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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 21 juin 2026 20 min

Canicule, retours de migrants déboutés du droit d'asile... Matthieu Valet dans le 8h30 franceinfo

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Locuteur

France Info.

0:02
Présentateur

Bonjour Mathieu Vallée. Bonjour M. Fontaine, bonjour M. Quatt. Eurodéputé RN, porte-parole du parti. On va justement parler d'Europe. Dans quelques minutes, Jordan Bardella était en déplacement en Pologne cette semaine pour parler immigration. Avant cela, évidemment impossible d'y échapper. La canicule touche quasiment toute la France avec 35 départements en vigilance rouge ce matin. Près de 26 millions de personnes sont concernées par cette vigilance. C'est la fête de la musique aujourd'hui. Et le gouvernement a décidé d'interdire l'alcool sur la voie publique dans ces départements en vigilance rouge. Est-ce que c'est indispensable ?

0:41
Matthieu Valet

Oui, c'est une bonne mesure. On sait que l'alcool, ça déshydrate. On sait que l'alcool, ça peut provoquer aussi, in fine, des coups de chaud. Moi, j'aimerais bien aussi qu'il y ait, avec les collectivités locales, les mairies singulièrement, des points d'accès d'eau, des points d'accès de rafraîchissement, des distributions de packs d'eau. Je pense dans les transports en commun où les températures sont assez élevées. Et où, par exemple, pour Paris, puisqu'on est à Paris, la RATP en Ile-de-France ou même en province, on puisse avoir accès à des points d'eau, ce qui n'est pas le cas. Sur les quais de certaines stations RER, vous avez jusqu'à 50 degrés.

Donc, on voit que même dans les rames qui ne sont pas climatisées, c'est 40 degrés. Donc, la nouvelle rame arrive par Ile-de-France Mobilité. Et je pense que, oui, il ne faut pas être dans la uniquement surréaction liée à la canicule, mais qu'il faut anticiper, comme beaucoup de sujets en France.

1:19
Présentateur

Alors, justement, on va parler anticipation dans quelques secondes. Mais c'est vrai que, sur cette mesure, les restaurateurs, les patrons de bars ont un peu de mal à comprendre le positionnement du gouvernement. Écoutez ce qu'en pense David Zedouna, le vice-président de l'UMI en Ile-de-France. L'UMI, c'est l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie.

1:33
Invité

Si on s'était concerné avec les pouvoirs publics et les représentations syndicales, peut-être qu'on aurait trouvé un motus vivendi. Et peut-être que les étrangers n'auraient pas pris leur billet de train il y a quelques jours pour venir à Paris. On avait pris une décision il y a une semaine. Aujourd'hui, on décide d'interdire la consommation dans les rues. Ça va être assez compliqué à gérer pour les forces de police et assez compliqué également pour nous à gérer. David Zedouna, il dit que ça va être compliqué à gérer pour les forces de police. Vous avez été policier, Mathieu Vallée. Comment on applique un tel arrêté sur le terrain ?

2:01
Matthieu Valet

Le but, c'est de donner un cadre légal. C'est une contravention. On ne va pas mettre en garde à vue, évidemment, des gens qui ne respectent pas l'arrêté de consommation d'alcool sur la voie publique. Ça donne un cadre légal aux forces de l'ordre. Maintenant, il va y avoir beaucoup de monde. Je ne sais pas si vous avez vu les images de ce week-end. Moi, j'étais hier sur les quais de scènes à Paris, à Tramuros. Évidemment qu'il y a beaucoup de gens. Donc, le but, ce n'est pas de faire de la fête de la musique une fête gâchée. C'est de faire une fête de la musique où il n'y a pas de drame, de drame humain. Et finalement, lié à la canicule, lié à la surconsommation d'alcool, parfois les deux.

Et donc, j'entends évidemment les représentants de l'industrie hôtelière et de restauration. Mais la réalité, c'est que la consommation est possible dans les bars, dans les restaurants. Et que je trouve que c'est plutôt sain que dans des établissements prévus à cet effet, qui reçoivent du public, qui sont prévus pour ça, la consommation d'alcool soit possible. Mais dans les rues, vous savez, la suralcoolisation, moi je l'ai vu en tant que policier, ça entraîne aussi souvent des bagarres, des rixes, des comportements qui ne sont pas admissibles. Et donc, avec la canicule, je trouve que pour des questions sécuritaires et sanitaires, c'est bien qu'on ait une mesure qui protège les gens.

