statut de la femme, et pas de la first lady, a tellement évolué en 50 ans qu'il me semble qu'aujourd'hui, dans la majorité des couples, avec les femmes qui travaillent, il y a une espèce d'égalité, d'altérité intellectuelle, heureusement.
– Brigitte Macron rappelle qu'elle n'a pas de légitimité politique, mais les autres conseillers du président n'en ont-ils pas encore moins ? – Ce n'est pas faux ?
– Oui, ce n'est pas faux. – Ils n'ont pas été élus ? – Sauf qu'eux, ce sont, comme vous le dites, des conseillers. C'est-à-dire qu'ils ont un statut officiel de conseiller. Ils sont là pour avoir une expertise, faire des rapports, donner une impulsion. Elle, elle a un rôle qui est simplement, je dirais, familial. Elle est liée par un lien de nature privée, alors qu'eux le sont par un lien de nature publique ou républicaine, j'allais dire. Donc, elle n'a pas à avoir de rôle politique officiel, si ce n'est celui de la représentation. – Et puis, c'est ça, il y a une différence majeure entre elle, qui est de facto dans un rôle de représentation, et les conseillers qui sont embauchés, rémunérés.
C'est pourquoi, quand la France insoumise au Parlement a profité du débat sur l'interdiction des collaborateurs familiaux pour rentrer dans le débat de la première dame, ça n'avait rien à voir, puisque dans un cas, c'est un emploi public, et dans l'autre, de toute façon, il y a un rôle de représentation.
– À part que les conseillers de Brigitte Macron sont… Pourquoi est-ce qu'elle aurait des conseillers ? C'est une question à poser. C'est vrai qu'elle n'est pas rémunérée, mais elle a un budget.
– Pour le courrier, pour organiser ses déplacements.
– Et d'ailleurs, le courrier, pourquoi est-ce qu'il y aurait un service courrier ?
– Parce que vous faites, elles reçoivent beaucoup, beaucoup, beaucoup de courriers, des centaines et des centaines de dollars.
– Donc pourquoi y répondre ?
– Parce que justement, il y a dans notre système politique, et de par cette monarchie républicaine, il y a besoin d'une intermédiation entre le citoyen et celui qui est en haut de l'Olympe. Et elle joue aussi ce rôle. C'est-à-dire qu'on écrit beaucoup au président, mais on écrit aussi beaucoup à la femme de président.
– Sait-on si les femmes ont majoritairement voté pour Emmanuel Macron ? – Ça, ce n'est pas facile comme question.
– Je ne crois pas. – Je ne crois pas. On a fait un sujet à elle et je ne crois pas.
– Qui est la femme d'Edouard Philippe ? – Édith Schab. – En tout cas, il n'y a pas, évidemment, c'est l'objet de cette bonne question, il n'y a pas, non seulement d'intérêt médiatique pour l'instant, mais il n'y a pas de statut non plus, évidemment, pour la femme du Premier ministre.
– Vous avez l'impression que ça n'a pas toujours été le cas. Je me souviens de la femme de Laurent Fabius, quand Laurent Fabius arrive comme Premier ministre, Françoise Castro devient une figure médiatique, parce qu'ils l'ont aussi beaucoup médiatisée à l'époque. Mais c'est vrai que là, on ne sait pas grand-chose.
– Elle est très discrète également. – C'est aussi son choix, je dirais aussi. – Les Français ont-ils élu un président ou un couple présidentiel ? Ah, on a répondu à cette question, on peut y répondre à nouveau. Un couple ?
– Un couple, parce qu'il a été mis en scène pendant toute la campagne, parce que l'histoire de la transgression, une femme de plus de 24 ans, son aînée, etc., faisait aussi partie, on va dire, du storytelling sur « je saurais réformer, je n'aurais pas peur des conservatistes ». Donc, un couple, mais il n'y a qu'un seul président. – Je crois qu'on a élu de facto aussi un couple, mais il faut continuer à dire qu'on n'a élu qu'un seul président. – Bien sûr.
Un président célibataire serait-il handicapé par l'absence d'une première dame ? Une concubine serait-elle acceptée ? – Ah bah, ça a été le cas.
– Ça a été le cas. – Et il y a déjà eu des présidents de la République célibataires à l'Élysée, alors c'était sous la Troisième République, Gaston Doumergue, qui a été aussi le seul président de la République protestant et qui a finalement épousé son amante ou sa maîtresse une semaine avant de quitter l'Élysée, mais il a été un président célibataire et un président très très populaire. Bon, c'était la Troisième République, les institutions étaient différentes.
– Aujourd'hui, ça serait possible. Un candidat célibataire à la présidentielle ? – C'est arrivé, je pense, est-ce qu'il y a une Mme Mélenchon par exemple ? – Oui, il y a une Mme Mélenchon. – Oui, il y a une Mme Mélenchon, mais c'est vrai qu'on ne l'a pas vue.