Mais ils disent aussi que ces restaurateurs ne comprennent pas bien. Les policiers, vous savez qu'ils n'ont pas forcément accès à des points d'eau non plus. Il n'y a pas de distribution d'eau pour les 5000 policiers quasiment et gendarmes qui s'engagent à Paris, y compris aussi ceux qui vont ouvrir ce soir en province. Et donc, la réalité, c'est que les policiers et les gendarmes, ce ne sont pas des gens qui sont là pour gâcher la fête. Ils sont là justement pour la protéger.

3:10
Présentateur

Mais justement, ces restaurateurs, ils disent qu'on ne comprend pas forcément très bien non plus. Il y a les terrasses où les clients vont pouvoir consommer. Nos clients ne peuvent pas toujours s'asseoir en terrasse. Ils vont être dans la rue. On ne peut pas faire la police. On ne peut pas être derrière tout le monde. Ce n'est pas forcément très cohérent.

3:22
Matthieu Valet

Non, mais d'accord. Mais en réalité, quand on a un établissement, moi, ma mère a tenu un bistrot pendant 10 ans. On gère la clientèle qui vient à l'intérieur et en terrasse. Après, le restaurateur ou le tenancier du débit de boisson n'est pas responsable de ce qui se passe de l'autre côté ou sur la rue ou sur la surface qui lui appartient pas. Donc, c'est aux forces de l'ordre d'être sous. Oui, bien sûr. Mais vous savez, ils le font beaucoup. D'ailleurs, je rappelle que ce soir, il y a un meeting, une fête de la musique de la France Insoumise de la République. Ça prend aussi beaucoup de force mobile de quadriller la place de la République. Vous évoquez mon expérience de policier.

Pourquoi le préfet de police l'a interdit ? D'abord parce qu'il y a des risques sécuritaires et ensuite parce que ça mobilise des forces de l'ordre qui, en plus, vont devoir protéger un parti qui les déteste et qui leur tape en permanence politique au-dessus.

4:01
Invité

Est-ce qu'au-delà de cette réunion, du côté de cet événement du côté de la place de la République, est-ce qu'au niveau national, il fallait annuler ces événements autour de la fête de la musique ?

4:10
Matthieu Valet

Moi, je pense que les canicules sont amenées à se succéder et malheureusement à devenir fréquentes puisqu'on en a eu il y a moins de trois semaines. Donc, on ne va pas s'interdire de vivre. Maintenant, oui, en fonction des chaleurs et des températures inégalées depuis la création, notamment de ce que j'ai vu, des alertes rouges de Météo France, il va falloir s'habituer et c'est au pouvoir public de proposer un plan dans la durée.

4:29
Invité

La ministre de la Culture, Catherine Pégard, elle appelle à une extrême vigilance. Elle dit aussi que la décision est laissée au niveau local, aux préfectures, aux municipalités. Certaines municipalités ont d'ailleurs décidé d'annuler leur événement. À Poitiers, à Brive-la-Gaillarde notamment, est-ce qu'il fallait une décision nationale ? Est-ce que pour vous, le gouvernement manque de courage ?

4:49
Matthieu Valet

Non, je pense que laisser la possibilité à chaque commune d'adapter les décisions en fonction d'arrêter, c'est bien. En fait, on est dans une france jacobine où tout se décide depuis Paris. Donc, qu'il y a un cas de général, tant mieux, notamment la consommation d'alcool qui est réglementée. Maintenant, sur les spécificités locales, c'est bien que les maires des villes puissent, puisqu'ils sont élus par leur conseil municipal, qu'ils sont in fine élus par leur conseil citoyen, on vient de passer à l'hémiscipal en mars 2026 de cette année, c'est bien que c'est les maires qui décident.

Mais vous savez, aujourd'hui, la problématique des maires, ce n'est pas la fête de la musique, c'est par exemple le saccage et l'ouverture sauvage des bouches d'incendie qui réduisent le débit d'eau, qui empêchent parfois les pompiers de pouvoir sauver des gens parce que ça peut réduire la possibilité d'utiliser ces bouches d'incendie.

Et moi, je suis pour le principe, comme ça a été fait dans les Hauts-de-Seine, que lorsqu'on a des gens qui saccagent ces bouches d'incendie, qui aussi font débiter de l'eau potable, j'entends beaucoup les écologistes sur ce point-là, alors qu'ils veulent défendre les denrées rares, l'eau, c'est une denrées rares et une denrées chères, et bien oui, je suis pour que ceux qui cassent, ceux qui utilisent sauvagement ces bouches d'incendie soient les payeurs et qu'ils comprennent les parents le soient quand c'est des mineurs. Parce qu'on ne peut pas faire tout et n'importe quoi, surtout quand ça compromet notre sécurité.

5:49
Présentateur

Sur cet épisode de Canicule, est-ce que vous auriez fait les choses différemment du gouvernement ?

5:54
Matthieu Valet

Oui, mais nous, Marine Le Pen a un plan national de climatisation qu'on est en train de chiffrer. Alors justement. Mais vous prenez par exemple la Seine pour qu'elle soit baignable, d'ailleurs on ne voit pas beaucoup l'ouverture de la Seine, à part le canal Sermatin, début juillet, ça fait longtemps que ça doit arriver puisqu'on a des problèmes pour les JO. Mais la réalité c'est que c'est 1,4 milliard. Donc moi je ne conteste pas le fait qu'il faut améliorer nos réseaux d'assainissement et que la Marne et la Seine devaient en termes de qualité être améliorés. Mais je dis que la priorité c'est qu'avec 1,4 milliard, on peut climatiser des écoles, compétences du maire, M.

Grégoire par exemple, ou Mme Hidalgo avant la majorité à laquelle il a participé, mais par exemple aussi pour les EHPAD, les hôpitaux, les commissariats, les gendarmeries, les services publics qui dépendent du périmètre de l'État et du reste du périmètre des collectivités locales.

6:35
Présentateur

Alors justement, vous parlez du plan climatisation de Marine Le Pen, on va l'écouter, elle a fait une déclaration sur le sujet il y a deux jours au salon Vivatec.

6:42
Invité

Si je suis élue présidente de la République, je mettrai en place un plan massif de climatisation en commençant par les espaces où il y a les gens les plus vulnérables, les hôpitaux, les EHPAD, les écoles. L'absurdité c'est de faire mourir les gens de chaleur.

6:58
Matthieu Valet

Mathieu Vallée, ça coûte combien ce plan climatisation ? Justement, je vous l'ai dit, on est en train de refaire notre programme présidentiel pour 2027. Vous savez qu'il y a eu des réunions qui ont eu lieu, notamment à Bièvre, puisque la presse en a fait état sur ce sujet-là. Mais pourquoi on ne vous donne pas un chiffre maintenant ? Parce qu'en 2022, il y avait un programme présidentiel, par exemple Marine Le Pen qui prône le nucléaire, proposait 20 réacteurs EPR, EPR2 nucléaire, là où M. Macron en propose 8 plus 6 pour arriver à 14. Mais la réalité, c'est que le chiffrage de 2022 n'était plus le 2024 avec la dissolution, et 2027 non plus, parce qu'on est à 3500 milliards de dettes.

Donc on adapte notre dispositif par rapport aux contrats de budget. Mais je peux d'ores adjure que l'ADEME, qui coûte 136 millions d'euros par an, ou même le Conseil économique, social et environnemental, qui coûte un peu moins de 40 millions d'euros, ce sont des agences et des structures. Vous avez déjà lu un rapport du CEC, je ne pense pas. Donc la réalité, c'est que les économies, on va aussi les proposer pour financer nos mesures, et je pense que la climatisation, c'est important.

7:56
Présentateur

Alors sur cette climatisation, Jean-Luc Mélenchon a dit, elle n'y connaît rien, ça ne va faire qu'empirer les choses. Les spécialistes expliquent que la clim, ça recrache de l'air chaud dans l'air, donc ça ne règle rien, et que ça va fragiliser aussi notre réseau électrique. Est-ce que vous ne faites pas un peu fausse route sur ce sujet-là ?