On ne l'a pas vue, il ne l'a pas mise en scène. – Mais c'était un problème quand même un peu avec François Hollande et ce qui était rigolo, c'est de voir parfois Ségolène Royal assumer ce rôle et là on parle d'un couple romanesque, mais c'était d'une autre sorte de roman qui se jouait à l'Élysée avec pas tout à fait le même auteur, mais c'était aussi très romanesque.
– Tout le problème de la mise en scène, c'est qu'ensuite, si vous mettez en scène un couple harmonieux, etc., et que ce n'est pas le cas, au bout d'un moment ça revient, ça remonte, et c'est votre sincérité au final, personnelle, mais quelque part aussi on est lié à un homme politique parce qu'aussi on lui fait confiance, qui est entaché.
– De quelles œuvres Brigitte Macron va-t-elle s'occuper ? Est-ce qu'elle vous en a parlé ?
– Elle va s'occuper de tout ce qui touche au handicap, beaucoup. Elle est pour l'inclusion des handicapés dans les classes, à l'école, et c'est une chose qu'elle a vécue en tant qu'enseignante, donc un sujet qu'elle connaît, et elle va s'occuper d'éducation.
– Le sujet de l'autisme l'intéresse beaucoup ?
– Le sujet de l'autisme l'intéresse parce qu'une de ses anciennes élèves l'a alertée sur la situation non seulement des autistes mais de leur famille et de la grande détresse qui existait souvent en France, qui est très très mal notée, vous savez, dans tous les classements internationaux, et c'est vraiment des sujets qui lui tiennent à cœur et sur lesquels elle a visiblement envie de s'investir. Après, je n'en sais pas plus, je ne suis journaliste pas comique en de l'Elysée.
– Justement pour poursuivre ce sujet, quel combat la femme d'Emmanuel Macron a-t-elle mené dans l'éducation et pour quels résultats ?
– Mener dans l'éducation en tant que professeur, vous voulez dire ?
– Probablement, oui.
– Tout ce que je sais, tout ce que j'ai vu, alors là c'est les témoignages des élèves qu'elle a pu avoir à Amiens ou à Paris, à Saint-Louis-de-Gonzague, faisaient tous état d'une professeure très charismatique et formidable. Elle a une phrase assez forte où elle dit que quand vous manquez, quand vous ratez une heure de cours, c'est plus qu'une heure que vous perdez, c'est vraiment l'occasion de transmettre un savoir et une envie d'apprendre.
– Une question qui est plus une constatation, jusqu'à présent, Brigitte Macron a fait un sans-faute dans son rôle, vous êtes d'accord ?
– On peut dire que oui, je ne vois pas de faute majeure, autant Emmanuel Macron a pu faire quelques erreurs de communication, autant elle, Brigitte, dans son rôle, n'en a pas fait, j'ai l'impression en tout cas. – Pas de faute jusqu'ici ? – Pas de faute, elle, le jour de l'investiture, elle n'est pas comme Valérie Tréhvelère, derrière le Président à saluer toutes les autorités du pays, elle est arrivée comme une invitée, elle est restée plus discrète.
Une faute en revanche sur la gestion de son cas, puisque si Emmanuel Macron avait immédiatement rendu public un texte en cadran, ce qui est finalement assez simple, la polémique ne se serait pas enclenchée, on ne serait pas là au mois d'août à l'Élysée à essayer de déminer une polémique finalement assez inutile, parce qu'il s'agissait simplement d'encadrer, de rendre plus transparent, c'est la grande mode. – Mais elle n'est pas responsable de cette… – C'est pour ça que je dis, c'est pas elle, c'est la gestion par son mari de la promesse de création d'un statut.
– Yvonne de Gaulle avait-elle des conseillers à l'Élysée ?
– Non, je ne pense pas. Non, non, non, je ne pense pas qu'elle ait eu besoin de conseillers, elle écoutait les conseils de son mari, elle l'en donnait aussi d'ailleurs, mais c'était aussi une autre époque, il n'y avait pas de surmédiatisation, et puis il y avait une conception du rôle de la femme dans le couple qui n'était pas du tout celle d'aujourd'hui.
– Brigitte Macron s'investit-elle concrètement dans la cause féministe ? Elle est féministe, vous le dites, vous l'écrivez ?
– Oui, oui, c'est une féministe, je pense que c'est une féministe à l'ancienne, et très soucieuse du statut des femmes d'aujourd'hui.
– Ne devenons-nous pas trop people en politique ?
– Ah, c'est là encore, le type de régime que nous avons, ajouté à l'hypermédiatisation, fait qu'on a quelque chose qui est en permanence à la frontière du people, il ne faut pas se le cacher.
– Cette interview est donc à retrouver dans le magazine Elle, qui sera demain. – Demain. – Merci beaucoup à tous les quatre, merci d'avoir participé à cette émission, merci aussi à l'équipe qui a préparé ce C dans l'air. Ce soir, la redif est à 22h35, excellente soirée sur France 5. – Sous-titrage Société Radio-Canada,
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