8:10
Matthieu Valet

Non, moi je vais vous dire, sur la climatisation, je note par exemple que la ministre de la Santé, elle propose un plan de modernisation des hôpitaux pour 6 milliards d'euros. Donc vous voyez, comme quoi les propositions qu'on fait depuis un moment sont reprises par le gouvernement, mais bien tardivement, c'est bien dommage pour nos compatriotes, et notamment les plus vulnérables à l'hôpital. Mais M. Mélenchon, qui nous propose son programme, et qui soit déjà crédible sur les mesures qu'il propose, sur le nucléaire par exemple. Je rappelle que nous, on propose pour l'instant une vingtaine de réacteurs nucléaires, que M.

Macron en a promis 14 à long terme, 6 dans l'immédiat, et que pour l'instant, les travaux n'ont même pas commencé. Donc la réalité, c'est que les 50% qui étaient prévus de réduire le parc nucléaire dans l'énergie française, ça a été abandonné bien tardivement. Et je rappelle aussi, il y a M. Mélenchon qui est plus proche des écologistes que moi, vous me le reconséderez, que la fermeture de Fessenheim, annoncée en 2012 par M. Hollande pour acheter des voies électorales auprès des écologistes et qui a été fermée par M. Macron en 2020, ça n'a pas été une bonne chose pour la France.

Alors que l'autorité de sûreté nucléaire disait que Fessenheim pouvait continuer sans parler du désastre économique et pour les ouvriers que M. Mélenchon ne défend plus.

9:09
Présentateur

Vous dites d'un point de vue électrique, notre plan climatisation, ça peut tenir si on tient nos objectifs dans le parc nucléaire. Mais les spécialistes vous disent d'un point de vue climatique, ça ne tient pas en revanche parce qu'on réchauffe l'air avec des clims. Non mais d'accord,

9:22
Matthieu Valet

mais c'est un package. La rénovation bâtimentaire, notamment par les plans locales de l'urbanisme que les mairies ont à s'exprimer, la végétalisation, les îlots de fraîcheur, c'est tout un package. On ne peut pas prendre des mesures individualisées. Et donc c'est bien cette raison pour laquelle on évoque le parc nucléaire pour être autonome dans l'électricité. Mais on peut parler aussi du marché européen de l'énergie. Nous, on est pour, comme l'Espagne et le Portugal, pouvoir déroger, non pas sortir, mais déroger à ces principes pour faire baisser d'un tiers les prix de l'électricité qui vont augmenter dans les mois à venir. Donc tout se tient.

En fait, on ne peut pas faire une mesure individuelle

9:52
Invité

parce qu'elles sont toutes solidaires. Vendredi, Sébastien Chenu était interrogé sur ces épisodes de canicule et il déplorait l'incapacité du gouvernement à prévoir. Il évoquait notamment des rapports du GIEC. Mais on a un peu du mal à vous suivre parce qu'en 2023, Marine Le Pen considérait que le GIEC était alarmiste. J'ai aussi retrouvé des propos d'Hervé de Lépinault, député RN du Vaucluse qui lui parlait de propagandiste du GIEC. Est-ce que les températures vous ont fait changer d'avis sur le GIEC ?

10:21
Matthieu Valet

Non mais je pense que Marine Le Pen à l'époque évoquait ce catastrophisme qui ne devait pas nous rendre dans l'immobilisme. On voulait expliquer et moi je dis qu'aujourd'hui, évidemment qu'on reconnaît tous qu'il y a des problèmes liés à la canicule. On le vit tous au quotidien. Maintenant, la réalité, c'est qu'est-ce qu'on propose ? Donc vous avez une mauvaise vision à ce moment-là. Non, elle avait une bonne vision dans le sens de dire qu'on n'avait pas des données consolidées. D'ailleurs, tous les scientifiques n'étaient pas d'accord sur les projections qui étaient faites de mémoire par les modèles qui étaient présentés.

Certes, mais de là, par les alarmismes, on voit bien aujourd'hui qu'on est rattrapé par cela. Non mais vous savez, nous on n'a pas encore exercé les responsabilités. Le parc nucléaire, Marine Le Pen l'annonçait en 2022, le plan de climatisation. Mais d'accord,

10:58
Présentateur

mais quand on veut exercer des responsabilités,

10:59
Matthieu Valet

c'est bien d'avoir une vision à long terme. Elle a une vision à long terme et je pense qu'aujourd'hui, ceux qui n'ont pas une vision à long terme, c'est M. Le Cornu. Vous évoquez la capcède du gouvernement prévoir sur le plan narcotrafic. On voit que si on n'y est toujours pas, enfin moi je veux bien qu'on passe des amendes de 200 euros à 500 euros, mais c'est les recouvrements qu'il faudra avoir un tiers de recouvrement. Mais autre chose, on parle du risque aussi incendie. On n'en parle pas, mais M. Macron avait promis d'augmenter la flotte des canadaires. Vous savez aujourd'hui combien on a de canadaires ? On en a 12 et on doit passer à 14 et à 16 d'ici 2032.

Les canadaires qui ont été promis il y a deux ans ne seront livrés qu'en 2028. En mars, un canadaire 2028 et en novembre 2028 et en 2032, deux supplémentaires. Mais la flotte existante est en train de vieillir. Donc la réalité, c'est que ceux qui ne savent pas prévoir, ce n'est pas nous. C'est le gouvernement et quand ils annoncent des canadaires, ce n'est toujours pas livré. On n'a toujours que 12 canadaires et c'est bien la difficulté si on fait face à des feux comme on a eu au Portugal, comme on a eu dans le reste du monde. Comment on fait avec 12 canadaires même s'il y a le système de mécanisme européen à rescue qui nous permet d'avoir une solidarité des autres états membres ?

Donc vous avez un peu révisé

11:55
Présentateur

votre positionnement malgré tout sur le GIEC et sur ces rapports qu'on a traité de propagandiste

11:59
Matthieu Valet

à l'époque en disant maintenant il faut les prendre au sérieux. Vous savez, nous on ne fait pas notre programme sur des tableurs Excel et sur des rapports. On fait notre programme sur des réalités, sur des professeurs. Je crois qu'on est le parti qui présentons le plus de gens ici de la société civile. Mais M. Mélenchon, il présente qui, il a parlé même ? Il s'est converti à l'écologie pour des raisons lecteurs et vous avez raison de le reconnaître. Mais la réalité c'est que nous on en parle depuis le début et que les projections, vous l'avez reconnue, n'étaient pas fiables. Donc nous on essaye de se baser sur des rapports incontestables lorsqu'il s'agit de faire des politiques publiques.

La réalité c'est ça. Mathieu Vallée,

12:34
Présentateur

eurodéputé Rennes, vous restez avec nous dans quelques instants. On va parler d'Europe avec vous. Ce sera après le rappel de l'info avec Antoine Jeffin.

12:40
Invité

La canicule s'intensifie. 35 départements en vigilance rouge à partir de ce midi. Du jamais vu dans ses proportions, 45 sont en orange. A 5h du matin, il faisait déjà 26 degrés à Bourges jusqu'à 40 attendus cet après-midi à Bordeaux, 39 à Lyon, 38 à Paris, 37 à Strasbourg et 36 degrés à Rennes. Conséquence de cette chaleur extrême, la consommation d'alcool est interdite aujourd'hui sur la voie publique dans les départements en rouge. Sécurité renforcée dans l'agglomération parisienne pour la fête de la musique. 2500 pompiers mobilisés, 4800 policiers et gendarmes déployés. Iran et Etats-Unis autour de la table des négociations. Elles débutent aujourd'hui dans les Alpes suisses.

Les délégations sont arrivées ce matin au lendemain de ces frappes israéliennes au Liban qui ont fait au moins 23 morts malgré le cessez-le-feu. En réponse, Téhéran dit avoir fermé le détroit d'Ormouz. Au Mondial de football, c'est fini pour la Tunisie. Corrigé 4 à 0 par le Japon. Ce matin, les aigles de Carthage sont éliminés. L'Allemagne, elle, jouera les 16e de finale grâce à sa victoire sur le fil contre la Côte d'Ivoire. 2 buts à 1. 0 à 0 entre Curaçao et l'Équateur. France Info

13:51
Présentateur

Le 8.30 France Info Benjamin Fontaine Mathieu de Guiat

13:57
Invité

Avant de parler d'Europe, Mathieu Vallée, je voulais évoquer avec vous ce meeting hier de Bruno Retailleau qui a réuni, selon son parti, entre 5 et 6 000 personnes à Paris au Parc Floral. Vous l'avez trouvé comment le candidat des Républicains ?

14:10
Matthieu Valet

Fatigué. La réalité, c'est qu'il a été un an à Beauvau et qu'il n'y a pas eu de résultat probant sur la lutte contre l'insécurité, sur la lutte contre l'immigration. Il nous explique qu'il a été empêché par une absence de majorité à l'Assemblée. Il ne l'a pas découvert en arrivant à Beauvau et par une fêtée qu'Emmanuel Macron est macroniste. Hier, il a dénoncé les causes qu'il a contribué à chérir durant un an à Beauvau.

Je vois par exemple que sur la réforme de la police judiciaire, je vois par exemple que sur les moyens alloués aux forces de l'ordre qui sont annoncés en diminution dans le budget rectificatif du gouvernement, il n'a pas changé le quotidien des policiers et des gendarmes, encore moins le quotidien des gens les plus modestes dans les quartiers où on a du narcotrafic, où on a du rodéo, où on a d'occupation de l'immeuble. Donc oui, quand on va à la gamelle, il faut être certain d'avoir et le soutien politique et le soutien du président de la République et du Premier ministre qui n'a pas été le cas durant un an. C'est bien pour ça qu'il est parti d'ailleurs.

Parce qu'il n'a pas pu caser ses amis au gouvernement. Donc ça a été désastreux tant sur son arrivée que sur son départ. Rappelez-vous ce tweet qui a mis en branle la Ve République et pour la première fois dans l'histoire de la composition d'un gouvernement.

15:06
Invité

Du côté du Parlement européen, pourtant vous avez voté, vous, eurodéputés du Rassemblement national, comme des eurodéputés des Républicains. Cette directive retour qui a été votée mercredi par le Parlement européen avec ces hubs de retour qui doivent être mis en place. Alors ça va être échangé et négocié avec les différents pays. Mais François-Xavier Bellamy, il a directement négocié avec vous. Est-ce que l'immigration, c'est le ciment entre le Rassemblement national et les Républicains ?

15:36
Matthieu Valet

Non, mais la défense de la nation française, c'est le ciment entre tous les Républicains qui aiment la France, sa patrie, qui veulent défendre en fait son identité, ses libertés et sa culture. Mais il y a une union des droites au Parlement européen. Non, mais il y a une union pour défendre les intérêts de la France et qui se sont aussi évidemment raccrochées avec celles des États-nations que nous appelons de nouveau. Donc là, pour une fois, on a fait changer le braquet des technocrates bruxellois et strasbourgeois.

On a simplement dit que notre parti est arrivé en tête aux élections européennes, ça ne vous a pas échappé et que l'une des problématiques majeures qu'ont évoquées les électeurs qui ont porté la voix sur Jordan Bardella, c'était la lutte contre l'immigration. D'ailleurs, j'ai entendu Manon Aubry qui parlait de déportation alors qu'en fait, la traduction en termes anglais c'est expulsion. Donc je trouve que instrumentaliser ces votes et cette politique, c'est ignoble et ce n'est pas à la hauteur des restes politiques.

16:19
Invité

On va parler de cette directive retour mais qu'est-ce que vous dites aujourd'hui à François-Xavier Bellamy ? C'est grâce à nous. Mais est-ce que vous lui dites de rejoindre le Rassemblement National ?

16:27
Matthieu Valet

Mais nous, on veut que tous les patriotes de gauche comme de droite puissent rejoindre notre parti et que François-Xavier Bellamy, moi j'ai l'occasion de parler avec le Parlement européen sur la sécurité, sur l'autorité, sur la souveraineté, sur l'immigration. Il a beaucoup de positions communes mais la réalité c'est qu'ils ne sont plus de chagrin au niveau du PPE qui est le Parti Populaire Européen auquel appartient les LR. Vous avez le général Gomart qui est un grand général de l'armée française. Vous avez M. Bellamy, vous avez Mme Morano. Donc ils ne sont plus excessivement nombreux. Ils ont fait 6 élus aux dernières élections européennes donc il n'y a pas de mépris.

Simplement on en a fait 30. Donc nos voix portent plus pour les Français que ceux du PPE, enfin des LR dans le PPE pardon.

17:02
Invité

Sur ces centres de rétention hors d'Europe, alors ça concerne en fait l'objectif c'est de mettre en pratique ces OQTF, ces obligations de quitter le territoire français dont seulement 20% sont aujourd'hui mis en oeuvre dans l'Union Européenne. Gérald Darmanin il dit ces centres de rétention hors d'Europe, ça n'a pas marché pour l'instant. Pourquoi ça ne peut marcher aujourd'hui ?

17:24
Matthieu Valet

Je vois que c'est 27% dans l'Union Européenne et c'est 10% au niveau de la France mais c'est quand même assez loufoque mais en même temps tellement cohérent de M. Macron qui est soi-disant pro-européen de dire qu'il ne va pas respecter. Pourquoi ça marcherait aujourd'hui ?

Non mais c'est surtout que ça ne vous a pas choqué de voir que le président de la République qui nous dit qu'il faut respecter les institutions européennes et la voix du Parlement européen qui est la voix des peuples disent qu'en fait il ne va pas appliquer une directive qui a été adoptée par le Parlement européen mais on a l'habitude sa copine Mme von der Leyen pareil pour le Mercosur avec d'ailleurs même la France insoumise qui s'en est offusquée on a demandé que ce traité soit déféré devant la justice de l'Union Européenne avant qu'elle soit appliquée et ils l'ont quand même appliqué donc ils ne respectent rien voilà et M.

Macron il est pour l'immigration de projet nous ce n'est pas un projet et la réalité c'est pourquoi ça va changer les choses parce que d'abord il y a le rétablissement du délit de séjour irrégulé qui a été supprimé par M.

Hollande en 2012 ensuite les votes de recours ne seront plus suspensifs pour l'exécution de l'expulsion et les pays de chercheurs évidemment qu'on ne va pas envoyer des migrants dans des pays en guerre dans des pays où leurs droits sont compromis et qu'on est en train de les définir mais vous avez un certain nombre de pays qui sont favorables à accueillir ces migrants et dans lesquels on n'a pas de difficultés mais moi je veux bien que par exemple sur l'Afghanistan ou la Syrie on reçoit des dirigeants notamment en France avec le grand tapis rouge et qu'après on nous explique que ce n'est pas des démocraties mais il faut être cohérent dans la politique étrangère et dans la manière dont on a considéré les pays

18:37
Présentateur

Mathieu Mevalet un dernier mot la visite de Jordan Bardella en Pologne cette semaine à la frontière polonaise c'est déjà la visite d'un candidat à la présidentielle ?

18:44
Matthieu Valet

C'est la visite de quelqu'un qui représente notre groupe des Patriotes pour l'Europe au niveau de l'Union Européenne vous savez qu'à Varsovie vous avez le siège de Frontex dont Fabrice Légeri est un de mes amis et collègues du Parlement européen on a été le directeur pendant presque 6 ans donc on a été voir Frontex pour voir comment mieux protéger les frontières comment mieux leur donner des instructions et mieux les équiper si on arrive aux responsabilités et oui il a été reçu en faisant croire que la décoration qui avait été accordée au président Zelensky était retirée suite à la visite de M. Bardella que c'était retiré parce que M. Zelensky

19:15
Présentateur

a effectivement retiré une décoration à la présidente Zelensky

19:17
Matthieu Valet

qui l'a renvoyée d'ailleurs a promu des gens dans son pays qui sont en totale contradiction avec les valeurs de la Pologne et que ça n'a rien à voir avec M. Bardella pour faire simple

19:26
Présentateur

Merci à vous Mathieu Vallée eurodéputé RN merci Majid cette interview est à retrouver en intégralité sur notre page Youtube l'info continue sur France Info bonne journée

Canicule, retours de migrants déboutés du droit d'asile... Matthieu Valet dans le 8h30 franceinfo — Matthieu Valet · Pourquijevote